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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 09:42

Un appel à projets va être lancé cette semaine auprès des missions locales pour permettre l'accompagnement renforcé de 20.000 jeunes décrocheurs. Pour les missions locales, qui tenaient leur journée nationale à Saint-Denis, le 4 octobre, c'est une marque de "grande confiance", après un début d'année mouvementé.

L'année avait mal démarré pour les missions locales. Une circulaire du 19 janvier recentrait leur action sur l'insertion professionnelle et, surtout, les soumettait à une politique de résultats. Désormais, leur financement, fixé dans des conventions pluriannuelles d'objectifs (CPO), serait conditionné à leurs performances. Le tout dans un contexte de dégradation de l'emploi des jeunes - leur public cible -, premières victimes de la crise avec les seniors. L'objectif du gouvernement était de réduire les inégalités dans les taux d'insertion d'une mission locale à une autre : Xavier Bertrand, le ministre du Travail avait expliqué qu'ils variaient de 13% à 62% ! Mais pour les missions locales, il faut d'abord tenir compte du contexte local. "Le bras de fer sur les CPO s'est terminé [...] Nous avons résisté aux tendances lourdes qui voudraient faire de nous des prestataires", explique Jean-Patrick Gille, le président de l'Union nationale des missions locales (UNML) et député PS de l'Indre-et-Loire. Le dialogue entre la DGEFP (direction générale de l'emploi et de la formation professionnelle), auteur de la circulaire, le CNML (Conseil national des missions locales) et l'UNML a en effet porté ses fruits. En juillet dernier, une note a été distribuée à toutes les Direccte (le bras armé économique de l'Etat dans les territoires) pour qu'elles appliquent le texte avec souplesse. Depuis le 16 septembre, un groupe de travail a été chargé de réviser tous les indicateurs figurant dans l'annexe de la circulaire : éléments de contexte, indicateurs d'activités, indicateurs de résultats et indicateurs financiers.

    Maintien des crédits en 2012

"Tout cela a permis de calmer le jeu. A mi-parcours, nous sommes relativement satisfaits, avec la prise en compte de l'ensemble des jeunes et des éléments de contexte", se félicite Christelle Tavares, la directrice générale de l'UNML. L'autre sujet de satisfaction, c'est le maintien des crédits consacrés aux missions locales dans le budget 2012 de la mission Travail et emploi, alors que celle-ci, dans son ensemble, doit réduire la voilure de 15%. Or la contribution de l'Etat représente 40% du budget des missions locales, le reste provenant des collectivités.
De quoi aborder la journée nationale des missions locales qui s'est déroulée le 4 octobre à la Bourse du travail, à Saint-Denis, avec sérénité. Les 433 missions locales et les 39 permanences d'accueil, d'information et d'orientation veulent faire valoir leur rôle d'accompagnement global et territorial auprès des 1,3 million de jeunes qu'elles suivent chaque année. A ce titre, l'Accord national interprofessionnel (ANI) du 7 avril sur les décrocheurs signé entre l'Etat, les partenaires sociaux et les missions locales, doit être interprété comme la marque d'une "grande confiance", a estimé Jean-Patrick Gille. Et la journée du 4 octobre a été l'occasion de se préparer à la mise en route. "L'appel à projets est prêt. Il sera transmis dans les deux jours aux partenaires sociaux avant d'être diffusé via les Direccte, l'UNML, le CNML", a assuré Gabrielle Hoppé, à laDGEFP.
L'objectif : apporter un accompagnement renforcé (un peu sur le modèle des contrats de transition professionnelle pour les licenciés économiques) à 20.000 jeunes sortis du système scolaire sans diplôme (sur un total de 170.000). Chaque conseiller suivra 40 jeunes et ces derniers se verront proposer un contrat de six mois minimum.

   30 millions d'euros du FPSPP

30 millions d'euros ont été mis sur la table. Pas de nouveaux crédits, ils sont pris sur le fonds de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), mis en difficulté par une nouvelle ponction de 300 millions d'euros de l'Etat. Après avoir un peu traîné les pieds, les responsables du fonds ont suivi. "Nous sommes dans le cadre du financement direct d'un dispositif et non d'un cofinancement, le FPSPP doit-il remplir ce rôle ?", s'est toutefois interrogé Djamal Teskouk, le président du fonds, membre de la CGT, syndicat non signataire de l'accord. 
En dehors de la question du financement, il a fallu régler des problèmes de "tuyauterie". Les partenaires sociaux s'inquiétaient notamment des conditions de sélection des projets et du suivi du dispositif, notamment à partir du moment où le jeune est entré en emploi. Il aura un entretien mensuel avec son conseiller. Tout devra être abordé : les conditions de travail, mais aussi matérielles : logement, transport, restauration. "En cas de difficulté, le conseiller interviendra et tentera de lever ces difficultés avec l'entreprise", explique Christelle Tavares.
La rencontre des missions locales a aussi vu le lancement de l'institut Bertrand Schwartz, le père des missions locales créées il y a trente ans. Cet institut doté de 50.000 euros en 2012 assurera les missions d'observatoire des parcours des jeunes, de mutualisation des pratiques, de laboratoire d'idées, de publication et de formation…

