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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 10:42
Maison de l’emploi et Groupements d’employeurs :
 des Partenariats en Provence


En 2008, pour sa première année de plein exercice, la Maison de l’Emploi Ouest Provence (Istres, Bouches du Rhône) a accueilli 17 349 visiteurs sur ses six sites (Fos sur Mer, Istres, Port St Louis du Rhône, Miramas, Point relais emploi Clésud, Grans-Cornillon). 54% sont des femmes et 21% sont des jeunes de moins de 26 ans selon la Lettre de la MDE n° 5, 1er trimestre 2009.

Les espaces ressources sont utilisés notamment pour le multimédia (32%), le fonds documentaire (14%) et la consultation d’offres d’emploi (36%). Les services individualisés représentent un tiers des visites.

En 2008, la maison de l’emploi a conclu un partenariat avec PRISME, regroupement professionnel des agences d’intérim.

En mars 2009, c’est une autre convention qui est signée avec le GELIT, groupement d’employeurs de la logistique, de l’industrie et du transport. Le Gelit, a été créé le 18 Juin 2008 par cinq entreprises. Les salariés du Gelit sont mis à disposition des entreprises adhérentes et suivent une formation individualisée et qualifiante. Cet outil de mutualisation des ressources humaines permet, selon ses fondateurs, à terme de pérenniser l’emploi dans un secteur qui d’ordinaire fonctionne avec des temps partiels ou des emplois saisonniers. Son objectif est de recruter 60 personnes en 2009 et une centaine en 2010.

Ange Marchetti, président de la Maison de l’emploi Ouest Provence entend contribuer à une « convergence de tous les acteurs du service public de l’emploi qui devront faire preuve de volontarisme et d’initiatives innovantes » (Lettre de la MDE n° 4, 4ème trimestre 2009). Le 6 janvier 2009 les personnels de la Maison de l’emploi Ouest Provence, de la Mission locale Ouest Provence, du PLIE, de Réussir Provence, de la plateforme France initiative Ouest Provence Initiative et de la Direction de l’emploi et de la cohésion sociale ont été rassemblés « afin que les programmes d’action à mettre en œuvre pour 2009 soient transmis à tous et partagés. »

Ange Marchetti a été élu, le 17 octobre 2008, membre du conseil d’administration d’Alliance Ville Emploi et le 13 février 2009, vice-président de l’Union régionale

Publié en mai 2009 sur le blog de Benoît Willot : emploi et création

http://www.emploietcreation.info/article-30311721.html
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 10:34

Chambres de commerce et missions locales s'unissent

pour renforcer l'insertion des jeunes

 

Avec un taux de chômage des jeunes record, les chambres de commerce veulent appuyer l'orientation scolaire et professionnelle. Dans la foulée du groupe de travail mis en place dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle et des 37 pistes d'amélioration formulées par le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE),  l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), s'est penchée sur le sujet, mardi 12 mai, lors d'une journée placée sous le patronage du haut-commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch. A cette occasion, l'ACFCI et le Conseil national des missions locales (CNML) ont signé un accord national de partenariat en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes. Cet accord mis en place pour deux ans devrait permettre de favoriser l'orientation des jeunes vers l'apprentissage, de développer le parrainage de jeunes en entreprise et de rapprocher chefs d'entreprise et personnels des missions locales. Un accord de circonstance : à côté des 489 missions locales ou PAIO qui aident les jeunes de 16 à 25 ans à réaliser leurs projets professionnels, les chambres de commerce consacrent elles-mêmes un quart de leur budget global, soit 910 millions d'euros, à la formation professionnelle initiale. Leurs 500 établissements suivent ainsi 600.000 élèves chaque année. Jean-François Bernardin, président de l'ACFCI, a d'emblée donné le ton : il faut passer à l'action. "Le diagnostic a été fait, nous sommes d'accord, a-t-il insisté, la crise, avec sa vague de chômage, touchant tout particulièrement les jeunes, impose daller vite."


Donner l'initiative aux missions locales

Cet accord prend ainsi les devants sur la réforme de l'orientation et de la formation, au moment où il est question d'instituer un "droit à l'information et à l'orientation professionnelle". Il y a aujourd'hui un consensus sur la nécessité d'intervenir au plus près des bassins d'emploi, comme le propose le gouvernement qui veut labelliser des "Cités de métiers" centralisant toutes les informations nécessaires sur la formation. Pour Marie-Laure Meyer, conseillère régionale d'Ile-de-France qui a oeuvré pour la mise en place de la mission locale et de la cité des métiers de Nanterre, une simplification s'impose. "Mais pour cela, il convient de donner l'initiative aux acteurs de terrain, aux missions locales et aux municipalités", a-t-elle signalé.

Certes l'Etat doit organiser, inciter, voire ordonner, et pourquoi pas sanctionner, mais aussi laisser faire ceux qui savent. Martin Hirsch s'est voulu réceptif, demandant que les acteurs de terrain conduisent des expériences qui, une fois validées, seront généralisées. "Je suis prêt à inciter, à financer, à aider les organisations territoriales pour faire en sorte que l'orientation des jeunes se fasse vers des formations efficientes, c'est-à-dire ouvrant la porte du possible et donc du métier, à la condition que cela devienne une vraie opportunité", a-t-il déclaré.


