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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:39

La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) publie les résultats d'une enquête sur "Les jeunes en difficultés sociales face à l'école et l'emploi, selon l'observation des travailleurs sociaux". L'étude a été réalisée auprès de 229 structures d'accueil - centre d'hébergement et de réadaptation sociale (CHRS), centres d'hébergement d'urgence, accueils de jour, structures d'insertion par l'activité économique... -, qui ont assuré l'accompagnement social de 12.665 jeunes en 2010.

Parmi ces derniers, 45% avaient de 18 à 21 ans, 55% de 22 à 25 ans et 40% étaient des femmes. Comme son intitulé le laisse entendre, l'étude a été servie non pas par les jeunes eux-mêmes, mais par les travailleurs sociaux qui les accompagnent. Elle décrit la situation observée au début de l'accompagnement.
Plusieurs caractéristiques récurrentes se dégagent des résultats. Tout d'abord, près d'un tiers des jeunes accueillis (31,5%) a quitté l'école avant 16 ans et 58% sont sortis du système scolaire sans aucun diplôme. Les bacheliers et au-delà ne représentent que 10,5% des jeunes de l'échantillon, alors qu'ils constituent 71% de la tranche d'âge en population générale.
L'emploi est un autre facteur très discriminant : 56,4% des jeunes accueillis n'ont jamais travaillé, tandis que 43,6% ont déjà une expérience professionnelle. Pour ceux qui sont dans ce second cas de figure, la durée d'emploi est toutefois relativement courte : seuls 14,8% d'entre eux ont travaillé plus d'un an, tandis que 28,2% ont travaillé de 4 à 12 mois et 20,4% moins de trois mois (l'information sur la durée des périodes travaillées étant par ailleurs inconnue des travailleurs sociaux dans 36,6% des cas). Lors du déclenchement de l'accompagnement social, 39,6% de jeunes étaient demandeurs d'emploi non inscrits à Pôle emploi et 26,4% étaient demandeurs inscrits, tandis que 15% occupaient effectivement un emploi.
En termes de revenus, près des deux tiers des jeunes accueillis (63,6%) ne disposent d'aucune ressource, 12,4% disposent d'un salaire, 7,4% d'allocations chômage, 5,9% du RSA socle ou activité, 5,3% d'une allocation de formation et 5,1% d'une allocation Civis. Enfin, l'étude montre que, parmi les motifs principaux ayant déclenché l'accompagnement social, figurent la rupture familiale (30,6% des cas), l'absence d'hébergement ou de logement (21,3%), l'absence de ressources (19%), l'arrivée en France (4,2%), ainsi que le chômage et la perte d'emploi (3,7%).
La Fnars en tire la conclusion que "la trilogie 'échec scolaire - manque de soutien familial - absence de ressources' est mise en évidence par l'enquête comme un frein très fort à l'insertion". Elle estime également que "le nombre de demandeurs d'emploi non inscrits à Pôle emploi est symptomatique de la négligence dont fait preuve la société à l'égard de ses jeunes". Elle rappelle par conséquent ses propositions consistant à combler les "trous" de la prise en charge, à intensifier l'accompagnement sur mesure et à systématiser le principe de la "nouvelle chance" pour les jeunes en échec. 

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le mercredi 19 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262599486&cid=1250262591981

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 09:58

Les entreprises d’insertion locale apparaissent comme une solution durable face au chômage. Partout en France, des élus locaux développent ce secteur de l’économie solidaire. À Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, les besoins des entreprises et les compétences des habitants sont efficacement mis en adéquation.

Voilà encore quelques mois, les bailleurs sociaux peinaient à recruter des gardiens d’immeuble à Villeneuve-la-Garenne, une commune des Hauts-de-Seine pourtant marquée par le chômage (15 % de la population active). Alors la plate-forme d’orientation vers l’emploi par l’économie solidaire, baptisée “PoleSolidaire”, a ouvert un chantier d’insertion qualifiant au CAP de gardien d’immeuble. Et sur les 23 personnes de la première promotion, pour la plupart des habitants de Villeneuve-la-Garenne éloignés de l’emploi, 18 exercent aujourd’hui une activité.

Un exemple parmi d’autres de la réussite de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) territoriale mise en place entre la municipalité et cette structure née en 2009 du mariage d’une association et d’une entreprise d’insertion. Au point que PoleSolidaire devrait dans les prochaines années “massifier son intervention”, promet son directeur, Claude Sicard. Qui observe : “L’économie sociale et solidaire est souvent une variable d’ajustement des politiques économiques. À Villeneuve-la-Garenne, c’est au contraire une politique publique locale d’insertion par l’emploi dont nous sommes partie prenante.”