    8.000 contrats d'autonomie

Mais pour leur trentième année, les missions locales connaissent un équilibre encore fragile. Elles ont dû se séparer des 1.000 référents entreprise embauchés dans le cadre du plan de relance. Or, "les conditions restent très difficiles, insiste Christelle Tavares, chaque conseiller suit un portefeuille de plus en plus lourd avec 150 à 170 jeunes. On peut toujours nous fixer des objectifs, mais la situation économique n'est pas pour faciliter notre travail. On souhaiterait vraiment pouvoir arriver à 60 ou 70 jeunes par conseiller."
Autre sujet de déception : la signature de 8.000 nouveaux contrats d'autonomie en 2012. En 2008, le lancement de ce dispositif confié à des opérateurs privés, dans le cadre du plan Espoir banlieues, avait été vécu comme une injure par les missions locales. Seules deux missions locales ont pu se placer dans les appels d'offres, celles de la Réunion et de Mulhouse. "Ces deux missions locales arrivent en pole position et de loin en termes de résultats", assure pourtant Christelle Tavares. D'où un vif sentiment d'incompréhension, traduit par le responsable de la mission locale de Reims qui s'est vu retoquée lors de l'appel d'offres pour quatre motifs : "Les missions locales ne maillent pas assez le territoires, vous ne touchez pas le public prioritaire, votre accompagnement n'est pas assez clair, vous êtes trop chers."
 Michel Tendil, Publié le mardi 4 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250262500886&jid=1250262502956


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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:07

: Le rôle pivot du conseiller de Pôle emploi, véritable pilote d’un accompagnement sur mesure et la nécessité d’assouplir les « parcours types d’accompagnement »

Alors que se négocie entre l’Etat, l’Unedic et Pôle emploi la convention tripartite de gestion, leCentre d’analyse stratégique livre une étude sur les enseignements à tirer des politiques actives du marché du travail pratiquées au Royaume-Uni et en Allemagne, dont on mesure encore mal l’efficacité ; c’est d’ailleurs la limite de cette étude. On aurait aussi aimé une exploration élargie aux autres pays européens, par exemple les Pays-Bas et la Scandinavie.

Quoiqu’il en soit, elle conclut au rôle pivot du conseiller de Pôle emploi, véritable pilote d’un accompagnement sur mesure et à la nécessité d’assouplir considérablement les « parcours types d’accompagnement » définis par les référentiels et les circulaires. Elle prône plus d’autonomie des agents de Pôle emploi « libres de définir la fréquence, la durée ainsi que les modalités d’entretien, en fonction des besoins des demandeurs ». Toutes choses qui étaient déjà évoquées au milieu des années 1980 à propos de la lutte pour l’insertion des jeunes et contre le chômage de longue durée.

Cette autonomie signifie, dans le cadre d’un guichet unique, la capacité du conseiller à varier le temps consacré au demandeur d’emploi, selon les difficultés à surmonter, à prescrire des actions et à disposer d’un droit de tirage financier modulable, d’une part directement, d’autre part sous le contrôle du responsable d’agence. Sa mise en œuvre suppose donc une véritable qualification professionnelle consacrée à l’accompagnement (capacité de maîtriser l’environnement, l’hétérogénéité des demandeurs d’emploi, formation psychologique, outils mis à disposition et acteurs mobilisables, etc.), qu’elle concerne le personnel de Pôle emploi ou, soulignons-le, les opérateurs privés de placement. Licence professionnelle spécialisée,  mise en œuvre d’une solide formation continue, clarification et stabilisation du ou des métiers de Pôle emploi, travail systématique en équipe, existence d’une gamme de moyens pour améliorer l’employabilité, autant de suggestions et de conditions préalables. L’étude invite aussi à renforcer l’outil informatique pour le rendre participatif et interactif.

Enfin, elle suggère de développer le management par la performance au sein de Pôle emploi, sur la base d’indicateurs d’impact, c'est-à-dire de résultat, et pas seulement d’activité, même s’il faut reconnaître les difficultés à évaluer l’efficience de ce type de travail.

Les études contradictoires comparant l’efficacité relative de Pôle emploi et des opérateurs privés en sous-traitance en sont la preuve.
Le critère de « retour rapide à l’emploi durable » (défini comme de trois, six ou douze mois) est d’ailleurs critiqué, puisqu’il conduit souvent les opérateurs à concentrer leurs moyens sur les demandeurs d’emploi les plus employables. Il est suggéré d’associer cet objectif à une définition de qualité de l’emploi (niveau de salaire, proximité des compétences, acquisition de nouvelles compétences), de spécialiser les opérateurs sous-traitants sur des publics-cibles (en complément de Pôle emploi) pour éviter l’ « écrémage », de moduler la rémunération selon les caractéristiques des publics, soit même, comme c’est expérimenté au Royaume-Uni, de laisser l’opérateur libre de ses moyens contre une rémunération qui n’intervient à l’issue du contrat que lorsque l’impact social est réalisé.

