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Le blog d'Odile Plan

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 09:40

Dans le canton de Conques, en Aveyron, une commune de 401 habitants s’appuie sur des terrains, dits "biens vacants", pour créer une chaîne de solidarité entre professionnels de l’agriculture et Restos du cœur.

      La prise en gestion communale des terrains dits "biens vacants"

Sur la commune de Saint-Félix-de-Lunel, dans l’Aveyron, 15 hectares de terrains sont la propriété commune d’un certain nombre d’habitants. Autrefois réservées aux pâtures, ces parcelles progressivement abandonnées ont été prises en charge par la commune, qui en met la majeure partie (11,5 ha) à la disposition de jeunes agriculteurs, en payant l’impôt foncier à la place des propriétaires. Reste une parcelle de 3,5 hectares en friche, que la commune entretenait plus ou moins en passant une fois par an le girobroyeur. En 2006, au cours d’un débat au conseil municipal sur l’entretien de cette parcelle, l’idée fut émise d’en relancer la culture pour les Restos du cœur.

     La mise en culture de la parcelle en friche, départ d’actions en chaîne

La suggestion de cultiver du blé pour les Restos du cœur fut immédiatement acceptée par les onze élus, dont huit étaient agriculteurs actifs ou retraités. Ce fut le point de départ d’une chaîne de solidarités. Le maire fut chargé de prendre contact avec les responsables départementaux des Restos du cœur, qui adhèrent pleinement à la démarche. "Nous avons à cœur de privilégier les produits du terroir pour l’alimentation, indique Michel Compeyron, président des Restos du cœur de l’Aveyron. Cela valorise la production locale et permet en même temps aux agriculteurs de montrer qu’ils sont en capacité de nourrir les plus démunis". Parallèlement, chaque conseiller municipal avait une tâche à accomplir pour boucler le projet : l’un a convaincu des négociants en semences, engrais, désherbants, de participer sous forme de dons en nature ; un autre a reçu l’engagement que le blé panifiable –16 tonnes – serait accueilli par un organisme stockeur de la région ruthénoise ; un troisième s’est occupé d’organiser la logistique, depuis le transport du blé au minotier jusqu’à la livraison de la farine chez un boulanger ; enfin, des agriculteurs – conseillers municipaux et quelques autres – ont décidé de procéder à la préparation du sol et aux semis.

     La solidarité se poursuit sous d’autres formes

La première récolte s’est déroulée fin juillet 2007, effectuée gratuitement par une entreprise de moissons de la commune. Une dizaine de bénévoles des Restos du cœur venus de Rodez ont assisté à la fête qui conclut cette journée. "La farine a été remise à des boulangers, qui en retour s’engagent à fournir du pain pour nos centres de distribution alimentaire", indique le président des Restos du cœur de l’Aveyron. Cette "moisson du cœur" s’est répétée en 2008. "Pour 2009, raconte Zéphirin Quintard, maire de Saint-Félix-de-Lunel, nous avions besoin de cette parcelle pour la transformer en parking à l’occasion d’une grande manifestation sportive. Elle a donc été ensemencée en herbe à l’automne 2008, de manière à être fauchée et fanée avant ladite manifestation. Ce sont les trois jeunes agriculteurs de la commune qui ont exécuté les travaux de fenaison bénévolement. Ils ont ensuite acheté ce foin, ce qui a permis d’envoyer un chèque de 480 euros aux Restos du cœur." Ce lien de solidarité entre agriculteurs et Restos du cœur tend à s’élargir puisqu’une entreprise de Saint-Félix-de-Lunel, spécialisée dans l’élevage en plein air des volailles (50.000) et dans un élevage de poules pondeuses, envoie aux Restos du cœur de Rodez les œufs d’un calibre trop petit pour la commercialisation classique.

François Poulle, lundi 30 août 2010 pour le site de Mairie-conseils : www.mairieconseils.net

Contacts :

Restos du cœur , ZA Bel Air, rue Saint-Christophe, 12000 Rodez, tél : 06 08 40 44 00

Compeyron Michel , président, michel.compeyron@laposte.net

SARL Quintard - Le Bourg, 12320 Saint-Félix-de-Lunel

tél : 09 79 25 82 17, sarl.quintard@orange.fr

* Quintard Valérie - Mairie de Saint-Félix-de-Lunel

Le Bourg, 12320 Saint-Félix-de-Lunel

tél : 05 65 44 61 52, mairie.st.felix.de.lunel@wanadoo.fr

 Quintard Zéphirin-  Maire

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 09:32

Au sein de l'agglomération nantaise, la commune de Sainte-Luce sur Loire accueille dix familles Roms depuis 2009. Misant sur leur intégration, la municipalité, appuyée par des militants associatifs, a choisi une approche par le dialogue et l’écoute mutuelle qui prend le dessus sur les à-priori ou les réticences.

Si les dix familles Roms ont trouvé un point de chute Sainte-Luce sur Loire (12 000 habitants), au terme d'un parcours précaire jalonné d'occupations et de refoulement sur différents terrains de l'agglomération nantaise, c’est qu’une sensibilisation et un travail préliminaire avaient été réalisés auparavant. Au lendemain des municipales, Roselyne Durand, adjointe aux solidarités, choquée par les campements de fortune sur des communes proches, avait en effet choisi d'ouvrir un dossier sur ce sujet» “ Comme beaucoup de français, je n'avais pas toutes les clés de compréhension s'agissant de la situation des Roms et des gens du voyage, et je souhaitais pouvoir ne pas mélanger les problèmes”, explique l’élue.

