Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : BIPLAN
  • : Territoires, réseaux, formation
  • Contact

Le blog d'Odile Plan

Ce blog est animé par Odile Plan         créatrice de BIPLAN

envoyez vos réactions et informations à :

biplan46@wanadoo.fr

undefined









Recherche

territoires-réseaux-formation

BIPLAN, un blog de partage et d’échange d'informations,sur les initiatives participatives des territoires,les partenariats et les réseaux,la création d'activité, l'égalité de chances pour un développement durable et un monde solidaire...

Articles Récents

  • Bertrand Schwartz est parti, un grand monsieur nous a quitté
    Bertrand Schwartz est parti, la nuit de vendredi à samedi, calmement dans son sommeil. Il était très mal depuis plusieurs jours, veillé par Antoinette, mais il souriait toujours. C’était attendu, mais ça fait un grand vide, nous lui devons tant que ce...
  • Les billets suspendus ne tiennent qu’à un fil…à Pamiers –Midi Pyrénées- 09 -
    A Naples il est de tradition, quand on entre dans un café, d’en commander un et d’en payer deux. Le café ainsi ‘’suspendu’’ sera offert à une personne dans le besoin qui viendra le réclamer. Cette initiative a poursuivi sa route à travers l’Europe et...
  • Des plateformes de services pour promouvoir une "mobilité inclusive"
    Les rencontres de la mobilité inclusive ont réuni, le 28 janvier 2016 à Paris, des acteurs associatifs de la mobilité solidaire, des collectivités locales et des entreprises. L'objectif : amplifier la prise de conscience sur cet enjeu et structurer davantage...
  • Territoires ruraux : comment sauver les cafés ?
    Avec la disparition des bistrots, les habitants ont le sentiment que le lien social se délite dans les territoires ruraux, comme le montre une étude de l'Ifop pour France Boissons, présentée le 20 janvier à l'occasion du lancement de la nouvelle édition...
  • E-rando : Bourgogne - 58 -
    Le pays Nivernais Morvan propose depuis l’été 2015 seize e-randos numériques, comme autant d'histoires à découvrir au rythme de la marche. Des circuits aussi variés que les territoires des neuf communautés de communes engagées dans l'aventure ! Les e-randos...
  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
    Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs… C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer...
  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
    Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs… C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer...
  • En 2016, la métamorphose…
    La lune était pleine cette nuit de Noël, maintenant, elle est gibbeuse. Puisse-t-elle éclairer ces périodes sombres… Pour l'année nouvelle, nous vous proposons ce texte écrit en 2010 par Edgar Morin ; c'est un peu long, mais cela en vaut la peine. Eloge...
  • Un séjour à la ferme pour aider à la réinsertion - CIVAm et Accueil Paysan -
    Accueil paysan et le CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) organisent des séjours de rupture à la ferme, allant de quelques jours à quelques semaines, pour des personnes en difficultés. Les profils sont multiples...
  • Réfugiés : En Bretagne, plusieurs dizaines d'offres d'hébergement
    Plusieurs dizaines d'offres d'hébergement de réfugiés en Bretagne ont été reçues par le dispositif CALM ("Comme à la maison") mis en place par l'association Singa d'aide aux demandeurs d'asile. Dans les grandes villes (Brest, Rennes, Nantes, Lorient,...
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:48

L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) développe un outil pour sonder les "points noirs environnementaux" de la France.