L’économie sociale et solidaire joue un rôle moteur dans la restructuration de la ville, dont la population a été multipliée par cinq (24 500 habitants) dans les années 1960. Et qui, il n’y a pas si longtemps, ne faisait parler d’elle que pour ses problèmes d’insécurité. En quinze ans, nous aurons réaménagé les trois quarts de la commune avec l’aide de l’État, se félicite le maire, Alain-Bernard Boulanger (UMP). Notre projet englobe aménagement, logement, emploi et renforcement de l’action publique.” L’édile avait promis la création de 5 000 nouveaux emplois à Villeneuve-la-Garenne à l’horizon 2014. Un défi ambitieux en passe d’être relevé grâce notamment à la construction d’un centre commercial (1 300 emplois) et à l’arrivée d’une plate-forme de La Poste (500 emplois).

     5 000 nouveaux emplois

Je veux que 30 % des 5 000 créations soient affectés à des habitants de la commune, souligne Alain-Bernard Boulanger. Parce que transformer la ville n’aurait pas de sens si ses habitants restent socialement marginalisés.” Une politique initiée dès 2006 lorsque la ville a inclus des clauses sociales dans ses commandes publiques. Et la municipalité n’autorise aujourd’hui l’installation sur son territoire que d’entreprises à taille humaine peu consommatrices d’espaces urbains, avec lesquelles elle définit les besoins en personnels. “Bras armé” de la ville en matière d’insertion, PoleSolidaire entre alors en action pour mettre en adéquation – via ses outils d’évaluation, de formation et d’accompagnement – les emplois créés et les compétences des habitants de la ville et des publics en réinsertion.

Et ça marche, particulièrement dans les secteurs des services à la personne, des espaces verts ou du nettoyage urbain. La Poste a promis, pour faire fonctionner sa plate-forme, de recruter 12 Villenogarennois chaque année pendant trois ans dans le cadre d’un chantier d’insertion qualifiant. Grâce à notre ancrage de proximité sur le territoire, nos réponses sont adaptées et efficaces, observe Claude Sicard. Tout le monde y gagne.” L’entreprise comme la collectivité, dont le développement est ainsi favorisé.

Sylvain Henry pour Acteurs publics, janvier 2012


Interview deJean-Marc Brûlé : “Agir à l’échelle des territoires”
Ce conseiller régional EELV d’Île-de-France est le président de l’Atelier, centre de ressources pour l’économie solidaire.
Qu’est-ce que l’économie sociale et solidaire ?
On parle d’économie sociale et solidaire pour définir l’activité des structures et des associations dont la finalité est tournée vers la plus-value sociale ou environnementale plutôt que vers la recherche du gain financier. Cela fédère des acteurs publics et privés autour d’un même projet de développement local qui peut impacter tout à la fois l’emploi, le logement, l’innovation et l’aménagement durable du territoire. Cette économie de proximité à taille humaine privilégie les projets peu consommateurs d’espaces et de ressources naturelles. En France, l’économie sociale et solidaire représente plus de 2 millions d’emplois.
En quoi cette économie permet-elle aux élus locaux de renforcer l’attractivité de leur territoire ?
Dans un contexte de difficultés économiques et de subventions de l’État en baisse constante, certains élus désespèrent. Pourtant, l’avenir de l’économie passe par les besoins locaux. Les élus ont les moyens d’agir à l’échelle de leur territoire avec des outils tels que le code des marchés publics, qui inclut de nombreuses clauses favorisant des entreprises d’insertion performantes et donc des emplois locaux. Chaque année, 120 milliards d’euros sont l’enjeu de ces marchés publics ! Par ailleurs, de nombreux dispositifs financiers et structures d’appui favorisent les projets de proximité. L’économie sociale et solidaire offre des idées et des moyens que les élus locaux doivent absolument s’approprier.
Propos recueillis par S. H.

http://www.acteurspublics.com/article/05-01-12/l-insertion-locale

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 09:25

Les réseaux de l'insertion par l'activité économique veulent doubler leurs capacités d'accueil. Auditionnés par la commission des affaires sociales de l'Assemblée, le 14 décembre, ils ont proposé la création d'une agence pour pérenniser leurs financements.