Dans ces perspectives, la relative méconnaissance des leviers d’efficacité de l’accompagnement pose problème…, ne serait-ce que parce les stratégies d’activation suppose l’existence de stocks d’emplois disponibles pour les demandeurs d’emploi, stocks particulièrement réduits dans une période de maigre croissance, d’allongement de la période de travail de la population active, et de politiques qui s’en remettent aux mécanismes de marché pour la création d’emploi. Ajoutons que la contrainte de réduction de déficits pèse aussi sur les moyens qu’Etat et collectivités locales estiment pouvoir dégager pour cette catégorie de la population : la tentation est de s’en tenir à des gains d’efficience, …qui ne se constatent que sur les groupes déjà les plus armés. Résultat : le chômage de longue durée augmente (38 % des demandeurs d’emplois), sans que cette période d’inoccupation contrainte soit utilisée pour améliorer l’employabilité, faute de moyens pour mettre en œuvre. Rendre la période de chômage utile pour le demandeur d’emploi et la société est pourtant un investissement d’avenir.

    Il n’empêche :
la DARES vient de constater que les entrées en formation des demandeurs d’emploi – 580 000 - ont baissé de 5 % en 2009 par rapport à 2008 et ne concernaient en fin 2009 que 8 % des demandeurs d’emploi de France métropolitaine ! Aussi, que l’étude du CAS ose écrire que « les marges de manœuvre devront très probablement, à moyen terme, être dégagées sur la base de gains d’efficience plutôt que sur des moyens budgétaires supplémentaires » laisse pour le moins perplexe.

article mis en ligne le 15/09/2011 par Clés du Social

http://clesdusocial.com/france/fr03-emploi/accompagnement-des-demandeurs-emploi.htm

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 09:49

Lors d'un déplacement dans les Vosges consacré à l'emploi, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi que 20.000 contrats aidés supplémentaires seraient créés d'ici la fin de l'année.

"Clairement, les chiffres des trois derniers mois en matière d'emploi ne sont pas bons. D'ailleurs comment pourraient-ils l'être dans le contexte de crise économique et financière mondiale?", a-t-il commenté. Des déclarations qui font écho à celles du ministre du Travail, Xavier Bertrand, la semaine dernière, suite à la publication des chiffres du chômage. Le nombre de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 1,3% en juillet, à 2.756.500 en France métropolitaine. Sur un an, la progression est de 2,8%.
Les 20.000 contrats aidés supplémentaires s'adresseront en priorité aux plus de 50 ans, a indiqué le chef de l'Etat. Une mesure qui sera complétée en matière d'apprentissage par 15.000 entrées en formation de plus pour les jeunes.
En février dernier, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé 50.000 contrats aidés supplémentaires pour 2011, dotés d'une enveloppe de 250.000 euros. Ce qui permettait de porter le nombre total de contrats aidés à 420.000 pour les contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) du secteur non marchand et à 62.000 pour les contrats initiatives emploi (CIE) en entreprises. Avec ces 20.000 contrats de plus, on franchit donc la barre des 500.000, soit un niveau proche de 2010 (520.000). Bien plus en tout cas que les 390.000 initialement prévus dans le budget 2011. Environ 60.000 de ces contrats sont cofinancés par les conseils généraux dans le cadre de conventions annuelles d'objectifs et de moyens.
Le chef de l'Etat s'est par ailleurs félicité que 120.000 emplois aient été créés au premier semestre, dont 6.000 dans l'industrie (l'Insee a en réalité comptabilisé 7.900 créations d'emplois nettes dans l'industrie au premier semestre 2011). Selon lui, la hausse du chômage est imputable à l'augmentation de la population active de "150.000 personnes" chaque année.

M.T. avec agences, publié le vendredi 2 septembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262331141&cid=1250262327954

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:55

Afin de permettre aux jeunes de se former aux techniques de construction écologiques, le Pays de Corbières-Minervois a lancé, sous l'égide de la région Languedoc-Roussillon, une consultation auprès des organismes de formation pour gérer des chantiers-écoles. La commune de Lézignan-Corbières s’implique très fortement.

Avec 19 communes, 23.000 habitants (et une progression démographique de 20%, sur les vingt dernières années, pour l’ensemble du territoire), la communauté de communes de la région lézignanaise bénéficie d’une véritable dynamique. La construction d'un lycée et d'un deuxième collège viendra bientôt conforter les structures d'enseignements existantes dans la commune centre. Parmi celles-ci, le CFA et le centre de formation d'apprentis aux métiers du bâtiment et des travaux publics (Cefobat) qui forment 2.000 apprentis par an. Michel Maïque, maire de Lézignan-Corbières et vice-président de la communauté de communes insiste sur l'importance de la formation dans ce secteur : "Ce n'est pas l'emploi qui manque, ce sont les gens formés aux nouvelles techniques de construction écologiques. La commune stimule cette activité notamment grâce aux chantiers-écoles en éco-rénovation."

Deux chantiers écoles éco-rénovation en 2011

En 2010 sous l'égide de la région Languedoc-Roussillon, le Pays de Corbières-Minervois a lancé une consultation auprès organismes de formation pour encadrer des chantiers-écoles d’éco-rénovation. Deux organismes sont retenus : Batipole pour le programme régional qualifiant (PQR) et Adobes pour le programme Action préparatoire à l'insertion (API). Restait à trouver des bâtiments qui puissent servir de chantier-écoles. A cet effet, la ville de Lézignan-Corbières a mis à disposition, en centre bourg, deux immeubles de logements à réhabiliter dont elle est propriétaire.

