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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 09:18

Alors ques les emplois d'avenir entrent en discussion à l'Assemblée, le gouvernement a livré les premières esquisses du contrat de génération. Un document d'orientation a été transmis le 4 septembre 2012 aux partenaires sociaux qui disposent de quatre mois pour arrêter les modalités de mise en oeuvre. Le texte final sera présenté en Conseil des ministres avant la fin de l'année.

Le gouvernement a dévoilé en Conseil des ministres, le 5 septembre, les premières esquisses du contrat de génération. C'est le projet phare de François Hollande contre le chômage qui vient de dépasser la barre des trois millions de demandeurs d'emplois fin juillet (3,232 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité recensés). La veille, le ministre du Travail, Michel Sapin, aux partenaires sociaux le document d'orientation de ce nouveau contrat. Ils auront quatre mois pour arrêter les modalités de mise en oeuvre. "Un projet de loi sera ensuite présenté, fin 2012 à l'issue de la négociation, pour une entrée en vigueur du contrat de génération début 2013", indique le communiqué du gouvernement diffusé à l'issue du conseil. L'objectif est d'atteindre 500.000 contrats de génération sur le quinquennat, pour un coût estimé entre 2 et 3 milliards d'euros par an.
Le contrat de génération doit permettre l'embauche d'un jeune de 16 à 25 ans en contrat à durée indéterminée dans les entreprises. Ces jeunes seront accompagnés par un senior (plus de 57 ans qui sera ainsi maintenu dans son emploi jusqu'à son départ à la retraite.
D'après les informations livrées par le ministre, pour les entreprises de moins de 300 salariés, il y aura deux aides forfaitaires de 2.000 euros annuels, pendant trois ans pour le jeune et jusqu'à la retraite pour le senior. Ces aides pourront s'ajouter aux allègements déjà existants pour les bas salaires, en deçà d'1,6 Smic.
Pour les entreprises de plus de 300 salariés, le contrat de génération sera obligatoire et prendra la forme d'un accord collectif négocié. Cet accord se substituera aux plans seniors, qui sont obligatoires depuis 2009. Aucune aide financière n'est prévue pour ces grandes entreprises. En revanche, elles perdront une partie des allègements de cotisations sur les bas salaires et seront soumises à une pénalité égale à 1% de la masse salariale si l'accord n'est pas conclu avant le 30 septembre 2013.
L'autre mesure phare, ce sont les emplois d'avenir, dont Michel Sapin a présenté le projet de loi le 29 août et a donné des détails le 4 septembre, à l'occasion de son audition devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Premier point : les structures d'insertion par l'activité économique, qui ont récemment manifesté leur interrogation concernant leur éligibilité au dispositif, seront bien intégrées au projet de loi. "Soyez rassurés, a ainsi signalé Michel Sapin, elles sont comprises dans la définition des employeurs potentiels d'aujourd'hui." Un des amendements au projet de loi reçus par la commission vise justement à réparer cet oubli en offrant la possibilité à ces structures de conclure des contrats.

     "Ce dispositif n'est pas une aide aux associations mais aux jeunes en difficulté"

Concernant la cible visée, les jeunes de 16 à 25 ans sans qualification et sans emploi, le ministre a confirmé ses choix. Seules quelques exceptions pourront avoir lieu dans certains quartiers en difficulté et les zones rurales les plus éloignées de l'emploi. Ce choix avait suscité de nombreuses interrogations de la part des futurs employeurs inquiets de l'adéquation entre les jeunes sans qualification et les emplois disponibles. Mais sur ce point, Michel Sapin s'est montré catégorique. "Vous entendrez dire combien les employeurs sont passionnés par cette idée et combien ils préfèreraient embaucher des jeunes qualifiés, a expliqué le ministre. Je peux le comprendre mais ce dispositif n'est pas une aide aux associations mais aux jeunes qui sont en difficulté." Même chose concernant les employeurs potentiels : ils devront en priorité appartenir au secteur non lucratif et, à quelques exceptions près, au secteur lucratif, avec une aide dans ce cas moins importante (35% de la rémunération brute du jeune, contre 75% pour le secteur non lucratif).
En ce qui concerne l'accompagnement et la formation, "la clé de la réussite de ces emplois d'avenir", d'après Michel Sapin, les ministres ont détaillé le dispositif. "Puisque ces jeunes sont en grande difficulté, puisqu'ils n'ont pas de qualification, ils doivent être scrupuleusement et massivement accompagnés", a ainsi affirmé Michel Sapin, tandis que Thierry Repentin, le ministre délégué à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage, a souligné qu'il y aurait une instruction préalable sur l'aspect formation et l'accompagnement dispensés pendant toute la durée du contrat. Les employeurs devront ainsi indiquer comment ils comptent accompagner et développer les compétences du jeune dès le dépôt du dossier de demande de subvention. Quant à savoir qui financera cette formation et cet accompagnement, la réponse reste encore floue. Une chose est sûre, les collectivités seront sollicitées, ainsi que les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) concernés. "Certains Opca seront également concernés. On leur demandera de prioriser leurs moyens sur les jeunes éligibles. Et les collectivités territoriales vont aussi devoir prendre en charge les coûts de formation. J'ai la conviction que les collectivités, bien que cela leur demandera un investissement, répondront présentes au rendez-vous fixé avec ces emplois." Un travail de réflexion avec les régions est actuellement mené sur le sujet afin qu' "une offre de formation qualifiante et préqualifiante puisse être mise sur le marché au bénéfice des emplois d'avenir. La discussion est bien avancée", a précisé Thierry Repentin.
Enfin, côté budget, le ministre a rappelé les données principales : 2,3 milliards d'euros sont déjà inscrits dans le budget 2013 pour la mesure. En rythme de croisière, le dispositif coûtera 1,5 milliard d'euros par an. Enfin, le ministre a donné des précisions sur la troisième grande mesure à mettre en place, outre les emplois d'avenir et les contrats de génération : la sécurisation de l'emploi. Les partenaires sociaux vont être saisis d'un document d'orientation le 10 septembre pour une négociation la plus rapide possible. La négociation devra ensuite être traduite dans des textes de loi ou des décrets en 2013.

