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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:22

Les députés ont adopté le 1er décembre en première lecture la proposition de loi relative à la solidarité des communes dans le domaine de l'alimentation en eau et de l'assainissement des particuliers. L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour tandis que le PS et le groupe GDR (PCF, PG et Verts) se sont abstenus. Pour Olivier Dussopt (PS), cette proposition de loi "est inspirée de bons sentiments, mais ne va pas assez loin".
Le texte, qui avait été déposé par Christian Cambon, sénateur UMP du Val-de-Marne, a été adopté en première lecture au Sénat en février dernier. Il ouvre la faculté "aux opérateurs des services publics de fourniture d'eau potable et d'assainissement" d'abonder le Fonds de solidarité logement (FSL) qui vient en aide aux personnes et familles en difficulté pour leur permettre d'accéder à un logement ou de s'y maintenir. Au final, il fait jouer la solidarité entre usagers. La contribution des opérateurs au FSL est plafonnée à 0,5% du total hors taxe des redevances pour fourniture d'eau potable et d'assainissement prélevées sur les factures. "Sachant que ce montant total est évalué à environ dix milliards d’euros, les contributions volontaires pourraient représenter cinquante millions d’euros, somme qui permettrait de couvrir l’ensemble des besoins", a précisé le rapporteur du texte, Guy Geoffroy (UMP).
Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, a défendu la proposition de loi qui permet de renforcer le FSL pour toucher une plus large proportion de personnes. "Actuellement, 60.000 ménages ont bénéficié du FSL au titre du 'volet eau' mais le nombre de bénéficiaires potentiels est estimé à 526.000", a-t-il souligné. "L'autre intérêt de ce dispositif, a-t-il fait valoir, est qu’il nous fait passer d’un fonctionnement par abandon de créance, très onéreux en coût de gestion, à un fonctionnement en 'fonds réels', beaucoup plus économique. Les délégataires indiquent que pour 2,5 millions d’euros d’abandon de créance, les coûts de gestion des services d’eau peuvent atteindre entre cinq et sept millions d’euros."
Selon Guy Geoffroy, le texte "permet d'envisager d'aller plus loin" afin de "passer du volet curatif au volet préventif". Mais il a retiré à la demande du gouvernement son amendement sur une "tarification sociale de l'eau". "Nous allons travailler sur ce sujet dans les six prochains mois, a prévenu la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Une concertation sera lancée et nous proposerons un dispositif à l’automne 2011 dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2012."

publié le jeudi 2 décembre 2010par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250260847702

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 09:48

Qui dit Noël dit sac à sapin de Handicap international. Solidaire et écologique, ce sac à sapin, produit à base de céréales sans OGM par des travailleurs handicapés du Rhône, est 100% biodégradable et compostable. Il permet pour 5 euros seulement de décorer le pied du sapin, de recycler l'arbre et de reverser 1,30 euro à l'ONG pour ses campagnes humanitaires.

De son côté, l'Unicef, qui propose régulièrement l'achat de cartes de voeux afin de financer ses actions de terrain, lance cette année une nouvelle collection de cartes électroniques. Enfin, le Secours populaire offre des spectacles et des jouets aux enfants défavorisés. Et pour cela fait appel à la générosité des citoyens et des entreprises, sous forme de jouets ou de dons.

En savoir plus :

www.handicap-international.fr, ecard.unicef.fr

www.secourspopulaire.fr/donnez.0.html

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:42

L'économiste lillois de la post-croissance signe un petit ouvrage remarqué en France sur la recherche d'un mode de développement alternatif au modèle dominant, qui créerait davantage d'emplois sans épuiser les ressources naturelles et en certifiant l'équité sociale.

Il pense qu'un monde meilleur est possible et il prétend en faire la démonstration dans son dernier ouvrage. Jean Gadrey est professeur émérite à l'université de Lille I, membre du conseil scientifique d'ATTAC, publie dans Alternatives économiques (1) ou Politis et participa activement à la commission Stiglitz sur la mesure de la croissance, rapport remis au chef de l'État en 2008.

- Peut-on résumer votre pensée en affirmant que la croissance n'est pas la solution, mais un problème ?
« De plus en plus d'économistes en font la démonstration. Dans les débats, on nous pose la question : "A-t-on encore vraiment besoin de croissance ?" Dans les pays riches, la poursuite de la croissance n'améliore plus le bien-être. La production quantitative de richesses matérielles aggrave de surcroît la crise écologique en épuisant les ressources naturelles. On pense aujourd'hui que la croissance fait l'emploi, assure les retraites et la protection sociale mais c'est de moins en moins vrai. Même pour la crise écologique, on parle de croissance... mais verte ! Je pense au contraire que la croissance est devenue un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Attention, je ne suis pas pour la décroissance, mais pour une autre croissance, éco-compatible et plus solidaire. »