Emilie Zapalski, publié le 15 mai 2009 par Localtis

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 10:38
L'avenir des Plie est parfaitement assuré

et les élus demandent une généralisation des maisons de l'emploi

Une circulaire proposera aux plans locaux pour l'insertion et l'emploi (Plie) de mutualiser leur gestion. Mais de fusion, il n'est pas question. Les Plie, qui fêtaient leurs vingt ans à Lille les 2 et 3 avril, ont obtenu les engagements qu'ils exigeaient de l'Etat et de Pôle emploi.

Il n'y aura pas de "big bang" chez les acteurs de l'emploi. La mise en place de Pôle emploi en début d'année a pu donner libre court à toutes les supputations au rythme de nouveaux rapports. Mais, pas plus que celui des maisons de l'emploi, l'avenir des plans locaux pour l'insertion et l'emploi (Plie) ne semble vraiement menacé. Nés il y a vingt ans à l'initiative des élus locaux pour répondre à des situations de crise particulières, dans des bassins d'emploi sinistrés comme ceux de Lille et Chanteloup-les-Vignes, les Plie se sont spécialisés dans la prise en charge des publics éloignés du marché de l'emploi pour pallier les insuffisances de l'ANPE : chômeurs de longue durée, rmistes, handicapés...
Réunis à Lille les 2 et 3 avril pour fêter leurs vingt ans d'existence, les représentants des Plie avaient pourtant de bonnes raisons de s'inquiéter : effet de la crise économique sur l'emploi, fin annoncée des crédits du Fonds social européen, recours accru de Pôle emploi aux cabinets privé... Mais l'Etat est venu leur apporter toutes les garanties qu'ils attendaient. Ou presque. "L'avenir des Plie est parfaitement assuré, vous n'avez pas à avoir d'inquiétudes existentielles", a d'emblée affirmé Bertrand Martinot, le délégué général à l'emploi et à  la formation professionnelle, avant de conforter les Plie dans leur rôle spécifique. "Dans tous les pays d'Europe, les collectivités sont impliquées, il n'y a jamais un service public de l'emploi [SPE] qui fait tout : il y aura toujours des publics qui ne seront pas bien traités par le SPE." Un rôle spécifique qui devra être défini dans la convention que Pôle emploi est en train de négocier avec l'Alliance villes emploi, l'association représentative des Plie et des maisons de l'emploi. Selon le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, cette convention devrait être signée d'ici le mois de juin. Elle sera ensuite déclinée localement par des conventions entre les directions régionales de Pôle emploi et les Plie. "Il n'y a pas de concurrence entre Pôle emploi et les Plie, mais il faut que les maisons de l'emploi, les Plie et les missions locales fonctionnent de façon plus harmonieuse", a-t-il insisté, alors que Pôle emploi vient de lancer un appel d'offres ouvert au privé pour l'accompagnement de 150.000 licenciés économiques et de 170.000 chômeurs en difficulté.
Si Pôle emploi veut conforter son partenariat avec les Plie, pas question pour ses derniers d'empiéter sur ses plates-bandes. La semaine dernière, lors des débats à l'Assemblée sur l'avenir des maisons de l'emploi, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, s'en était pris à la maison de l'emploi de Dijon qui s'occupe de placement. "La maison de l'emploi fait exactement le même travail que les trois agences Pôle emploi de Dijon", avait-il tancé, épinglant au passage un personnel trop nombreux. Les conventions devront par ailleurs éclairer la question du revenu de solidarité active, puisque la loi ayant institué le RSA prévoit que le département oriente, si nécessaire, ses bénéficiaires vers les Plie ou les maisons de l'emploi.

Mutualiser la gestion des Plie
Les Plie se plaignent aussi de la lourdeur des dossiers de subventions du Fonds social européen (FSE). Pour eux, c'est une perte de temps qui pourrait être consacré à l'insertion. Une circulaire FSE en cours de finalisation à la DGEFP permettra de sécuriser les Plie au regard du droit européen et d'alléger les procédures. Tout d'abord, la circulaire devra régler un point de droit essentiel, à savoir la nature juridique des prestations des Plie : subvention ou marché public. Elle devrait également inviter les Plie à "mutualiser leur gestion". Car avec le système de "subventions globales", l'Etat délègue la gestion des enveloppes FSE aux 330 organismes intermédiaires recensés en France que sont notamment les 170 Plie conventionnés. Ce qui constitue autant de dossiers à contrôler et multiplie les risques de redressement : la France s'est ainsi vu infliger une correction financière de 118 millions d'euros en 2006 pour mauvaise gestion du FSE. Corinne Vaillant, sous-directrice en  charge du FSE à la DGEFP, a tenu à préciser qu'il n'était pas question de "fusionner les Plie" mais de "déporter la gestion du FSE sur des structures tierces", comme une banque qui gérerait  plusieurs comptes à la fois. Les Plie seront donc invités à se regrouper au moment du renouvellement des conventions de subvention globale début 2010. Par ailleurs, la DGEFP devrait faire la chasse aux "crédits dormants" afin de prévenir les risques de dégagement d'office : tous les crédits non consommés seront redistribués aux Plie qui en auront besoin.
Mais une question reste en suspens : l'après-2013, ou plutôt 2015 (puisque les déclarations de dépenses se prolongent jusque-là), avec une disparition probable des crédits FSE. Bertrand Martinot s'est voulu confiant : "On ne peut connaître à l'avance l'état des fonds structurels. En revanche, on peut être sûrs qu'ils seront remplacés par quelque chose, on saura s'organiser pour trouver 80 millions d'euros."

