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Le blog d'Odile Plan

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BIPLAN, un blog de partage et d’échange d'informations,sur les initiatives participatives des territoires,les partenariats et les réseaux,la création d'activité, l'égalité de chances pour un développement durable et un monde solidaire...

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 10:39

VAE : connaissez-vous les Points relais-conseil ?

Partout en France, des Points relais-conseil vous informent sur la « validation des acquis de l'expérience », un dispositif qui permet d'obtenir tout ou partie d’une certification (diplôme ou titre professionnel). Varène Bouchereau, conseillère VAE à l’antenne Retravailler de Pithiviers, nous explique son rôle auprès du public.

Comment se déroule un entretien au sein de votre structure ?
Nous recevons gratuitement sur rendez vous les personnes qui souhaitent bénéficier d’informations sur le dispositif de la VAE. L’entretien-conseil dure en moyenne de 1h30 à 2h. Dans un premier temps, nous leur apportons une information sur le « comment ça marche » : les conditions d’accès, les différentes étapes, les coûts et financements possibles. Dans le second temps de l’entretien nous prenons en compte le parcours de la personne : nous retraçons avec elle ses diverses expériences professionnelles et/ou extra professionnelles ainsi que ses attentes. Ensuite, en fonction de l’expérience et du projet de la personne nous identifions une ou plusieurs pistes de certifications : il peut s’agir de CAP, Bac professionnel, BTS, diplômes universitaires (licence, master), mais également de titres professionnels du ministère de l’emploi (délivré par les centres AFPA), de diplômes de divers ministères (santé sociale, agriculture, jeunesse et sport,…) mais aussi des certifications délivrées par les différentes CCI, CNAM, etc. ou d’autres délivrées par des organismes privés.

Vers qui orientez-vous ensuite les personnes ?
Nous orientons après vers le valideur. Le gros travail de la VAE consiste en l’analyse de l’expérience professionnelle ; cela nécessite une prise de recul ainsi qu’une remise en question. En effet le candidat devra expliquer par écrit, de manière extrêmement détaillée, tout ce qu’il a été amené à faire sur son ou ses poste(s) de travail : identification des tâches effectuées et des compétences acquises. On peut choisir de se lancer seul(e) mais mieux vaut être accompagné(e) par une structure spécialisée : pour un diplôme de l’Education nationale, l’accompagnateur pourra être le GRETA, pour un diplôme universitaire ce sera le service VAE de l’université en question, pour un titre professionnel ce sera l’AFPA ; il existe aussi des organismes privés qui proposent des accompagnements.
S'engager dans une VAE est-il un investissement rentable ?
La démarche VAE demande du temps, compter entre 9 et 12 mois selon le rythme de chacun Si la personne n’est pas bien informée de cette démarche et de ce que cela va lui demander en terme d’investissement personnel et de travail il y a un risque d’abandon. Il arrive parfois que la VAE ne soit pas envisageable, nous essayons alors avec la personne d’identifier quelque chose de plus adapté. Une VAE n'est pas gratuite (le coût peut aller du simple au triple) mais dans certains cas elle peut être financée jusqu'à 100% en fonction de la situation de la personne (en emploi, en recherche d’emploi …) et surtout en fonction des certifications (éducation nationale, universités, ministère de l’emploi, …) La VAE peut faciliter ou sécuriser un projet de mobilité, de réorientation ou de promotion professionnelle. Cela permet aussi une certaine valorisation de soi qui donne plus de confiance lorsqu'on est en recherche d'emploi, ce qui est le cas de la majorité des personnes que nous recevons.

Les femmes sont elles nombreuses à vous contacter ?
En 2008, 73% des personnes que nous avons reçues en entretien-conseil étaient des femmes. Elles voient dans la VAE un moyen d’obtenir une première qualification ou d’adapter leur qualification à leur expérience. Les certifications qui me sont les plus demandées sont le CAP petite enfance, le Diplôme d’état d’auxiliaire de vie ou d’aide soignant ainsi que des certifications liées aux métiers administratifs (BAC pro secrétariat, BTS assistant de gestion Pme-Pmi). Dans le cadre d’une réorientation, la VAE peut être un bon moyen d’accéder à un certain niveau (indispensable dans le cadre par exemple d’un concours de la fonction publique) mais en aucun cas la personne va acquérir de nouvelles connaissance ou compétence; dans ce cas il est préférable d'envisager une formation à part entière afin d’acquérir les gestes techniques du nouveau métier.
Propos recueillis par Anne-Françoise Khanine, le 4/5/2009

http://www.femmes-emploi.fr/article/vae-connaissez-vous-les-points-relais-conseil?page=2
dans la lettre d’information Femmes et emploi du 08 05 2009