Présenté le 22 novembre par l'Ineris, cet outil est baptisé Plaine, pour Plateforme intégrée pour l'analyse des inégalités d'exposition environnementale. Il repose sur une étude pilote qui a porté sur le suivi de quatre éléments traces métalliques (nickel, cadmium, chrome, plomb) dans deux régions, la Picardie et le Nord Pas-de-Calais. "Dès 2012, nous allons travailler avec les observatoires régionaux de santé (ORS) et intégrer le suivi des PCB, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des pesticides, des dioxines et des furanes", explique Aurélie Prévot, chargée de la communication de l'Institut.
Le but est d'identifier, de hiérarchiser les "points noirs" environnementaux grâce à une spatialisation de l'exposition. Pour cela il faut faire évoluer la démarche existante d'évaluation des risques sanitaires (ERS) des populations aux polluants, qui a été au départ mise au point pour les autorisations des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Aujourd'hui, il s'agit d'intégrer des "études sanitaires de zone" prenant en compte la pluralité des sources de pollution et conçue de manière décloisonnée et dynamique.
Plaine n'est pas une base de données environnementales supplémentaire mais intègre plusieurs bases de natures différentes. Ces données proviennent pour les sols de l'Inra (réseau de mesure de la qualité des sols - RMQS), du BRGM (Basias), du ministère de l'Ecologie (Basol). Pour l'eau, elles sont essentiellement fournies par les agences de l'eau et le portail Sandre (Sise-Eau). L'inventaire national spatialisé du ministère de l'Ecologie et le modèle Chimere de l'Ineris procurent les données sur l'air. Enfin, les données sanitaires et socio-économiques sont apportées par l'Insee.
L'Ineris utilise ensuite son modèle numérique d'exposition multi-milieux Omer (Outil modulaire d'évaluation des risques), interfacé avec un système d'information géographique (SIG)"A terme, nous pourrons également visualiser les zones où les données sont manquantes et établir une carte des incertitudes", précise Aurélie Prévot.
Opérationnelle d'ici 2013, cette plateforme s'adresse en premier lieu aux gestionnaires de santé-environnement, aux collectivités locales et aux porteurs de projet (industriels). Les cartes seront également mises à disposition du public.

Sylvie Luneau / Victoires-Editions, Publié le vendredi 25 novembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262803344&cid=1250262795564

 

 

Repost 0
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 10:09

La Commission européenne a annoncé le 21 novembre l'extension du réseau de zones protégées Natura 2000. 166 sites représentant près de 18.800 km2 ont été ajoutés dont 17.000 km2 de zones marines. Avec environ 26.000 sites, le réseau couvre désormais près de 18% du territoire terrestre de l'Union européenne et plus de 145.000 km2 de ses mers et océans.

Les principaux pays concernés par la nouvelle extension sont le Royaume-Uni, la France, la Belgique, la Grèce, Chypre, la Hongrie, la Lituanie et l'Italie. En France, deux sites marins, dans la Manche, ont rejoint le réseau Natura 2000 : le "Banc des Flandres" (1.129 km2) choisi pour ses fonds sableux et les "Ridens et dunes hydrauliques du détroit du Pas-de-Calais" (682 km2) pour ses dunes sous-marines. La précédente extension du réseau datait de janvier dernier et concernait six sites dans l'Hexagone.

A.L., Publié le mardi 22 novembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262774094&cid=1250262775097

Diapositive 1
Repost 0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:15

Dans l’Oise, la petite commune de Cressonsacq a su transformer un projet de lotissement en projet éco-quartier. Avec à la clé une démarche rigoureuse pilotée par un comité composé de nombreux partenaires, et une maîtrise d’ouvrage partagée entre la commune, la communauté de communes et un partenaire privé.

Après de longues démarches, la commune de Cressonsacq a pu acquérir en 2007 un terrain comportant un corps de ferme, tout près du centre du village. Plutôt que de réaliser un lotissement sans réflexion préalable, le maire a convaincu les conseillers municipaux de réaliser un éco-quartier, comportant seize maisons en accessions à la propriété et six logements sociaux créés dans l’ancien corps de ferme. Le projet comporte également la restauration d’une ancienne halle pour accueillir des locaux d’entreprises. "Nous avons choisi de monter un projet ambitieux qui puisse servir d’exemple pour d’autres communes rurales en France, précise le maire, Jean-Jacques Potelle. Il ne s’agissait pas de créer des lotissements mais bien d’imaginer une extension harmonieuse de notre village." Le projet est ambitieux pour la commune qui compte 442 habitants. D’autant que le but est de le réaliser en opération blanche, inscrite au budget annexe. D’où la volonté des élus de mener ce projet en s’appuyant sur des partenaires à toutes les étapes : depuis la réflexion préalable jusqu’à la maîtrise d’ouvrage.