Michel Tendil, publié le  03 avril 2009 par Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artJour/artJour&c=artJour&cid=1238733183442

...Les élus demandent une généralisation des maisons de l'emploi


En vingt ans, les collectivités ont su s'imposer comme des acteurs "de fait" de l'emploi, un champ théoriquement réservé à l'Etat. Elles ont acquis une véritable légitimité pour traiter les publics spécifiques (les personnes éloignées du marché de l'emploi), en tant que partenaire du service public de l'emploi, l'ANPE et aujourd'hui Pôle emploi. C'est pour conforter ce rôle dans le contexte de profonde mutation du service public de l'emploi que les associations d'élus (AMF, ADF et ARF) ont signé un manifeste jeudi 2 avril à Lille, à l'occasion des vingt ans des Plie. Elles y demandent notamment "la généralisation des maisons de l'emploi sur tout le territoire national", alors que leur labellisation a été suspendue en 2007. "Nous entrons dans une période que personne ne peut avoir la prétention de maîtriser, mais nous avons deux certitudes : il y a des parcours qui doivent relever d'un traitement spécifique et, par ailleurs, les grandes structures créatrices d'emploi ne le seront plus à l'avenir", a expliqué Jean Le Garrec, président de l'Alliance villes emploi, en présentant ce manifeste. "Il faut inventer de nouveaux emplois, ce qui ne peut se faire que par une approche territoriale, que par la mobilisation des élus", a-t-il ajouté.

M.T.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:24

Un annuaire en ligne répertorie
4.000 acteurs de l'insertion par l'activité économique



C'est un outil incontournable pour la mise en œuvre des achats publics socialement responsables.
Lancé il y a près d'un an par le haut commissaire aux Solidarités actives (lire l'article d'avril 2008: de Localtis : "Le gouvernement entend mettre l'achat public au service de l'insertion"),
le site "socialement-responsable.org " est aujourd'hui "pleinement opérationnel". Son point fort est sa base de données qui répertorie quelque 4.000 structures d'insertion par l'activité économique, c'est-à-dire des entreprises ou des associations qui offrent un parcours d'accès ou de retour vers l'emploi à des publics qui en sont éloignés.
Le moteur de recherche, qui permet une sélection par zone géographique et par secteur d'activité, rend l'outil particulièrement efficace. Le site propose aussi des conseils pour réussir la mise en oeuvre des clauses sociales tant pour les entreprises que pour les administrations.
- Quels sont les bénéficiaires de ces clauses et comment les employer ?
- Comment calculer la clause sociale ? Quels organismes solliciter ?
- Le site répond à ces questions.
Et pour rendre plus concrète la mise en oeuvre des clauses sociales, il décrit quelques-unes des expériences les plus emblématiques, mises en place à Lyon, Bordeaux, Nantes...
Ce nouvel outil est administré et animé par l'Agence de valorisation des initiatives socio-économiques (Avise), qui regroupe les principaux représentants de l'économie sociale. Il a bénéficié notamment du soutien de la Caisse des Dépôts, du ministère de l'Economie et du haut-commissaire aux Solidarités actives.
Il existerait en France près de 5.300 structures d'insertion par l'activité économique, employant environ 250.000 salariés en insertion.
Une circulaire du Premier ministre du 3 décembre 2008 a réaffirmé la volonté du gouvernement de développer les achats publics socialement responsables, afin que ceux-ci représentent au minimum 10% des achats de l'Etat et de ses établissements publics d'ici 2012, dans les secteurs comportant au moins 50% de main-d'oeuvre.

Thomas Beurey / Projets publics, publié le 06 mars 2009 par Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1236231283725
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:14

Les missions locales prêtes pour la "politique de résultats"


Un temps menacées par la fusion ANPE-Unedic et le recours à des opérateur privés, les missions locales semblent aujourd'hui avoir le vent en poupe. Elles viennent de remettre au gouvernement leurs propositions pour un nouveau partenariat avec Pôle emploi.

 

Attendu depuis de nombreux mois, le rapport du Conseil national des missions locales (CNML) a été remis au secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, mardi 24 mars. Alors que la fusion ANPE-Unedic est en marche depuis le début de l'année, il a fallu attendre l'installation officielle du CNML qui fait suite à la nomination du député-maire de Villefranche-sur-Saône, Bernard Perrut, à sa présidence, pour que soit enfin dévoilé son contenu. Ce rapport doit déterminer la place des missions locales dans la nouvelle architecture du service public de l'emploi, en particulier les modalités de coopération entre ces cellules spécialisées dans l'insertion professionnelle des jeunes et Pôle emploi. "Les jeunes sont en France l'une des principales variables d'ajustement du marché du travail. Leur taux de chômage reste le double de celui de la population active en période favorable au recrutement", constate le CNML qui entend ainsi faire valoir sa spécificité. A 21,5%, le taux de chômage des jeunes en France est en effet plus du double de celui de l'Allemagne (10,2%) et bien au dessus de la moyenne au sein de l'Union européenne, à 17% en janvier, selon Eurostat. Et la situation est en train d'empirer : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 25 ans a progressé de 26% sur un an.
A l'issue d'une vaste consultation nationale, le CNML formule une trentaine de propositions pour fixer les modalités de travail avec Pôle emploi. Ce travail en commun est régi depuis 2006 par un "accord cadre de co-traitance" avec l'ANPE qui vient d'être prorogé jusqu'au 31 décembre 2009, Pôle emploi ayant pris le relai de l'ANPE. L'objectif de la "co-traitance" : éviter les doublons et conforter les missions locales comme l'acteur de premier plan du traitement des jeunes éloignés du marché du travail.

