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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:48

La crise a durement frappé les jeunes, incitant les partenaires sociaux à ouvrir des négociations sur le sujet. La situation des moins de 25 ans sur le marché du travail est néanmoins ambivalente : leurs difficultés sont réelles, mais tous les jeunes ne sont pas logés à la même enseigne.

Le 8 février, patronat et syndicats ont ouvert une négociation pour améliorer le sort des nouveaux venus sur le marché du travail. Ils ont du pain sur la planche : la crise est passée par là et le taux de chômage des moins de 25 ans culmine à 24,2 % au troisième trimestre 2010.

Ce chiffre spectaculaire est néanmoins trompeur. Il ne signifie pas qu'un jeune sur quatre est frappé par le chômage, car il ne concerne que les moins de 25 ans qui sont déjà considérés comme actifs, soit seulement un tiers de cette classe d'âge. Les autres sont encore sur les bancs de l'école ou à l'université et ne sont donc pas pris en compte dans le calcul du taux de chômage. Rapporté à l'ensemble de la population des 15-24 ans, la part des jeunes au chômage n'est plus que de 8,5 %. Un niveau qui reste néanmoins très élevé, comparé aux autres tranches d'âge : la part de chômeurs parmi les 25-49 ans est de 7,4 % tandis que seulement 3,9 % des 50-64 ans cherchent un emploi. Plus en détail, ce sont les 20-24 ans qui concentrent le plus de difficultés sur le marché du travail : 13,4 % d'entre eux étaient au chômage en 2009, contre 4,9 % des 15-19 ans. Et la galère ne s'arrête pas à 25 ans, seuil généralement retenu par la statistique publique pour définir les « jeunes » : 10 % des 25-29 ans étaient au chômage en 2009, alors que ce n'était le cas que de 6,4 % des 15-64 ans.

Bref, même si le taux officiel de chômage des moins de 25 ans doit être relativisé, il n'en reste pas moins que les jeunes ont payé un lourd tribut à la crise. Fin décembre 2010, ils étaient 630 000 à pointer à Pôle emploi, soit 140 000 de plus qu'à l'été 2008, avant que la crise n'éclate . Les jeunes n'ont pas été les seules victimes de la récession, loin de là, mais ils ont été aux premières loges. Au second semestre 2008, le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a bondi de 12 %, contre 6 % pour les 25-49 ans et 4 % pourles seniors de plus de 50 ans. En 2009, en revanche, le fardeau de la crise a été mieux réparti entre ces différentes classes d'âge.

Avant de tailler dans le dur de leurs effectifs, les entreprises ont donc d'abord sacrifié leurs jeunes recrues. Pas par « antijeunisme » primaire, mais tout simplement parce que l'essentiel de la précarité du marché du travail repose sur leurs épaules. La moitié des salariés embauchés en CDD, en stage ou en apprentissage a en effet moins de 29 ans, alors que la moitié des salariés en CDI a plus de 43 ans. Par ailleurs, 49,7 % des moins de 25 ans qui occupent un emploi sont en contrat précaire, contre 12,6 % pour l'ensemble des salariés. Cette surreprésentation des jeunes dans les emplois dits « atypiques » explique leur hypersensibilité à la conjoncture : dès que l'activité se dégrade, l'ajustement de l'emploi porte en premier lieu sur les contrats temporaires, comme en témoigne la chute vertigineuse de l'intérim au début de la crise (140 000 postes en moins entre fin 2007 et fin 2008).

Maigre consolation : quand la conjoncture redémarre, c'est en général l'emploi des jeunes qui en bénéficie en priorité, du fait même de la précarité des postes qu'ils occupent. Pourtant, pour l'instant, la timide reprise de l'emploi enregistrée en 2010 n'a pas eu d'impact significatif sur le chômage des jeunes, alors même que la grande majorité des emplois créés sont en réalité des missions d'intérim. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a bien légèrement diminué entre décembre 2009 et décembre 2010 (− 2,8 %), mais cela ne veut pas forcément dire qu'ils ont trouvé un emploi. Certains d'entre eux préfèrent se retirer du marché du travail, notamment en poursuivant leurs études, plutôt que de se retrouver au chômage. Au troisième trimestre 2010, le taux d'activité des 15-24 ans a en effet baissé de 0,6 % en variation annuelle.

Les difficultés des jeunes sur le marché du travail sont donc bien réelles. Mais elles se concentrent principalement sur les jeunes peu ou pas diplômés. Ce sont eux qui grossissent les rangs des jeunes chômeurs. Eux aussi qui endurent l'essentiel de la précarité. Pour la plupart des jeunes diplômés, le passage par la case CDD n'est qu'une étape vers un emploi durable. Mais cette étape a tendance à s'éterniser pour les non-qualifiés. Autre fracture qui traverse la jeunesse : le lieu de résidence. Le taux de chômage des jeunes hommes habitant en zone urbaine sensible (ZUS) atteint des sommets : 43 % en 2009, selon le dernier rapport de l'Observatoire national de ces zones (ONZUS). Plus inquiétant encore : pour la première fois depuis 2003, la contribution des diplômés à l'augmentation du chômage des jeunes dans les ZUS entre 2008 et 2009 est supérieure à celle des non-diplômés. Faut-il y voir un signe que, dans ces territoires, le diplôme ne serait plus un rempart aussi efficace contre le risque de chômage ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais la tendance n'est pas rassurante.
Laurent Jeanneau , Article Web - 09 février 2011 sur Alternatives économiques logo alternatives économiques

http://www.alternatives-economiques.fr/l-emploi-des-jeunes-au-sommet-de-l-agenda-social_fr_art_633_53183.html

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:30

 Le Chômage des jeunes : « Peut-on parler de « génération sacrifiée » ?