Les réseaux de l'insertion par l'activité économique (IAE) aspirent à un "changement d'échelle". Regroupant 3.500 structures, qui vont des entreprises d'insertion aux ateliers et chantiers d'insertion (ACI), en passant par les entreprises de travail temporaire d'insertion, ils suivent chaque année 250.000 personnes les plus éloignées de l'emploi… Ils comblent ainsi les lacunes des politiques de l'emploi en s'intéressant aux problèmes sociaux que rencontrent ces personnes à travers un accompagnement renforcé. Mais leur objectif est de passer à 500.000 emplois et parcours d'insertion. C'est ce qu'ils ont indiqué devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, le 14 décembre. "Il y a des problèmes de tension de plus en plus forts qui se mettent en place dans nos cités où le taux de chômage dépasse parfois les 50%", a déclaré Laurent Laik, président du Comité national des entreprises d'insertion (CNEI), rappelant qu'au total 8 millions de personnes se trouvent sans emploi ou en activité précaire, soit 13% de la population active.
Contraintes financièrement, les entreprises d'insertion sont très mobilisées depuis plusieurs mois. Elles souhaitaient une mission parlementaire. Mais les délais étant trop courts avant les échéances électorales, les députés ont pris bonne note de leurs attentes qu'ils relaieront au ministre du Travail Xavier Bertrand début février 2012. La Cour des comptes va également se saisir de ce dossier l'an prochain. Le contexte se prête donc à ce changement de braquet qui, selon Laurent Laik, nécessite de "revisiter le modèle et les modes de financement" de l'IAE. Un modèle jugé aujourd'hui très complexe et parfois inadapté avec un empilement de dispositifs et des contrats aidés trop courts.
Des réformes ont déjà été entreprises avec le plan de cohésion sociale de 2005, le Grenelle de l'insertion, la loi du 1er décembre 2008 qui a généralisé le RSA (revenu de solidarité active) et réformé les politiques de l'insertion, notamment en simplifiant les schémas de financement. Mais de nombreuses mesures restent en chantier. C'est notamment le cas du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels créé en 2009 et dont la mission était justement de prendre en charge les publics les plus éloignés de l'emploi. Or ce n'est pas encore le cas, a déploré Sophie Alary, responsable du service Vie fédérale et partenariats de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Autre rendez-vous manqué : "Les schémas de financement sont aujourd'hui très hétérogènes avec une vision annuelle et des négociations qui ne sont toujours pas pluriannuelles."

      Fongibilité

Or les coûts des structures sont bien supérieures à leurs ressources : elles connaissent un déficit de 3.600 euros par poste, a indiqué Olivier Dupuis, secrétaire général du CNEI, s'appuyant sur une récente expérimentation menée en lien avec la DGEFP (délégation générale à l'Emploi et à la Formation professionnelle). "Ce que nous souhaitons, c'est faire mieux à budgets constants", a-t-il souligné. Selon lui, plusieurs outils, comme les Civis, le contrat initiative emploi (contrait aidé du secteur marchand) et les contrats aidés dans l'Education nationale, ont été "mal ciblés". Par ailleurs, des sources de financement sont "mal exploitées". C'est le cas du fonds social européen (FSE) qui ne représente "que 10% du financement de nos structures".
Pour remédier à ces difficultés et sécuriser les financements, Pascal Duprez, administrateur de la Fnars, a proposé la création d'une agence intégrant l'ensemble des partenaires financiers institutionnels ou associatifs. Les réseaux plaident pour une "fongibilité" des crédits entre les différents dispositifs voire entre les régions. Gabrielle Hoppé, sous-directrice de l'ingénierie de l'accès et du retour à l'emploi à la DGEFP a jugé "tout à fait possible" la fongibilité avec les outils actuels. Elle a également reconnu des défaillances dans le fonctionnement des CDIAE (conseils départementaux de l'IAE), qui ne sont "pas encore arrivés à entraîner tous les partenaires", alors que les réseaux proposent notamment la participation des agences régionales de santé au sein de ces conseils.
Les réseaux ont enfin souligné le rôle important des collectivités pour promouvoir l'IAE à travers les clauses d'insertion et demandé une participation plus grande de leur part dans la gouvernance aux côtés de l'Etat.
Rémi Delatte, député de la Côte-d'Or, a relayé une expérimentation menée dans ce département. Le conseil général accorde 50% du RSA à des entreprises d'insertion qui accueillent des bénéficiaires du RSA. Ce dispositif "permet une économie pour la collectivité qui n'a pas à verser un RSA complet et qui permet à l'entreprise d'insertion de bénéficier de moyens complémentaires, d'assurer un meilleur fonctionnement et d'accueillir davantage de publics". 

Michel Tendil, Publié le mercredi 14 décembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262906940&cid=1250262902248

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:07

 

"Les lycées, l'apprentissage et la formation professionnelle représentent 45% du budget des régions", a rappelé l'Association des régions de France (ARF) le 8 décembre à Arcachon au cours de son séminaire intitulé "la jeunesse au cœur de l'action des régions".

