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Le blog d'Odile Plan

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BIPLAN, un blog de partage et d’échange d'informations,sur les initiatives participatives des territoires,les partenariats et les réseaux,la création d'activité, l'égalité de chances pour un développement durable et un monde solidaire...

Articles Récents

  • Bertrand Schwartz est parti, un grand monsieur nous a quitté
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  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
    Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs… C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer...
  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 18:14

Bertrand Schwartz est parti, la nuit de vendredi à samedi, calmement dans son sommeil.

Il était très mal depuis plusieurs jours, veillé par Antoinette, mais il souriait toujours.

C’était attendu, mais ça fait un grand vide, nous lui devons tant que ce n’est pas possible de le dire !! Un grand monsieur, qui manque déjà.

Il nous manque, mais il reste avec nous et dans tout ce que nous faisons …

Merci à lui.

Il est enterré jeudi 4 août, très simplement, à Antouillet dans les Yvelines

Bertrand Schwartz est parti, un grand monsieur nous a quitté

Bertrand Schwartz s'est imposé comme l'un des spécialistes français des questions de formation professionnelle continue en direction de l'éducation permanente.

Pendant 60 ans, Bertrand Schwartz n’a cessé d’inventer de nouvelles démarches pour lutter contre l’exclusion et les inégalités sociales. Tous ceux qui ont participé à ses recherches-actions en ont été profondément marqués et peu de gens ont, comme lui, contribué à démontrer que l’exclusion sociale n’est pas une fatalité.

Ingénieur au corps des mines, Bertrand Schwartz a été directeur de l'école des mines de Nancy, du CUCES, de l'INFA…Il lance les "actions de formation collective" en Lorraine et dans le Nord.

Il travaille sur l'analphabétisme, et est sollicité en 1981 par le premier ministre Pierre Mauroy pour réaliser le rapport sur "l'insertion professionnelle et sociale des jeunes"- en s'appuyant sur l'ADEP. Suite à cela  il a été chargé de la mise en application de son rapport avec la mise en place des Missions locales pour l'insertion professionnelle et sociale des jeunes...Il est est délégué à l'insertion des jeunes en difficulté

Chargé de mission auprès du ministre du Travail (en 1992). - Professeur émérite à l'Université Dauphine,

En 1989, Bertrand Schwartz initie et devient responsable de la Mission «Nouvelles Qualifications», créée par le gouvernement avec comme finalité l'étude des conditions de transfert d'une démarche de formation en alternance innovante. Elle fonctionne pendant quatre ans, jusqu'en 1993, mobilisant 300 entreprises et 70 organismes de formation. Elle a ensuite des déclinaisons régionales, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais.

Il participe, à partir de 1997, à la mise en œuvre du programme Nouveaux Services - Emplois Jeunes et au développement de la médiation sociale, en particulier avec la ville de Grenoble, puis, en avril 1992 au lancement de l'association «Moderniser sans exclure», destinée à la lutte contre l'exclusion des personnes à faible niveau de qualification

Le Fonds Bertrand Schwartz constitué de toutes ses archives de 1958 à 2008 est tenu par les archives Nationales du Nord -Pas de Calais (reférence 2J1-119)

L'Institut Bertrand Schwartz, http://www.institutbertrandschwartz.org/accueil/presentation.html  travaille avec les Missions Locales, et veut créer les conditions d’un renouvellement de l’action en direction des jeunes, en s’appuyant sur leur capacité d’innovation et celle des professionnels ainsi que sur la capitalisation de 30 ans d'’intervention et de politiques publiques…

Son action continue, elle a laissé des traces et fait des petits

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 09:19
Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…

Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs…

C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer ce qui est essentiel, mettre en lumière les pépites cachées, partager, construire ensemble, donner aux choses et aux faits leur valeur et leur place, contourner les règles quand elles étaient dépassées par la réalité … Jean, c'était notre banque de données, notre boite à idées, notre sage, notre référent, notre chef de chantier,… en toute sérénité, convivialité et rigolades …

