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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 12:30
29 janvier : les Missions Locales y étaient

Vous avez sans doute remarqué que BIPLAN n'était pas très au point au niveau technique sur les images. Mais ici, pour l'occasion, nous ferons un effort.
Voilà ce que j’ai vu de mon balcon hier, 29 janvier 2009,au milieu de 5 heures de défilé ininterrompu.



à utiliser sans état d’âme



Missions locales : Wauquiez apprend…


Le secrétaire d’État chargé de l’emploi ne sait peut-être pas « à quoi sert » une mission locale, mais il apprend. Le ministre a ouvert un blog sur internet, « Laurent Wauquiez en direct » dans lequel il raconte sa visite de la mission locale des Bords de Marne (Le Perreux, Val de Marne) 19/01/2009.

Rejoindre la commune du député-maire Ump Gilles Carrez est une aventure : « J’arrive totalement trempé, des trombes d’eau me sont tombés dessus pendant le moto-taxi… » Le Perreux est une ville très résidentielle de proche banlieue. Mais Laurent Wauquiez, qui visite le site en compagnie de Martin Hirsch, nouveau Haut-commissaire à la jeunesse, ne s’arrête pas à ces aléas.

La mission locale des Bords de Marne est « une mission locale exemplaire, une des toutes premières,  créée en 1990, et qui a sur son territoire (sur cinq communes) 22 000 jeunes de 16 à 25 ans. La mission locale traite de tout type de sujets liés aux jeunes (logement, transport, culture), mais comme le dit son directeur, l’emploi est au centre de tout, c’est lui qui permet une pleine intégration dans la société ».
En fait, la mission locale couvre six communes (Bry-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Joinville-le-Pont, Le Perreux-sur-Marne et Nogent-sur-Marne). Son directeur est Moncef Jendoubi, par ailleurs premier adjoint (Ps) au maire de Boissy Saint-Léger (Val de Marne).


Les ministres ont parlé avec le personnel de la mission locale et les jeunes bénéficiaires. « Je ne me lasse jamais de cet exercice : l’emploi, ce ne sont pas des chiffres, c’est avant tout des histoires humaines, des parcours, des réussites et des échecs dont il faut se relever, et une heure d’échange ça vaut tous les dossiers du monde. »

Il évoque ensuite une jeune fille « qu’un groupement d’entreprise accompagne dans son projet lié à l’alimentation des français d’origine africaine, qui remercie ceux qui l’ont aidé à avoir l’opportunité de se projeter dans l’avenir grâce à une formation ». Laurent Wauquiez fait sans doute référence au « groupement de créateurs », mis en place par la mission locale des Bords de Marne (à l’image du premier groupement, né dans celle de Sénart, Seine et Marne) et qui est aujourd’hui élargi à toutes les missions locales du Val de Marne.

Laurent Wauquiez entend des jeunes qui assurent que « la mobilité est un problème, que c’est déjà assez compliqué de trouver un job, on peut pas accepter de passer à côté d’un travail qui nous conviendrait car on n’a pas les moyens de se payer le permis ». Cela le conforte dans sa décision de « doubler les aides à la mobilité dispensés par Pôle emploi. »

Le secrétaire d’État assure qu’il va mener avec Martin Hirsch « un véritable travail d’équipe » sur l’emploi des jeunes. « On sait tous que la crise menace avant tout les plus fragiles, je pense en particulier aux 120 000 jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire ». Il estime que ce que le nouveau Haut commissaire à la jeunesse va pouvoir apporter, c’est « de la cohérence entre différentes dimension, rapprocher l’emploi des problématiques liées à l’éducation, le logement, etc. »

L’objet même des missions locales, en quelque sorte.

Vendredi 30 janvier 2009, http://www.emploietcreation.info/article-27121707.html

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 10:46
                                                                                        

  L'insertion des jeunes
 



 propose un nouveau guide pratique à destination des lycéens et étudiants, des parents et des enseignants et de tous ceux qui s'intéressent aux débouchés de la formation initiale.


Comment les jeunes s'insèrent-ils dans la vie active selon leur niveau de formation ?
Est-il préférable de prolonger ses études ?
Quelles formations sont recherchées dans les différents métiers ?


    * 18 fiches, filière par filière, indiquent les débouchés pour chaque niveau
    * 70 fiches décrivent pour chaque métier les formations nécessaires
    * les meilleurs spécialistes donnent leur avis sur l'articulation entre le système éducatif et le marché du travail...
En partenariat avec l'Onisep.
Le numéro est fondé sur l'enquête Génération 2004 du Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) dont il présente les résultats en exclusivité.

Éditorial :
De l'école à l'emploi

L'insertion des jeunes dans la vie active, niveau d'études par niveau d'études et spécialité par spécialité ; les métiers vers lesquels ils se sont dirigés ; les débouchés des différentes formations ; les diplômes qui permettent d'accéder à chaque profession... Après « L'état de l'emploi », publié l'an passé, Alternatives Economiques vous propose, toujours en partenariat avec l'Onisep et avec le soutien de l'Agefa-PME, ce nouveau guide consacré aux conditions d'entrée des jeunes dans la vie active. Il fournit aux acteurs de l'orientation, aux enseignants, aux parents et aux jeunes en formation un outil aisé à manier, qui rassemble des informations particulièrement pertinentes dans la période de changements accélérés que nous traversons aujourd'hui.

