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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:01

Un plan de 20 millions d’euros a été lancé par le ministère de l’Écologie et son principal opérateur pour aider les collectivités à rénover leur parc d’éclairage public. Une mesure qui ne répond que partiellement aux enjeux de la pollution lumineuse.

Trop de lumière nuit à l’environnement. Et coûte cher. C’est le constat de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui vient de mettre sur la table 20 millions d’euros à destination des communes de moins de 2 000 habitants pour rénover leur parc d’éclairage public. Plus de la moitié du parc actuel, soit 9,5 millions de lampes environ, est composée de matériels obsolètes et énergivores. “40 % des luminaires en service ont plus de 25 ans”, insiste Bruno Lafitte, ingénieur à l’Ademe, avant de citer un autre chiffre édifiant : “30 % de la lumière ne sert qu’à l’éclairage du sol”.

Obsolètes, les lampadaires éclairent mal et parfois trop, diffusant ainsi une quantité de lumière dans l’espace sans aucune utilité autre que de réchauffer encore un peu plus l’atmosphère. Or cette déperdition de lumière est un véritable fléau. Elle empêche les simples citoyens de contempler les étoiles, gêne les astronomes dans leurs observations et nuit également à la faune : mal orientés, les lampadaires deviennent des pièges à insectes et désorientent les oiseaux dans leurs déplacements nocturnes.

À ces multiples nuisances s’ajoute le gaspillage d’énergie occasionné par l’usage déraisonné de ces lampadaires. Selon l’Ademe, l’éclairage urbain représente 50 % des dépenses d’énergie des collectivités. Soucieuses de réduire leur consommation, bon nombre d’entre elles ont réagi, poussées par les associations comme l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (Anpcen), qui labellise chaque année plusieurs communes pour leur action exemplaire en matière d’éclairage. Les grandes collectivités comme les villages de quelques dizaines d’habitants n’hésitent plus à couper l’interrupteur pour mettre fin à ce surcroît de luminosité ou à limiter les heures d’éclairage.

Symboliques, ces actions s’accompagnent parfois de plans de rénovation à grande échelle des dispositifs d’éclairage. Besançon, Clermont-Ferrand ou plus récemment Grenoble se sont lancées dans de telles opérations techniques permettant de rationaliser l’usage des lampadaires sur le long terme. Des investissements hors de portée, toute proportion gardée, pour les plus petites municipalités. Ce n’est donc pas un hasard si le plan de l’Ademe s’adresse aux communes de moins de 2 000 habitants.

       360 euros par lampadaire

Parmi les actions subventionnées par l’agence, figurent le remplacement du luminaire, du candélabre, ou les travaux de voirie nécessaires au déplacement d’un lampadaire par exemple. Les montants dépendront du pourcentage de réduction de consommation d’électricité ciblé par la commune. Pour une division par deux de sa consommation, elle percevra 360 euros par lampadaire. Pour une réduction des deux tiers ou de 75 % de sa consommation, elle pourra percevoir jusqu’à 3 000 euros par point lumineux. Autant dire qu’à ce rythme, ce plan, qui au départ devait concerner les villes de moins de 10 000 habitants, risque de se révéler bien vite insuffisant pour satisfaire les demandes des 31 900 communes qui sont susceptibles de solliciter l’aide de l’Ademe (lire interview ci-dessous).

Chichement doté, ce plan se situe également bien en-deçà des objectifs du Grenelle, qui abordait, à travers les lois Grenelle I et II, la pollution lumineuse de manière globale en prévoyant “des mesures de prévention, de suppression ou de limitation” destinées notamment à “garantir l’observation du ciel nocturne”. Or une telle stratégie fait défaut dans le plan de l’Ademe, qui semble uniquement motivé par la réduction de la consommation d’énergie et le gain économique. Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de l’Écologie, a bien insisté sur le facteur coût, en soulignant, lors de la présentation du plan, le fait que la modernisation de l’éclairage public représente un gisement très important d’économies d’énergie, qui peut permettre de gagner 25 % sur la facture d’électricité des communes”. Pour y parvenir, les collectivités n’ont d’autre choix que de retirer les lampes à mercure, la moins efficace des sources d’éclairage, qui sont dans le collimateur de Bruxelles. Un règlement fait d’ailleurs obligation aux États membres de retirer ces lampes du marché à l’horizon 2015. Des recommandations sur le type d’ampoules à privilégier seront adressées aux collectivités par l’Ademe.

       Arrêté tardif

Mais quid de l’orientation des lumières, des seuils de luminosité ou des indicateurs de mesure des nuisances ? Autant de points auxquels le plan de l’Ademe n’apporte pas beaucoup de réponses, renvoyant les acteurs à la publication d’un arrêté en cours d’élaboration au ministère de l’Écologie. Problème : ce texte, pris sur la base d’un décret du 12 juillet dernier annonçant des prescriptions techniques, devrait théoriquement trancher ces questions mais, mais d'après Lory Waks, chargé de mission à la direction de la prévention et des risques au Ministère de l'écologie, les positions des différents acteurs consultés pour l’élaboration de ce texte, associations et professionnels de l’éclairage, sont parfois délicates à concilier.”

De fait, cet arrêté, que le ministère s’engage à sortir avant la fin de l’année, sera publié postérieurement aux travaux de rénovation déjà effectués par les collectivités avec l’aide… de l’Ademe ! Mais pour l’agence, il “fallait adresser un signal fort aux collectivités”. Espérons que celles-ci y trouveront leur compte.

Xavier Sidaner, paru le 25/04/2012 dans Actualités de Acteurs publics

http://www.acteurspublics.com/2012/04/25/l-ademe-fait-la-chasse-aux-watts


Interview

Anne-Marie Ducroux, présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (Anpcen)
“Il est paradoxal que la réglementation arrive après l’aide de l’Ademe”
Que pensez-vous de l’initiative de l’Ademe de subventionner les actions de réduction d’éclairage ?

C’est un premier pas, mais ce n’est pas encore un plan pluriannuel de l’État en faveur de la réduction des nuisances lumineuses. Je crains que l’agence ne puisse subventionner les 31 900 communes ciblées, en 2012. Avec le forfait de 360 euros par point, pour 50 points au plus, pour réduire par deux leur consommation d’énergie, l’agence aiderait un peu plus d’un millier de communes.

Vous êtes donc sceptique sur le bénéfice attendu de ce programme?
La réserve principale de l’Anpcen est que le programme de l’Ademe est trop orienté sur la seule question de l’énergie, et laisse de côté l’orientation de la lumière des nouveaux lampadaires ou la couleur de la lumière. Or la réduction d’énergie n’est pas la réponse aux nuisances lumineuses en tant que telle. De plus, la première voie d’économie pour une collectivité est tout simplement ou d’éteindre au milieu de la nuit un lampadaire sur deux, ou de s’équiper de balisages passifs, une pratique déjà répandue. Ce sont des mesures de bon sens, pour lesquelles il n’y a pas besoin de subvention.

L’arrêté en cours d'élaboration est-il susceptible de vous donner satisfaction ?
Nous sommes toujours en discussion. Il est paradoxal que la réglementation arrive après l’aide de l’Ademe. Il faut espérer que les travaux engagés avec l’aide de l’agence restent adaptés aux valeurs réglementaires à venir ou que l’arrêté aboutisse à ne rien changer aux prescriptions d’orientation de la lumière, alors qu’elles permettraient à nombre de personnes comme
à la biodiversité d’être moins dérangées par des lumières qui éclairent, sans aucun intérêt, le ciel.

Propos recueillis par X. S.

 

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