Collaborateur de l’Enseignement agricole puis du GREP durant une quinzaine d'années - 1991 à 2006  - il était un pilier d'Européa FP, cet invraisemblable réseau, ce dispositif d'échange et de production entre acteurs de la formation et du développement des territoires : associations, CFPPA ou entreprises. Un dispositif ouvert, de partage et de construction collective des savoirs, pour de nouvelles activités rurales et une Europe solidaire. Jean y conduisait le pôle "nouvelles activités, nouveaux emplois pour le milieu rural" : entrepreneur rural, portage salarial, pluriactivité, groupement d'employeurs, SCIC, nouvelles formes d'organisation du travail, couveuses d'activité, travail partagé, il suffisait que la question émerge pour que s'y mettre avec les porteurs d'initiative, l'appui de chercheurs, de praticiens, d'experts, …  

À raison d'une dizaine de projets locaux par regroupement, ce sont des dizaines d'actions locales qui ont participé au réseau : voyez l'essaimage que cela représente !!!…Tant pour les associations -CELAVAR - que pour les CFPPA, les entreprises, etc.…Le volet porté par Jean était articulé avec les autres projets européens concernant le genre ou l'insertion, ces chantiers se nourrissaient les uns les autres

Ces chantiers ont été valorisés et diffusés dans les numéros de POUR, tous remarquables et pour partie épuisés. Jean a aussi produit pour la revue de nombreux articles, il est à l'origine de bien d'autres. Durant toute la période, avec Jean, Européa FP a fait vivre le GREP et la revue POUR.

On a travaillé, avancé, découvert, partagé, voyagé, beaucoup ri et chanté, bref, ça a parfois été difficile, souvent complexe, mais toujours gai…

Avec lui, nous formions un duo improbable : lui le pondéré, moi la trop fonceuse.

Comment cela a t il pu fonctionner ? "Parce que c'était lui, parce que c'était moi", comme aurait dit Montaigne.

Ce qui a été réalisé a laissé des traces, permis des rencontres, des connexions : on a « réseauté  les réseaux…"

Et puis, une fois à la retraite, il n'était pas question de s'arrêter, il a continué à avancer avec  les mêmes valeurs ; il est parti militer à Terre de liens.

Jean Le Monnier nous a quittés le 11 janvier au soir. Attaqué par une leucémie fulgurante, il était hospitalisé depuis trois semaines, sous chimiothérapie, puis en aphasie, et une infection généralisée l'a emporté en moins de 2 jours.

La famille, les proches, les amis, les collègues, sont atterrés par la brutalité du départ, accablés par la perte.

À l'annonce de sa mort, nous avons reçu des dizaines de témoignages et de messages d'amis et de partenaires profondément marqués par ce qu'il nous a apporté, et surtout parce que tous nous l’aimions.

Je ne vous en livrerais qu'un ; il illustre bien le sentiment général :

Il y n'aura plus de Regards Croisés.

Mais un souvenir tenace,

Après tant d'années,

Toujours présent et que rien n'efface,

D'un homme vivant et bon.

 

Tout en lui était intelligent

et amoureux des gens.

Regard profond.

Passe au-delà du temps

Reste encore avec nous un moment.

France Joubert (Réseau Groupement d'employeurs)

Il nous manque, mais ce qu'il a fait demeure et on continue…
Mais, sacré bon Dieu, voilà que je pleure…

Odile Plan, 26 janvier 2016

Jean le Monnier de Gouville est né en 1945, dernier d’une famille normande de 10 enfants. En 1966, il entre à la JEC où il prend des responsabilités. Etudiant, il suit une formation à l’IEDES, et en 1968 il vit intensément les événements.

En 1969 il épouse Marie-Christine. Il s’inscrit à une formation d’ouvrier qualifié fraiseur. Marie-Christine étant nommée à Grenoble, il est embauché comme fraiseur dans la région, milite à la CFDT et met de côté son « de Gouville ».