Nous avons puisé les données aux meilleures sources, et notamment dans l'enquête Génération 2004 réalisée par le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), placé sous la double tutelle des ministères de l'Emploi et de l'Education nationale et qui fait autorité en matière d'études sur le lien entre formation et emploi. Quant aux données sur les métiers, elles sont issues d'une exploitation, là encore réalisée par les chercheurs du Céreq, de la dernière enquête emploi de l'Insee. Au-delà des fiches par filières et par métiers que propose ce guide, le lecteur trouvera de nombreuses mises en perspective à travers des entretiens et des articles pour lesquels nous avons également fait appel à des chercheurs de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), du ministère du Travail.

Le lecteur découvrira sans surprise qu'il vaut mieux faire de longues études que quitter l'école sans diplôme ! On s'en doutait. Il faut cependant nuancer cette affirmation : à tous les niveaux, des formations constituent d'excellents passeports pour l'emploi. C'est le cas de certains CAP-BEP et de certains bacs professionnels ou, pour les formations post-bac, de nombreux BTS, DUT et licences professionnelles. En effet, les besoins du système économique demeurent extrêmement divers. En revanche, l'insertion est plus que jamais difficile pour les jeunes qui entrent dans la vie active sans qualification ou non diplômés, dont le nombre est heureusement en diminution constante. Attention, ce guide n'a pas vocation à dissuader nos lecteurs de choisir certaines formations qui paraissent moins « performantes » en termes de qualité de l'insertion, mais à éclairer leur choix en les prévenant des difficultés auxquelles ils risquent d'être confrontés. Il ne faut pas céder à une lecture déterministe des données : le devenir des individus n'est qu'en partie écrit dans la formation reçue ou dans le premier métier occupé. A un moment où le droit à l'accès à la formation professionnelle est de plus en plus reconnu, la promotion interne et la mobilité professionnelle sont des facteurs essentiels dans l'évolution de la carrière de chacun.

Pascal Charvet, directeur de l'Onisep et Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d'Alternatives Economiques

http://www.alternatives-economiques.fr/de-l-ecole-a-l-emploi_fr_art_810_41595.html

OK, c'est pas exactement les problèmes qu'on rencontre dans les Missions locales (bien que!!!),
mais par rapport à cela , ça peut aider à prévenir.
BIPLAN



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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:49
En matière d'insertion,
la communauté urbaine d'Alençon fait dans la dentelle



Dans le cadre de l'initiative européenne Equal , la communauté urbaine d'Alençon (Orne) a lancé un programme d'insertion professionnelle innovant en s'appuyant sur la promotion du patrimoine dentellier, le célèbre point d'Alençon. Elle a également conduit une série d'actions visant à mettre en valeur ce patrimoine. Depuis 2007, la "dentelle d'Alençon" est devenue une marque déposée.

 Le projet "Renforcement du tissu socioculturel alençonnais à partir du redéploiement de savoir-faire traditionnels relevant du patrimoine dentellier", élaboré dans le cadre du programme européen Equal du Fond social européen, répond à deux objectifs : la réinsertion de publics éloignés de l'emploi et la valorisation du point d'Alençon. "Pour pérenniser cet art, nous étions confrontés à un réel problème de transmission du savoir-faire dentellier : il n'existe aucun manuel, l'histoire et la gestuelle ne peuvent se restituer qu'à l'oral", explique Solange Perrot, responsable des affaires culturelles de la ville d'Alençon. "De plus, le nombre de dentellières à l'Atelier national du point d'Alençon est passé de douze à huit en quelques années." Porteuse du projet, l'agglomération s'est appuyée sur un grand nombre de partenaires réunis au sein d'un comité de pilotage dénommé "partenariat de développement" (PDD) et a bénéficié de différents soutiens financiers (1).

La dentelle sous toutes les coutures
De décembre 2002 à juin 2005, trois chantiers de formation de six mois chacun ont accueilli en tout près de cinquante stagiaires. Ils ont d'abord été sensibilisés à l'histoire et à la technique du point d'Alençon pour ensuite alterner stages en entreprise, cours de remise à niveau, modules de formation aux arts appliqués et travaux en ateliers.
Outre l'ornementation de six ronds-points, inspirée du motif dentellier, les stagiaires ont participé à la création d'un circuit d'interprétation en centre-ville et à l'exposition tactile "La Dentelle sur le bout des doigts", accessible aux publics mal et non-voyants."Les associations spécialisées dans l'insertion sociale ont trouvé dans ce programme l'opportunité de nouveaux supports intéressants  pour former et faire participer leur public adulte à certaines actions, souligne Solange Perrot. Ces chantiers ont permis aux participants de recréer du lien social et de reprendre un rythme actif. A l'issue des trois sessions de formation, 80% des bénéficiaires étaient dans une dynamique de retour à l'emploi : CDD, CDI, missions d'intérim ou formations qualifiantes." Au-delà des chantiers d'insertion professionnelle, le projet a aussi intégré des actions à vocation touristique : "Avec l'appui de deux cabinets de conseils alençonnais, onze personnes issues des 'pôles conférenciers' des musées ont suivi des formations d'une semaine, indique Solange Perrot. Nous avons aussi homogénéisé les dispositifs de visites guidées des musées en réalisant quarante-six fiches techniques." Par ailleurs, les ateliers cinéma de Basse-Normandie ont réalisé un film documentaire d'une dizaine de minutes, outil de mémoire diffusé au musée des Beaux-Arts et de la Dentelle.
Enfin, l'opération a contribué au lancement d'une campagne de prises de vue des pièces de dentelles conservées au musée. Leur numérisation a ainsi permis de constituer une base documentaire utile au projet de création de produits dérivés "Dentelle d'Alençon" développé par la collectivité.

