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Le blog d'Odile Plan

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 09:42

Conférence climat : "Aux arbres, citoyens !"

Après la Révolution de 1789, des milliers de communes françaises avaient planté des "arbres de la liberté". Pour la conférence COP21, qui se tiendra à Paris en décembre prochain, les 36.700 communes et toute la société civile sont invitées à s'inspirer de cet élan révolutionnaire en plantant des "arbres du climat".

Une initiative dont le slogan pourrait être "Aux arbres, citoyens !", s'est amusé Guy Geoffroy, président des EcoMaires, qui apporte son concours à cette opération lancée le 9 juin par l'Association des maires de France (AMF), la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et la fondation Yves-Rocher en partenariat avec Cité Verte, une démarche citoyenne européenne en faveur du végétal. Trois ministères – Education nationale, Ville, Jeunesse et Sports, et Ecologie – parrainent en outre "Un arbre pour le climat" qui bénéficie d'un site dédié. "La protection du climat n'est pas seulement un enjeu mondial, cela doit aussi se passer au coin de la rue", a souligné François Baroin, président de l'AMF. Selon lui, les difficultés budgétaires que rencontrent les communes ne les empêchent pas de continuer à développer leurs actions en matière d'environnement, d'autant qu'elles peuvent aussi leur permettre de réaliser de substantielles économies, en matière d'énergie notamment.

     Rendez-vous à la Sainte-Catherine

Pour symbolique qu'elle soit, l'opération "Un arbre pour le climat" se donne pour ambition de fédérer le plus grand nombre au moment où la France jouera un rôle de premier plan dans des négociations climatiques déterminantes pour l'avenir de la planète. "Nous invitons à planter ces arbres en priorité dans les écoles pour que les enfants qui se retrouveront à cette occasion en gardent le souvenir et le transmettent plus tard à leurs propres enfants", a plaidé Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO. La priorité doit être donnée aux essences locales. Pour chaque commune, l'opération de plantation peut être l'occasion de valoriser les actions qu'elle conduit pour le climat et la biodiversité et d'y sensibiliser leurs habitants. Ces plantations atteindront leur point d'orgue le mercredi 25 novembre 2015, date emblématique pour planter selon l'adage populaire "A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine". "Planter un arbre est la plus belle chose que l'on puisse faire en faveur du climat", a conclu Alain Baraton. Responsable du Grand Parc du château de Versailles et chroniqueur sur France Inter, le célèbre jardinier a accepté de parrainer l'opération, aux côtés de l'actrice Mélanie Laurent. Selon lui, rien ne symbolise mieux le temps qu'un arbre. "C'est un être vivant qui a dans son écorce la mémoire des générations, a-t-il souligné. Il nous renseigne aussi, au présent, sur le temps qu'il fait et aussi sur celui à venir pour lutter contre le réchauffement climatique."

Anne Lenormand, Publié le mercredi 10 juin 2015 par localtis info

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250269053848

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 10:18

L’association Partageons les jardins :

créer du lien social avec des Biens Communs

Quelle image plus parlante pour illustrer un Commun qu’un jardin partagé ? Au-delà du symbole, le jardin partagé permet aux habitants de tout quartier de se réapproprier leur espace et de mieux vivre leur voisinage.

L’association Partageons les jardins outille ceux qui souhaitent créer un jardin partagé dans la région toulousaine. Elle fait partie d’un réseau français plus large et d’un mouvement encore plus vaste d’ « Urban Community Garden » né à New-York dans les années 70. A cette époque, un groupe d’artistes lance des « Seeds bombs » (bombes de graines) sur les friches de bâtiments abandonnés et détruits du centre-ville. Dans cette lignée, les premiers jardins partagés plus organisés voient ensuite le jour.

Un jardin partagé peut être envisagé sur tout type de terrain, qu’il soit public ou privé, pourvu que la demande des habitants ou d’une association locale soit assez forte. Une première phase de mobilisation est alors lancée avec une grande concertation ouverte. Il s’agit d’aller à la rencontre de tous les résidents et acteurs du quartier. Les premières réactions sont parfois craintives : il faut encore convaincre du bienfondé de l’initiative, notamment auprès du propriétaire du terrain.

Très vite, chacun peut constater par lui-même les bienfaits du projet sur la vie entre habitants d’un même immeuble. Le voisin du dessus un peu bruyant ou celui qui paraissait « un peu bizarre », devient subitement un jardinier avec qui l’on peut discuter et communiquer sur d’autres sujets plus positifs. On organise vite des barbecues où naissent des amitiés. Certains en profitent pour s’organiser et aller chercher les enfants des autres à l’école : le lien social se créé et chacun vit son quartier très différemment.

Pour l’association Partageons les jardins, le jardin partagé est un outil formidable notamment dans les quartiers HLM sensibles vécus comme des ghettos. Il a un coût mais il est également synonyme de coûts évités pour la collectivité : le lien social évite des tensions et des dégradations. A la différence d’un jardin public, le jardin partagé est synonyme d’engagement réciproque qui soude les personnes.