- Une autre croissance est-elle vraiment possible ?
« Bien sûr. C'est parce que nous ne savons pas l'imaginer collectivement que nous renonçons à la concevoir. Par exemple, une agriculture moins intensive, moins productiviste permettrait de créer entre 30 et 40 % d'emplois supplémentaires. La Confédération européenne des syndicats explique qu'une réduction de 30 % des gaz à effets de serre en 2020 dans le seul secteur des transports correspondrait à 4,5 millions d'emplois en moins dans la construction automobile mais à 8 millions d'emplois en plus dans le secteur des transports en commun. En réalité, une baisse de productivité peut résorber le chômage par la création d'emplois de la durabilité. » 

- Si vous l'estimez économiquement souhaitable, un retour en arrière est-il techniquement possible ?
« C'est bien sûr une question politique. Le principal apport d'une post-croissance est d'améliorer la qualité de la vie. Tous les registres de la relation sociale sont ramenés à des échanges marchands. C'est ce que dit Tim Jakson dans son dernier ouvrage, La Prospérité sans croissanceet c'est ce que disait Ivan Illich il y a trente-cinq ans dans La Convivialité. Privilégier le mieux-être à l'avoir plus n'est pas incompatible avec la récession économique. Prenons un seul exemple. Les profits distribués aux actionnaires des grandes entreprises cotées ont pris une telle ampleur que cela pèse sur l'investissement des entreprises. En 2009, année sociale noire, d'après l'INSEE, plus de 90 milliards ont été distribués aux actionnaires en France, c'est trois fois plus qu'il y a quinze ans et c'est 4,5 points de produit intérieur brut alors qu'on cherche désespérément deux points de PIB pour les retraites. En clair, la croissance des profits des actionnaires devient un facteur de récession et l'ensemble du système produit un accroissement des inégalités sociales. »

Retrouvez Jean Gadrey sur son blog d'Alternatives économiques : www.alternatives-econmiques.fr/blogs/gadrey.logo alternatives économiques

PAR YANNICK BOUCHER, pour la Voix du Nord, vendredi 26.11.2010

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 10:08

 

Elles seraient 4 000 dans le monde. Monnaies sociales, monnaies parallèles, locales, libres, communautaires… Tous ces dispositifs alternatifs visent à combler les manques des systèmes dominants. L’éclairage de Jérôme Blanc, économiste, maître de conférence à Université Lumière de Lyon 2.

Propos recueillis par Muriel Jaouën pour Place Publique

- Combien compte-t-on de monnaies sociales dans le monde ?

Nous ne disposons pas d’étude précise sur le nombre et l’ampleur des initiatives. Les chiffres sur lesquels les observateurs et chercheurs d’accordent relèvent de projections spéculatives. On estime qu’il existe plus de 4 000 systèmes différents, répartis dans une cinquantaine de pays et utilisés par un million de personnes environ.

- Pourquoi cette cohabitation de modèles extrêmement variés ?

Nous constatons depuis une trentaine d’années une réelle dynamique d’innovation en matière de monnaies parallèles, qui relève d’un processus d’essaimage et de différenciation. A compter du début des années 80, on peut identifier quatre générations de dispositifs de monnaies sociales. La première est celle des LETS (Local exchange and trading system), qui ont beaucoup essaimé jusque dans les années 90. Il s’agit de monnaies non convertibles dans les monnaies officielles, généralement développées hors partenariats économiques avec les institutions bancaires et collectivités territoriales, et qui visent surtout des objectifs de convivialité communautaire ou locale.

La deuxième génération, née à la jonction des décennies 80 et 90, est celle des banques de temps. Celles-ci s’inscrivent avant tout dans une dynamique de création de lien social et d’entraide, souvent en partenariat avec les pouvoirs publics, particulièrement les municipalités, ou avec des structures de l’économie sociale et solidaire, notamment les fondations. De ce fait, nombre de ces dispositifs emploient un ou plusieurs salariés.

 - Ces modèles n’ont donc pas de vocation frontalement économique ?

La finalité économique apparaît avec la troisième génération. On peut citer le Chiemgauer allemand, qui vise à stimuler les activités économiques locales. Cette troisième famille fédère des monnaies papier, convertibles, dont l’objectif est de faciliter les échanges de biens et de services et qui peuvent bénéficier de partenariats avec les acteurs financiers locaux, comme au Brésil où ils ont été développés par et avec des banques communautaires.

Enfin, la quatrième génération est directement associée aux collectivités locales, soit par un lien tutélaire, soit aux travers d’accords de partenariat. On peut notamment citer le cas en France du projet SOL, système complexe, multipartenarial, qui conjugue divers objectifs, environnemental, social, sociétal, économique…

 

Quel est le modèle dominant en France ?

Avec l’émergence récente de modèles comme la monnaie Abeille à Villeneuve-sur-Lot, on peut considérer que la troisième génération de monnaies sociales fait son apparition en France. On dénombre de plus en plus de projets locaux, en Ardèche, dans la Drôme, à Chambéry, Annemasse… Mais le modèle le plus diffusé reste celui des SEL, ou systèmes d’échange local. L’association SEL’idaire recense près de 400 SEL sur tout le territoire.

