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Le blog d'Odile Plan

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:04

 Pour la moitié des chefs d’entreprise interrogés, c’est le désir d’indépendance qui est à l’origine de la création ou de la reprise de l’entreprise
 Pour 52% d’entre eux, la principale source de satisfaction et de motivation est liée au développement de leur entreprise.
 Pour 41%, c’est le fait de créer des emplois. Plus le chef d’entreprise est jeune, plus il est attaché à ces indicateurs.

L’argent n’est pas au centre de leur ambition, précise le sondage. L’espoir de gagner beaucoup, arrive en toute fin de la liste des motivations. A peine 12% des chefs d’entreprise avouent qu’il s’agissait d’un facteur qui a motivé l’origine de leur entreprise. Ils ne sont plus que 6% à le reconnaître aujourd’hui !

Contrairement à que l’on a tendance à lire, les salariés ont une estimation forte, voire une admiration à l’égard de celui qui entreprend. Un entrepreneur, c’est d’abord celui qui prend des risques, celui qui a du courage, celui qui ose, qui a le sens de l’innovation. Quand on pose la question à ceux qui se sont frottés à la création ou la reprise d’entreprise, le regard est plus négatif : le premier mot synonyme d’« Entreprendre aujourd’hui » est, pour près d’1 chef d’ d’entreprise sur 3, le mot « difficultés » !

Les dirigeants interrogés estiment en effet qu’il est :
 Plus difficile de faire vivre économiquement son entreprise qu’il y a 10 (87%)
 Plus difficile de reprendre une entreprise aujourd’hui ans (79%)
 Plus difficile de créer une entreprise (75%)
 Plus difficile de transmettre une entreprise (68%)
 Plus difficile de manager ses équipes (66%) De leur propre aveu, le contexte économique et politique de ces deux dernières années semble avoir renforcé le niveau de difficultés auquel est confronté le chef d’entreprise.

Une chose est sûre : on ne s’improvise pas chef d’entreprise. Pour près de 8 personnes sur 10 (chefs d’entreprise ou salariés), la création d’entreprise n’est pas à la portée de tous. Manager exige une personnalité et des qualités particulières :
 de la rigueur (pour 56% d’entre eux),
 de la ténacité (46%),
 faire preuve de dynamisme (42%). Pour assurer la durabilité de son entreprise, le plus important est de savoir : fidéliser ses clients et les mettre en confiance (selon 6 chefs d’entreprises sur 10) ; bien gérer son organisation (53% d’entre eux) ; s’entourer de collaborateurs compétents (52%).

Pour se donner les moyens de progresser en tant que dirigeant d’entreprise, les chefs d’entreprise sont 87% à penser que la formation est un moyen efficace et 75% que les échanges et le partage avec d’autres dirigeants les aident à avancer.

Ces résultats confirment l’importance du soutien du réseau professionnel pour un chef d’entreprise, le besoin de partager des expériences, de ne pas se sentir seul face aux difficultés. En effet, chefs d’entreprise comme salariés estiment que le dirigeant d’entreprise évolue actuellement dans un environnement particulièrement défavorable qui complexifie encore sa tâche.
 88% des chefs d’entreprise et 79% des salariés trouvent que l’environnement économique n’est pas favorable aux dirigeants d’entreprise,
 75% des chefs d’entreprise et 71% des salariés que l’environnement social n’est pas favorable,
 86% des chefs d’entreprise et 67 % des salariés que l’environnement politique n’est pas favorable au dirigeant !
 68% des chefs d’entreprise et, plus frappant encore, 75% des salariés, estiment que les chefs d’entreprise sont trop souvent montrés du doigt par les pouvoirs publics !

Le quotidien du chef d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. C’est même pour nombre d’entre eux une course contre la montre. La moyenne du temps de travail est de 58,2 heures par semaine.
 75% des chefs d’entreprise estiment que sa charge de travail est plus lourde qu’il y a 10 ans.
 77% d’entre eux estiment que leur emploi du temps est surchargé, taux qui passe à 93% pour les chefs d’entreprise de + de 200 salariés !
 Près de 70% reconnaissent se sentir seuls dans la prise de décision. La majeure partie de leur temps est consacrée au commercial, à la relation avec les clients (77% des réponses), puis aux tâches administratives (64%) et enfin à la production (30%). Faute de temps suffisant, 30% des chefs d’entreprise reconnaissent ne pas s’occuper de la stratégie d’avenir de leur entreprise.

Prise de risque importante, emploi du temps surchargé, sentiment de solitude face aux décisions à prendre, faible reconnaissance de l’opinion publique et des pouvoirs publics ... autant de raisons qui amènent 1 dirigeant sur 2 à déconseiller à un proche de créer ou reprendre une entreprise.

*4 ème enquête Apm / OpinionWay « Entreprendre aujourd’hui en France Quel est le prix de l’audace ? » Echantillon de près de 1 300 chefs d’entreprises Français1 (dont plus de 900 sont adhérents de l’Apm), et 1015 salariés.

logoPP-reduit avril 2013


 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:20

L’OM va se transformer en société coopérative

C’est un véritable tremblement de terre qui pourrait secouer la Ligue 1 ces prochaines semaines. En effet, en réponse aux pétrodollars qataris du Paris-Saint-Germain, l’Olympique de Marseille prépare une levée de fonds sans précédents. Le montant évoqué serait de l’ordre de 500 Millions d’Euros, le tout sous forme de Scic (Société Coopérative d’Intérêt Collectif).

    Des Marseillais

Qui sont ces investisseurs tombés du ciel ? Des Russes, des Chinois, des Brésiliens ? Non, des "Marseillais". Dans la discrétion la plus totale, l’entourage du club a regroupé les fortunes des Bouches du Rhône, et les régions voisines. C’est ainsi près de 6.000 familles marseillaises qui s’apprêtent à investir chacune 90.000 euros.