La VAE, c'est quoi ?
Se préparer à la Validation des Acquis de son Expérience (VAE) permet d’accéder à un éventail d’offres d’emploi plus large, de mettre en évidence ses compétences et qualités, de définir les métiers et les certifications en lien avec son expérience, de confronter son projet de VAE à la réalité de l’environnement socio-économique et d’organiser les étapes pour réaliser son projet VAE.
L’essentiel à retenir :
- A tout âge, il est possible d’engager une démarche VAE.
- Toute personne, demandeur d’emploi, salarié (CDI, CDD, intérimaire,...), non salarié, bénévole ayant une expérience associative ou syndicale, a le droit de faire valider ses acquis.
- Pour construire sa démarche VAE, il est indispensable de tenir compte de l’ensemble de son expérience professionnelle ou bénévole.
- Il s’agit d’explorer toutes les possibilités locales en terme de certification.
- Envisager les obstacles éventuels permet d’imaginer des solutions de rechange (environnement socio-économique).
Pour se lancer dans une démarche VAE, il est important de :
- bien définir votre projet professionnel ou personnel,
- estimer précisément les contraintes particulières qu’impose cette démarche (en temps, travail, coût, ...),
- repérer vos atouts (expériences) mais aussi vos lacunes par rapport aux besoins des employeurs.
Vos chances de réussir votre démarche :
- bien analyser son expérience en sollicitant l’aide de structures porteuses de l’information ;
- bien appréhender votre environnement : organismes certificateurs, offres d’emploi en lien avec votre métier, reconnaissance par les entreprises de la certification visée.
Conseils :
L’ensemble des renseignements concernant la validation des acquis de l’expérience contenu dans ce « guide pour agir » sont repris et développés dans l’atelier VAE disponible dans votre pôle emploi.
Dans le guide anpe vous trouverez :
* en quoi consiste la VAE ?
    * se préparer à la validation des acquis de son expérience
    * les erreurs à éviter
    * les sept règles d’or
    * à vous d’agir
    * faites le point
http://www.anpe.fr/espace_candidat/conseils_emploi/guides_pour_agir/batir_son_projet_professionnel/validation_acquis_5396.html

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:23
Travailler chez soi : du rêve à la réalité
                                                                 …pour les femme
s


Le télétravail, beaucoup de femmes en rêvent mais très peu le pratiquent réellement. Selon une étude de la Dares, les télétravailleurs salariés représentent un peu plus de 7% de la population active française (dont 43% de femmes) alors qu’ils sont en moyenne de 13% en Europe et de 25% aux Etats-Unis. Ainsi, prévient Patrick Duncombe, auteur de  "Le télétravail, l’entreprise en réseau est avancée": "ne rêvez pas que vous allez vous faire embaucher en télétravail, c’est exceptionnel. La meilleure chance de télétravailler est encore de se mettre à son compte". Le nouveau statut d'auto-entrepreneur,qui est entré en vigueur le 1er janvier 2009, devrait le faciliter encore davantage estime Matthieu Billette de Villemeur, fondateur du site teletravail.fr. Ce statut offre la possibilité d'avoir une activité professionnelle sans créer son entreprise si le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 80.000 euros pour les activités de commerce et à 32 000 euros pour les activités de services.

Secrétariat et prospection en tête
Parmi les métiers les plus répandus en télétravail, on trouve en tête le secrétariat et la prospection (90% des offres proposées sur le site teletravail.fr). "La prospection est le secteur le plus réaliste car il existe une forte demande et les entreprises sont prêtes à passer sur leurs blocages" confirme M. Billette de Villemeur. Viennent ensuite, les métiers de la communication au sens large (journaliste, graphiste, traducteur, webmaster...), de l'informatique ou encore de la comptabilité.
De nouveaux métiers émergent, découlant de l’évolution des nouvelles technologies et d'une utilisation innovante et intelligente des outils internet. "Il faut trouver l’idée et savoir la transformer en produit et le vendre à l’entreprise, comme la publicité sur Internet, le référencement, etc." indique-t-il.

Depuis 2 ans, Geneviève Riboldi, 57 ans, est télétravailleuse dans le secrétariat et la comptabilité en Franche-Comté, après 30 ans de salariat dans le secteur bancaire. Pendant un an, elle a conservé une activité salariée avant de se lancer en télétravail. Elle reconnaît avoir reçu très peu de conseils de la part des institutionnels mais bien plus des sites spécialisés et sérieux (car attention aux arnaques nombreuses dans ce domaine...) qui l'ont aidée à fixer ses tarifs et grâce auxquels elle a trouvé ses premières missions, dont une pour l'Unesco pour laquelle elle retranscrit des colloques. Elle a également démarché avec succès des PME/PMI locales. Elle gagne également mieux sa vie qu'avant mais travaille davantage, notamment parfois le soir et le samedi. Elle apprécie "l'indépendance acquise, l'absence de hiérarchie et la possibilité de s'octroyer un temps de loisir en pleine journée". Elle ne voit que peu de points négatifs, en dehors de la nécessité de trouver la clientèle. Elle conseille de bien savoir gérer ses priorités et d'être réactive.

Bien peser le pour et le contre
Myriam Faulkner, 41 ans, est travailleuse indépendante dans le domaine du développement web et de la formation à distance depuis 2003, après 12 années comme assistante de direction dans un golf. Elle gagne davantage que lorsqu'elle était salariée mais avoue travailler 14h à 18h par jour, c'est-à-dire beaucoup moins que le Smic si elle rapporte son travail à l'heure. Elle indique qu'il faut être patiente car les efforts ne rapportent souvent pas grand-chose au début et rigoureuse dans la gestion de son argent car certains mois peuvent être difficiles. "Il y a effectivement une inquiétude constante concernant le chiffre d'affaires que l'on va réaliser". Dernière difficulté : si on est maître chez soi, on est également seul(e) face à ses problèmes. "D'où l'importance de parler avec d'autres, sur des listes de diffusion, les sites spécialisés, les réseaux sociaux, etc." conseille Myriam.
De son côté P. Duncombe estime qu'il faut des qualités personnelles pour opter pour cette forme de travail : une grande rigueur, une forte capacité à l’autodiscipline et à l'autonomie, une expertise solide dans son métier et des qualités commerciales. "Or ce n’est pas donné à tout le monde" analyse-t-il. Pour les femmes, vient s'ajouter une nécessité spécifique : celle de séparer strictement espace de travail et domestique, temps de travail et temps privé. "Cela nécessite une discipline de fer."