Au début des années 70, il travaille à Peuple et Culture Isère (PEC) dont il devient responsable et où il restera jusqu’à la fin des années 80. Durant toute cette période, et sous son impulsion, PEC Isère sera en pointe sur une série de dossiers porteurs d’innovations pour les territoires ruraux, hors du cadre étouffant des institutions dominantes du monde agricole. Il mène en particulier un travail de recherche et de réflexion concernant la petite entreprise rurale diversifiée, pluriactive et innovante, aboutissant, entre autres, à la conception et à la réalisation de formations d’entrepreneurs ruraux. Jean joue aussi un rôle déterminant dans la construction du réseau « RELIER », très actif  dans divers domaines comme les produits fermiers, les circuits courts, le tourisme, l’habitat rural, etc.

Jean s’installe à son compte au début des années 90 et intervient  dans le programme Europea FP, d’abord avec le Ministère de l’Agriculture (Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche) puis en partenaire principal du GREP. Durant dix ans il conduit ce dispositif en duo avec Odile Plan.

Une fois « en retraite », il participe très activement au développement de « Terres de lien » et devient le premier président de la Fondation d’utilité publique « Terres de lien », après s’être totalement investi dans sa création.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 10:09
Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…

Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs…

C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer ce qui est essentiel, mettre en lumière les pépites cachées, partager, construire ensemble, donner aux choses et aux faits leur valeur et leur place, contourner les règles quand elles étaient dépassées par la réalité … Jean, c'était notre banque de données, notre boite à idées, notre sage, notre référent, notre chef de chantier,… en toute sérénité, convivialité et rigolades …

Collaborateur de l’Enseignement agricole puis du GREP durant une quinzaine d'années - 1991 à 2006  - il était un pilier d'Européa FP, cet invraisemblable réseau, ce dispositif d'échange et de production entre acteurs de la formation et du développement des territoires : associations, CFPPA ou entreprises. Un dispositif ouvert, de partage et de construction collective des savoirs, pour de nouvelles activités rurales et une Europe solidaire. Jean y conduisait le pôle "nouvelles activités, nouveaux emplois pour le milieu rural" : entrepreneur rural, portage salarial, pluriactivité, groupement d'employeurs, SCIC, nouvelles formes d'organisation du travail, couveuses d'activité, travail partagé, il suffisait que la question émerge pour que s'y mettre avec les porteurs d'initiative, l'appui de chercheurs, de praticiens, d'experts, …  

À raison d'une dizaine de projets locaux par regroupement, ce sont des dizaines d'actions locales qui ont participé au réseau : voyez l'essaimage que cela représente !!!…Tant pour les associations -CELAVAR - que pour les CFPPA, les entreprises, etc.…Le volet porté par Jean était articulé avec les autres projets européens concernant le genre ou l'insertion, ces chantiers se nourrissaient les uns les autres

Ces chantiers ont été valorisés et diffusés dans les numéros de POUR, tous remarquables et pour partie épuisés. Jean a aussi produit pour la revue de nombreux articles, il est à l'origine de bien d'autres. Durant toute la période, avec Jean, Européa FP a fait vivre le GREP et la revue POUR.

On a travaillé, avancé, découvert, partagé, voyagé, beaucoup ri et chanté, bref, ça a parfois été difficile, souvent complexe, mais toujours gai…

Avec lui, nous formions un duo improbable : lui le pondéré, moi la trop fonceuse.

Comment cela a t il pu fonctionner ? "Parce que c'était lui, parce que c'était moi", comme aurait dit Montaigne.

Ce qui a été réalisé a laissé des traces, permis des rencontres, des connexions : on a « réseauté  les réseaux…"

Et puis, une fois à la retraite, il n'était pas question de s'arrêter, il a continué à avancer avec  les mêmes valeurs ; il est parti militer à Terre de liens.

Jean nous a quittés le 11 janvier au soir. Attaqué par une leucémie fulgurante, il était hospitalisé depuis trois semaines, sous chimiothérapie, puis en aphasie, et une infection généralisée l'a emporté en moins de 2 jours.

La famille, les proches, les amis, les collègues, sont atterrés par la brutalité du départ, accablés par la perte.