Emilie Zapalski

Publié le mercredi 5 septembre 2012 par localtis

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:38

L’INTERGENERATIONNEL EN MILIEU RURAL :

QUELLES INITIATIVES ?

QUELLES SPÉCIFICITÉS ?

JOURNEE D’ETUDE

Mercredi 27 juin 2012

au CELAVAR

1 rue Sainte Lucie

75015 Paris

Métro : Charles Michel ligne 10 ou Felix Faure ligne 8

         Objectifs de la journée :

Le CELAVAR, coordination associative d’acteurs ruraux du développement durable, s’organise en « laboratoire d’expertise citoyenne ». Ce labo rural, laboratoire mutualisé de recherche et développement, est à la fois un lieu de projets, d’expérimentations et d’expertises au service du développement durable des territoires ruraux.

Dès 2011, le CELAVAR et ses adhérents ont identifié et qualifié un premier projet majeur, dans le cadre de ce laboratoire, ayant pour objectif de favoriser, en milieu rural, les liens entre les générations et participer ainsi à la prévention sociale globale : « L’intergénérationnel : un levier pour créer du lien social en milieu rural ».

En effet, on ne peut que constater le cloisonnement de notre société en tranches d’âge et en modes de traitement social indépendants les uns des autres. Cet état renforce la problématique d’un vieillissement toujours plus cher (placement hors famille, traitements plus lourds et allongement de la durée de vie) mais aussi d’une jeunesse toujours plus marginalisée dans une société locale où il ne semble plus avoir de place pour elle. Dans ce contexte, il faut revenir à plus de lien intergénérationnel, ne serait ce que pour mieux supporter les coûts, mais aussi pour que notre modèle social soit plus « intégrant ». En s’appuyant sur des travaux existants, l’objet du projet est d’identifier des expériences positives, d’expérimenter sur les territoires et d’essaimer.

Cette journée d’étude ouverte aux acteurs intéressés par cette thématique est un temps d’échange autour du premier travail de recensement des expériences réalisé. Son objectif est de réfléchir collectivement sur le sens et les spécificités de ce qui participe aujourd’hui au mieux-vivre ensemble sur les territoires ruraux à travers le lien intergénérationnel.

 


Programme de la journée :

10h00 : Accueil des participants par Brigitte Giraud, Présidente du CELAVAR

10h15 -11h30 : Regards croisés sur l’intergénérationnel en milieu rural, introduits par Serge Guérin, sociologue, professeur à l’ESG - MS

Objectif : ouvrir le dialogue sur ce qu’est aujourd’hui l’intergénérationnel en milieu rural à travers le croisement des regards académiques et praticiens.

11h30- 13h00 : Atelier d’analyse des expériences existantes, animé par Gwenaëlle Cayet, Territoires des âges.

Objectif : identifier les initiatives à interroger au regard des expérimentations portées par le projet et valider une grille d’analyse commune

13h00 -14h00: Déjeuner

14h00- 14h30 : Retour sur les travaux de la matinée par Gwenaëlle Cayet, Territoires des âges.

Objectif : revenir sur les principaux acquis de la matinée et imaginer les futures pistes de travail

14h30-15h00 : Conclusion de la journée

 


Pour participer à cette journée, merci de vous inscrire avant le jeudi 21 juin par mail à celavar@wanadoo.fr

tel : 01 48 24 09 41

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:19

Mesdames, vous vieillirez aussi !


par Pascale Senk, publié dans la Monde du 1° novembre 2009


Dans la presse féminine française, une étrange planète, personne ne s'autorise à parler franchement d'une évidence existentielle qui pourtant nous concerne toutes : vieillir.