 Inscription du point d'Alençon au patrimoine immatériel de l'Unesco
"Afin de protéger l'utilisation du point d'Alençon, nous avons élaboré une charte éthique applicable à toute création de produits dérivés", explique Solange Perrot. Sur sa lancée, la ville d'Alençon a procédé au dépôt de marque "Dentelle d'Alençon" en 2006 et lancé la fabrication d'une première gamme de produits dérivés papeterie. La même année, la dernière phase du programme Equal s'est clôturée par une série d'opérations de capitalisation et de communication. En mars, l'agglomération a organisé les premières rencontres professionnelles des acteurs de l'insertion et, en mai, elle a présenté à Bruxelles son expérimentation - sous le triptyque "Alençon-Dentelle-Insertion" - aux professionnels européens de l'emploi et de la formation. Récompensée en 2005 par le prix Territoria de l'Observatoire national de l'innovation publique, la collectivité continue à capitaliser sur son patrimoine dentellier. Elle sera d'ailleurs bientôt candidate au label Villes d'art et d'histoire et envisage aussi une demande d'inscription du point d'Alençon sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.

 Laura Henimann / PCA,publié le  mardi 13 janvier 2009,sur les sites Mairie-conseils et Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis%2Fexperience%2Fexperience&cid=1230701332651
 (1) Les co-réalisateurs réunis au sein du partenariat de développement (PDD) sont les suivants :
- les collectivités et services : la communauté urbaine d'Alençon, la ville d'Alençon, le centre communal d'action sociale, la mission locale, l'office de tourisme du pays d'Alençon, la chambre des métiers de l'Orne et la commune de Retournac en Haute-Loire (partenariat avec le musée des Manufactures de dentelles dans le cadre du programme Equal) ;
- le Centre national des arts plastiques basé à Paris, le centre d'art contemporain, les ateliers cinéma de Basse-Normandie.

Le financement de l'opération attachée à l'initiative européenne Equal a été assuré par :
- Fonds social européen : 46% ;
- financements publics : 48% (direction régionale des affaires culturelles, conseil régional, conseil général, direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation, communauté urbaine d'Alençon, ville d'Alençon, commune de Retournac, Centre national des arts plastiques, centre communal d'action sociale)
- financements privés : 6%

Contact : Communauté urbaine d'Alençon, Mairie d'Alençon- Place Foch - BP 362, 61014 Alençon cedex
Perrot Solange, Responsable des affaires culturelles, Tel: 02 33 32 40 00, solange.perrot@ville-alencon.fr


Savez vous qu'à Alençon, les motifs urbains, pavements, parterre à la française, sont fait en reproduisant des motifs de dentelle d'Alencon ?
Savez vous que le Puy en Velay a un centre d'enseignement de la dentelle au fuseau du Puy ? que l'écomusé d'Annecy a tout un secteur sur la dentelle, qu'on en trouve aussi à Gérarmer, à Luxeuil... Il  y a de quoi faire un joli réseau.
Question subsidiaire : dans les projets Équal, une des priorité était l'égalité entre les femmes et les hommes. Je pense que cela n'a pas été facile à appliquer. Quelle a été l'approche genre dans ce projet ? Cela ne devait pas être évident.
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:38
Limousin, des jeunes en insertion participent à la définition d'itinéraires de randonnée

D'avril à septembre 2007, huit jeunes de la ZUP du Val de Laurence à Limoges ont participé à un chantier d'insertion, encadrés par l'Association limousine de sauvegarde de l'enfant à l'adulte et par le parc naturel régional Périgord Limousin (Haute-Vienne et Dordogne) pour définir, dans six communes, des chemins de randonnée.
Pour mettre en place son plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées, le conseil général de Haute-Vienne sollicite les communes afin que chacune crée une boucle de promenade. C'est dans ce contexte que l'Alsea, Association limousine de sauvegarde de l'enfant à l'adulte, et plus précisément son service prévention spécialisée, a proposé au conseil général d'organiser un chantier d'insertion pour réaliser au niveau des communes des dossiers d'inscription des chemins devant intégrer le plan départemental.
Après l'accord du département, l'association s'est rapprochée du parc naturel régional Périgord-Limousin (78 communes, 50.000 habitants) pour contacter les communes qui auraient pu être volontaires pour accueillir des jeunes en insertion. C'est ainsi qu'a commencé en avril 2007, un chantier d'insertion de six mois, sur six communes (dont quatre communes du parc), avec huit jeunes de 18 à 25 ans habitant la ZUP du Val de Laurence à Limoges. Les jeunes, répartis en deux groupes de quatre, ont été chargés tour à tour de faire un repérage de reconnaissance sur le terrain pour identifier les chemins, de déterminer des boucles de promenade, d'en faire un descriptif, de travailler sur le cadastre pour préciser le statut juridique de chaque portion de chemin et de rédiger une fiche sur le patrimoine naturel et culturel des itinéraires. Ils ont été aidés pour cela par un encadrant technique de l'Alsea et par le parc qui a apporté une aide technique, le lien avec des personnes ressources du territoire et une connaissance des lieux.


 Revoir les bases scolaires, retrouver des repères et surtout, être utile...

"Les différentes étapes de chantier ont permis aux jeunes de revoir certaines bases scolaires, puisqu'ils ont eu besoin d'écrire, de faire des calculs d'échelles", estime Myrtille Ferré, chargée de mission au parc. "Ils ont pu également découvrir le monde rural et rencontrer de nouvelles personnes : les représentants du parc, les maires... Au bout du compte ils étaient satisfaits de s'être remis en mouvement et avaient l'impression d'avoir fait quelque chose d'utile." "Ce chantier a aussi donné la possibilité aux collectivités de rencontrer directement des jeunes des quartiers "difficiles" autrement que par l'image qu'ils en ont à la télévision", souligne Michel Aubrun, directeur du service de prévention spécialisé de l'Alsea. "Quelques uns de ces huit jeunes ont trouvé un emploi ou une formation(s), les autres sont toujours suivis par l'association. Mais à tous, cela a redonné des repères", explique Bernard Diverneresse, éducateur spécialisé à l'Alsea.
Le chantier a été financé par l'Etat, qui a pris en charge les contrats d'accompagnement vers l'emploi dont ont bénéficié les jeunes (rémunération au Smic sur 20h), par le conseil général (fonds insertion des jeunes) et par le fonds social européen. Un autre chantier du même type devrait démarrer en novembre 2008, avec à nouveau huit jeunes qui travailleront pour la communauté de communes de la vallée de la Gorre (six communes) située dans le parc naturel régional Périgord Limousin.