Le premier chantier-école a démarré en avril 2011. C’est un chantier de formation qualifiante (PQR) comprenant une dizaine de stagiaires, possédant pour la plupart une formation initiale dans les métiers du bâtiment. Ils sont recrutés par Batipole en lien avec Pôle Emploi et la Mission locale d'insertion. La formation complète dure six mois, mais les stagiaires peuvent la quitter à tout moment, s'ils trouvent un emploi.

Le deuxième chantier, (API), a démarré en juin 2011, avec des personnes en insertion, donc plus éloignées de l'emploi. Les connaissances de base seront dispensées sur des mini-chantiers, les stagiaires se familiariseront avec les matériaux écologiques (bois, chanvre, ouate de cellulose...) et leur mise en œuvre. Ensuite, ils interviendront sur le bâtiment mis à leur disposition par la ville de Lézignan.

La ville s'implique dans des visites de chantiers hebdomadaires

Très impliquée dans le processus de formation, la commune de Lézignan-Corbières organise tous les lundis une visite de chantier à laquelle participent l'architecte de la ville et le directeur des services techniques. Pour Anne Mervoyer, directrice de Batipole, c'est une chance pour les stagiaires : "Ces rencontres hebdomadaires sont très enrichissantes, parce qu’elles mettent les stagiaires en lien avec le maître d’œuvre. C'est exactement ce que nous recherchons : être au plus près de la réalité d'un chantier."

Dans un deuxième temps, en juillet 2011, le bâtiment sera ouvert aux artisans locaux qui souhaitent découvrir les nouveaux matériaux et les techniques les plus innovantes. Le chantier-école popularisera ainsi des techniques de construction de pointe mises en œuvre par les enfants du Pays. A l’issue du chantier, les logements des immeubles réhabilités seront remis sur le marché. Par la suite, de nouveaux chantiers écoles devraient voir le jour.

Luc Blanchard, lundi 25 juillet 2011, pour les sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

 http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262113650

Contacts

Batipole, ZI de Batipole, 11300 Saint Martin de Villereglan

* Mervoyer Anne ; directrice, batipole@wanadoo.fr

Mairie de Lézignan-Corbières, Cours de la République -BP 202, 11202 Lézignan-Corbières

tél : 04 68 27 10 32

 * Maïque Michel, maire de Lézignan-Corbières et vice-président de la communauté de communes, mairie@lezignan-corbieres.fr

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 09:53

Après le reflux, le flux : développement en vue des contrats aidés

Année pré-électorale oblige, le collectif budgétaire 2011 prévoit 500 millions d’euros pour la politique de l’emploi et la relance de l’alternance : 350 millions pour 2011, et 150 millions de dépenses induites pour le début 2012. Cela vient rectifier le violent coup de frein de la fin de l’année dernière. Mais cela ne fait pas une politique. Quand donc les pouvoirs publics comprendront-ils que cette politique en accordéon est néfaste ?

Cette rallonge vient financer des actions nouvelles, qui devraient diminuer le stock des demandeurs d’emploi, venant ainsi en renfort de la légère reprise économique du  premier trimestre 2011, dont on espère qu’elle se prolongera :

    *50 000 contrats aidés en plus des 390 000 CUI-CAE prévus pour 2011, soit 440 000, auxquels s’ajouteraient 60 000 contrats cofinancés avec les conseils généraux pour les bénéficiaires du RSA : au total 500 000 contrats aidés pour l’année ;

    * 15 000 formations de plus pour les chômeurs ;

    * 18 000 suivis renforcés de chômeurs de longue durée ;

    * 7 000 contrats d’autonomie;

    * 38 000 entrées dans le dispositif fusionné CRP-CTP de reclassement des licenciés économiques ;

    * 30 000 bénéficiaires du nouveau dispositif d’indemnisation réduite des chômeurs en formation ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage ;

    * Le « zéro charges » des apprentis pour la première année de 8 000 nouveaux contrats pour les entreprises de plus de 250 salariés ayant déjà 4% d’apprentis, pour des formations avant le bac ;

    * Le « zéro charges » pour 10 000 contrats de professionnalisation bénéficiant à des chômeurs de 45 ans et plus.

Les entreprises se saisiront-elles de ces offres ou laisseront-elles les associations et les collectivités territoriales faire le boulot ?

article mis en ligne le 10/07/2011 par « Clés du social »

http://clesdusocial.com/france/fr03-emploi/Contrats-aides-les-previsions

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:30

Le Conseil national des missions locales s'est réuni le 29 juin. Au programme : la labellisation des missions locales dans le cadre du service public de l'orientation pour tous, l'évolution du système d'informations "Parcours 3" et un peu de pédagogie sur la convention pluriannuelle d'objectifs qui pose problème...

Quelques jours après le rassemblement des missions locales au champ de Mars le Conseil national des missions locales (CNML) s'est réuni le 29 juin à l'Assemblée nationale. Au coeur des discussions : les travaux en cours sur la convention pluriannuelle d'objectifs (CPO), qui fait particulièrement débat, les "dialogues de gestion" entre les missions locales et les services de l'Etat, la labellisation des organismes concourant au service public de l'orientation et l'évolution du système d'informations Parcours 3 des missions locales.