À l'annonce de sa mort, nous avons reçu des dizaines de témoignages et de messages d'amis et de partenaires profondément marqués par ce qu'il nous a apporté, et surtout parce que tous nous l’aimions.

Je ne vous en livrerais qu'un ; il illustre bien le sentiment général :

Il y n'aura plus de Regards Croisés.

Mais un souvenir tenace,

Après tant d'années,

Toujours présent et que rien n'efface,

D'un homme vivant et bon.

 

Tout en lui était intelligent

et amoureux des gens.

Regard profond.

Passe au-delà du temps

Reste encore avec nous un moment.

France Joubert (Réseau Groupement d'employeurs)

Il nous manque, mais ce qu'il a fait demeure et on continue…
Mais, sacré bon Dieu, voilà que je pleure…

Odile Plan, 26 janvier 2016

Jean le Monnier de Gouville est né en 1945, dernier d’une famille normande de 10 enfants. En 1966, il entre à la JEC où il prend des responsabilités. Etudiant, il suit une formation à l’IEDES, et en 1968 il vit intensément les événements.

En 1969 il épouse Marie-Christine. Il s’inscrit à une formation d’ouvrier qualifié fraiseur. Marie-Christine étant nommée à Grenoble, il est embauché comme fraiseur dans la région, milite à la CFDT et met de côté son « de Gouville ».

Au début des années 70, il travaille à Peuple et Culture Isère (PEC) dont il devient responsable et où il restera jusqu’à la fin des années 80. Durant toute cette période, et sous son impulsion, PEC Isère sera en pointe sur une série de dossiers porteurs d’innovations pour les territoires ruraux, hors du cadre étouffant des institutions dominantes du monde agricole. Il mène en particulier un travail de recherche et de réflexion concernant la petite entreprise rurale diversifiée, pluriactive et innovante, aboutissant, entre autres, à la conception et à la réalisation de formations d’entrepreneurs ruraux. Jean joue aussi un rôle déterminant dans la construction du réseau « Relier » très actif  dans divers domaines comme les produits fermiers, les circuits courts, le tourisme, l’habitat rural, etc.

Jean s’installe à son compte au début des années 90 et intervient  dans le programme Europea FP, d’abord avec le Ministère de l’Agriculture (Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche) puis en partenaire principal du GREP. Durant dix ans il conduit ce dispositif en duo avec Odile Plan.

Une fois « en retraite », il participe très activement au développement de « Terres de lien » et devient le premier président de la Fondation d’utilité publique « Terres de lien », après s’être totalement investi dans sa création.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:10

Pour la première fois, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), créé en 1986, publie son "Rapport 2011 sur la situation des chômeurs, chômeuses et précaires".

Ce document peut certes difficilement prétendre à l'exhaustivité et à la rigueur scientifique des publications de l'Insee, de la Dares, de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) ou même d'associations disposant d'une cellule statistiques comme le Secours catholique. Mais il ne prétend pas à une telle approche et reflète plutôt, à travers sa dimension revendicative et le passage en revue de plusieurs thèmes liés au chômage, une vision rarement prise en compte : celle des personnes en situation de précarité. Des chapitres sont ainsi consacrés à la stigmatisation des chômeurs, au rôle de la médiation de Pôle emploi, au suicide...