Maryline Trassard, mardi 02 décembre 2008, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

Contact :
Alsea, Service prévention spécialisée- 46, rue François Chemieux
87000 Limoges, Tel : 05 55 33 55 41, Alsea.prev@wanadoo.fr
Aubrun Michel, Directeur ; Diverneresse Bernard, Educateur spécialisé,

Parc naturel régional Périgord-Limousin

24300 Abjat-sur-Bandiat, Tel : 05 53 60 34 65
Ferré Myrtille, Chargée de mission ; m.ferre@pnrpl.com

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 10:45
Conseil Économique et Social  :
séparer guichet unique et coordination territoriale.


Le Conseil économique, social et environnemental

(nouveau nom de l’assemblée consultative nationale depuis la révision constitutionnelle de 2008)

vient d’adopter un rapport sur le bilan de « 25 ans de politiques d'insertion des jeunes ». Le document a été voté le 22 octobre 2008 par 183 membres du CES, les 8 membres du groupe de l’artisanat s’abstenant.
Le rapport est rédigé par une connaisseuse des dispositifs d’insertion des jeunes, Catherine Dumont, rapporteure au nom de la section des affaires sociales. Représentante de la Confédération française de l'encadrement CGC au sein du CES,  Catherine Dumont (46 ans) a dirigé de 1997 à 2007 la Mission locale pour l'insertion des jeunes de Nice Côte d'Azur (Alpes maritimes). Ancienne chef d'entreprise, elle est actuellement consultant International, expert à la Commission européenne à Bruxelles en politique sociale et entreprise.
S’interrogeant sur les échecs et les réussites des politiques d’insertion des jeunes en France, la rapporteure estime que « les dispositifs d’accompagnement ont, dans de nombreux cas, permis d’éviter une exclusion durable ». Elle estime que « l’amélioration de l’efficacité des politiques d’insertion repose avant tout sur une meilleure articulation entre des ministères qui conduisent trop souvent des actions de manière cloisonnée : c’est le cas de l’Éducation nationale et du ministère de l’Emploi. »
Préconisant une rationalisation et une clarification, Catherine Dumont souhaite « préserver ce dynamisme des territoires et éviter de remettre en cause les initiatives porteuses de changement ». Le rapport demande « de progresser vers un accompagnement individualisé et la construction de parcours sur-mesure ».
Les propositions concrètes restent assez peu nombreuses. Certaines sont même curieuses ; il en est ainsi l’idée de « donner de nouveaux objectifs à l’IUFM » alors même que, le rapport le mentionne d’ailleurs, ces instituts de formation des enseignants vont disparaître. On relèvera cependant la suggestion de créer des « doctorats professionnels ».
En matière d’organisation territoriale, le rapport situe « les maisons de l’emploi comme outil de coordination au niveau du territoire ». Catherine Dumont estime que « une mise en valeur de l’ingénierie de projet et une coordination des politiques territoriales doit se créer, dans la mesure ou l’accueil du public n’est plus nécessaire par les MDE puisque le guichet unique de la nouvelle instance [Pôle emploi] et de ses principaux partenaires (APEC, CAP Emploi, Mission locale, PLIE, SIAE) l’assureront. »
Pour le CES, « la Maison de l’emploi, dans sa nouvelle définition, trouverait alors sa place dans une prise en compte réelle des logiques de son territoire, une volonté forte de construire du partenariat local dans un dialogue avec ses partenaires, notamment les partenaires sociaux, un souci quotidien de cohérence des actions déployées sur ce territoire, et dans les valeurs ajoutées (réactivité, innovation, capacité à développer des logiques entreprenenariales...) qu’elle peut y apporter. »
Le bilan stricto sensu dessine un tableau intéressant des relations entre les organismes territoriaux chargés de l’emploi.

à suivre dans un prochain article de "création et emploi", le blog de Benoît Willot.

Voir le rapport du CES : "25 ans de politiques d'insertion des jeunes : quel bilan ?"

Publié le mardi 4 novembre 2008, sur "création et emploi", le blog de Benoît Willot.

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 23:04
Les Missions locales réagissent aux projet de nouvelle organisation :

Pôle emploi : « pas adapté au public jeune »

Jean-Raymond Lépinay, conseiller général et maire (Ps) de Saint Gaudens (Haute Garonne), président de la mission locale de Haute Garonne a été réélu président de l’Union nationale des missions locales (UNML) lors de l'assemblée générale des 7 et 8 octobre 2008. Il a considéré que « le Pôle Emploi n'est pas adapté au public jeune ».
Christelle Tavares, déléguée générale de l'UNML, estime que l’indépendance des missions locales naît d’une approche globale indispensable pour les jeunes. Souhaitant travailler avec les maisons de l'emploi, elle craint que « si on nous absorbe, ou si on fusionne avec les maisons de l'emploi ou le Pôle Emploi, l'accent sera mis sur l'accès à l'emploi uniquement et les autres aspects, qui sont primordiaux pour les jeunes, ne seront plus pris en compte. »
Pour le sociologue Philippe Labbé, analyste particulièrement pertinent des missions locales, « force est de constater que, sur de nombreux sites, il reste encore à démontrer les valeurs ajoutées propres de ces Maisons de l'Emploi »
Au cours de la même assemblée, le syndicat CGT des missions locales s’est prononcé en faveur d’un manifeste pour l’insertion des jeunes. Il considère que « le réseau des ML/PAIO est le service public de l’emploi des jeunes ». Les syndicalistes proposent que la charte des Missions Locales de 1990 ainsi que le protocole 2005 des Missions Locales constituent la trame de ce manifeste. Ils espèrent qu’il pourra fédérer élus, partenaires sociaux, salariés, jeunes, Réseau insertion jeunes, Réseau information jeunesse, CNML ainsi que d’autres acteurs ou partenaires.