 

Une part variable dans le financement

L'an dernier, le recours au privé pour prendre en charge les contrats d'autonomie du plan Espoir Banlieues avait fait naître des inquiétudes chez les missions locales dont la spécificité se trouvait ainsi remise en cause. Mais depuis, le vent a tourné. Elles se trouvent aujourd'hui en première ligne dans la relance des contrats aidés. Et le réseau des missions locales qui accueille un million de jeunes chaque année met en avant "l'accompagnement global" de ses 11.000 conseillers : "accueil, orientation, formation, insertion sociale (santé, logement, mobilité, accès aux droits), placement, versement d'une allocation, accompagnement des demandeurs d'emploi, accès et maintien du parcours jusqu'à sa consolidation". Reste que les 420 missions locales n'ont pas toutes obtenues les résultats escomptés. Le CNML propose de remettre à plat le mode de financement des missions locales avec "une part fixe et une part variable". "Une part du financement pourrait relever des résultats", précise le rapport. Une proposition qui va dans le sens des exigences du gouvernement. Lors d'un déplacement à Franconville en septembre dernier, le secrétaire d'Etat avait demandé une évaluation de leur travail. "On ne peut pas continuer à les subventionner sans s'y intéresser. La contrepartie, ce sont les résultats", avait-il déclaré. En 2007, les missions locales étaient financées à hauteur de 474 millions d'euros dont 40% à la charge de l'Etat suivi des communes (22%), des régions (18%) et des départements (5%).

 

Michel Tendil, publié le  24 mars 2009 pour Localtis et Mairie conseil
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artJour/artJour&c=artJour&cid=1237872648094
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:14

Les missions locales pourraient devenir le guichet unique de la deuxième chance

Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) propose de donner aux missions locales le rôle de "guichet unique de la deuxième chance" pour les jeunes.

Dans une note datée de février, le centre fait le point sur la situation des jeunes en difficulté et les structures d'insertion qui leur sont destinées. "Le taux d'emploi des 15-24 ans est inférieur à 30% en France, contre 36% en moyenne en Europe, indique la note. Les jeunes ayant manqué le coche d'une première insertion réussie à la sortie des études demeurent durablement éloignés de l'emploi stable ou de qualité." Des centaines de milliers de jeunes seraient concernés. Face à ces jeunes qui ne trouvent pas d'emploi, le Crédoc préconise une approche globale et personnalisée, intégrant la prise en charge de l'ensemble des problèmes auxquels ils ont à faire face : logement, transport, pauvreté, barrière du recrutement...

Mais à l'heure actuelle, "une multitude d'acteurs interviennent dans l'accompagnement vers l'insertion durable, souligne le Crédoc. Ces acteurs et les dispositifs qu'ils déploient constituent un véritable millefeuille de la deuxième chance."

Conséquence : une incohérence des actions et un manque de visibilité pour les jeunes. "Personne ne s'y retrouve, à commencer par les jeunes eux-mêmes, sans parler des employeurs."

L'une des pistes proposées par le Crédoc consiste donc à créer un guichet unique d'accueil de ces jeunes, qui serait pris en charge par les missions locales. Un guichet unique de la deuxième chance qui permettrait de mettre en cohérence les acteurs et les dispositifs en place.

Parallèlement le Crédoc propose la création d'une délégation interministérielle, pour développer une approche politique transverse - ce qui n'est pas sans rappeler la création du haut-commissariat à la Jeunesse confié à Martin Hirsch à la mi-janvier avec, dans la foulée, la réunion d'un comité interministériel pour la jeunesse.
Ces travaux du Crédoc ont de quoi rassurer les missions locales, qui depuis quelques mois, s'interrogent sur leur positionnement dans le nouveau service public de l'emploi avec l'émergence de Pôle emploi, issu de la fusion ANPE/Assedic.

Autres pistes avancées par le Crédoc pour améliorer l'insertion des jeunes en difficulté : mettre en place un droit à une allocation d'insertion pour les jeunes de 18 à 29 ans engagés dans une dynamique de deuxième chance et réfléchir à la mise en oeuvre d'un système de quotas dans les entreprises visant les jeunes de 18 à 29 ans ayant le statut de jeunes engagés dans une dynamique de deuxième chance. "Ces quotas pourraient être établis en élargissant ceux relatifs aux jeunes en contrat d'alternance, déjà en place dans les grandes entreprises."

