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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:04

Genre : « Il est inadmissible d'instrumentaliser la biologie »

Les débats récents sur l'introduction de la notion de genre dans les manuels et les pratiques scolaires sont particulièrement vifs et passionnés. Si de nombreux représentants des sciences humaines et sociales ont fait entendre leur voix dans ces échanges, les biologistes ont, pour leur part, peu pris la parole. La biologie actuelle, souvent utilisée dans ce débat, nous dit-elle quelque chose de pertinent sur la notion de genre et est-elle susceptible de nous éclairer sur la polémique en cours ?

PRÉSENTATION NAÏVE VOIRE MALHONNÊTE ET DÉMAGOGIQUE

Les opposants au concept de genre prétendent souvent avancer des arguments relevant des sciences biologiques pour appuyer leurs propos. Ils construisent leur discours sur une supposée différence essentielle entre hommes et femmes, qui viendrait fonder un ordre décrit comme « naturel ». Les éléments de biologie sur lesquels ils s'appuient sont cependant, dans la plupart des cas, sortis de leur contexte et indûment généralisés.

Cette manière de présenter les résultats des sciences du vivant contemporaines est au mieux naïve, au pire malhonnête et démagogique. Nous tenons à affirmer avec la plus grande insistance que les connaissances scientifiques issues de la biologie actuelle ne nous permettent en aucun cas de dégager un quelconque « ordre naturel » en ce qui concerne les comportements hommes-femmes ou les orientations et les identités sexuelles.

Au contraire, la biologie, en particulier la biologie de l'évolution, suggère plutôt l'existence d'un « désordre naturel », résultant de l'action du hasard et de la sélection naturelle. Elle nous révèle une forte diversité des comportements, qu'ils soient ou non sexués : dans la nature, les orientations et pratiques sexuelles, les modes de reproduction et les stratégies parentales sont incroyablement variés.

Chez le crapaud accoucheur, par exemple, le mâle porte les oeufs sur son dos et s'en occupe jusqu'à éclosion, tandis que les mérous changent de sexe au cours de leur vie. Il est intéressant, et quelque peu amusant, de noter que ce ne sont jamais de tels exemples qui sont mis en avant dans les débats actuels, lorsqu'il est question d'affirmer que la « biologie » nous donnerait à voir le « modèle naturel » que devraient suivre les sociétés humaines.

Les organisations opposées à la notion de genre présentent aussi une version volontairement caricaturale des études de genre, dénonçant une hypothétique conspiration qui, sous les habits d'une prétendue « théorie du genre », aurait pour objectif de nier toute différence entre les individus et de détruire la famille.

Pourtant, le fait d'analyser les constructions sociales qui entourent les différences entre les sexes n'implique en aucun cas de nier la réalité biologique du sexe, même si cela peut tout de même conduire à s'interroger sur la manière dont s'élaborent les différences entre les sexes, notamment au cours du développement embryonnaire, ainsi que sur la manière dont les sexes biologiques ne sont parfois pas (ou pas encore) « différenciés ».

LES SOCIÉTÉS HUMAINES NE SE RÉDUISENT PAS À LA DIMENSION BIOLOGIQUE DE L'ÊTRE HUMAIN

En outre, s'il y a évidemment des différences biologiques entre les hommes et les femmes, les sociétés humaines ne se réduisent pas à la dimension biologique de l'être humain, et de nombreux travaux récents, notamment sur la plasticité phénotypique, l'épigénétique et les approches écologiques du développement, ont montré qu'il était souvent difficile, voire impossible, de faire la part entre la « nature » et la « culture ».

Les sociétés humaines sont le résultat d'interactions complexes entre des facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et culturels, si bien qu'aucune discipline, qu'il s'agisse de la biologie ou d'une autre, ne saurait confisquer le discours intellectuel sur les différences entre femmes et hommes. Cette diversité apparaît d'ailleurs dans les études sur le genre elles-mêmes, puisqu'elles relèvent de champs académiques extrêmement diversifiés.

Dénoncer la « théorie du genre » revient d'ailleurs à commettre une confusion classique et regrettable sur ce qu'est une théorie. Semblant prendre modèle sur les partisans du « dessein intelligent », qui dénoncent dans la biologie de l'évolution un discours qui ne serait, justement, « qu'une théorie », les opposants au concept de genre cherchent à dénigrer les études portant sur l'identité et l'orientation sexuelle ou sur les inégalités sociales entre les sexes. Ces études ont pourtant fait la preuve de leur intérêt et de leur capacité à mettre en lumière des aspects jusque-là impensés ou négligés de nos histoires ou de nos sociétés.

