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Le blog d'Odile Plan

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:40
Mondes agricoles : la coexistence des modèles est-elle vraiment possible?

28 et 29 juillet 2015 à Marciac (Gers)- (rectifiez la date)

Les 21èmes Controverses Européennes de Marciac

Mondes agricoles : la coexistence des modèles est-elle vraiment possible?

Tout le monde s’accorde à prôner la nécessaire diversité des différents modèles de production agricole, de commercialisation et de consommation alimentaire. Ainsi, dans les discours, la coexistence d’une agriculture familiale voire paysanne et d’exploitations industrielles sonne comme une incantation. Mais qu’en est-il dans les faits ?

Ici et là, autour de l’implantation de telle ferme-usine ou de tel agrandissement, les conflits se multiplient, les logiques concurrentes sont pointées. Alors, y a-t-il réellement de la place pour tout le monde ? Les parties prenantes acceptent-elles l’existence de l’autre? Les scénarios alternatifs sont-ils menacés à terme par les modèles économiques hégémoniques ou viennent-ils les infléchir ? Et à quel(s) prix peut-on assurer la cohabitation de divers types d’organisations sociales et économiques sur un même territoire, en France, en Europe et ailleurs?

Cette 21ème édition des Controverses européennes de Marciac propose d’explorer les différentes "disputes" qui agitent aujourd’hui les mondes agricoles et le reste de la société, tiraillées entre des conceptions radicalement différentes. Elevages extensifs/Intensifs, circuits courts/longs, agriculture paysanne/agrobusiness...

Qu’est-ce qui est compatible ? Quels sont les alliances ou les compromis possibles ? Que masquent les disputes ? Deux journées de débats, laissant une large place aux cercles d’échanges et à l’expression de tous les points de vue, ouvertes à tous sur inscription : agriculteurs, chercheurs, enseignants, étudiants, responsables associatifs, agents administratifs, élus... Programme à venir prochainement...

Pour en savoir plus, cliquez ici.: http://www.agrobiosciences.org/?rubrique0022#3950

Les Controverses de Marciac

Depuis vingt ans, "Les Controverses Européennes de Marciac" (initialement Université d’Eté de l’Innovation Rurale) sont un rendez-vous national et européen au cœur de l’été, dans l’ambiance particulière du festival de "Jazz in Marciac" et des territoires ruraux du Sud-Ouest, pour instruire et débattre des sujets qui interpellent fortement notre société : le futur de l’agriculture, l’évolution de notre alimentation, la transformation des territoires ruraux, les relations urbain-rural, le rôle des sciences du vivant.

Une manifestation co-produite par la Mission Agrobiosciences et la Communauté de Communes Bastides et Vallons du Gers, où se côtoient des agriculteurs, des scientifiques, des enseignants, des élus, des acteurs issus du monde économique, associatif, culturel et du grand public.

Associées depuis 2009 à la « Magyar Agrarakademia », l’Académie agricole de Hongrie, les « Controverses Européennes de Marciac » ont officialisé, en août 2010, leur jumelage avec le « Foro de L’IECSA de Cordoue » (Espagne) et l"Appel de Gembloux" (Belgique).Quatre lieux qui entrent en résonance et développent une pensée commune en croisant les résultats de leurs réflexions.

Renseignements :

Mission Agrobiosciences, ENFA BP 72638, 31326 Castanet-Tolosan

info venant de l'acteur rural du 10 avril 2015

http://village.tm.fr/acteur-rural/?2015/07/30/3085-29-et-30-juillet-2015-a-marciac-gers

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 16:09

Agriculture bio : une aide complémentaire sera débloquée "dans le courant de l'été"

La colère des agriculteurs bio - qui ont vu leurs aides au maintien baisser de 25% par un arrêté du 7 mars - a conduit le ministère de l'Agriculture à rétropédaler : une aide complémentaire sera bien débloquée d'ici l'été pour compenser cette coupe.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé, mardi 17 mars que des moyens complémentaires seraient alloués à l'agriculture biologique. Ces moyens seront versés "d'ici la fin de l'été", précise un communiqué du ministère.