Gaëlle Picut,  le 6/5/2009 dans la lettre d’information de femmes et emploi.
http://www.femmes-emploi.fr/article/travailler-domicile-du-reve-la-realite?page=2

Une discipline de fer et aussi une sacrée négociation dans le couple, famille, avec les enfants : tout le monde est concernée, les modéles sociaux sont lourds.
BIPLAN vous conseille de découvrir tout ce qui a été fait sur les articulations de temps de vie et sur les conjointes de travailleurs indépendants.
Voyez aussi ce qu'a été le travail à domicile des femmes en Franche Comté dans l'horlogerie et le montage de jouets par exemple…
Faites le en réseau, échangez avec d'autres femmes dans la même situation, organisez vous collectivement.
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 23:11
Elle a ouvert son épicerie en franchise

Dans plus d’un village, les enseignes de proximité remplacent bien souvent les épiceries traditionnelles. Frédérique Petit, aujourd’hui à la tête de deux franchises du groupe Casino, en Bourgogne, s'est lancée il y a sept ans après avoir travailler plus de dix ans dans la grande distribution. et forte d'une solide formation comptable. Avec un ami, elle jette son dévolu sur une épicerie-boulangerie sur un gros bourg dans l’Yonne, Egriselle-le-Bocage, et fait le tour des enseignes de Franchise. « C’est l’enseigne Vival du groupe Casino qui m’a semblé le mieux répondre à ma demande, tant du point de vue du fonctionnement général que des marges... J’ai téléphoné, j’ai rencontré un commercial. Il est venu voir le local. »

Un accompagnement solide du franchiseur
« J’ai participé au tout début de l’aventure Vival. Au cours de ces sept années, tout le dispositif de formation s’est mis en place. » Vival a dès le départ accompagné Frédérique dans l’accomplissement du projet. « L’enseigne propose une étude de marché, un prévisionnel. Ils s’occupent également du chantier. » L’enseigne s’implique également financièrement aux côtés du franchisé à travers une somme forfaitaire pour les équipements, somme qui ne doit être restituée que si le contrat ne va pas à son terme. Les franchisés sont également suivis sur le plan technique, et la maintenance d’une partie des équipements en location est assurée par l’enseigne. Laquelle consent également des paiements à terme pour le stock. Reste à la charge du franchisé : le local, les équipements de réfrigération, le stock.

Le commerce : un engagement à 100%
Le magasin que dirige Frédérique marche bien : elle emploie deux vendeuses, propose plus de 3500 références et fait un chiffre d’affaires de 220 000 euros par an, auquel contribue une boulangerie sans enseigne associée au magasin Vival. Mais une fois l’aventure d’Egriselle sur les rails, il lui fallu trouver un autre projet. « Au bout d’un moment, c’est un peu toujours la même chose », avoue Frédérique. A Domats, où elle habite, elle repère le magasin Petit Casino du village, en face de l’église. « C’était une supérette avec un bon potentiel, mais qui déclinait. » Comme de nombreux jeunes franchisés, Frédérique est une hyperactive et jongle sans soupirer avec ses deux magasins. « Les années précédentes, je pouvais prendre 15 jours de vacances... » Avec le magasin de Domats, seule aux commandes elle mesure le défi qui l'attend : « je suis bien partie pour travailler 7 jours sur 7 et tous les jours de l’année. »

Christine Gomez d'après le magazine Rezo ( FFF), le 5/4/2009, sur Femmes Emploi, le site de l’égalité professionnelle
http://www.femmes-emploi.fr
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 09:46
Le statut d'auto-entrepreneur : les femmes aussi…










Les femmes, qui représentent à peine 30% des créateurs d'entreprise, ont dans 70% des cas pour objectif de créer leur propre emploi. Aussi, peuvent-elles être intéressées par le nouveau statut d’auto-entrepreneur, mis en place depuis le 1er janvier 2009 qui vise à multiplier le nombre de Très Petites Entreprises (TPE).


A qui s'adresse ce statut ?

Fin mars, on comptait 120 000 auto-entrepreneurs déclarés, 70% étant des hommes en moyenne âgés de 40 ans. Ce statut est accordé à toute personne souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou de service : chômeurs, salariés, étudiants, fonctionnaires ou même retraités. Ce statut s’adresse en particulier aux personnes qui souhaitent pouvoir débuter ou arrêter facilement leur activité indépendante.

Un chiffres d'affaires limité
Pour bénéficier de ce statut, il faut réaliser moins de 80 000 € de chiffre d'affaires pour une activité commerciale ou moins de 32 000 € pour les prestataires de services. Le statut d'auto-entrepreneur s'acquiert par une simple déclaration soit sur le site www.lautoentrepreneur.fr, soit auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE). Si l’auto-entrepreneur décide d’interrompre son activité, il peut le faire au moment où il le souhaite, sans être soumis à des formalités ou obligations administratives et fiscales. Aujourd'hui, on constate que plus des 2/3 des auto-entrepreneurs relèvent des activités de service non artisanales et de commerce.

Un régime fiscal assoupli
Pour devenir auto-entrepreneur, il faut être soumis au régime fiscal de la micro entreprise. L'auto-entrepreneur bénéficie d'un système d'imposition très souple : il ne supporte qu'un seul prélèvement fiscal et social, mensuel ou trimestriel. Le principe : si vous ne faîtes pas de chiffre d’affaires, vous ne payiez pas de charges sociales ou fiscales. L'auto-entrepreneur ne facture pas de TVA et dont est soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Il bénéficie de la même couverture sociale que les professions indépendantes.
A noter que dès le 1er mai, « il sera possible de cumuler le bénéfice de l'ACCRE [ndlr : l’aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise qui consiste en une exonération de charges sociales pendant un an], et le régime de l'auto-entreprise », selon Hervé Grall, de la Planète auto-entrepreneur.