Partageons les jardins dispense des formations au jardinage, met à disposition des outils et même une grainothèque bio (stock de graines). Il existe tous types de jardin : potagers, fleuris. Et si une personne n’aime pas jardiner, elle peut toujours y venir rencontrer ses voisins ou profiter d’un coin de verdure, voir faire la sieste ... L’essentiel étant que chaque quartier décide comment « cultiver son jardin », en commun.

Vous aussi lancez votre jardin partagé, renseignez-vous :

http://lelabo-ess.org/?L-association-Partageons-les

http://partageonslesjardins.fr

http://jardins-partages.org

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 09:45

Inégalités : un site pour les adolescents

L'observatoire des inégalités a décidé de lancer un espace dédié aux adolescents : www.jeunes.inegalites.fr. 

«L'information sur les inégalités et les discriminations, explique l'Observatoire, reste en effet trop souvent destinée aux adultes. Pourtant, l'adolescence est l'âge des questionnements sur les inégalités, les injustices qu’ils observent ou dont ils sont parfois victimes. Racisme, discriminations, faim dans le monde, échec scolaire, travail des enfants… leurs interrogations ne manquent pas. Nos outils : un site Internet spécifique, 15 fiches thématiques sur les inégalités sociales et les discriminations, une nouvelle, un concours vidéo et des interventions auprès des jeunes. » 

Le site, qui s’enrichira progressivement de nouvelles fonctions, est soutenu par la Commission européenne, la Ligue des droits de l'Homme, le magazine Alternatives Economiques et l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville).

Paru le 15/01/2013 dans « histoires ordinaires »

http://www.histoiresordinaires.fr/Inegalites-un-site-pour-les-adolescents_a976.html

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 12:25

« Non à la disparition des associations »

Appel à une mobilisation commune pour le maintien des financements associatifs et la reconnaissance du rôle des associations dans la société

                     Pour signer l’appel cliquez ici ! http://www.nondisparitionassociations.net/?page_id=4                        

Quelques précisions sur l’appel du 10 avril - télécharger la notice explicative de l’appel

Le gouvernement a entrepris de redéfinir le cadre des relations entre l’État, les collectivités et les associations, ainsi que la législation et la réglementation relatives au financement des associations. Ces initiatives sont opportunes et importantes car les décisions prises dans ce domaine vont fixer le cadre institutionnel et réglementaire, sans doute pour longtemps. Mais cela ne saurait faire oublier que le même gouvernement a annoncé pour 2014 de nouvelles coupes sombres dans le budget de l’État et des collectivités, s’ajoutant à la réduction drastique des crédits en 2013. Le président de l’Association des Maires de France a dénoncé une situation « qui risque de peser sur les subventions aux associations ».

On ne peut pas assister passivement à la disparition d’un nombre sans cesse croissant d’associations, alors que celles-ci constituent l’un des piliers de notre vie démocratique, sociale, civique et culturelle. Les associations sont l’un des creusets de la démocratie et de la participation citoyenne. Elles jouent un rôle indispensable de renforcement de la cohésion sociale, de développement de l’activité et de l’emploi et de préservation des droits fondamentaux. Aucune société ne peut exister sans leur apport.

C’est pourquoi les associations, réseaux d’associations et élus signataires affirment qu’ils ne laisseront pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes. Les associations refusent d’être la variable d’ajustement des diminutions des financements publics et appellent à se mobiliser.

Les signataires demandent à  l’Etat et aux collectivités d’adopter 6 orientations :

1 La restauration d’un climat de confiance doit se traduire par la reconnaissance de leur rôle et par le développement des financements associatifs, pour que la dynamique associative soit en mesure de contribuer à l’intérêt général. En particulier, des 2014, l’État et les collectivités doivent apporter aux associations les moyens d’exercer leurs missions en maintenant les lignes de crédits nécessaires (il ne s’agit pas du service civique).

2 La subvention constitue un mode de financement légal qui doit être conforté et privilégié. Elle ne constitue pas la compensation d’un service rendu mais la reconnaissance de l’intérêt d’un projet associatif. Les subventions de fonctionnement doivent être développées. Les appels à projets constituent des formes parfois proches de celles des appels d’offres et ne sauraient devenir le mode habituel d’attribution des subventions.

3La plupart des actions associatives ne sont pas des activités économiques au sens européen du terme et doivent donc être considérées comme des activités non économiques ou des services non économiques d’intérêt général. Comme le permet la règlementation européenne, le gouvernement doit soustraire ces activités à l’extension indéfinie du champ de la concurrence, en réservant, lorsque la nature du service le justifie, la réalisation des actions d’intérêt général à des opérateurs ne poursuivant aucun but lucratif.

4 La diversité associative est un trésor national qui doit être préservé. Il est nécessaire de distinguer les cas des associations relevant du régime européen d’encadrement des aides d’État et la très grande majorité des associations qui n’en relèvent pas, et n’ont pas besoin de mandatement pour recevoir un soutien public. Il faut également lutter contre les politiques  délibérées de certaines collectivités et de l’Etat visant à réduire le nombre d’associations, et définir un cadre juridique, comptable et administratif adapté aux  petites et moyennes associations.

