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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 10:09
CE l’égalité entre les femmes et les hommes (2006-2010)


La Commission européenne a adopté un rapport à mi-parcours sur l’état d’avancement de la feuille de route pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2006-2010), qui montre des progrès significatifs.

La Feuille de route établit un cadre ambitieux pour la promotion de l’égalité femmes-hommes dans les activités de l’Union. Le rapport montre des progrès significatifs.
L’égalité femmes-hommes a joué un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs de la stratégie de Lisbonne de l’UE.
Le rapport conclut toutefois que l’impact différencié sur les femmes et les hommes n’est toujours pas pris suffisamment en compte par la Commission lorsqu’elle conçoit ses politiques et programmes. Il faudrait renforcer la sensibilisation aux enjeux sociaux et politiques de l’égalité femmes-hommes, ce qui nécessite impérativement une volonté politique forte.

La Feuille de route représente l'engagement de la Commission à faire progresser la politique d'égalité entre les femmes et les hommes en partenariats avec les Etats membres et d'autres acteurs.

La Feuille de route pour l'égalité entre les femmes et les hommes met en avant six domaines prioritaires pour l'action de l'UE relative à l'égalité:

    * Une indépendance économique égale pour les femmes et les hommes;
    * La conciliation de la vie privée et professionnelle;
    * Une représentation égale dans la prise de décision;
    * L'éradication de toute forme de violence fondée sur le genre et de la traite d’êtres humains;
    * L'élimination des stéréotypes de genre;
   * La promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes dans les politiques externes et de développement. 

Pour chaque domaine, la commission européenne identifie des objectifs prioritaires et des actions.

voir le site europa de la CE
Ceci est aussi un petit rappel aux porteurs de projets européens.
On avance, on avance …encore un effort…



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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 10:26

Des femmes main dans la main


L'Espace Femmes du Pays de Dinan existe depuis deux ans. Structure d'accueil et d'écoute, de prise en charge de drames parfois lourds, c'est aussi un lieu d'activités, de divertissements et de rencontres. Un endroit où l'on vient un moment déposer son fardeau, chercher de l'amitié et même souvent de la joie.

Toutes ensembles pour créer un lieu d'écoute et d'action
Les personnes les plus touchées par le chômage sont les femmes. Nombre d'entre elles peuvent se trouver dans des situations délicates : seules avec des enfants à charge et pour tout revenu le RMI . Ces femmes sont plus nombreuses dans le Pays de Dinan qu'ailleurs sur les Côtes d'Armor. Ce sont elles-mêmes qui se sont rassemblées, organisées, battues pour qu'un lieu d'accueil tel que l'Espace Femmes existe : une initiative qui vient du cœur même de la population.
Au départ, chacun de leur côté, deux groupes de femmes dinannaises rêvaient de projets.
- Le premier, l'Atelier collectif femmes, groupe de réflexion sur la place de la femme dans la société, sur son rapport aux hommes.
- Le deuxième, un réseau de femmes en difficulté, toutes issues du quartier HLM nord-est de la ville.
Une animatrice, qui faisait alors une formation d'atelier coopératif, les a invité à se rencontrer. Les premières, plus centrées sur la réflexion, voulaient créer un lieu d'écoute. Les deuxièmes, ayant toutes le désir de sortir de chez elles et d'évoluer, voulaient un lieu d'action. Une mission d'écoute et d'action qui prendrait racine au cœur urbain du GAL et qui s'étendrait sur tout le territoire rural.

Quand diversité rime avec solidarité
Après consultations des différents acteurs sociaux, après de nombreuses demandes de soutien, de longues réunions pour consolider les fondements de ce projet, l'Espace Femmes s'est enfin ouvert sur 400m², dans l'ancienne caserne Duguesclin, au cœur de la ville.
Son champ d'actions concerne l'ensemble du territoire, y compris les communes plus rurales autour de Dinan. Si l'on devait décrire l'ambiance qui règne à l'Espace Femmes, on parlerait plutôt de « foyer » avec tout ce que terme comporte de chaleur. Les fondatrices tiennent également au mot « diversité ». Celles qui poussent la porte du local viennent de tous horizons : qu'elles soient pauvres, aisées, retraitées, artistes, célibataires, divorcées ou lesbiennes… Le rayonnement de l'Espace Femmes s'étend sur tout le territoire : sur 345 adhérents, 40% viennent de 58 communes dispersées aux quatre coins du GAL.
Les activités sont, elles aussi, très diverses. Ici, on vient pour prendre des cours de yoga, de sophrologie, participer à des ateliers cuisine, se confier au personnel d'accueil, chercher des solutions juridiques, connaître ses droits quand on subit la violence conjugale ou simplement discuter entre femmes. Grâce à toutes ces personnalités et possibilités, la solidarité s'installe, des moments de rire et de joie s'immiscent au cœur des vies les plus difficiles. Exactement ce dont rêvaient Annie Ollagnier, coordinatrice de l'Espace, et ses partenaires…