 

Les situations de crises sont propices aux monnaies alternatives. Le contexte actuel n’explique-t-il pas la vivacité des SEL ?

Sans doute. N’imaginons pas pour autant que les crises garantissent la création de systèmes solides et pérennes. La crise majeure qu’a connue l’Argentine en 2001-2002 a engendré un succès phénoménal des nombreuses initiatives locales utilisées combler la pénurie de la monnaie. Mais ce que ces dispositifs pouvaient offrir n’était pas à la mesure des besoins de plusieurs millions de personnes. L’effondrement a résulté a été très rapide et suffisamment impressionnant pour laisser penser que le modèle même de ces monnaies parallèles était mort. En fait, certaines monnaies, celles qui ont su adopter les bons modes de gestion et de gouvernance, ont survécu et continuent aujourd’hui de fonctionner.

 

En quoi les monnaies complémentaires peuvent-elles s’avérer pertinentes pour les politiques publiques ?

A plus d’un titre. Elles peuvent être un levier de création de lien social, un instrument de relocalisation d’activités économiques, un outil de préservation de l’environnement. Les SEL et les LETS participent ainsi de la convivialité d’un quartier. Les banques de temps sont intéressantes dans le cadre de l’entraide sociale. Les monnaies locales à parité avec la monnaie nationale peuvent s’inscrire dans une logique de relocalisation de l’économie soutenue par les territoires.

 

Quelle peut-être la contribution des collectivités locales aux monnaies sociales ?

Elles peuvent être des soutiens non négligeables. Mais encore faut-il qu’elles assument d’en faire un choix politique, en acceptant par exemple que ces monnaies soient recevables pour payer certains services publics locaux…

 

Quels sont les freins majeurs au développement des monnaies parallèles ?

Ce qui fonde le succès d’une monnaie, c’est la confiance. En matière monétaire, celle-ci est lente et difficile à construire. Les freins relèvent essentiellement de la représentation que l’on a de ces monnaies. On pense généralement que la monnaie, c’est l’affaire de l’Etat et qu’il ne peut y en avoir qu’une. A fortiori dans un pays comme la France, à force culture centraliste. Mais peut-on dire que les monnaies locales à parité avec l’euro et convertibles en euro lui sont concurrentes ? Il est très difficile de convaincre les ménages et les entreprises qu’une monnaie locale est fonctionnelle et digne de confiance.

De la même manière, peut-on considérer que les banques de temps sont en concurrence avec l’euro ? L’euro est une monnaie centrale, avec laquelle on fait énormément de choses. Mais sans doute ne permet-elle pas de faire tout ce que l’on voudrait ou qui serait utile collectivement. Les collectivités locales ont ici toute légitimité à créer ou soutenir des systèmes parallèles innovants à visées spécifiques et inédites.

 - Et du côté des initiateurs, quels sont les écueils majeurs ?

Le risque, c’est la posture de stricte protestation monétaire. Si l’on construit une monnaie locale “contre” la monnaie dominante – celle-ci étant nécessairement “mauvaise”-, on la voue presque assurément à l’échec ou à l’insignifiance.

Par ailleurs, il est essentiel de se poser la question des objectifs. Que vise-t-on avec une nouvelle monnaie ? De la convivialité, du lien social, de la relocalisation, des échanges, un moteur à la consommation ? Sachant que l’intérêt de ces monnaies ne réside pas dans une finalité de substitution aux modèles dominants, mais dans une logique de complément. Il s’agit d’innover, de créer des modèles d’échange, de lien, de partage que la monnaie officielle est inapte à développer. Mais il s’agit de le faire à ses côtés.

Publié dans Place Publique de novembre 2010

http://www.place-publique.fr/spip.php?article5999

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:48

Symposium CEV (Centre Européen du Volontariat)- Bruxelles, 6-8 décembre 2010

"Le bénévolat : une aide à l’autonomie et à l'inclusion sociale – Une passerelle entre les Années européennes 2010 et 2011"sera le thème du symposium organisé par le Centre Européen du Volontariat à Bruxelles à l'occasion de la Journée Internationale des Bénévoles, le 5 décembre.

Ce deuxième Symposium 2010 du CEV est organisé à Bruxelles dans le cadre de la présidence belge de l'UE, et doit réunir plus de 200 professionnels du secteur du bénévolat (dont France Bénévolat) ainsi que les décideurs, experts dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, les bénévoles et les personnes en situation de pauvreté.

Alors que l'Europe est un continent prospère et que la stratégie Europe 2020 vise à faire de l'UE une «économie solidaire avec des niveaux élevés d'emploi, de productivité et de cohésion sociale», la pauvreté et l'exclusion sociale restent une réalité incontournable dans la plupart des pays européens: 80 millions d'Européens vivent en dessous du seuil de pauvreté, et de nombreuses difficultés font obstacle pour l’accès à l'emploi, l’ éducation, le logement, les services sociaux et financiers , 73% des Européens estiment que la pauvreté dans leur pays est  très répandue et 15% des Européens se sentent exclus de la société .