Par Emmanuel Sulzer du Cereq

« Les études du Céreq offrent une vision complète du processus d’insertion des sortants du système éducatif. Elles s’appuient en effet sur des enquêtes réalisées auprès de 30 000 jeunes sur les 700 000 dans ce cas une année donnée. Ce regard porté sur les conditions d’insertion d’une génération complète de jeunes montre qu’il n'y a pas un problème, mais des problèmes d'insertion des jeunes qui appellent des réponses spécifiques. La qualité de l’insertion varie notamment selon le niveau d’étude, la région et le lieu de résidence, le genre, ou encore le réseau social d’appartenance. Les « sans diplômes » restent les vrais sacrifiés face à l’emploi et à la conjoncture

 Si l’on prend en compte tous les sortants en 2007 du système scolaire interrogés, soit trois ans après leur sortie :

- 60 % environ connaissent un parcours d’accès rapide et durable à l’emploi ;

- 16 % se stabiliseront dans un emploi, mais plus tardivement ;

- en revanche, un quart des jeunes va connaître un parcours d’insertion plus difficile, marqué par une inactivité prolongée, le retour en formation ou le chômage, qui peut survenir même à l’issue d’une première expérience d’emploi.

Il s’agit d’une population particulière, celles des jeunes sans diplôme. Sortir sans qualification (échec au CAP ou au bac par exemple) demeure, encore et toujours, le facteur le plus déterminant des difficultés d’accès à l’emploi. Cette population connaît des difficultés durables. Elles sont souvent aggravées par d’autres facteurs : être une femme, être issu d’une formation tertiaire, ou issu de l’immigration ou encore d’un quartier classé en ZUS (Zone urbaine sensible)  … Pour les jeunes diplômés du supérieur, ces difficultés existent. Mais elles restent temporaires dans la grande majorité des cas.

En analysant le processus d’insertion des jeunes sur trois ans, les enquêtes permettent de relativiser le constat abrupt d’une dégradation irrémédiable des conditions d’insertion.

D’abord, l’emploi des jeunes sur-réagit à la conjoncture. Il n’est donc pas surprenant que la crise touche en priorité cette population. Ensuite, les premiers mois de la vie active ne permettent pas d'anticiper la suite du parcours d’insertion. Depuis trente ans, la France applique une flexibilité générationnelle en faisant des jeunes (et des seniors) les variables d’ajustement de l’emploi en entreprise. Il n'est donc pas étonnant qu'en période de crise économique, les jeunes entrants sur le marché du travail restent en dehors de l'emploi.

Enfin, les premiers emplois occupés par les jeunes sont très massivement des CDD (sept cas sur dix). Mais cette entrée sur le marché du travail avec un statut précaire permet néanmoins une insertion plus rapide. Le premier emploi est en général trouvé en deux mois. Ensuite, le taux de CDI augmente très régulièrement avec le temps. Deux tiers des jeunes sont concernés après trois ans de vie active.

L'insertion des jeunes reste donc difficile, mais peut-être pas autant que l’on s’accorde à le penser, ou du moins pas pour tous. »

        Précision

Le taux de chômage des jeunes doit être interprété avec précaution. Il correspond en effet à la proportion de chômeurs parmi les jeunes actifs, c'est-à-dire disposant d'un emploi ou en recherchant un. La proportion de chômeurs parmi la classe d'âge allant de 15 à 24 ans est de 8,4%, non de 23%.

article mis en ligne le 27/01/2011  dans « Clés du social »

http://www.clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/03-emploi/Jeunes-et-emploi-.htm

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 10:57

Nicolas Sarkozy a annoncé le 10 février que un demi-milliard d'euros supplémentaire allait être investi dans la politique de l'emploi, avec deux cibles particulières : les chômeurs de longue durée et les jeunes. Le même jour, le Conseil d'orientation pour l'emploi rendait public son diagnostic sur l'emploi des jeunes.