 

Emilie Zapalski, publié le 26 février 2009, par Localtis

Pour aller plus loin, allez voir sur le site du Credoc :  www.credoc.fr

- "Quelle deuxième chance pour les jeunes en difficulté ?"(Consommation & Modes de Vie N° 218) et "Deuxième chance ? La prise en charge des jeunes éloignés de l'emploi de qualité" (Cahier de Recherche N° C257)


 

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 10:43
Le Grand Auch part à la rencontre de ses jeunes

                                approche ville-campagne, intégration du péri-urbain

En 2005, la communauté de communes du Grand Auch crée l'équipe mobile : un dispositif d'animation destiné aux adolescents de 11 à 17 ans. Deux animateurs territoriaux se déplacent dans les communes de la communauté et y assurent des permanences pour aider les jeunes à monter leurs projets.

Le territoire du Grand Auch (quinze communes, 33.000 habitants) comprend trois types de territoire : une zone d'éducation prioritaire sur Auch, des communes péri-urbaines et des villages plus ruraux.
"La réponse à apporter aux jeunes ne pouvait pas être uniforme sur tout le territoire", constate Bernard Mange, chargé de mission Enfance, Jeunesse et Prévention à la communauté de communes. Par ailleurs, "les élus des villes excentrées doivent sentir que la communauté de communes vient vers eux". D'autant plus que certains commençaient à se plaindre d'incivilités. La solution : sortir d'Auch pour aller à la rencontre des jeunes des quatorze autres communes.

L'équipe mobile appuie les projets des adolescents
L'équipe mobile est opérationnelle depuis le mois de septembre 2005. Le principe est simple : deux animateurs assurent des permanences, le mercredi et le samedi et certains soirs de la semaine, dans les quatorze communes concernées. Les mairies mettent des locaux à leur disposition et des panneaux d'information permettent de connaître les dates de permanence. Les animateurs ne proposent pas d'activités pré-établies, hormis pour une première rencontre, qui permet souvent "d'accrocher" les jeunes. "La démarche est inversée, explique Bernard Mange. Les propositions viennent des adolescents. S'ils ont un projet, l'équipe est là pour les aider." Depuis 2005, une vingtaine de projets ont déjà été mis en place par une centaine de jeunes, avec l'aide de l'équipe mobile. Quelques exemples : en 2008, une branche jeunesse du  foyer rural s'est ouverte à Castelnau-Barbarens, un Raid Challenge intercommunal a été organisé, une Junior Association a vu le jour à Pessan, ouverture d'une salle pour jeunes à Montaut-les-Créneaux, "des jeunes ont même créé un festival de musique qui perdure depuis 2006", continue le chargé de mission.

Bilan et perspectives
L'équipe mobile est rattachée au pôle Animation/Jeunesse. Elle compte trois fonctionnaires territoriaux, représentant 2,2 équivalents temps plein. La première année de fonctionnement, la communauté de communes lui a alloué une enveloppe de 38.000 euros. Aujourd'hui, le budget annuel est de 80.500 euros. "Le budget se calcule en fonction des projets qui nous sont présentés. Depuis deux ans, les demandes sont stables", explique Bernard Mange. Les retours sont très positifs : élus et jeunes sont très satisfaits. "Avec leurs projets, les adolescents se projettent dans l'avenir sur leur territoire. En ce sens, on prévient, en effet, les conduites à risque."
L'année qui vient s'annonce charnière. En effet, à partir de ce mois de janvier, l'équipe mobile entre dans le cadre du nouveau contrat enfance et jeunesse. Dorénavant, elle devra adopter un système d'inscription et ne pourra plus accueillir les 11-13 ans. "Il va falloir créer des structures intermédiaires pour cette tranche d'âge. La première a d'ores et déjà ouvert sur Auch", indique Bernard Mange.
Les jeunes ont déjà proposé de nombreux projets pour 2009, comme la réalisation d'une fresque avec les personnes âgées ou encore l'aménagement d'un sentier de grande randonnée. A l'étude également : un partenariat avec le dispositif national de prévention Villes Vie Vacances.

Elisa Dupont / PCA mardi 27 janvier 2009, pour les sites Mairie-conseils et Localtis

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/experience/Experience&cid=1232947715651
Contact
Communauté de communes du Grand Auch, 1 rue Darwin, 32000 Auch, Tel : 05 62 60 40 10
Mange Bernard, Chargé de mission Enfance, Jeunesse et Prévention, Tel : 05 62 60 40 13
bernard.mange@grand-auch.fr
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 10:03
Régie de services, le pendant rural des régies de quartier

Nées dans les quartiers, avec pour dessein de faire travailler les gens du quartier pour leur quartier, les régies de services ont essaimé au-delà des villes. La régie rurale de services du Fezensaguet, en limite du Gers, en est l'illustration : une histoire où insertion, développement local et social se nourrissent judicieusement.

Installée sur la commune centre de la communauté de communes des Bastides du Val d'Arrats (15 communes, 3.800 habitants), la régie rurale de services du Fezensaguet (créée en 2001) intervient à l'échelle d'un bassin de vie équivalent au canton (rayon de 15 km autour de Mauvezin). "Nous travaillons avec toutes les petites communes qui n'ont plus les moyens d'avoir des cantonniers et effectuons toutes les tâches qui n'intéressent pas les entreprises ou pour lesquelles elles ne sont pas assez réactives", explique Yves Corvaisier, directeur de la régie.
La palette d'activités va de l'entretien d'espaces verts, de petits travaux de peinture et de maçonnerie à la participation à la mise aux normes de bassins d'épuration pour les eaux usées... Certaines prestations sont régulières, d'autres plus ponctuelles ou en réponse à des appels d'offres, comme la rénovation des peintures d'un village vacances. Les collectivités (communes et intercommunalités) représentent 20% des clients de la régie. Elles ont donné le coup de pouce initial en offrant un local la première année d'exercice de la régie.