5 La participation citoyenne doit être encouragée pour donner une place centrale au citoyen dans la vie politique et à l’engagement du plus grand nombre. Elle passe notamment par une pédagogie de la citoyenneté et une architecture institutionnelle dynamique, favorisant un écodéveloppement local participatif et solidaire, des relations partenariales entre les associations et les collectivités. Les 3 lois de décentralisation doivent aborder ces points.

6 Ces enjeux concernent de nombreuses politiques publiques, notamment en matière d’écodéveloppement, d’éducation populaire, de défense des droits, de cohésion sociale,  santé… . C’est pourquoi la consolidation de la vie associative, annoncée par le Président au cours de la campagne présidentielle, doit être l’objectif de l’ensemble du gouvernement et faire l’objet d’un engagement du Premier ministre.

Signez et faites signer largement autour de vous cet appel, faites connaître vos difficultés et vos possibilités d’action, en allant sur le site www.nondisparitionassociations.net

Les signataires appellent les associations et les citoyens à signer cet et à participer à la semaine d’action organisée du 14 au 22 septembre 2013 pour engager un débat public sur l’avenir et le rôle des associations, défendre les financements associatifs, interpeller les pouvoirs publics et les élus, et si possible agir ensemble.

Une journée de travail, ouverte à tous, aura lieu le 8 juin pour préparer cette semaine d’action (dans les locaux de la Confédération nationale des foyers ruraux au 1, rue Sainte Lucie – 75015 Paris)

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:25

Les jeunes s'engagent et s'émancipent.

Journée d'initiation au butinage et de découverte d'expériences

Un des objectifs majeurs de RECit, le réseau des écoles de citoyens est de valoriser des initiatives citoyennes locales.
Recit estime que de nombreuses expériences de terrain sont porteuses de changement et qu'elles permettent d'inventer des solutions à des problèmes insolubles au niveau global. De fait, le partage de ces expériences constitue un puissant outil de mobilisation citoyenne. En créant et en alimentant depuis maintenant 10 ans une banque d'expériences sur 
www.recit.net

RECit met en évidence une réalité peu visible permettant à d'autres acteurs de se l'approprier et d'inventer leur propre solution.

Pour RECit, 2013 sera l'année du butinage
Butiner à RECit consiste à découvrir des initiatives citoyennes, à approfondir la connaissance de celles-ci en allant les rencontrer et à partager les fruits de cette exploration à l'ensemble du réseau. Afin d'accompagner les citoyens dans cette découverte ou re-découverte du monde militant, RECit propose une :
Journée d'initiation au butinage et de découverte d'expériences sur le thème

"Les jeunes s'engagent et s'émancipent"

le samedi 16 février de 9h30 à 16h30,
dans les locaux de RECit, au 108 rue saint Maur 75 011 PARIS

Au programme
-De 9h30 à 12h30 : découverte et appropriation de la pratique du butineur dans les locaux de RECit, au 108 rue saint Maur 75 011 PARIS,
-De 14h à 16h30 : expérimentation du butinage, directement sur le terrain, par des visites d'iniatiatives de jeunes et/ou pour des jeunes dont l'engagement collectif leur permet de s'émanciper .

Inscription requise auprès de Pauline par courriel pauline@recit.net ou au 06 22 48 45 61.

Info venant de l’acteur rural, le28 janvier 2013

 

http://village.tm.fr/acteur-rural/?2013/02/16/2287-16-fevrier-2013-a-paris

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 09:17

Epicerie solidaire à Amiens : plutôt mutualiser que créer une nouvelle structure - Picardie - 80 -

La ville d’Amiens a commandé en 2011 un audit et une cartographie de l’action caritative locale en vue d’une éventuelle création d’une nouvelle épicerie sociale. Ce diagnostic a réuni institutions et associations qui envisagent désormais autrement leur action et leur collaboration, dans un principe de mutualisation.

Les élus de la nouvelle équipe municipale d’Amiens (136.000 habitants) ont placé au cœur de leur projet la solidarité et l’insertion des personnes, avec la volonté de s’éloigner du principe d’assistanat. C’est ainsi qu’ils se sont intéressés à l’Union des associations pour l’insertion alimentaire (Udapia), seule structure de ce type à Amiens qui associe aide alimentaire et parcours d’accompagnement (lire l’encadré ci-dessous). "Ce qui nous intéresse dans ce concept, c’est le principe dynamique de la passerelle sociale et professionnelle", insistePascaline Annoot, adjointe au maire d’Amiens, chargée de la solidarité, et vice-présidente du CCAS.