    Des avantages fiscaux

Pourquoi ? En plus de procurer la fierté de posséder une partie de leur club fétiche, le montage proposé par l’OM permet aux investisseurs particuliers de disposer d’un crédit d’impôt de 50% sur leur ISF, dans la limite de 45.000 euros de crédit d’impôt par famille (loi TEPA). De plus, si le club parvient à l’équilibre financier, des intérêts de l’ordre de 3,5% leurs seront versés.

    Une transformation juridique

Pour y arriver, l’Olympique de Marseille va prochainement se transformer en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), type de société recommandée par le Ministère des Sports pour les organisations sportives professionnelles, qui permet notamment de proposer de tels avantages fiscaux. La gouvernance de ces sociétés étant définie dans les statuts, indépendamment des proportions de parts sociales, ce nouveau collège de sociétaires de l’Olympique de Marseille devrait avoir entre 15% et 25% de droits de vote, même si leur capital regroupé représentera près de 95% du capital total du club.
Même si personne ne l’a dit clairement, cette opération a certainement aussi pour but d’éviter une prise de contrôle extérieure du club, puisque cette structure juridique protège de toute OPA.

    Une politique à long terme : un centre de formation

Sur ces 500 Millions d’euros, près de 200 Millions d’euros seront investis pour créer le plus grand centre de formation sportif européen : 2000 places. Inspiré par le centre de formation actuellement en création en Région Parisienne, à Cergy-Pontoise, qui utilise lui aussi la structure SCIC, ce nouveau centre préfigurera le football de demain. L’égalité hommes/femmes sera respectée (1000 places chacun), et les jeunes auront un programme éducatif visant à garantir leur réussite scolaire, pour leur donner toutes les chances d’avoir un métier quelle que soit leur réussite sportive. D’après nos informations, ce centre aurait une portée plus large que le bassin marseillais, puisque plusieurs clubs de la Côte d’Azur pourraient en être partenaires, afin de mutualiser les infrastructures.

     Quand ?

 La complexité et l’importance de l’opération expliquent l’absence de communication publique jusqu’à maintenant. Dans les prochaines semaines pourraient avoir lieu une autre levée de fonds : auprès des supporters marseillais, qui pourraient pour quelques dizaines d’euros prendre des parts de leur club, et eux aussi avoir à eux tous un droit de regard sur son fonctionnement. Même si le capital correspondant ne devrait être que de quelques centaines de milliers d’euros, soit à peine 1% du capital total de la société, ce collège aurait 10% de droit de vote en assemblée générale.

D’après des proches du clubs, une communication officielle devrait être faite par le club le 15 Avril prochain.

Publié le 31 mars 2013 Par Friture Mag

http://blogs.mediapart.fr/blog/friture-mag/310313/l-om-va-se-transformer-en-societe-cooperative

Pour vous parler franchement, BIPLAN s'est d'abord demandé si ce n'était pas un poiusson d'avril, au vu de sa publication le 31 mars par Médiapart. Mais ça n'en a pas l'air .Et puis Mésiapart s'est fait une image d'enfer de diffuseur de nouvelles étonnantes !!

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:00

La Fabrique à initiatives : le chaînon manquant entre l’idée et le projet – AVISE -

Concrétiser des projets entrepreneuriaux socialement innovants

Entretien Projet de Territoire avec Elise DEPECKER, directrice des programmes - Avise

     L’Avise conduit depuis 3 ans une expérimentation, la Fabrique à initiatives, destinée à favoriser l’émergence d’entreprises sociales. Quelle est l’origine de ce concept ?

Il existe localement nombre d’opportunités de création d’entreprises sociales permettant de répondre à des besoins de proximité non couverts. Ces projets, identifiés par des acteurs locaux, restent souvent au stade de l’idée et de « l’occasion manquée » sans que les acteurs locaux aient pu vérifier leur éventuelle faisabilité. C’est forte de ce constat que l’Avise, accompagnée de la Caisse des dépôts, de l’État, de France Active, de la fondation Macif, du conseil national des chambres régionales de l’économie sociale ainsi que du réseau Entreprendre, s’est lancée dans une expérimentation dans 8 régions (1) pour concrétiser des projets entrepreneuriaux socialement innovants à l’échelle principalement de régions et d’agglomérations.

    Comment fonctionne concrètement une Fabrique au niveau local ?

Une Fabrique, au niveau local, est un outil mobilisant un réseau d’acteurs (chambres consulaires, agences de développement, services économiques des collectivités,  acteurs de l’ESS, etc.) afin de pouvoir détecter des idées, étudier leur faisabilité, identifier un porteur de projets potentiel ou une entreprise à même de prendre en charge ces nouvelles activités. La Fabrique peut être portée par un organisme existant (Union régionale des SCOP, Incubateur) ou le cas échéant créée à cette occasion. Dotée d’un budget annuel moyen d’environ 160 000 euros, elle repose sur un ou deux équivalents temps plein et réunit les représentants des partenaires nationaux de l’expérimentation et les acteurs locaux dans un comité de pilotage qui statue sur les suites à donner aux idées détectées.

    Quel est selon vous le rôle d’une collectivité dans une Fabrique ?

Les collectivités ont un rôle fondamental à jouer dans ce dispositif et cela à différents niveaux. Elles ont tout d’abord un rôle essentiel de détection d’idées grâce à leur connaissance du territoire et des besoins des habitants. On constate qu’elles représentent actuellement 41 % des apporteurs d’idées. C’est le cas par exemple de la ville de Mérignac qui est à l’origine de Club services 33, une conciergerie d’insertion, qui propose ses services aux entreprises de la zone d’activités. Elles participent au tour de table financier. Certaines collectivités (CU de Bordeaux, CA de Rouen, collectivité territoriale de Corse) ont inscrit la Fabrique dans leur schéma de développement économique, d’économie sociale ou encore leur agenda 21. Elles ont un véritable rôle à jouer d’intermédiation entre des acteurs qui restent souvent cloisonnés.