500 millions d'euros supplémentaires pour l'emploi. C'est ce que Nicolas Sarkozy a annoncé le 10 février lors de l'émission "Paroles de Français" diffusée sur TF1. Ce budget, qui sera accordé au ministère du Travail par des économies faites sur l'ensemble des autres ministères, sera réservé à deux catégories de personnes : les chômeurs de longue durée et les jeunes. La moitié du montant doit notamment permettre de financer 50.000 nouveaux contrats aidés, soit 440.000 au total pour 2011, sachant que la loi de finances tablait sur 390.000 contrats aidés pour l'année, pour un budget de 2,6 milliards d'euros. En 2010, 520.000 contrats de ce type ont été signés. Le gouvernement compte "aussi demander aux départements de financer avec l'Etat 60.000 contrats de plus à destination des allocataires du RSA", a précisé le lendemain Xavier Bertrand, ministre du Travail. Le budget supplémentaire consacré à l'emploi doit en outre permettre de suivre davantage de chômeurs. Le gouvernement entend ainsi assurer un suivi à 60.000 demandeurs d'emploi et un suivi renforcé à 40.000 chômeurs de longue durée.

Un objectif "ambitieux mais réaliste" de un million d'apprentis

Côté jeunes, le président de la République affiche un objectif "ambitieux mais réaliste" de un million d'apprentis. Jusque-là, le gouvernement tablait sur un objectif de jeunes en formation en alternance de 800.000 d'ici à 2015, dont 600.000 apprentis. Actuellement, le nombre de jeunes en alternance s'élève à 550.000. Nicolas Sarkozy veut changer le statut de l'apprenti - estimant qu'"il n'y a aucune raison que l'apprenti ait un statut inférieur à l'étudiant pour le logement ou pour la restauration" -, faire construire des dizaines de centres d'apprentis et en rénover d'autres. Sans oublier un système de bonus-malus pour les entreprises, qui devrait être mis en place dans les semaines qui viennent. "Les entreprises qui prendront plus de jeunes en apprentissage ou en formation en alternance auront une diminution de leurs charges ; celles qui ne respecteront pas le nombre d'apprentis à atteindre auront un malus", a précisé le président. "Si votre enfant choisit une formation en alternance, il a deux fois plus de chances de trouver un emploi que s'il suit une formation théorique", a insisté Nicolas Sarkozy.

"Une formation valorisable sur le marché du travail"

Les conclusions du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), qui a rendu public son diagnostic "Emploi des jeunes" le 10 février, vont dans le même sens. Ce diagnostic préconise notamment des "mesures conjoncturelles (soutien à l'alternance, contrats aidés, accompagnement des chômeurs de longue durée)", jugées "indispensables, à un niveau suffisant pour faire face aux conséquences de la crise et cela, jusqu'à ce que soit constatée une décrue significative du chômage et du chômage de longue durée". Le rapport souligne aussi les effets bénéfiques des formations en alternance en termes d'insertion sur le marché du travail : "Leur développement constitue une voie intéressante pour favoriser l'accès des jeunes à l'emploi." Le COE recommande de développer des modules d'enseignement en alternance dans la dernière année de chaque formation d'enseignement supérieur et de faire en sorte que une partie des CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi) passerelles comprenne une formation qualifiante en alternance "afin que les jeunes qui bénéficient de ces contrats puissent acquérir une formation valorisable sur le marché du travail". Le conseil souligne également l'intérêt du contrat de professionnalisation, "particulièrement adapté à certains jeunes qui ont connu des problèmes d'insertion dans l'emploi et ne souhaitent pas retourner en formation dans un cadre scolaire". Il estime qu'il faut développer l'apprentissage dans la fonction publique, qui a déjà connu ces derniers temps une forte progression : +17 % en 2009. Enfin, le COE préconise de clarifier la répartition des compétences dans la politique d'insertion professionnelle des jeunes et de simplifier sa gouvernance, avec notamment la désignation d'un pilote.

Emilie Zapalski, Publié le vendredi 11 février 2011 par localtis

 

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261227344&cid=1250261222132

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:37

 La communauté de communes de la Mortagne, en Meurthe-et-Moselle, a lancé en avril 2010 l’opération "argent de poche" pour les jeunes du territoire. De 16 à 20 ans, ils participent à des micro-chantiers d’entretien des espaces et des bâtiments des communes partenaires de l’opération, en échange d’une rémunération.

En 2008, la communauté de communes de la Mortagne (17 communes, 4.444 habitants) lance une étude, via des questionnaires et des entretiens, auprès des maires et de 400 jeunes pour déterminer les actions à mettre en place à destination des adolescents, et évaluer la faisabilité d’une opération de type "argent de poche". Dix des dix-sept communes du territoire adhèrent au projet, et s’engagent en signant une convention avec la communauté. Pendant les vacances scolaires, elles doivent proposer aux jeunes de 16 à 20 ans des micro-chantiers (peinture, nettoyage de façades, installation de bancs publics…) dans des espaces ou des bâtiments communaux, contre une rémunération fixe, indépendante de l’âge et de la nature des travaux.