   Réuni onze fois en trois ans, le comité de pilotage définit les grandes orientations dans un livre blanc

Dès le début de l’opération, les élus ont créé, avec les conseils d’un cabinet d’architecture, un comité de pilotage afin de s’entourer de toutes les compétences nécessaires : sous-préfecture, conseil général de l’Oise, architecte des bâtiments de France, agence de l’environnement et maîtrise de l’énergie de Picardie, conseil en architecture et urbanisme de l’Oise, les chambres consulaires, des entreprises privées du bâtiment, des organismes de coopération intercommunale, des organismes sociaux, des bailleurs sociaux. Ce comité de pilotage s'est réunit onze fois en trois ans pour définir les grandes orientations du projet. Celles-ci sont rassemblées dans un livre blanc, qui est diffusé et mis à disposition du plus grand nombre. Ce livre blanc est le socle sur lequel est élaboré le cahier des charges du projet d’éco-quartier. Ensuite, la maîtrise d’ouvrage est partagée entre trois structures, chacune s’appuyant sur ce cahier des charges élaboré en commun.

    La maîtrise d’ouvrage partagée en trois : commune, communauté et aménageur privé

La maîtrise d’ouvrage est actuellement partagée en trois structures : la commune pilote l’aménagement des espaces publics et les logements sociaux basse consommation dont elle assure elle-même la gestion ; la communauté de communes du Plateau picard a en charge la restauration de la halle devant accueillir six locaux pour des bureaux d'études et une salle des rencontres ; enfin, un aménageur privé conduit l’aménagement des maisons en accession à la propriété. "Ce choix d’une maîtrise d’ouvrage partagée nous permet de mutualiser les risques et d’accéder à plusieurs types de financements", indique le maire. Les coûts pour la commune se montent à 140.000 euros pour l’achat du terrain et de la ferme, 17.000 pour les études et le géomètre, avec un soutien de 26.000 euros du conseil général de l’Oise. "Un coût estimé faible par les bailleurs sociaux, notaires, banquiers, entreprises de constructions...", se félicite Jean-Jacques Potelle.

     Une communication large et régulière

Dès le début de l’opération, les élus informent régulièrement les habitants de l’avancée du projet et sont bien décidés à poursuivre. "Par exemple, quand nous allons rénover le corps de ferme en logements sociaux, nous informerons la population des techniques d’éco-construction mises en œuvre", déclare l’élu. De même les bureaux d’études présenteront publiquement leurs produits et leurs travaux dans la salle des rencontres commune à l'activité économique et à la vie sociale et culturelle du village.

La phase de commercialisation des maisons est en cours et en août 2011, cinq des seize maisons en accession ont trouvé des candidats à la construction : "Les acquéreurs ont compris notre démarche et ont acheté non seulement un logement mais un cadre de vie."

Xavier Toutain / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, lundi 10 octobre 2011

 

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262504371

Repost 0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 09:29

Les nouvelles politiques de prévention des risques ont rendu obligatoires des travaux de réduction de vulnérabilité pour les bâtiments situés en zone inondable. Dans le Gard, un syndicat mixte de gestion de l’eau met en place un dispositif original pour aider les propriétaires à répondre à leurs obligations.

Le syndicat mixte pour l’aménagement et la gestion équilibrée (Smage) des Gardons, fondé en 1995, regroupe aujourd’hui le département du Gard et 119 communes (soit 120.000 habitants) du bassin versant des Gardons qui s’étend de la Lozère jusqu’à la confluence avec le Rhône. Il représente en surface le tiers du département. Le syndicat intervient en matière de risque inondation, de ressource en eau et de milieu aquatique. La crue du Gardon des 8 et 9 septembre 2002 a atteint les 7.000 m3/s. La catastrophe engendrée a été le moteur d’une forte mobilisation des pouvoirs publics afin de prévenir ce risque majeur.

Le contexte réglementaire évolue, le plan de prévention des risques aussi

Cette mobilisation s’est traduite par une modernisation des actions entreprises. Dépassant la simple logique des travaux hydrauliques (digue et barrage), des axes nouveaux comme la culture du risque, la gestion de crise et la réduction de la vulnérabilité sont développé. Dans ce contexte, l’Etat a approuvé par arrêté préfectoral le plan de prévention des risques d’inondation (PPRi) Gardon amont portant sur 35 communes en 2008 (25.000 habitants) rendant obligatoires des mesures à prendre par chaque particulier habitant sur zone inondable visant à protéger les biens et les personnes.
Afin que ces obligations ne restent pas lettre morte, le Smage des Gardons a lancé un ambitieux programme d’intérêt général qui fédère les moyens financiers de l’Europe (Feder), l’Etat, l’Anah, la région Languedoc-Roussillon, le département du Gard et la communauté d’agglomération Nîmes Métropole.