Depuis plusieurs mois, les missions locales sont fortement remontées contre la circulaire du 19 janvier 2011 qui leur donne des objectifs de performance. Un groupe de travail, associant la DGEFP, le CNML et l'Union nationale des missions locales (UNML) a été mis en place pour trouver des solutions. Après deux réunions de travail, les 15 et 22 juin, et une prochaine programmée le 6 juillet, le groupe a retenu deux principes. Premièrement, d'ici mi-juillet, une note de cadrage sera rédigée pour rappeler les principes et préalables importants (approche globale, importance du projet de structure, conférence des financeurs). Elle inclura le calendrier de travail pour le deuxième semestre. Deuxièmement, des sous-groupes vont travailler pour aboutir à la rédaction d'un guide méthodologique d'appui au dialogue de gestion partagé avec l'ensemble du réseau. Pas sûr que ce travail de pédagogie suffise à calmer la grogne des missions locales. Celles-ci réclamaient tout simplement la suppression de la CPO...

       Le label "Orientation pour tous" et les missions locales

Autre sujet abordé lors de la réunion du CNML : l'orientation pour tous. Avec la loi du 24 novembre 2009 a été institué un service public de l'orientation tout au long de la vie. Un service devant permettre à toute personne, quel que soit son âge ou son statut, de trouver dans un lieu unique toute information utile et de s'y voir proposer des conseils personnalisés, afin qu'elle puisse choisir en connaissance de cause un métier, une formation ou une certification adaptés à ses aspirations, ses aptitudes et aux perspectives d'évolution du secteur concerné... Pour pouvoir agir dans ce cadre, les organismes intéressés doivent obtenir, de la part du préfet, un label "Orientation pour tous – pôle information et orientation sur les formations et les métiers" et respecter un cahier des charges. A ce sujet, le bureau du CNML a émis un avis à l'occasion de sa réunion du 29 juin, rappelant que "les missions locales ont vocation d'accueillir et d'orienter les jeunes de 16 à 25 ans" et demandant "qu'aucune mission locale candidate ne soit écartée de la procédure de labellisation." Le conseil demande aussi à ce que les services de l'Etat accompagnent les missions locales dans l'élaboration de leur dossier de demande pour qu'elles puissent rejoindre un groupement d'acteurs de l'orientation susceptible, sur un territoire donné, d'obtenir le label.

      Dernier grand point abordé par le CNML : l'évolution du système d'informations des missions locales, Parcours 3.

Lancé en 2004, cet outil est utilisé par les missions locales pour évaluer facilement et quotidiennement le parcours des jeunes, les programmes d'insertion et l'impact des différentes mesures. Affirmant le rôle essentiel de Parcours 3 dans le travail quotidien des conseillers des missions locales et dans leur pilotage à tous les niveaux, le conseil propose de profiter du prochain renouvellement des marchés d'hébergement et de développement pour faire évoluer l'outil informatique vers un outil plus communicant et une logique de portail.

Emilie Zapalski, publié le lundi 4 juillet 2011par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250262087813

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:15

Les missions locales attendaient cela avec impatience.

Le directeur adjoint du cabinet du ministre du Travail, Frank Morel, a reçu le Conseil national des missions locales (CNML) et l'Union nationale des missions locales (UNML) le 4 mai 2011 pour évoquer les problèmes auxquels doivent faire face les structures actuellement : la disparition du budget accordé dans le cadre du plan de relance, les difficultés financières de certaines missions locales et aussi et surtout l'application de la circulaire DGEFP du 19 janvier 2011, qui impose aux missions locales des objectifs de performance. A l'issue de cette rencontre, il a été décidé qu'un groupe de travail technique, composé de représentants de la DGEFP, du CNML et de l'UNML serait mis en place. Le groupe sera chargé d'examiner les points de la circulaire qui posent problème. Ses conclusions seront rendues dans le courant du mois de juin et devraient permettre d'améliorer le dialogue de gestion qui est en cours, en vue de finaliser le financement des missions locales pour 2011. Un dialogue de gestion que certains présidents de mission locale, comme ceux de Bretagne, ont pour le moment décidé de boycotter.

Emilie Zapalski. Publié le vendredi 6 mai 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261763659&cid=1250261751570

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 15:45

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand est intervenu à l'occasion de la séance plénière du Conseil national des missions locales le 20 avril 2011, pour expliquer sa politique de résultats. Mais l'inquiétude reste de mise.