   Familiariser les jeunes au monde du travail

Le projet fonctionne grâce à l’appui technique apporté par une association intermédiaire, dont la mission consiste à employer ces jeunes et à les familiariser avec le monde du travail. En effet les communes ne sont pas employeurs, et les candidats doivent signer un contrat de travail avec l’association. "L’opération n’a pas uniquement vocation à fournir aux jeunes une occupation pendant les vacances et une rémunération, elle a également un volet pédagogique. Par exemple, l’association est intervenue lors des réunions publiques pour expliquer aux adolescents ce qu’est une embauche, un contrat de travail, le système des cotisations sociales… Elle peut également aider certains jeunes à rédiger un CV et une lettre de motivation qu'ils doivent adresser à la communauté de communes pour se porter candidats", précise Marie-France Loppion, élue en charge du projet. La communauté affecte les candidats vers les chantiers disponibles en fonction de la date d’arrivée de leur dossier de candidature ; une fois le nombre de participants nécessaire atteint, les dossiers sont transmis aux municipalités chargées de la validation des candidatures, puis à l’association pour l’établissement des contrats de travail.

    Un partenariat entre communes et communauté de communes

Les chantiers sont encadrés par des élus ou des employés municipaux. Ils fonctionnent par demi-journées de trois heures (plus rarement par journées de six heures). Le coût des salaires est supporté par les communes partenaires à hauteur de 60%, et par la communauté de communes pour 40%, sachant qu’une heure de travail revient à 14,25 euros congés payés et charges comprises. Le volume horaire est limité à 24 heures par an et par commune afin de ne pas entrer en concurrence avec des entreprises pouvant intervenir dans le même domaine d’activité. Pour informer les jeunes, la communauté a diffusé des affiches et organisé une réunion publique. 11 chantiers ont ainsi pu être programmés lors des vacances de Pâques et des congés d’été 2010, soit 111 heures de travail qui ont bénéficié à 29 jeunes du territoire. "Nous avons essayé de faire tourner au maximum les effectifs en raison du nombre élevé de candidatures par rapport au nombre de chantiers proposés", explique Camille Lenancker, agente de développement de la communauté de communes.

Au vu de ce premier bilan, il est envisagé de renouveler l’opération.

Pascal Clouet/ PCA, lundi 13 décembre 2010, pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net
 http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250260890170

 

Contacts

Communauté de communes de la Mortagne, 1, rue Georges-Clémenceau
54830 Gerbéviller, tél : 03 83 42 81 29

Loppion Marie-France, responsable du groupe de travail jeunesse, et conseillère municipale

Lenancker Camille, agente de développement , camille.lenancker@cc-mortagne54.fr

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 09:30

L'avenir s'annonce très incertain pour le secteur de l'insertion. La loi de finances pour 2011 prévoit en effet une baisse du nombre de contrats aidés réservés au secteur non marchand (collectivités locales, associations, chantiers d'insertion) : ils devraient passer de 400 000 en 2010 à 340 000 en 2011 et 200 000 en 2013.

En octobre déjà, avaient été annoncés un arrêt brutal des renouvellements de contrats aidés arrivant à échéance et le blocage de nouveaux recrutements en contrats uniques d'insertion jusqu'à fin 2010. Avec d'importantes répercussions sur les personnes dont les contrats n'ont pas pu être renouvelés, mais aussi pour les structures qui n'ont pas pu honorer le volume d'activités auquel elles s'étaient engagées auprès de leurs clients ou partenaires.

Parallèlement, les missions locales, chargées d'accompagner les jeunes en difficulté, devraient voir leur budget stagner, alors qu'il était déjà insuffisant et que leur activité est en constante augmentation en raison de la forte hausse du chômage des ­jeunes.

Enfin, les crédits des Maisons de l'emploi seront drastiquement réduits. Dans la communauté d'agglomération de Plaine Commune, par exemple, le budget de fonctionnement annuel accordé par l'Etat aux six Maisons de l'emploi du territoire devrait passer de 1,3 million d'euros… à 300 000 euros en 2011 !

Alors que la crise devrait logiquement amener les pouvoirs publics à augmenter les moyens des acteurs de l'insertion, on peut s'étonner que ce soit exactement l'inverse qui se produise. « Nous ne pouvons accepter qu'une partie de la population (…) soit ainsi sacrifiée sur l'autel de la rigueur », s'insurgeaient les réseaux de l'insertion par l'activité économique dans un courrier du 20 octobre adressé à Laurent Wauquiez, alors secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi. Leur appel est pour l'instant resté sans ­réponse.

Camille Dorival | Article Web – publié le 24 novembre 2010 dans Alternatives Économiques

http://www.alternatives-economiques.fr/l-insertion-a-la-trappe_fr_art_633_51859.html

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 09:59

 

Les parlementaires de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale se sont penchés le 4 novembre 2010 sur les crédits de la mission "Travail et emploi" du projet de loi de finances 2011. La mission devrait voir ses crédits légèrement augmenter en 2011, pour atteindre 11,37 milliards d’euros, contre 11,25 en 2010, avant de décroître fortement en 2012 (9,94) et 2013 (9,10). Certains dispositifs, jugés inefficaces ou redondants, vont être supprimés.

C’est le cas de l’exonération applicable aux indemnités de rupture versée dans le cadre d’un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), de l’exonération de 15 points sur les cotisations sociales en matière de service à la personne, ou encore de l’exonération de cotisations sociales applicable aux contrats initiative-emploi (CIE).