    Un audit financé par le CCAS

Avant toute décision de créer une autre épicerie, la ville d’Amiens a sollicité l’Association nationale de développement des épiceries solidaires (Andes), pour réaliser un audit qui a été essentiellement financée par le CCAS. "Ce qui ne nous a pas empêché d’y travailler avec le conseil général", ajoute la maire adjointe. L’Andes a auditionné toutes les associations caritatives amiénoises et visité les lieux de distribution. La cartographie des sites de distribution a mis en lumière un bon maillage des territoires et une bonne répartition, mais l’Andes a souligné les difficultés des associations à travailler ensemble, à partager les données et les chiffres : "Le diagnostic montre que le rapport de confiance des associations avec les collectivités, comme entre associations, est encore à améliorer, commente l’élue. Or, nous avons pour objectif de lutter contre l’éparpillement des projets, dans le cadre des nouvelles contraintes budgétaires qui affectent les collectivités. En nous donnant une vision claire et partagée, cette étude nous a beaucoup aidés."

       Préconisation : aller vers davantage de mutualisation et de réflexion

L’étude ne recommande pas de créer une nouvelle épicerie sociale. Elle a plutôt incité à réunir l’ensemble des partenaires, dont le CCAS, l’État, la Direect et le conseil général, pour mieux accompagner cette structure existante, dont le public s’élargit : "il faut que tous les partenaires, -associations et institutions - travaillent à la

mutualisation de leur action de façon plus collaborative", confirme l’élue.

En 2012, la mairie d’Amiens a signé une première convention avec l’Udapia et en a augmenté les subventions.

Michel Léon, Titres & Chapos pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net 
et www.localtis.info


Les épiceries solidaires et l’Association nationale de développement des épiceries solidaires (Andes)

Les épiceries sociales et solidaires apportent une aide, principalement alimentaire, à un public en difficulté économique moyennant une faible participation financière (20 % du prix usuel). Au-delà, les épiceries sont des lieux d’accueil et d’échanges pour aider les personnes à retrouver -ou renforcer- l’envie de se tourner vers le monde extérieur grâce à de nombreuses activités destinées à reconstruire des liens. Les épiceries sociales et solidaires sont fédérées par l’Andes qui, en plus de dix ans d’existence, a participé à la création de plus de cinquante nouvelles épiceries sociales ou solidaires.


Publié le 17 décembre dans la lettre de Mairie Conseil

CONTACTS

Mairie d'Amiens

Place de l'Hôtel de Ville
80000 Amiens
tél. : 03 22 97 40 40

            Annoot Pascaline, Adjoint au maire chargée de la solidarité, vice-présidente du CCAS, tél. :03 22 97 40 83, p.annoot-fermantel@amiens-metropole.com

Gandega Sandrine, Communication Amiens Métropole, tél. :03.22 97 43 24

s.gandega@amiens-metropole.com

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250264554986

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:00

Ils font pousser des légumes, non pas dans leur arrière-cour, mais devant chez eux, et les laissent à disposition de ceux qui en ont besoin. Ce joyeux et généreux mouvement porte l'appellation « Incroyables comestibles ». Il s'inspire de son équivalent anglais, « Incredible Edible », créé en 2008. Le phénomène a pris de l'ampleur au printemps dernier et commence à essaimer partout en France. Ses adeptes professent une solidarité au ras du sol. « O n n'attend pas le «grand soir», on met les mains dans la terre », dit l'un d'eux. Et de renchérir : « Tu bèches, tu sèmes, tu y passes du temps, et en deux jours tout est ramassé. Il faut aller au-delà de l'individualisme. »

Légumes en accès libre, nouvelle idée solidaire

Lancé sur Facebook, le mouvement de partage « Incroyables comestibles » essaime partout en France

"C’est calme en ce moment, trop calme... » En essuyant les verres du restaurant où il est salarié à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Cédric Dérouin, 34 ans, évoque, pêle-mêle, les fermetures successives de dizaines de commerces dans le centre-ville, le licenciement économique de son unique collègue il y a quelques mois, l'incertitude qui pèse sur son avenir comme sur celui des ouvriers des chantiers de l'Atlantique, principal employeur du secteur. « Y'a plus de commandes... Que va-t-il se passer quand les deux derniers bateaux seront livrés ? », s'interroge-t-il, morose.

 

Mais où est-il celui dont nous avions lu les messages enthousiastes et fédérateurs sur Facebook ? Celui au ton plein d'espoir que nous avions eu au téléphone ? Il faut lui laisser le temps de fermer boutique. Le suivre jusque chez lui et le voir enfin nous présenter, avec un plaisir non feint, malgré la pluie battante, les poireaux et le petit chou qui ont poussé dans le bac qu'il a installé devant sa maison, surmonté d'un accueillant panneau « nourriture à partager », petit supplément d'âme dans ce lotissement neuf.

Faire un potager non pas derrière mais devant chez soi et laisser les légumes qui poussent à disposition de ceux qui en ont besoin : une idée bête comme chou, oserait-on dire, qui est au coeur d'un joyeux mouvement parti d'Angleterre sous le nom d'« Incredible edible », et qui est en train de conquérir la France de commune en commune sous le nom d'« Incroyables comestibles » avec la rapidité d'un bon « buzz ».