Les conseils des professionnels :
Avant de se lancer, les professionnels de l’aide à la création d’entreprise recommandent un accompagnement, car même si le statut est souple, il faut que le projet soit viable et étudié. Ils préconisent également d'utiliser de préférence ce statut en complément d'un emploi salarié. Prenez contact avec ces professionnels, comme les Boutiques de gestion, pour vous aider à réaliser votre projet !

Christine Gomez, le 5/4/2009 sur Femmes Emploi, le site de l’égalité professionnelle

http://www.femmes-emploi.fr/article/le-statut-d-auto-entrepreneur-comment-ca-marche
voir aussi  le site de l’auto entrepreneur : http://www.lautoentrepreneur.fr/
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 22:23
Entre famille et travail :
des arrangements de couple aux pratiques des emp
loyeurs


Une journée associant Mage (CNRS) et INED (Institut national d'études démographiques)


Jeudi 30 avril 2009 - de 9h00 à 18h00, à l'INED (Institut national d'études démographiques)
salle Sauvy - 133 bd Davout - 75020 Paris - M° Porte de Bagnolet

Sous la responsabilité de Ariane Pailhé (Mage et Ined) et Anne Solaz (Ined)

9h00 : Accueil des participants


9h30 : Présentation du Mage et introduction de la journée par
Margaret Maruani, Ariane Pailhé et Anne Solaz

10h00 – 12h30 : Séance 1 - Articuler au quotidien vie professionnelle et vie familiale
Président : Wilfried Rault (Ined)
- Comment le travail empiète et la famille déborde : différences sociales dans l’arrangement des sexes : Michel Bozon (Ined)
- Horaires de travail des couples, satisfaction et conciliation entre vie professionnelle et vie familiale : Danièle Trancart, Nathalie Georges et Dominique Méda (CEE)
- Temps de travail et bien-être des mères de famille nombreuse : Marion Leturq, Marie Wierink (DREES)
Discutante : Michèle Ferrand (CSU, INED)
12h30 – 14h00 : Déjeuner

14h – 15h30 : Séance 2  - Trajectoires professionnelles et familiales
Présidente : Monique Meron (DARES)
- Logiques d’emplois à temps partiel et trajectoires professionnelles des femmes : Valérie Ulrich (DARES)
- Mesurer l’hétérogamie et évaluer ses effets dans le cas de l'hypogamie féminine
Y. Guichard-Claudic (ARS, université de Bretagne Occidentale), A.Testenoire (Gris, Université de Rouen), D.Trancart (CEE, Gris, Université de Rouen)
Discutante : Catherine Marry (CMH)
15h30- 16h00 : Pause

16h – 17h30 : Séance 3 -  Les pratiques des entreprises
Président : David Allis (Université de Rennes)
-  Les salariés ont-ils un employeur family-friendly ? : Anne Eydoux, Bernard Gomel et Marie-Thérèse Letablier (CEE)
- La conciliation dans les entreprises : une mise en œuvre sexuée ? : Danièle Boyer et Muriel Nicolas (CNAF)
Discutante : Hélène Périvier (OFCE)
17h30 : Pot

bulletin d’inscription (obligatoire) sur le site de MAGE
: http://www.mage.cnrs.fr/
contact : Anne Forssell, GDRE Mage – CNRS, 59 rue Pouchet, 75017 Paris
tél. (33-1) 40 25 10 37, fax (33-1) 40 25 11 70, mel : mage@mage.cnrs.fr


MAGE : Groupement de recherche européen : Marché du travail et genre en Europe, CNRS - Paris
Créé en 1995, le GDR Mage (Marché du travail et genre) est le premier et seul groupement de recherche centré sur la question du genre. En 2003 il devient GDR européen, sous la direction de Margaret Maruani.
Depuis le début, le Mage a travaillé dans une optique européenne, associant de nombreux chercheur-e-s et universitaires de différents pays à toutes ses activités. Les séminaires, journées d’études, colloques et publications du Mage ont toujours laissé une place importante aux apports étrangers.
L'objectif du Mage est de faire sortir la question du genre du cercle des initiés, de l’intégrer dans un débat plus vaste avec ceux et celles qui estiment – sans forcément que ce soit leur objet de recherche principal – qu’une lecture sexuée du monde du travail a des vertus heuristiques.
Le MAGE publie une revue semestrielle : Travail, genre et sociétés

http://www.mage.cnrs.fr/
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:24
8 mars, pour la situation des femmes
encore un petit effort…



C'est le moment de remettre toutes nos données à l'heure :


La communication du Conseil économique social et environnemental (CESE), présenté par Pierrette Crosemarie, au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre le hommes et les femmes a été adoptée par le Bureau du CESE au cours de la séance du 27 janvier 2009. Intitulé « 1968-2008 : évolution et prospective de la situation des femmes dans la société française » le rapport a été mis en ligne sur le site du CESE et a fait l’objet d’une publication officielle le mercredi 25 février 2009
http://www.conseil-economique-et-social.fr



La Journée internationale des femmes est l’occasion de faire un bilan chaque année sur la situation des femmes