        Mieux connaître pour savoir réagir

En mars 2008, le maire confie à Brigitte Biche, conseillère municipale, la mission de faire le point sur la question des Roms : d'où venaient les familles ? Quelles aides étaient possibles ? Quelle réglementation, etc. Au gré de rencontres avec l'ensemble des acteurs concernés, conseil général, ville de Nantes, etc., les élus font un tour relativement complet de la question... Ce travail a, sans conteste, levé bien des incompréhensions. Aussi, lorsqu'un matin de février 2009, le maire est informé par la gendarmerie et la police municipale de l'installation sauvage de dix familles sur un terrain privé situé sur la commune, « j'ai immédiatement expliqué aux familles que leur occupation était illégale, que le propriétaire allait demander leur expulsion, mais que nous allions ensemble travailler à une autre solution”, souligne Roselyne Durand. Dans l’attente, pour garantir des conditions sanitaires à minima, la mairie installe des toilettes sèches sur ce terrain.

       L’association Soleil Rom passe convention avec la mairie

« Rien n’aurait pu être fait sans la forte mobilisation de simples citoyens et de bénévoles associatifs », tient à rappeler l’élue qui organise des rencontres avec ces deniers. Ensuite, c'est un travail mené en bonne intelligence avec les familles Roms et ces citoyens engagés qui a permis que, progressivement, le projet d'intégration prenne forme. Une association, baptisée Soleil Rom, se créé et passe convention avec la mairie pour la mise à disposition d’un nouveau terrain, appartenant cette fois à la commune, sur lequel les familles avaient d'elles mêmes déménagé la veille de la date de leur arrêté d’expulsion. La mairie accorde une subvention de 15 000 euros à l'association, qui a investi dans l'achat de mobiles homes d'occasion. L'association assume les consommations d'électricité, d'eau, et demande en contrepartie aux familles une participation sous forme de redevance prévue par la convention d'occupation signée par chaque famille.

         Un travail d’intégration

 “Avoir une adresse stable – bien que provisoire – facilite toutes les autres démarches : scolarisation, recherche d'emploi, etc.”, précise l'élue. L'association a passé une convention avec le CCAS pour le suivi et l'accompagnement socio éducatif. Des points très réguliers sont faits entre l'association, les familles et les élus. “Nous avons tous le même projet : que ces familles s'intègrent, trouvent un emploi, un logement, sur Sainte-Luce ou ailleurs”, observe l’élue. Si trois adultes parlaient déjà bien le français, des cours d'alphabétisation ont été organisés avec l'association, et un projet plus élaboré pourrait bientôt déboucher avec le collège. “Nous avons appris à mieux connaître ces familles Roms. Et elles ont aussi fait ce pas. Nous avons vu leurs peurs, leur volonté de respecter les règles, notamment sur la scolarité des enfants. Cela ne se dément pas, puisqu'à la rentrée, tous les enfants seront scolarisés, les plus petits ont même été inscrits en maternelle”, apprécie Roselyne Durand. Coté insertion professionnelle, les avancées sont plus compliquées, en raison notamment des contraintes réglementaires (liste restreinte de métiers, droit à payer par l'employeur,..). Outres des « petits boulots » (cueillette du muguet...), certains ont tout de même pu signer des CDD, “grâce à la volonté d'un maraîcher”, souligne l'élue.

Peurs et réticences s’expriment, avec courage politique

Les inquiétudes ont ici comme partout été exprimées par une partie de la population, avec leur lot d'exagérations et d'outrances pour une minorité. “Plutôt que de nier ces inquiétudes, nous sommes allés à la rencontre des administrés pour parler franchement et simplement”, assure l'élue, qui veut souligner le courage politique du maire .

       Limites posées

 “Il est bien évident que nous ne pourrions pas poursuivre ce projet s'il y avait plus de familles”, estime Roselyne Durand. D'autres familles refoulées sont venues se poser cet été sur Sainte-Luce, “mais mes collègues ont réglé cela de telle sorte qu’elles sont reparties d'elles mêmes”, explique Roselyne Durand. La mairie ne se veut ni donneuse de leçon, ni modèle. “Nous agissons à notre dimension, sans volonté de médiatiser, si ce n'est auprès des leucéens ”, conclut Roselyne Durand.Comme pour les logements sociaux, si chaque commune prenait vraiment sa part plutôt que de repousser le problème chez les autres...”.

Emmanuelle Stroesser, jeudi 09 septembre 2010 pour le site www.mairieconseils.net

Contacts :

Commune de Sainte Luce sur Loire, Mail de l'Europe - BP 88109

44981 Sainte-Luce sur Loire Cedex

* Durand Roselyne - Adjointe déléguée aux solidarités   

* tél :02 40 68 16 00, r.durand@sainte-luce-loire.com

* Biche Brigitte - Conseillère municipale

* tél :02 40 68 16 00, b.biche@sainte-luce-loire.com

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 09:51

Quand un institut d’études s’invite dans les processus de débat public.

Explications de Damien Philippot,

du département opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop.

  Comment un institut d’études trouve-t-il sa place dans un dispositif comme la conférence de citoyen ?

La première conférence de citoyens en France, portant sur les OGM, date de 1998. A l’époque, un appel d’offre avait été lancé pour le recrutement d’un panel de citoyens. L’IFOP avait été sélectionné. Depuis, l’institut a régulièrement été consulté pour constituer des panels en vue de consultations citoyennes. De même que d’autres sociétés d’études, comme TNS Sofres ou CSA.

En 2003, nous avons remporté l’appel d’offres lancé par le ministère de l’Ecologie en vue d’une conférence de citoyens sur les boues d’épuration. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas seulement de recruter un panel, mais d’animer la conférence. La réussite et l’intérêt de l’opération ont conduit l’IFOP à faire de cette démarche un mode de recueil de l’opinion à part entière, mobilisable sur des sujets pointus où les sondages et les approches qualitatives classiques s’avèrent inopérants.

Il s’agit d’un outil qui peut solliciter des citoyens sans appétence spécifique pour des débats très techniques et lui donner les armes pour donner son avis.

  D’un point de vue méthodologique, comment abordez-vous la conférence de citoyen ?