L'office HLM (client historique des régies de quartier) et les particuliers constituent le plus gros de la clientèle. Les particuliers (surtout des personnes âgées : 50% de la clientéle est constituée de retraités) font appel à la régie pour de menus travaux (auparavant généralement effectués "au noir") : petits bricolages, enlèvement d'encombrants, entretien du jardin. Les prix sont identiques à ceux des artisans, précise le directeur qui revendique ainsi l'absence de concurrence déloyale (prestations horaires de 16 à 37 euros par heure ou sur devis). D'ailleurs, les artisans sont représentés au sein du conseil d'administration de l'association (l'un des trois collèges avec celui des élus et celui des adhérents utilisateurs).

Tous les salariés ont suivi des parcours d'insertion et leurs contrats ont été pérennisés
La régie emploie dix-neuf salariés, dont huit en CDI (composant l'essentiel de l'équipe d'encadrement). "Toutes les personnes en CDI sont passées au départ par des postes d'insertion ou contrats aidés qui ont été pérennisés", précise Yves Corvaisier, démontrant ainsi que le tremplin que doit représenter le passage par la régie n'est pas ici un leurre. La régie, reconnue entreprise d'insertion, dispose surtout d'un volant de sept postes d'insertion (convention avec la direction du travail, moyennant une prise en charge de 45% du salaire pendant 24 mois au maximum). La durée du parcours dépend de la capacité de la personne à devenir autonome et "voler de ses propres ailes". Dans huit cas sur dix, les personnes quittent la régie pour un CDI, un CDD de plus de six mois, voire pour s'installer à leur compte (ce fût le cas pour trois peintres). Une aubaine sur un territoire pauvre en activités. "Notre force est de travailler dans la proximité", reprend Yves Corvaisier. Aussi bien dans l'offre de services rendus à la population que la reconnaissance sociale gagnée par les personnes jusque là exclues (RMiste, chômeur longue durée, etc), la régie participe à la vitalité des liens sociaux. Ces résultats, modestes mais essentiels, valident la pertinence de ce projet lancé il y a sept ans, à l'initiative d'un conseiller général et adjoint au maire de Mauvezin, Gérard Marcet, qui, séduit par l'exemple de régies urbaines de quartier, a souhaité en faire bénéficier son territoire.

Emmanuelle Stroesser, mardi 10 février 200, pour les sites Mairie-conseils et Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis%2Fexperience%2Fexperience&cid=1234157236322
Contact : Communauté de communes des Bastides du Val d Arrats
Zone Artisanale - Route d Auch, 32120 Mauvezin, Tel : 05 62 06 84 67 -
Régie rurale de services du Fezensaguet, 43, rue Gambetta, 32120 Mauvezin,
Tel : 05 62 06 92 80,
Corvaisier Yves, Directeur, regie-rurale@wanadoo.fr

La régie rurale de Fesensaguet est la première et la plus ancienne du genre. elle fait partie du CNLRQ - Conseil national des régies de quartier-. BIPLAn essayerat de vous donner d'autres infos sur ces régies de services adaptées aux territoires ruraux.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 10:00
RSA : premier pacte territorial pour l'insertion signé en Côte-d'Or


Martin Hirsch, le haut-commissaire aux Solidarités actives, s'est rendu le 22 janvier en Côte-d'Or pour la signature du tout premier pacte territorial pour l'insertion. De portée départementale, avec une mise en oeuvre confiée au conseil général, le pacte territorial pour l'insertion est l'un des dispositifs prévus par la loi du 1er décembre généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d'insertion (article 15 - voir encadré ci-dessous). Ce pacte, qui sera obligatoire dans tous les départements, doit constituer le nouvel instrument d'intervention pour mener à bien le programme départemental d'insertion. Il s'agit donc d'une charte d'engagements qui formalise les modalités de coordination de tous les signataires impliqués dans le champ de l'insertion sociale et professionnelle.
En Côte-d'Or, il implique l'Etat, Pôle emploi, le conseil régional de Bourgogne, la CAF, la MSA, ainsi que des représentants des employeurs, des salariés et des bénéficiaires du RSA. Il porte notamment, indique le haut-commissaire dans un communiqué, sur "la définition de l'accompagnement des bénéficiaires vers et dans l'emploi à partir de l'offre de services rénovée de Pôle emploi". Il définit également "les modalités de participation des bénéficiaires du RSA au sein des politiques d'insertion" et "vise la conception d'un contrat unique d'insertion à l'horizon 2010 et la collaboration de tous les acteurs autour de l'offre régionale de formation".
Le conseil général de la Côte-d'Or, aujourd'hui présidé par François Sauvadet (qui a succédé à Louis de Broissia), avait été l'un des deux premiers départements français autorisés à participer aux expérimentations ayant précédé la loi RSA, avec une expérimentation centrée sur la simplification de l'accès aux contrats aidés.