Ces équipes rédactionnelles, qui, depuis quarante ans, ont su initier leurs lectrices à jouir, à se libérer ou à s'entraider face au pouvoir machiste, se retrouvent aujourd'hui corsetées avec une mission unique : faire consommer des femmes savamment maintenues dans le déni de vieillesse.

Au mois de juin, je suis autorisée à participer à une expérience pionnière en France : des groupes de cinq jours sur "L'art de vieillir" animés par la psychologue Marie de Hennezel. Là ou d'autres proposent de simples conseils de santé et de nutrition "anti-âge", Marie de Hennezel permet de partager ses craintes avec d'autres nouveaux retraités à qui les seuls mots de "maisons de retraite" et "anciens" font froid dans le dos... Enthousiaste, je sais que je tiens là un beau sujet de reportage.

J'appelle mes contacts dans la presse féminine. Premier, Marie-France, le magazine des femmes de plus de 40 ans. Je suis accueillie à bras ouverts par la rédaction en chef. "Très beau sujet", me répète-t-on le jour où l'on se met d'accord sur l'article. L'angle choisi atténue un peu le côté "trop direct" d'un reportage sur la peur de vieillir, pourtant évoqué par téléphone : j'écrirai le texte du point de vue d'une "quadra +" qui regarde s'exprimer des stagiaires plus âgées qu'elle.

Quelques jours après, je remets ma copie, une chef de service me lit et trouve très bien mon papier... et j'attends. Les vacances de juillet arrivent. Je pars en Californie où je découvre la force du mouvement new-aging : les hippies et enfants du summer of love n'ont nullement envie de vieillir comme leurs parents, ils inventent l'idée de magic midlife : après 50 ans, on commence seulement à être soi. Profitons-en !

Je rencontre des peintres qui ne font que des portraits de "plus de 60 ans" pour compenser le manque d'images médiatiques de la vieillesse, lis des articles fustigeant "Los Angeles comme ville de culte du corps qui ne fait pas de place aux vieilles", je comprends qu'un grand tabou est en train d'être levé...

 

Rapports fantasmatiques

On va enfin parler de cette grande affaire de nos vies qui commence à partir de 20 ans : vieillir et s'améliorer, gagner en expérience et force intérieure au lieu de décliner ! A mon retour, toujours grand silence du magazine Marie-France. J'appelle, la rédactrice en chef ennuyée me prend, au téléphone : "Ah... vous n'avez pas eu mon message ? Désolée... Il est très bien, votre papier... mais les dernières études nous empêchent de parler de vieillesse comme ça à nos lectrices, vous comprenez ?"

Non, je ne comprends pas : "Mais vos lectrices approchent de la cinquantaine, non ?" "Oui, mais il vaut mieux ne pas les mettre en face de ça. Nous sommes désolées et vous paierons en non-paru (- 50 %) car ce n'est pas de votre fait, mais notre lectorat n'est pas encore prêt..."

Je fulmine et appelle un contact à Marie-Claire. Oui, le grand titre des combats féministes, des grands reportages chez les femmes muselées du tiers-monde... Elle lit mon papier, me rappelle : "Désolée, mais on ne peut pas parler comme ça de la vieillesse à nos lectrices de 25-35 ans." Je fulmine. J'envoie mon papier à la rédaction de Madame Figaro. Là, je n'ai même pas d'accusé de réception.

Finalement, ce reportage sera publié par Pleine vie au mois de décembre. Rien de surprenant. Ficelées par leurs rapports fantasmatiques entre les annonceurs publicitaires et leurs lectrices qu'elles imaginent inaptes à entendre toute vérité, les rédactrices en chef de la presse féminine maintiennent tout leur "joli monde" dans le leurre de l'éternelle jeunesse et de la compulsion consommatoire. Qu'est-ce qui intéresse les femmes selon ces industries complices ? Acheter une jupe Prada, une crème Clinique et ressembler à Victoria Beckham. C'est là avoir une opinion bien dégradée des femmes de ce pays.

Mais mesdames les rédactrices en chef, ne vous leurrez pas trop longtemps : vos lectrices vieillissent un peu plus chaque jour, vous aussi... et même Victoria Beckham n'y échappera pas ! Ne vous prenez pas pour des "leveuses de tabous" et des pionnières parce que vous parlez d'orgasme dans chaque numéro. Ça, c'était le combat d'il y a quarante ans. Quand vous étiez jeunes, courageuses et réellement libérées ! Aujourd'hui, l'heure est à d'autres urgences.