Nous avons progressivement affiné le dispositif méthodologique, en préconisant le maximum de transparence. Pour résumer, ce dispositif s’articule autour de trois grandes phases : un temps de formation qui permet aux participants de se familiariser avec le sujet, un temps d’interpellation à l’occasion d’un débat public entre les citoyens désormais “éclairés” et des experts et porteurs d’intérêt qu’ils convoquent, un temps de réflexion et de rédaction d’un avis collectif par les citoyens réunis à huis clos.

Nous recrutons un groupe de 15 à 20 personnes - de tous profils, horizons, nivaux sociaux et d’éducation – qui sont formées durant deux à trois week-end, soit jusqu’à six jours au total.

  Sont-elles rémunérées ?

Les panélistes sont transportés, logés, nourris et rémunérés à hauteur d’environ 100 euros par week-end. Il s’agit davantage d’une compensation que d’une rémunération.

  Quel est l’objectif de cette “formation” ?

Rendre le groupe le plus autonome possible, le mettre en capacité de poser avec discernement des questions sur le sujet. Pour le choix des formateurs, nous privilégions les pédagogues aux porteurs d’intérêt – qui interviendront eux lors de la conférence.

Au terme de la formation, nous préconisons une rencontre entre le groupe et le comité de pilotage désigné par le commanditaire. L’idée étant de laisser le groupe prendre la main sur la définition de l’ordre du jour de la conférence et le choix des intervenants. A ce stade, dans les faits, on constate généralement une réelle prise d’indépendance du groupe.

Puis vient le jour de la conférence -une demi journée à une journée de débat. Il s’agit d’instaurer un débat entre le groupe de citoyens et des porteurs d’intérêt, des militants, des observateurs, des experts. Ce, autour de quelques tables rondes thématiques.

Dans la foulée, le groupe travaille, avec notre appui, et en sous-groupes, à la rédaction de son avis. Ce qui estujours à identifier les grandes lignes-frontières du débat, celles que la société n’est pas prête à dépasser.

   Quel sort le commanditaire réserve-t-il à cet avis ?

Il doit a minima s’engager à y répondre, point par point, de manière argumentée et à porter cet avis à la connaissance publique, au législateur.

   Peut-on considérer que la conférence de citoyen fait partie des outils privilégiés par l’Etat en matière de laboratoire de l’opinion ?

Entre 2003 et 2009, la commande publique a essentiellement relevé des collectivités et institutions locales, plutôt dirigées par la gauche, autour de problématiques diverses : aménagement des transports, gestion de l’eau, nanotechnologies, technologies hertziennes…

En 2009, le modèle de la conférence a été à nouveau sollicité à l’échelle nationale, dans le cadre des états généraux de la bioéthique, à l’initiative du ministère de la Santé.

Historiquement, la culture du débat public est plutôt portée par la gauche. Si l’on regarde stricto sensu la conférence de citoyen, il faut bien constater que les dernières initiatives témoignent, au niveau national tout au moins, d’une réappropriation par la droite. Néanmoins, je ne vois pas de réflexion réellement structurée à droite autour de la démocratie participative.

Par Muriel Jaouën dans Place Publique

http://www.place-publique.fr/spip.php?article5842

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 10:00

Tous les frais engagés par les bénévoles d'une association peuvent être remboursés (frais de déplacement, d'hébergement, de documentation, d'équipement...), sur autorisation du conseil d'administration et à condition qu'ils aient été engagés pour le compte de l'association. Ils doivent être remboursés, sur présentation de pièces justificatives. Ces justificatifs doivent être conservés pendant 4 ans (l'année de la dépense plus 3 années).

fiche pratique association :

En ce qui concerne les frais de déplacement, lorsqu'un bénévole utilise son véhicule personnel dans le cadre de son activité associative, la structure a le choix pour le rembourser entre deux modes de calcul :

- le remboursement des frais de carburant, d'autoroute, de parking, sur présentation de factures ;

- le remboursement forfaitaire en s'appuyant sur le barème kilométrique publié chaque année par les services fiscaux (instruction du 12 février 2009 5 F-6-09). Il prend en compte le carburant, l'assurance, la dépréciation du véhicule, l'entretien et les frais d'achat des casques et protections. En revanche les frais de stationnement (parcmètres, parking) et les péages d'autoroute ne sont pas pris en compte et peuvent, sous réserve des justifications nécessaires, être ajoutés. Doivent figurer sur les notes de frais, l'objet du déplacement, la date, les lieux de départ et d'arrivée et le nombre de kilomètres.

 

Les bénévoles peuvent également renoncer expressément aux remboursements de leurs frais et bénéficier de la réduction d'impôt relative aux dons (instruction fiscale du 23 février 2001 publiée au Bulletin officiel des impôts sous la référence 5 B-11-01). Cependant il faut impérativement respecter certaines conditions :

- les frais engagés doivent être justifiés et justifiables

- le bénévole doit renoncer expressément à demander le remboursement des frais

- lassociation doit remettre un justificatif de don au bénévole

- les frais doivent apparaître dans la comptabilité de lassociation en charges dans le compte concerné et en produit dans le compte « dons ».

 

Les plafonds et taux de réduction d'impôt applicables aux versements résultant du non-remboursement de frais à un bénévole sont les mêmes que ceux qui s'appliquent aux dons. Ils dépendent de la nature de l'activité de l'organisme.

Les dons au profit des organismes d'utilité publique et assimilés et des organismes d'intérêt général et assimilés ouvrent droit pour un particulier à une réduction d'impôt égale à 66% des versements pris en compte dans la limite de 20% du revenu imposable.

Les dons au profit d'organismes d'aide aux personnes en difficulté ouvrent droit à une réduction d'impôt égale à 75 % des versements dans la limite de 510 (instruction du 15 janvier 2010 5 B-7-10).