Autre point abordé qui ne fait pas consensus : les contrats aidés. "Je peux vous indiquer que ces mesures ont bénéficié à 703.000 jeunes, alors que l’objectif initial était de 500.000 jeunes, avec 95.000 contrats aidés dans le secteur marchand, 112.000 dans le secteur non-marchand, 30.000 contrats accompagnement-formation, devant permettre la reconversion des jeunes dans des secteurs qui embauchent", a précisé Laurent Wauquiez sur le sujet, précisant que "les mesures de soutien à l’apprentissage ont été massivement utilisées, avec 360.000 aides pour les contrats d’apprentissage et 157.000 aides pour les contrats de professionnalisation". Des aides auxquelles l'ancien secrétaire d’Etat à l'Emploi a ajouté les objectifs des écoles de la deuxième chance (12.000 places fixées) et les contrats d’autonomie. Si tout le monde s’accorde sur l’utilité de ce type de contrats, les avis divergent sur les modalités à employer. Ainsi le secrétaire d’Etat n’a pas tari d’éloges sur les contrats d’autonomie, soulignant qu’ils "ont un taux de sortie positive de 40%, ce qui est considérable", pour un coût unitaire par jeune "de 6.000 euros contre 11.000 euros en moyenne pour les contrats aidés". "Cet outil demeure perfectible, mais il présente vraiment un grand intérêt", a également estimé Laurent Waquiez. Mais Chantal Brunel, rapporteur spécial pour les politiques du travail et de l’emploi, ne fait pas les mêmes calculs. "Chaque sortie positive aura coûté 14.000 euros au contribuable. L’argent est donné à des opérateurs qui, parfois, ne se situent même pas dans les quartiers concernés par le plan [Espoir banlieues]. Il conviendra donc d’en réviser les moyens", a ainsi signalé la députée de Seine-et-Marne. Un amendement, déposé par la députée, a été d’ailleurs adopté le 4 novembre par la commission des affaires sociales. L’amendement opère un transfert de 9 millions d’euros depuis l’action n°02 du programme n°102 (Accès et retour à l’emploi) qui finance le contrat d’autonomie, vers l’action n°02 du programme n°103 (Accompagnement des mutations économiques, sociales et démographiques) au sein de laquelle sont inscrits les crédits du contrat de professionnalisation. Le nombre de contrats aidés non-marchands sera quant à lui progressivement abaissé de 400.000 à 340.000 en 2011, puis 270.000 en 2012 et 200.000 en 2013.

     Le sort des maisons de l’emploi et des missions locales

Autres sujets abordés durant les discussions en commission : les missions locales et les maisons de l’emploi. Sur ces deux types de structures, le gouvernement, par la voix de Laurent Wauquiez, a été très clair. "Nous allons poursuivre le travail accompli pour les missions locales, les missions locales, dont je suis un ardent défenseur, ont donc fait leurs preuves sur le terrain", a ainsi insisté l'ancien secrétaire d’Etat, plus réservé sur les maisons de l’emploi. "Notre but est de recentrer les maisons de l’emploi sur leurs missions fondamentales. Le but est non de passer ces maisons au rabot pour les uniformiser, mais de favoriser celles dont le rapport dépense-efficacité est le meilleur et de mettre fin aux dérives", a souligné Laurent Wauquiez, précisant que les écarts de dépenses, rapportés en euros par habitant, variaient de un à dix. Une évaluation est en cours, retraçant l’activité des maisons de l’emploi, leurs dépenses de fonctionnement, leur efficacité et le nombre d’actions réalisées. "Se pose la question de la pertinence du maintien des maisons de l’emploi dans un certain nombre de territoires. Il est donc normal que leurs crédits soient réduits", a souligné Chantal Brunel. Enfin, les discussions ont également porté sur le contrat de transition professionnell  (CTP) et la convention de reclassement personnalisé (CRP). Le gouvernement prépare la fusion de ces deux dispositifs et souhaite, pour ce faire, organiser une grande concertation avec les partenaires sociaux. En attendant, le CTP sera prolongé jusqu’au début 2011.

Emilie Zapalski, publié le publié le 15 novembre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260691333
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 09:51

L’informatique, c’est formidable quand ça marche. Et, quand ça ne marche pas c’est horrible.

