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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 09:26

Rapport IGAS sur « l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités familiales » 25 propositions pour favoriser un meilleur équilibre entre pères et mères.

Parmi les mesures-phares proposées par l'auteure du rapport, Brigitte Grésy : la création d'un « congé d'accueil de l'enfant » de 8 semaines, à partager entre les deux parents. Soit un mois chacun. Ce dispositif remplacerait l'actuel congé paternité de 11 jours et viendrait compléter le congé maternité réduit à 12 semaines. Mais ce congé serait « non transférable » : si le père y renonce, la mère ne pourra l'assumer à sa place et ce mois sera perdu. Si le père prend intégralement son quota, la famille bénéficierait d'un bonus d'une semaine supplémentaire indemnisée à prendre avant le premier anniversaire de l'enfant.

Autre piste : raccourcir le complément de libre choix à un an au lieu de trois, en le rémunérant davantage et en isolant, au sein de cette période, deux mois non transmissibles pour l’autre parent ; mettre en place cette mesure de façon progressive

Le rapport propose enfin la création d'un « droit individuel à la parentalité ». Il s'agirait d'un congé de 3 mois pour s'occuper d'un adolescent ou d'un parent dépendant. Les propositions de Brigitte Grésy seraient neutres financièrement puisque le coût du « congé d'accueil de l'enfant » (250 millions d'euros) serait compensé par la réduction à un an du congé parental, même s'il est mieux rémunéré.

http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article202

article mis en ligne le 24/07/2011 par « les clés du social

http://clesdusocial.com/france/fr12-protection-sociale/parentalite-responsabilites-familiales.htm

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:24

L'émancipation des femmes est la transformation sociale majeure de ces cent dernières années. Une révolution qui touche aussi désormais le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord ou l'Amérique latine. Cette transformation est cependant loin d'être achevée et rencontre partout de puissants obstacles. Ce hors-série poche analyse donc à la fois le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir.

Après un état des lieux des inégalités entre les sexes en France,  "Le temps des femmes" propose un tour du monde de la question.

Des historiens, des philosophes, des sociologues, et des économistes s'efforcent également de mieux cerner les enjeux de demain.

Alternatives économiques poche n°051, n°051, septembre 2011, 160 pages.

En kiosque du 24 août au 18 octobre 2011.


Comment les femmes changent le monde

Il s'agit d'une véritable révolution, de la transformation sociale majeure de ces cent dernières années : l'émancipation des femmes. Leurs grands-mères avaient grandi dans un monde où l'on passait de la domination des pères à celle des maris, où il fallait l'autorisation de l'époux pour travailler ou signer un contrat, où le vote et la démocratie étaient exclusivement l'affaire des hommes. Soixante-dix ans plus tard, les femmes accèdent massivement au marché du travail, font des études, exercent leurs droits civiques et peuvent choisir ou non d'avoir des enfants.

Et pourtant, c'est une révolution en grande partie invisible, dont les effets marquent à tel point notre quotidien que nous n'en sommes même plus conscients. Ce mouvement n'est d'ailleurs pas propre à la France. Il s'impose en effet peu à peu dans la plupart des régions du monde, même si c'est sous des formes diverses. Ainsi, quand les Japonaises, massivement diplômées, travaillent mais choisissent le plus souvent de ne pas avoir d'enfants ; ou quand les Iraniennes, qui ont deux enfants en moyenne, accèdent majoritairement à l'université mais encore minoritairement au marché du travail. De même, les Françaises apparaissent comme des privilégiées quand on les compare aux Italiennes, condamnées à choisir entre carrière professionnelle et maternité. Mais notre modèle fait pâle figure face aux pays nordiques, où les pouvoirs publics sont très investis dans le domaine de l'égalité hommes-femmes.

Partout pourtant, cette révolution est inachevée, aux prises avec de multiples inerties. Et de nouvelles difficultés se font jour, même dans les pays développés. Ainsi, les femmes sont plus exposées que les hommes à la pauvreté et à la précarité. A ce propos, une triste " règle des 80 % " semble marquer notre pays, où 80 % des travailleurs précaires sont des femmes, comme 80 % des salariés à temps partiel, et où 80 % des familles monoparentales sont composées d'une femme avec enfant(s)…

De ce point de vue, la nouvelle frontière de l'émancipation des femmes passe par une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Non seulement dans leur intérêt, mais aussi dans celui de la société tout entière : des carrières féminines plus complètes et moins sujettes au temps partiel subi, ce sont aussi moins d'enfants touchés par la pauvreté, davantage de cotisations sociales, davantage de recettes fiscales pour l'Etat… Car c'est également ainsi que les femmes peuvent continuer à changer le monde.