 

Dans le cas des frais kilométriques, la réduction dimpôts sobtient en tenant compte du barème fixé dans le cadre de linstruction du 25 janvier 2010 BOI 5 B-7-10 : 0,299 euro/km pour les voitures (quelle que soit la puissance fiscale du véhicule) et 0,116 euro/km pour les deux-roues.

 

- Instruction fiscale du 12 février 2009 publiée au Bulletin officiel des impôts sous la référence 5 F-6-09 

- Instruction fiscale du 7 mai 2009 publiée au Bulletin officiel des impôts sous la référence 5 B-16-09 

- Instruction fiscale du 25 janvier 2010 publiée au Bulletin officiel des impôts sous la référence 5 B-7-10 

 

Info venant de lCRIB Info Paris n°26

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:20

Pour revitaliser le lien social et associer les habitants au développement social de leur cité, le Conseil général de Maine-et-Loire et la Commune de Montreuil-Bellay en lien avec plus de dix partenaires initient une démarche de développement social local qui donne lieu à la création d'un réseau d'acteurs mêlant citoyens, professionnels et politiques : le réseau "Thouet possible" (du nom du cours d'eau qui traverse la commune) initie une multitude d'actions qui vont de l’aménagement d’un square à la création d’une Maison de Tous pour Tous, en passant par des "rencontres causeries"...

En 2002, les travailleurs sociaux de la circonscription départementale et le CCAS de Montreuil-Bellay, petite commune d'à peine plus de 4000 habitants située dans le Maine et Loire, font le constat, d'un faible taux de fréquentation des équipements sociaux par les familles monoparentales, notamment les jeunes mères célibataires. Dès lors, les deux collectivités font réaliser par des étudiants de l'IRTS d'Angers, une enquête auprès de ces publics d’où il ressort que les mères célibataires connaissent les dispositifs existants à leur disposition mais ne les exploitent pas. Le Conseil général en lien avec le Centre communal d'action sociale, la MSA et le bailleur social Habitat 49 mettent en place un groupe de travail pour trouver des solutions afin de mobiliser les jeunes mères. Très vite la nécessité d'impliquer tous les publics émerge afin de revitaliser le lien social et de rendre tous les habitants acteurs du développement de leur quartier. Á la demande du maire, la coordination de la démarche est confiée au Centre social Roland Charrier qui recrute une AESF à temps partiel pour animer l'initiative. Sous sa houlette, élus et professionnels vont à la rencontre d'autres communes (notamment Saumur) ayant usé de la méthodologie du développement social local pour revitaliser leur vie sociale. Á leur retour, le groupe d'élus et de professionnels repère des habitants moteurs et les invitent à les rejoindre dans leur démarche pour se former à la méthodologie du DSL. De cette formation dispensée par le Mouvement du développement social local (MDSL), et de la rencontre des acteurs du territoire qu'elle provoque, va naître le cœur du réseau "Thouet possible". Un groupe d'acteurs professionnels, politiques et citoyens dévoués au développement social de leur commune.

En 2005, le groupe "Thouet possible" avec le soutien de la municipalité organise des Ateliers de l'avenir afin de travailler à un diagnostic des besoins du territoire et aux réponses à y apporter avec tous les habitants. Des invitations sont envoyées à la population par courrier et des animations annonçant l'événement sont organisées sur la place publique. Durant deux jours, une centaine d'habitants vont se retrouver et échanger pour d'abord formuler ce qui "ne va pas" de leur point de vue, ensuite exprimer ce dont ils rêvent, leur idéal et enfin construire des solutions permettant de tendre vers cet idéal. A l'issue des ces deux jours quatre groupes projet sont mis en place ainsi qu’un groupe opérationnel. Au total, les groupes réunissent une vingtaine d'habitants, auxquels s'ajoutent élus et professionnels.

Le groupe opérationnel ou groupe ressource est composé de 10 habitants, trois élus et neuf professionnels. Il se réunit deux fois par trimestre et a pour fonction d'assurer la coordination du projet en veillant à l'appropriation de la démarche. Il met en œuvre la communication du projet, coordonne les démarches financières et organise la mobilisation des ressources externes. Enfin, il organise des manifestations pour assurer la mobilisation pérenne des habitants et faire le lien entre les différents groupes projet.

Les quatre groupes projets sont composés d'habitants accompagnés d'un élu, d'un professionnel issu des institutions partenaires (Caf, MSA, CG…), et d'un habitant référent. En 2005, les thématiques sont les suivantes:

- le groupe "Environnement nature" qui promeut la circulation des cyclistes, des piétons et des personnes à mobilité réduite;

- le groupe "Amélioration de l'habitat et du cadre de vie";

- Le groupe "Solidarité" qui œuvre pour l'échange des savoirs;

- Le groupe "Maison de tous pour tous", qui œuvre sur la création de lieux de rencontres intergénérationnels.

Fin 2007, deux nouveaux groupes se forment :

- le groupe "Jeunes" qui encourage les jeunes à participer à la vie de la commune;

- le groupe "Expressions et convivialité".

Un protocole partenarial est élaboré entre la Ville de Montreuil-Bellay, son CCAS, le Centre social Roland Charrier, le Conseil général de Maine-et-Loire, la Mutualité sociale agricole, Habitat 49, la MIFE, la CPAM d'Angers, l'ADMR, et la Mission locale (auxquels viendront s'adjoindre par la suite la Caf de l'Anjou et la Régie de quartier). Chaque partenaire définit son engagement vis-à-vis de la démarche et les moyens humains et techniques qu'il peut mettre à disposition du réseau.

En terme de gouvernance, une cellule multi-partenariale est mise en place qui réunit une fois par an, les responsables de territoire pour faire le bilan de l'avancée du réseau et piloter les orientations à venir. Une cellule technique de coordination permet une fois par mois aux professionnels de la MSA, Caf, du Conseil général et du Centre socioculturel d'échanger sur les questions liées à leur pratique professionnelle et notamment sur la méthodologie de développement social local.