Aide pour les dispositifs obligatoires de protection des habitations

Ainsi, le syndicat porte une animation auprès des habitants en zone inondable afin de les aider dans le diagnostic de leur bâtiment, définir la nature et le montant des mesures obligatoires et recommandées, trouver des entreprises compétentes et bénéficier des aides financières possibles : 40% de l’Etat, 20% du département du Gard et un complément de 20% sous condition de ressource, de l’Anah ou de Nîmes Métropole suivant les communes. Ses subventions soutiennent les particuliers dans le financement de leurs travaux dont les montants varient selon les cas de 2.000 euros à plus de 20.000 euros. Ce dispositif d’aide est une première en France en septembre 2011.
Les deux mesures phares du dispositif, parmi les onze proposées, sont la pose de batardeaux (système de planches étanches empêchant l’intrusion de l’eau dans les logements par les portes) et la création d’espace refuge, dans les combles ou sur la terrasse, pour les bâtis inondés par plus de 80 cm d’eau.
Après une phase de communication fin 2010, le Smage des Gardons met gratuitement à leur disposition, depuis février 2011, deux architectes qui vont à la rencontre des propriétaires volontaires pour un diagnostic.

Au total sur les 35 communes du plan de prévention des risques, 1.000 bâtiments sont concernés. En septembre 2011, 220 diagnostics étaient réalisés et une dizaine de dossiers de financement déposé.
Jean-Luc Varin, Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info,
lundi 24 octobre 2011 

 

Contacts

Syndicat mixte des Gardons, 11 place du 8 mai, 30044 Nîmes cedex 9, tél. : 04 66 76 37 24
Nombre de communes : 119, nombre d'habitants : 120000, commune la plus peuplée : Uzès , 8600hab.

Layre Jacques, Président

Retailleau Etienne, chargé de mission PPRI, tél. :04 66 76 37 24

smage.er@les-gardons.com

Repost 0
2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:37

Le développement durable gagne aussi la gestion des cimetières, remettant en cause bien des habitudes. La communication auprès des usagers est une des clés de réussite de la démarche.

Les préoccupations paysagères et environnementales reviennent en force dans certains cimetières, ont expliqué le 20 octobre les participants d'un colloque organisé, à Paris, par le Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne (SIFUREP). A l'époque contemporaine, la standardisation des pierres tombales et le recul de la végétation dans les cimetières ont conduit à un appauvrissement du paysage funéraire, a regretté Frédéric Bertrand, architecte et urbaniste à l'Atelier parisien d'urbanisme. "Les consultations de paysagistes pour des cimetières sont assez rares", a indiqué Bernard Cavalie, paysagiste à l'Atelier de l'Ile.
A Noisy-le-Grand, ce professionnel a apporté ses conseils pour l'extension du cimetière. Le terrain en pente a été organisé en terrasses de nature minérale, dont l'aspect a été masqué par des haies. Au cimetière de Magny-le-Hongre, aménagé également par l'Atelier de l'Ile, des plantes grimpantes recouvrent le mur pour donner au lieu un caractère plus vert, comme l'a souhaité la municipalité.  A Angers, les agents municipaux ont remis en herbe 2.600 m2 d'allées dans les cimetières. Entre les tombes, ils ont étalé des tapis de sedum ou ont planté des mini-mottes. Ces nouveaux espaces verts sont entretenus sans utiliser de produits phytosanitaires et ne sont pas arrosés.
Dans les cimetières parisiens, les trottoirs en béton sont progressivement remplacés par du gazon ou des revêtements stabilisés perméables. Le végétal a ainsi "reconquis" 28 des 420 hectares que représentent les cimetières parisiens. La ville a aussi réduit de 87% en 13 ans l'utilisation des engrais et des désherbants. Par ailleurs, depuis cette année, de petites zones des cimetières sont rendues à la nature, afin de favoriser la biodiversité. Résultat de ces efforts, certaines espèces de fleurs font leur réapparition, comme le coquelicot, ou l'orchidée sauvage. En parallèle, la capitale favorise la vie animale dans les cimetières, qu'il s'agisse de renards ou d'oiseaux nocturnes.