Nous remercions Dominique Méda et les Editions Flamarion pour nous avoir autorisés à reprendre le titre de son ouvrage paru en 2010 : Le temps des femmes. Pour un nouveau partage des rôles. Nous sommes heureux de marquer ainsi notre proximité avec cette auteure et ses réflexions.


Thierry Pech et Naïri Nahapétian
Alternatives Economiques Poche n° 051 - septembre 2011

logo alternatives économiquesDisponible chez votre marchand de journaux et par ce lien :
http://tr1.bp51.net/r5.aspx?GV1=JKYG02MXXXXX0006UG001NL40000LLIIC&mpvrs=0000A57509F8A64D7&dest=sylvie.robert@educagri.fr

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 09:30

Le sport féminin ne se porte pas au mieux. Plusieurs initiatives et travaux récents pointent cette réalité. Ainsi, un groupe "femmes et sport" a été mis en place par le ministère. Et la délégation aux droits des femmes du Sénat formule des propositions, dont certaines s'adressent directement aux municipalités.

Mercredi 13 juillet, le match de football féminin entre la France et les Etats-Unis a réuni plus de trois millions de téléspectateurs sur une chaîne de la TNT. Un record historique pour une discipline qui ne vivait jusqu'à présent qu'à travers sa version masculine. Ce succès est pourtant trompeur. A l'image du Tour de France cycliste féminin, annulé cette année pour des raisons économiques, le sport féminin ne se porte pas au mieux en France. Plusieurs initiatives et travaux récents pointent cette réalité. Un groupe de réflexion baptisé "femmes et sport" a été mis en place par le ministère des Sports, preuve que des questions se posent. Le sociologue et géographe Yves Raibaud, du laboratoire aménagement, développement, environnement, santé et sociétés du CNRS, a rendu publique en juin une enquête intitulée "L'image de la ville par le genre", menée sur l'agglomération de Bordeaux. Un travail qui indique que deux fois plus de garçons que de filles profitent des équipements publics sportifs, culturels ou de loisirs destinés aux jeunes . Le 21 juin dernier, c'était au tour de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat de déposer son rapport annuel dont le thème central portait lui aussi sur "sports et femmes". La première partie de ce texte, consacrée à "la pratique sportives des Françaises" note d'entrée que le sport constitue "le miroir grossissant des inégalités auxquelles sont confrontées les femmes en France et dans le monde".

      "Représentations stéréotypées"

Le rapport s'ouvre pourtant sur une note optimiste : les femmes "sont 65% à déclarer pratiquer régulièrement une activité physique et sportive", ou encore : "Des sportives de haut niveau participent à des compétitions dans la quasi-totalité des disciplines olympiques, et quelques-unes d'entre elles ont acquis une notoriété médiatique comparable à celle de leurs homologues masculins." Sur la foi d'auditions menées de novembre 2010 à mai 2011, les sénatrices et sénateurs membres de la délégation estiment toutefois que "si la pratique féminine sportive a beaucoup progressé, elle reste cependant marquée par un certain nombre de spécificités qui montrent le chemin qui reste à parcourir pour parvenir à une véritable égalité avec la pratique masculine". Ainsi, "les femmes tendent […] à se concentrer sur quelques disciplines sportives considérées a priori comme plus 'féminines'." Concrètement, dix-huit fédérations comptent moins de 10% de licenciées, dont le football (2,7%), le rugby (4,1%), le motocyclisme (5,4%) ou le hockey sur glace (9,3%). Une différence qui ne traduirait pas nécessairement la persistance des discriminations à l'encontre des femmes, mais relèverait plutôt de l'autoexclusion en raison de "représentations stéréotypées" et du "poids des normes religieuses".

        Facteurs culturels et inégalités sociales

Selon le rapport de la délégation aux droits des femmes, la pratique sportive féminine est ainsi affectée par les inégalités sociales. Le document note que, lorsque le revenu familial est inférieur à 1.830 euros, seules 45% des filles pratiquent une activité sportive, contre les 75% des garçons. Et seulement 32% des filles en zone d'éducation prioritaire (ZEP) pratiquent un sport en club, contre 80% dans les classes moyennes et supérieures. Pour expliquer ces résultats, les rapporteurs mettent souvent en avant des "facteurs culturels" ainsi que "l'effet des politiques volontaristes menées dans les années 1990" pour "redynamiser et pacifier les banlieues". Des actions qui "ont eu pour effet involontaire d'exclure les filles, les garçons se réservant le football de rue et l'usage des 'playgrounds'". Un constat qui rejoint les conclusions d'Yves Raibaud sur l'agglomération bordelaise. Dans les ZEP, le poids de la culture chez certaines populations va même jusqu'à provoquer des pratiques traditionnellement écartées pour en éviter d'autres : "Un nombre croissant de filles d'origine maghrébine pratique le football […]. En revanche, plus la pratique est esthétisée, érotisée (par exemple dans le cas de la gymnastique ou de la natation), plus les filles sont rares", a témoigné la doctorante Charlotte Parmentier devant la délégation.