Les régions françaises investissent dans l'éducation chaque année "plus de 6 milliards d'euros, soit 99 euros par habitant et dans l'apprentissage et la formation professionnelle plus de 5 milliards d'euros par an, soit 80 euros par habitant", détaille le communiqué de l'ARF. Environ 500 personnes, élus et techniciens des régions, responsables de services de l'Etat et des collectivités territoriales, partenaires associatifs, représentants des mouvements de jeunesse participent à ces deux journées présidées par le président du conseil régional d'Aquitaine Alain Rousset. Les vingt régions mobilisées à cette occasion espèrent "aboutir à un ensemble de propositions concrètes autour des thématiques de l'emploi, de la formation, du logement, de la citoyenneté, de la santé et de la culture".
L'ARF considère en effet que "la société française dans son ensemble, et les régions en particulier, sont face à cinq enjeux majeurs" qu'elle détaille :

- mettre la jeunesse au coeur d'une politique du logement ambitieuse ;

- permettre aux jeunes de se déplacer grâce à des tarifs adaptés ;

- garantir l'accès des jeunes aux soins ;

- favoriser la mobilité des jeunes à l'international ;

- assurer l'égalité d'accès des jeunes à la culture.
Sur la question cruciale du chômage des jeunes, l'ARF plaide une nouvelle fois pour un service public régional de l'emploi, de la formation et de l'orientation piloté par les régions, comme elle l'a fait lors de son dernier congrès à Tours les 17 et 18 novembre (lire notre article du 18 novembre). Ce qui signifie "concrètement le transfert à la région de la 'compétence orientation', (aujourd'hui atomisée) et de la maîtrise de la carte des formations techniques et professionnelles, y compris l'enseignement agricole". A l'issue des rencontres l'ARF livrera un rapport "Priorité Jeunesse" qui synthétisera les propositions élaborées durant les débats et viendra "enrichir les propositions de l"ARF en faveur d'une nouvelle étape de décentralisation".

Catherine Ficat, publié le jeudi 8 décembre 2011 dans Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262876189&cid=1250262874266


On pourrait à Bertrand Schwartz de remettre en chantier des Missions Locales avec les Régions !!!

j0398803.jpgJoyeux Noël à tous  !!!

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 09:45

Le CNEI estime que les entreprises d'insertion ne sont plus écoutées par l'Etat, avec lequel les relations se seraient dégradées au fil des années.

"On n'est pas écouté ; l'insertion par l'activité économique (IAE) est sous-développée car l'Etat n'y croit plus." C'est ainsi qu'Olivier Dupuis, secrétaire général du Comité national des entreprises d'insertion (CNEI), décrit les relations dégradées entre l'Etat et les entreprises d'insertion. Pourtant, d'après le secrétaire général, les capacités sont là. Ces entreprises proposent chaque année près de 250.000 solutions d'insertion à des personnes en difficulté sociale et professionnelle. Leurs résultats sont plutôt satisfaisants : un chiffre d'affaires de 503 millions d'euros pour les entreprises adhérentes au CNEI en 2010, en progression de 10%, et un taux de sorties des salariés en insertion de 58% (24% de sorties vers l'emploi durable, 18% de "sorties positives" et 16% de sorties vers l'emploi de transition). "Pour un euro investi, on considère qu'on a 3 euros de retour", précise Olivier Dupuis qui estime aussi qu'on peut tripler l'offre d'insertion. Mais les moyens se font rares. Une étude publiée en juin 2010 par la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) faisait état d'un sous-financement de ces structures. L'aide au poste que perçoivent les entreprise de l'IAE pour chaque emploi en insertion n'a pas été réévaluée depuis dix ans. Et pour pallier ce manque financier, l'Etat a seulement proposé des contrats de performance, auxquels les entreprises d'insertion ont d'abord été très opposées. "Les relations se sont tendues au fur et à mesure", précise le secrétaire général, jusqu'au point d'orgue récent où le CNEI a appris que, parallèlement aux négociations sur ces contrats de performance et aux expérimentations en cours dans quatre départements (Doubs, Haut-Rhin, Gironde, Rhône) sur une aide au poste modulable, l'Etat menait une négociation avec Adecco pour expérimenter de nouvelles modalités pour l'insertion. "On nous a totalement enfumés, affirme Olivier Dupuis. D'un côté l'Etat semblait discuter avec nous, de l'autre, il négociait autre chose avec un grand groupe de travail temporaire, ce n'est pas acceptable." Pour montrer son indignation, le CNEI a transmis le 21 octobre 2011 un courrier à la DGEFP. A l'occasion de son université d'automne, qui s'est tenue ces 2 et 3 novembre, le comité a également avancé des propositions qu'il compte soumettre aux candidats à la présidentielle : un plan d'action sur cinq ans permettant aux entreprises d'insertion d'embaucher chaque année 150.000 personnes. Pour le moment, la lettre adressée à la DGEFP est restée sans réponse, "comme la plupart de nos courriers", précise Olivier Dupuis.