Pascale Senk, Journaliste

Article paru dans le Monde, édition du 01.11.09

http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/31/mesdames-vous-vieillirez-aussi-par-pascale-senk_1261114_3232.html

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:57
A Fondettes, les seniors prennent le taxi

Depuis le 1er janvier 2009, la ville de Fondettes, en Indre-et-Loire, met à disposition des plus de 65 ans un taxi au tarif imbattable de 1 euro la course, à raison de quatre demi-journées par semaine. Un service intra-muros qui favorise l'autonomie et permet de se rendre au marché ou au club des seniors. En six mois, 600 parcours ont été commandés.

Près de Tours, la commune de Fondettes (10.000 habitants) est très étendue. Conduire ou prendre un bus est parfois difficile pour des personnes de plus de 65 ans. Au 1er janvier 2009, la mairie a mis en place à leur intention un système de taxi à 1 euro. "En réalité, nous avons fait évoluer ce qui existait déjà", explique Catherine Tomas, adjointe aux affaires sociales. Dans les années 90, un minibus communal était déjà spécifiquement dédié aux déplacements des personnes âgées. En 1999, la commune signe une convention avec la Compagnie de transports tourangelle. Chargée de gérer le transport des seniors, cette dernière fait appel à une société de taxis. "Le système n'offrait pas assez de lisibilité sur le nombre de personnes transportées. Les circuits n'étaient plus adaptés à la demande et la complexité d'alternance des horaires, une semaine sur deux, rendaient le dispositif peu attrayant. De plus, la compagnie de transports souhaitait légitimement se désengager car cette action ne correspondait plus à ses missions premières. Nous avons donc profité de la fin de la convention, au 31 décembre 2008, pour mettre en place un nouveau fonctionnement", poursuit l'adjointe aux affaires sociales. Après étude auprès de diverses communes qui ont mis en place ce type de service, la ville décide de continuer à faire appel à un taxi. Elle lance un appel d'offres. Elle rédige une nouvelle convention, renouvelable chaque 1er janvier, par reconduction expresse, ce qui induit que le prestataire et la municipalité devront se rencontrer au moins une fois par an et pourront, à cette occasion, réévaluer les besoins. Si le budget de la commune finance, c'est le centre communal d'action sociale (CCAS) qui gère le dispositif.

Une course pour un ticket valant 1 euro
Le taxi à 1 euro est un service intra-muros permettant aux seniors d'aller au marché, de visiter des professionnels de santé, d'aller à leur club senior... Il fonctionne quatre demi-journées : mercredi et vendredi matin, mardi et jeudi après-midi.
Pour en bénéficier, les seniors doivent s'inscrire au préalable au CCAS et remplir une fiche de renseignements. Si les personnes ne peuvent se déplacer, les tickets, après réception de leur règlement, leur sont envoyés à leur domicile. Munies de leurs tickets (1 euro pièce), elles commandent elles-mêmes le taxi. Une course vaut un ticket. À la fin de chaque mois, le taxi renvoie ses tickets au CCAS et présente sa facture sur la base d'un forfait semaine s'élevant à ce jour à 204 euros. Un forfait proposé par la compagnie de taxi qui couvre un nombre illimité de courses, de passagers et de kilomètres intra-muros. Ce fonctionnement permet au CCAS d'avoir une bonne visibilité en termes de besoins. "A l'année, ce service va nous revenir à moins de 10.000 euros contre 15.000 euros précédemment. Après six mois de fonctionnement, nous ne comptons pas moins de vingt-cinq utilisateurs réguliers et avons déjà vendu plus de 600 tickets !", se réjouit Catherine Tomas. Il faut dire que la ville a communiqué sur l'évolution de ce service : affiches, flyers, insertions dans Fondettes Magazine, annonces sur France Bleu Touraine... "Nous voulions continuer et faire perdurer ce système qui contribue à tisser du lien social et permettre aux seniors de sortir chez eux : l'objectif est atteint. Les jours de marché ou de réunions du club senior, le taxi  organise plusieurs navettes : les vieux amis s'y rendent ensemble", précise l'adjointe aux affaires sociales. "Le plus, c'est aussi l'attachement réciproque entre les passagers et la conductrice : cette dernière ne se contente pas de les transporter d'un endroit à un autre. Elle s'intéresse à eux et n'hésite pas à leur rendre de menus services."

Elisa Dupont / PCA, pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils, le 29 juillet 2009

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1248755637273

Contacts
CCAS de Fondettes, 52 rue Eugène Goülin, 37230 Fondettes
tél : 02 47 88 11 14, ccas@fondettes.fr
* Tomas Catherine * Adjointe aux affaires sociales

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 11:51

La MARPA : un projet de vie pour les personnes âgées en milieu rural

 

Il y a 15 ans, la MSA expérimentait les premières MARPA (Maisons d’accueil rurales pour personnes âgées) sur les territoires ruraux.

Les MARPA sont nées de la volonté de permettre aux aînés en perte d’autonomie de vivre comme chez eux, jusqu’au bout, dans leur cadre habituel et au plus faible coût possible.