Un bilan qui va bien au-delà des résultats chiffrés
A l'heure du premier bilan, au lieu de donner des résultats chiffrés, Annie Ollagnier préfère évoquer des faits qui prouvent l'absolue nécessité d'un tel lieu : elle raconte par exemple l'histoire de cette femme noire qui parcourait chaque semaine 6 km à pied pour trouver réconfort et solutions à sa situation de femme battue. « Elle est revenue après un an d'absence nous annoncer qu'elle divorçait de son mari, que ce dernier avait été reconnu coupable des coups qu'il lui avait porté ». Pour d'autres, la situation n'évoluera pas et pourtant, les rendez-vous hebdomadaires entre femmes a changé quelque chose de leur quotidien. Les confidences surviennent de deux façons. Certaines vont dès le premier jour trouver l'interlocutrice pour se confier. Elles s'inscriront ensuite volontiers à un des ateliers. D'autres vont d'abord commencer une activité peinture ou yoga. Au bout de quelques semaines, elles se rendent à l'accueil et dévoilent leurs problèmes. C'est justement en cela que l'Espace Femmes se différencie des structures d'accueil spécialisées. Lors d'une prise en charge, le professionnel aide à déposer une plainte, à trouver un avocat, un hébergement… « C'est bien ce que nous apportons avec nos actions et nos intervenants, mais ici, le cadre est différent », souligne Annie Ollagnier. « Ici », on peut en effet passer discuter, parler de « ça », mais aussi d'autre chose. « Ici », c'est avant tout un lieu d'amitié et de solidarité. « La résolution du problème est importante, mais il y a un avant et un après le drame. Il ne suffit pas de porter plainte pour aller mieux » conclut la coordinatrice.

Un réseau qui s'agrandit, des initiatives qui réussissent
Leader+ a apporté un tiers du budget nécessaire au fonctionnement de cette structure. D'ici fin décembre, il faudra trouver de nouvelles sources de financement pour assurer la pérennité de l'Espace Femmes. L'équipe espère trouver un soutien auprès des Conseils régional ou général. Le réseau du programme européen a lui aussi bien fonctionné : grâce à ce dernier une Communauté de communes près de Vannes a découvert l'initiative du Pays de Dinan. On est venu visiter l'Espace Femme, se renseigner sur son fonctionnement…. Qui sait, peut-être verra-t-on un même lieu d'accueil dans le Morbihan ? En attendant, l'Espace Femmes n'a de cesse d'étendre son action vers les femmes basées en milieu rural. Celle-ci doivent souvent faire face à des problèmes de mobilité. « Notre démarche est donc d'aller vers elles, d'organiser des rencontres pour leur parler de notre initiative, pour leur montrer qu'il est possible de ne pas rester seule avec ses problèmes », explique Annie. Bientôt, un nouveau local s'ouvrira sur la communauté de communes de Plancoët, un territoire où le réseau de transport en commun est particulièrement pauvre.

Pour en savoir plus et pour une découverte du projet en images
http://www.reseauleader.com/ accueil, focus

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 22:31

Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre

L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences :

Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente du Comité scientifique de l’IEC.
Lors de la fondation de la revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée des femmes et de son histoire
Les Femmes et leur histoire, 1998).
Elle est connue pour ses nombreux essais, depuis
- Femmes toutes mains, essai sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de Beauvoir (2008),
- Clémence Royer (1985),
- Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (1989)
- La Différence des sexes (1996),
- Les deux gouvernements, la famille et la cité (2000)  Du Consentement (2007).
Cela l’a amenée à travailler étroitement avec les historiennes, jusqu’à la synthèse de
- l’Histoire des femmes en Occident (1991, codirection du volume 4, XIXe  siècle).


Le samedi 13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution
M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu

Prochaines séances:
*17 janvier: François De Singly, sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*pé
7 février: Françoise Thébaud, scialiste de l’histoire des femmes au XXe  siècle, professeure à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.

Programme complet sur www.mnhn.fr/iec
 http://www.mnhn.fr/iec

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 10:01

Rencontres européennes autour de

l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, un enjeu économique face au défi démographique est le thème de la conférence européenne qui se déroulera le 13 novembre à Lille.
Elle sera suivie le 14 par une réunion des ministres européens chargés de cette question dans les différents états membres, dont l’objectif est de contribuer à la définition des politiques de promotion de l’égalité professionnelle.

Face aux défis économiques, démographiques et sociaux de l’Europe, et malgré une amélioration sensible de la situation de l’emploi des femmes et des hommes, des efforts sont encore nécessaires pour améliorer la participation des femmes au marché du travail et la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, conformément à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi et aux objectifs définis à Barcelone.