L'intervention de Xavier Bertrand, ministre du Travail, à l'occasion de la séance plénière du Conseil national des missions locales (CNML) du 20 avril 2011, n'a réussi à convaincre ni les missions locales, ni leurs dirigeants, ni les élus. Si le ministre a délaissé son discours institutionnel pour amorcer un débat avec les élus, les discussions ont été musclées. L'objectif de cette intervention était pourtant, d'après le ministère, de "faire de la pédagogie"… Au centre de la polémique : la publication de la circulaire de la DGEFP (Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle) du 19 janvier 2011 qui fixe les nouveaux objectifs des missions locales. Cette circulaire instaure un financement de ces structures en fonction de leurs résultats, à savoir le nombre de jeunes placés et donc sortis du dispositif d'accueil et d'insertion. Une nouvelle façon pour l'Etat d'évaluer, et donc de financer, les missions locales justifiée par les disparités de leurs résultats. Dernièrement, à l'occasion d'une question posée le 29 mars à Xavier Bertrand par le député du Nord, Jean-Louis Pérat, le ministre a souligné ces écarts."Si le taux d'insertion s'élève à 28% au niveau national, il ne doit pas faire oublier les disparités locales : dans certaines régions, ce taux est à 13% dans d'autres à 62%", a-t-il indiqué, précisant que "cette circulaire a pour but de tirer les missions locales vers le haut". Un financement "à la tâche" qui, d'après la vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur déléguée à la formation professionnelle et à l'apprentissage, Pascale Gérard, ne correspond pas du tout au mode de fonctionnement des missions locales, qui travaillent davantage sur un accompagnement global des jeunes. "On voit sous nos yeux l'Etat transformer les missions locales en un Pôle emploi pour les jeunes", déplore-t-elle. Pourtant, ce rôle d'accompagnateur des jeunes est aujourd"hui reconnu. Le 29 septembre 2009, le président de la République les avait ainsi confortées dans leur rôle "pivot de l'accompagnement des jeunes".

"On avait fait bouger les lignes"

Les rapports présentés récemment par l'Inspection générale des finances et l'Inspection générale de l'action sociale ont également "confirmé leur spécificité, leur dynamisme et leur utilité au service de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes", a fait valoir le président du CNML, Bernard Perrut, député-maire de Villefranche-sur-Saône, lors de son intervention le 20 avril. Le protocole 2010-2015 du 30 septembre 2010, signé entre l'Etat et l'Association des régions de France (ARF), l'Assemblée des départements de France (ADF) et l'Association des maires de France (AMF) allait dans ce sens. "On avait fait bouger les lignes avec les missions locales et l'Etat, indique ainsi Pascale Gérard, on avait réussi à ce que les missions locales soient tout sauf des opérateurs de placement." La circulaire, imposée par le gouvernement, vient contrarier cette démarche. Jugée "antinomique avec le protocole" par la vice-présidente du conseil régional de Paca, elle pose aussi, d'après elle, un problème de fragilisation financière des missions locales et empêche les conseillers de ces structures de travailler correctement. "Elle impose une sorte de schizophrénie professionnelle : d'un côté, les régions leur demandent d'être sur le suivi global des jeunes, de l'autre, côté Etat, on leur demande des indicateurs quantitatifs de placement. Professionnellement, ça devient difficile pour les conseillers !" Autre problème auquel les missions locales sont confrontées : leur budget. S'il demeure le même qu'en 2010, soit 198 millions d'euros, les 51 millions d'euros accordés dans le cadre du plan de relance ne seront pas renouvelés. Pourtant l'afflux de jeunes aux portes des missions locales se poursuit, conséquence de la crise économique et financière.

Xavier Bertrand n'a rien lâché

D'après une étude de la Dares (ministère du Travail), publiée en avril 2011, 1,3 million de jeunes de 16 à 25 ans ont été reçus en 2010, soit 10% de plus en un an. 515.000 ont été accompagnés pour la première fois en 2009. Et les mauvaises conditions économiques, dues à la crise, rendent difficile le travail des missions locales. En 2010, 435.000 jeunes seulement ont pu signer un contrat de travail classique, soit 10% de moins qu'en 2009. Un chiffre en partie compensé par les emplois aidés (108.000 dont 42.000 contrats en alternance) et les entrées en formation (241.000). Enfin, des baisses de financement pour certaines missions locales ont été signalées par le Syndicat national des métiers de l'insertion (Synami). Ainsi, d'après celui-ci, 18 régions sur 22 voient leurs financements baisser, la somme des financements régionaux étant inférieure à l'enveloppe nationale... Sur ces points, la réunion du CNML a été l'occasion de faire ressortir ces difficultés. Et Xavier Bertrand a chargé le président du CNML, de faire remonter ces problèmes locaux. En revanche, sur les autres points, enveloppe budgétaire identique à 2010, budget du plan de relance non reconduit et application de la circulaire, Xavier Bertrand n'a rien lâché. Malgré les opérations de mobilisation, organisées par le Synami en mars à l'occasion du passage du train de l'emploi en France, la pétition qui est en train de tourner dans les missions locales, ou encore la menace d'une grève, qui serait organisée par le syndicat le 13 mai... La demande des régions, par la voix de l'ARF, d'un moratoire sur l'application de la circulaire et sa remise à plat aura-t-elle le même impact ? L'Union nationale des missions locales (UNML) a quant à elle demandé à rencontrer Xavier Bertrand. Le rendez-vous, qui a été repoussé, doit avoir lieu le 4 mai. Il y a de fortes chances pour que le ministre reprenne son discours pédagogique.