publié le Jeudi 6 novembre 2008sur le blog créaiton et emploi de Benoît Willot


Les missions locales revendiquent leur indépendance

En plein chantier de la fusion ANPE-Assedic, et malgré les récentes garanties données par Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, l'Union nationale des missions locales (UNML) reste inquiète. "Nous souhaitons garder notre indépendance vis-à-vis des maisons de l'emploi et du Pôle Emploi, explique ainsi Christelle Tavares, déléguée générale de l'UNML, car de notre indépendance naît notre approche globale indispensable pour les jeunes." Mais l'UNML est toutefois très motivée pour continuer à travailler avec les maisons de l'emploi. "Nous souhaitons collaborer avec elles en toute indépendance, et même y siéger, comme c'est déjà le cas dans plusieurs maisons de l'emploi, détaille Christelle Tavares. En revanche, si on nous absorbe, ou si on fusionne avec les maisons de l'emploi ou le Pôle Emploi, l'accent sera mis sur l'accès à l'emploi uniquement et les autres aspects, qui sont primordiaux pour les jeunes, ne seront plus pris en compte." Des questions aussi importantes que le logement, la mobilité, ou encore les ressources financières, aujourd'hui prises en charge par les missions locales. Même son de cloche de la part du président de l'UNML, Jean-Raymond Lépinay, réélu récemment. "Le Pôle Emploi n'est pas adapté au public jeune", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale de l'UNML les 7 et 8 octobre 2008. 
L'UNML soulève également la question du financement des missions locales. Actuellement, elles sont financées par les collectivités, "mais si on nous intègre aux maisons de l'emploi, ces collectivités risquent de renoncer à ce financement et de créer elles-mêmes d'autres associations pour prendre en charge ces aspects sociaux", explique encore Christelle Tavares. Conséquence : un éclatement des structures chargées de ces prestations, "alors que nous essayons au contraire de créer l'unicité sur toute la France pour qu'il n'y ait pas de disparités territoriales". Face à ces questionnements, l'UNML a prévu de reprendre contact avec Laurent Wauquiez pour aborder la question de l'insertion des jeunes et du fonctionnement des structures qui ont la charge de ce sujet. Le Conseil national des missions locales (CNML) doit de son côté rendre prochainement son rapport sur le sujet.

 
Emilie Zapalski, publié le 28 octobre 2008

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1225174096355
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 10:36
Clauses sociales : comment favoriser la qualité des projets ?

Utiliser les marchés publics pour l'insertion professionnelle,
en France et en Europe,

(suite à la précédente info venant de  Localtis diffusée par BIPLAN le 15 octobre)


Les collectivités sont à présent assez nombreuses à utiliser la commande publique comme un levier en faveur de l'insertion professionnelle des publics en difficulté.
Toutefois, les pionniers d'hier ressentent le besoin de passer à une nouvelle étape plus qualitative. L'exemple de Nantes et de son agglomération, présenté le 17 octobre à Paris lors d'un colloque organisé dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne, illustre ce tournant.
Depuis 2005, 200 opérations menées dans l'agglomération nantaise ont permis à 515 personnes de bénéficier d'un contrat de travail. Mais voilà, seulement la moitié a décroché un emploi par la suite. Trop peu. "Il faut que l'entreprise transmette une réelle expérience aux bénéficiaires de l'insertion", souligne le directeur de la commande publique de la ville de Nantes, Florent Solier. Depuis début 2007, la réponse de la communauté urbaine et de la ville est un cocktail détonant (qu'elles ont été parmi les premières collectivités en France à tester) : à l'article 14 du Code des marchés publics, le plus couramment utilisé ("les conditions d'exécution d'un marché ou d'un accord cadre peuvent comporter des éléments à caractère social ou environnemental..."), est associé l'article 53 alinéa 1.
Plusieurs critères liés à la qualité de "l'ingénierie sociale" sont ainsi introduits dans l'appel d'offres.
 - L'entreprise doit notamment désigner un tuteur qui accompagne les bénéficiaires pendant la formation.
 - Il faut aussi que les tâches confiées permettent à la personne en insertion d'accéder à une réelle expérience professionnelle.
 - Enfin, l'entreprise doit être en mesure d'alerter les opérateurs d'insertion au cas où le travailleur rencontrerait des problèmes personnels liés au logement ou à la santé.
Ces critères d'attribution liés à la "performance de l'insertion" représentent 15% dans l'échelle de pondération du marché, ce qui est loin d'être négligeable.