Les pieds mouillés par temps de pluie

Ces villes ont obtenu des résultats encourageants, mais elles se sont heurtées parfois à d'importantes difficultés. La première est le coût de ces nouvelles pratiques. A Angers, l'enherbement autour des tombes a coûté 30 euros par m2. Pour un tapis de sedum, il faut compter 27 euros pour un m2. La facture a grimpé à 65 euros par m2 pour l'enherbement des allées rendues aux piétons. Au cimetière de Pantin, la végétalisation des allées d'une division (moins d'un hectare) a coûté 35.000 euros. Le second défi concerne la formation des personnels. Alors qu'avant, de "simples agents d'entretien suffisaient, il faut désormais l'intervention de jardiniers qualifiés", constate Marc Houdon, responsable des activités funéraires de la ville d'Angers. Pascal Hervé Daniel, responsable des cimetières de la ville de Paris, va plus loin : "Demain, la gestion des cimetières ne sera plus centrée uniquement sur les enjeux funéraires. La gestion sera transversale : elle fera intervenir notamment des équipes de spécialistes en conservation du patrimoine, en gestion de la flore et de la faune." Dernière grosse préoccupation: le comportement des personnels et des usagers. Si à Paris par exemple, les agents s'impliquent beaucoup dans la mise en œuvre des nouvelles méthodes, il ne faut pas que certaines espèces (la fouine, les étourneaux ou les corneilles notamment), détruisent leur travail, comme cela arrive si rien n'est fait. Quant aux usagers, parfois âgés, ils n'acceptent pas tous d'avoir les pieds mouillés par temps de pluie, parce qu'ils n'ont pas d'autre choix que d'emprunter les allées enherbées. Certains n'apprécient pas non plus les traces que les escargots ou les limaces laissent après leur passage sur les sépultures. "L'éducation du public est indispensable", conclut Pascal Hervé Daniel, dont les services vont prochainement mener une campagne de sensibilisation auprès du public, pour expliquer les changements en cours dans les cimetières parisiens.

Thomas Beurey / Projets publics, Publié le mercredi 26 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262641434&cid=1250262630384

 

Repost 0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 09:57

Les emplois proposés dans les éco-activités ne progressent pas aussi vite que le nombre de professionnels formés.

Alors qu'est annoncée une croissance verte pour les prochaines années, voilà que le chômage verdit... Si le nombre d'emplois dans les éco-activités progresse en France, cet essor demeure insuffisant pour absorber tous les diplômés des formations environnementales. Trois chercheurs font ce constat dans une nouvelle publication du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), au point d'évoquer une "bulle" des formations liées à l'environnement.
De fait, les emplois dans les éco-activités ont affiché une belle progression, de 3% en moyenne annuelle, de 2004 à 2008. Dans le même temps, dans l'ensemble de l'économie française, ils n'augmentaient que d'un peu moins de 1% par an. Toutefois en 2008, le nombre de demandeurs d'emploi s'est également accru davantage dans l'environnement (+1,8%) que dans l'ensemble du marché du travail (+0,7%)…
Il est vrai que, simultanément, l'offre de formation dans le domaine de l'environnement a explosé, comme le remarquent les auteurs : "Si 10.700 jeunes sont sortis des formations environnementales en 2004, ce sont 50.000 élèves et étudiants qui sont inscrits à la rentrée 2007-2008 en dernière année", rapportent Etienne Campens, Olivier Aznar et Thibaud Mazerm."Le décalage apparaît réel entre les aspirations des étudiants et des concepteurs de programmes de formation d'un côté, et la réalité du marché de l'emploi de l'autre."
Résultat ? Les chercheurs observent une insertion relativement médiocre pour les jeunes sortis en 2004 d'une formation environnementale. En 2007, ils n'étaient que 47% à avoir trouvé un accès rapide et durable à l'emploi. Ce taux était alors de 57%, pour l'ensemble des jeunes sortis du système scolaire trois ans auparavant…
Pire, les chercheurs calculent que "les sortants des formations environnementales ont 32,7% de risque supplémentaire de se retrouver durablement en dehors de l'emploi".