Aujourd’hui 116 MARPA sont réparties sur le territoire


Les atouts MARPA

Elle accueille un maximum de 24 résidents et offre :

- Des logements privatifs permettant de vivre de façon tout à fait indépendante ; chaque résident dispose librement de son logement, qu’il aménage selon ses goûts avec son mobilier ;

- Un environnement sécurisé 24h/24 : le personnel se relaie jour et nuit et est assisté par un système de télé-assistance assurant ainsi une sécurité et un confort maximum ;

- Une structure adaptée aux personnes à mobilité réduite : les logements comme les parties communes sont conçues pour permettre la circulation de fauteuils roulants ;

-  Des espaces communs favorisant les rencontres et le lien social ;

- Des services personnalisés à la demande des résidents.La MARPA n’est pas médicalisée et le recours aux soins se fait comme chez soi par le biais des professionnels de santé installés sur le territoire.

 

Les résidents MARPA

Environ 2300 résidents sont accueillis dans les 116 MARPA

Age moyen des résidents : 84 ans

Durée moyenne du séjour : plus de trois ans et demi, une durée plus élevée que dans les autres structures d’accueil, 76% de femmes et 24% d’hommes

Niveau de dépendance moyen : GIR moyen pondéré = 375 (600 à 800 en maison de retraite médicalisée ou EHPAD)

 

Le prix MARPA

Pour une MARPA récente, le tarif pour un hébergement et trois repas se situe (hors aides et déduction APL)


Zoom sur les séjours de vacances pour les résidents des MARPA

« Je garde le souvenir de beaux paysages. Et j’ai ramené quelques cartes postales pour décorer mon logement.» Dernièrement, Mariette nouvelle résidente est partie en vacances pour la toute première fois. Avant d’entrer à la MARPA, elle n’avait jamais quitté son canton. Elle dit encore son «bonheur d’être sortie de ses habitudes quotidiennes. Il y avait une ambiance de joie et de bonne humeur ». L’objectif d’une telle animation trouve son fondement au sein même du concept de la MARPA : stimuler l’autonomie, encourager les liens sociaux ou encore rester acteur de sa propre vie.

 


 

Contact : secrétariat de la Fédération Nationale des MARPA au 01.41.63.86.95 MSA - Mutualité sociale Agricole

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:53
Création d’une Maison Ages et Vie

La commune de Montfaucon
a obtenu le Trophée de l’accueil Mention « Intergénération »
à "Projets en Campagne" à Limoges


Montfaucon est une commune périurbaine de 1500 habitants, proche de Besançon (8 km), prisée en matière d’habitat compte tenu de sa particularité géographique et de la qualité de ses paysages. Les élus veillent à ce que cette commune ne devienne pas résidentielle / dortoir, avec une politique d’urbanisation durable et la prise en compte d’un des enjeux importants : le vieillissement de la population (70 personnes de + de 80 ans en 2009, 210 en 2014). 
Pour maintenir au village le plus longtemps possible des personnes âgées dépendantes qui, du fait de leur état physique (ou psychologique), doivent quitter leur habitation antérieure, le conseil municipal et deux collègues du Cabinet d’Ages & Vie, société spécialisée dans l’aide aux personnes âgées dépendantes, ont imaginé un concept d’accueil. Celui-ci consiste en la création d’une habitation collective de qualité, composée de 6 studios avec un espace à vivre collectif, loués à 6 personnes du village, et d’un service d’assistance de 3 employées (auxiliaires de vie, coemployées par les 6 colocataires) bénéficiant chacune d’un logement F 4 à l’étage, à loyer modéré.



Maintien au village de personnes âgées dépendantes par la création d’une maison AGES et VIE
Création d’une habitation collective,
sur un concept du Cabinet Ages & Vie en partenariat avec la Commune de Montfaucon



Montfaucon est une commune périurbaine, proche de la ville centre et capitale régionale Besançon (8 Kms), à géographie complexe étagée de 250 m à 620 m, prisée en matière d’habitat compte tenu de sa particularité géographique et de la qualité de ses paysages. Les élus veillent à ne pas faire de cette commune une commune résidentielle / dortoir.

Les enjeux et actions sont résumés ainsi
:
•    Urbanisation dans une perspective de développement durable (densification raisonnée / diversification de l’habitat) : le PLU est en phase ultime de révision, il ne comprend pas d’extension mais l’évolution de l’espace urbanisé,
•    Soutien intense à la vie associative / patrimoniale et culturelle.
•    Prise en compte du vieillissement important : aujourd’hui 70 personnes de + de 80 ans (sur 1500 habitants), en 2014 : 210.
•    Ré-installation d’une agriculture alternative face à la disposition de l’agriculture traditionnelle.