>  Quel peut être le rôle du bénévolat pour combattre la pauvreté et l'exclusion sociale ? Les capacités d’inclusion du bénévolat et son potentiel d'autonomisation sont-ils utilisés au maximum ?

> Quelles recommandations peut-on formuler pour une augmentation de l’action bénévole dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, ainsi que pour une meilleure reconnaissance du rôle des bénévoles dans ce domaine ?

Le CEV présentera des exemples de bonnes pratiques de toute l'Europe et débattra d'une déclaration de la conférence commune, qui sera une commune «Prise de position de Bruxelles", afin d'élaborer et de convenir des mesures à prendre dans l’optique de faire mieux participer le secteur bénévole et communautaire à l'effort commun vers l'éradication de la pauvreté et l'inclusion sociale dans nos sociétés.

Cet événement sera la contribution du CEV à l'Année européenne de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale 2010 - et donnera le coup d'envoi de l'Année européenne du bénévolat 2011. C'est notamment à cette occasion que sera annoncée à la presse l'ouverture de l'année européenne du bénévolat et du volontariat, et que s'ouvrira la toute première étape de la "caravane de l'engagement bénévole et volontaire" qui fera le tour des capitales européennes pendant toute l'année 2011.

 

Pour de plus amples détails ou précisions, n'hésitez pas à contacter le Secrétariat au CEV : communication@cev.be.

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:38

L'agglomération de Tarbes accompagne les gens du voyage dans leurs projets de sédentarisation : Sur la communauté d’agglomération du Grand Tarbes, des gens du voyage épaulés techniquement et accompagnés socialement, réalisent des projets d’autoconstruction adaptés à leurs besoins spécifiques. Cette initiative de l’agglomération favorise la sédentarisation de populations pour beaucoup déjà propriétaires d'un terrain.

Dans le département des Hautes-Pyrénées, de nombreuses familles avaient acheté des terrains en zones agricoles pour se sédentariser tout en continuant à vivre en caravane. Une situation qui posait des problèmes de légalité et de salubrité. A la fin des années 90, les élus – qui venaient de créer la communauté d’agglomération du Grand Tarbes (12 communes, 79.800 habitants) et de lui confier la compétence gens du voyage – et l'Etat se sont entendus pour trouver des solutions. L’objectif était de mettre en œuvre le principe dit des "terrains familiaux", préconisé par le Schéma départemental pour l'accueil des gens du voyage en voie de sédentarisation adopté en 2002, qui consiste à intégrer ces terrains dans les documents d’urbanisme en les dotant d’équipements adaptés.

    Un accompagnement pour mettre en œuvre le principe du terrain familial

Concrètement, le principe du terrain familial consiste à favoriser l’amélioration de l'habitat en caravane sur un terrain privé – mais rarement constructible – en permettant l’aménagement d’une petite pièce à vivre dotée de sanitaires. A cet effet, une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS) a été lancée. Financée par l'Etat, cette MOUS est portée par la communauté d’agglomération du Grand Tarbes, qui en a délégué la partie technique à un cabinet d’architecte (CATHS), et le volet social à l’association Solidarité avec les gens du voyage des Hautes-Pyrénées (SAGV 65). Le mode opératoire retenu a été celui de l’autoconstruction : les gens du voyage financent et construisent le petit bâtiment en dur sur le terrain dont ils sont ou deviennent propriétaires.

      Des contraintes pour éviter les situations d’échec

Certes, les familles sont épaulées. "Reste que l’autoconstruction est intéressante dans la mesure où elle responsabilise les familles. Ce qui suppose que celles-ci aient la capacité technique de construire, et la conscience de leurs limites financières… Raisons pour lesquelles des contraintes ont été posées pour éviter des situations d’échec, non-remboursement de l’emprunt, abandon des travaux, etc.", souligne Jean-Claude Rouméga, directeur de la SAGV. Il a ainsi été décidé que chaque projet ne devait pas dépasser 35.000 euros d’investissement (achat du matériel et travaux d'électricité et d'assainissement par une entreprise), tandis que le délai de l’emprunt est fixé pour une durée maximale de quinze ans. "Nous essayons de le limiter à dix ans, reprend le directeur, parce qu'il n'est pas toujours facile de se projeter dans le temps. Souvent, les familles doivent faire des concessions sur leurs plans de construction pour rentrer dans le cadre des PLU et de leur propre budget ".