      Quel est le bilan des Fabriques et quelles sont les perspectives ?

En termes détection d’idées, plus de 1400 structures locales ont été sensibilisées au projet. Sur le plan de l’activité des Fabriques, 300 idées ont été qualifiées et ont fait l’objet de « fiches idées » ; une centaine  d’opportunités sont en cours d’étude et une cinquantaine  au stade de l’étude de faisabilité. 24  entreprises ont été créées, 86 emplois créés dès la 1ère année d’activité . L’expérimentation s’est achevée fin 2012, l’enjeu pour l’Avise est d’aujourd’hui de poursuivre le développement territorial des fabriques, modéliser leur fonctionnement, et élargir les partenariats.

Note : (1). Aquitaine, Corse, Haute-Normandie, Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Provence - Alpes - Côte d’Azur, Rhône-Alpes.

allez voir le site de l'AVISE : http://www.avise.org/spip.php?article1198

Propos recueillis pour Projet de terrtoire de ETD par Armelle Laperrière

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Nos-thematiques/Developpement-economique/La-Fabrique-a-initiatives-le-chainon-manquant-entre-l-idee-et-le-projetlogo_etd_nls.gif

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 09:24

Créations d’entreprises : Il n’y a pas de pilote dans l’avion 

Dans un rapport rendu public le 14 février, la Cour des comptes pointe l’absence de stratégie d’ensemble des dispositifs de soutien à la création d’entreprises. Tel un “mille-feuille illisible”, État et collectivités financent de manière dispersée une multitude d’aides pour un montant de près de 3 milliards d’euros.

Avec quelque 550 000 entreprises créées en 2011, la France se classe au premier rang des créations annuelles d’entreprises en Europe. Mais plus des deux tiers de ces entreprises voient le jour sans être accompagnées par une structure publique spécialisée. Conséquence : la moitié des entreprises nouvellement créées ces dernières années ne passe pas le cap des cinq ans. La faute, en partie, à un dispositif défaillant d’aides publiques.

Dans un rapport très critique sur “Les dispositifs de soutien à la création d’entreprises”, rendu public le 14 février, les sages de la Cour des comptes pointent le “mille-feuille illisible” des dispositifs d’aides publiques auquel sont confrontés les entrepreneurs. Les aides ne bénéficient “qu’à une minorité d’entre eux” en raison d’une “coordination souvent inexistante des actions sur les territoires” [cliquez ici pour lire le rapport : http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-dispositifs-de-soutien-a-la-creation-d-entreprises].

     Action de l’État éclatée

État ou collectivités, rarement de concert, initient et financent les multiples aides, qui vont de subventions à des prêts en passant par l’hébergement, l’accompagnement et le capital-risque. Le tout pour un montant que la Cour a estimé à 2,7 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 150 millions par les seules collectivités territoriales, dans le cadre de leurs propres dispositifs de soutien. Mais “aucun recensement n’est réalisé car aucun responsable identifié n’a en charge un rôle de mise en cohérence d’ensemble”, a déploré Didier Migaud, le Premier président de la Cour des comptes, en présentant le rapport, le 14 février, devant le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale.

Pour le seul niveau de l’État, l’action en matière de créations d’entreprises est éclatée entre une dizaine de programmes Lolf (loi organique relative aux lois de finances) et portée par trois ministères et de nombreux opérateurs publics, en particulier Pôle emploi, la Caisse des dépôts et consignations, Oséo et l’agence pour la création d’entreprises”. Pour la Cour des comptes, cette situation n’est certes pas critiquable par principe” mais nécessite une “réflexion stratégique transversale”.

         Rôle “pilote” de la région

Les sages de la Rue Cambon plaident donc pour la nomination d’un responsable de niveau ministériel. Il pourrait permettre d’éviter aux créateurs d’entreprise de multiplier les démarches inutiles et de passer à côté de services auxquels ils ont droit. La Cour recommande par ailleurs de revoir l’action de l’État vers les territoires en déconcentrant son intervention. Le préfet de région deviendrait le bras armé de l’État et de ses dispositifs en matière de création d’entreprises.

Le rapport suggère par ailleurs de reconnaître “le rôle pilote de la région par rapport aux autres collectivités locales” et d’instaurer une “clarification de la répartition des compétences entre les collectivités”. Une préconisation qui devrait être reprise dans le projet de loi de décentralisation que prépare le gouvernement. Plus généralement, la Cour demande une simplification et une lisibilité accrue des dispositifs. C’est visiblement plus que nécessaire.

Sylvain Henry

Paru le 15/02/2013 dans acteurs publics

http://www.acteurspublics.com/2013/02/15/il-n-y-a-pas-de-pilote-dans-l-avion

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:07

Pépinière d'installation agricole dans le Val de Drôme - Rhône Alpes - 26 -

La communauté de communes du Val de Drôme a ouvert une pépinière d’installation agricole en avril 2011. Sur 9 hectares certifiés en agriculture biologique, les porteurs de projet peuvent tester leur activité durant trois ans avant de s’installer.

Depuis des années, les élus de la communauté de communes du Val de Drôme (36 communes, 31.000 habitants) réfléchissaient à la manière de faciliter l’accès au foncier pour les porteurs d’un projet agricole. Ils sont séduits par une pépinière agricole qu’anime l’association des Compagnons de la terre sur le Diois voisin. En 2009, ils décident de se lancer dans le montage d’un dispositif similaire avec en articulation avec différents partenaires (Terre de liens, chambre d’agriculture, Safer...).