« Tout a commencé en 2008 à Todmorden, une cité industrielle du nord de l'Angleterre, touchée de plein fouet par la crise », raconte François Rouillay, qui a repéré puis importé la démarche en France et d'abord chez lui, en Alsace. « Pour recréer du lien social, des habitants ont eu l'idée de transformer un jardin floral en jardin potager et d'indiquer «food to share» («nourriture à partager»). Puis des bacs plantés de légumes sont apparus un peu partout, des cours d'écoles jusque devant le poste de police. Ce qui non seulement a permis de souder la communauté, mais a redonné à tous le goût du consommé local. »

En mai, François Rouillay commence par planter devant chez lui, bientôt imité par un voisin. Puis en homme de son temps, il pose sa bêche et allume son ordinateur. Plutôt que de restreindre le projet à sa seule ville de Colroy-La-Roche (Bas-Rhin), il crée une page Facebook « Incredible Edible France » pour inviter d'autres amateurs à faire comme lui.

Et c'est ainsi que, de « like » en « j'aime » (un clic équivaut à la recommandation d'une publication sur Facebook), le mouvement a traversé la France en moins de six mois, d'est en ouest, du nord au sud, pour former une jolie communauté aux six coins de l'Hexagone.

C'est par ce réseau social que Cédric Dérouin découvre les premières plantations faites en Alsace. Il s'y mettra pendant l'été. « J'avais récupéré des plants de poireaux, mais beaucoup trop pour la taille de mon potager. Plutôt que de les jeter, j'ai décidé de planter mon surplus de poireaux ici et d'inviter les passants à se servir gratuitement et vous voyez, des gens en ont pris ! », dit-il en montrant une rangée dépeuplée.

Une première étape, mais déjà il rêve d'un projet qui se déclinerait dans toute la ville. En lieu et place d'un vaste terrain en friches, il imagine un grand potager collectif : « A côté du foyer des jeunes travailleurs, cela aurait du sens. » Les plates-bandes des HLM pourraient offrir carottes et pommes de terre. Et ces palmiers qui vivotent sur l'avenue principale ? « Nous voudrions convaincre la mairie de remplacer chaque arbre mort par un arbre fruitier, explique t-il. Ce ne serait pas seulement décoratif mais utile. Ceux qui seraient dans le besoin pourraient directement se servir en pommes ou en poires. »

A son tour, il a créé une page Facebook qui a fait boule de neige. C'est ainsi qu'il est devenu l'un des pivots du mouvement dans l'ouest de la France, recevant désormais des sollicitations de toute la Bretagne comme de Poitou-Charentes.

« Ce qui séduit les gens c'est que le processus est très simple. Il n'y a aucun bulletin d'adhésion à remplir. Il suffit d'installer un bac et de planter, explique-t-il. Récemment, quelqu'un de Nantes a proposé de venir nous aider. J'ai répondu : «plante plutôt ton bac !» Il vit en appartement mais on a aussi été contacté par une Nantaise qui a un jardin mais pas le temps d'y planter des légumes. Il suffisait de faire le lien ! »

Voilà comment des gens d'âge, de milieu et de convictions politiques différents entrent peu à peu en contact au fil de l'hiver dans toute la France, pour mieux se préparer aux plantations du printemps. « A Saint-Nazaire, il y aussi bien des personnes qui vivent en HLM que des propriétaires de grands pavillons qui veulent participer, indique Cédric Dérouin. Certaines personnes qui travaillent, d'autres qui sont au chômage. »

Le projet a élargi son cercle de connaissances. Il lui a fait rencontrer nombre d'associations dont il ne soupçonnait pas l'existence et a également permis à ces dernières - les unes proches du jardinage, les autres intervenant dans le champ de l'insertion - de se rencontrer entre elles.

Ce soir pluvieux de décembre, ils sont une dizaine à se retrouver autour d'un verre pour discuter de la mise en place du projet. Chacun se présente : ils sont « amis » sur Facebook mais pas encore dans la vie ! Il y a là de vieux baroudeurs de la cause écologiste et des mouvements alternatifs, mais aussi des novices, comme Sandra Bacot, 32 ans, institutrice. « J'aime l'idée de voir le jardin comme quelque chose d'utile et pas seulement pour son petit bonheur personnel », confie-t-elle.

Elle écoute, attentive, les plus expérimentés lui expliquer des techniques qui vont lui permettre de planter des légumes pour un investissement minimum en temps et en euros, des solutions écologiques bien sûr. Elle découvre ainsi l'échange de graines ou la «permaculture ». Doucement, la conversation devient débat sur la marche du monde. « Le compost, l'échange de graines, le potager... Quand on parle de cela avec nos grands-mères, elles nous disent qu'on n'a rien inventé, parce qu'elles faisaient tout ça avant. Mais pourquoi ont-elles arrêté ? », s'interroge Christina Brulavoine, 42 ans, assistante de direction.

