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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 09:23

Pour l'Ademe, les circuits courts de proximité présentent un potentiel important de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de réduction de la consommation d'énergie à condition de veiller au respect de la saisonnalité des produits et à l'optimisation de la logistique.

La vente de produits alimentaires en circuits courts de proximité n'a-t-elle que des effets positifs pour l'environnement ? A première vue, la question ne mérite même pas d'être posée tant la réponse semble évidente aux consommateurs. Dans un avis qu'elle vient de publier, l'Ademe apporte pourtant un jugement plus nuancé après avoir tenté de décortiquer le bilan environnemental de ces circuits de production et de commercialisation. Deux critères les caractérisent – la vente directe ou avec un intermédiaire et une distance généralement inférieure à 150 km entre le lieu de production et celui de consommation. Si l'image qui vient spontanément à l'esprit est celle de la vente directe à la ferme et sur les marchés, les circuits courts alimentaires recouvrent un large éventail de situations : points de vente collectifs et Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) qui fonctionnent sous forme de contrats entre producteurs et consommateurs qui s'engagent à acheter une partie de la production pendant une période donnée, vente en tournée, à domicile ou avec un point relais de livraison, sur le lieu de travail par exemple, restauration hors domicile, collective ou traditionnelle, faisant appel à des fournisseurs locaux. Sans oublier les commerces de proximité, la grande distribution (marque "petits producteurs") et la vente à distance (commandes groupées par internet, par exemple).

     Des impacts environnementaux relocalisés

Difficile, vu cette grande diversité, d'affirmer que l'impact sur l'environnement des circuits courts est meilleur ou moins bon que les autres formes de commercialisation, prévient l'Ademe. Il faudrait étudier l'ensemble du cycle de vie de l'aliment (production, transformation, conditionnement, transport…), prendre en compte les impacts énergétiques, climatiques, ou encore sur l'eau ou la biodiversité mais peu d'études répondent à ce besoin. L'Ademe s'est donc limitée à mettre en avant "certains bénéfices et points de vigilance" des circuits courts. L'Agence voit comme principal point fort en matière de production la "relocalisation des impacts". Sur le plan environnemental, la localisation des productions sur les territoires de consommation présente trois grands avantages : les productions françaises sont soumises aux réglementations nationales et européennes en vigueur, "parmi les plus exigeantes", ce qui n'est pas nécessairement le cas de productions plus lointaines; le maintien d'une agriculture périurbaine peut limiter l'étalement urbain et donc préserver la qualité de sols souvent fertiles ; la recherche d'une certaine autonomie alimentaire, en produisant localement pour répondre aux besoins, sécurise les approvisionnements, l'économie locale et évite la délocalisation des impacts.
La plupart des exploitations ayant recours aux circuits courts sont de petite taille, proches de l'agriculture biologique ou labellisées bio. Mais si elles consomment moins d'intrants, elles peuvent aussi s'avérer moins productives qu'une exploitation intensive qui aura mieux optimisé les intrants rapportés à la tonne de matière produite, souligne toutefois l'Ademe. Autre point de vigilance : la saisonnalité des produits. "Des aliments produits localement mais 'hors saison' sous serre chauffée pourront consommer plus d'énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport", met en garde l'Agence.

     Optimiser la logistique

L'Ademe appelle aussi à optimiser la logistique. "Si dans le cadre des circuits courts les produits parcourent une distance plus faible, les consommations d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas pour autant systématiquement plus faibles, prévient-elle. Ramenées au kilogramme de produit transporté, elles peuvent parfois même être plus élevées". Selon ses calculs, les émissions par kilomètre parcouru et par tonne transportée sont environ 10 fois plus faibles pour un poids lourd de 32 tonnes et 100 fois plus faibles pour un cargo transocéanique que pour une camionnette de moins de 3,5 tonnes car ils permettent de parcourir de plus grandes distances à impact gaz à effet de serre équivalent. Ces impacts énergétiques et en termes d'effet de serre de l'alimentation sont également fortement liés au déplacement du consommateur pour acquérir les produits : dans le cas de la vente directe, celui-ci peut en effet être amené à se déplacer davantage si les points de distribution sont dispersés. Il faut donc veiller à les organiser au plus du consommateur, voire à les regrouper, recommande l'Ademe qui insiste sur l'importance de la logistique (adéquation moyen de transport/volume transporté, optimisation du circuit de livraison, remplissage du camion…) pour la performance des circuits courts.
Enfin, l'Ademe leur trouve deux autres qualités : la réduction des déchets de conditionnement - dans la plupart des circuits courts, les produits bruts sont peu ou pas emballés et les conditionnements liés au transport souvent réemployés – et un moindre recours aux procédés de conservation, fortement consommateurs d'énergie et émetteurs de gaz à effet de serre dans le cas des fluides frigorigènes.