      Un animateur pour suivre le projet recruté par l’association

A l’issue d’une étude financière, juridique et fiscale menée durant six mois par la collectivité, les élus décident de confier la gestion de cette pépinière agricole aux Compagnons de la terre. "Parce que l’association avait déjà une solide expérience grâce à la pépinière du Diois", précise Julie Portier, la chargée de mission agriculture Biovallée® au service des collectivités qui la composent pour monter leurs projets agricoles, dont la Pépinière. En contrepartie, la collectivité apporte une enveloppe financière annuelle, qui participe au salaire de l’animateur recruté par l’association, et également aux investissements (locaux, matériel). L’association reçoit aussi le soutien de la région via Biovallée®, de l’agence de l’eau et de la Fondation de France. Les porteurs de projet participent à hauteur de 10% sur leur chiffre d’affaires… quand ils en dégagent, ainsi que par la location de matériel propriété de l’association, et contribuent ainsi à l’autofinancement des Compagnons de la Terre.

        Le rôle catalyseur de la communauté de communes

Le rôle de Val de Drôme ne s’arrête néanmoins pas au financement. Les contacts entre l’association et la collectivité, élus et agents, sont permanents. "La collectivité joue un rôle de catalyseur dans ce projet, poursuit la chargée de mission agriculture Biovallée®. Par exemple, elle a favorisé les premiers contacts entre l’association et les propriétaires de la ferme sur laquelle s’est concrétisé le projet de pépinière : les propriétaires ne voulant pas vendre le corps de ferme, il a été décidé que l’association des Compagnons de la terre sur le Diois louerait les bâtiments." Aux côtés des membres de l’association et des partenaires les élus de la communauté de communes et de Biovallée® sont invités aux commissions qui sélectionnent les porteurs de projet jugés aptes à s’installer sur la pépinière (voir encadré ci-dessous "Parcours fléché pour les candidats").

      Mise à disposition de terres et accompagnement

Le principe de la pépinière d’installation agricole et fermière (Piaf), lancé depuis avril 2011, est de mettre à disposition de porteurs de projets en agriculture biologique, des terres de la ferme-pépinière, du matériel et un suivi personnalisé via l’animateur recruté par l’association. Pour cela, ils signent avec l’association des Compagnons de la terre un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) : un contrat d’un an, renouvelable deux fois, qui leur assure un statut social rassurant (voir encadré). L’association a procédé à un aménagement du corps de ferme (hangar de stockage, laboratoire de transformation des produits et point de vente) ainsi qu’à l’achat de gros matériel qui est facturé en fin de saison aux porteurs de projet selon un prix horaire. 
La première année, six personnes ont été accueillies, et en décembre un compagnon et un couple quittent la pépinière : le premier pour s’installer à quelques kilomètres, tandis que les seconds devraient se reconvertir. "C’est aussi l’intérêt de la pépinière : tester et ensuite décider ou pas de la poursuite de son projet.", observe la chargée de mission.

Régulièrement, la chargée de mission Biovallée® rencontre les membres des Compagnons de la terre afin d’évaluer le dispositif et de l’améliorer. La communauté de communes ne souhaite pas en rester là. Elle réfléchit à une autre forme de pépinière. Il s’agirait de mettre des terres et du matériel à disposition de porteurs de projet dans des fermes encore en activité, mais dont l’exploitant approche de la retraite. A suivre.

Lucile Vilboux / Acteur Rural, Lundi 17 Décembre 2012 pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Parcours fléché pour les candidats

Ne rentre pas qui veut dans la pépinière. Les candidats, quel que soit l’âge et la provenance géographique, doivent franchir différentes étapes : contact téléphonique, envoi d’une présentation écrite du projet, des motivations, des expériences, puis, si la pépinière d’installation agricole et fermière semble pouvoir l’accueillir, visite sur place et étude des possibilités d’activités, puis présentation orale et entretien avec la commission de sélection. Les personnes actuellement accueillies produisent des fruits, des légumes, des plantes à parfum et aromatiques... Les produits sont vendus sur les marchés, en Amap et dans le magasin de vente à la ferme.

Un statut social rassurant

Le contrat d’appui au projet d’entreprise permet aux porteurs de projet d’être affiliés auprès de la MSA et leur attribue un statut social de "compagnon". Leur rémunération se fait en fonction de leur chiffre d’affaires qui donne lieu à l’édition d’un bulletin de salaire (déduites des charges patronales et salariales). Les documents commerciaux et administratifs se font au nom de l’association des Compagnons de la terre auquel chaque compagnon adjoint ses propres références.


 

CONTACTS

Communauté de communes du Val de Drôme

rue Henri Barbusse - BP 331
26000 Crest Cedex
tél. : 04 75 25 43 82

                Fleury Fabienne, Conseillère communautaire

                Portier Julie, Chargée de mission agriculture Biovallée, tél. :04 75 25 43 82

                       jportier@val-de-drome.com

 

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250264551300

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 09:31

Le Café "Création d'entreprise" : un guichet unique pour les créateurs d'entreprises - PACA - 05

La communauté de communes du Briançonnnais a pris l’initiative d’un rendez-vous hebdomadaire qui réunit depuis mai 2011 toutes les structures d’aide autour des créateurs d’entreprises. Au-delà du lancement d’une soixantaine de projets, ce Café "Création d’entreprise" est le point de départ de toute une dynamique sur cette zone sinistrée…