Enfin, une charte du réseau "Thouet possible" est adoptée par les partenaires institutionnels. Elle définit le principe du réseau "Construire ensemble avec les habitants, les élus et les professionnels", sa finalité, ses valeurs, ses acteurs et son mode de fonctionnement.

Susciter et accompagner les projets

Pour faire connaître la démarche et les actions, et inviter le plus grand nombre d'habitants à rejoindre des groupes ou faire part de leur besoin, envie, demande… un journal, le Petit Rapporteur, est lancé et distribué par envoi postal à un rythme moyen trimestriel. Pour accompagner l'ensemble des acteurs, élus, professionnels et habitants dans la pérennisation de la démarche de développement, deux journées de formation-action sont organisées tous les deux ans.

Les groupes projet, comptant a minima six habitants accompagnés par un(e) habitant(e) référent(e), un(e) professionnel(le) et un(e) élu(e), sont autonomes dans la conduite de leurs actions dès lors qu’elles sont validées par le groupe opérationnel, le bureau du Centre social et le Conseil municipal. Issus des formations-actions, des Ateliers ou encore de l'initiative d'un habitant ayant identifié un besoin "partagé", les groupes disposent d'un micro-budget annuel (100 à 150 €) leur permettant d'animer leur action.

> Ainsi, le groupe "Amélioration de l'habitat et du cadre de vie", a initié et piloté la création d'un square au sein du quartier de logements sociaux de Montreuil-Bellay. La proposition de square est issue d'un besoin identifié lors des Ateliers de l'avenir en 2005. Le groupe s'empare du projet et consulte les habitants du quartier dans lequel il est envisagé d'intégrer le square et son aire de jeux pour déterminer le lieu d'implantation le plus adapté. Ils organisent une visite du quartier avec les élus pour partager la réflexion et choisir le lieu définitif. Ils rencontrent les sociétés spécialisées dans la production de jeux d'extérieur pour enfant pour déterminer le matériel à implanter. Enfin, ils font réaliser aux habitants des dessins représentant leur vision du square.

Par la suite, ils présentent le projet en mairie, qui est accepté. Le groupe s'attache alors à monter les dossiers de demande de financement auprès des partenaires de la collectivité locale. Une fois le square inauguré, en 2009, le groupe s'attelle à la création d'une réglementation pour empêcher les dégradations et organiser l'entretien du lieu.

> Le groupe "Expression et convivialité" en initiant des échanges sur l'histoire de Montreuil Bellay a fini par développer une action intergénérationnelle. De fait, dans le cadre de leur projet, ils rencontrent Edgard Pisani, ancien maire de la localité et sommité nationale et décident de rendre compte de son récit. Ils s'associent au CCAS dans le cadre de la semaine bleue et exposent au centre culturel de Montreuil, à l’école, à la maison de retraite. Une fois cette première étape passée, le groupe décide d'écrire l'histoire de Montreuil-Bellay à travers la parole de ses habitants et s'organisent pour la recueillir. L'appel est lancé via la presse et Le Petit rapporteur pour recueillir les anecdotes des habitants et leur récit de vie en vue de créer une exposition.

> Le groupe Environnement nature a lui instauré depuis 2006, une journée festive et conviviale autour du vélo intitulée "Faîtes du vélo". En outre, une des premières actions a consisté notamment à organiser avec les élus une visite de la ville équipé d'une poussette pour évaluer les difficultés de circulation tant des jeunes mères que des personnes handicapées. Ils ont pu faire alors leur remarque et proposition à la municipalité qui a corrigé trottoirs et passages piétons à partir de ce diagnostic citoyen.

> Enfin, le groupe Jeunes qui regroupe une dizaine de Montreuillais âgés de 18 à 25 ans, travaille sur des problématiques liées à la jeunesse locale et notamment autour d'une liberté de la pratique sportive. Ils travaillent à un projet d'implantation d'une structure multi sport. Ils ont également élaboré un blog annonçant et rendant compte des activités initiées pour les jeunes de Montreuil.

  Une méthodologie générale d'appréhension du territoire

En 2007, à la suite de la mise à disposition d'un local par la municipalité, les membres du groupe projet Maison de Tous pour Tous (MTPT), se consacrent à la gestion et l'animation de ce lieu qui devient le cœur du Réseau "Thouet possible". Ils accueillent tant les réunions de travail des groupes, que des rencontres, animations, conférences et tiennent une permanence deux vendredis par mois pour accueillir les habitants souhaitant rejoindre l'un ou l'autre groupe.

Cette Maison de Tous pour Tous est intégrée dans les locaux du Centre socioculturel Roland Charrier dès le deuxième trimestre 2010, preuve de la vivacité du Réseau et ce presque cinq ans après son lancement. En 2009, une convention partenariale de démarche de développement social local succédant au protocole partenarial, a été signée entre les partenaires. Elle encadre le fonctionnement et les engagements de chacun jusqu'en 2012, soit un calage avec la durée de conventionnement du Centre social. Plus qu'une simple action, le DSL porté par le réseau a été adopté par le Centre social lui-même comme une méthodologie générale d'appréhension du territoire. Au niveau municipal, en plus du maire, trois adjoints sont particulièrement impliqués dans la démarche. En outre, une commission DSL a été mise en place.

Les professionnels engagés dans l'aventure, travailleurs sociaux de la circonscription, la MSA, la Caf ou encore le centre social, soulignent tous la richesse de l'impact de la démarche sur les habitants et sur leur façon de "faire du social". Ils indiquent combien l'implication dans les actions permet à certaines personnes de prendre confiance en elles et de développer des compétences (prise de parole en public, engagement dans d’autres instances ou groupes d’actions, prise de responsabilité). Ils ont pu constater des sorties d'isolement, de repli sur soi, de dépression, des reconstructions familiales autour d'une activité commune, d'ouverture vers de nouveaux centres d'intérêts…

En outre, d'un point de vue de la pratique professionnelle, ils témoignent de l'ouverture à un autre regard sur les familles et les usagers en terme de potentialité notamment, et du changement de posture du travailleur social que cela induit.

   et maintenant  : pérenniser…

Du côté des élus, on souligne combien le réseau a permis de "restaurer ou faire vivre le lien entre habitants, élus et professionnels du social où chacun a une place et s'y sent reconnu car responsabilisé et respecté". Quant aux habitants, ils témoignent d'une prise de conscience de la réalité du fonctionnement communal et de ses enjeux et de la richesse de ne plus être en posture de consommateur de politiques mais d'initiateur et "fabricant" des projets qui les concernent directement.