        Pauvreté et chômage, un champ inexploré

On retiendra surtout deux thèmes abordés par le rapport 2011. Le premier concerne le lien entre chômage et seuil de pauvreté. Non sans raison, le rapport rappelle qu'il s'agit là d'un thème encore très peu étudié. De même, il estime "que l'on ne sait que peu de choses des centaines de milliers de personnes supplémentaires arrivées en fin de droits à partir de 2010". Les pouvoirs publics ont certes constaté que le dispositif mis en place pour venir en aide aux chômeurs en fin de droits n'a accueilli que quelques dizaines de milliers de personnes, là où le gouvernement en attendait 325.000. Mais pour le MNCP, les chômeurs en fin de droits "sont venus, pour partie, grossir les rangs des allocataires du RSA". Cette hypothèse ne cadre toutefois guère avec la progression modérée du RSA-socle en 2011. Pour le reste, il faut se contenter de visions partielles, qui peinent à mesurer les interactions entre chômage et pauvreté.
Le rapport consacre un autre chapitre au "RSA, un dispositif à revoir". Le MNCP n'a jamais caché ses réserves face au revenu minimum d'activité (RMA), puis au revenu de solidarité active. Les reproches sont de plusieurs ordres. S'appuyant sur le rapport de la conférence nationale d'évaluation du RSA de décembre 2011, le MNCP - dont les militants avaient d'ailleurs perturbé la présentation - reproche en premier lieu à ce dispositif l'inefficacité de son volet "activité". Le "manque à distribuer" serait ainsi de l'ordre de 5,3 milliards d'euros annuels. Le rapport de la conférence nationale estime en effet que "la somme est importante puisqu'elle se chiffre à environ 3,1 milliards d'euros par an non distribués suite au non-recours au RSA-socle seul, et 2,2 milliards d'euros non distribués suite au non-recours au RSA-socle et activité et activité seul" (voir article locatis du 19 décembre 2011).

       Le RSA-activité, facteur de précarité ?

Le second reproche vise le fait que le RSA serait "un outil au service de la précarisation de l'emploi". Dès 2009 - au moment de la mise en place de la nouvelle prestation -, le MNCP affirmait ainsi que "les effets pervers du RSA prennent le pas sur ses objectifs initiaux" : "Il devient au fil des mois un outil supplémentaire au service de la réduction du coût du travail en précarisant l'emploi." L'association estime aujourd'hui que le RSA-activité a introduit "une brèche" dans le droit du travail, en faisant "sponsoriser par l'Etat la progression de la précarité salariale".
Enfin, le dernier reproche formulé par le MNCP à l'encontre du RSA vise très directement les départements. L'association juge en effet que "la 'décentralisation' apportée par le RMA [et reprise par le RSA, ndlr] a par ailleurs introduit l'arbitraire de pratiques départementales divergentes". Une affirmation que le rapport s'abstient toutefois d'étayer par une démonstration ou par des exemples.

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le mardi 10 avril 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263531821&cid=1250263515824
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 13:05
 creation-cartes-voeux-id637

biplan-logo-

souhaite que cette année

soit une source de vie et de joie

pour vous, vos proches, vos partenaires, votre territoire

meilleurs-voeux

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 10:59
Nous y sommes

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.   
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, ˆ attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille ˆ récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.


Fred Vargas

Frédérique Vargas  (née Frédérique Audoin-Rouzeau) est archéologue et écrivaine                                        


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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 21:50
Pour une année 2009 aérienne et fraternelle……


« ….Nous avons une trinité laïque qui nous guide - Liberté, Egalité, Fraternité
mais ses termes sont antagonistes en même temps qu’inséparables.
L’égalité peut détruire la liberté et la fraternité si elle est arbitrairement imposée.
La liberté met en péril l’égalité.
Bref, ces termes se combattent. Et l’art de naviguer politiquement consiste à savoir qu’il y a des moments où il faut mettre l’accent sur l’un des termes.
Aujourd’hui, c’est en premier lieu la fraternité. »                       

                                                                                                 Edgar Morin

une année pour décoller, aller plus loin, plus haut.
..










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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 12:49
Fini les vacances : BIPLAN redécolle

Après la pause estivale,  BIPLAN redécolle.


Vous y retrouverez des expériences, des événements, des articles sur les territoires et les réseaux : Ruralité et genre, insertion et emploi, Europe et solidarité, entreprenariat et dialogue social, démarches participatives et formation...

Il y a du pain sur la planche…
Je compte toujours sur vos infos pour alimenter le blog.