Emilie Zapalski, Publié le mardi 8 novembre 2011 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262694100&cid=1250262688788

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 10:06

Confrontée à une situation difficile, la communauté de communes Chartreuse-Guiers fait le choix d'une politique jeunesse fondée sur des projets élaborés avec des jeunes en risque de marginalisation.

A la croisée de l'Isère et de la Savoie, le territoire de la communauté de communes Chartreuse-Guiers (11.200 habitants sur 7 communes) constitue un bassin de vie, qui comprend tout aussi bien une station de ski qu'une activité industrielle dans la vallée. Mais il n'y a pas de lycée. "Cela accentue l'isolement géographique pour les jeunes, dans ce secteur de moyenne montagne", diagnostique Etienne Ragot, directeur de "Pour l’Action Jeunes" (PAJ). Dans certaines communes - comme celles des Echelles (1.248 habitants) en Savoie - un tiers des logements sont à caractère social. "La population ouvrière d'origine a évolué et été remplacée au fil des années par des familles en grande difficulté", explique Cédric Vial, vice-président en charge de la politique Jeunesse. Pour les jeunes, l'absence de transports publics autres que scolaires se traduit par un sentiment d'enclavement, qui peut favoriser un sentiment de mal-être ou de marginalisation chez certains.

     Pour l’Action Jeunes, association pour coordonner les partenaires jeunesse du territoire

"Pour lutter contre l'enclavement, nous avons travaillé à la simplification des démarches administratives par la création de Points Informations et autres guichets uniques situés sur le territoire. Par ailleurs, nous voulons que l’animation en direction des jeunes soit itinérante afin qu'elle intervienne sur toutes les communes du territoire", poursuit l’élu. Afin d'impliquer des acteurs de tout le territoire et de tout le tissu social, les élus ont fait le choix de confier l'animation à une association : "Pour l’Action Jeunes". Son conseil d'administration comprend trois collèges : Les élus qui siègent en tant que représentant de leur commune, les associations partenaires professionnels de l'action sanitaire et sociale, et les bénévoles membres actifs. L'association emploie quatre animateurs permanents, une secrétaire et un directeur mis à disposition par la Fédération des MJC en Rhône Alpes, ainsi que quatre à huit animateurs vacataires lors des vacances scolaires. Ceci pour un budget de fonctionnement de 325.000 euros en 2010. Le directeur du PAJ précise : "Notre mission n'est pas de nous substituer aux associations existantes. Mais d'opérer une coordination entre tous ceux qui agissent avec les jeunes (scolaires, périscolaires, associatifs)."

      Une animation itinérante pour susciter et accompagner les projets des jeunes

"Vis-à-vis des moins de 18 ans qui représentent 2.000 habitants, et dont certains sont en risque de marginalisation, nos actions s'appuient sur trois principes. D'abord le refus du modèle urbain non adapté à notre territoire. Ainsi, loin d'être cantonnée dans un local et d'offrir des activités toutes calibrées, notre équipe de trois animateurs va à la rencontre des jeunes. Elle est constamment présente dans les établissements scolaires où elle tient des permanences. Profitant de ce que notre territoire est en interaction avec le milieu naturel (rivières, forêts, montagnes), cette équipe aide les jeunes à désirer des projets, les formuler et en accompagne la réalisation : jeux du lac, émission sur la radio locale, ateliers de création. Enfin cette animation situe ses actions sur toutes les communes du territoire", explique le directeur de Pour l’Action Jeunes.

A travers la réalisation des différents projets, le but est d'enseigner aux jeunes la force de l'action collective. De ce point de vue les bénévoles, retraités de l'industrie ou de l'enseignement, lorsqu'ils participent au montage d'un chapiteau ou à la tenue d’un stand, jouent un rôle essentiel dans le repérage des jeunes en difficultés et la prévention de la marginalisation.
François Poulle, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info,
lundi 10 octobre 2011

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262506750
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 09:49

 

L’Institut Bertrand Schwartz sera observatoire, laboratoire et organisme de formation pour les métiers liés à l’accompagnement et à l’insertion sociale et professionnelle des jeunes

« Comprendre et agir, pour et avec les jeunes » pour devise. Créer les conditions pour renouveler l’action envers les jeunes comme objectif principal, l’Institut Bertrand Schwartz lancé lors de la journée nationale des missions locales mardi 4 octobre est une initiative de l’Union nationale des missions locales (UNML).