La difficulté réside aujourd'hui dans la pérennisation de la démarche et la mobilisation des acteurs sur le long terme. L'enjeu est de faire perdurer le réseau au-delà des individus. L'institutionnalisation de la démarche dans des cadres conventionnels et techniques stables est une première étape. L'autonomisation de l'action des habitants et des groupes projets est une étape supplémentaire qui peine à être franchie aujourd'hui. La coordinatrice du réseau note une "dépendance" des groupes à la présence des professionnels malgré l'absence évidente du besoin d'accompagnement pour certains. Une formation action pour aller dans ce sens devrait être proposée en 2010. Formation action qui devrait permettre aussi de retravailler la structuration du projet et son fonctionnement afin de conserver la dynamique des premières années et de coller toujours aux habitants tant en terme d'analyse des besoins que de ressources potentielles.

Partenaire(s) : Ville de Montreuil-Bellay, Centre social Roland Charrier, CG Anjou, MSA, Habitat 49

Caf de l'Anjou, Mission locale du Saumurois, Intermire Saumur Loire développement, ADMR

Régie de quartier, CPAM d'Angers, CCAS Montreuil Bellay

http://www.apriles.net/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=sobi2Details&catid=27&sobi2Id=1395&Itemid=95

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 10:11

« Le Café Citoyen »arton297-7589cun court métrage résolument décalé

de l’Economie sociale et solidaire




Projeté en avant-première le 19 janvier 2010 à Nantes, et bientôt en festival, Le Café Citoyen est une fiction dont l’objectif est de susciter le débat et rendre lisible l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Ce courtmétrage a été réalisé sous la direction artistique de Scopic, une SCOP de conseil en communication, et produit par la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS) des Pays de la Loire.


  « Le Café Citoyen », c’est l’histoire de la vie de Paul, fraîchement employé dans une structure de l’économie sociale suite à une longue période de chômage. L’action se situe dans un café de quartier, lieu de rendez-vous entre Paul et ses amis. Eux, ne croient pas à la viabilité des entreprises adoptant ce modèle économique. En 4 séquences, nous assistons à leurs échanges. Entre les doutes des uns, les certitudes des autres, c’est tout un cheminement qui les conduit à passer à l’action.

L’ESS, une solution alternative

Dans un contexte de crise mondiale, le modèle économique traditionnel a montré ses limites : il n’a ni permis un développement global et égalitaire, ni permis à l’humain de faire entendre sa voix. L’ESS s’impose aujourd’hui comme la solution alternative. Elle est basée sur la responsabilité individuelle, elle répond à des critères précis comme la libre adhésion, une gestion démocratique et participative, une utilité collective ou une utilité sociale du projet. Dans l’ESS les ressources sont soit privées (coopératives ou mutuelles) soit mixtes (associations). L’ESS est une réelle solution économique pour les entrepreneurs, et elle veut le faire savoir. Mais toutes les Chambres de Commerces et d’Industries ne pensent pas ou ne savent pas renseigner sur ses qualités. Les grandes écoles de commerces, berceau des futurs employeurs français, sont loin d’intégrer systématiquement l’enseignement de cette économie dans leur cursus. Notre expérience passée nous a pourtant appris que la recherche exacerbée du profit nuisait à la communauté. Il est temps de changer de lunettes et de voir les choses autrement dans un monde qui bouge.

L’ONU a déclaré l’année 2012 « Année internationale des coopératives ». Il est donc nécessaire de se préparer à cet évènement et de se développer, ensemble, vers une économie où l’humain devient un réel acteur.

A propos de Scopic

Scopic est une agence de communication qui a été créée en scop en 2004 par 3 salariés associés. Elle est composée aujourd’hui de 7 salariés dont 5 associés (chefs de projets, scénographe, designer, graphiste, conseil...). Elle intervient sur des problématiques de communication globale (conseil, création graphique, stand, expo, événementiel, multimédia...) et accueille dans ses locaux des compétences (indépendantes) complémentaires, e l’occurrence deux ingénieurs (pour les projets d’événements ou les concepts d’expositions complexes). Elle accueille également deux journalistes en train de créer un média web (en scop :-) dédié au social et un réalisateur/photographe. Sa clientèle est composée de collectivités territoriale, de grands comptes comme de petite entreprises ou d’associations.

 Publié le mardi 2 février 2010 dans la lettre d’info de Nord-Social.Info

http://www.nord-social.info/spip.php?article297

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 10:09

A la veille des élections régionales, Le Labo de l’économie sociale et solidaire lance un appel aux candidats pour la mise en œuvre de propositions concrètes en faveur d’une économie plus sociale et plus solidaire dans leur région. Plus de 100 organisations et personnalités, dont Jacques Delors et Edgar Morin, se sont associées à l’appel lancé ce jeudi 21 janvier aux candidats aux élections régionales de mars 2010.

A la veille des élections régionales, Le Labo de l’économie sociale et solidaire (www.lelabo-ess.org) lance un appel aux candidats pour la mise en œuvre de propositions concrètes en faveur d’une économie plus sociale et plus solidaire dans leur région.

    Une mobilisation sans précédent

Plus de 100 organisations et personnalités, dont Jacques Delors et Edgar Morin, se sont associées à l’appel lancé ce jeudi 21 janvier aux candidats aux élections régionales de mars 2010.