      Les conditions de réussite

La CAF des Hautes-Pyrénées a accepté de prendre en compte la surface de la caravane qui, ajoutée à celle du bâti (en général, un bâtiment de 70 m2 composé d'une pièce à vivre, de sanitaires et parfois d'une ou deux chambres, notamment pour les personnes âgées), permet d'atteindre les surfaces minimum imposées pour bénéficier de l'APL. Le fait que la CAF ait accordé cette dérogation a été déterminant : l'APL compensant quasiment la mensualité du prêt, les familles n'ont plus qu'un résiduel à payer directement. La mobilisation de chacun des partenaires, impliqués via le comité de pilotage de la MOUS (Etat, conseil général, communauté d'agglomération, CAF, SAGV, CATHS, banque), est également à mettre au crédit de la réussite de ce projet, estime le directeur.

      Un fonds de garantie, aucun incident de paiement

Pour convaincre les banques de donner accès à des prêts aux gens du voyage, un fonds de garantie constitué par la communauté d’agglomération, l'Etat, le conseil général et la Caisse des dépôts sert de caution aux familles. Ce fonds totalise aujourd'hui 220.000 euros. Tous les ans, chaque partenaire (sauf l'Etat qui a réduit sa participation) l'abonde de 15.000 euros. Sur la dizaine de projets en cours à l’été 2010, aucun incident de paiement n’a eu lieu. Pour autant, les marges de manœuvre ne permettent pas d’envisager d’aller plus loin. Optimiste, Jean-Claude Rouméga estime cependant que "plus les projets avanceront sans incidents, plus cela permettra d'en garantir d'autres". Il faut d’ailleurs noter que depuis cette expérience, des gens du voyage ont réussi à emprunter directement auprès d'une banque, sans avoir besoin de la garantie de la collectivité.

      Petits lotissements

A l’été 2010, sur la trentaine de familles propriétaires d’un terrain et souhaitant construire un habitat adapté de type terrain familial, une dizaine sont en train d’avancer sur les projets, et quatre sont installées. Sur les douze communes que compte l’agglomération, seules deux (Bordères-sur-l'Echez et Ibos) accueillent actuellement ces projets. "Le foncier est rare et cher", relève Ernest Fourcade, adjoint au maire de Bordères et président de la commission équilibre social de l'habitat, gens du voyage à la communauté du Grand Tarbes. Conséquence, les terrains familiaux se regroupent sous la forme de petits lotissements, à raison de six terrains maximum sur 6.000 m2. La moyenne est donc de 1.000 m2 par terrain, soit une surface supérieure à celle préconisée par la circulaire sur les terrains familiaux (800 m2), de façon à laisser la possibilité d'extension éventuelle du nombre de caravanes lorsque la famille s'agrandit, tout en évitant une surconcentration.

Emmanuelle Stroesser pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net

Contacts : Association Solidarités avec les gens du voyage des Hautes-Pyrénées

17 avenue Joffre BP 846, 65008 Tarbes Cedex,  tél : 05 62 36 76 44

* Rouméga Jean-Claude* Directeur* sagv65@wanadoo.fr

Communauté d'agglomération du Grand Tarbes

30, av. Saint Exupery, 65000 Tarbes, tél : 05 62 53 34 30

* Fourcade Ernest* président de la commission équilibre social de l'habitat, gens du voyage

* mairie@ville-borderes-ec

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:04

Dans sa préface au hors-série d’ Alternatives économiques « Pour une autre économie », le philosophe Edgar Morin plaide pour une économie plurielle, capable de refouler progressivement l'aire économique déterminée par le seul profit.

L'économie sociale et solidaire s'inscrit dans la voie d'une économie plurielle. Plutôt que de croire à la fin imminente du capitalisme ou à son inéluctable perpétuation, l'économie plurielle signifie qu'il y a possibilité de refouler progressivement et systématiquement l'aire économique déterminée par le seul profit. Cela implique non seulement l'extension du champ de l'économie sociale, mais aussi un ensemble d'évolutions dans tous les domaines, et la revitalisation de la notion capitale de solidarité surtout dans un contexte de désintégration des solidarités traditionnelles.

Déjà, dans l'entreprise capitalistique, les idées d'éthique d'entreprise, d'entreprise citoyenne, de commerce équitable peuvent apporter des régulations et limiter l'impératif du profit. Mais c'est surtout au-delà, dans le domaine de la consommation et de la vie quotidienne, que s'imposent des réformes diverses mais convergentes. Ainsi s'agit-il de susciter les résistances aux intoxications consuméristes

Il est temps de promouvoir l'alimentation de saison et de proximité qui favorise l'agriculture maraîchère et fermière, de substituer au règne du jetable celui des objets durables et des métiers de réparation, de favoriser le besoin d'objets artisanaux singuliers plutôt que d'objets industriels. Il s'agit de prendre à nouveau conscience que l'amour est plus important que l'argent et de retrouver la part de gratuité et de responsabilité qui permettent l'épanouissement des relations humaines. Il s'agit en somme de remplacer l'hégémonie de la quantité par celle de la qualité. Certes les plus démunis n'ont pas les moyens d'accéder aux produits bios et fermiers, mais cela signifie que l'économie sociale doit être accompagnée de mesures politiques pour lutter contre les misères croissantes en favorisant le développement de métiers de solidarité et de convivialité et en suscitant des grands travaux « verts ». L'économie sociale doit se développer parallèlement à une grande politique d'humanisation des villes et de revitalisation des campagnes.(je développe ces idées dans mon livre Politique de civilisation)

Si de nombreuses initiatives locales ont déjà surgi, elles restent isolées, inconnues les unes des autres. Il s'agit de les faire converger pour montrer, comme l'annonce ce présent ouvrage, qu'il est à la fois possible et nécessaire de changer de cap.

