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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:00

Et si l'avenir était en zone rurale ?

De nombreuses initiatives se développent pour faire vivre les zones rurales. Les maires de très petites communes s'inquiètent et se mobilisent. Tout comme l'écrivain Alexandre Jardin qui par son mouvement «Bleu Blanc Zèbre» veut fédérer les initiatives de la France des territoires.

Des centaines de maires doivent se manifestent partout en France contre le projet de loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale). De nombreux panneaux de signalisation de ces petites communes pourraient êtres ceints d'un crêpe noir, en signe de deuil. Réunis sous la bannière «ma commune est utile», ils veulent montrer qu'ils sont parfois le dernier rempart contre la lente et inexorable désertification qui gagne certaines zones. Les seuls ? Pas si sûr.

   «Bleu Blanc Zèbre»

Il faut compter avec de nouvelles formes de solidarités qui s'écrivent ici ou là, à l'initiative d'hommes et de femmes qui ont décidé de vivre «au pays», parfois coûte que coûte, parfois au prix de gros sacrifices. Une décision rendue plus facile dans des zones touristiques même si ce n'est qu'un tourisme saisonnier à l'image de Rabat-les-Trois-Seigneurs, en Ariège (lire le témoignage d'Agnès Rouquet).

Une décision qui est bien souvent sous-tendue par un choix de vivre en accord avec un certain nombre de principes, au premier rang duquel un appétit certain pour la qualité de vie.

Selon une étude du centre d'observation de la société les campagnes demeurent en moyenne moins riches que les villes avec des inégalités selon les territoires. Dans plusieurs près de la moitié des régions (Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Haute-Normandie…), le niveau de vie des ruraux dépasse celui des urbains. Alors que dans l'autre moitié (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées par exemple), c'est l'inverse.

Coté institution, tous les élus ne sont pas restés les bras croisés et multiplient les initiatives originales pour organiser la résistance, renforcer l'attractivité de leur territoire et permettre de rebondir. Dans le Gers, c'est le programme «Soho Solo» qui est taillé sur mesure pour ceux qui veulent venir travailler à la campagne, en bénéficiant des meilleurs équipements technologiques dans un réseau de villages d'accueil connectés.

En Lozère, c'est le programme «Nouvelle vie» qui est développé pour accueillir les candidats qui désirent s'y implanter.

Autant d'idées que veut fédérer l'écrivain Alexandre Jardin dans son mouvement pour promouvoir tous les actions des «faizeux». «Il y a ceux qui font, les faizeux, et ceux qui disent, les diseux» explique-t-il. «Il y a Podemos en Espagne ; nous, on est «hacemos», nous faisons.» «Bleu Blanc Zèbre», c'est un site internet qui recense un certain nombre d'initiatives facilement modélisables et qui marchent. «C'est un peu la révolution du concret qui part des territoires, des initiatives» poursuit-il. «Il y a un décalage énorme entre les normes pensées dans la Haute Administration et le concret de la vie.». Comme une équation à résoudre dans un pays coupé en deux.

 

    Au petit-Rabat, Agnès permet aux gens de «se retrouver»

«Le Petit Rabat», c'est un lieu atypique, charmant et chaleureux, à la décoration originale, situé au cœur du village de Rabat-les-Trois-Seigneurs, village ariégeois de 365 habitants (avec les hameaux). Ouvert depuis 5 ans, grâce à Agnès Rouquet, «Le Petit Rabat» fait à la fois épicerie, bar et brocante. «Je propose des produits de dépannage comme de l'huile, du beurre, du sucre, du vinaigre… et de produits de terroir. Je n'ai pas de produits frais», annonce Agnès.

Chineuse dans l'âme, elle a aussi créé un coin brocante et un petit comptoir où les habitués viennent prendre le café. «Le Petit Rabat est un lieu de rencontres, les gens viennent pour discuter, se retrtouver», poursuit -elle.

L'été, quand la population du village triple grâce à l'afflux des vacanciers, Agnès installe une terrasse avec buvette sur la place qui devient alors le cœur névralgique de la petite cité, le lieu où tout le monde se retrouve le soir. «Au départ, quand on a ouvert avec ma sœur Marie Do, on cherchait un endroit pour vendre nos créations artisanales. Puis avec le temps, la boutique s'est diversifiée. A Rabat, il y avait une épicerie depuis plusieurs générations. Quand elle a fermé, certains se sont retrouvés orphelins et ils étaient bien contents que j'ouvre», raconte Agnès.