D'autres facteurs affectent encore la participation des filles aux activités physiques et sportives. D'une part un encadrement très souvent assuré par des personnes retraitées, plus disponibles pour des raisons de temps. Or, pour la délégation, ces personnes "ne peuvent entièrement s'abstraire des conceptions de leur génération" et ne sont pas "portées à remettre en question des stéréotypes sexués qui écartent les jeunes filles de la pratique de certains sports". Elle considère donc que la mixité des encadrants "constitue un enjeu essentiel pour l'avenir de la pratique féminine". D'autre part, le rapport déplore l'existence d'équipements sportifs parfois inadaptés à la pratique sportive féminine. D'abord parce que, souvent anciens, ils sont destinés à des sports traditionnels, intéressant plutôt un public masculin. Ensuite parce que, souvent saturés en termes de fréquentation, leurs meilleurs créneaux horaires sont très largement occupés par les équipes masculines dont les performances sont plus valorisées.

       Féminiser la politique de la ville ?

Pour la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat, l'amélioration de la pratique sportive féminine "nécessite une politique volontaire" et "passe par une action conjointe des principaux acteurs du sport en France : administration, mouvement sportif et collectivités territoriales". Le problème des "filles des banlieues" débordant même, selon elle, du cadre strictement sportif pour questionner "la féminisation de la politique de la ville".

      La délégation énonce enfin une série de recommandations :

- "encourager et élargir la pratique sportive féminine", en tenant notamment compte les attentes spécifiques des femmes dans ce domaine ;

- "tirer pleinement parti du rôle positif du sport à l'école", par exemple en labellisant les clubs sportifs qui s'impliquent dans le sport féminin ;

- "encourager les fédérations à davantage de mixité", à l'image de la Fédération française de football qui a décrété une obligation de créer des clubs féminins assortie, le cas échéant, de sanctions ;

- "sensibiliser les municipalités à l'exigence de mixité et d'égalité", par exemple en prenant en compte l'égal accès des femmes et des hommes dans le cahier des charges des projets de nouveaux équipements.

La délégation suggère enfin la création, sous l'autorité du ministère des Sports, éventuellement dans le cadre de la nouvelle Assemblée du sport, d'un Observatoire national de l'égalité dans le sport. Ce dernier traiterait à la fois "des inégalités de genre mais aussi de l'égalité entre sport et handisport et de l'accès au sport des seniors". L'éventuelle mise en oeuvre de ces recommandations pourra s'appuyer sur les travaux d'Yves Raibaud qui, après avoir travaillé sur l'agglomération bordelaise, a lancé une étude similaire à Toulouse et Ramonville (Haute-Garonne) dont la méthodologie pourrait déboucher sur une offre de diagnostic territorial.

Jean Damien Lesay, publié le lundi 25 juillet 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262199067&cid=1250262165419

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 10:00

En général au sein d’un couple, les femmes s’occupent davantage des enfants que les hommes. Mais tout dépend de la nature des tâches à réaliser... Une étude extraite de Politiques sociales et familiales.

Le partage des activités parentales de soins et d’éducation des enfants est au coeur des problématiques sur l’égalité entre les hommes et les femmes et sur la transmission intergénérationnelle des comportements sexués. La participation des mères et des pères selon la nature des tâches réalisées (habillage, aide aux devoirs, accompagnement, coucher, loisirs), ainsi que son évolution en quelques années, sont analysées grâce à deux vagues de l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnelles réalisées en 2005 et 2008 par l’Institut national d’études démographiques. Dans un premier temps, l’analyse comparée entre les deux dates permet de dresser un panorama de l’évolution des implications paternelles et maternelles, notamment grâce à un « suivi » des couples parentaux au cours de la période. Dans un second temps, les raisons des changements sont étudiées. L’activité professionnelle des femmes et ses transformations au fil des années apparaissent primordiales pour la redéfinition du partage des activités, mais elle résulte aussi d’autres caractéristiques sociodémographiques de la famille et du couple.

L’intégralité de l’article de Carole Brugeilles et Pascal Sebille, "Partage des activités parentales : les inégalités perdurent", paru dans Politiques sociales et familiales, n°103, mars 2011, est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous.

Publié le 10 mai 2011 par l’observatoire des inégalités

http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1435

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:10

La France occupe une position favorable sur plusieurs dimensions des vies familiale et professionnelle :
- la fécondité est très supérieure à la moyenne de l'OCDE et l'une des plus proches du niveau de 2,1 enfant par femme permettant le remplacement des générations ;
- le taux d'emploi des femmes âgées de 25 à 54 ans est à 76,6% lui aussi supérieur à la moyenne, avec près de 80% des femmes travaillant à temps plein ;
- la pauvreté infantile (8% des enfants de 0 à 17 ans) est elle aussi très inférieure à la moyenne OCDE (12.75%), malgré une augmentation légère ces dernières années.
Ces résultats positifs vont de pair avec un important investissement réalisé en direction des familles couvrant toute la période de l'enfance. Les dépenses en faveur de la politique familiale sont nettement supérieures à celle de la moyenne de l'OCDE.