    Avantage au bac

La nouvelle étude du Céreq pointe toutefois plusieurs facteurs favorables à l'insertion. Le diplôme est tout particulièrement déterminant… Ainsi "une personne sortant de formation environnementale au niveau bac a 5,8 fois plus de chance d'avoir un accès rapide et durable à l'emploi qu'un non-diplômé de la même spécialité, toutes choses égales par ailleurs". L'avantage est assez proche pour les titulaires d'un BTS, d'un DUT ou d'un doctorat ; il est bien moindre avec un CAP-BEP, un Deug ou une maîtrise.
La spécialité choisie fait également la différence : les formations dans le domaine des forêts, des espaces naturels, de la faune sauvage, et de la pêche, semblent aboutir à une moins bonne insertion. Aménagement du territoire et aménagement paysager, à l'inverse, donnent de meilleures chances d'obtenir un accès rapide et durable à l'emploi. Enfin, la discrimination est sexuelle : les hommes sortant de formations environnementales ont 1,6 fois plus de chance de s'insérer rapidement que les femmes…
Alors que les jeunes aspirent en nombre à travailler pour l'environnement, "l'emploi correspondant n'a pas suivi au même rythme", concluent les auteurs. Voilà qui suppose "deux principaux modes d'ajustements : les actions pour dynamiser la demande sur le marché du travail, et celles pour limiter l'offre de formation dans la spécialité". De quoi inspirer les politiques des régions pour les prochaines années ?

Olivier Bonnin, Publié le mercredi 21 septembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262437129&cid=1250262429394

Repost 0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:17

Portée en France par l'interprofession de la filière paysage et végétale Val'hor, la démarche "Cité verte" est partagée en Europe par une poignée de pays dont les Pays-Bas, l'Allemagne et bientôt la Suisse.

Le 4 octobre, le cercle de travail qui anime la démarche "Cité verte" a publié un manifeste comportant plusieurs propositions visant les collectivités. L'écrivain Erik Orsenna, à qui a été confiée la présidence de ce groupe et qui milite pour la place du végétal en ville, a d'ailleurs salué le travail des 80.000 employés municipaux des jardins et espaces verts. Regrettant que ces métiers soient souvent oubliés dans les appels à la "croissance verte", Dominique Douard, président de Val'hor, a ajouté que c'est une filière d'avenir mais fragile sur bien des points. Les plus menacés sont les métiers de l'horticulture et de la production. Il faut dire qu'une politique horticole nationale s'appuyant mieux sur les crédits publics fait encore défaut. "Pour susciter des vocations professionnelles, il faut réhabiliter une culture horticole et botanique dans la formation générale, professionnelle et universitaire. Mais aussi faire que les paysagistes concepteurs soient sollicités dans les projets de trame verte et bleue (TVB), obtenir que dans chaque opération d'urbanisme le paysagiste concepteur puisse être mandataire, et mieux faire connaître la possibilité de conclure des partenariats public-privé avec les entreprises du paysage pour la réalisation d'aménagements paysagers publics", a renchéri Dominique Douard.
Ce manifeste préconise aussi de soutenir la filière en consolidant les programmes de recherche et développement, en prônant l'unité entre les différents métiers (production, paysagistes, jardiniers) et en créant un lieu d'échange qui pourrait prendre la forme d'une "maison du paysage" conçue sur le modèle des maisons de l'architecture. Les élus méconnaissant parfois ce secteur, il est proposé d'accélérer les formations portant sur l'impact du paysage sur la qualité des villes et d'inciter les petites villes à réaliser leurs plans de gestion et inventaires de patrimoine végétal. Il s'agirait aussi de renforcer la place du paysage dans les études environnementales, de rendre obligatoire un volet paysager dans les PLU et de nommer dans chaque département un "référent paysage". Dans les entrées de villes, de grands travaux d'aménagement du paysage s'imposent et, au sein des bâtiments, une forme d'incitation à la création de toitures végétalisées peut être développée. "Ce manifeste vient d'être exposé à la ministre de l'Ecologie. En octobre, il sera présenté aux Assises du paysage puis, en novembre, au Salon des maires, avant de l'être au plus près des élus et des régions", a conclu Michel Audouy, président de la commission des métiers du paysage chez Val'hor.