Claire Mallet. publié le 23 janvier 2009 par Localtis

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1232688501115


 
Pacte territorial : ce que dit l'article 15 de la loi RSA

"Art.L. 263-2.- Pour la mise en oeuvre du programme départemental d'insertion, le département conclut avec les parties intéressées un pacte territorial pour l'insertion.
"Le pacte peut associer au département, notamment, l'Etat, l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du code du travail, les organismes concourant au service public de l'emploi, les maisons de l'emploi ou, à défaut, les personnes morales gestionnaires des plans locaux pluriannuels pour l'insertion et l'emploi, les organismes compétents en matière d'insertion sociale, les organismes mentionnés à l'article L. 262-16 du présent code, les organisations syndicales représentatives à l'échelon national, les organismes consulaires intéressés et les collectivités territoriales intéressées, en particulier la région, et leurs groupements, ainsi que les associations de lutte contre l'exclusion.
Il définit notamment les modalités de coordination des actions entreprises par les parties pour favoriser l'insertion sociale et professionnelle des bénéficiaires du revenu de solidarité active.
Le pacte prévoit, en particulier, au titre de la formation professionnelle, le concours de la région aux politiques territoriales d'insertion.
Le pacte pour l'insertion peut faire l'objet de déclinaisons locales dont le président du conseil général détermine le nombre et le ressort."
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:51

Missions locales : inquiète, l'UNML en appelle à Martin Hirsch

Si l'Union nationale des missions locales (UNML) se félicite de voir la question de la jeunesse revenir au premier plan, avec la création le 12 janvier 2009 du haut commissariat à la Jeunesse, elle n'en reste pas moins inquiète pour l'avenir. "On a peur que le nouveau haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, considère les missions locales comme des structures institutionnalisées, trop proches du service public et qu'elles n'ont pas un caractère suffisamment innovant pour faire un projet d'avenir, explique Christelle Tavarès, déléguée générale de l'UNML. On estime que les missions locales ont une expertise en la matière qui n'est pas assez entendue, si Martin Hirsch peut nous tendre la main, on pourrait faire un travail intéressant."
 La déléguée générale insiste aussi sur la nécessité d'augmenter les moyens des missions locales. 162 millions d'euros leur sont attribués chaque année. Un budget qui n'a pas évolué depuis 2005 et qui ne suffit pas à couvrir tous les frais. "On manque cruellement de moyens, détaille Christelle Tavarès, et la tendance est plutôt à la suppression de postes, comme à Nantes, où 19 personnes ont été licenciées."
De son côté, Martin Hirsch bénéficie d'un budget de 150 millions d'euros notamment pour mener des expérimentations. Autre inquiétude des missions locales : l'accord signé avec l'ANPE arrivera à son terme fin 2009, et pour le moment aucune négociation avec le nouveau Pôle emploi n'a eu lieu. Les missions locales n'ont toujours pas d'assurance quant au positionnement qu'elles auront face au nouvel organisme. "Il semble qu'on nous ait entendus sur le fait que la jeunesse est un public spécifique qui nécessite un accompagnement particulier, souligne la déléguée générale de l'UNML, mais on est par ailleurs très inquiet car on voit une tendance des pouvoirs publics à se reporter auprès d'opérateurs privés, notamment pour les contrats d'autonomie, qui ne touchent pas forcément les jeunes les plus éloignés du système, et qui coûtent cinq fois plus cher que nous !"
Dans l'immédiat, l'UNML compte donc rencontrer Martin Hirsch pour discuter de ces points à éclaircir. Elle espère aussi que les missions locales pourront participer aux expérimentations que le nouveau haut commissaire va mener.

Emilie Zapalski, publié le 23 janvier 2009 par Localtis
www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&cid=1232603484326


Communiqué de l’UNML (23/01/2009) :
 
"Les principaux acteurs de l’insertion des jeunes seront-ils enfin entendus ?