Anne Lenormand, Publié le vendredi 11 mai 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250263686423&jid=1250263687476

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 10:10

Pour renforcer l'intégration de la biodiversité dans leurs politiques locales et préparer le terrain des trames verte et bleue, de nombreuses collectivités réalisent des inventaires de la faune et de la flore.

    En s'appuyant le plus souvent sur les savoir-faire locaux.

Le conseil général de Seine-et-Marne vient de publier un état des lieux de sa faune sauvage. Un document ambitieux qui fait suite à l’atlas de sa flore et concrétise le travail de cinq années de suivis faunistiques et d’analyses scientifiques. Jean Dey, vice-président à l’environnement de ce département, explique dans sa préface qu’il s’agit d'"un outil d’aide à la décision pour les aménageurs et gestionnaires du territoire, quels qu’ils soient : de la collectivité locale qui gère des espaces verts au particulier qui jardine dans son potager, en passant par les services de l’Etat, les agriculteurs ou les forestiers".

    Baliser le terrain

Cette vocation généraliste et transversale, on la retrouve dans un bon nombre d’inventaires pilotés par des collectivités. Celles-ci inscrivent pour la plupart leur réalisation dans le cadre de leur Agenda 21 et de leur politique locale en matière de biodiversité. C’est le cas à Anglet, une commune des Pyrénées-Atlantiques, qui lance un inventaire de sa faune et de sa flore à finaliser d’ici la mi-2013. L’exercice n’est pas fortuit : cette municipalité y voit un jalon indispensable à l’élaboration de sa stratégie communale de gestion des espaces naturels. En effet, sans connaissances précises, difficile de savoir où placer le curseur en termes de préservation. Dans ce domaine, les communes ne partent pas de zéro. Avant de se lancer, le bon réflexe consiste ainsi à s’appuyer sur les connaissances existantes : herbiers, cahiers d'habitats Natura 2000, données déjà compilées par des conservatoires… Jean-Loup Gaden, écologue au sein du bureau d’études Ecotope flore faune, recommande aussi de ne pas négliger les travaux, souvent foisonnants mais pas forcément bien connus, qui sont effectués localement par les associations environnementales.

    Compiler et cibler

Partant de là, un travail de synthèse s’impose. En Seine-et-Marne, il a été réalisé en interne par des chargés de mission qui ont su s’appuyer sur de nombreux partenaires, dont une dizaine d’associations franciliennes. Ailleurs, ce sont les services environnement ou espaces verts qui s’en chargent, en s’appuyant généralement sur le savoir-faire d’acteurs locaux tels que la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ou des centres permanents d'initiatives pour l'environnement (CPIE). Dans le Cantal, plusieurs communes ont missionné le CPIE local pour réaliser un tel atlas. De même dans le val d’Authie, une région à cheval sur le Pas-de-Calais et la Somme, où le CPIE accompagne plusieurs communes dans la démarche. A Melle, dans les Deux-Sèvres, la campagne d’inventaire est assurée par une association et un groupe ornithologique connus dans le département. Seconde étape : cibler les espèces et le périmètre à sonder. A Anglet, certains pans de la ville ayant déjà été sondés (le littoral, la zone aéroportuaire), l’inventaire se concentre sur celles qui ne l’ont pas été. En Bretagne, un accent particulier est mis sur la biodiversité des sols. Et à La Rochelle, une ville qui s’engage elle aussi dans la réalisation d’un atlas de la biodiversité communale, quatre espèces emblématiques (écureuil roux, hérisson, papillons Flambé et Machaon, orchidées) vont être mises en avant avec l’appui de la LPO. Car l’écueil à éviter est de viser l’exhaustivité.

     Atlas de la biodiversité communale : un bilan mitigé

On l’aura compris : libre aux collectivités de donner à leur inventaire la forme qui leur sied. Il n’en reste pas moins qu’en dehors des initiatives menées un peu partout sur le territoire, une esquisse d’action nationale a débuté en 2010 avec le lancement des atlas de la biodiversité communale (ABC). Impulsée par le ministère de l’Ecologie, cette démarche délimite un certain cadre de travail et les contours des inventaires à réaliser : présence de cartographies des habitats, dominante pluridisciplinaire, recours à des chargés de mission issus du service civique... Testée dans sept communes-pilotes, elle devrait donner lieu en fin d’année à un bilan d’étape. Mais parmi ces communes, certaines rencontrent des difficultés pour aller jusqu’au bout de la démarche. "La dynamique s’est essoufflée, on a pu commencer l’inventaire la première année mais le robinet des aides a été coupé et la suite n’a pu être financée", confie l’une d’elles. A Haubourdin (Nord), dans l’une de ces communes-pilotes, l’obstacle a pu être en revanche dépassé : l'atlas de la biodiversité communale est attendu pour la fin de l’année.