Les objectifs poursuivis,
Maintenir au village le plus longtemps possible des personnes âgées dépendantes qui, du fait de leur état physique (ou psychologique), doivent quitter leur habitation antérieure.

L’action menée,
Le conseil municipal et deux collègues du Cabinet d’Ages & Vie, société spécialisée dans l’aide aux personnes âgées dépendantes, ont imaginé ce concept d’accueil, qui consiste en la création d’une habitation collective de qualité :
•    6 studios + 1 espace à vivre collectif (l’espace collectif est en définitive une « co-loc » avec cuisine / salon / salle à manger / dépendances avec buanderie…) loués et co-loués à 6 personnes du village devant quitter leur habitation
•    et d’un service (les 6 personnes sont co-employeurs) d’assistance par 3 employées (auxiliaires de vie) bénéficiant chacune d’un logement F 4 à l’étage (les employées sont locataires de leur logement à loyer modéré).

Pour réaliser ce projet, un partenariat public / privé a été monté. Les investisseurs sont de petits investisseurs locaux par le biais des lois Borloo / De Robien et la perception des loyers.
La commune a mis à disposition un terrain, emplacement stratégique de 1400 m2 face aux écoles, par bail à construction de 40 ans. A l’issue, le bâtiment construit revient à la commune sans autre indemnité. La commune a simplement assuré la viabilité du terrain : c’est son seul investissement.
En matière de fonctionnement, la création d’un groupement d’employeurs a vu le jour, avec deux composantes : d’une part, les 6 personnes âgées proprement dites (des « petits » retraités bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), et d’autre part l’association « VIVRE A MONTFAUCON » composée d’élus et de la société civile du village (Association des Familles + Médecin gériatre).

Les résultats obtenus, et ceux à venir,
La maison Ages et Vie est occupée et fonctionne, avec grande satisfaction, depuis le 1er septembre 2008.
La commune a pu ainsi maintenir 6 personnes dépendantes au village, et permettre la création de 3 emplois et logements locatifs à loyer modéré. Une forte dynamique locale s’est créée autour du projet  (On en parle- On veut voir- On veut s’impliquer !) et contribue désormais fortement à la mise en place d’autres projets innovants à venir : 9 maisons intergénérationnelles à proximité sont déjà programmées.

En quoi cette action est-elle remarquable ?
Un montage financier léger : quasiment pas de fonds publics.
La création de 3 emplois et 3 appartements à loyers réduits concomitants.
Un processus reconductible pour les bourgs-centres (1000 habitants au moins) : depuis ce projet, 12 autres sont en cours dans d’autres bourgs-centres du département du Doubs.

Contact : Commune de Montfaucon -
Pierre Contoz, Maire – Tél. : 03 81 81 45 71
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 08:27
 "Vivre ensemble aujourd'hui et demain"
  un concours de Agevillage


AgeVillage.com lance la première édition du concours « Vivre ensemble aujourd’hui et demain ».
Ouvert jusqu’au 15 juillet, ce concours vise à valoriser des réalisations exemplaires d’habitat et d’hébergement adaptés au vieillissement de la population, et à susciter des projets.
Les organisateurs de ce concours souhaitent recevoir des dossiers relevant d’une approche dite de « haute qualité de vieillissement », c’est-à-dire pour lesquels une véritable réflexion concernant l’implantation, l’accessibilité, la mixité sociale, la performance environnementale et la durabilité du projet ont été pensés.

Ce concours, soutenue par la CDC, s’adresse aux collectivités et à leurs groupements, aux urbanistes, architectes, offices HLM, établissements publics et privés ainsi qu’aux associations. Il est possible de concourir dans les catégories « réalisation exemplaire » (habitat réalisé ou permis de construire déposé) ou « concours d’idée ». Les projets lauréats feront l’objet d’un reportage de télévision et d’une présentation détaillée dans un numéro d’automne de la Gazette santé Social.

Armelle Laperriere, 18/06/2009 sur le site de ETD

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Services-a-la-population/Actualites/Lancement-du-concours-vivre-ensemble-et-demain



•    s’inscrire sur le site dédié au concours : http://www.inventerdemain.fr/
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:04
Adaptation des territoires au vieillissement et au mode de vie
: enjeux et limites
.

Les cartes mentales environnement :
un outil proposé pour choisir la meilleure implantation des futures
Maisons d’Accueil Rurales pour Personnes Âgées (MARPA)


La question du vieillissement et de ses enjeux a été traitée par différentes méthodes d’observation et d’analyse. Sous la direction de Pierre-Marie CHAPON, des étudiants en master 2 Aménagement de l’université Lyon 3 : Clémence BEURET, Clément BOLOMIER, Philippe CHOISY et Sandro ZAMBERNARDI ont présenté un travail sur la recherche d’un optimum territorial pour l’implantation de MARPA à partir de cartes mentales.