Benoît Willot a réussi à surmonter les difficultés qu’il a rencontrées avec ce monde extraordinaire et capricieux et reprend sa publication régulière

Sur qu’avec l’actualité des Maisons de l’Emploi, il va avoir de la matière

Le site http://www.emploietcreation.info/

info du 17 novembre, 2010 de Michel ABHERVE

http://www.emploietcreation.info/ext/http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 09:28

 

"Les écarts de situation entre les jeunes de zones urbaines sensibles (ZUS) et ceux du reste des agglomérations concernées se sont aggravés entre 2003 et 2008." C’est l’un des constats de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) établi dans le cadre d’une mission sur l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Une mission destinée à évaluer les conditions d’accès à l’emploi des jeunes, qui a été réalisée entre novembre 2009 et février 2010 à partir d’entretiens au niveau national et d’enquêtes de terrain dans quatre régions (Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes). Et le premier constat du rapport de la mission, rendu public le 8 octobre 2010, est donc préoccupant : les objectifs fixés dans le cadre de la loi de rénovation urbaine du 1er août 2003, qui prévoyaient une réduction d’un tiers du nombre de jeunes demandeurs d’emploi dans ces quartiers sur cinq ans et un taux de chômage proche de celui des agglomérations de chacune de ces ZUS, n’ont pas été atteints. "L’écart des taux de chômage des jeunes entre les ZUS et les autres quartiers des agglomérations concernées non seulement ne s’est pas réduit, mais s’est accru, surtout depuis 2007, le rapport passant de 1,6 à 2,0", détaille ainsi le rapport de l’Igas. En 2003, ce taux atteignait 36,5% pour les ZUS, contre 22,4% pour les autres quartiers ; en 2008, il atteint 35,7% contre 17,6% dans les autres quartiers… "Les jeunes résidant en ZUS restent frappés par un taux de chômage double de celui des autres quartiers des mêmes agglomérations", souligne encore le rapport, qui avance les principales explications à ces différences : les niveaux de qualification plus faibles des jeunes de ces quartiers et les problèmes de discrimination. Forte de ce constat, l’Igas passe ensuite en revue les interactions entre les deux principaux réseaux concernés : Pôle emploi et les missions locales. "Pôle emploi et les missions locales ont mis en place depuis 2001, avec l’accord de l’Etat, un partenariat de 'co-traitance'. Cette relation, en apparence équilibrée et à laquelle chacun des partenaires est attaché, est confuse et déséquilibrée, au détriment de la prise en charges des jeunes, assure l’Igas, les missions locales acceptent de prendre en charge les jeunes au-delà des quotas, considérant que l’accompagnement relève de leur responsabilité eu égard à leur mission principale de service public." Et malgré les avancées du nouvel accord signé entre l’Etat, le Conseil national des missions locales (CNML) et Pôle emploi, l’Igas estime que la co-traitance réalisée par les missions locales est sous-financée, d’où l’idée lancée d’"aligner progressivement le contenu et le niveau de financement de la co-traitance sur ceux des prestations d’accompagnement sous-traités par Pôle emploi, sans réduire par ailleurs les subventions pérennes de l’Etat aux missions locales".

          Civis renforcé

Autre problème à régler avec Pôle emploi : l’articulation entre les deux réseaux. Dans ce domaine, l’Igas propose d’encourager le développement du rôle de placement des missions locales par une meilleure articulation entre leurs outils et ceux de Pôle emploi. Un développement qui "peut s’accompagner d’une reconnaissance par la loi qui consacrerait enfin la mise sur un pied d’égalité des deux réseaux au regard du placement". L’Igas propose même de réformer le réseau des missions locales pour lui permettre de mieux répondre aux besoins de ces jeunes de quartiers difficiles. Une réforme d’ampleur et de niveau législatif, dont l’Igas dessine les premières esquisses : la création d’un GIP national, la filialisation au sein de Pôle emploi ou encore la constitution de structures de portée régionale sous forme associative qui assureraient la gouvernance des antennes toujours situées au plus près des jeunes (commune ou agglomération). Mais en attendant cette réforme ambitieuse, l’Igas estime qu’il est nécessaire de clarifier le rôle des missions locales et de réévaluer leurs moyens financiers. "Sur ce dernier point, le Civis (contrat …) devra être complété d’un dispositif renforcé pouvant s’inspirer du contrat d’autonomie en cours de déploiement". En résumé, les moyens consacrés au contrat d’autonomie, qui peine à se développer, seraient redéployés vers ce Civis renforcé. Un "Civis intensif", qui correspondrait à une prestation de prospection et d’accompagnement renforcé vers et dans l’emploi, que "les missions locales pourraient assurer en régie ou piloter dans le cadre de marchés régionaux". Au-delà des évolutions nécessaires du réseau des missions locales, et concernant l’accès des jeunes des ZUS à la qualification, le rapport de l’Igas estime qu’il faut renforcer l’offre à la disposition des jeunes des quartiers, dans le cadre des nouveaux contrats de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDF) et mettre davantage ces jeunes en capacité d’accéder aux contrats en alternance.

Emilie Zapalski, publié le 12 octobre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260453588

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 09:59

Le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) organisait le 14 octobre 2010 son premier congrès. L’occasion pour ce mouvement, créé en février 2010 dans la lignée du Livre blanc pour développer l’entrepreneuriat social, et destiné à fédérer les entrepreneurs sociaux, de mieux expliquer sa démarche : créer une communauté active et ouverte d’entrepreneurs sociaux et d’autres partenaires, et porter leurs attentes et leurs solutions dans le débat public et les politiques publiques.