54 600 dollars contre 37 500 pour un enfant âgé de moins de 6 ans

57 000 dollars contre 52 800 pour un enfant de 6 à 11 ans

72 200 dollars contre 58 600 pour un enfant de 12 à 17 ans

     Mais :  

En dépit de ces résultats positifs, l'accès à l'emploi des mères avec de jeunes enfants ou une famille nombreuse pourrait être amélioré par une répartition plus égale entre pères et mères du travail domestique. Dans les pays où le taux d'emploi des femmes est élevé, les hommes participent davantage à ce travail. En France, les femmes cumulent fortement  !

L'important soutien reçu par les familles qui travaillent sous forme monétaire ou de services permet à une majorité de mères françaises de concilier un emploi avec leurs responsabilités familiales (60% des mères d'enfants de moins de 17 ans). Cependant les mères de famille nombreuse ou avec un enfant de moins de trois ans ont une chance plus faible d'être en emploi (respectivement 38% et 53%, contre 44% et 52% en moyenne dans l'OCDE). La structure des transferts financiers et la spécificité du congé parental contribuent à cette situation.

Des transferts financiers importants aident les ménages à prendre en charge le coût d'une famille nombreuse. Toutefois, ces familles peuvent avoir un niveau de vie proche ou inférieur au seuil de pauvreté lorsqu'un parent ne travaille pas ou est en congé parental.

     Qui paie ?

Dépenses supérieures, résultats meilleurs. S'il est bon que la politique familiale française bénéficie d'un investissement financier important, il est possible aussi de s'interroger sur son mode de financement. Il est aujourd'hui essentiellement assis sur des cotisations prélevées sur les entreprises au prorata du nombre de salariés. C'est donc l'entreprise qui finance les dépenses familiales. Ne serait-il pas plus équitable que la politique familiale soit financée par tous les revenus, du travail, du capital, des rentes, des revenus immobiliers, des prestations retraites, etc. Après tout, tout le monde a intérêt à avoir un pays dont les jeunes assurent le renouvellement.

     Bravo, mais.

Comme ailleurs, le fait d'avoir des enfants "reste un frein" au travail des femmes, relève l'OCDE. Seulement 38% des Françaises mères de trois enfants et plus travaillent pour 44% dans l'OCDE.

- Elle note aussi la baisse importante, ces dernières années, de la prise en charge à l'école maternelle des petits de deux ans, alors que "l'accès précoce à l'école maternelle facilite le retour à l'emploi des mères", note Olivier Thévenon, qui relève aussi un "sous développement des modes de garde extra-scolaires" pour les plus grands.

De plus, "les pères ne sont pas incités à prendre un congé parental". Or, comme le montrent les exemples de l'Allemagne et de l'Islande, un congé pas trop long et bien rémunéré est incitatif pour eux, à condition qu'il soit partagé entre les parents, dit l'OCDE, qui ne donne ni montant ni durée souhaitables. Un congé davantage pris par les pères réduirait les inégalités professionnelles entre les sexes dans l'OCDE, est-il souligné: le taux d'emploi des femmes est de 13 points inférieur à celui des hommes et elles gagnent 16% de moins.

      Enfin, chasser cette fausse idée :

« L'idée qu'il faudrait renvoyer les femmes à la maison pour qu'elles aient plus d'enfants, ça ne marche pas", énonce le rapport de l'OCDE. C'est le contraire qui se passe. Car il y a une relation entre emploi des femmes, équipements de garde des enfants et fécondité. La difficulté pour une femme d'exercer un emploi en ayant des enfants est un facteur, sinon LE facteur, qui la décourage d'en faire.

mis en ligne au19/05/2011 dans Clefs du Social

http://clesdusocial.com/france/fr14-societe-civile/vie-familiale-vie-professionnelle.htm

 

 

 
 
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 09:46

Les inégalités entre filles et garçons - en faveur de ces derniers - ne concernent pas que l'alimentation. A lire le rapport que le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) vient de publier sur la situation des adolescents dans le monde, elles constituent même une constante, tous domaines confondus.

En 2009, la planète comptait 1,2 milliard d'adolescents âgés de 10 à 19 ans, soit 18 % de la population mondiale. La grande majorité d'entre eux (88 %) vit dans des pays en développement. Dans toutes les régions pour lesquelles des données sont disponibles (pays industrialisés compris), les garçons sont plus nombreux que les filles, l'écart étant particulièrement marqué en Asie du Sud, en Asie de l'Est et dans le Pacifique. Mais que la parité soit proche ou non, les filles, dans l'immense majorité des pays, restent exposées à plus de souffrances et de difficultés que les garçons.