Pour la première fois les acteurs et organisations de l’économie sociale et solidaire (liste ci-dessous) se rassemblent largement autour d’un texte commun en faveur de l’ESS et appellent les futurs élus à l’intégrer dans l’ensemble des politiques régionales.

    L’économie sociale et solidaire : pour une sortie de crise par le haut

« Ancrée localement, peu délocalisable, porteuse de proximité et de solidarités, l’ESS contribue à une économie territoriale plus humaniste mais aussi plus attractive, explique le texte diffusé ce jour. Sa prise en compte et son intégration dans l’ensemble des politiques régionales est aujourd’hui indispensable pour faire des territoires le cœur de l’économie réelle. L’ESS, force économique et sociale, ouvre par l’exemple la voie à un développement régional plus solidaire et à une sortie de crise par le haut. »

Les enjeux de ces propositions sont au cœur des préoccupations des Français : protéger les emplois d’aujourd’hui, créer des emplois d’avenir ancrés sur les territoires, améliorer la qualité de vie des citoyens, protéger l’environnement et préserver la cohésion sociale. Il s’agit in fine de favoriser une économie plus durable et plus solidaire.

     Des propositions concrètes

Dans cette perspective, les candidats sont appelés à s’engager sur des propositions concrètes, et notamment : ‐ Faciliter la reprise d’entreprise par les salariés, appuyer les dispositifs d’insertion par l’activité économique et soutenir les associations d’utilité sociale ;

‐ Mettre en place des plans de développement de filières solidaires sur des secteurs d’intérêt général et de consommation responsable ;

‐ Monter des pôles d’innovation sociale pour faire émerger et déployer des réponses efficaces aux besoins sociaux peu ou mal satisfaits ;

‐ Conditionner les aides régionales aux entreprises à des critères sociaux et écologiques et introduire un niveau significatif de clauses sociales et environnementales dans les marchés publics

Les acteurs et les réseaux de l’ESS rencontreront les candidats élus au lendemain des élections régionales pour envisager avec eux la mise en œuvre effective et adaptée de ces propositions et pour qu’ils s’engagent à évaluer publiquement à mi-mandat l’avancée des réalisations.

Publié le mercredi 3 février 2010 sur Nord Social Info :

http://www.nord-social.info/spip.php?article153

vous pourrez accéder au communiqué de presse de l’appel, à l’intégralité de l’appel, sur le site du Labo ESS : http://www.lelabo-ess.org/

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 10:29

La réforme actuellement en débat des collectivités locales est un événement majeur de cette législature. Ses conséquences seront lourdes, et nous les supporterons longtemps.

L’Adels vous propose de suivre “en léger différé” les débats parlementaires sur les différents textes qui composent cette réforme.

En complémentarité avec les articles de Territoires, et en recherchant au maximum l’échange avec ses lecteurs, adhérents, sympathisants et avec le grand public, nous mettons à partir d’aujourd’hui en ligne des notes d’analyse de la réforme et des débats parlementaires.

Ces notes sont le fruit d’un travail commun avec l’Unadel (Union nationale des acteurs et structures du développement local), travail dirigé et rédigé par Georges Gontcharoff.

l'Adels mettra en ligne très régulièrement ces notes, dans les jours et les semaines qui viennent.

Le premier texte est disponible. Il s’agit d’une analyse générale de CE QU’IL Y A VRAIMENT DANS LA REFORME :

http://democratielocale.wordpress.com/2010/02/10/1reforme2010/

Suivra un texte d’analyse des débats sur la loi organisant la concomitance

des renouvellements des conseils généraux et des conseils régionaux en mars 2014,

une analyse de la place des Pays dans la réforme,

puis de l’intercommunalité...

Bonne lecture, et... à vous de juger !

Céline Braillon, présidente de l’Adels

à propos de l'Adels : Adels-Territoires.jpg

L'Adels est un lieu d'échange et de propositions pour le développement de la démocratie locale.

Depuis son origine, en 1959, l'Adels regroupe des élus locaux, des militants associatifs, des professionnels intervenant dans le champ local et des citoyens engagés dans la vie locale.

Au travers des groupes de travail, des publications, des formations ou des colloques qu'elle organise, l'Adels agit pour que de nouveaux rapports s'établissent entre les citoyens et leurs représentants élus, rapports construits autour de la participation des citoyens à des processus de délibération collective.

L’Adels édite la revue mensuelle Territoires.

______________________________________________________________

**Lettre d'information électronique de l'Adels et de Territoires**

* pour s'inscrire : lettre_info-subscribe@adels.org

* pour se désinscrire : lettre_info-unsubscribe@adels.org

* pour toute autre question : lettre_info-owner@adels.org

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:51

Par décret du 25 janvier 2010 l’administration centrale des ministères chargés des affaires sociales est modifiée avec la création d’une direction générale de la cohésion sociale (DGCS).

La nouvelle DGCS « est chargée de la conception, du pilotage et de l'évaluation des politiques publiques de solidarité, de développement social et de promotion de l'égalité favorisant la cohésion sociale (…) Elle veille à la cohérence nationale et territoriale de ces politiques. »

La DGCS se substitue à la DGAS (direction générale de l'action sociale) et à la délégation interministérielle à la famille. Elle prend également les attributions de la Diieses (délégation interministérielle à l'innovation, à l'expérimentation sociale et à l'économie sociale) et du service des droits des femmes et de l'égalité, qui sont tous deux supprimés.

Parmi les missions de la DGCS figurent celle-ci : « Elle soutient et promeut le développement de l’économie sociale et solidaire ainsi que les innovations qui y concourent. »

Créée par décret en décembre 1981, sous le nom de délégation à l'économie sociale, la Diieses prenait la succession de la délégation générale à l'innovation sociale et à l'économie sociale (1991) devenue en 1995 délégation interministérielle avec le même objet. La Diieses était rattachée au ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville mais aussi au premier ministre, au haut-commissaire aux solidarité actives contre la pauvreté, haut commissaire à la jeunesse et au ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi.