En Alsace, François Rouillay croit bien qu'une « révolution » est en marche. A Saint-Nazaire, on s'enthousiasme, mais on se demande encore : « Est-ce que les gens vont réussir à dépasser l'idée de la propriété du temps passé ? Tu sèmes, tu bêches, tu y passes du temps, et en deux jours, tout est ramassé par des inconnus... Il faut vraiment réussir à aller au-delà de l'individualisme... », développe Dorothée Bourdeaut, kinésithérapeute de 30 ans qui a fondé la cellule nazairienne avec Cédric. « Il faut que ce ne soit pas rare », lance Sandra. « Il faut que ça ne coûte presque rien », ajoute Dorothée.

« Moi j'y crois à 600 %, s'enthousiasme Cédric. Il n'y a pas de raison que la mentalité des gens n'évolue pas. Là, on voit bien que ça intéresse du monde, il faut tout faire pour que ça se concrétise par des plantations partout au printemps ! »

Militant à Attac, Thierry se souvient combien, lors de la fondation du mouvement en 1998, tout le monde croyait qu'un autre monde était possible. Quatorze ans après, le résultat est en demi-teinte. « La différence, c'est qu'à Attac on a commencé par beaucoup de théorie sur la mondialisation avant de réfléchir à l'action citoyenne. A «Incroyables comestibles», on n'est pas dans la théorie. On dit aux gens : ça vous intéresse ? Très bien, prenez un bac et plantez ! On n'attend pas le grand soir, on met les mains dans la terre ! »

 Aline Leclerc

Article paru dans l'édition du 27.12.12 Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:21

Micro-économie : un autre monde existe, il est dans celui-ci.

par Yan de Kerorguen

Ils sont des citoyens de tous les pays, ordinaires, parfois analphabètes, et ils ont en commun de mener des initiatives qui peuvent changer leur monde. Ils sont les inventeurs d’un million de révolutions tranquilles.


POUR UN BONNE ANNEE 2013, BIPLAN vous recommande :

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« Un autre monde existe, il est dans celui-ci ». Cette citation de Paul Eluard est en exergue du livre de Bénédicte Manier intitulé « Un million de révolutions tranquilles »*. En ces temps de crise, il faut lire ce livre comme un véritable bienfait pour le moral. Une source de jouvence autant que d’inspirations. Car cet inventaire d’initiatives économiques au service de la communauté, menées par des gens souvent pauvres et non éduqués, fourmille d’exemples sur l’habitat, la santé, l’environnement, le travail, l’argent. 
Cet autre monde est celui de milliers d’individus ou de groupes, qui de manière discrète ont pris en main leur économie en redécouvrant des savoir faire locaux ou en inventant des solutions inédites. Bénédicte Manier parle d’ « autogouvernance citoyenne ».

Dans le domaine de l’eau dont la pénurie à venir laisse craindre le pire, des paysans du Rajasthan où les surfaces agricoles ne cessent de reculer ont réussi à récréer un paysage « normand » où les champs sont verts. Un miracle ? Non, juste la ténacité d’un homme Rajendra Singh et l’intelligence collective de villageois qui ont entreprise de reconstruire un réseau oublié de bassins en terre, appelé « johads », conçus pour recueillir les eaux de ruissellement et les laisser s’infiltrer dans le sol. 
Aujourd’hui 10 000 structures de canalisations et de bassins de retenue, desservent plus de 700 000 habitants dans un millier de villages, soit la possibilité de deux à trois récoltes par an. La socialisation de la gestion de l’eau se fait démocratiquement au delà des querelles de castes et des barrières sociales. 


Une autre méthode oubliée le « zaï » a été réintroduite au Burkina Faso pour féconder la terre dans le désert. Cette technique consiste à creuser des cavités rondes dans lesquelles on dépose des semences et un peu de compost . L’eau de pluie reste piégée à l’intérieur. Le « zai » est aujourd’hui utilisé dans huit pays du Sahel. Ce sont les fermiers qui gèrent qui se transmettent le procédé entre eux, sans aucune aide des gouvernements. Ailleurs dans les pays latino américains, des « ruisseaux communautaires » (les acequias de comun ) servent à irriguer les champs. L’usage de l’eau est gratuit en contrepartie d’une contribution collective à l’entretien des berges et de l’écosystème. Des associations et des assemblées locales de l’eau assurent la gestion participative de ce bien commun.

Coopératives de productions, réseaux autogérés, plates-formes internet d’échanges, habitats solidaires, épiceries collectives, fermes bio, ateliers de réparation citoyens, les modèles de micro économie se répandent partout dans le monde de manière autonome. « Ils constituent un puissant outil de redistribution sociale qui résiste mieux aux crises que les autres » souligne Bénédicte Manier.