Emilie Zapalski, pour localtis, le 22 avril 2011

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250261654073


Les missions locales en quelques chiffres
472 structures (433 missions locales et 39 PAIO)
11.050 professionnels
1,2 million de jeunes accompagnés (dont 515.000 en premier accueil)
543.000 contrats de travail signés : 435.000 emplois classiques, 108.000 emplois aidés et 241.000 entrées en formation
187.773 jeunes entrés en Civis (contrat d'insertion dans la vie sociale), avec un taux de sortie de 42%
409 euros par jeune accompagné
Les financeurs : l'Etat (38,3%), les régions (18,8%), les communes et EPCI (23%), le Fonds social européen (7,4%), d'autres organismes publics et privés (7,2%) et les départements (5,2%).

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:31

« Ici on ne répare pas que de la mécanique, il y a aussi de l'humain. Et comme on travaille sur les véhicules de personnes en difficultés, la moindre des choses, c'est qu'on s'applique ». Un salarié du garage en insertion. 

Le garage solidaire de Carhaix (29) poursuit un double objectif: Chantier d'insertion, il vise le retour à l'emploi durable des personnes qui travaillent en son sein. Mais son activité bénéficie également au territoire car l'ensemble de ses prestations - réparation, location et vente de véhicules à des tarifs particulièrement bas – s'adresse exclusivement aux personnes bénéficiant de minima-sociaux, favorisant ainsi leur accès à la mobilité, condition indispensable à l'évolution de leur situation.
Créé au début des années 90, le Moto-Club des Montagnes Noires de Carhaix est une association Loi 1901, dont l'activité initiale est l'organisation d'entraînements de Moto-Cross pour la population locale. Face au succès de l'activité pour les adultes et constatant l'intérêt patent de la jeunesse pour les entraînements, il est décidé d'ouvrir une école de moto pour les enfants de 6 à 17 ans afin de les initier à cette pratique. En 2004, afin d'apprendre aux plus jeunes le fonctionnement des engins, il est  question d'ouvrir un atelier mécanique. Le conseiller général, également vice-Président du CG du Finistère et président de la commission insertion du Département a connaissance du projet, y souscrit, et propose la collaboration de la collectivité territoriale si les initiateurs y adjoignent une dimension d'insertion. Commence alors un travail de réflexion et de construction à travers des rencontres régulières entre les responsables du moto-club et les techniciens fonctionnaires de la collectivité territoriale. L'idée d'un chantier d'insertion prenant la forme d'un garage employant des personnes en insertion et s'adressant aux bénéficiaires des minima-sociaux émerge. Une convention portant sur le financement des contrats d'insertion liant le Conseil général et le moto-club est rédigée tandis que ce dernier signe un bail de location afin de pouvoir utiliser un ancien atelier de mécanique désaffecté de 870 m². Parallèlement, les responsables de l'association vont voir les casses et les garages locaux afin de faire connaître le projet et récupérer machines, outils, pièces mécaniques et vieux véhicules.

       En novembre 2007, le garage solidaire de Carhaix ouvre ses portes. 
Aujourd'hui l'effectif total des salariés s'élève à 22, dont 13 en contrat unique d'insertion. Les prestations du garage relèvent de l'entretien courant et peuvent aller jusqu'à la réfection complète d'un moteur, l'objectif étant de délivrer un véhicule fiable en termes de sécurité et respectueux de l'environnement. En fonction des disponibilités, le garage peut prêter un véhicule le temps des réparations mais aussi louer des véhicules à raison de 5€ par jour pour deux mois maximum contre le versement d'une caution de 300€. Le garage peut également vendre des véhicules d'occasion ayant passés le contrôle technique, à des prix intéressants.
      Le garage ne se substitue pas  aux professionnels de l'automobile puisqu'il s'adresse uniquement – moyennant une cotisation annuelle de 12 € - à des personnes n'ayant pas les moyens d'avoir recours aux services d'un garagiste classique. Les bénéficiaires sont orientés par les travailleurs sociaux et chargés d'insertion des Départements du centre ouest Bretagne ( 56, 29, 22). Ils peuvent également être orientés par les conseillers du pôle emploi, des missions locales, par des travailleurs sociaux de la Caf, de la Cram et de la MSA, par les délégués de tutelle, services sociaux des CCAS, des hôpitaux, et structures d'insertion conventionnées. Chacune des institutions remplie une fiche de prescription qu'elle envoie au garage. Le bénéficiaire prend ensuite directement rendez-vous avec un agent d'accueil pour un entretien dont l'objet est la présentation du fonctionnement du garage, les conditions pour bénéficier de ses services, et une négociation sur les délais d'intervention.
Outre le recyclage de véhicules promis à une casse certaine, et les bénéfices en terme de sécurité routière, le garage participe à l'augmentation de la mobilité dans un territoire essentiellement rural où la voiture demeure indispensable pour les actes essentiels de la vie courante: aller et revenir du travail, emmener les enfants à l'école, faire les courses ou se rendre à un entretien d'embauche.
      En 2010, 500 véhicules ont été réparés et 80 voitures ont été vendues, ce qui représente une hausse de 33% du chiffre d'affaire par rapport à 2009.  Sur le plan de l'insertion, les 5 personnes sorties du dispositif en 2010 ont toute retrouvé un CDI. Cette nouvelle structure d'insertion est le sujet d'un documentaire télé qui sera diffusé dans le courant de l'année 2011 intitulé« Voix de garage ».