En 2009, la fermeture de la caserne de Briançon a provoqué la perte de plus de 120 emplois directs et créé un vide économique sur neuf hectares de terrains militaires devenus disponibles en plein centre-ville. Dans le même temps, cette zone sinistrée a perdu plusieurs services décentralisés, sources d’emplois - notamment le tribunal d’instance et des capacités hôtelières dans des établissements de santé pour enfants… Face à cette situation difficile, l’Etat, la région, le département et la communauté de communes du Briançonnais (CCB : 12 communes, 20.000 habitants) ont signé un contrat de redynamisation du Briançonnais, qui prévoit entre autres la création d’une pépinière et d’un hôtel d’entreprises. "Au cours d’une réunion organisée par la CCB sur la création d’entreprises, nous avons constaté qu’il existait un réel gisement de projets, explique Gérard Fromm, vice-président de la communauté de communes. Nous avons décidé d’associer tous les partenaires économiques (CCI des Hautes-Alpes, chambre de métiers et de l’artisanat des Hautes-Alpes, Initiative Nord Hautes-Alpes) pour créer un guichet unique destiné aux porteurs de projets." La CCB pilote le dispositif, qui complète deux structures d'aide aux futurs créateurs d'entreprises déjà mis en place (Coodyssée et Activie).

        Une information qui circule mieux, des compétences rassemblées

Concrètement, ces partenaires ont convenu de ne plus recevoir séparément les demandeurs, mais de s’entendre sur un programme commun de matinées avec une mini-formation en introduction. Chaque vendredi, ce guichet - baptisé Café Création d’entreprise - délivre pendant quatre heures informations nécessaires et réponses techniques immédiates aux porteurs de projets. Il les aide à identifier rapidement les acteurs qui les concernent. Après cette session, les candidats sont orientés vers les structures adaptées en fonction de leur projet, que ce soit une entreprise personnelle ou qu’ils soient chapeautés par une "couveuse" ou une structure coopérative locale, comme ActiVie ou Coodyssée. 
"Chaque structure a sa nécessité, assure l’élu, mais toutes sont aussi un peu concurrentielles. Auparavant, chacune cherchait surtout à attirer le créateur, sans toujours faire circuler l’information entre elles. Notre initiative a gommé ces rivalités. Elle a aussi fait profiter les demandeurs des compétences rassemblées, des dialogues qui nécessairement s’établissent entre spécialistes et des mises en réseau. La réponse obtenue par le porteur de projet gagne en cohérence et le rassure… Avec sa fréquence hebdomadaire, le Café d’entreprise est devenu un rendez-vous incontournable et a créé une dynamique intéressante."

      39 matinées pour 260 participations

Depuis le premier Café "Création d’entreprise" lancé en mai 2011, 39 matinées ont accueilli 214 projets pour 260 participations (65% des participants sont des demandeurs d’emploi) correspondant à 40.000 heures d'information individuelle. En 14 mois, 60 créations ont été enregistrées, dont 12 ont obtenu des financements par Initiative Nord Hautes-Alpes. Les autres candidats s’aperçoivent en chemin, souvent grâce aux échanges pendant les matinées du Café entreprise, que leur projet n’est pas pertinent ou réaliste… ce qui évite autant de lancements avortés et d’échecs. "Le bilan est extrêmement positif, reconnaît le vice-président de la communauté de communes. Charpentiers, électriciens, maçons, boulangers, restaurateurs, agents d’assurance, esthéticienne, consultants… les projets aboutis sont multiples. Nous avons même eu un médecin ! Souvent ce sont des pluri-actifs qui recherchent des activités annexes après la saison d’hiver. En outre, avec le Café "Création d’entreprise", nous avons réussi à fédérer les structures qui aident les créateurs et qui font de la formation." Intéressé par la démarche, Pôle Emploi a décidé d’apporter son concours en contribuant à la détection des porteurs de projets.

Michel Léon, Titres & chapos pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
 

Une initiative intégrée à la future pépinière Altipolis

L’initiative duCafé "Création d’entreprise" (budget total de 50.000 euros par an) a bénéficié de contributions de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (30%), du département (10%), de la CCB (5%) et du Feader (55%), ce dernier sur 18 mois seulement. Après ce lancement réussi, les cafés Création sont pérennisés grâce à une convention triennale. À partir de 2013, la CCB apportera 70% du budget (soit au total 34.000 euros), intégrant ce guichet unique dans son projet de pépinières d’entreprises, Altipolis, qui ouvrira en juin 2013. Les 30% restants seront apportés par les partenaires du projet : la chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Alpes, la chambre de métiers et de l'artisanat des Hautes-Alpes et Initiative Nord Hautes-Alpes.

CONTACTS

Communauté de communes du Briançonnais

"Les Cordeliers"- 1 rue Aspirant Jan
05100 Briançon
tél. : 04 92 21 19 19

                Fromm Gérard,  Vice-président, délégué au développement économique

                Meyer Laurent,  Chargé de développement économique

                        l.meyer@ccbrianconnais.fr

 

publié le lundi 03 Décembre 2012 parMairie Conseils

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250264479642

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:00

La neuvième édition des Initiatives de l'économie a été lancée le 29 mai 2012. Ce concours, organisé par Press & Vous, une agence de communication, en partenariat avec l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), l'Assemblée permanente des chambres de métier et de l'artisanat (APCMA), le Conseil économique, social et environnemental (Cese), Entreprendre pour le fluvial (EPF) et Pôle emploi, est destiné à valoriser les actions réalisées en faveur du développement économique des territoires. Il récompense les actions créatrices de richesse économique, d'emplois et de cohésion territoriale, mises en œuvre par les institutions publiques et privées. Les initiatives présentées devront avoir déjà réalisées et avoir eu un impact sur le développement économique d'un territoire. Les candidatures peuvent être présentées jusqu'au 7 septembre, dans six catégories différentes*. La remise des prix aura lieu le 8 novembre dans l'hémicycle du Cese, à Paris. L'an dernier, le concours a récompensé des projets très variés comme l'initiative "Place aux jeunes en Lozère", un projet d'aide à l'implantation durable de jeunes entrepreneurs en milieu rural.