J’essayerais aussi de vous présenter les activités et projets de BIPLAN :
aides aux activités rurales, or gris du 3°age, conjointes de travaileurs indépendants, nouvelles organisation du travail, TPE, articulation des temps de vie, tourisme et culture en milieu rural, accueil des nouvelles populations…

Bon redémarrage à tous

Et pour commencer, quelques rappels :

« Territoires, saisons et acteurs touristiques : quelle complémentarité pour un tourisme durable ? »
Université d’été du tourisme rural - Source – Pays de Fougères
24 au 26 septembre 2008
(cf info BIPLAN du 09 06 2008)


« GOUT DU PAYSAGE »
Exposition, dans le cadre de « Versailles et les saveurs du Potager »
4 et 5 octobre 2008 au Potager du Roi à Versailles,
avec les Sites Remarquables du Goût (cf info BIPLAN du 16 07 2008)

« Etats Généraux des Pays »
27 et 28 octobre 2008 à Caen, organisés par L'APFP et l'Unadel avec le soutien de la DIACT, du Conseil régional de Basse-Normandie et de l'ARF, en partenariat avec l'ADCF, la FNPNR et Leader France avec les réseaux régionaux et les structures d'appui au développement territorial. (cf info BIPLAN du 01 07 2008 et 17 06 2008)

etc…etc…

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:36
BIPLAN : UNE SRTUCTURE POUR VOUS AIDER À :
AGIR POUR LE DEVELOPPEMENT DE TERRITOIRES
,
SE FORMER EN RESEAU,

CONTRIBUER A LA CONSTRUCTION D'UNE EUROPE SOLIDAIRE


ACQUIS ET RÉALISATIONS :

Capacité d’adaptation à la diversité des structures et des situations par une connaissance concrète :
- des appareils d’état : agriculture et emploi, formation, insertion sociale et professionnelle(travaux avec        B.Schwartz), action sociale…,
- des organisations professionnelles, paritaires et syndicales, des chambres consulaires,
- des organismes de formation et d’insertion,
- des collectivités territoriales, nationales et européennes,
- des associations, des mouvements d’éducation populaire….

Conduite de dispositifs d’échange, production et valorisation, en partenariat national et européen, dans une dynamique de réseau menés dans des projets relevant des fonds structurels européens : mise en œuvre, accompagnement, évaluation, valorisation : EUROFORM, ADAPT, EMPLOI, EQUAL, Art.6 dialogue social , Égalité Femmes-Hommes, LEADER...

Illustration dans des démarches et projets récents :
-    La très petite entreprise : Création, adaptation, transmission, anticipation des restructurations, qualification…(dont l’entreprise individuelle et l’entreprise de couple)
-    Les organisations collectives ou coopératives entre ces TPE : associations, GE, SCIC, etc.…
-    La transmission de savoirs faire anciens pour un redéploiement économique
-    L’égalité Femmes Hommes, particulièrement dans l’entreprenariat et pour les conjointes de travailleurs indépendants
-    La place de ces TPE dans le développement territorial…
-    Les conjointes de travailleurs indépendants (approche intersectorielle)
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 14:28
BIPLAN : UNE SRTUCTURE POUR VOUS AIDER À :
AGIR POUR LE DEVELOPPEMENT DE TERRITOIRES
,
SE FORMER EN RESEAU,

CONTRIBUER A LA CONSTRUCTION D'UNE EUROPE SOLIDAIRE

OBJECTIFS
accompagner les initiatives et les acteurs des territoires,
organiser les partenariats et la mise en réseau,
faciliter les démarches participatives pour un développement durable,

COMPETENCES :  
ingénierie de formation,
conseil, evaluation, anticipation,
mise en réseau,  partenariat, démarches participatives,
accompagnement de projet, de structures,
ingénierie et montage de projets européens...

DOMAINES D’INTERVENTION :
Développement des territoires - ruraux -,
Entreprenariat - Très petites entreprises, entreprenariat féminin, conjointes de... -,
Travail , emploi,
formation ; dialogue social élargi - territorial -,
Organisation territoriale du travail - groupement d’employeur, SCIC, emploi partagé…-,
Genre, égalité entre les  femmes et les hommes, publics spécifiques,
A
rticulation des temps sociaux et mobilité sur les territoires,
Communication, valorisation, diffusion en réseau…

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