Disons plus : changer de cap signifie changer de voie de développement. Le développement, formule techno-économique générale, s'est appliqué sur tous les continents sans tenir compte des singularités propres à chaque nation ou culture, des savoirs, savoir-faire, arts de vie, valeurs des multiples cultures y compris les plus petites. Cette formule a produit, non seulement de nouvelles classes moyennes jouissant des avantages et des intoxications de l'occidentalisation, mais aussi de gigantesques misères dont témoignent les énormes bidonvilles ceinturant les métropoles d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine.

Nous autres, Occidentaux, ne faisons pas que bénéficier d'un développement présenté comme la panacée universelle, mais souffrons des carences humaines, psychiques et éthiques qu'a apportées le développement. La misère morale s'est substituée à la misère matérielle, et la misère matérielle, loin de disparaître, s'accroît dans le déchaînement de l'économie du profit vouée à tout rationaliser, rentabiliser, hyper-spécialiser, chronométrer, c'est-à-dire déshumaniser. Le travail même, désormais soumis aux impératifs managériaux et gestionnaires, produit de plus en plus de souffrances dont témoigne le taux de suicides croissant dans les entreprises managérisées.

La logique d'efficacité, de prédictibilité, de calculabilité, hyperspecialisée et chronométrée gangrène aujourd'hui toutes les activités humaines, y compris l'administration. La mécanisation prend les commandes du monde urbain et même du monde rural, avec l'agriculture et l'élevage industrialisés. Elle envahit la vie quotidienne, l'éducation, la consommation, les règles, les loisirs, les services.

Pour changer de cap, il faut associer mondialisation et démondialisation (par le retour aux économies de proximité) croissances et décroissances, développement et enveloppement (par le retour vers nos plus profondes nécessités intérieures).

Mondialisation, occidentalisation, développement sont les trois faces d'un dynamisme incontrôlé. La science, la technique, l'économie, le profit sont les moteurs de ce dynamisme qui comporte ce que les anciens Grecs appelaient l'ubris - la démesure. Dans cette course effrénée, de nouveaux périls pour toute l'humanité sont apparus avec la prolifération des armes nucléaires, la dégradation de la biosphère, des conflits de mille fanatismes et aveuglements, etc.

La crise économique actuelle, que Keynes aurait appelé «crise de l'économie » c'est-à-dire crise du système fondé sur les lois du seul marché, s'inscrit dans un ensemble de crises. Crise de la relation entre les humains et la nature, dont témoignent les multiples dégradations de la biosphère, dont le réchauffement climatique. Crise des sociétés traditionnelles qui tendent à se désintégrer sous le dynamisme de l'occidentalisation ou à se refermer avec hostilité. Crise de la modernité elle-même, qui, dans les pays occidentaux n'a pas réalisé les promesses d'une vie meilleure et harmonieuse, mais créé un nouveau mal-être, malgré l'idée, formulée par Condorcet et devenue un dogme universel jusqu'à la fin du XXe siècle, que le progrès est une loi irrésistible de l'histoire humaine. L'ensemble de toutes ces crises constitue la crise de l'humanité qui n'arrive pas à devenir humanité.

Ainsi le développement de l'économie sociale et solidaire s'inscrit-il dans une perspective incluant toute l'humanité. Ce qui n'empêche nullement de commencer dans un cadre national qui, si nous étions fidèles à la tradition née en 1789, devrait être exemplaire. La voie de l'économie sociale et solidaire peut et doit confluer avec d'autres voies, toutes également réformatrices, qui, si elles se développent et se conjuguent pourront constituer LA voie de salut pour l'humanité.

Edgar Morin | Article Web - 03 novembre 2010 

Pour une autre économie

 

Hors-série poche en partenariat avec Le Labo de l'ESS

128 pages. Parution le 25 novembre 2010.

Réagissez sur : www.lelabo‐ess.org

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:40

Pour la troisième année consécutive, le "mois de l’économie sociale et solidaire" est l’occasion de présenter près de 1.200 manifestations sur l’ensemble du territoire. Une façon de "montrer les dynamiques économiques, sociales et culturelles" développées par le Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale (CNCRES), comme le souligne son président, Jean-Louis Cabrespines.