RÉINTERPRÉTATION DE LA SCIENCE À DES FINS POLITIQUES

Enfin, les opposants au concept de genre, en tentant insidieusement de déplacer le débat du champ de la politique à celui de la biologie, ont pour objectif d'imposer leur système de représentations. Cependant, ce système n'a rien de naturel ni d'universel. En le proposant, ses promoteurs usurpent les habits du sérieux

scientifique, puisqu'ils réinterprètent des faits biologiques d'une manière profondément biaisée par leur vision particulière de ce que devrait être notre société.

La science s'efforce de déployer un discours aussi objectif et rigoureux que possible, et elle ne doit donc en aucun cas servir à conforter des préjugés. Le devoir des scientifiques est de lutter contre la désinformation et les utilisations inadéquates de leur discours. C'est pourquoi nous rappelons qu'aucune observation de la nature ne saurait avoir de prétention normative pour la société.

Quelles que soient les conclusions scientifiques relatives aux origines des différences entre les hommes et les femmes, celles-ci ne doivent pas servir à légitimer l'inégalité entre les sexes dans nos sociétés, et les inégalités ne doivent pas non plus être présentées comme des faits de nature. La notion même d'identité sexuelle est structurellement humaine, et ne saurait donc être appréhendée par une approche seulement biologique.

Il est donc inadmissible et vain d'instrumentaliser la biologie dans un débat concernant l'égalité sociale entre les individus, quels que soient leur sexe, leur identité ou leur orientation sexuelle. L'apprentissage de l'égalité ne peut se faire que par l'éducation, et ce qui se passe dans la nature ne nous renseigne en aucun cas sur les décisions politiques que nous devons prendre.

En bannissant le mot « genre » des manuels scolaires, le gouvernement semble avoir choisi de satisfaire les revendications arbitraires d'un groupe de manifestants, balayant d'un revers de main les études sur le genre, un champ d'étude riche de plusieurs décennies de travaux.

Nous, enseignants et chercheurs en biologie et philosophie de la biologie, condamnons ce marchandage du savoir avec des groupes de pression, au mépris des connaissances scientifiques actuelles. En tant que scientifiques et citoyens, nous dénonçons fermement l'usurpation du discours scientifique pour imposer abusivement une idéologie inégalitaire.

Des enseignants et chercheurs en biologie

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 10.03.2014 |

Par Des enseignants et chercheurs en biologie

Lire : la liste des auteurs de cette tribune (un collectif d'enseignants et de chercheurs en biologie et en philosophie de la biologie) ainsi que la pétition qui est associée.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:11

Plus de femmes maires dans les petites communes

Aujourd'hui, la France compte 5 104 femmes maires, soit moins de 14% du total des maires des 36 769 communes. Le taux de femmes maires est plus important dans les petites communes, celles de moins de 3 500 habitants (14,3% avec 4 829 femmes). Il atteint 11,3% dans les communes de 30 000 à 100 000 habitants (24 femmes maires) et 13,5% dans les villes de 100 000 habitants et plus avec cinq femmes (Hélène Mandroux à Montpellier, Martine Aubry à Lille, Adeline Hazan à Reims, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence et Dominique Voynet à Montreuil).

Selon un sondage Ifop pour le magazine Femme actuelle (lire Maire info du 18 février), une large majorité de Français (70%) souhaitent davantage de femmes maires et 54% veulent que leur propre commune soit administrée par une femme.

Dans les conseils municipaux, la parité progresse. Le mouvement a été lancé par la réforme constitutionnelle de 1999 et par les lois de parité, à commencer par celle de 2000 qui avait imposé le même nombre de femmes et d'hommes sur les listes et une alternance par tranche de six (trois hommes et trois femmes en ordre libre). Il faudra attendre la loi du 31 janvier 2007 pour que chaque liste doive respecter une stricte alternance entre femme et homme dans les communes de plus de 3 500 habitants.

Désormais, la parité est quasiment atteinte dans les conseils municipaux de ces communes (48,5% de femmes) observe le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes dans son Guide de la parité.

Le mouvement va s'accentuer lors des prochaines municipales. La loi du 17 mai 2013 a étendu la règle de stricte alternance aux communes de 1 000 habitants et plus, ce qui aboutira à l'élection de 16 000 conseillères municipales supplémentaires.

Les états-majors des grands partis politiques se montrent en revanche discrets sur le nombre de femmes têtes de liste et ayant une chance d'être élues. Exception notable, la situation parisienne où il apparaît plus que probable qu’au soir du 30 mars, sera élue la première maire de Paris.

Paris devrait venir alors rejoindre le club encore restreint des capitales dirigées par des femmes : Hanna Beata Gronkiewicz-Walt à Varsovie, Ana Botella à Madrid, Yordanka Fandakova à Sofia, Halyna Hereha à Kiev ou Ana Olivera à Montevideo.

Edition du 24 Février 2014 dans Maire Info, Quotidien d’information destiné aux élus locaux

http://www.maire-info.com/article.asp?param=16963&PARAM2=PLUS

à suivre après les prochaines élections…
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