Circuits courts de distribution de produits agricoles, « slow attitude » destinée à « consommer local », « teikei » japonais permettant de regrouper les achats en direct, commerces locaux en copropriété citoyenne, ces coopératives sont en train de révolutionner le développement local. Ces pionniers de nouveaux modes de vie déploient leurs solutions dans tous les domaines. Ils ouvrent des cliniques gratuites, créent des microbanques, s’organisent pour créer une épargne éthique. Ils échangent des biens, partagent des services et des savoirs, font « tourner » leur communauté en utilisant les énergies renouvelables.

Partager, troquer, recycler, ces activités ne se limitent pas aux biens matériels, elles se développent dans les services : co-voiturage, services participatifs de location d’outils, couch surfing (prêter un divan le temps d’une nuit), « greeters (guides touristiques désintéressés) systèmes d’échanges locaux (Women Share, Time Banks, Sels), crédits temps accordés aux plus âgés (Fureai Kippu), réseaux d’apprentissage mutuels, vide-greniers gratuits, (gratiferias en Argentine), cette révolution tranquille favorise une économie de la « simplicité volontaire », de la « sobriété choisie », du don contre don ou du pair à pair.

Et déjà l’agriculture alimentaire et les jardins potagers s’installent dans les villes, à l’initiative d’habitants volontaires qui profitent des friches industrielles et des terrains vagues pour y faire pousser fruits et légumes. Le combat est clairement affiché : agriculture durable, préservation de la biodiversité, économie d’énergie. Des milliers de petites révolutions énergétiques locales se développent avec pour mot clé commun : « autonomie ». Les « solars sisters », ces ingénieures aux pieds nus, formées par le Barefoot Collège en Inde, fabriquent des lampes solaires écologiques et pas cher, puis transmettent à leur tour leur savoir à d’autres femmes. Un vaste programme d’éoliennes, de panneaux solaires et de digesteurs de biogaz a été mis en œuvre au Népal.

« Le monde nouveau est en train d’émerger, à l’échelle du micro, souligne le philosophe Patrick Viveret, en conclusion de l’ouvrage. Il faut penser un système qui remplacerait le système dominant sans devenir à son tour un système dominant. Pour réussir la mutation, il faut associer plusieurs paramètres que j’appelle REVE : résistance créatrice, vision transformatrice, expérimentation anticipatrice et évaluation démocratique »

* Un million de révolutions tranquilles. Editions Les Liens qui Libèrent. Novembre 2012

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6722 logoPP-reduit


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 09:34

Associations : les jeunes veulent s’engager

Selon un sondage exclusif OpinionWay* pour la Croix-Rouge française et Coca Cola, 82% des 15-24 ans souhaiteraient jouer un rôle actif pour améliorer la société.

Les résultats du sondage mené par OpinionWay du 9 au 15 novembre 2012 montrent également que 53 % des jeunes veulent s’engager concrètement dans une association de solidarité pour être utiles. Cette étude montre que les 4.5èmes des jeunes interrogés ont le sentiment qu’en France, l’on n’encourage pas suffisamment les jeunes à s’engager dans le milieu associatif

A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat, la Croix Rouge Française et Coca Cola se sont associés pour encourager le passage à l’action des jeunes en lançant un site Web, véritable accélérateur de projets, dédié à l’appel à initiatives solidaires « Red’Touch’ » de la Croix-Rouge française, destiné à tous les jeunes de 13 à 30 ans. Un partenariat structuré autour de deux grands projets : le développement de Red Touch’, l’appel à initiatives solidaires de la Croix-Rouge française pour les 13 à 30 ans et la formation des collégiens de 4e et 3e aux enjeux humanitaires. Un partenariat qui, à la veille de la journée du bénévolat, prend tout son sens.

Cet appel a pour vocation de soutenir les jeunes qui ont une idée pour agir, mais ne savent pas comment s’y prendre ou n’ont pas les moyens de la réaliser. Red Touch’ leur permet de bénéficier d’un accompagnement financier et méthodologique pour concrétiser leur projet, pourvu qu’il rentre dans l’un de ces 5 domaines d’actions : la solidarité, la santé, la citoyenneté, l’interculturel et l’environnement.

Coca-Cola France soutient le déploiement de Red Touch’ et notamment la mise en ligne d’une plate-forme digitale : http://redtouch.croix-rouge.fr. Un formidable accélérateur de projets, sur lequel les jeunes peuvent déposer leur idée, en chercher une à mettre en place dans leur région, partager et mutualiser leurs initiatives solidaires.

De plus, Coca-Cola France remet cette année son premier « Coup de Cœur », dans le cadre du prix « Red Touch’ », qui récompense 4 projets particulièrement innovants et les dotent d’une récompense de 1000 à 2000 €.

 

Parut dans Place Publique de décembre 2012

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6726logoPP-reduit

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 16:52

Mathieu Boslyn : « Il est possible d’allier rentabilité financière et rentabilité sociale »

Né dans le Nord où il a biberonné à l’éducation populaire, il a ensuite bourlingué au Canada, au Burkina et en Sociologie… C’est finalement en Bretagne, dans le petit village d’Augan, que Mathieu Bostyn , 33 ans, a posé ses valises pour fonder avec deux camarades le Champ Commun : une société originale qui regroupe une épicerie et un bistrot concert, au service de la régénération du lien.