       Impact(s) :
>Pour les salariés: Re-dynamisés par l'expérience au garage, les salariés en insertion très éloignés de l'emploi à leur entrée dans la structure augmentent leur chance d'être embauchés à l'issue de leur contrat. En 2010, 100% des personnes en insertion sorties du dispositif ont trouvé un CDI.
>Pour les bénéficiaires: Avec la disparition des obstacles liés à la mobilité, les bénéficiaires peuvent espérer améliorer leurs situation plus facilement.
>Pour le territoire: Un parc automobile plus sain, une sécurité routière renforcée et une plus grande adéquation entre la demande et l'offre d'emploi.

Partenaire(s) : Europe, Etat, Région Bretagne, Conseil général du Finistère, Conseil général du Morbihan, Conseil général des Côtes d'Armor, Fondation de France, Fondation Agir pour l'Emploi

Porteur(s) de l'action :

Moto-Club des Montagnes Noires, association Loi 1901 motoclubmontagnesnoires@orange.fr

 Morvan Yves

  Publié Février 2011, par Apriles, Agence de Pratiques et d’initiatives sociales  

http://www.apriles.net/index.php?option=com_sobi2&sobi2Task=sobi2Details&catid=4&sobi2Id=1433&Itemid=95

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 10:17

Lancé en septembre 2010, le revenu contractualisé d'autonomie entre aujourd'hui en vigueur. Il va bénéficier à 5.500 jeunes.

Plus de 5.000 jeunes vont pouvoir expérimenter le revenu contractualisé d'autonomie (RCA). Le décret n°2011-128 du 31 janvier 2011, publié au Journal officiel du 1er février, précise les modalités et le fonctionnement de ce nouveau revenu. Le dispositif avait été annoncé en septembre 2010 par le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse. Son objectif : "mesurer les effets de l'allocation d'un revenu garanti pendant une durée déterminée, sur le parcours d'insertion professionnelle d'un jeune", détaille le décret. Ce revenu consiste en effet en une allocation accordée aux jeunes en contrepartie de quoi ils s'engagent à suivre une formation ou à rechercher activement un emploi. L'expérimentation va d'abord porter sur 5.500 jeunes. Deux publics particuliers sont visés : les jeunes de 18 à 22 ans peu qualifiés en grande difficulté d'insertion, et les jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à la recherche d'un emploi stable, titulaires au minimum d'un diplôme de niveau licence, inscrits à Pôle emploi depuis au moins six mois et ne pouvant bénéficier d'une indemnisation. Les premiers devront être inscrits dans les missions locales qui seront sélectionnées "de manière aléatoire" dans le cadre d'un appel à candidatures lancé par le gouvernement auprès des missions locales situées dans des zones urbaines, dont des zones urbaines sensibles, des zones péri-urbaines et des zones rurales. Ils recevront le RCA pendant deux ans. Les seconds seront quant à eux sélectionnés par le ministre chargé de la Jeunesse à partir des caractéristiques des territoires dans lesquels ils vivent. Des territoires "présentant un intérêt particulier au regard de l'objet de l'expérimentation et de la situation des jeunes qui y résident", précise le décret. Ils pourront percevoir le RCA pendant un an.

           Une allocation de 250 euros maximum

Le montant de cette allocation est fixé à 250 euros mensuels maximum, mais il varie en fonction du montant de ressources mensuelles d'activité des jeunes. "Lorsque les jeunes disposent de ressources d'activité, le montant maximum de cette allocation est diminué du montant des ressources d'activité multiplié par le montant maximum de l'allocation pour la période concernée, divisé par 1.050 euros", détaille ainsi le décret. Quand ils ne perçoivent aucun revenu, l'allocation est fixée à 250 euros tout au long du contrat pour les jeunes diplômés. Elle est dégressive pour les jeunes suivis par les missions locales : 250 euros la première année, 240 euros le premier trimestre de la deuxième année du contrat, 180 euros le deuxième trimestre de la deuxième année, 120 euros le troisième trimestre et 60 euros le quatrième trimestre. Le RCA est cumulable avec tout autre type d'allocation sauf le revenu de solidarité active (RSA) et les indemnités de service civique. Dans le cadre du versement de cette allocation, un contrat est conclu entre le jeune et l'opérateur chargé de l'accompagnement, soit mission locale, soit Pôle emploi. Un projet professionnel est défini, qui prévoit les modalités de l'accompagnement du jeune, les principales étapes de son parcours vers l'emploi, et les engagements de chacun. Le contrat peut aussi être rompu "en cas de manquement de son bénéficiaire à ses engagements contractuels, lorsque le jeune change de domicile pour résider dans un territoire non couvert par l'expérimentation, si le jeune met fin au contrat, ou si le changement de situation du jeune le rend éligible au RSA en cours d'expérimentation". Le RSA a en effet été étendu depuis septembre 2010 aux jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé au moins deux ans au cours des trois dernières années. 

Référence : décret n°2011-128 du 31 janvier 2011, publié au Journal officiel du 1er février 2011.

Emilie Zapalski, Publié le jeudi 3 février 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261174483&cid=1250261155226

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