L’Union Nationale des Missions Locales, PAIO et organismes d’insertion sociale et professionnelle (UNML) prend acte de la création d’un Haut-commissariat à la Jeunesse. Nous espérons que cette initiative marque enfin la prise en compte de la question de l’insertion des jeunes et des difficultés spécifiques auxquelles ces derniers doivent faire face. A cette occasion, l’UNML souhaite rappeler qu’elle a toujours plaidé pour un traitement spécifique de la question de l’insertion des jeunes et le maintien de l’accompagnement globalisé (emploi, formation, logement, santé, mobilité, situations d’urgences…) et individualisé des jeunes par un référent unique ainsi que les Missions Locales le pratiquent depuis de nombreuses années.
Dans la période à venir qui s’annonce tendue en termes d’emploi en général, et d’emploi des jeunes en particulier, l’UNML souhaite qu’un signal fort soit envoyé au réseau national des Missions Locales pour conforter et sécuriser son action en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. En effet, l’année 2008 a été marquée par des difficultés financières qui ont amené de nombreuses structures à procéder à des suppressions d’emploi, voire à des licenciements, alors même que le nombre de jeunes accueillis repartait à la hausse. Les financements globaux attribués aux Missions Locales restent stables depuis le Plan Borloo en 2005 (loi de programmation pour la cohésion sociale), mais ce maintien ne prend pas en comptes l’augmentation des charges des structures. Le montant de 150 millions d’euros alloués à la mission de Monsieur Martin Hirsch représente un investissement important pour mener des expérimentations (à rapprocher des 162 millions consacrés annuellement aux Missions Locales), mais il serait judicieux de se demander si un renforcement des financements alloués aux Missions locales pour l’accompagnement des jeunes dans leur processus d’insertion n’aurait pas également dû être envisagé.
CONNAISSANCE DE L’EXISTANT ?
Au vu des travaux menés dans le cadre du Grenelle de l’Insertion, l’UNML s’inquiète d’une éventuelle méconnaissance de l’action et des résultats du travail des Missions Locales et PAIO. En effet, les Missions Locales n’ont été que très peu associées aux travaux du Grenelle de l’Insertion, qui avaient pourtant débouchés sur des préconisations reprenant précisément leur activité en faveur des jeunes (référent unique, accompagnement global prenant en compte les aspects professionnels et sociaux de la situation des jeunes). De plus, certaines déclarations de Monsieur le Haut commissaire à la Jeunesse laissent à penser que l’existence, l’expérience et l’expertise des Missions Locales, voire la pertinence de leur action, ne sont pas suffisamment connus. Il est ainsi étonnant qu’un réseau qui accueille plus de « 6 jeunes sur 10 sortants du système scolaire peu ou pas qualifiés ou diplômés dans l’année qui suit leur sortie du système éducatif » (source DARES n°51.1 du décembre 2008) se voit reprocher de n’accueillir que les jeunes « laissés pour compte par l’Education nationale » qui le croiseraient « éventuellement par hasard » (déclaration de Martin Hirsch à RTL le 14 janvier).
 Il semble que face à l’urgence de la situation, et aux perspectives en termes d’emploi des jeunes, il serait plus efficace de prendre en compte les résultats et le travail du réseau des Missions Locales et de l’associer dès le début des travaux qui se mettent déjà en place. L’UNML va prendre contact dans les plus brefs délais avec Monsieur Martin Hirsch pour solliciter une audience et se met dès aujourd’hui à sa disposition pour participer aux réunions opérationnelles.
DES RESULTATS AVERES
Pour mémoire, les Missions Locales sont l’opérateur principal de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans en France, avec une vraie délégation de service public inscrite dans le code du travail. Majoritairement constituées sous statut associatif, elles sont administrées par des élus locaux et bénéficient de financements à tous les échelons de collectivités en fonction de leurs compétences respectives : Etat, Région, Département, Communes et communautés de Communes. A cela s’ajoutent des financements européens, par le biais du FSE, sur des projets déterminés. Par ailleurs, l’activité des Missions Locales peut être suivie en temps réel grâce au système d’information du réseau, baptisé « Parcours 3 ». De même, l’utilisation des financements publics accordés aux Missions Locales peut faire l’objet d’un suivi précis de la part de l’Etat dans la mesure où toutes les structures sont maintenant passées à une comptabilité analytique dans le cadre de la négociation avec les services de l’Etat de conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO) permettant de mesurer leurs performances. Par ces CPO, signées par chaque Mission Locale, les services de l’Etat assujettissent les financements octroyés aux Missions Locales à l’atteinte d’objectifs précis résultant du dialogue de gestion ! Selon les chiffres rendus publics en décembre dernier par la DARES, en 2007, 1 130 000 jeunes de 16 à 25 ans ont été en contact avec le réseau des Missions Locales et PAIO (permanences d’accueil, d’information et d’orientation). Parmi eux, 995 000 ont été reçus en entretien individuel par un conseiller. Au total, ce sont près de 3,6 millions d’entretiens individuels qui ont été assurés en 2007. En 2007, les jeunes reçus en entretien individuel ont signé 446 000 contrats de travail classiques et 91 000 contrats aidés ou en alternance, soit une hausse de près de 6% par rapport à l’année précédente, tous types de contrat de travail confondus. De plus, les jeunes suivis par les Missions locales ont suivi 234 000 formations en 2007. A ce titre, seules les Missions Locales sont prescriptrices de formation dans la quasi-totalité des Régions dans le cadre des plans régionaux de formation (PRF). Enfin, parmi les jeunes accueillis pour la première fois par le réseau en 2007, 26% ont accédé à un emploi et 17% à une formation dans les six mois suivant leur premier accueil. Dans les zones urbaines sensibles (ZUS), les Missions Locales ont accompagné 175 000 jeunes, dont 21% ont trouvé un emploi dans les 6 mois suivant le début de leur accompagnement.
L’UNML
L’Union nationale des Missions Locales, PAIO et organismes d’insertion sociale et professionnelle (UNML), regroupe en son sein les élus qui assument la fonction de président ou d’administrateur au sein d’une Mission Locale, d’une PAIO ou d’un organisme d’insertion. Elle assure la double compétence de syndicat employeur et d’union nationale chargée d’animer le réseau de l’insertion des jeunes et d’en être l’expression. Les principales missions que l’UNML s’est assignée consistent à accompagner au quotidien ses adhérents pour les aider dans leur gestion, mais aussi à mutualiser et diffuser les meilleures pratiques au sein du réseau.



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