Morgan Boëdec / Victoires éditions, Publié le mardi 15 mai 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263698987&cid=1250263696174

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:01

Un plan de 20 millions d’euros a été lancé par le ministère de l’Écologie et son principal opérateur pour aider les collectivités à rénover leur parc d’éclairage public. Une mesure qui ne répond que partiellement aux enjeux de la pollution lumineuse.

Trop de lumière nuit à l’environnement. Et coûte cher. C’est le constat de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui vient de mettre sur la table 20 millions d’euros à destination des communes de moins de 2 000 habitants pour rénover leur parc d’éclairage public. Plus de la moitié du parc actuel, soit 9,5 millions de lampes environ, est composée de matériels obsolètes et énergivores. “40 % des luminaires en service ont plus de 25 ans”, insiste Bruno Lafitte, ingénieur à l’Ademe, avant de citer un autre chiffre édifiant : “30 % de la lumière ne sert qu’à l’éclairage du sol”.

Obsolètes, les lampadaires éclairent mal et parfois trop, diffusant ainsi une quantité de lumière dans l’espace sans aucune utilité autre que de réchauffer encore un peu plus l’atmosphère. Or cette déperdition de lumière est un véritable fléau. Elle empêche les simples citoyens de contempler les étoiles, gêne les astronomes dans leurs observations et nuit également à la faune : mal orientés, les lampadaires deviennent des pièges à insectes et désorientent les oiseaux dans leurs déplacements nocturnes.

À ces multiples nuisances s’ajoute le gaspillage d’énergie occasionné par l’usage déraisonné de ces lampadaires. Selon l’Ademe, l’éclairage urbain représente 50 % des dépenses d’énergie des collectivités. Soucieuses de réduire leur consommation, bon nombre d’entre elles ont réagi, poussées par les associations comme l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (Anpcen), qui labellise chaque année plusieurs communes pour leur action exemplaire en matière d’éclairage. Les grandes collectivités comme les villages de quelques dizaines d’habitants n’hésitent plus à couper l’interrupteur pour mettre fin à ce surcroît de luminosité ou à limiter les heures d’éclairage.

Symboliques, ces actions s’accompagnent parfois de plans de rénovation à grande échelle des dispositifs d’éclairage. Besançon, Clermont-Ferrand ou plus récemment Grenoble se sont lancées dans de telles opérations techniques permettant de rationaliser l’usage des lampadaires sur le long terme. Des investissements hors de portée, toute proportion gardée, pour les plus petites municipalités. Ce n’est donc pas un hasard si le plan de l’Ademe s’adresse aux communes de moins de 2 000 habitants.

       360 euros par lampadaire

Parmi les actions subventionnées par l’agence, figurent le remplacement du luminaire, du candélabre, ou les travaux de voirie nécessaires au déplacement d’un lampadaire par exemple. Les montants dépendront du pourcentage de réduction de consommation d’électricité ciblé par la commune. Pour une division par deux de sa consommation, elle percevra 360 euros par lampadaire. Pour une réduction des deux tiers ou de 75 % de sa consommation, elle pourra percevoir jusqu’à 3 000 euros par point lumineux. Autant dire qu’à ce rythme, ce plan, qui au départ devait concerner les villes de moins de 10 000 habitants, risque de se révéler bien vite insuffisant pour satisfaire les demandes des 31 900 communes qui sont susceptibles de solliciter l’aide de l’Ademe (lire interview ci-dessous).

Chichement doté, ce plan se situe également bien en-deçà des objectifs du Grenelle, qui abordait, à travers les lois Grenelle I et II, la pollution lumineuse de manière globale en prévoyant “des mesures de prévention, de suppression ou de limitation” destinées notamment à “garantir l’observation du ciel nocturne”. Or une telle stratégie fait défaut dans le plan de l’Ademe, qui semble uniquement motivé par la réduction de la consommation d’énergie et le gain économique. Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de l’Écologie, a bien insisté sur le facteur coût, en soulignant, lors de la présentation du plan, le fait que la modernisation de l’éclairage public représente un gisement très important d’économies d’énergie, qui peut permettre de gagner 25 % sur la facture d’électricité des communes”. Pour y parvenir, les collectivités n’ont d’autre choix que de retirer les lampes à mercure, la moins efficace des sources d’éclairage, qui sont dans le collimateur de Bruxelles. Un règlement fait d’ailleurs obligation aux États membres de retirer ces lampes du marché à l’horizon 2015. Des recommandations sur le type d’ampoules à privilégier seront adressées aux collectivités par l’Ademe.