Le Petit Rabat tourne surtout grâce à la présence des «expats» qui ont des résidences secondaires dans le coin. «Ils viennent de Toulouse, Bordeaux, Paris… et sont très attachés à mon petit commerce. Ils sont prêts à payer les produits plus chers que dans les centres commerciaux situés à 5 km de là.»

Longtemps Agnès a mené une double activité. Aujourd'hui, elle vit juste du Petit Rabat. Ce n'est pas rentable mais pas question de la fermer. «C'est quelque chose qui m'atteindrait trop !» Elle ne serait pas la seule.

Publié dans La Dépèche le 10/05/2015

 

   Montgaillard : 3 hommes et un Relais

En quittant l'autoroute A 61, à hauteur de Villefranche-de-Lauraguais, un chemin bucolique, bordé de coquelicots conduit à Montgaillard. Ce village paisible, aux maisons en briques roses, compte 700 habitants, une école avec 77 élèves et un seul commerce. Il s'agit du tout nouveau Mont-Relais -Gaillard qui a ouvert ses portes en octobre dernier. Il fait tout à la fois bar, restaurant et épicerie.

Situé sur la ceinture du village, ce relais offre un cadre convivial avec sa grande terrasse parsemée de parasols, son bar en arrondi, sa salle de restauration coquette à la décoration marine et son épicerie en U.

Le Mont-Relais -Gaillard a vu le jour grâce à l'initiative de «trois potes de longue date» : Gérard Gulli, Eric Martinet et Boualem Hendi alias «Boubou». Ils ont décidé de s'associer pour reprendre un ancien hôtel en vue de le transformer en taverne et épicerie. « Il y avait une demande, le dernier commerce de Montgaillard a fermé en 1968. D'entrée, nous avons été bien accueillis. On a contribué à créer un nouvel espace de convivialité dans le village», se réjouit Gérard. Grâce à eux, la vie a changé à Montgaillard et beaucoup de leurs clients se transforment en amis.

Ouvert depuis 8 mois, sept jours sur sept, le Mont-Relais -Gaillard se taille un joli succès. Polyvalents, les garçons y travaillent d'arrache-pied sans compter leurs heures. Du pain et viennoiseries cuits sur place tous les matins, en passant par les produits de dépannage (beurre, café, vin, pâtes, papier toilette, tomates...) vendu s à la boutique à des prix raisonnables, aux assiettes de grillades (entrecôte, agneau, magret) servies midi et soir, aux crêpes et glaces de l'après-midi et les soirées du week-end qui attirent les jeunes du rugby, le relais brasse un public assez large. Il irrigue même les villages alentours où Boubou va livrer le pain. «Il m'arrive aussi d'apporter une bouteille de gaz, du beurre… si les gens me le demandent.». Tout le monde a trouvé sa place au Relais, y compris les enfants du village qui ne sont pas indifférents au rayon de bonbons. Et certains adultes non plus !

 

    Jean-Stéphane fait du commerce et crée du lien social

Jean-Stéphane Courant est une perle. Avec son camion ambulant «Le petit Marché», il sillonne la campagne et va à la rencontre des personnes isolées qu'il ravitaille en pains, viennoiseries, fromages, charcuteries et produits d'épicerie courante. Debout cinq jours sur sept à 4 heures du matin, il achalande son camion à Plaisance-du-Touch où arrivent toutes les nuits, sur le coup des 3 heures, du pain, des gâteaux, des croissants… produits à la Panetière du Rouergue, à Villefranche-de-Rouergue. De là, Jean-Stéphane part en tournée. Du lundi au vendredi, il sillonne les routes du Gers (Samatan, Gimont, Lisle en Dodon…) du Tarn (Gaillac, Rabastens, Carlus, Garidech, Lavaur) et du Lauraguais…

«Au-delà de la vente, je crée aussi un peu de lien social. Je ravitaille beaucoup de personnes âgées qui vivent seule.» Jean-Stéphane n'hésite pas à s'arrêter pour prendre le café et discuter avec elles. «Pour certains, je suis la seule personne qu'elles voient ou presque de la semaine». De la gentillesse à revendre, le vendeur ambulant n'hésite pas à changer une ampoule quand il le faut, prendre des lettres pour les poster… Tous ses clients ont son numéro de téléphone, et peuvent l'appeler. «Ils me font des listes, le samedi je vais leur acheter ce que je n'ai pas dans le camion». Une perle !