Emilie Zapalski, Publié le mercredi 6 juin 2012 par localtis

·  http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263795202&cid=1250263793309

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:17

Pour l'APCE, un interview de François Desroziers, à l'initiative de SPEAR

François Desroziers, après un Master de finance à Dauphine, a décidé de créer avec ses associés Spear, une start-up dont l'objectif est de faciliter le financement de projets de création d'entreprises solidaires.

Interview :

   En quoi consiste votre activité ?

Premier site internet français qui permet de choisir la destination de son épargne parmi des projets d'entrepreneurs sociaux, la Société pour une épargne activement responsable (Spear) offre aux créateurs d'entreprises et aux entreprises existantes la possibilité d'obtenir un crédit bancaire avantageux auprès de ses différents partenaires. Grâce à son mode de fonctionnement, Spear diminue les taux d'intérêts offerts par ses banques partenaires aux créateurs d'entreprise, tout en mettant en valeur leur activité sur son site internet. Les entreprises qui font appel à Spear sont soutenues par son réseau de coopérateurs, qui sont autant de potentiels clients, fournisseurs, prospects…

    Quand et comment vous est venue cette idée ?

En travaillant pour une grande banque française, nous avons étudié le secteur du "Peer-to-peer lending" (prêt de particulier à particulier), en fort développement aux États-Unis. Cela nous a fait réfléchir à la mise en place d'un système similaire en France. En parallèle, nous avons également fait le constat que les épargnants souhaitent avoir plus de transparence quant à leur épargne bancaire. Face à ces différents constats, et au contexte de crise, nous avons cherché à donner la possibilité aux Français de pouvoir tracer leur épargne en choisissant directement les projets financés par leur argent, sans pour autant en supporter le risque. Depuis Août 2011, nous travaillons à faire émerger ce nouveau mode de financement pour les créateurs d'entreprises et les entreprises ayant un fort impact social. Nous avons lancé notre activité en ce début d'année 2012.

   En quoi votre offre se distingue-t-elle d'un financement classique ? Avez-vous des concurrents ?

Notre offre est réellement innovante, car c'est un moyen pour des porteurs de projet d'obtenir un financement qui valorise leur activité et leur impact social, culturel ou environnemental. Elle se distingue d'un financement classique sur plusieurs points. Tout d'abord, Spear diminue le taux d'intérêt du crédit grâce à ses partenariats bancaires. L'emprunteur dispose d'une solution de financement moins onéreuse, qui valorise son impact positif sur la société. De plus, grâce à notre site internet www.spear.fr, il peut communiquer sur son projet et se faire connaître auprès de nos coopérateurs. Les projets les plus intéressants seront également mis en avant sur le blog de Spear (blog.spear.fr).
De nombreuses plateformes de crowd-funding existent, mais aucune ne réunit toutes nos spécificités. En passant par une banque partenaire qui effectue le crédit, nous avons réussi à sécuriser le processus pour toutes les parties prenantes (épargnants et emprunteurs).

    Comment arrivez-vous à diminuer le taux d'intérêt du crédit ?

Pour diminuer le taux d'intérêt du crédit, Spear va placer l'argent des épargnants auprès de ses banques partenaires, et ce à un taux avantageux pour la banque. En contrepartie, Spear demande à ses banques partenaires de diminuer le taux d'intérêt du crédit des porteurs de projets.

    Vous êtes plusieurs associés ?

Oui, l'équipe est composée de 3 amis qui se connaissent depuis le collège. C'est donc tout naturellement que nous avons travaillé ensemble. Grâce aux différents cursus que nous avons suivis (HEC, Centrale, Dauphine), nous jouissons d'une forte complémentarité dans la gestion de l'entreprise au quotidien. Pour compléter cette équipe, nous avons fait appel à nos réseaux personnels, et aux réseaux des différentes écoles dont nous sortons. Nous sommes soutenus par des administrateurs ayant une forte expérience du secteur financier.

    Êtes-vous issus d'une famille entrepreneuriale ?

Ma famille n'est pas issue du milieu entrepreneurial, mais j'ai été réellement encouragé et épaulé dans la création de l'entreprise. Mon idée a été très bien accueillie, et j'ai reçu un soutien de mes proches, qui ont mis à disposition leurs réseaux, leurs compétences, tout en m'encourageant.

     Quels sont les principaux écueils que vous avez rencontrés ?

Le principal écueil que nous avons rencontré est la mise en œuvre opérationnelle de notre modèle. Pour y arriver, nous avons travaillé avec nos banques partenaires pour définir les différents processus.
Pour autant, nous avons déjà financé 4 projets et récolté plus de 300 000 € d'épargne depuis février 2012.

    Avez-vous bénéficié d'aides publiques ?

Oui, notre projet est soutenu et a été reconnu comme un acteur de l'Économie sociale et solidaire en fin d'année 2011 par le Conseil général des Hauts-de-Seine.

    Quels sont vos projets à court et moyen terme ?

En ce moment, nous recherchons des créateurs d'entreprises ou des entreprises en besoin de financement. Nous demandons à ces entreprises de mener un projet qui améliore significativement une problématique qu'ils ont identifiée (au niveau social, environnemental ou culturel). Ainsi, un chef d'entreprise souhaitant réduire son impact sur l'environnement, ou menant une action spécifique en faveur de l'emploi pourra être financé par l'intermédiaire de Spear et de ses banques partenaires. Nous sensibilisons également les épargnants à ce nouveau mode d'épargne transparente, en organisant des conférences et en menant des opérations de communication ciblées dans la presse.  Pour l'année 2012, nous voulons soutenir plus de 40 projets, pour un encours de crédit de plus d'un million d'euros. C'est pourquoi nous recherchons activement des projets ayant un fort impact et un besoin de financement !