Les inégalités entre les hommes et les femmes sont toujours d’actualité en France même si certaines d’entre elles se réduisent. Les progrès des filles dans le domaine de la scolarisation sont nets : elles obtiennent de meilleurs résultats aux évaluations scolaires. Mais elles s’orientent vers des filières aux débouchés moins rémunérateurs.
Une fois dans le monde du travail, on les retrouve en plus grand nombre dans les secteurs où les salaires sont les moins élevés, comme les services domestiques ou la grande distribution. Le salaire masculin, tous temps de travail confondus, est supérieur de 35 % à celui de leurs homologues féminins. Pas moins de 30 % des femmes salariées, contre 6 % des hommes, travaillent à temps partiel, souvent subi. Les postes d’encadrement restent encore le plus souvent réservés aux hommes, un sur quatre est occupé par une femme, même si l’on constate une évolution positive depuis une dizaine d’années. Elles sont aussi plus touchées par le chômage.
La sphère familiale reste un domaine où les inégalités demeurent tenaces puisque les femmes consacrent deux fois plus de temps que les hommes aux tâches domestiques. Le ménage, les courses et les enfants demeurent encore « une affaire de femmes ». Ce sont elles qui, dans la grande majorité des cas, arrêtent leur activité professionnelle pour assurer la garde des enfants.
De réelles avancées en la matière ont été réalisées en politique. Depuis la loi de juin 2000 qui impose pour certaines élections l’égalité de représentation entre hommes et femmes, ces dernières ont en effet fait une entrée en masse notamment dans les conseils municipaux. Les femmes restent cependant très souvent absentes des postes de maire des grandes villes. Là aussi, beaucoup reste à faire pour que la parité hommes-femmes soit respectée.
La situation est paradoxale dans le domaine de la santé. Les femmes ont une avancée considérable sur les hommes, notamment parce qu’elles sont plus attentives à leur corps, qu’elles travaillent dans des conditions moins pénibles physiquement (en moyenne), et que le système de santé de prévention est plus attentif aux mères (par exemple via la protection maternelle et infantile). L’espérance de vie à la naissance des femmes est de 84,2 ans contre 77,2 pour les hommes, en 2006. Mais les modes de vie des hommes et des femmes se rapprochent : du travail à la consommation de tabac ou d’alcool. Ce qui fait que l’avantage aux femmes se réduit : l’écart d’espérance de vie est passé de 8,2 années en 1980 à 7 ans en 2006.

dans le monde. L’égalité hommes-femmes est encore loin d’être atteinte.

Information venant du site de l’Observatoire des inégalités
http://www.inegalites.fr/spip.php?article861&id_mot=27
Pour faire le tour de la question, consultez les dossiers du site
- Les inégalités hommes-femmes au travail
- La question de la conciliation vie familiale - vie professionnelle :
- Le temps des loisirs inégalitairement réparti entre le père et la mère après une naissance
- La maternité pénalise la carrière des femmes
- Les femmes au foyer comptent-elles pour du beurre ?
- Les inégalités hommes-femmes en politique :
- La représentation des femmes parmi les élus
- Les inégalités hommes-femmes dans le monde :
- L’alphabétisation des femmes en retard
- La représentation des femmes dans les parlements mondiaux
et l’ensemble des données, des textes, des brèves d’actualité sur le sujet dans la rubrique "Hommes - Femmes".

A voir aussi :
 La publication de l’Insee Femmes et Hommes - Regards sur la parité - édition 2008.
Ce portrait général de la situation des hommes et des femmes dans des domaines très variés comme l’éducation, le travail, la famille ou la culture, montre que l’on est encore loin de la parité.
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 10:14
Le Sénat fait barrage à l’égalité entre les femmes et les hommes

Alors que l’Assemblée nationale a adopté le 27 janvier dernier un amendement au projet de loi organique relatif à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution prévoyant que le dépôt d'un projet de loi devait être accompagné d'une étude d'impact évaluant les conséquences en termes d’égalité entre les femmes et les hommes, le Sénat a refusé le 18 février d’adopter cette disposition.

Grâce à un amendement déposé par Mme Marie-Jo Zimmerman (Présidente de la délégation aux droits des femmes) et M. Guy Geoffroy, adopté par la Commission des lois, avec l’avis favorable de son Président et Rapporteur M. Jean-Luc Warsmann, l’article 7 prévoyait avant son passage au Sénat que
« Pour chaque catégorie d'administrations publiques et de personnes physiques et morales intéressées, ils [les documents d’études d’impact] estiment les conséquences économiques, financières, sociales et environnementales des dispositions législatives proposées et en analysent l'impact en termes d'égalité entre les femmes et les hommes. ».

Cette disposition saluée à l’Assemblée comme une véritable avancée vers le passage d’une égalité de principe à une égalité réelle, a rencontré l’opposition de la Commission des Lois du Sénat jugeant qu’en la matière il suffisait de s’en remettre à l’appréciation du Parlement. Malgré l’initiative de Mme Michèle André (Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat), représentée par M. Yannick Bodin en séance, cette disposition a été rejetée.

La position du Sénat rappelle celle qu’il a prise au moment du vote de la loi du 30 juillet 2003 réformant le mode de scrutin des sénatoriales qui a limité l'application de la proportionnelle aux départements élisant 4 sénateurs et plus, au détriment des engagements gouvernementaux en matière de parité. Le scrutin uninominal, ne comportant aucune obligation paritaire aux yeux de la loi, concerne depuis la moitié des sièges sénatoriaux.

L’Observatoire de la parité rappelle qu’en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, aucun processus historique « naturel », ni aucune « appréciation » ou bonne volonté individuelle n’a encore fait ses preuves. Si l’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, il en revient au Parlement de se donner les moyens et les outils nécessaires pour faire respecter et garantir dans les faits cette égalité.