 

«Il faut fédérer les gens qui font : «hacemos !»

Écrivain, Alexandre Jardin s'est lancé dans un nouveau combat avec son mouvement «Bleu Blanc Zèbre» pour une société plus solidaire. Il vient de publier «Laissez-nous faire»(ed. Robert Laffont), un manifeste pour recenser les bonnes initiatives qui existent un peu partout dans la France de l'autre côté du périphérique parisien.

Vous avez des origines rurales ?

Oui, comme tout le monde. Je passais mon enfance dans le Poitou. Je sais par expérience ce qu'est un maire rural. C'est un militant associatif, c'est un chef de village, c'est quelqu'un qui prend soin des autres. Dans la réalité, le peuple, depuis des siècles, quand il souffre, va voir le maire. Si vous désarmez les maires complètement, les classes populaires vont se retrouver devant une absence complète de régulateurs locaux. Le maire, c'est le dernier recours. Ce sont essentiellement des gens qui rendent service. C'est ce que j'appelle des «faiseux», pas des «diseux». Ce sont des gens d'action. Si vous ne rendez aucun service à votre commune, vous êtes virés (rires). Ce sont des gens qui ont, dans l'ensemble, un grand crédit moral. Ils ont la légitimité gagnée par l'action visible et le service effectivement rendu.

    Vous voulez fédérer les «faiseux», comment allez-vous procéder ?

On a un site internet, le livre lance un appel qui est entendu massivement. Un appel à quatre sortes de «faiseux». D'abord les maires qui innovent et mettent en place des solutions dont le pays a besoin au niveau national. Quand un maire très innovant résout vraiment un problème, modélise quelque chose, l'État français ne sait absolument pas tirer profit de la créativité locale. Vous finissez toujours par vous retrouver avec une bande de «crânes d'œufs» qui produit un plan technocratique. Alors que si vous raisonnez à partir de ce que font les maires, vous avez des solutions de praticiens qui maîtrisent en général les coûts parce qu'ils n'ont pas de fric.

    Et la deuxième sorte de faiseux ?

Ce sont les associations qui sont les outils même de l'action citoyenne, des gens qui se prennent en main. Le troisième pôle, ce sont les entrepreneurs. Vous avez une foule d'entreprises qui règlent des problèmes d'intérêt général. Il y a aussi une créativité impressionnante dans les organisations patronales, souvent les plus petites, pour imaginer des solutions de retour à l'emploi et faire émerger le marché gris de l'emploi, c'est-à-dire les postes qui n'apparaîtront jamais à Pôle Emploi. Quatrième sorte de «faiseux», mais qui ne rejoindront pas le mouvement «Bleu Blanc Zèbre» de manière visible, ce sont les fonctionnaires : vous avez des pelletées de gens qui sont incroyablement innovants mais qui affrontent leur hiérarchie : nous nous battrons pour eux parce qu'il n'est plus possible dans un pays à l'arrêt, de se passer de ceux qui mettent en place des solutions pragmatiques et efficaces. Et il y en a dans toutes les administrations. Il faut bien que nous, les citoyens, profondément républicains, gaiement républicains, qu'on mutualise les compétences pour faire repartir le pays par en bas, par les territoires. L'alliance entre nos zèbres et les élus locaux est fondamentale. On se prend en main, ce n'est pas «Podemos», c'est «Hacemos», nous faisons. C'est ouvert à tous, républicains s'entend. C'est-à-dire aux gens qui sont pour l'inclusion de tous. La République, ça inclut.

    Le fossé se creuse-t-il encore entre la France des villes et celle des campagnes ?

C'est terrifiant. La France urbaine ne sait plus du tout comment vit le tiers de la nation qui se trouve dans les territoires ruraux. Tout est pensé pour un monde urbain et les ruraux, qui choisissent un mode de vie, une façon d'être et un art de vivre n'ont pas à se plier. C'est une partie de l'identité de notre pays.

     De nouvelles solidarités sont en train de s'écrire dans ces zones ?

Oui, parce que nous ne sommes pas un peuple de veau. Nous restons un grand peuple, capable d'initiative. En fait, notre nation est en train d'hésiter entre son extraordinaire créativité, sa vitalité locale et un désarroi national absolu. On reprend confiance ou on ira dans les grands fracas, avec la tentation des extrêmes…

      Vous êtes confiant dans l'avenir ?