Son objet : l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

« Le fait de porter le nom de Bertrand Schwartz a une fonction symbolique, significative : s’inspirer de son action et s’inscrire dans sa continuité implique pour l’institut une certaine façon d’agir », a déclaré Gérard Sarazin, son bras droit pendant toutes ces années, chargé du discours d’introduction de la création de l’Institut en lieu et place de celui qui fut délégué interministériel à l’insertion professionnelle et sociale des jeunes en difficulté.

« Bertrand Schwartz c’est celui qui il y a trente ans a proposé en conclusion de son rapport la création des missions locales [1]. C’est celui qui a concrètement monté les premières missions locales sur le terrain et conçu la première tête de réseau (…) En acceptant de donner son nom, il doit bien espérer quelque part que les interventions de l’institut sauront s’inspirer de cette volonté de changement de comportement. »

En gestation depuis 2010, l’Institut est destiné à devenir un centre de ressources pour capitaliser les recherches, les actions et les expériences du réseau des missions locales, un centre d’observation, de recherche sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, et aussi un organisme de formation. Il est doté d’un conseil scientifique et pédagogique composé, notamment de jeunes, de chercheurs, de représentants du monde économique, de partenaires, de personnalités qualifiées, de présidents et professionnels des missions locales.

Il a retenu 5 principes d’action :

• Penser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes dans sa complexité et sa globalité

• Écouter les jeunes et s’assurer qu’ils trouvent leur place dans les interventions de l’Institut

• Soutenir l’approche territoriale et réaffirmer le rôle des acteurs locaux

• Comprendre et favoriser les conditions de l’innovation et de l’action au plus près des jeunes et des territoires

• Concevoir la recherche sans la dissocier de l’action en impliquant l’ensemble des acteurs.

Et trois axes d’actions :

• Les « rencontres » de l’Institut Bertrand Schwartz : des débats interdisciplinaires, inter-associatifs et interinstitutionnels réguliers qui seront suivis de la publication d’actes. Ils doivent permettre les échanges et la visibilité de l’Institut.

• Le « labo » : en partant d’actions et d’expérimentations projets portés ou associant des missions locales une commission composée de partenaires et d’évaluateurs identifiera les thèmes sur lesquels capitaliser ou poursuivre l’innovation.

• La « formation ». Une commission interdisciplinaire accompagnera la mise en place et le suivi d’actions contribuant à la formation aux métiers de l’accompagnement et à l’insertion sociale professionnelle à partir du suivi des travaux des « rencontres » et du « labo ».

Doté d’une enveloppe de 50 000 euros provenant de l’UNML, il pourra être abondé par d’autres organismes. Il sera officiellement ouvert le 10 novembre prochain avec la mise en place d’une assemblée constitutive.

« En choisissant d’appeler cet institut Bertrand Schwartz vous avez mis la barre haut et cela porte à une certaine exigence pour être à la hauteur » a commenté Martin Hirsch, ancien Haut commissaire aux solidarités actives. « Je pense qu’on a besoin que l’interaction entre l’ensemble des missions locales et l’Institut produise, et produise vite. » Il estime qu’il y a dans les missions locales des actions et des projets en action pouvant être capitalisés assez rapidement et que l’Institut pourrait en labelliser certaines « Institut Bertrand Schwartz » expliquant les actions, leur efficacité et les effets qu’elles produisent. « Ce sont des choses urgentes et précieuses » a-t-il conclu, se félicitant que l’Institut se mette déjà au travail.

Voir le film de ML prod « Portrait Schwartz et Sarazin ou la naissance des Missions Locales » projeté en introduction.

  http://www.jnml2011.info/actualites/visionnez-le-film-de-ml-prod-sur-bertrand-schwartz-et-gerard-sarazin.html

[1] 1981 : L’Insertion des jeunes en difficulté rapport remis au Premier ministre selon lequel la remise en jeu économique et sociale des jeunes ne peut se faire sans une large collaboration de l’ensemble des forces sociales et la participation des jeunes eux-mêmes. Il propose la création de missions locales, sous la forme d’une équipe pluridisciplinaire, pivot d’un dispositif d’animation au plus près des jeunes, devant coordonner les efforts et appliquer le principe de la discrimination positive.