Mais l’édition 2010 prend une nouvelle ampleur avec le lancement d’un plan en faveur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Annoncé par le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, mardi 19 octobre, ce programme reprend les propositions du rapport Vercamer dans ses grandes lignes (voir avril 2010). En premier lieu, Marc-Philippe Daubresse a souhaité "réformer le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSES), qui sera officiellement installé le 26 octobre". Composé de 45 membres (acteurs de la société civile, représentants d’élus, experts du secteur et représentants des administrations), le CSES mutualisera les initiatives et agira tant sur le plan national qu’européen. Car le ministre des Solidarités actives a conscience que "les pistes européennes peuvent avoir un effet de levier sur les mesures françaises". Les mesures que le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, devrait annoncer en faveur de l’entrepreunariat social seront donc "étudiées" avec soin. Le gouvernement souhaite également sensibiliser aux métiers de l’économie sociale car, comme le note Marc-Philippe Daubresse, "selon le prochain baromètre jeunesse que nous allons publier, 74% des jeunes sont motivés par un emploi dans le secteur de l’ESS". En outre, il faut "permettre un meilleur accès aux dispositifs de droit commun, dont Oséo, car les acteurs du terrain n’y ont pas accès".

      Ancrage territorial

Et le ministre souhaite "aller plus loin dans l’ancrage territorial, partir du bas pour aller vers le haut, avec un pilotage local de la politique de l’ESS qui réunira les représentants des collectivités locales et des services de l’emploi (Pôle emploi, Caisse des Dépôts, directions départementales de la cohésion sociale…)". Quatre territoires (Rhône-Alpes, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de-Calais) ont été sélectionnés pour accueillir des moyens supplémentaires destinés à structurer les actions du secteur. Bénéficiant de plus de 600.000 euros en 2010, ces régions ont été choisies en fonction de leur dynamisme, comme en témoigne le panorama que le CNCRES va publier en novembre et qui révèle qu’avec plus de 10.000 établissements employeurs de l’ESS, le Languedoc-Roussillon emploie plus de 12% des salariés de la région ou que les associations du Nord-Pas-de-Calais réunissent 9,35% des salariés de la région (les associations représentant justement 80% du volume d’emplois de l’ESS en France). Mais ces territoires ont également été choisis car ils accueillent des "fabriques à initiatives", un outil développé par l’Avise (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques) en partenariat avec la Caisse des Dépôts, qui mutualise les ressources et les outils nécessaires à la concrétisation d’un projet d’entreprise sociale sur un territoire. Le quatrième axe du plan en faveur de l’ESS consiste à développer l’innovation sociale. L’objectif de Marc-Philippe Daubresse est de "créer 10 à 12 entreprises de microfranchise solidaire dans les trois ans, qui engendreront 5.000 à 10.000 emplois en dix ans". Il souhaite également développer les "pépinières" de l’entrepreunariat social "sur le modèle de la Ruche, situé canal Saint-Martin à Paris et qui offre des bureaux aux entrepreneurs sociaux". Enfin, les 100 millions d’euros des investissements d'avenir du grand emprunt dédiés au secteur seront utilisés d’ici fin 2014 pour des appels à projets. Le premier d’entre eux sera lancé avec la Caisse des Dépôts avant fin octobre et permettra de financer des projets sous la forme de prêts à taux zéro pour une durée de sept ans. Autant de moyens qui devraient faire bouger le secteur car selon le ministre des Solidarités actives, "nous sortons de la crise économique mais nous ne sommes pas sortis de la crise sociale".

Muriel Weiss, publié le 19 octobre 2010 parLocaltis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260486402

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 10:30

Or Gris du RRF organise à l’automne 2010 un cycle de 3 rencontres ouvert à tous, pour échanger, partager une autre idée du vieillissement (voir le projet sur le site or-gris.org)La première rencontre du 21 septembre à Cazals portait sur « Habitat, services : les nouvelles voies du vivre ensemble »

Cette deuxième rencontre a pour thème :« Repenser la place des seniors dans l’économie locale, dans une transition vie active – retraite »

elle se tient le mardi 09 novembre 2010 de 9h30 à 17h00,

à l'IUT de l’Indre - 2, avenue François Mitterrand à Châteauroux

Débats, témoignages et interventions sont à l’ordre du jour :

- Intervention sur les représentations de la vieillesse

- Contributions à l’économie locale, avec des représentants d’ECTI, D’ÉGÉe, du club français de la poule noire,

- Accompagnement et Transmission de savoirs, avec les réseaux d’accompagnateurs PLES/ADAR, les* Tutorats ARDEA, etc… 

- Regard extérieur sur l’aménagement de la transition vie active – retraite ; l’intergénérationnel; les actions d’utilité sociale portées par les seniors

L’après midi est consacrée à des ateliers d’analyse et d'approfondissement à partir des réalisations présentées le matin et d’autres initiatives.:

1- Contributions des seniors à l’économie locale

 En quoi leurs initiatives sont-elles un facteur de développement économique ? Comment les mobiliser ? Quelle est leur place dans le développement des territoires ?