En matière de santé, d'abord. Dans de nombreux pays et communautés, le mariage des enfants est considéré comme le meilleur moyen de protéger les filles contre la prédation sexuelle, la promiscuité et l'ostracisme social.

"De nombreuses adolescentes sont obligées de se marier jeunes et sont confrontées, lorsqu'elles tombent enceintes, à un risque de mortalité maternelle bien plus élevé, leur corps n'étant pas assez mûr pour supporter l'expérience", précisent les rapporteurs de l'Unicef, en soulignant qu'"il est crucial d'investir pour que les jeunes adolescents aient accès à des informations et à des services de santé procréative et sexuelle".

ENFANTS-SOLDATS

En Amérique latine, une étude a montré que les filles accouchant avant l'âge de 16 ans sont trois à quatre fois plus exposées à un décès que les jeunes femmes d'une vingtaine d'années. Ce à quoi s'ajoutent les risques des avortements non médicalisés, dont le nombre est estimé chez les adolescentes à entre 1 et 4 millions par an dans le monde.

En matière d'éducation, ensuite. En raison des multiples formes de discrimination dont elles font l'objet (travaux domestiques, grossesses précoces, exclusion sociale ou ethnique), le taux net de scolarisation dans le secondaire, à l'échelle mondiale, est plus faible chez les filles (48 % de 2005 à 2009) que chez les garçons (53 %).

Cette inégalité est importante dans les pays les moins développés (Afrique subsaharienne, Asie du Sud). La fréquentation du secondaire est en revanche plus élevée chez les filles que chez les garçons en Asie de l'Est et dans le Pacifique, ainsi qu'en Amérique latine et aux Caraïbes.

En matière de violences, enfin. Des rares données disponibles dans ce domaine (recueillies dans onze pays seulement), il ressort que "la violence physique ou sexuelle touche un grand nombre d'adolescentes âgées de 15 à 19 ans, l'Ouganda détenant le taux le plus élevé avec 65 %".

Si la mutilation génitale et l'excision, le mariage précoce, la violence sexuelle et la servitude domestique concernent un nombre bien plus important de filles que de garçons, l'Unicef rappelle que la violation de certains droits humains, en revanche, touche principalement les garçons, "en raison de postulats liés à leur sexe". Ils sont ainsi les premiers à être enrôlés de force pour devenir des enfants-soldats, et c'est généralement à eux que sont confiés les travaux les plus pénibles.

Catherine Vincent

 Article paru dans l'édition du 26.02.11 de Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 10:00

Le vieux slogan « à travail égal salaire égal » ne suffit pas à assurer l'égalité entre les femmes et les hommes. Des chercheurs proposent un autre modèle.

         Métiers d'homme et métiers de femme

La combinaison des aspirations des femmes, de la pression sociétale et des intérêts bien compris des entreprises a fait converger spectaculairement les taux d'activité masculin et féminin. En 1975, 53 % des femmes de 15 à 64 ans étaient actives, contre 84 % des hommes. En 2011, 66 % des femmes sont actives, contre 75 % des hommes. La différence entre les taux masculin et féminin a donc chuté de 22 points en trente-cinq ans !.

Mais cette moyenne de 9 femmes pour 10 hommes en activité est loin de se retrouver dans tous les métiers. Les effectifs par sexe sont très déséquilibrés. Le métier de secrétaire est féminin à 98 %. Dans les écoles primaires et maternelles on trouve 81 % de femmes. Elles dominent dans le secondaire (57 %,) mais pas encore dans le supérieur : 40 % des maîtres de conférences et seulement 18 % des professeurs d'université sont des femmes. Dans les banques, elles sont nettement majoritaires : 53 %, un taux en constante progression.

A l'autre extrémité du spectre, l'armée de terre compte 11 % de femmes, dont 2 % des officiers sortis de Saint-Cyr, avec de fortes différences selon les armes : totalement absentes dans la légion étrangère, elles sont moins rares dans le matériel (15 %) et dans le service de santé (19 %).

Il est plus surprenant que dans des entreprises publiques aux métiers très divers, et où l'on ne risque pas de manier le couteau de tranchée, les femmes restent très minoritaires : 25 % chez EDF etseulement 19 % à la SNCF. Dans cette dernière, les différences entre catégories ou métiers sont très fortes : 23 % des cadres sont des femmes, mais seulement 0,9 % des agents de conduite.