L’utilisation de la carte mentale comme outil d’analyse constitue une approche  originale pour observer l’espace vécu des résidents et les représentations individuelles de l’environnement.
Des entretiens semi-directifs effectués en lien avec un étudiant en psychologie de l’université Lyon 2 -Nicolas MORALES- auprès des résidents ont établi un premier constat : une grande partie des résidents sont des femmes dont la santé fragile et la crainte de l’isolement ont été des facteurs décisifs à l’entrée en structure d’accueil.

Les cartes mentales permettent de dégager trois types de représentations de l’espace par les résidents :
- un environnement non connu (caractérisé par peu d’informations représentées, un manque de détails et de repères),
- un environnement connu mais non maitrisé (représentation des déplacements mais sans destination précise, les lieux de repères sont dessinés mais leur emplacement est flou),
- un environnement connu et maitrisé (représentation d’un espace ouvert vers l’extérieur de la structure d’accueil, aucune hésitation à la représentation du bâti, les lieux et équipements ainsi que leurs fonctions sont clairement représentés).

Une prévisualisation des caractéristiques foncières recherchées dans le cadre d’un optimum territorial a pu être établie. Une grande majorité des résidents ne maitrise pas l’environnement –y compris lorsqu’il y a des commerces immédiatement accessibles- autour de la MARPA car ils sortent peu et profitent des services proposés au sein de la structure. Dans leurs configurations actuelles, l’implantation de ces structures peut se faire en dehors du « cœur de village » mais il reste essentiel de proposer des espaces verts, des chemins de promenade et des bancs ainsi qu’une proximité à d’autres lieux de vie (lotissement avec familles ou école) pour ne pas rompre le lien social.

Ainsi, l’optimum territorial pourrait être défini comme la conjonction entre un territoire dans la proche périphérie du centre-bourg, connecté à un lieu de vie.

 

Pierre-Marie CHAPON, chargé de recherche ICADE, intervenant universités Lyon 3 et Paris 12,
Mettre julien Gueslot et Salma Habi, Universite Paris 12

Info venant de agevillage, mise à jour le 26/05/2009

http://www.agevillagepro.com/actualite-3294-2-Habitat.html
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 10:09
Les personnes âgées sont l'avenir de l'internet

Les seniors s'approprient les nouvelles technologies


Les jeunes ont fait le succès de l'internet naissant. Mais ce sont aujourd'hui les séniors qui en assurent de plus en plus la percée, ont souligné des experts à un congrès international à Madrid.

"Les personnes âgées représentent la tranche d'âge avec le taux de progression le plus important pour l'utilisation d'internet", a indiqué Vicki Hanson, professeur à l'université écossaise de Dundee.45% des Américains âgés de 70-75 ans ont utilisé l'internet l'an passé, contre 26% seulement trois ans avant, a souligné cette universitaire, en se basant sur l'étude américaine Pew Internet American Life Project.
Pour ceux qui ont 76 ans, la proportion d'utilisateurs d'internet est passée de 17% à 27% entre 2005 et 2008, a ajouté Mme Hanson, lors du 18e Congrès international World Wide Web qui se tient jusqu'à vendredi à Madrid. Au Royaume-Uni, la population âgée a suivi la même tendance, indique de son côté le chercheur Andrew Arch, un responsable du World Wide Web Consortium (W3C), la principale organisation internationale de standardisation du web.

Cette catégorie "fait le même usage de l'internet que les autres, l'utilisant pour communiquer, et de plus en plus pour s'informer, acheter, gérer son compte en banque", poursuit M. Arch qui est spécialisé dans l'accessibilité d'internet aux personnes âgées et handicapées. Envoyer et recevoir du courrier électronique est l'activité la plus commune pour les usagers de 64 ans et plus, selon l'étude américaine Pew.
Mais les séniors sont nettement moins adeptes que les plus jeunes des achats en ligne et la proportion de personnes âgées utilisant des sites et outils de socialisation sur le net reste infime, selon la même étude."Twitter c'est pas leur truc", résume Mme Hanson, en référence au site de mini-blogs utilisé par plus de six millions de personnes.

Twitter ("gazouillis" en français), qui permet à ses utilisateurs d'envoyer gratuitement de courts messages (pas plus de 140 caractères) à des contacts, a vu sa popularité exploser depuis sa création en août 2006, et est devenu un outil de communication de plus en plus prisé des stars. La part des plus de 60 ans dans la population mondiale devrait grimper dans les années à venir pour représenter 20% en 2050 et l'âge de départ à la retraire devrait augmenter si bien que les experts prédisent un vrai boom de la proportion d'usagers d'internet chez les plus vieux.

Mais les problèmes physiques de cette population peuvent représenter une barrière : vue difficile, arthrite ou un problème de contrôle des mouvements. Pour M. Arch, les sites web peuvent, à peu de frais, se rendre plus accueillants pour les plus âgés, en augmentant la taille des caractères et accentuant les contrastes, par exemple.