       Arrêté tardif

Mais quid de l’orientation des lumières, des seuils de luminosité ou des indicateurs de mesure des nuisances ? Autant de points auxquels le plan de l’Ademe n’apporte pas beaucoup de réponses, renvoyant les acteurs à la publication d’un arrêté en cours d’élaboration au ministère de l’Écologie. Problème : ce texte, pris sur la base d’un décret du 12 juillet dernier annonçant des prescriptions techniques, devrait théoriquement trancher ces questions mais, mais d'après Lory Waks, chargé de mission à la direction de la prévention et des risques au Ministère de l'écologie, les positions des différents acteurs consultés pour l’élaboration de ce texte, associations et professionnels de l’éclairage, sont parfois délicates à concilier.”

De fait, cet arrêté, que le ministère s’engage à sortir avant la fin de l’année, sera publié postérieurement aux travaux de rénovation déjà effectués par les collectivités avec l’aide… de l’Ademe ! Mais pour l’agence, il “fallait adresser un signal fort aux collectivités”. Espérons que celles-ci y trouveront leur compte.

Xavier Sidaner, paru le 25/04/2012 dans Actualités de Acteurs publics

http://www.acteurspublics.com/2012/04/25/l-ademe-fait-la-chasse-aux-watts


Interview

Anne-Marie Ducroux, présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (Anpcen)
“Il est paradoxal que la réglementation arrive après l’aide de l’Ademe”
Que pensez-vous de l’initiative de l’Ademe de subventionner les actions de réduction d’éclairage ?

C’est un premier pas, mais ce n’est pas encore un plan pluriannuel de l’État en faveur de la réduction des nuisances lumineuses. Je crains que l’agence ne puisse subventionner les 31 900 communes ciblées, en 2012. Avec le forfait de 360 euros par point, pour 50 points au plus, pour réduire par deux leur consommation d’énergie, l’agence aiderait un peu plus d’un millier de communes.

Vous êtes donc sceptique sur le bénéfice attendu de ce programme?
La réserve principale de l’Anpcen est que le programme de l’Ademe est trop orienté sur la seule question de l’énergie, et laisse de côté l’orientation de la lumière des nouveaux lampadaires ou la couleur de la lumière. Or la réduction d’énergie n’est pas la réponse aux nuisances lumineuses en tant que telle. De plus, la première voie d’économie pour une collectivité est tout simplement ou d’éteindre au milieu de la nuit un lampadaire sur deux, ou de s’équiper de balisages passifs, une pratique déjà répandue. Ce sont des mesures de bon sens, pour lesquelles il n’y a pas besoin de subvention.

L’arrêté en cours d'élaboration est-il susceptible de vous donner satisfaction ?
Nous sommes toujours en discussion. Il est paradoxal que la réglementation arrive après l’aide de l’Ademe. Il faut espérer que les travaux engagés avec l’aide de l’agence restent adaptés aux valeurs réglementaires à venir ou que l’arrêté aboutisse à ne rien changer aux prescriptions d’orientation de la lumière, alors qu’elles permettraient à nombre de personnes comme
à la biodiversité d’être moins dérangées par des lumières qui éclairent, sans aucun intérêt, le ciel.

Propos recueillis par X. S.

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:03

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) s'est dit le 30 mars "très inquiet" de la possible annulation par le Conseil d'Etat, à la demande du collectif d'associations anti-éoliennes Vent de colère, du texte fixant les conditions d'achat en France de l'électricité d'origine éolienne.