Cette décision intervient au moment où, dans 17 régions, de nombreux agriculteurs bio manifestaient à l'appel de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab) mardi 17 mars, pour dénoncer une réduction de leurs aides. Un arrêté publié le 7 mars 2015 a en effet prévu d'amputer de 25% les aides au maintien à l'agriculture bio pour la récolte 2014. Aides que les agriculteurs attendaient depuis fin 2014. Les aides à la conversion, elles, n'ont pas été touchées. Le mécontentement était d'autant plus vif chez les agriculteurs que l'arrêté en question est daté du 27 février, le jour même où Stéphane Le Foll signait un nouveau contrat d'objectifs et de performance avec l'Agence Bio, en plein salon de l'Agriculture !

Le ministère se justifie aujourd'hui en expliquant que l'arrêté est lié "à la progression exceptionnelle des surfaces en agriculture biologique en 2014". "L'enveloppe d'aides mobilisée, bien qu'en augmentation de 16 millions d'euros (passant de 87 millions en 2013 à 103 en 2014, conformément aux engagements du Programme Ambition bio), ne permettait pas de répondre à l'ensemble des demandes au niveau maximum", précise-t-elle. Compte tenu de l'augmentation de la surface en bio, le montant total des aides au maintien s'élevait à 117 millions d'euros, contre les 103 millions d'euros programmés, soit un déficit à couvrir de 14 millions d'euros à couvrir. D'où cette coupe franche de 25% prévue dans un premier temps par le gouvernement, avant de rétropédaler.

"En cohérence avec son objectif de soutenir le développement de l'agriculture biologique, le ministre annonce donc le déblocage de moyens complémentaires permettant d'aider chaque agriculteur bio au niveau prévu initialement pour 2014", assure le ministère pour calmer la grogne des agriculteurs. Stéphane Le Foll dit vouloir "envoyer un message de confiance à la filière en garantissant le niveau d'aide prévu", malgré les contraintes budgétaires qui pèsent sur le gouvernement. Le communiqué ne précise cependant pas le montant des montants complémentaires qui seront alloués ni s'ils seront pérennisés.

Aussi la présidente de la Fnab, Stéphanie Pageot, s'est-elle félicitée auprès de l'AFP de "la juste réparation d'une décision inappropriée" tout en nourrissant "des inquiétudes sur la pérennité de ces aides".

Le ministère fait montre de bonne volonté et rappelle que, depuis 2012, le développement du bio est une de ses priorités. "C'est le sens du Plan Ambition bio 2017 présenté en 2013 dont l'objectif est le doublement des surfaces en bio d'ici 2017." Sur la période 2015-2020, la réforme de la PAC permettra selon lui un doublement des aides au bio (maintien et conversion) qui passeront à 180 millions d'euros en 2020, soit une moyenne annuelle de 160 millions d'euros par an.

Michel Tendil, Publié le mercredi 18 mars 2015 par localtis

Référence : arrêté du 27 février 2015 fixant pour la campagne 2014 le coefficient stabilisateur relatif au volet maintien du soutien direct à l'agriculture biologique, JO du 7 mars 2015.

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250268624507

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:51
En toute discrétion, des éleveurs sauvent des races en voie de disparition

Beaumarchés (France) (AFP) – Au fin fond des campagnes françaises, des éleveurs s’emploient à sauver des races en voie de disparition: poules, vaches ou cochons que l’agriculture intensive avait abandonnés. Et c’est ainsi que des boeufs de race millénaire réapparaissent dans les prés du Sud-Ouest.

Sur les coteaux de Beaumarchès (Gers), quatre grands boeufs blancs se partagent une immense prairie vallonnée. Épaules puissantes, robe nacrée, ils sont issus d’une race rustique « très ancienne, arrivée avec les invasions Wisigoths, 400 ans après Jésus-Christ », raconte leur éleveur, Christophe Masson, citant les « très sérieux travaux de recherches » menés par des étudiants de l’École normale supérieure (ENS).