"Le concepteur internet classique ne comprend pas à quelle vitesse le monde est en train de viellir", explique-t-il, tout en soulignant que les changements qu'il suggère aux webmasters rendront in fine l'accès à leurs sites plus facile pour l'ensemble des usagers. Le nombre d'utilisateurs d'internet a récemment dépassé le milliard d'individus, selon la société de comptabilisation internet com.

DS, pour Age Village mis à jour le 26/04/2009
http://www.agevillagepro.com/actualite-3178-1-Les-personnes-agees-avenir-de-l-internet.html

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 10:25
Le CESE veut améliorer la place des seniors dans la cité


Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté un avis intitulé "Seniors et cité".
Cet avis et le rapport sur lequel il se fonde s'efforcent de cerner les enjeux et les conséquences de l'arrivée à l'âge de la retraite, depuis 2001 et pour une trentaine d'années, de la génération des "baby-boomers" (nés entre 1946 et 1974). A la différence d'autres rapports et études démographiques sur le sujet, l'avis du CES ne concerne pas le grand âge et la question de la dépendance.
Il se penche en effet sur ce qu'il appelle la "séniorité", autrement dit la tranche d'âge entre 55 et 75 ans. Cette population présente en effet des caractéristiques entièrement nouvelles : un très faible taux d'emploi (38,3% en France pour les 55-64 ans contre 44,7% de moyenne européenne et 50% pour l'objectif de Lisbonne), des revenus et un patrimoine importants, mais aussi un fort risque de pauvreté, et une "implication nouvelle dans la vie de la cité". L'avis souligne notamment le développement du lien intergénérationnel et l'implication des seniors dans des initiatives sociales, souvent portées par les collectivités territoriales : soutien scolaire, animation périscolaire, activités associatives... Le CES s'attarde également sur les "implications territoriales de la montée en puissance des seniors", avec en particulier la mobilité post-retraite (et son fort tropisme vers le sud), le nomadisme et la "pluri-résidentialité", mais aussi le risque de dérives communautaristes à l'américaine dont témoigne l'apparition des premières zones résidentielles pour seniors.
A partir de ce constat, le CESE formule un ensemble de propositions - parfois un peu trop générales - organisées en quatre thèmes.
Le premier consiste à "changer le regard de la société sur les seniors", en particulier à travers la valorisation des liens intergénérationnels et la création de "pôles territoriaux dédiés, outils pour les collectivités" (à l'exemple de l'institut régional du vieillissement de Franche-Comté).
Le second groupe a pour objet de préparer les transitions, en particulier entre le travail et la retraite. Parmi les propositions formulées à ce titre figurent la mise sur pied d'un bilan de "potentiel retraite". Intitulé "Du désir d'activité au projet de vie au service de la société",
le troisième thème est centré sur la valorisation de l'apport des personnes âgées actives. Il comporte plusieurs propositions pour développer le bénévolat et pour définir de nouveaux métiers dits "d'utilité sociale" et officiellement reconnus hors de la sphère marchande. Le rapport cite, à titre d'exemples, les délégués locaux du médiateur de la République, les "ambassadeurs locaux d'environnement" ou les accompagnateurs de pédibus (déplacements collectifs à pied des enfants).
Enfin, le dernier thème est plus ambitieux encore, puisqu'il entend promouvoir "une cité ouverte accompagnant le parcours résidentiel à tous les âges".
En pratique, il s'agit d'inciter les collectivités territoriales - et plus particulièrement les communes et les intercommunalités - à mieux prendre en compte les enjeux liés à l'augmentation du nombre de seniors. Rejetant la spécialisation territoriale (sur le modèle américain), le CES en appelle à l'intégration de la dimension intergénérationnelle dans l'urbanisme et dans le logement. Ceci passe en particulier par le traitement des espaces et des équipements publics (qui doivent privilégier une polyvalence fonctionnelle), par le transport et par le souci constant de la mixité générationnelle et sociale dans l'habitat.

Jean-Noël Escudié / PCA
, le 19 mars pour Localtis et Mairie Conseils
Il faut lire le rapport "seniors et citées"de Monique Boutrand et l'avis du CESE.
C'est passionnant.
Il y a aussi une note synthètique de 6 pages, plus rapide à lire.
L'approche du problème sur les territoires ruraux reste à approfondir.
Bientôt, BIPLAN vous parleras des projets "Or Gris", menés avec la FNCIVAM…

http://www.conseil-economique-et-social.fr/scripts/jlbweb.exe?L=138775&K=IJT40963IJL36503II2109734IS16&html=rapport/presse&base=rapport&1=&2=&3=&4=&sel=nosai:NS082020&nomusa=BOUTRAND&preusa=Monique&semaine=2009-11
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