Actuellement, plus de 5.000 structures d’insertion par l’activité économique, dédiées à l’emploi et l’accompagnement de 70.000 personnes exclues, existent sur le territoire français, auxquelles s’ajoutent plus de 2.000 structures employant et accompagnant plus de 140.000 personnes en situation de handicap, 2.000 sociétés coopérations ouvrières de production (Scop), 152 sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic), 3.500 associations opérant dans le champ des services à la personne, et encore 300 entreprises, associations vendant et promouvant les produits du commerce équitable. Un secteur discret mais qui représente pourtant 14% des emplois et 12% des entreprises en France (200.000). Avec 300 adhérents à son actif, le Mouves compte bien défendre la cause des entrepreneurs sociaux et davantage faire parler de cette économie plus solidaire. Sa démarche s’appuie aussi sur la construction de dynamiques territoriales en faveur de ce type d’entrepreneuriat. "A ce jour, huit groupes de travail dans huit régions différentes, dont l’Aquitaine, la Franche-Comté et Midi-Pyrénées, ont été créés, rassemblant élus, entreprises, et autres acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire, explique Jean-Marc Borello, président du Mouves, et délégué général du Groupe SOS,  des réunions qui ont parfois permis à des acteurs locaux qui ne se connaissaient pas de se rencontrer." Le principe de fonctionnement : chaque réseau régional du Mouves propose deux ou trois thèmes qu’il veut traiter avec ses partenaires locaux, dont les élus. Des réflexions thématiques qui sont ensuite remontées au niveau national. "Petit-à-petit l’idée est de rencontrer l’ensemble des régions, détaille le président du Mouves, et dès qu’on est face à une expérience très réussie dans une région, on essaie de la répliquer dans une autre région." En juillet 2010, Rémi Roux, cofondateur de la Scop "Ethiquable", et vice-président du Mouves, réunissait ainsi une vingtaine d’entrepreneurs sociaux en région Midi-Pyrénées pour un séminaire sur le thème "Comment développer l’entrepreneuriat social en Midi-Pyrénées". Des ateliers qui ont réuni des entrepreneurs sociaux mais aussi des conseillers régionaux. Les collectivités locales s’intéressent en effet de près à ces démarches territoriales. "L’objectif n’est plus de vouloir courir après la rentabilité à court terme, là, on a des entreprises efficaces qui rendent un service à la société", analyse Seybah Dagoma, adjointe au maire de Paris, chargée de l’économie sociale et solidaire. Des entreprises sociales que la mairie de Paris serait prête à soutenir pour "remettre l’humain au cœur de l’économie", le projet de Bertrand Delanoë, maire de Paris. Et le fait de voir ces entreprises maintenant fédérées par le Mouves pourrait faciliter les coopérations. "La question est : comment une collectivité peut être associée à ce genre d’initiatives, maintenant que le Mouves est là, on va pouvoir discuter." A l’heure actuelle, aucune collectivité ne participe financièrement au Mouves, qui alimente son budget grâce aux cotisations de ses adhérents. Ses missions sont pourtant nombreuses : créer un label "entreprise sociale", soutenir l’innovation sociale, mieux répondre aux besoins de financement de l’entrepreneuriat social, diffuser un langage de preuve, faire émerger grâce à la formation une nouvelle génération d’entrepreneurs, développer les coopérations économiques, et faire connaître ces nouveaux entrepreneurs. Et depuis la crise, le mouvement est de plus en plus sollicité.

Emilie Zapalski, publié le 15 octobre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260466384


Les Français évaluent la situation sociale et leur situation personnelle

D’après un sondage élaboré par TNS-Sofres pour le compte du Mouves du 24 au 27 septembre 2010 auprès d’un millier de personnes, les Français semblent partager une vision pessimiste de la situation sociale. Ils sont ainsi 71% à considérer que la situation sociale en France se détériore. Mais ils apprécient de manière plus positive leur cas personnel : ils sont ainsi 61% à déclarer que leur situation personnelle reste à peu près stable, tandis que seuls 27% estiment que leur situation se détériore. Le sondage indique également que seulement 7% des Français savent ce que sont les entrepreneurs sociaux.

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 09:49

Le monde associatif de l’insertion et de lutte contre l’exclusion est très divers. Des associations sont animées principalement par des bénévoles et alimentées de dons privés, certaines interviennent sur des missions à caractère public avec des professionnels avec une forte dépendance des subventions, d’autres enfin ne dépendent pas que de financements publics, elles assurent également leur existence par une activité économique s’appuyant sur des professionnels avec un statut d’entreprise intervenant dans la secteur marchand. Ces structures associatives ou non sont toujours des petites entreprises, le plus souvent fédérées par des réseaux nationaux

Toutes ces structures sont très liées à leur environnement local, aux collectivités territoriales et aux aléas des politiques publiques. Elles jouent de fait un rôle d’amortisseur social en face des limites et carences des politiques publiques dans l’accueil et l’accompagnement des personnes les plus en difficulté.