Le 20 février, Emmanuelle Latour, Secrétaire générale, Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, Service du Premier ministre, 35, rue Saint Dominique - 75007 Paris, Tel : 01 42 75 86 91, Site : www.observatoire-parite.gouv.fr

                                                                              Et un pas en arrière avant le 8 mars...
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:07

Genre et pouvoir en Europe
 
le numéro 151 de la REVUE INFORMATIONS SOCIALES
de la CNAF, vient de paraître.

L'égalité des femmes et des hommes, loin d'être acquise, n'en finit pas de faire débat. Cet état de fait nous invite à distinguer les droits et l’égalité effective. Rendre visible l’écart entre le principe d’égalité de droit et la réalité est un enjeu permanent pour celles et ceux qui interrogent la construction sociale des inégalités. Dans le domaine du pouvoir, entendu comme la participation à la prise de décision, il est maintenant consensuel de dénoncer la sous-représentation des femmes. Ce consensus masque pourtant une polémique : l’exclusion des femmes du pouvoir n’exprimerait-elle pas le fondement des inégalités entre les sexes, à savoir une autorité virile perçue comme « naturelle » et une division sexuée des tâches entre les sphères publique et privée ?
Ce numéro d’Informations sociales vise à questionner l’inégalité dans l’accès au pouvoir comme dans son exercice. Pour cela, il en met en perspective les différents domaines d’application : les pouvoirs politique, économique et social rythment les trois parties de ce numéro. La réflexion est inscrite dans le cadre européen et fournit ainsi aux lecteurs un certain nombre d’analyses comparatives ou portant plus spécifiquement sur des pays tels que l’Allemagne, l’Espagne, les pays d’Europe de l’Est, la Finlande ou encore la Suède. Tous les articles dépassent le strict cas français, car il s’agit bien d’enrichir nos propres réflexions pour relativiser ce qui ne saurait constituer une « exception » française.



Partie 1 - Genre et pouvoir politique
- L’Europe communautaire, les femmes et le pouvoir - Françoise Gaspard
- Femmes, pouvoir exécutif et construction européenne - Yves Denéchère
- Des quotas légaux et partisans à la parité : panorama des stratégies en Europe - Réjane Sénac-Slawinski
- La longue marche des femmes d’Europe centrale et orientale vers l’égalité politique - Maxime Forest

Partie 2 - Genre et pouvoir économique
- Lutte contre les discriminations dans l’emploi : panorama juridique européen - Marie-Thérèse Lanquetin
- L’égalité de genre dans le syndicalisme : quelques expériences européennes - Rachel Silvera
- Les femmes cadres et dirigeantes d’entreprise en Europe - Soline Blanchard, Nicky Le Feuvre, Milka Metso
- Pouvoir économique en Suède et inégalités des sexes - Elisabeth Elgàn
- L’égalité des sexes dans le champ économique en Allemagne - Silke Bothfeld

Partie 3 - Genre et pouvoir social
- Régimes d’Etat-providence et conventions de genre en Europe - Marie-Thérèse Letablier
- Egalité des sexes et pouvoir en Grande-Bretagne - Françoise Barret-Ducrocq
- Promotion de l’égalité en Espagne - Emanuela Lombardo et Maria Bustelo
- Genre et associations en Europe : le pouvoir en question - Erika Flahault et Anne Guardiola
- Egalité dans la famille : l’exemple des politiques de congés paternels en Finlande - Heini Martiskainen

Focus
Executive women : s'entraider à gravir les échelons
Construire l'Europe de demain avec les femmes : un enjeu démocratique

le numéro 151 de la REVUE INFORMATIONS SOCIALES, peut être commandé par courrier à  la CNAF, avec votre règlement (6,50 €, chèque à l'ordre de la CNAF) à : CNAF - Service des abonnements - 32 avenue de la Sibelle - 75685 Paris Cedex 14 Tél. 01.45.65.54 22

Et vous pouvez toujours relire l'excellent ouvrage d'Agnès Hubert : 

L’Europe et les femmes
Identités en mouvement

L’Europe et les femmes, par Agnès Hubert, Editions Apogée - Recension par M. Van Aerde - Bibliothèque de Domuni 

Recension par Michel Van Aerde, op

Quarante ans après le Traité de Rome et neuf ans après être paru, le livre L’Europe et les femmes, vaut toujours la peine d’être lu. « L’Europe et les femmes » forment en effet le lieu d’un malentendu nous dit Agnès Hubert, chiffres à l’appui, qui nous montre que le vote des femmes a été défavorable à l’Europe en maintes consultations électorales. L’auteur en analyse les multiples raisons[1] et, européenne convaincue, nous montre comment ce regrettable malentendu peut être dépassé.

L’article 119 du traité de Rome (25 mars 1957) proclame le principe de l’égalité de salaire entre hommes et femmes à travail égal. Agnès Hubert en présente l’histoire contrastée des motivations parfois obscures et paradoxales[2]. Il n’empêche que ce principe est porteur d’un dynamisme[3] civilisateur qui favorise la démocratie et l’intégration des nations en un ensemble riche et diversifié. Il y a en effet, selon Agnès Hubert, une étroite relation entre la mentalité masculine et l’état-nation. « L’enjeu de l’égalité entre hommes et femmes (…) dépasse de loin ce que d’aucuns réduisent par facilité à une lutte des sexes[4]. Reconnaître que le féminin n’est pas faible mais solidaire, pas lascif mais patient, pas subordonné mais soucieux des autres, et qu’il n’y a pas de honte à être un homme sans être celui qui domine, ou impose ou tyrannise, est une voie d’entrée essentielle pour construire la solidité de l’Europe et de la paix. L’Europe offre le cadre pour en débattre » p 149

« N’est-ce pas la qualité essentielle de la démocratie que de transformer les rapports d’autorité et les modes de légitimation autrefois dominants, de substituer à la force brutale et incontrôlée la délibération, la participation ? C’est le principe fondateur de la construction européenne » p 128

Pour Agnès Hubert, si l’Europe est « profondément malade », c’est de « n’être déclinée qu’au masculin singulier » p 146. Le mal non nommé « s’apparente à une certaine idée de la virilité qui doit tuer pour vivre » p 144.