Le 6 octobre 2011, par Béatrice Delamer

Plus d’infos sur http://www.unml.info/

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 09:33

À 92 ans, Bertrand Schwartz reste la figure tutélaire, peut-être même l’âme des missions locales pour l’emploi des jeunes. Son activité est certes liée à son état de santé, mais il reste présent aux moments importants de la vie du mouvement, parfois même sur le terrain.

C’est ainsi qu’on a vu le fondateur de Moderniser sans exclure à Saint-Denis (Seine Saint-Denis), lors de la deuxième journée nationale de l'Union Nationale des Missions Locales (UNML) le 4 octobre 2011.

À cette occasion a été lancé l’Institut Bertrand Schwartz. Présidé par le sociologue François Dubet, l'institut rassemble des personnes et organismes engagés dans l’insertion sociale et professionnelle avec pour fonction la capitalisation et la recherche, mais également la formation.

L’initiative de créer une telle institution avait été discutée entre Jean-Patrick Gille, député socialiste d’Indre et Loire et président de l'Union nationale des missions locales depuis 2009.

Dans une rencontre, le 1er décembre 2010, Bertrand Schwartz avait insisté demandé auprès de Jean-Patrick Gille sur la présence fondamentale des jeunes comme parties prenantes.

En 2012, les missions locales célèbreront le trentième anniversaire de leur création.

Ø      Comprendre et agir, pour et avec les jeunes / Institut Bertrand Schwartz

http://www.jnml2011.info/le-reseau-des-missions-locales.html

Ø      film sur Bertrand Schwartz et Gérard Sarazin

http://www.jnml2011.info/actualites/visionnez-le-film-de-ml-prod-sur-bertrand-schwartz-et-gerard-sarazin.html

Publié par le site Emploi et création de Benoît Willot, le vendredi 4 novembre 2011


À la fin du film sur Bertrand Schwartz et GérardSarazin, Bertrand considérant son grand age, lance l'idée de Missions locales pour les vieux. Nous lui avons demandé s'il pouvait réfléchir sur cette idée… cela nous intéresserait fort pour le projet "Or Gris" (voir or-gris.org) !!!!!



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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:00

Vaste territoire rural, la communauté de communes de l'Argonne ardennaise cherchait une solution efficace et durable pour diffuser son magazine. Elle a décidé de recourir aux services d’une association intermédiaire. Depuis 2006, ce dispositif alternatif fonctionne parfaitement.

La communauté de communes de l'Argonne ardennaise est l’une des plus étendues de France (100 communes - dont 80 comptent moins de 200 habitants - sur 1.200 km2, soit 15 habitants au km2). “Pour une collectivité comme la nôtre, le magazine d’information est un support majeur d’échange avec la population, et la qualité de sa diffusion est un enjeu de taille”, explique Francis Signoret, président de la communauté de communes de l'Argonne ardennaise.

   A l’origine, le constat d’une diffusion inefficace

Jusqu’en 2005, la diffusion du magazine trimestriel reposait pour l’essentiel sur la disponibilité des élus communautaires, à qui l’on remettait des paquets du nouveau numéro, au cours d’une session du conseil communautaire. Avec à la clé beaucoup d’incertitudes : certains élus n’étaient pas présents, d’autres attendaient l’opportunité d’une réunion avec les habitants ou la sortie d’un autre document, voire mettaient le paquet de côté et l’oubliaient ! Résultat : les 9.000 exemplaires n’arrivaient pas tous à bon port, loin de là. Pour la ville centre (4.200 habitants), le magazine était distribué dans les boîtes à lettres par une société spécialisée, avec d’autres gratuits ou prospectus publicitaires. Ce qui ne mettait pas en valeur le magazine communautaire. Sensibles à ce gâchis, les élus et le service de communication ont cherché des améliorations. Les prestations proposées par les entreprises spécialisées se sont révélées inadaptées. “Avec nos nombreux petits villages, nos hameaux et fermes isolées, les contraintes de notre territoire sont telles que les entreprises spécialisées ne sauraient satisfaire intégralement notre demande", constate le président.

     Une association d’insertion à la rescousse

Une discussion avec la communauté de communes voisine, qui collaborait avec une association intermédiaire, Travail-Partage, ouvre des perspectives nouvelles. Le responsable de cette association d’insertion, lui-même ancien élu et fin connaisseur du terrain, a en effet été rapidement en mesure d’estimer les circuits de distribution et le temps de travail, et a pu proposer un mode d’organisation simple et fiable pour le portage du magazine communautaire. Autre atout, l’aspect social du dispositif, qui contribue à réinsérer sur le territoire des demandeurs d’emploi. Ce "plus" a fini de convaincre les élus, qui ont aussi apprécié le coût : en 2010, chaque tournée, quel que soit le poids, est facturée au forfait, soit 2.200 euros TTC pour les 8.700 boîtes aux lettres desservies sous quinzaine (soit la moitié du coût total du magazine, l’autre moitié étant consacrée aux frais d’impression). Un budget comparable aux entreprises, avec une qualité irréprochable !