Guide de la Commission européenne

Le bilan est positif. Les services de Nantes métropole n'ont pas constaté d'augmentation des marchés infructueux. De même, ils n'ont pas observé de surcoûts liés à la clause d'insertion. De plus, les entreprises semblent jouer le jeu. Elles "ont commencé à identifier des référents insertion" et "les formations au tutorat se mettent en place", constate Florent Solier. Le directeur de la commande publique observe aussi "un renforcement du lien entre les entreprises et les structures d'insertion surtout sur l'accompagnement social".
Après Nantes, le conseil général du Nord va utiliser la formule gagnante, mais en l'appliquant, pour démarrer, sur "un pourcentage mineur". "Là où le bât blesse aujourd'hui, c'est sur la constitution de véritables parcours d'insertion", constate un représentant du département. "Les bénéficiaires de nos dispositifs n'ont pas suffisamment de travail en continu pour se former véritablement, acquérir des compétences et donc être employables."
Le cocktail magique ne peut être appliqué dans n'importe quelles conditions. En vertu de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes, "il faut que les acheteurs justifient d'un lien entre les critères d'attribution [de l'article 53.1] d'une part et l'objet du marché par ailleurs, qui doit évidemment être un lien pertinent", a rappelé Catherine Bergeal, directrice des affaires juridiques du ministère de l'Economie. "Ces clauses ne sont en définitive utilisables que lorsque le marché comporte une dimension sociale importante", a-t-elle ajouté. C'est pourquoi, le guide diffusé depuis juillet 2007 par l'Observatoire économique de l'achat public (OEAP) sur "la commande publique et l'accès à l'emploi des personnes qui en sont éloignées" recommande aux acheteurs publics de "bien étudier la nature du besoin avant de prévoir un critère de performances en matière d'insertion".
Par conséquent, la prudence s'impose. Autant l'utilisation de l'article 14 est bien rôdée, autant celle de l'article 53.1 paraît risquée sur le plan juridique. Le guide sur l'achat socialement responsable que prépare la Commission européenne sera donc le bienvenu. Sa diffusion prévue pour la fin du printemps 2009 doit éclairer les acheteurs publics dans la mise en œuvre des diverses possibilités juridiques qui s'offrent à eux. Bruxelles, qui cherche à concilier les grands principes du Traité communautaire, devrait aussi rappeler qu'il n'est pas possible de tout faire.

T.B. / Projets publics, publié le 20 octobre 2008, sur Localtis


http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1224477039427
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 10:34
RSA et pactes territoriaux d’insertion

Lors du débat à l'Assemblée nationale du projet de loi généralisant le revenu de solidarité active (RSA) et réformant les politiques d'insertion, plusieurs amendements sont venus renforcer le pacte territorial pour l'insertion, qui constitue l'une des innovations du projet de loi. L'amendement adopté par les députés oblige chaque département à conclure un tel pacte « avec les parties intéressées » : service public de l'emploi, les maisons de l'emploi ou, à défaut, les plans locaux pour l'insertion et l'emploi (PLIE), les organismes compétents en matière d'insertion sociale, les CCAS ou CIAS, ainsi que « les collectivités territoriales intéressées, en particulier la région, et leurs groupements ».
D’après ce texte, la région devra contribuer aux politiques territoriales d'insertion, au titre de ses compétences en matière de formation professionnelle. Des déclinaisons locales du pacte devront être mises en place, leur nombre étant arrêté par le président du conseil général.
Les députés ont également adopté un amendement visant à donner un statut aux « personnes accueillies dans des organismes d'accueil communautaire et d'activités solidaires ». Il s’agit notamment des 4 000 compagnons d'Emmaüs, un mouvement créé par l'abbé Pierre, et d’à peu près autant de personnes vivant dans d'autres organismes. L'article 8 bis (nouveau) du Code de l'action sociale et des familles autorise les organismes concernés à « faire participer ces personnes à des activités d'économie solidaire afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle ».
Le projet de loi a été adopté, en première lecture, par la chambre des députés le 9 octobre 2008.


publié le samedi 11 octobre 2008 sur le blog de Benoît Willot : "emploi et création"
http://www.emploietcreation.info/article-23506405.html

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 11:06
Utiliser les marchés publics pour l'insertion professionnelle

En choisissant d'introduire une clause d'insertion sociale dans ses marchés publics, la communauté d'agglomération du Grand Tarbes mise sur son rôle de donneur d'ordres pour promouvoir l'insertion de personnes exclues de l'emploi dans les entreprises. La clause prend d'année en année de plus en plus d'importance.
La clause d'insertion sociale permet d'utiliser la commande publique pour favoriser l'insertion de personnes sans emploi : chômeurs longue durée, allocataire du RMI, de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), travailleurs reconnus handicapés, jeunes en parcours d'insertion. Le donneur d'ordres impose à l'entreprise attributaire du lot d'embaucher du personnel dit en insertion. Cette obligation prend la forme d'un nombre d'heures du marché réservées à l'insertion, calculées par lot, en fonction de sa technicité, son importance, etc. (en général de 5 à 10% des heures).

La clause est mise en oeuvre selon l'ampleur des lots et leur technicité
La communauté d'agglomération du Grand Tarbes a introduit la clause d'insertion comme clause d'exécution, autrement dit toutes les entreprises qui répondent à un marché doivent correspondre à la norme sociale fixée (embauche de personnes en insertion). Depuis quatre ans qu'elle a décidé d'appliquer cette clause autant que possible dans ses marchés publics, la communauté constate une réelle montée en puissance, qui augure tant de l'intérêt de la clause que de sa faisabilité. "Nous avons au départ limité les marchés concernés pour être certains d'y aller posément mais sûrement", précise Agnès Lazarévitch, directrice des services techniques de la communauté d'agglomération du Grand Tarbes. "L'application de la clause est systématiquement examinée pour chaque chantier depuis 2004, mais elle n'est pas systématiquement appliquée." Les marchés ou lots visés sont choisis de telle sorte que la mise en oeuvre de la clause d'insertion ne soit pas trop contraignante... et ne risque pas de démotiver les candidats aux appels d'offres. "Nous avons mis de côté les lots trop faibles financièrement (le nombre d'heures d'insertion serait alors trop faible et le résultat non satisfaisant pour la personne en insertion), de même que ceux requérant une certaine technique ou portant sur des travaux lourds : charpente, ascenseurs, réhabilitation de logements..." Reste donc le gros oeuvre, la menuiserie extérieure, la peinture, les sols, etc.