Une telle annulation, demandée par le rapporteur public lors d'une audience du 12 mars et suspendue à la décision des juges du Conseil d'Etat, constituerait un "coup de frein fatal" pour la filière et menacerait 9.000 de ses 10.000 emplois directs et indirects, s'est alarmé le président du SER, Jean-Louis Bal. "Les conséquences, on les voit déjà", a-t-il assuré. "La nouvelle [d'une possible annulation] est connue et notamment des banquiers qui constatent qu'il y a une insécurité juridique et ne veulent plus financer les nouveaux projets", a-t-il ajouté. "Si l'arrêté fixant les tarifs d'achat était cassé, la situation se prolongerait jusqu'à un nouvel arrêté, ce qui peut prendre plusieurs mois et veut dire qu'on serait pendant ce temps-là sans tarif d'achat", a-t-il expliqué.
Ces tarifs permettent aux producteurs d'électricité éolienne de revendre à EDF ou à d'autres opérateurs, à un prix fixé par un arrêté datant de 2008, le courant produit par leurs installations. Un précédent arrêté, datant de 2006, avait été annulé en 2008 par le Conseil d'Etat à la demande de la même fédération Vent de colère, qui regroupe quelque 800 associations opposées à l'énergie éolienne. Lors de l'audience du 12 mars, le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis par les juges du Conseil d'Etat, a évoqué l'absence de notification à la Commission européenne de ce tarif en tant qu'aide d'Etat, a rapporté le président du SER. Vent de colère a confirmé que le rapporteur public du Conseil d'Etat avait demandé l'annulation de l'arrêté, indiquant que la décision était généralement rendue trois à quatre semaines après l'audience, mais sans exclure un possible report en raison du contexte électoral. Les anti-éoliens contestent notamment le modèle économique qui consiste à répercuter "le surcoût du courant sur la facture des abonnés", a indiqué le président de ce collectif, Alain Bruguier
Avec un peu plus de 6.500 mégaWatts (MW) de capacité éolienne installée, uniquement sur terre pour le moment, la France est déjà en retard sur ses objectifs du Grenelle de l'environnement qui prévoyaient 19.000 MW sur terre et 6.000 MW en mer d'ici à 2020. Après l'assujetissement des éoliennes au régime juridique des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), entré en vigueur en 2011, et l'opposition croissante des défenseurs du patrimoine et des paysages, la remise en cause des tarifs d'achat risquerait d'hypothéquer sérieusement l'avenir de la filière dans l'Hexagone.

A. L. avecAFP

Publié le vendredi 30 mars 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263481941&cid=1250263478486

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 00:00

L’installation d’un parc éolien en 2008 a boosté l’activité économique et sociale de la petite ville de Fruges, dans le Nord. Le maire veut accueillir d’autres éoliennes.

Le plateau de la commune de Fruges, en pays d’Artois, devrait très prochainement voir s’implanter de nouvelles éoliennes. Un cabinet d’études a été mandaté fin 2011 par la commune pour analyser les conditions d’extension du site existant. “Ce projet de développement, qui fixera précisément le nombre et les caractéristiques des machines susceptibles d’être installées devrait aboutir en 2013”, espère le maire socialiste, Jean-Jacques Hilmoine. L’édile, qui soutient le projet, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a fait du territoire de sa commune l’un des tous premiers parcs éoliens. “En 2002, le territoire avait été identifié comme propice à l’implantation d’éoliennes”, rappelle le maire. Six ans plus tard, le territoire, qui domine le plateau de l’Artois, comptait 70 éoliennes, permettant d’alimenter 150 000 habitants en électricité.

À ce parc, aurait pu s’ajouter une bonne trentaine d’autres éoliennes, si une société n’avait pas préféré investir en Allemagne, ce que déplore Jean-Jacques Hilmoine, qui avoue avoir “raté le coche”. C’est dire si le maire et l’ensemble des acteurs locaux veulent aujourd’hui se rattraper et sont impatients d’accueillir de nouvelles éoliennes, tant il est vrai que ce futur projet est susceptible d’avoir quelques retombées économiques non négligeables pour la collectivité.

Depuis que les éoliennes soufflent sur la commune, la collectivité ne cesse d’en récolter les fruits sur le plan socio-économique. Exploitées par une société privée, ces éoliennes ont généré près de 45 emplois directs dans la maintenance quotidienne des machines, sans compter les emplois indirects dans la gestion des espaces naturels notamment, soit au total une centaine d’emplois.

    Dotations budgétaires
Cet accroissement d’activités a contribué à la croissance de la population, qui est passée à près de 8 000 habitants en quelques années. À nouveaux habitants, nouveaux besoins. Une maison de la petite enfance, un centre de loisirs et une maison de la solidarité ont été créées sur ce territoire en expansion. Pour en assurer le fonctionnement, la communauté de communes a dû embaucher près de 60 agents en six ans, faisant passer les effectifs de la collectivité de 20 à 80 en 2010.

Des embauches qui n’auraient pu être financées sans la société exploitant les éoliennes, qui contribue largement au budget de la collectivité au titre de la contribution économique territoriale, l’ex-taxe professionnelle. Si l’on y ajoute les autres contributions perçues par la collectivité, “le budget de la communauté de communes a été multiplié par trois pour atteindre les 4 millions d’euros, calcule le maire, qui est aussi président de la communauté de communes. Une manne dont profitent directement les 25 communes membres de l’intercommunalité qui se partagent près de 300 000 euros au titre de la dotation de solidarité et 200 000 euros grâce à un fonds de concours. Des sommes qui permettent d’investir. Et d'instaurer un cercle vertueux.
Xavier Sidaner
, Publié le 20/03/2012 dans Acteurs Publics

http://www.acteurspublics.com/article/19-03-12/un-nouveau-souffle-grace-aux-eoliennes

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:43

En Auvergne, une communauté de communes rurale s’est dotée d’un service d' "éducation à l'environnement pour un développement durable" qui intervient de manière transversale en soutien auprès des agents et des élus.