Ce livre touche donc aux questions anthropologiques fondamentales du rapport à l’autre, de l’homme et de la femme[5], du national et de l’international. Il est remarquablement bien documenté du fait de l’ample culture de l’auteur, de son expérience professionnelle et de ses relations humaines très étendues.

Les questions posées ne trouvent pas toutes leur réponse, les problèmes n’ont pas encore tous une solution adaptée, ce livre n’est pas une collection de recettes mais présente très honnêtement les difficultés qu’affronte l’humanité, et l’aube d’une nouvelle civilisation qui se présente avec le phénomène européen. Cette vue est pleine de santé et donne à espérer, elle révèle le goût que peut avoir l’Europe, tout son sens.

Michel Van Aerde,
dominicain

                                                                                                                                                                                            

 
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 20:00
Histoire du travail des femmes,

Françoise Battagliola

Paris, La Découverte, coll. Repères,
mise à jour de novembre 2008,
128 p. (première édition 2000)

Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le travail des femmes s’est exercé de plus en plus hors du cadre familial et le salariat est devenu une réalité. Grâce à la progression de la scolarité des jeunes filles, les femmes ont pénétré des secteurs et des professions jusqu’alors occupés par les hommes. Cette concurrence n’a pas manqué de soulever, de façon diverse selon les époques, controverses et ripostes. Aussi, tout en étendant ses champs d’action, l’activité féminine a été limitée dans ses ambitions et les frontières du masculin et du féminin ont été redéfinies.
Plus particulièrement consacré à la France, ce livre interroge les paradoxes d’une histoire où l’activité professionnelle des femmes a toujours été particulièrement fréquente tout en étant marquée par les inégalités liées au genre, montrant à quel point cette histoire est inséparable de celle des rapports de domination des hommes sur les femmes.

 

Introduction  -

I . Le travail des femmes au début de l’industrialisation - 1. Les activités indépendantes des femmes - 2. La famille comme unité de production : l’industrie rurale et l’atelier urbain - 3. Le travail des femmes dans les fabriques - 4. Travail des femmes et cycle de la vie familiale - Le travail des jeunes ouvrières. Les ateliers-couvents

II .  La question de la mesure (1850-1900) -

1. Définir le travail : les recensements de 1851 à 1896 - La notion de profession - Encadré : Saisir les évolutions du travail sur une longue période - Relevé individuel ou familial des professions - Tableau 1 : Exemple du recensement de 1876 - La distinction entre population active et population inactive - L’émergence des chômeurs - Aux frontières entre salariat et non-salariat : les « isolés » -

2. Classer l’activité des femmes - Le cas des femmes participant à l’entreprise familiale - Le cas des femmes exerçant une profession distincte  - « Le classement des femmes est souvent affaire d’interprétation » -

3. L’activité des femmes à travers le recensement de 1896 - Concentration des travailleurs des établissements et travailleurs isolés - La population active par âge - Tableau 2 : Population active par profession en 1896 - Tableau 3 : Proportion d’employés et d’ouvriers dans les établissements de 1 à 10 personnes et proportion de travailleurs isolés par profession- Document 1 : Répartition de la population active par âge et par sexe - Tableau 4 : Proportion de personnes mariées par groupes de professions -

III. La fin du siècle : l’ère de la domestique et de l’ouvrière -

1. Les domestiques - Un statut social ambigu -

2. Les ouvrières de l’aiguille - 3. Les ouvrières du textile et la question de la qualification -

4. L’hostilité syndicale au travail des femmes - Encadré : La voix des féministes -

5. La législation protectrice du travail des femmes - Encadré : Loi sur le travail des enfants, des filles mineures et des femmes dans les établissements industriels - La bataille pour le congé maternité -

IV.  La Grande Guerre : un tournant ? -

1. La mobilisation des femmes - Les ouvrières des usines de guerre et la division sexuelle du travail - Le bénévolat : une propédeutique à la professionnalisation ? -

2. Le reflux de l’activité des femmes ? - Travail ou famille, recomposition des frontières entre les sexes -

V. L’entre-deux-guerres : les femmes à la conquête du tertiaire -

1. Le déclin de la jeune fille oisive - La progression de la scolarité des jeunes filles - Tableau 5 : Répartition des élèves dans les différents types d’enseignements en 1929-1930 - L’entrée des jeunes filles dans le monde du travail - Tableau 6 : Proportion de femmes n’ayant pas travaillé avant trente-cinq ans selon la génération et l’origine sociale - Des trajectoires professionnelles interrompues -

2. Développement des activités tertiaires et salarisation des femmes - Tableau 7 : Répartition de la population active entre les différents « états » professionnels, 1921-1936 - L’entrée des femmes dans les bureaux - Féminisation et évolution des emplois de bureau - Entre vocation et professionnalisation : des métiers féminins - Enseigner - Soigner, assister - Encadré : Les origines - De modestes possibilités de carrière -