Morgan Boëdec / Victoires-Editions, Publié le mardi 4 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262502956&cid=1250262499503

Repost 0
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 10:07

Au sud de l'Ile-de-France, le parc du Gâtinais français se mobilise pour développer les circuits courts entre la restauration collective et les agriculteurs locaux. Ce qui suppose de mieux connaître les besoins et les habitudes de travail des uns et des autres.

Les élus locaux, qui ont voulu la création du PNR (694 communes à la croisée des départements de l'Essonne et la Seine-et-Marne, 84.500 habitants) se sont engagés dès 1999 dans une démarche de développement local. "Nous avons d'abord fait labelliser certains produits locaux : le cresson, le miel du Gâtinais, ou la menthe poivrée de Milly, en nous appuyant sur le cahier des charges strict qui avait été élaboré par le ministère de l'Environnement pour la ‘Marque Parc’, explique Jean-Jacques Boussaingault, président du parc du Gâtinais français. Depuis 2009, nous avons mis l'accent sur la réduction des gaz à effet de serre à travers la promotion des circuits courts, pour les collégiens avec des produits locaux."

Lorsqu’un chef cuisinier de collège rencontre des chargés de missions du PNR

L'histoire commence en 2009. Le chef cuisinier du collège de Perthes-en-Gâtinais, Jean-Luc Landais, commence à introduire quelques produits locaux dans ses menus, mais n'a pas tous les contacts nécessaires pour aller plus loin. Il va chercher conseil auprès du PNR, qui justement, commence à réfléchir à un annuaire des producteurs du Gâtinais. Cette rencontre débouche sur une collaboration fructueuse. Julia Manaquin, l’une des chargés de mission du parc, part enquêter auprès des chefs cuisiniers pour connaître les besoins des professionnels de la restauration collective, tandis que le chef cuisinier continue de s’approvisionner auprès de quelques producteurs locaux. En juin 2010, une rencontre a lieu, sous l'égide du parc, entre les représentants des collèges, des conseils généraux et des chambres d'agriculture. Les objectifs sont de comprendre quels sont les freins au développement des circuits courts et de définir une stratégie pour les lever.

Restaurateurs et producteurs : mieux se connaître

"La priorité est de faire connaître l'offre et de créer un dialogue entre les différents acteurs, pour qu’ils comprennent mieux les techniques de travail des uns et des autres, et les contraintes propres à leurs métiers respectifs", explique la chargée de mission du parc. Ensuite il faut s'attaquer aux problèmes de logistique et évoquer la transformation des produits à envisager pour l’avenir. En effet, les gestionnaires et les chefs en charge de la restauration collective ont des habitudes de travail très spécifiques. Ils s'adressent à des grossistes qui leur livrent en une fois des produits transformés : par exemple, des pommes de terre épluchées. Les producteurs locaux n'en sont pas encore là.

Des enjeux écologiques lourds

Arnaud Charpentier, chef de pôle au parc, insiste sur l'enjeu écologique que constitue la mise en place de ces circuits courts alimentaires : "Dans le cadre du plan Climat territorial, nous avons étudié les impacts énergétiques des communes. La restauration scolaire pèse lourd : lorsque nous achetons des salades via le circuit de distribution classique, ce produit pourtant cultivé dans le Gâtinais, peut en effet parcourir plusieurs centaines de kilomètres, en passant par Rungis, avant d'être consommé dans nos cantines."

Des fonds européen pour aller plus loin

La démarche entreprise par le parc est soutenue par le fonds européen agricole pour le développement rural (Feader). C'est ce fonds qui va financer une étude sur l'opportunité de créer un atelier collectif de transformation des produits végétaux. Après l'édition d'un annuaire des producteurs et d'un livre de recettes destiné aux 9-13 ans, le projet de circuits courts alimentaires prend de l’ampleur.