Je ne me serai pas lancé là-dedans si je n'avais pas eu une foi absolue dans mon pays. Je sais que nous allons gagner mais il faut se remuer. Il faut défendre mordicus les gens capables, les gens qui passent à l'acte contre les «administrativeux». On devrait gagner parce qu'on a les vivants avec nous.

«Laissez-nous faire ! on a déjà commencé» 206 pages, 17 € aux Éditions Robert Laffont.

www.bleublanczèbre.fr

Alexandre Jardin, Ecrivain

Propos recueillis par Sébastien Dubos

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/10/2102045-et-si-l-avenir-etait-en-zone-rurale.html

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 09:43

La mise en œuvre du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) pour la programmation 2014-2020 se fera désormais sous la responsabilité des Régions qui deviennent autorités de gestion, à l’exception de la Réunion (Conseil général) et de Mayotte (Préfecture).

Il y aura ainsi en France 27 programmes de développement rural régionaux (PDRR) :

21 régions hexagonales, la Corse, 5 départements d’outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion, auxquels s’ajouteront un programme national pour la gestion des risques en agriculture, ainsi qu’un programme spécifique pour le réseau rural national.
Un cadrage national : Il permet d’assurer une cohérence sur certaines politiques nationales, en faveur notamment du soutien aux zones défavorisées, de l’installation des jeunes agriculteurs ou de l’environnement.

En outre, comme pour les autres règlements liés à la PAC ou à la mise en œuvre des fonds européens, le règlement de développement rural a été adopté par le Parlement et le Conseil Européen le 17 décembre 2013.

La préparation des programmes par chaque région est en cours de finalisation, en vue d’une transmission à la Commission fin mars 2014.

Par ailleurs, des dispositions transitoires sont mises en place afin d’assurer la continuité des politiques prioritaires entre les deux périodes de programmation. Ces dispositions concernent a minima, dans toutes les régions, l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), la prime herbagère agro-environnementale (PHAE), les mesures agro-environnementales (MAE), le soutien à l’installation ainsi que d’autres mesures définies par les régions.

    Le réseau rural national

Le réseau rural national (RRN) est une composante essentielle de la politique de développement rural (second pilier de la PAC).

Dans le cas de la France, qui a choisi de régionaliser l’essentiel de la mise en œuvre de cette politique dans le cadre de l’article 78 de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, le réseau rural national (RRN) a été établi dans le cadre d’un programme national spécifique.

Le programme spécifique réseau rural national (PSRRN) a été approuvé par décision de la Commission européenne en date du 13 février 2015. L’autorité de gestion en est confiée au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF). La conduite de ce programme sera assurée par 3 copilotes qui sont, outre le MAAF, l’Association des régions de France (ARF) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET).

La finalité du RRN est de contribuer aux réflexions, aux échanges et aux débats sur les territoires ruraux et sur les axes politiques utiles au développement de ces territoires. Il devra activement contribuer à favoriser les échanger entre les acteurs et à valoriser et transmettre les informations, les bonnes pratiques et les expériences pour une mise en œuvre efficace et collaborative des actions du développement rural.

Les objectifs et le contenu du programme doivent se coordonner avec les réseaux ruraux régionaux qui existent au sein des programmes développement rural régionaux dont les régions sont les autorités de gestion (sauf à la Réunion et à Mayotte où ce sont respectivement le Conseil général et le Préfet qui remplissent cette fonction)

Le programme national du réseau rural français mobilise près de 23 millions d’euros de crédits du FEADER pour la période 2014-2020. Ces crédits serviront à financer le fonctionnement du dispositif, notamment la formation et la mise en réseau des acteurs.

Appel à propositions 2015 de Mobilisation Collective pour le Développement Rural

En 2015, le Réseau Rural National lance un appel à propositions (AAP) de dispositifs de mobilisation collective pour le développement rural (MCDR).
La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 19 juin 2015 minuit.

voir l'AAP : http://www.reseaurural.fr/files/aap2015.pdf

info venant de : http://www.reseaurural.fr/files/aap2015.pdf

 

La mise en œuvre du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) pour la programmation 2014-2020 se fera désormais sous la responsabilité des Régions qui deviennent autorités de gestion, à l’exception de la Réunion (Conseil général) et de Mayotte (Préfecture).