Le rattachement du soutien à l’économie sociale et solidaire au ministère des affaires sociales, sans lien direct avec le ministère de l’économie et de l’emploi, constitue une évolution sensible, qui n’est pas sans poser d’importantes questions aux acteurs de ce secteur.

allez lire le décret du 25 janvier 2010 sur le blog emploi et création.

Emploi et création du 30juillet 2010

http://www.emploietcreation.info/article-l-economie-solidaire-affaire-sociale-43799562.html

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:38

Le Petit Chariot, l'épicerie intercommunale itinérante du Sivom Accord

Depuis l'été 2005, l'épicerie solidaire le Petit Chariot fait le tour des communes du Sivom Accord (Saône-et-Loire) en bus. On peut acheter des produits alimentaires et d'hygiène. Plus qu'un point de vente, le Petit Chariot propose un accompagnement social aux personnes en difficulté, grâce à un suivi régulier et à des ateliers de groupe. En 2008, cent trente-sept foyers ont bénéficié de ces services, soit plus de deux cents ouvertures de droits.

En juillet 2005, l’épicerie solidaire le Petit Chariot effectue sa première tournée sur les cinq communes membres du syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) Accord (Saône-et-Loire, 15.000 habitants). "Avec le soutien du conseil général, les centres communaux d’action sociale (CCAS) de Champforgueil, de Saint-Marcel et de Saint-Rémy ont engagé une réflexion pour améliorer leur politique d'aide alimentaire, qui s'appuyait alors sur la distribution de bons alimentaires et confortait l'assistanat. Ce partenariat élargi a aussi été l'occasion d'engager une démarche d'insertion en renforçant l'accompagnement des populations concernées", explique Delphine Humbey, responsable du Petit Chariot. En 2007 et 2008, les communes de Sevrey et Lux adhèrent au syndicat et rejoignent le dispositif. Le Sivom Accord a opté pour un service itinérant en achetant un bus urbain réformé et reconverti en épicerie. Outre l'achat et l'aménagement du bus (62.000 euros), le service a conduit à la création de deux postes dont celui de Delphine Humbey. Le petit chariot effectue des permanences à jour fixe dans chaque commune pour vendre des produits alimentaires et d'hygiène. En 2008, 151 permanences ont été assurées et 137 foyers (représentant 423 personnes) ont été aidés, ce qui équivaut à 207 ouvertures de droit de un à trois mois, selon les besoins. Depuis 2005, 275 familles ont bénéficié du dispositif, avec une moyenne d'inscription de six mois. "Le nombre de bénéficiaires a fortement augmenté les deux premières années et se stabilise aujourd'hui", souligne Delphine Humbey. "En 2008, la commission d'accès a examiné 166 demandes d'ouverture de droits, dont 40% faisait l'objet d'un renouvellement de trois mois".

En 2008, les frais de fonctionnement se sont élevés à 106.910 euros (30.292 euros d'achats, 35.200 euros de charges de personnel, 41.418 euros de frais de structure) et ont été financés à hauteur de 60% par le Sivom Accord, de 15% respectivement par le conseil général et les CCAS et de 9% par les familles.

     Un coup de pouce ponctuel pour les ménages les plus fragiles

Les droits d'ouverture et la période d'accès sont examinés sur la base du quotient familial (107 euros en moyenne) et de la situation sociale du bénéficiaire. Près de 41% des ménages aidés sont des familles monoparentales, 40% sont des couples avec ou sans enfants et 19% sont des personnes seules. L'âge moyen des personnes concernées est de 24 ans. "En dehors des personnes percevant des minima sociaux, on reçoit de plus en plus de familles monoparentales, des personnes endettées et des ménages en situation précaire, malgré au moins un salaire. Ils recourent à l'épicerie en dernière extrémité", indique Delphine Humbey. Ils disposent d'un montant d'achat maximal par mois et acquittent seulement de 10 % à 20% du prix réel de chaque produit. Concrètement : une personne seule avec une aide de 96 euros mensuels dépensera 19,20 euros à l'épicerie. "Les dotations varient en fonction du budget de la famille et du nombre de personnes qui la composent, d'un minimum de 56 euros mensuel à un maximum de 225 euros", explique Delphine Humbey. En plus des achats dans des centrales spécialisées, les produits sont issus de la banque alimentaire de Bourgogne, ainsi que des collectes réalisées par des bénévoles dans six grandes surfaces locales (4,4 tonnes récoltées). 22 tonnes de marchandises ont été distribuées en 2008.

     Aller au-delà de l'aide alimentaire

Delphine Humbey est en contact régulier avec les bénéficiaires et les accompagne individuellement. "On ne fixe pas des contrats d'objectifs, mais on les guide dans la réalisation d'actions comme le règlement de factures, les démarches d'ouverture de droits", souligne Delphine Humbey. Par ailleurs, le Petit chariot a mis en place des ateliers collectifs en dehors des temps de vente. "Beaucoup de personnes se dévalorisent et, pour engager une dynamique de réinsertion, il est indispensable qu'elles reprennent confiance en elles. En 2009, parmi les six ateliers proposés, nous avons mis l'accent sur l'estime de soi." D'autres actions ponctuelles sont menées lors des tournées, comme l'affichage de petites annonces ou la sensibilisation à l'hygiène alimentaire.

 Laura Henimann / PCA, publié le jeudi 04 février 2010 par le site Mairie-conseils

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250259425374

 Contacts : Sivom Accord : 1, allée Thirode, 71380 Saint-Marcel, tél : 03 85 42 72 42

sivom.accord@wanadoo.fr

* Humbey Delphine. Responsable de l'épicerie solidaire le Petit chariot, tél :03 85 42 72 42

le.petit.chariot@wanadoo.fr

 

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