Luc Blanchard, lundi 22 août 2011pour les sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

 http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262257397

Contacts

Parc naturel régional du Gâtinais français, Maison du Parc - 52 route de Corbeil, 91590 Baulne

* Boussaigault Jean-Jacques, président, jean-jaques.boussaingault@notaires.fr

* Charpentier Arnaud, chargé de missionn a.charpentier@parc-gatinais-francais.fr

* Manaquin Julia, chargée de mission, tél :01 64 98 73 93, j.manaquin@parc-gatinais-francais

 

Repost 0
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 09:51

La FNAB, fédération nationale de l'agriculture biologique, vient de lancer un atlas de la restauration bio, espace de recueil d'expériences. Son objectif est de faciliter les démarches pour manger bio local en restauration collective, en permettant à tout porteur de projet d'accéder à une fiche d'expérience correspondant le plus possible à ses caractéristiques propres.

L’introduction de produits bio locaux en restauration collective se développe depuis plusieurs années, via des projets portés par des collectivités territoriales pour l’approvisionnement de leurs cantines, souvent dans le cadre de politiques transversales de développement durable, et des restaurants administratifs et inter-administratifs à la suite du Grenelle de l’environnement et de la circulaire Etat exemplaire de 2008.

Les élus et agents sont aujourd’hui en demande d’information et d’échanges sur les expériences réussies menées localement, afin de s’engager dans une démarche similaire.

Dans une logique de valorisation, de mutualisation et d’essaimage, la FNAB, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire (MAAPRAT) et avec l’Agence Bio a initié cet espace de recueil d’expériences. Son objectif est de faciliter les démarches pour manger bio local en restauration collective, en permettant à tout porteur de projet d’accéder à une fiche d’expérience correspondant le plus possible à ses caractéristiques propres.

Cet outil de mutualisation et d’essaimage ne se veut pas exhaustif mais vise à refléter la diversité des projets mis en œuvre sur les territoires. Cette base peut être enrichie directement par les internautes.

Le site : http://www.restaurationbio.org

Info venant de l’acteur rural du 30 Août 2011 : http://village.tm.fr/acteur-rural/?2011/08/30/1751-la-fnab-federation-nationale-de-l-agriculture-biologique-vient-de-lancer-un-atlas-de-la-restauration-bio-espace-de-recueil-d-experiences

Repost 0
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 10:05

La très grande majorité des eaux de baignade de l'Union européenne sont de bonne qualité, selon un rapport publié le 16 juin par la Commission européenne et l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).

L'Union européenne dispose de plus de 21.000 sites de baignade, dont 70% en eaux côtières. 92,1% des eaux côtières et 90,2% des eaux des lacs et rivières répondaient aux normes de qualité minimales en 2010, souligne ce rapport portant sur l'année 2010. 1,2% des zones de baignade en eaux côtières et 2,8% de celles en eaux intérieures ont été déclarées non conformes.
"Je suis heureux de voir que la qualité des eaux de baignade en Europe reste élevée, mais cela peut encore être amélioré", a affirmé le commissaire européen en charge de l'environnement, Janez Potocnik. Si globalement la qualité des eaux de baignade est satisfaisante, le rapport note cependant qu'elle a diminué par rapport à l'an dernier.
La France, qui compte plus de 3.300 sites de baignade dont plus de 2.000 en eaux côtières, a une qualité des eaux plutôt satisfaisante dans l'ensemble. Seuls 21 sites (soit 0,6% de l'ensemble des sites de baignades) sont non conformes dans l'Hexagone et aucun site n'a été fermé en 2010. Trois pays seulement (Chypre, Lituanie et Slovénie) peuvent s'enorgueillir de posséder des zones de baignade en eaux côtières respectant à 100% les valeurs guides de l'UE. Mais ce chiffre doit être nuancé au regard du nombre peu élevé de plages dans ces pays: 112 à Chypre, 16 en Lituanie et 21 en Slovénie.

pour connaître la qualité des eaux de Baignade en France, allez sur le site : baignades.sante.gouv.fr

Anne Lenormand, publié le vendredi 17 juin 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261997735&cid=1250261991034

Repost 0