VI.  Le droit au travail des femmes en question -

1. Le combat des catholiques -

2. Les femmes et le chômage -

3. Vichy et le travail des femmes : « Mères au foyer, travail des femmes » -

VII. 1945-1975 : prospérité et comportements d’activité des femmes -

1. Activité professionnelle et parcours de vie - Encadré : L’évolution temporelle des comportements - Évolution du temps consacré à l’activité professionnelle au cours de la vie - Des trajectoires professionnelles féminines discontinues - Tableau 8 : Nombre moyen d’années passées dans les différentes occupations par sexe et génération - Tableau 9 : Répartition des femmes par le type de trajectoire professionnelle selon la génération - Document 2 : Taux d’activité par âge selon les générations nées de 1930 à 1955 - Des femmes actives de plus en plus souvent mariées et mères - Tableau 10 : Taux d’activité des femmes avec conjoint selon le nombre d’enfants -

2. Toujours plus de femmes dans le tertiaire  - Tableau 11 : Répartition de la population active par catégorie socioprofessionnelle - 3. Appel à la main-d’œuvre féminine ou politique de la femme au foyer ? - Tableau 12 : Taux d’activité des femmes mariées vivant avec leur mari selon la catégorie socioprofessionnelle de ce dernier en 1968 - Les politiques de la femme au foyer -

VIII.  Tournant XXe- XXIe siècles : crise et comportements d’activité des femmes -

1. Les chemins de l’égalité professionnelle - Les femmes dans les professions supérieures - Encadré : La différence des sexes revisitée - Tableau 13 : Taux de féminisation des professions supérieures en 1982 et en 2002 - Encadré : La féminisation des professions rime-t-elle avec leur dévalorisation ? - Les différenciations sexuées des métiers et des fonctions : des constantes -

2. Des inégalités qui se creusent - Encadré : La Précarité de l’emploi en chiffres - Les femmes aux marges de l’activité, de l’emploi et du chômage - Encadré : Compter les actifs, les chômeurs et les inactifs - Document 3 : Évolution des taux d’activité des femmes de vingt-cinq à vingt-neuf ans selon leur situation familiale (1982-2002) - Des politiques familiales ou des politiques d’emploi ? -

Conclusion -

Repères bibliographiques -

 La réédition mise à jour qu'il vous faut.

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 10:27
Salon des entrepreneurs : Femmes à barbes et autoentrepreneurs

La fréquentation de la 16ème édition du Salon des Entrepreneurs de Paris a connu un afflux considérable, avec une hausse des entrées estimée à 50% pour la première journée, le 4 février 2009 par rapport à la fréquentation 2008. Les 50 000 visiteurs attendus ont sans doute été largement dépassés. En 2008, les trois Salons des entrepreneurs organisés en France (Paris, Lyon et Nantes) avaient attiré 80 000 visiteurs.
Le salon était largement centré sur « la révolution de l’auto-entrepreneur », et de fait l’accès aux stands et conférences consacrés à ce statut était particulièrement difficile. Mais c’est une grande partie des manifestations qui ont attiré un public considérable, occasionnant quelques incidents dus à l’énervement de la foule.
Les stands des réseaux d’appui à la création d’entreprise étaient eux-aussi pris d’assaut à certains moments. L’espace La Fabrique, où la Caisse des dépôts et consignations avait invité tous les réseaux d’accompagnement privés n’a ainsi pas désempli, et en particulier La Fabrique à idées (avec Balise envie d’entreprendre) ce qui confirme l’importance du nombre de visiteurs venus au salon avec une idée ou même juste l’envie d’entreprendre sans encore de projet précis.
Parmi les nombreux stands régionaux, celui de l’Île de France mettait en avant ses soutiens aux entreprises à fort potentiel, à l’économie sociale et solidaire (avec l’Atelier) et aux entrepreneurs des quartiers (avec CréaRîF Quartiers).

La Barbe intervient à rebrousse poil

Entreprendre ? Une affaire d'hommes
Le salon a également été le théâtre d’un autre incident. Dix membres du groupe féministe La Barbe, toutes affublées de barbes, ont interrompu la séance d'ouverture le 4 février 2009. Elles ont déployé une banderole et sont intervenues pour « féliciter » Xavier Kergall, directeur général du Salon, « pour avoir su si bien éviter de confier les rênes des nombreuses sessions du salon à des femmes. »
La première séance de la manifestation n’avait vu monter à la tribune que 10 hommes. Parmi les 43 invités aux grands débats et conférences, on comptait 7 femmes (16%) dont trois ministres : Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Christine Lagarde, ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et Nathalie Kosciusko-Morizet secrétaire d’État chargée de la prospective et de l’économie numérique. Figuraient aussi au programme Sandra Legrand, président-directeur général de Canal CE, Laure Reinhart, directrice innovation d’OSEO, Maria Nowak, présidente de l’Adie, et… Catherine Barba, fondatrice et présidente de CASHSTORE.
La Barbe, rappelle que l'amendement à la Constitution voté le 27 mai 2008 stipule que la « loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales. »
Le groupe a mis en ligne sur son site un petit filmmontrant l'intervention des femmes portant postiche.on peut y entendre la véritable ovation reçue par le groupe à la fin du discours de Corentine. Selon la Barbe, "le sexisme patent" de cette cérémonie d'ouverture "avait eu le don d'exaspérer une bonne partie du public, largement composé de femmes".
allez voir la vidéo(youtube) : http://www.labarbelabarbe.org/Accueil/Accueil.html
Le site de La Barbe : www.labarbelabarbe.org

information de  Benoit Willot,  publiée  le 6 février 2008 sur le site création et emploi


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