     Quatre emplois créés

Travail Partage assume la gestion administrative de la mission intérimaire des quatre emplois pris en charge par la communauté de communes. L’association rédige, au nom de la collectivité, le contrat de travail, qui précise pour chaque porteur le nombre d’heures et de jours travaillés pour la mission, à l’issue de laquelle la communauté de communes rémunère les salariés.
Concrètement, l’association a découpé le territoire en quatre tournées de 2.000 boîtes aux lettres chacune. Après chaque tournée (soit trois à quatre fois par an), la communauté s’assure de la fiabilité du portage auprès des élus et de relais : "Notre dispositif est tellement au point, que le magazine de la collectivité est le seul imprimé qui est distribué dans certains hameaux", se réjouit Sophie Bettig, chargée de communication. Aujourd’hui, le système fonctionne et rend de nombreux services : les tournées peuvent être modifiées ou affinées pour d’autres supports.

Michel Léon /Textes & chapos pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, lundi 10 octobre 2011

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262506248
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:00

La Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars) publie les résultats d'une enquête sur "Les jeunes en difficultés sociales face à l'école et l'emploi, selon l'observation des travailleurs sociaux".

L'étude a été réalisée auprès de 229 structures d'accueil - centre d'hébergement et de réadaptation sociale (CHRS), centres d'hébergement d'urgence, accueils de jour, structures d'insertion par l'activité économique... -, qui ont assuré l'accompagnement social de 12.665 jeunes en 2010. Parmi ces derniers, 45% avaient de 18 à 21 ans, 55% de 22 à 25 ans et 40% étaient des femmes. Comme son intitulé le laisse entendre, l'étude a été servie non pas par les jeunes eux-mêmes, mais par les travailleurs sociaux qui les accompagnent. Elle décrit la situation observée au début de l'accompagnement.
Plusieurs caractéristiques récurrentes se dégagent des résultats.

- Tout d'abord, près d'un tiers des jeunes accueillis (31,5%) a quitté l'école avant 16 ans et 58% sont sortis du système scolaire sans aucun diplôme. Les bacheliers et au-delà ne représentent que 10,5% des jeunes de l'échantillon, alors qu'ils constituent 71% de la tranche d'âge en population générale.
- L'emploi est un autre facteur très discriminant : 56,4% des jeunes accueillis n'ont jamais travaillé, tandis que 43,6% ont déjà une expérience professionnelle. Pour ceux qui sont dans ce second cas de figure, la durée d'emploi est toutefois relativement courte : seuls 14,8% d'entre eux ont travaillé plus d'un an, tandis que 28,2% ont travaillé de 4 à 12 mois et 20,4% moins de trois mois (l'information sur la durée des périodes travaillées étant par ailleurs inconnue des travailleurs sociaux dans 36,6% des cas). Lors du déclenchement de l'accompagnement social, 39,6% de jeunes étaient demandeurs d'emploi non inscrits à Pôle emploi et 26,4% étaient demandeurs inscrits, tandis que 15% occupaient effectivement un emploi.
- En termes de revenus, près des deux tiers des jeunes accueillis (63,6%) ne disposent d'aucune ressource, 12,4% disposent d'un salaire, 7,4% d'allocations chômage, 5,9% du RSA socle ou activité, 5,3% d'une allocation de formation et 5,1% d'une allocation Civis.

- Enfin, l'étude montre que, parmi les motifs principaux ayant déclenché l'accompagnement social, figurent la rupture familiale (30,6% des cas), l'absence d'hébergement ou de logement (21,3%), l'absence de ressources (19%), l'arrivée en France (4,2%), ainsi que le chômage et la perte d'emploi (3,7%).
La Fnars en tire la conclusion que "la trilogie 'échec scolaire - manque de soutien familial - absence de ressources' est mise en évidence par l'enquête comme un frein très fort à l'insertion". Elle estime également que "le nombre de demandeurs d'emploi non inscrits à Pôle emploi est symptomatique de la négligence dont fait preuve la société à l'égard de ses jeunes". Elle rappelle par conséquent ses propositions consistant à combler les "trous" de la prise en charge, à intensifier l'accompagnement sur mesure et à systématiser le principe de la "nouvelle chance" pour les jeunes en échec. 

Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le mercredi 19 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262599486&cid=1250262591981

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