       Des différences plus ou moins explicables

On comprend que les jeunes filles ne s'engagent pas en masse dans les unités combattantes de la légion étrangère. Mais pourquoi conduire un train est-il un métier à 99 % masculin, et s'occuper de malades une activité à 70 % féminine ? Conduire un TER ou un TGV n'exige pas une force physique particulière. Il faut des réflexes, du sang-froid, la faculté de maintenir sa vigilance pendant plusieurs heures. Toutes qualités que l'on trouve aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Quant aux conditions de travail, elles ne diffèrent guère : comme le conducteur de train, l'infirmière en hôpital peut travailler de jour et de nuit, 365 jours par an, et la durée de son temps de travail hebdomadaire est même supérieure à celle du « roulant ». Enfin, la SNCF encourage vivement et depuis des années les candidatures « diverses » à tous les postes.

      Une gestion différenciée selon le genre ?

Constatant que ces situations évoluent très peu et très lentement, un thésard a cherché comment mieux adapter les méthodes de gestion des personnels à la réalité observé. Il distingue deux types de management des ressources humaines : le modèle « universel monolithique », qui ne fait aucune différence entre les hommes et les femmes, et le modèle « pluriel » de gestion de la diversité : des règles spécifiques sont édictées pour les personnes risquant d'être discriminées : les handicapés, les minorités ethniques, les travailleurs vieillissants, les femmes. Sa thèse est qu'il existe une troisième possibilité, celle d'une gestion « différenciée selon le genre » visant à une égalité réelle, dans le respect des différences, et refusant à distinguer une majorité « normale » (les hommes) et une minorité parmi d'autres (les femmes).

       Les trois rôles sociaux des femmes et le « plafond de verre »

Théoriquement, dans notre pays, tout est fait pour qu'hommes et femmes aient les mêmes droits et les mêmes chances. Mais dans la réalité, on constate que les femmes ont trois rôles : la reproduction, la production de divers services dans la sphère familiale et la participation à l'activité économiques à l'extérieur de cette sphère. Si pour ce dernier rôle il semble tout à fait possible d'atteindre l'objectif d'égalité, ce ne peut évidemment pas être le cas pour le premier, exclusivement féminin. Quant au deuxième, on souhaite depuis des années que sa répartition s'équilibre au sein des couples, mais de fortes pesanteurs sociologiques freinent ce rééquilibrage, et les femmes assurent toujours le plus gros des tâches ménagères, du soin des jeunes enfants et de celui des ascendants âgés.

Face à cette situation, la pratique la plus fréquente de l'entreprise sérieuse est d'appliquer scrupuleusement les lois sociales protégeant la mère de famille, d'ignorer l'épouse et la ménagère, et de respecter une égalité de principe entre salariés des deux sexes. Cette attitude irréprochable construit le fameux « plafond de verre ». Appliquer des règles identiques à des salariés placés dans des situations irrémédiablement différentes conduit en effet à des inégalités aussi manifestes qu'appliquer des règles différentes à des salariés placés dans des situations identiques.

La réflexion universitaire sur ces questions de genre est opportune. Il reste à vérifier sa pertinence dans le monde réel, et à construire des règles de recrutement, de management et de gestion des carrières qui en tiennent compte.

   Marc Mousli , Alternatives économiques février 2011logo alternatives économiques
Dossier Web n° 055 -

http://www.alternatives-economiques.fr/pourquoi-gerer-differemment-les-hommes-et-les-femmes--dans-l-entreprise_fr_art_634_53176.html

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:52

Les femmes constituent seulement 34,4 % des travailleurs indépendants de l’UE ; le potentiel de création d’entreprises dirigées par des femmes est donc énorme et doit être encouragé.

Le fait que 39,4 % des femmes choisiraient d’être auto-entrepreneurs, contre 50,2 % des hommes, montre que les femmes hésitent davantage à devenir chefs d’entreprise. C’est dans ce contexte que la Commission européenne a contribué en 2009 à l’établissement du Réseau européen des ambassadrices de l’esprit d’entreprise dont l’objectif est d’inviter des femmes chefs d’entreprise ayant réussi à faire campagne pour encourager d’autres femmes à fonder leur propre entreprise. La deuxième phase du Réseau européen des ambassadrices de l’esprit d’entreprise a été lancée au cours d’une manifestation d’ouverture et de « réseautage » qui est co organisé par la Commission européenne et la Présidence belge du Conseil de l’UE.

Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat, a déclaré : « L’Europe doit s’appuyer sur ses petites entreprises. Aider les femmes entrepreneurs est essentiel pour stimuler la croissance car le potentiel entrepreneurial des femmes n’a pas encore été pleinement exploité. Notre initiative jouera un rôle important pour encourager les femmes à franchir le pas et à créer leur propre entreprise, ce qui sera bénéfique pour elles et contribuera à une relance économique durable. »

Des études ont montré que les femmes créent en général des entreprises plus petites, mais relativement plus viables. Elles sont également considérées comme plus prudentes que les hommes et plus conscientes du risque d’échec. Souvent, les femmes s’impliquent donc pleinement dans les entreprises après une période d’essai plus longue. Les ambassadrices de l’UE aident à surmonter ces doutes et s’efforcent d’encourager et de motiver les femmes à devenir chefs d’entreprise en leur racontant leurs propres expériences.