Il y aura ainsi en France 27 programmes de développement rural régionaux (PDRR) :

21 régions hexagonales,
la Corse,
5 départements d’outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion,
auxquels s’ajouteront un programme national pour la gestion des risques en agriculture, ainsi qu’un programme spécifique pour le réseau rural national.
Un cadrage national

Il permet d’assurer une cohérence sur certaines politiques nationales, en faveur notamment du soutien aux zones défavorisées, de l’installation des jeunes agriculteurs ou de l’environnement.

En outre, comme pour les autres règlements liés à la PAC ou à la mise en œuvre des fonds européens, le règlement de développement rural a été adopté par le Parlement et le Conseil Européen le 17 décembre 2013.

La préparation des programmes par chaque région est en cours de finalisation, en vue d’une transmission à la Commission fin mars 2014.

Par ailleurs, des dispositions transitoires sont mises en place afin d’assurer la continuité des politiques prioritaires entre les deux périodes de programmation. Ces dispositions concernent a minima, dans toutes les régions, l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), la prime herbagère agro-environnementale (PHAE), les mesures agro-environnementales (MAE), le soutien à l’installation ainsi que d’autres mesures définies par les régions.

Le réseau rural national

Le réseau rural national (RRN) est une composante essentielle de la politique de développement rural (second pilier de la PAC).

Dans le cas de la France, qui a choisi de régionaliser l’essentiel de la mise en œuvre de cette politique dans le cadre de l’article 78 de la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, le réseau rural national (RRN) a été établi dans le cadre d’un programme national spécifique.

Le programme spécifique réseau rural national (PSRRN) a été approuvé par décision de la Commission européenne en date du 13 février 2015. L’autorité de gestion en est confiée au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF). La conduite de ce programme sera assurée par 3 copilotes qui sont, outre le MAAF, l’Association des régions de France (ARF) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET).

La finalité du RRN est de contribuer aux réflexions, aux échanges et aux débats sur les territoires ruraux et sur les axes politiques utiles au développement de ces territoires. Il devra activement contribuer à favoriser les échanger entre les acteurs et à valoriser et transmettre les informations, les bonnes pratiques et les expériences pour une mise en œuvre efficace et collaborative des actions du développement rural.

Les objectifs et le contenu du programme doivent se coordonner avec les réseaux ruraux régionaux qui existent au sein des programmes développement rural régionaux dont les régions sont les autorités de gestion (sauf à la Réunion et à Mayotte où ce sont respectivement le Conseil général et le Préfet qui remplissent cette fonction)

Le programme national du réseau rural français mobilise près de 23 millions d’euros de crédits du FEADER pour la période 2014-2020. Ces crédits serviront à financer le fonctionnement du dispositif, notamment la formation et la mise en réseau des acteurs.

Appel à propositions 2015 de Mobilisation Collective pour le Développement Rural

En 2015, le Réseau Rural National lance un appel à propositions (AAP) de dispositifs de mobilisation collective pour le développement rural (MCDR).
La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 19 juin 2015 minuit.

voir l'AAP : http://www.reseaurural.fr/files/aap2015.pdf

info venant de : http://agriculture.gouv.fr/pac-developpement-rural-feader

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 09:22

Pour attirer les jeunes médecins, une communauté de communes rurale mise sur Païs -Centre-41

Païs, plateforme alternative d’initiative en santé, a été expérimentée pendant trois ans dans la commune de Saint-Georges-sur-Cher, située entre Tours et Blois, pour faciliter l’organisation des soins de proximité. Face au succès de l’expérience, ce projet appuyé par l’agence régionale de santé (ARS), la CPAM et des mutuelles est élargi à tout le territoire de la communauté de communes du Cher à la Loire depuis l’automne 2012.

Initié par le centre hospitalier de Blois et mis en œuvre depuis 2009 par les quatre médecins de la commune Saint-Georges-sur-Cher (2.500 habitants), ce projet Païs a bénéficié durant les trois premières années de test, octobre 2009 à octobre 2012, d’un financement associant partenaires institutionnels et privés.