La communauté de communes du Pays de Courpière (8.700 habitants, 10 communes) dans le Puy-de-Dôme possède une importante base de loisirs. C'est un élément structurant du territoire qui réalise l’essentiel de ses entrées en juillet-août. Afin de la faire vivre sur une plus grande période, la communauté a créé, en 1998, au sein d’une régie autonome le service "La Catiche" qui emploie trois agents et génère 39.000 euros de recettes sur onze mois d’ouverture au public. En 2011, La Catiche a abandonné son statut de régie autonome pour celui de service communautaire et, tout en conservant son nom, s'est vu confier de nouvelles missions.

       Animateurs et médiateurs du développement durable

A l’occasion de cette transformation, les trois animateurs de La Catiche (titulaires du BPJEPS) ont proposé leurs compétences à tous leurs collègues des autres services de la communauté. Pierre Gayvallet, directeur de La Catiche, précise le rôle de son service : "Cette mission, qui s'ajoute aux animations que nous réalisons pour la base de loisirs, est une nouvelle corde à notre arc. Nous sommes là comme animateurs et médiateurs pour sensibiliser les agents et le grand public au développement durable. Nous intervenons donc de façon transversale avec tous les services afin de mettre en valeur cette dimension essentielle."

          L’éducation à l'environnement un thème fédérateur

La Catiche anime de nombreuses actions. Elle intervient, par exemple sur la question du tri et de la revalorisation des déchets dans les six écoles du territoire qui sont de compétence communautaire. En un an, les déchets ménagers résiduels des écoles et restaurants scolaires qui vont à l'enfouissement ou à l’incinération ont été réduits de 41%. Autre exemple, le service environnement qui travaille avec les propriétaires forestiers sur le plan de développement de massif (PDM) a demandé à La Catiche d'organiser une réunion, à destination du grand public, sur le rôle écologique du boisement. Les sujets ne manquent pas et les actions en faveur du développement durable créent des centres d’intérêt communs aux différents services communautaires.

Pour faire face à ces nouvelles missions, La Catiche est passé de deux à trois agents permanents en 2011, tout en continuant à employer quatre vacataires, d'avril à août, sur la base de loisirs. Dans le Pays de Courpière, l'éducation à l'environnement fait recette.
Luc Blanchard, Studio Graph, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info , le
lundi 05 mars 2012

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263301045

Contacts

Communauté de communes du Pays de Courpière

4 avenue Jean-Jaurès, 63120 Courpière, tél. : 04 73 53 24 71
Nombre de communes : 10
Nombre d'habitants : 9000
Nom de la commune la plus peuplée : Courpière , 4500hab.

Gonin Michel, Président

Gayvallet Pierre, Directeur de La Catiche, tél. :04 73 53 59 91, lacatichepierre@orange.fr

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 09:52

La grenade verte ou bombe à graines est l'étendard de la guérilla jardinière. Un outil amusant, pratique pour les endroits difficiles d'accès. C'est une boule d'argile, de terreau et de graines, que l'on peut confectionner soi-même et lancer où l'on veut, en catimini.

Les puristes récupèrent les graines de leurs propres plantations. Autre option idéologiquement acceptable : s'approvisionner dans des Fraternités ouvrières ou auprès d'associations militantes comme Kokopelli, qui distribue des semences bio pour préserver la biodiversité. Trop tard ? Alors direction la jardinerie du coin. On y trouve des sachets prémélangés, comme ceux de la jeune société Nova-Flore, spécialiste de l'écologie urbaine (plantes mellifères, prairie de fleurs sauvages, etc.). Ceux que les travaux manuels rebutent s'achèteront des outils tout prêts. Comme les paquets de bombes à graines de l'allemand Aries ou, plus tendance, l'astucieuse Seedbom, en forme de grenade, du britannique Kabloom.

Mais la bombe à graines est une arme capricieuse, qui n'affranchit pas son utilisateur du b.a.-ba du jardinage. Une graine a besoin d'un sol préparé et d'une météo propice pour s'enraciner. Pas de magie, hélas, d'où certaines frustrations des débutants, que Richard Reynolds, auteur du livre La Guérilla jardinière (éd. Yves Michel, 2010, 274 p., 13,96 euros) et utilisateur régulier, accueille avec le sourire : "Ce sont des bombes très primitives ! Elles sont donc peu fiables."