Le Réseau européen des ambassadrices de l’esprit d’entreprise a été lancé le 5 octobre 2009. Quelque 150 ambassadrices de l’esprit d’entreprise originaires de 10 pays européens (Danemark, France, Allemagne, Islande, Irlande, Italie, Norvège, Pologne, Slovaquie et Suède), sélectionnées lors d’un appel à manifestation d’intérêt de la Commission, se sont retrouvées pour « réseauter » et assister à la cérémonie inaugurale.

Après un second appel lancé aux ambassadrices, 12 nouveaux pays (Albanie, Belgique, Croatie, Chypre, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Malte, Portugal, Roumanie, Serbie et Royaume Uni) rejoindront aujourd’hui le réseau, ce qui portera à 250 le nombre des ambassadrices. Son Altesse Royale la Princesse Mathilde de Belgique remettra leurs titres aux nouvelles ambassadrices.

Depuis la création du Réseau européen des ambassadrices de l’esprit d’entreprise, les États membres de l’UE se sont efforcés de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Parmi les mesures prises, on peut citer les exemples suivants :

 en Espagne, des programmes de micro-crédit, de parrainage, de tutorat et de subvention s’adressant aux femmes entrepreneurs ont été établis ;
 la Lettonie a créé des programmes de parrainage spécifiques ;
 la Finlande propose des micro-crédits et un système de remplaçants pour les auto entrepreneurs ;
 l’Autriche et les Pays Bas ont présenté un programme d’aide pour les femmes entrepreneurs qui doivent prendre un congé de maternité, de maladie ou pour raisons familiales ;
 la Roumanie organise des journées de l’entrepreneuriat féminin ;
 le Royaume Uni a créé un réseau de « Women’s Enterprise Ambassadors » et a établi un programme « Flying Start » encourageant l’esprit d’entreprise chez les jeunes diplômées.

La prochaine étape pour le Réseau européen des ambassadrices de l’esprit d’entreprise sera la création d’un réseau de marraines en 2011 afin d’accroître le niveau du soutien apporté aux femmes entrepreneurs.

Publié par Place publique février 2011

Pour en savoir plus : http://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/promoting-entrepreneurship/women/index_en.htm

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6086

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:56

Quelques repères pour l'approche par genre

Quelques notions !   

Egalité :  La notion d’égalité des chances est définie par la Commission Européenne comme « une absence d’obstacle à la participation économique, politique et sociale en raison du sexe ». 

Le genre :  La notion de genre s’inscrit dans une définition sociopolitique qui souligne l’importance de la construction sociale du masculin et du féminin. Le genre définit les différences socialement, culturellement et politiquement construites et déterminées.

Le genre comme outil d’analyse permet de décrire le féminin et le masculin comme des constructions sociales. C’est pourquoi, le genre ne se réfère pas  aux femmes et aux hommes en soi, c’est-à-dire à une « nature » mais aux rôles des unes et des uns ainsi qu’aux relations  qui existent entre eux. Il permet donc d’analyser l’organisation sociale des rapports entre les sexes, c’est-à-dire de repérer les rôles occupés ou assignés (question du choix) selon qu’on est homme ou femme. Ces rôles varient en fonction de la société, de la culture, de la classe économique, de l’âge et du contexte historique. Penser avec la notion de genre permet donc de déconstruire, lorsqu’ils sont inégalitaires, afin de se diriger vers une réelle égalité, de droit et de faits, entre homme et femmes

Le mainstreaming : ce terme signifie la prise en compte de l’égalité des femmes et des hommes dans toutes les politiques, toutes les actions, et ce à tous niveaux…  C’est-à-dire « mobiliser à la fois les instruments juridiques,les moyens financiers et les capacités  d’analyse et d’animation de la Communauté pour introduire dans tous les domaines de la construction des relations équilibrées entre les femmes et les hommes ». (Commission Européenne 1996, « Intégrer l’égalité Femmes/Hommes dans l’ensemble des politiques et actions communautaires » )

Mixité : La notion de mixité professionnelle fait référence à la possibilité pour les hommes et les femmes regroupés sur leur lieu  de travail, d’avoir accès à une répartition égale de l’emploi.

La parité :  Désigne une représentation égale d’hommes et de femmes au sein d’une instance, d’une organisation. Son critère est quantitatif (numérique). La parité en politique est pensée comme une modalité propre de l’égalité, c’est-à-dire qu’elle doit permettre un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.