Leur finalité est la lutte contre l’exclusion et la pauvreté. Malgré des types d’interventions différentes, on note pour plusieurs d’entre elles, depuis ces dernières années, une diversification de leurs actions, une évolution de leur professionnalisme, une volonté de ne pas rester enfermé dans une approche d’urgence ou caritative, y compris dans des grands mouvements comme Emmaüs France, les Resto du cœur, le Secours catholique ou ATD Quart Monde. Ces organisations ont crées des activités d’insertion professionnelle comparables aux structures d’insertion par l’activité économique (SIAE)

Les associations et leurs grands réseaux nationaux  sont peu ou pas coordonnés entre eux. Leur existence et leurs activités sont encore méconnues du grand public et des acteurs socio économique et politique du pays.

Les mondes de l’insertion, du syndicalisme et de l’entreprise ne peuvent s’ignorer. Ils ont besoin de  se connaître et se reconnaître pour donner plus d’efficacité à leurs actions. Les expériences menées ont démontré par la suite l’utilité de cette approche, y compris pour le monde patronal et syndical.

Le Conseil économique et social a relancé en 2003 la dynamique de la lutte contre l’exclusion en suscitant une coordination des acteurs et des actions. « L’accès de tous, aux droits de tous, par la mobilisation de tous », titre le rapport de Didier Robert, qui a été adopté à l’unanimité. Ce rapport qui engage tous les acteurs est toujours un guide pour l’action. Le Conseil national de le lutte contre l’exclusion (CNLE), instance de consultation publique issue de la loi Aubry de 1998, a élargi en 2003 son champs aux partenaires sociaux. Des interventions communes entre la CFDT et des associations nationales ont également permis de peser positivement sur la prise en compte des structures d’insertion dans le plan de cohésion sociale porté par le ministre Borloo.

Cette dynamique partenariale s’est approfondie en 2006 par la construction d’échanges réguliers pour parvenir à de constats partagés et des recommandations communes entre l’ensemble des partenaires sociaux et le collectif inter associatif Alerte contre l’exclusion. Ces échanges se sont poursuivis au sein du Grenelle de l’insertion et dans la concertation élaborant le RSA. Depuis 2009, les travaux avec Alerte ont repris. Les travaux s’appuient sur la mise à plat des pratiques professionnelles et associatives des travailleurs sociaux, des conseillers d’insertion, des « encadrants », des bénévoles, des syndicalistes et des employeurs.

Le secteur associatif d’insertion n'est pas assez unifié pour peser à la hauteur de son rôle social et économique. Des fédérations ou unions jouent cependant un rôle important, telles la FNARS, l'UNIOPSS, le Coorace. Le collectif Alerte réunit de nombreuses associations et des organisations patronales et syndicales pour faire pression auprès des pouvoirs publics. Enfin le Collectif de 31 associations unies mène campagne en faveur de la lutte contre l'exclusion. C'est ainsi que "les 31 associations unies" tirent la sonnette d’alarme et veulent rappeler au Gouvernement ses responsabilités  envers les personnes sans abri et mal logées. Elles tiennent une conférence de presse le jeudi 21 octobre 2010 à 11h

Il est  constamment  obligé de s’adapter au contexte. Sa survie dépend de sa capacité à innover, à démontrer son utilité pour sortir des individus de leur stigmatisation et de l’exclusion. Il a fait naître dans son histoire de nouvelles activités et nouveaux emplois dans les domaines de l’environnement et du traitement des déchets.

Ce secteur que l’on retrouve largement dans l’économie sociale et solidaire tend non sans mal à se structurer. Paradoxe, son soutien est toujours posé, alors que pour répondre à  la crise de l’emploi ce secteur devrait massivement être soutenu.

A l’initiative de Claude Alphandery, une réflexion publique est ouverte pour faire évoluer ce secteur. http://www.lelabo-ess.org

Quatre grands types d’associations :

- les mouvements « droits de l’homme » et caritatifs qui centrent leurs actions sur l’accès aux droits fondamentaux (alimentation, vêtements, logement, hébergement, culture,  urgence, citoyenneté, ;..) Ce sont les plus connus : Secours Populaire, Cimade, Croix Rouge, ATD, FNARS, Restos du Cœur..,

- les structures d’insertion par l’activité économique (marchande ou non marchande) qui socialisent ou resocialisent par le travail, sur des périodes plus ou moins longues,   des personnes exclues du marché de l’emploi

- le secteur social qui intervient principalement  dans l’accompagnement social et la réparation sur le plan de la santé, l'alphabétisation , l’illettrisme, sorties de prison, ruptures familiales, addictions..

- les associations de soutien et d’intermédiation, elles apportent un accueil, un accompagnement pour retrouver un emploi ou une ingénierie locale des actions. Il s’agit notamment du mouvement national des chômeurs et des précaires (MNCP), de Solidarités Nouvelles face au Chômage, des missions locales et des Paio, mais aussi des associations d’intermédiation et de coordination comme Transfer, les groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification, les Plans locaux pour l’insertion et l’emploi  (PLIE)

publié par Clefs du social, le 19 octobre 2010

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/15-societe-civile/association-insertion.htm
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