Christine Taconn, publié par LE MONDE  du 23.04.2012, p. 25, §vous.           Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

suite à l'info BIPLAN du 28 04 2012

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 09:22

Après une phase de croissance, les emplois verts ont été à leur tour victimes de la crise. Quelques milliers ont été supprimés l'an dernier.

Ce qui est bon pour l’environnement et bon pour l’emploi. À en croire les dernières statistiques analysées par le Commissariat général du développement durable, les écoactivités ont mobilisé 427 100 emplois en 2009, en hausse de 0,7 % par rapport à 2008, tandis que la production des écoactivités a atteint 64,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. “Ces indicateurs mettent en évidence le dynamisme des écoactivités”, soulignent les experts du Commissariat.

Les deux secteurs qui concentrent le plus de main-d’œuvre sont la protection de l’environnement, avec 257 000 emplois, et la gestion des ressources, avec 112 000 emplois. Si ces emplois entrent dans la catégorie du “business vert” stricto sensu, d’autres, qui n’ont pas exactement pour finalité la protection de l’environnement, sont aussi comptabilisés dans la mesure où ils permettent aux entreprises de répondre à des besoins émergents liés au Grenelle de l’environnement.

      Trou d’air

L’objectif de la France est, rappelons-le, de porter de 10 à 23 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie d’ici 2020. Si la proportion n’est encore que de 13 % aujourd’hui, “les premières années du Grenelle ont été une rampe de lancement formidable pour nos industriels”, assure Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui s’exprimait, le 7 février dernier, lors du colloque annuel de ce syndicat qui fédère l’ensemble des acteurs du secteur.

Mais le vent nouveau qui souffle sur les éoliennes, la biomasse, l’hydroélectricité ou le solaire ne doit pas masquer que l’ensemble de ces filières est aussi très sensible au contexte socio-économique. “Les énergies renouvelables demandent des capitaux pour se développer, souligne Damien Mathon, délégué général du SER. Or en période de crise, les banques sont forcément plus frileuses.” L’éolien subit un premier ralentissement, tandis que le photovoltaïque, qui emploie en tout 58 000 personnes, a été touché par le revirement tarifaire décidé par le gouvernement en mars 2011 pour mettre fin à la surchauffe dans le secteur. Le solaire a en quelque sorte été victime de son succès, avec des installations massives de panneaux ; le gouvernement, craignant l’apparition d’une bulle spéculative, a dû mettre le holà en baissant de 20 % le prix de rachat de l’électricité par EDF.

Résultat : les emplois dans le solaire auraient chuté de moitié et plongé la principale société, Photowatt, dans le rouge. Dans un autre domaine, le Commissariat au développement durable a pointé, dans sa note de mars 2011, “un repli des travaux d’isolation”, induisant “une diminution de l’activité industrielle dans le domaine de la maîtrise de l’énergie” et évalué finement une perte de 1 200 emplois.

Malgré ces renversements de tendance, les acteurs du secteur demeurent optimistes, conscients du formidable potentiel représenté par ce “mix” d’énergies renouvelables. Le SER a fait ses calculs : d’ici 2020, le nombre d’emplois dans les énergies renouvelables pourrait doubler pour atteindre les 224 000.

Xavier Sidaner

Publié le 21/03/2012 dans Acteurs Publics

http://www.acteurspublics.com/article/21-03-12/temps-mitige-pour-le-business-vert


Les 6 principales filières des métiers verts
Photovoltaïque 18 800 emplois
Chauffage au bois 18 183 emplois
Hydraulique 15 000 emplois
Géothermie 11 704 emplois
Biomasse 13 500 emplois
Éolien 8 100 emplois
Source : SER, sur la base des emplois directs, en 2010



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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:46

Ils sortent souvent la nuit, seuls ou en groupe. Ils semblent sans arme. Mais, au fond de leurs poches, de petites boules de terre s'entrechoquent. Des bombes à graines. Au prochain arrêt, l'air de rien, ils les lanceront sur le sol délaissé d'une friche urbaine. Avec un peu de chance, dans quelques jours, cet espace fleurira. Puis ils repartiront biner un chantier à l'abandon, entretenir les boutures d'un pied d'arbre ou végétaliser d'autres interstices dans le béton.

Leur combat a un nom : la guérilla jardinière. Inventé à New York dans les années 1970, le terme a retrouvé ses lettres de noblesse après la publication en 2003 d'un opus, On Guerrilla Gardening, devenu la bible des militants et traduit en français en 2010 chez l'éditeur alternatif Yves Michel.