Une analyse sexuée :  identifie et examine les éléments masculins, les éléments féminins présents ou absents d’un ensemble (projet, contexte, évènement, etc…) en vue de faire apparaître la réalité des équilibres ou des déséquilibres entre ces deux éléments. Elle est d’autant plus pertinente que les données analysées sont également sexuées.

 Empowerment: La traduction française d’« empowerment » a quelque chose à voir avec la notion de « montée en puissance (sa propre puissance) de la personne ». Elle désigne les processus de développement des capacités d’une personne à occuper des fonctions pour lesquelles elle a les compétences (y compris responsabilités et pouvoir) mais aussi à être autonome et à se rendre acteur – actrice de sa vie.

L’approche par genre participe d’une logique de transformation sociale et touche, par la même, à cette question d’empowerment. Elle interroge: comment favoriser l’empowerment des hommes et des femmes, l’égalité de déploiement des potentiels des hommes et des femmes quand la répartition des rôles reste figée, pré distribuée, quand celles-ci sont écartées de certaines fonctions de décisions et de responsabilité, de l’exercice du pouvoir par exemple. On voit bien dans cet exemple que l’exclusion durable des femmes de l’exercice du pouvoir politique, même dans les sociétés les moins inégalitaires, reflète une résistance à modifier les modalités de gouvernance habituelle, une résistance non dite à l’empowerment.

 


Des dates clés!

1836 : L'Ordonnace du 23 juin organise l'enseignement primaire pour les filles

1907 : La loi du 13 juillet accorde aux femmes mariées la libre disposition de leur salaire

1938 : Suppression de l'incapacité civile : les femmes peuvent s'inscrire à l'universite sans l'autorisation de leur mari (loi du 18 février)

1944 : Par ordonnance du 21 avril, signée du Général De Gaulle, "les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes"

1946 : Le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines est désormais inscrit dans le préambule de la Constitution. L'arrêté du 30 juillet supprime la notion de "salaire féminin"

1965 : La loi du 13 juillet modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

1967 : Loi Neuwirth du 28 décembre : la contraception est autorisée

17 janvier 1975 : La loi Veil légalise l'avortement

1983 : La loi Roudy établit l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (13 juillet)

1993 : La loi du 8 juillet affirme le principe de l'exercice conjoint de l'autorité parentale à l'égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents (mariés, concubins, divorcés, séparés,...)

2001 : Adoption de la loi Génisson (9 mai 2001) sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

11 avril 2003 : Loi relative ) l'élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen ainsi qu'à l'aide publique aux partis politiques, cette loi stipule notamment :

- pour les élections régionales, "au sein de chaque section, la liste est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe" art4

- pour les élections européennes, qui sont organisées dans le cadre de huit circonscriptions électorales divisées en sections régionales, "la liste (des candidats par circonscription) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe" (art 17)

article sur le blog observatoires-activites-femmes.over-blog.com

http://observatoires-activites-femmes.over-blog.com/categorie-919832.html1229346131_we-can-do-it.jpg

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 10:04

 

 

Le mage,
la revue Travail, genre et sociétés 
et le cerlis 
organisent un débat


autour de la Controverse du n° 23/2010 
de Travail, genre et sociétés


 

 Femmes 
et performances économiques : 
une liaison dangereuse ?



Amphithéâtre Durkheim – 17 rue de la Sorbonne - 75005 Paris

 
jeudi 17 février 2011
de 17h à 20h

 

Ouvertures 

·         François de Singly, directeur du Centre de recherche sur les liens sociaux (cerlis)-cnrs-Université       Paris Descartes

·         Margaret Maruani, directrice du gdre Mage 
et de la revue Travail, genre et sociétés

 

Débat animé par

·         Jacqueline Laufer, sociologue, hec-Paris

·         Marion Paoletti, politologue, Université Montesquieu-Bordeaux iv

 

avec la participation de

·       Michel Ferrary,  Gestion des ressources humaines, hec Genève - Université de Genève  et chercheur associé à Skema Business School

·       Irène Jonas, sociologue

·       Danièle Meulders, économiste, 
Solvay Brussels School of Economics and Management, Université Libre de Bruxelles

·       Catherine Vidal, neurobiologiste, Institut Pasteur         

   

Débat animé par

·       Jacqueline Laufer, sociologue, hec-Paris

·       Marion Paoletti, politologue, Université Montesquieu-Bordeaux iv

 

avec la participation de

·       Michel Ferrary,  Gestion des ressources humaines, hec Genève - Université de Genève  et chercheur associé à Skema Business School

·       Irène Jonas, sociologue

·       Danièle Meulders, économiste, 
Solvay Brussels School of Economics and Management, Université Libre de Bruxelles

Catherine Vidal, neurobiologiste, Institut Pasteur

 www.mage.fr


 


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