Retour sur l’histoire de ce projet

"Certes l’installation de jeunes médecins dont les familles vivent à Tours est facilitée par l’autoroute A85, mais c’est surtout le résultat de Païs : la preuve, ils étaient quatre médecins en 2009, ils sont sept aujourd’hui !", indique Jean Lhotse, maire de Saint-Georges-sur-Cher. Cette commune rurale située à 40 km de Tours et de Blois bénéficie d’une croissance démographique importante. En 2009, les quatre médecins y exerçant construisaient leur cabinet médical et cherchaient à s’organiser au mieux. Ils ont entendu parler de Païs et ont décidé d’adhérer à cette plateforme qui propose une organisation mutualisée pour soigner sur place les petites urgences et désengorger l’hôpital. Concrètement le principe du dispositif repose sur l’engagement d’un petit groupe de médecins à assurer des astreintes par rotation pour gérer les imprévus. En contrepartie des services et des aides facilitent l’exercice de leur métier : aide au recrutement et la formation d’une secrétaire à l’informatisation pour la mutualisation des dossiers médicaux. "Depuis que les médecins ont adhéré à ce dispositif, les dossiers médicaux sont mutualisés, ce qui est rare en milieu rural. Un temps perturbés dans leurs habitudes, les clients ont vite compris l’intérêt du dispositif. Par ailleurs, en plus de faciliter la prise en charge des petites urgences, ce système libère du temps pour la vie personnelle des médecins, ce qu’apprécient notamment les plus jeunes", précise l’élu.

La pérennité financière assurée grâce à un élargissement à l’échelle communautaire

Le dispositif a convaincu le maire qui a décidé de soutenir cette organisation mutualisée des médecins. La commune a vendu au cabinet médical un terrain pour qu’ils y construisent leur nouveau cabinet, puis a investi dans la voirie et les parkings pour y faciliter l’accès. "J’étais inquiet de la pérennisation du système puisque les financements de l’expérimentation, en particulier ceux de l’ARS devaient s’arrêter au terme des trois premières années, indique l’élu. Or entre 2009 et 2012, trois nouveaux médecins se sont joints au cabinet, et à sept, ils couvrent aujourd’hui plus de la moitié des habitants de la communauté de communes. C’est pourquoi, un financement communautaire semblait naturel." D’autant que quatre médecins d’autres communes du territoire ont désormais rejoint le dispositif Païs.

Une convention entre le centre hospitalier de Blois et la communauté de communes

Dans une convention signée en mai 2012 avec le centre hospitalier de Blois, la communauté de communes du Cher à la Loire (9 communes, 13.400 habitants) s’engage à verser 80.000 euros par an pour contribuer au dispositif Pais. Cette enveloppe finance l’aide au secrétariat de 430 euros par médecin et par mois auprès des 11 médecins du territoire, ainsi que l’indemnisation de la journée d’astreinte. "Pour intégrer davantage de médecins et couvrir tout le territoire, nous avons dû passer l’indemnité d’astreinte de 100 à 50 euros, précise Jean Lhoste. Cela permet, dans les contraintes du budget prévu, d’indemniser davantage de médecins et de réduire pour chacun, le nombre de jour d’astreinte." Car la réduction de ces contraintes est l’une des conditions pour attirer les jeunes médecins en milieu rural. Au-delà, c’est une vraie la dynamique de santé qui a été enclenchée par le dispositif Païs qui mobilise d’autres professionnels du secteur (voir encadré).

Cécile Perrin pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Dynamique de santé en milieu rural
Depuis 2009, le cabinet médical de Saint-Georges-sur-Cher comprend également deux infirmières. Parallèlement, la pharmacie du village a déménagé auprès du cabinet médical et multiplié son chiffre d’affaires. Le tout créant un pôle privé de santé soutenu par la commune. "A proximité, la commune a réservé quatre lots à des professionnels de santé, équipés de fourreaux susceptibles d’accueillir un réseau Intranet, afin de rendre possible un secrétariat commun, détaille le maire. D’ailleurs, un opticien doit s’installer en 2013 et nous avons créé 50 places de parking qui sont mutualisées. Nous rêvons qu’un jour un diabétologue et un cardiologue viennent une fois par mois." De plus, les médecins adhérant à Païs participent à des actions de formation du personnel des deux maisons de retraite du terr
itoire.

Contacts

Communauté de communes du Cher à la Loire

38 rue des Bois, 41401 Montrichard
tél. : 02 54 75 73 20, cc-cher-loire@wanadoo.fr
Nombre de communes : 9 ; Nombre d'habitants : 13 400
Nom de la commune la plus peuplée : Montrichard (3 500 hab.)

  • Marinier Jean-François : Président

Commune de Saint-Georges-sur-Cher

15 rue de Verdun : 41400 Saint-Georges-sur-Cher
tél. : 02.54.32.30.19 ; mairie.st.georges41@wanadoo.fr
Nombre d'habitants : 2 500

  • Lhoste Jean ; Maire

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250265229894

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