Les entreprises optent pour l'intérim d'insertion
ou s'adressent au plan local pour l'insertion et l'emploi

L'effet dissuasif redouté par certains semble relever davantage de la crainte que du réel obstacle. "Parce que les entrepreneurs ne connaissent pas les modalités de mises en oeuvre. De même, il y a certainement des préjugés à dépasser concernant le public en insertion", assure Agnès Lazarévitch.
Qui embaucher ? Comment ? Les réponses ne vont pas de soi pour une entreprise dont le métier n'est pas l'insertion. "Nous expliquons ces modalités dans un guide pratique qui est remis à chaque entreprise", précise Agnès Lazarévitch. Le donneur d'ordres, en l'occurrence la collectivité, donne une contrainte de résultat et non de moyens. A l'entreprise de choisir l'option qu'elle préfère : recrutement direct d'un chômeur, achat d'heures d'intérim, adhésion à un groupement d'employeurs, etc. "Une majorité d'entreprises optent pour l'intérim ou l'intérim d'insertion (via l'entreprise de travail temporaire d'insertion Bigorre Intérim Insertion)", note Agnès Lazarévitch. Certaines s'adressent au plan local pour l'insertion et l'emploi. "C'est un marchepied intéressant pour des personnes que nous accompagnons, à condition que le lot s'y prête. Par exemple, nous ne mettons pas de clause d'insertion sur les lots charpente-couverture ou ascenseurs. Nous avons de multiples exemples de personnes qui par ce biais ont remis un pied dans une entreprise et ont ensuite pu enchaîner des intérims, voire pour quelques-uns signer un CDI", relève Mélanie Réale, chargée de mission à Appuie, association chargée de conduire le PLIE de l'agglomération tarbaise.

L'effet Anru
La clause d'insertion relève d'un choix politique sur les marchés passés par l'EPCI puis par l'ensemble de ses partenaires opérateurs pour l'opération de renouvellement urbain (communes de Tarbes, Aureilhan, Séméac, conseil général, OPH, Semi-Tarbes...), avant même qu'elle ait été rendue obligatoire par l'Anru. Le Grand Tarbes l'a donc développée plus largement dans ce cadre. "En fait, lorsque nous avons signé (parmi les premiers) notre convention avec l'Anru, la clause d'insertion n'était pas encore obligatoire. Mais nous l'avons appliquée parce nous avions déjà commencés à le faire", reprend Agnès Lazarévitch. Le Grand Tarbes avait en effet participé dès 2004 au travail mené par la direction départementale de l'emploi, du travail et de la formation professionnelle (DDETFP) pour promouvoir cet outil.
Sur l'opération de renouvellement urbain du quartier Nord de Tarbes, cela représente au total près de 41.000 heures dédiées à la clause d'insertion, réparties entre les différents opérateurs, dont le plus gros contingent pour l'Opac 65 (23.000 heures). Sur les seuls marchés du Grand Tarbes, le volume d'heures est bien moins important, mais il progresse : 330 heures en 2004, 1.032 en 2006, 4.184 en 2007 et déjà 3.240 à la mi-2008.

Impact à affiner
Mettre en relation des entreprises avec des personnes qu'elles n'auraient pas été chercher et qui au final peuvent s'avérer des recrues intéressantes : l'idée est séduisante car toute la collectivité y gagne, notamment dans les secteurs des travaux publics ou du bâtiment où la main d'œuvre est difficile à trouver. "Nous manquons de données vraiment pertinentes sur le parcours des bénéficiaires", reconnaît toutefois Agnès Lazarévitch. Communauté et Appuie y travaillent. Cela permettrait sans doute de cerner les effets pervers possibles de la clause (multiplication des contrats courts et CDD) et donc d'en modifier les règles pour les entreprises ayant déjà parfaitement joué le jeu (embauche en CDI d'une personne en insertion)...

Emmanuelle Stroesser, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis, le
lettre de Mairie Conseil du 02 10 2008, mardi 30 septembre 2008


Contact
Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
30, av. Saint Exupery, 65000 Tarbes
Tel : 05 62 53 34 30 - Fax : 05 62 53 10 60
Nombre de communes : 12
Nombre d'habitants : 79800

Lazarévitch Agnès : Directrice des services techniques et chef de projet ORU
resp.technique@legrandtarbes.fr


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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:11
Insertion réussie dans la restauration des bateaux, à Royan

En confiant à un chantier d'insertion la restauration de trois ketchs (voiliers à deux mâts) destinés à la découverte du littoral charentais, la communauté d'agglomération Royan Atlantique soutient l'idée que l'insertion sociale et professionnelle peut parfaitement s'inscrire dans le développement local, s'en nourrir et l'alimenter.

Jean-Pierre Tallieu, président de la communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara), ne tarit pas éloges sur le travail réalisé par le chantier d'insertion "Restauration de bateaux" qui vient de remettre à la collectivité la première coque prête à voguer sur les rives de la Seudre et le littoral atlantique. Les porteurs du projet en rougiraient presque. "Nous avons certainement l'avantage d'avoir bénéficié du temps qu'une entreprise n'aurait pas eu pour mener à bien cette restauration", glisse le directeur de l'association Initiative Emploi en pays royannais (IEPR), François Charrier.
Le projet de la collectivité était de restaurer trois coques de bateaux que l'agglomération a achetées auprès d'un ferrailleur bordelais. Ces trois bateaux rejoindront les deux premiers acquis par la commune de La Tremblade et mis à disposition de la base nautique de la presqu'île d'Arvert. Chaque ketch peut embarquer douze passagers avec un skipper. Une navigation de plaisance et touristique confortable (car le ketch a le mérite d'être très stable) et plus respectueuse de l'environnement qu'un bateau de croisière à moteur...