     Pour vous, est-ce un atout ou un handicap d'être jeune dans ce domaine ?

Être jeune dans le domaine de la finance peut apparaître comme un handicap, mais cela devient rapidement un atout lorsque l'on est porteur d'une innovation web majeure. Nous avons réussi à faire de notre jeunesse un point fort et un gage de crédibilité sur notre dynamisme et notre capacité à innover. 
       Qu'est-ce qui vous anime dans ce projet ?

Nous voulons révolutionner la finance en proposant un produit d'épargne transparent, responsable et interactif, tout en permettant le financement de porteurs de projets responsables par l'intermédiaire de nos banques partenaires. Par son mécanisme, Spear valorise l'impact social des entrepreneurs sociaux.

Pour plus d’info, voyez le site : http://www.spear.fr

Propos recueillis en juin 2012 par Marie-Armelle Delauney

Publié le 14/06/2012 par l’APCE

http://www.apce.com/cid130562/naissance-de-spear-une-cooperative-financiere-au-service-des-entreprises-solidaires.html?pid=324&espace=1&xtor=EPR-2-[Lettre_bi_13]-20120618-[Nouvt-Naissance_de_Spear_une_cooperative_fina-Lien1]

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 09:33

Oubli ou souci d'économies : la carte des zones de revitalisation rurale n'a pas été révisée en 2011. De nombreuses communes qui ont intégré une intercomunalité ne seront donc pas éligibles aux exonérations alors que leurs voisines le sont. Pire, certaines communes qui auraient dû sortir du zonage en raison de leur regain démographique continuent, elles, de bénéficier des aides.

En installant son atelier d'ébéniste à Montréal, une commune de 1.200 habitants dans le Gers, début 2011, Ludovic Polosello pensait pouvoir bénéficier d'exonérations fiscales. En effet, Montréal a intégré la communauté de communes de la Ténarèze l'an dernier, ce qui aurait dû conduire à son classement en ZRR (zone de revitalisation rurale). Mais comme une dizaine d'artisans, médecins ou gérants de gîte et de résidence de tourisme, Ludovic Polosello a eu "la mauvaise surprise" de constater que la commune ne figurait pas sur la nouvelle carte. "L'affaire est redevenue d'actualité, car on nous demande aujourd'hui de faire notre déclaration de revenus. On en a discuté avec d'autres artisans et on est un peu dans l'interrogation", s'inquiète l'artisan, même s'il remplit aujourd'hui son carnet de commandes.
La carte des ZRR fait l'objet d'une actualisation annuelle. Pour pouvoir être éligibles, les communes doivent remplir certains critères : faible densité démographique, difficultés socio-économiques (déclin de la population, déclin de la population active, forte proportion d'emplois agricoles). La loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux a ajouté une condition supplémentaire : faire partie d'une intercommunalité. Or l'arrêté du 28 décembre 2011 "constatant le classement de communes en ZRR "n'est en réalité qu'une coquille vide ! Aucun nouveau classement n'est intervenu. Ce problème touche donc toute la France et pas uniquement la communauté de la Ténarèze.

     Double injustice

Incitées par la loi de 2005 ou bien pour anticiper la refonte de la carte intercommunale, de nombreuses communes ont rejoint des intercommunalités l'an dernier. Le sujet a été relayé par la députée du Gers Gisèle Biemouret. "Cet oubli pénalise fortement l'installation d'entreprises dans les territoires ruraux, qui plus est dans des communes qui ont fait le choix de rejoindre des EPCI", dénonce-t-elle dans une question écrite adressée au Premier ministre le 2 février, restée depuis sans réponse.
C'est Olivier Paul, directeur de la communauté de communes de la Ténarèze, qui a soulevé le problème. Selon lui, cette situation crée un "régime à deux vitesses" avec, au sein d'une même intercommunalité, des communes éligibles et d'autres qui ne le sont pas. "Quatre communes ont rejoint la communauté de la Ténarèze en 2011 et deux devraient le faire en 2012. On aura donc six communes sur vingt-sept qui ne seront pas éligibles au sein du même territoire", décrit le directeur. "De nombreuses entreprises qui comptaient sur ces exonérations m'ont appelé. Aujourd'hui, elles se trouvent pénalisées alors que leur commune remplit toutes les conditions pour être en ZRR", poursuit-il.
Mais l'injustice est double, car parmi les communes actuellement éligibles, certaines ne devraient plus l'être. En effet, au regard des derniers recensements, de nombreuses communes sont sur la voie d'un regain démographique. "Lorsque les services de la Datar ont fait une simulation, ils ont découvert que plus de mille communes étaient supposées sortir du zonage, indique-t-on à l'Association nationale des élus de montagne (Anem). Depuis, il est urgent d'attendre." D'autant que l'idée d'une réforme des ZRR est un vieux serpent de mer qui refait surface à intervalles réguliers. En plein débat sur la chasse aux niches fiscales, un rapport interministériel remis au gouvernement fin 2009 concluait à l'inefficacité des aides ZRR et recommandait leur suppression. En août dernier, l'Inspection générale des finances enfonçait le clou en parlant "d'effets d'aubaine"... La menace la plus sérieuse est venue au moment du débat sur le budget 2011. Une tentative de supprimer les exonérations pour les entreprises et organismes de plus de dix salariés a été écartée de justesse.