Un entretien d’Apriles.

Apriles : Le Champ Commun, c’est quoi exactement ?
Mathieu Bostyn :
Le Champ Commun c’est d’abord une épicerie de 112 m² achalandée de produits classiques, mais également de denrées locales fournies par des petits producteurs travaillant à moins de 50 km à la ronde. C’est également un bar-café-concert… Un débit de boisson en licence IV, tourné vers la rencontre humaine et artistique, plutôt que vers la seule consommation. Cette dernière demeure néanmoins importante puisque la structure, qui emploie 8 salariés, vit de ses recettes…Le tout, au cœur d’un village de 1400 habitants.
Apriles : N’est ce pas une drôle d’idée que d’ouvrir une affaire dans un endroit aussi peu peuplé ?
M.B. :
C’est justement l’enjeu de notre démarche. La Bretagne est une terre de paradoxe : alors que la population agricole est en diminution depuis longtemps, les anciennes solidarités, notamment familiales, sont particulièrement maintenues. Mais dans le même temps le zonage s’y développe fortement : autour des villes on trouve des zones industrielles où les gens travaillent, des zones commerciales où les gens achètent, et des cités dortoirs, où ils dorment. Dans les campagnes, avec la disparition des petits commerces qui constituaient des espaces de socialisation important, les lieux de rencontres et d’échanges se font rares. C’est en partant de ce constat que nous avons voulu bâtir notre affaire. Ici, à Augan, où nous vivons depuis plusieurs années.
Apriles : Pour gagner de l’argent ?
M.B. :
Plutôt pour vivre dignement de notre travail, tout en étant utile socialement. Allier rentabilité économique et social est un compromis rendu possible par le statut de Société coopérative à intérêt collectif (SCIC). Ce type de société associe obligatoirement autour d'un projet des acteurs salariés, des acteurs bénéficiaires (clients, usagers, riverains, fournisseurs…) et des contributeurs (associations, collectivités, sociétés, bénévoles etc.) pour produire des biens ou des services d'intérêt collectif, au profit d'un territoire ou d'une filière d'activités. Ici, les partenaires sont les producteurs locaux, les consommateurs, les salariés, et les associations intéressées par le projet. Ce ne sont pas des actionnaires qui ont mis du capital et attendent une rentabilité financière, ce sont plutôt des associés qui attendent une rentabilité sociale en retour de leur investissement. La différence est de taille.
Apriles : Et elle permet peut-être de s’implanter plus facilement…
M.B. :
Oui, même si on n’a pas tout de suite été bien compris. Par des commerçants du village qui voyaient dans notre entreprise, justement, une concurrence potentielle. Par les institutions de l’économie classique, qui ne comprenaient pas notre concept. Et par les politiques, qui nous voyaient peut-être au début comme de gentils barbus. Nous le sommes effectivement, mais on bosse, et notre structure fait aujourd’hui vivre directement huit personnes, sans compter nos fournisseurs en produits locaux qui trouvent un débouché intéressants à leur production. Du reste, l’épicerie fonctionne bien en vendant des bons produits à des prix raisonnables. On y vend même l’Auganaise, notre propre bière ! Devenu relais poste, le magasin rend service en permettant à tous de s’approvisionner dans le village sans avoir à rouler 20 km avant de trouver une échoppe. Mais plus encore, nous proposons aux citoyens, par delà les différences d’origines et d’âges, des animations et des actions collectives qui permettent aux gens de se rencontrer, et de se retrouver chez eux, ici au Champ Commun, mais plus largement sur ce territoire. Bref, la municipalité et les citoyens n’apparaissent pas mécontents.
Apriles : Quelles sont ces activités justement ?
M.B. :
Nous créons le cadre de l’animation et ouvrons nos portes aux artistes et associations alentours qui disposent de cartes blanches pour donner à voir ce qu’ils font. En plus de ces évènements nous organisons régulièrement des conférences et des concerts et, à dates fixes, des soirées jeux, des ateliers coutures, qui sont autant de prétextes à la rencontre et aux échanges…Nous effectuons par ailleurs une étude de préfiguration à la constitution sur le Pays de Ploërmel, d’un pôle local de la chambre régional de l’économie sociale et solidaire (CRESS) de Bretagne. Et enfin, en projet pour 2013, la création d'une Auberge financée en partie par la Région, pour accueillir les randonneurs, les familles, mais aussi des formations autour de l’Economie Sociale et Solidaire, et de l’éducation populaire. Finalement, si l’on y réfléchit, il y a beaucoup de choses à faire dans ce coin un peu perdu.
Propos recueillis par Sebastien Poulet Goffard

Paru dans la Lettre d’Apriles du 30 novembre 2012 : www.apriles.net 

 


Pour plus d'informations sur Champ Commun, consultez:
- Le site internet.
- Son dossier économique de 2009.
- Son dossier financier de 2009.
- Les statuts de la coopérative.

 

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