L'auteur, Richard Reynolds, un professionnel de la publicité fan de jardinage, lui-même guérillero clandestin, y fait le point sur l'histoire du mouvement, ses valeurs, ses techniques. Le Britannique se consacre à cette activité qu'il retrace sur son site (Guerrillagardening.org) et donne des conférences sur le sujet dans le monde entier. Sa définition est toute prête : "La guérilla jardinière, c'est la culture sans autorisation de terrains qui ne vous appartiennent pas." Une fertile occupation des sols abandonnés, en somme.

Dans les faits, les attaques ciblent surtout les espaces publics négligés. A Londres, les militants y plantent des massifs de fleurs. A Paris, ils préfèrent les potagers. L'art et la poésie ne sont jamais loin de ces séances de bêchage collectif et autogéré. Il suffit de suivre les tags en mousse qui grimpent le long des murs de ciment. Le Centre Georges-Pompidou à Paris ne s'y est pas trompé, qui organisait sur ce thème, l'hiver dernier, des ateliers lors de son exposition "Green Attitude".

      "FAIRE PASSER UN MESSAGE POLITIQUE"

Combien sont-ils dans le monde à s'en revendiquer ? Le chiffre de 60 000 militants circule, difficile à vérifier, car le cercle est mouvant. Il tend surtout à s'étendre. En France, le réseau va de Rennes à Bordeaux, de Lyon à Nantes. Le mardi 1er mai, ces groupes s'associeront à leurs camarades hors des frontières pour une "grande fête globale du jardinage illégal de tournesol" (International Sunflower Guerrilla Gardening Day). Plantations hautes en couleur assurées.

"Pour les militants à la marge, ces actions sont une façon provocante de faire passer un message politique sur la propriété, le vivre-ensemble et la nature", signale Richard Reynolds. Les membres de la plate-forme Guerrilla Gardening Paris se voient ainsi comme des résistants, plus tournés vers la critique de l'urbanisme contraint que vers l'embellissement du bitume. "Nous sommes proches du mouvement des peuples sans terres ailleurs dans le monde, précise Gabe, coordinateur de la plate-forme. L'idée est de s'approprier nos rues et d'agir pour un patrimoine plus diversifié des espaces verts."

Certaines municipalités ont décidé de s'associer à des initiatives s'inspirant du guerrilla gardening, comme Embellissons nos murs à Rennes ou Laissons pousser, partie d'Ile-de-France. "Pour les gens, le guerrilla gardening est une façon de prendre possession des espaces publics en répondant à un besoin pressant de convivialité", reconnaît Richard Reynolds. Une vision proche de la philosophie des jardins partagés. "Plus les citoyens l'adopteront, plus les autorités seront détendues sur le sujet. Et cela n'aura plus à s'appeler guérilla jardinière".

Christine Taconn, publié par LE MONDE  du 23.04.2012

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:51

La ville de Vif (Isère) vient d'équiper une voie piétonne et cyclable de 1,5 km d'un système d'éclairage public automatique, intelligent et économe en énergie. Mis en oeuvre par ETDE (le pôle Energie et services de Bouygues construction), le système repose sur un éclairage de type LED (lampe à diode électroluminescente) basse consommation et sur des détecteurs de présence qui équipent les 67 lampadaires jalonnant le parcours.

Il s'agit de caméras qui commandent l'éclairage successif des lanternes le long de la voie sur le passage d'un piéton ou d'un cycliste. La technologie utilisée, LumiMotion de Philips, permet de graduer la puissance de l'éclairage de chaque lampadaire qui passe d'un mode veille à 10%, à un mode d'éclairage normal à 50% ou 100%, selon les horaires. Cela permet d'assurer un niveau d'éclairement confortable qui avance en même temps que l'usager et quelle que soit sa vitesse. Cette solution devrait réduire la consommation d'énergie de 75% sur cette voie (environ 200.000 Kw/h par an), grâce au faible besoin en énergie des sources LED et au dispositif d'activation et de gradation de l'éclairage. La solution proposée par ETDE remplace le projet plus classique, retenu initialement, sur une base de prix identique. Le surcoût provenant principalement des capteurs a été compensé par une réduction des quantités (nombre de lampadaires) et par le remplacement d'un mode d'éclairage en halo circulaire (large amplitude) par un système qui éclaire uniquement la piste et pas ce qui est autour. La technologie LED autorise les variations d'intensité d'éclairage sans affecter la durée de vie des lampes. Cette formule n'est pas généralisable, mais elle apparaît adaptée à une voie de contournement qui traverse la campagne. Elle préserve l'environnement naturel nocturne en limitant la pollution lumineuse au strict nécessaire, tout en maintenant les conditions de sécurité pour les habitants.

Philippe Parmantier / EVS ; Publié le lundi 19 mars 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263410692&cid=1250263405673

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