     Statu quo

Sentant le risque se rapprocher, l'Anem a tenté en 2009 de mesurer l'impact réel des ZRR sur le développement territorial, sur la base d'un questionnaire envoyé à une quarantaine de départements. Les réponses ont toutes mis en évidence le rôle crucial des exonérations sur le secteur social et médicosocial. "La suppression de ce dispositif pour les établissements médicosociaux conduirait, d'une part à une augmentation substantielle du coût des prestations pour les usagers des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes [...]. Elle conduirait, d'autre part, à une hausse importante des dépenses d'aide sociale du département", indiquait ainsi le conseil général de la Haute-Loire dans sa réponse.
Face à ces arguments, le gouvernement a privilégié le statu quo. A la suite d'une réunion avec une trentaine de parlementaires, le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier s'est engagé en 2010 à maintenir le dispositif mais à condition de réviser le zonage. A l'été 2011, son successeur Bruno Le Maire a, à son tour, installé un groupe de travail piloté par la Datar. Mais après trois réunions, plus rien ! "Si on modifie les critères, on n'aboutira qu'à une chose, c'est à exclure des communes rurales de ces avantages fiscaux, ça leur ferait courir un risque énorme", avait fait valoir le ministre auditionné par les députés en octobre dernier.
Depuis, quelques modifications ont été apportées à la marge. Le député Michel Bouvard a fait adopter un amendement au budget 2012 qui revoit le critère démographique. Celui-ci pourra être désormais calculé sur l'ensemble de l'arrondissement ou du canton. Ce qui aurait pour effet d'atténuer les effets d'un regain démographique dans certaines vallées. Par ailleurs, le dispositif a été étendu en 2011 aux transmissions et reprises d’entreprises, pour une durée de huit ans. Pour sortir de l'impasse, le député Pierre Morel-A-L'Huissier remet en selle, dans un rapport remis au chef de l'Etat fin mars, l'idée de transformer les ZRR en véritables "zones franches rurales", à l'instar de leurs homologues des villes, les zones franches urbaines (ZFU), jugées plus attractives. Mais leur avenir réside dans l'issue des prochaines élections. "Les ZRR sont très importantes pour les communes de montagne. On parle de 300 à 400 millions d'euros, ce ne sont pas des sommes énormes au regard des enjeux. Nous sommes très inquiets car on ne sait pas ce qui va se passer après les élections", insiste-t-on à l'Anem.
L'affaire relance le débat sur l'opposition entre villes et campagnes. Pour Olivier Paul, elle crée une "dissymétrie" avec les ZFU. "Il est certain que si l'on avait supprimé des exonérations en zones franches urbaines, cela ne se serait pas passé comme cela", souligne-t-il, alors que les ZFU viennent d'être prolongées pour trois ans.

Michel Tendil, Publié le mercredi 2 mai 2012 par localtis

 

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263638846&cid=1250263609366

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:17

Un million d’auto-entrepreneurs en 2012 ? Au rythme actuel, le chiffre d’un million d’auto entrepreneurs pourrait être atteint en 2012. Réel succès donc de cette formule d’activité individuelle simplifiée. On constate tout de même que la croissance se ralentit avec 20% de créations de moins en 2011. Au-delà du chiffre de création, il faut surtout regarder les chiffres d’activité.

En 2011, il n’y avait, selon l’Acoss, que la moitié des 740 000 comptes actifs qui étaient en activité économique. En 2011, 88 000 radiations ont été dénoncées pour cause de non activité. Radiations aujourd’hui automatiques après huit trimestres sans activité. Et si le chiffre d’affaires global des auto-entrepreneurs atteint les 3 milliards d’€, le chiffre d’affaires moyen est de 8 300 €.

Le chiffre d’affaires se répartissait ainsi :
- 40% avec un CA inférieur à 3 000€
- 20% avec un CA inférieur à 1 000 €
- 32% avec un CA entre 300 et 20 000
- 8% avec un CA supérieur à 20 000€.

Les auto-entrepreneurs ayant démarré une activité et déclaré un chiffre d’affaires en 2010, réalisent un chiffre moyen de 1 000 euros par mois.

Trois auto-entrepreneurs sur quatre n’auraient pas créé d’entreprise en dehors de ce régime dont le premier avantage à leurs yeux est la simplification des procédures.

Il apparaît alors que l’auto-entreprenariat est une activité d’appoint, sauf pour une minorité qui cherche à créer une véritable entreprise. Les autres cherchent un revenu d’appoint et peut-être aussi s’occuper, s’occuper autrement, exercer une activité librement en dehors du cadre contraint d’une entreprise ou d’une administration.

Les auto-entrepreneurs sont pour 38% des salariés du privé et pour 30% des chômeurs. Les salariés du public ne font que 5%. Pour ceux qui ont un emploi et un statut stables, l’auto-entreprenariat est une activité d’appoint. Les chômeurs ou sans activité professionnelle eux s’investissent à titre principal dans leur création.

        Les auto-entrepreneurs sont une population plus féminine et plus jeune

Leurs activités :
- Des services aux entreprises : 30%
- Du commerce : 22%
- Des services aux particuliers : 17%
- Dans la construction : 14%.

Cette activité d’appoint fait toujours débat. Les opposants les plus fermes sont les artisans du bâtiment qui critiquent le risque de concurrence surtout après le relèvement du taux de TVA à 7% pour la rénovation. Mais il faut compter sur la représentation des auto-entrepreneurs qui ont déjà créé une fédération et (on est en France !) une union des autoentrepreneurs. Ces organisations revendiquent des mesures pour faciliter le développement de l’auto-entreprenariat parmi lesquelles l’augmentation des plafonds de chiffres d’affaires autorisés.

Rappel : Le régime « auto-entrepreneur » est une simplification des formalités administratives et un allègement des charges sociales, fiscales et administratives. Il se traduit par :

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