Un choix politique : l'article 30 du Code des marchés publics
La Cara a choisi de confier ce chantier à l'association dans le cadre de sa compétence "politique de la ville". La Cara et IEPR ont conclu un marché de deux ans, sur la base de l'article 30 du Code des marchés publics (possibilité pour la collectivité de passer des marchés de services de qualification et d'insertion professionnelle suivant une procédure allégée). Ce qui offre une garantie appréciable à l'association.
"Ce travail confié par l'agglomération est enrichissant à plus d'un titre, car il nous a donné l'occasion de créer un atelier d'insertion supplémentaire, innovant. Il nous permet de conforter notre travail social et de fournir un travail utile au territoire du pays royannais", estime Vincent Barraud, président d'IEPR mais également maire d'Etaules, l'une des trente et une communes de l'agglomération. Cette proximité entre le territoire, au travers de ses élus, et l'association a certainement été propice à la confiance accordée.

Une acquisition progressive des savoirs
Le chantier d'insertion est un outil connu des politiques d'insertion, mais il pâtit d'une image de marque souvent écornée. On a vu beaucoup de chantiers d'insertion spécialisés et limités à l'entretien des espaces verts ou du petit patrimoine dont la portée bénéficiait davantage à la collectivité (service rendu à moindre coût) qu'aux personnes en insertion.
Ce chantier de restauration de bateaux montre que l'insertion peut parier sur l'excellence ! Le pari était audacieux car le travail requiert une certaine technicité, tandis que la matière première - les trois coques - ne peut laisser place à l'erreur. "Nous travaillons sur une production grandeur nature. Nous avons pris le temps et organisé le chantier de telle façon que les agents s'approprient réellement les gestes, les techniques, les matériaux avant de passer à l'étape suivante", explique Jean-Michel Morrisseau, responsable de production qui a supervisé le chantier, mené par un encadrant technique, Emmanuel Lopez. Sorties en mer, visites de constructeurs (chantier de l'Hermione à Rochefort) et de fabricants de matériaux (salon du Grand Pavois à La Rochelle, salon du nautisme à Paris), auront été des étapes instructives et nécessaires pour cela, illustrant bien le concept de chantier école.

Quel avenir professionnel pour les personnes en insertion ?
Les salariés en parcours d'insertion ont travaillé sur plan, à partir de fiches techniques et de démonstrations pour apprendre les différentes techniques de restauration (travail du bois, de l'enduit, de la stratification et de la peinture) ainsi que la pose des pièces de ferronnerie, de l'accastillage et des gréements. Lancé en juillet 2007, ce chantier a franchi une première étape en juillet 2008 lors de la mise à la mer du premier ketch restauré.
Huit postes d'insertion ont été créés pour ce chantier (1). "On avait prévu large pour faire en sorte que certaines personnes puissent suivre des formations longues avec l'Afpa sans que cela ne bloque la production". De cinq à huit personnes en difficulté (chômeur longue durée, allocataire du RMI...) y ont travaillé. A l'instar d'Amos, sans emploi et au RMI depuis plusieurs années qui, en octobre, poursuivra son parcours d'insertion par une formation à la peinture dans le nautisme ou encore Samia, demandeuse d'emploi longue durée et nouvellement arrivée dans la région, qui, après une évaluation en milieu de travail dans une entreprise qui construit des chalets en bois et deux tests sur la plateforme vocationnelle de La Rochelle, a trouvé un emploi de poseur d'ossature bois dans une entreprise. Aucune de ces personnes n'avait d'expérience dans la construction des bateaux. "Le propre d'un chantier d'insertion est que l'activité en elle-même n'est pas une fin en soi mais un support pour accompagner des personnes vers un retour à l'emploi durable", reprend François Charrier.
Les porteurs du projet n'ont pas la candeur de croire que les bénéficiaires de ce chantier trouveront tous un débouché dans la filière nautique. Car il faut pour cela être mobile et remonter vers La Rochelle ou mieux encore aux Herbiers en Vendée "Mais il y a des perspectives intéressantes et plus locales telles qu'agent de maintenance de marine de plaisance dans les entreprises du pays royannais qui assurent la vente, l'entretien et le gardiennage de bateaux. Ils ont de même acquis des compétences transférables à d'autres activités comme l'hôtellerie de plein-air pour l'entretien de mobile-home", affirme François Charrier.

Emmanuelle Stroesser, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis mardi 09 septembre 2008
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/experience/Experience&cid=1219120736979

(1) Les salariés sont recrutés sur des emplois aidés (contrat d'accompagnement dans l'emploi ou contrat d'avenir). Des contrats en général de six mois, renouvelés dans la limite de deux ans.

Contact :

Communauté d'agglomération Royan Atlantique
107, avenue de Rochefort , 17200 Royan, Tel : 05 46 22 19 20 , contact@pays-royannais.com
Nombre de communes : 31
Nombre d'habitants : 65666

Initiative Emploi en pays royannais (IEPR)
Rue Louis-Blériot, 17200 Saint-Sulpice-de-Royan, Tel : 05 46 22 18 00
initiative.emploi@pays-royannais.com

Charrier François, Directeur d'IEPR, f.charrier@pays-royannais.com
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