2- Accompagnement et transmission de savoirs par les seniors

 Un apport intergénérationnel. Mobilisation, outils, méthodes…

La mise en communet en perspective sera faite par le CVC et Or Gris

Cette manifestation s’inscrit dans le mois de l’Economie Sociale et Solidaire,

et est organisée avec l’appui de l’association APRES.

Information et inscription: biplan46@orange.fr ; benelle.adar.bs@orange.fr , patriciah.adar.bs@orange.fr

Téléphone : 01 56 98 14 91 / 02 54 48 08 82 

 

OR GRIS, un projet Leader du RRF, groupe “Acceuil/attractivité”

 Lisette Teulières, CIVAM Semailles, bureau FN CIVAM, 06 99 44 33 94, em.teulieres@laposte.net

Odile Plan , BIPLAN, 06 85 75 25 94, biplan46@wanadoo.fr, http://biplan.over-blog.com

Sylvie Robert , FNCIVAM, Chargée de mission "Accueil", 06 42 83 80 87, sylvie.robert@educagri.fr

http://www.or-gris.org

 

La Fédération Nationale des CIVAM, en partenariat avec BIPLAN, anime des journées d’échanges sur la place des seniors dans le développement rural, dans le cadre du Réseau Rural Français. Différents travaux ont en effet conduit le réseau Civam à s’intéresser à ce sujet, qu’il s’agisse d’équipes en réflexion sur l’habitat et le maintien de population en milieu rural ou encore de l’engagement bénévole de retraités comme accompagnateurs de porteurs de projets dans nos groupes locaux.

A l’origine de notre projet, un constat partagé : les seniors ne sont pas assez pris en compte dans les politiques d’accueil et plus largement les politiques de développement local en milieu rural, bien que les plus de 60 ans représentent bientôt le tiers de la population. Il y a plusieurs âges à la vieillesse, et à chaque âge ses potentialités et ses besoins. Les seniors sont une réserve de compétences et de matière grise inexploitées tout autant que des consommateurs de services. Pourtant, la vieillesse reste majoritairement considérée par les politiques publiques du seul point de vue médical ou gérontologique !...

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 09:42

 

Les sénateurs ont voté les nouvelles dispositions sur l'évacuation d'office des campements illicites dans le cadre de l'examen de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) adoptée vendredi 10 septembre au soir, par 177 voix contre 153.

Il s'agit d'étendre les dispositions qui s'appliquaient déjà aux stationnements illégaux de caravanes (loi Besson du 5 juin 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage) aux "campements illicites", c'est-à-dire aux habitations en dur ou fixes, à quelques nuances près. En revanche, les sénateurs n'ont pas retenu l'amendement que le gouvernement avait déposé il y a quelques jours étendant ces mêmes mesures aux occupations de bâtiments, c'est-à-dire aux "squatts". Beauvau a toutefois indiqué que cet amendement n'avait été retiré que pour des "raisons techniques" et qu'il serait représenté à l'Assemblée.

S'agissant des campements illicites, le texte prévoit qu'en cas "de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques", le préfet peut mettre les occupants en demeure de quitter les lieux dans un délai de quarante-huit heures. A défaut, il peut faire procéder à l'évacuation forcée du campement et saisir le tribunal de grande instance pour demander l'autorisation de procéder à la destruction des installations. Le président du TGI doit statuer dans un délai de quarante-huit heures. Les propriétaires du terrain (publics ou privés) peuvent toutefois s'opposer à l'évacuation, à condition de prendre "les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques" dans un délai fixé par le préfet. Ils encourent une amende de 3.750 euros en cas de non-exécution.

Lors d'une réunion à l'Elysée le 28 juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait demandé l'évacuation de 300 campements illicites dans un délai de trois mois. En attendant les nouvelles dispositions de la Loppsi 2, les évacuations de campements illicites doivent passer par une décision de justice. Mais pour atteindre l'objectif fixé par le chef de l'Etat, le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, Michel Bart, avait adressé aux préfets, le 5 août, une circulaire appelant à une "démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms". Ce qui pose un problème juridique. Les membres du gouvernement, dont le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait d'ailleurs pris soin lors de leurs déclarations récentes de ne stigmatiser aucune communauté, préférant parler par exemple de "Roumains" plutôt que de "Roms". Pour couper court à cette polémique, Brice Hortefeux a signé une nouvelle circulaire, lundi, cette fois-ci personnellement. Celle-ci demande aux préfets de "poursuivre" les évacuations de camps illicites "quels qu'en soient les occupants". La circulaire précise qu'il "a été procédé à l'évacuation de 441 campements illicites" depuis le 28 juillet. Quant à la Loppsi 2, elle doit à présent repasser devant l'Assemblée pour la seconde lecture.

M.T, publié le 13 septembre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis/artVeille/artVeille&cid=1250260329562

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