Depuis un siècle, ces bovins de race mirandaise se sont considérablement raréfiés dans le paysage du Gers.

« Dans les années 1900, il y en avait 180.000 dans le département. Il n’en reste que 350. Certains éleveurs n’en ont plus que deux ou trois à l’étable: on les appelle les collectionneurs », explique Christophe Masson.

Avec sa femme Stéphanie et un jeune associé, l’agriculteur de 42 ans gère à Beaumarchés « la Ferme des quatre grâces » dont le nom résume l’ambition: remettre à l’honneur les races oubliées de la « poule gasconne », de « l »oie de Toulouse », du « porc noir de Bigorre » et du « boeuf nacré de Gascogne ».

Robustes, adaptés aux coteaux gersois, ses boeufs passent toute l’année dehors, eux qui se plaisent à la température idéale de trois degrés. Et, comme naguère, ils ne sont engraissés qu’à l’herbe et « finis » à la légumineuse fourragère – trèfle, luzerne ou lotier. « On fait redécouvrir aux paysans eux-mêmes que le bovin est un herbivore », dit sans malice M. Masson, qui refuse farines et ensilage de maïs.

Arpentant leurs près vallonnés, Stéphanie et Christophe Masson font volontiers « l’éloge de la lenteur ». Leurs « boeufs nacrés » mettront plus de quatre années à atteindre leur taille adulte et ne seront « sacrifiés » qu’à cinq.

« Cette lenteur, c’est une difficulté pour se lancer », admet M. Masson. L’autre difficulté de l’aventure reste la production limitée: les six éleveurs de « boeuf nacré » installés à ce jour dans le département ne livrent, pour l’instant, qu’une vingtaine de carcasses par an. Une partie s’en va chez des restaurateurs et des particuliers du Gers, l’autre part à Paris, à la boucherie « Terroirs d’avenir » rue du Nil.

Dans le centre-ville d’Auch, le chef du restaurant Le Bartok, Julien Guichard, parle d’ »une viande rare dans tous les sens du termes », lui qui ne cuisine le « boeuf nacré » qu’en fonction des arrivages.

« Les bêtes s’imprègnent de la pairie en toutes saisons. Quand vous mangez leur viande, vous avez l’impression de brouter le pré! », assure ce cuisinier de 33 ans.

Dans tout le pays, seize races de bovins d’origine française sont ainsi « en conservation », pour ne pas risquer de disparaître.

Dès les années 1950, l’agriculture de plus en plus intensive avait commencé à sélectionner les races aux plus forts rendements, en écartant les animaux à croissance lente, même les mieux adaptés au territoire, rappelle François-Xavier Laborde, animateur du Conservatoire du patrimoine biologique régional de Midi-Pyrénées, à Toulouse.

Actif depuis 20 ans, le Conservatoire a pour credo d’ »assurer la conservation par la production » dans les fermes. Sinon, « quand il n’y a que des collectionneurs de poules, il suffit d’un renard et c’est fini », résume M. Laborde.

La région subventionne une douzaine de projets. Et la filière du « porc noir de Bigorre » est l’une des plus belles réussites: « il ne restait au tout début (du projet) qu’un seul mâle et quelques femelles de cette race du porc gascon mais elle est désormais sauvée avec 1.300 femelles reproductrices ».

Pour les bovins de race mirandaise, 2014 s’annonce bien: « on va installer deux nouveaux agriculteurs qui ne feront que de l’engraissement de boeuf nacré dans le Gers », annonce M. Masson.

Le 19 janvier, les éleveurs ont prévu de monter à Paris, pour griller des plats de cote dans la rue et expliquer leur démarche. Ils raconteront volontiers la vie de boeufs heureux, toujours dehors, à manger de l’herbe.

© AFP

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