Dans ce contexte, la présidence française a souhaité organiser une conférence dédiée à ce thème. L’objectif de celle-ci sera à la fois de préciser les enjeux de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans l’Union, mais aussi de définir les objectifs à atteindre et de valoriser les bonnes pratiques existantes dans les pays européens.

La conférence réunira un vaste panel de participants européens, représentants des institutions et de la société civile. Il sera organisé autour de quatre tables rondes :

- La mixité des métiers et l’accès des femmes aux postes de décision
- La qualité des emplois des femmes et la sécurisation de leurs parcours professionnels
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes et les moyens d’y parvenir
- La conciliation de la vie professionnelle et de la vie personnelle.

Valérie LETARD, Secrétaire d’Etat à la Solidarité ; Vladimir SPIDLA, Commissaire européen à l’emploi, aux Affaires sociales et à l’égalité des chances ; Dzamila STEHLIKOVA, Minister for human rights and minorities (République Tchèque) ; Nyamko SABUNI, Minister of Integration and Gender Equality (Suède) clôtureront cette conférence.

Accréditations sur le site www.ue2008.fr

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 10:39
Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre

un nouveau cycle de conférences de l'Institut Émilie du Châtelet

la première séance a lieu le 8 novembre 2008

elle est consacrée à


CATHERINE MARRY
sociologue, directrice de recherche au CNRS, au Centre Maurice Halbwachs, à Paris.
Au sein de ce laboratoire, elle est responsable d’une équipe PRO, centrée sur les thématiques de la sociologie des professions, des réseaux sociaux et des organisations. Elle participe aussi au comité directeur du Groupement européen de recherche Mage (MArché du travail et Genre), réseau pluridisciplinaire de chercheurs intéressés par une lecture sexuée du monde du travail.

Ses recherches se situent au croisement de la sociologie de l’éducation, du travail et du genre.
Elle s’est particulièrement intéressée aux carrières des femmes scientifiques, dans le secteur privé (ingénieurs) et académique (enseignantes, chercheuses).
Elle a publié, entre autres :
- "Les femmes ingénieurs, une révolution respectueuse"
(2004),
- "Chercheuses entre deux passions : l’exemple des biologistes" (2005, avec Irène Jonas)
- "Pour en finir avec la domination masculine, de A à Z" (2007, avec Ilana Löwy).
Elle a dirigé plusieurs ouvrages majeurs pour son champ disciplinaire, notamment, avec Jacqueline Laufer et Margaret Maruani :
- "Le travail du genre. Les sciences sociales du travail à l’épreuve de la différence des sexes" (2003,),
- "Masculin-féminin : questions pour les sciences de l’Homme" (2001).
Elle vient de recevoir le prix Irène Joliot-Curie du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de la Fondation d’entreprise EADS, dans la catégorie « Femme scientifique de l’année », qui « récompense une femme ayant apporté une contribution personnelle remarquable dans le domaine de la recherche publique ou privée ».


samedi 8 novembre de 14h à 16h,
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution
M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu


Prochaines séances :
* 13 décembre : Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente du Comité scientifique de l’IEC.
* 17 janvier : François De Singly, sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
* 7 février : Françoise Thébaud, spécialiste de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.



Programme complet sur  www.mnhn.fr/iec
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 08:46

Une nouvelle campagne contre les violences faites aux femmes


Toutes formes de violences confondues, ce sont près de 1,1 million de femmes de 18 à 60 ans qui ont été victimes de violences en France, en 2005 ou 2006.
Et c’est bien de violences - au pluriel - qu’il faut parler tant ce phénomène est multiforme (violences physiques, sexuelles, morales, psychologiques, verbales…), n’épargne aucun âge et peut survenir partout (dans la famille, dans la rue, au travail).
Pourtant les chiffres exacts et l’ampleur de ces violences restent méconnus car le nombre de plaintes enregistrées par les services de police et de gendarmerie ne peut refléter à lui seul la réalité de la violence vécue par les femmes au jour le jour. Par crainte des représailles, par honte, par méconnaissance de leurs droits, par peur de perdre la garde de leurs enfants et d’affronter un parcours juridique long et émotionnellement pénible…, les femmes, bien souvent, gardent pour elle cette vérité trop dure à dire.
Moins de 9% des femmes portent plainte pour violences conjugales ou pour femmes pour violences hors ménage, La politique active de lutte contre les violences faites aux femmes et les campagnes d’information et de sensibilisation ont toutefois favorisé, ces dernières années, l’augmentation des plaintes.
Les violences faites aux femmes se nourrissent des stéréotypes de la société, de la banalisation des propos sexistes, de l’indifférence de chacun qui conduisent au déni ou à la sous-estimation des souffrances vécues, ce qui est une souffrance supplémentaire pour la femme.

Décider de sortir de la spirale de la violence n’est pas simple. Il faut que la femme prenne conscience de la gravité des faits et il lui faut trouver en elle le courage d’agir, de s’extraire du monde dans lequel elle vit (sa famille, son couple, son travail…). Il lui faut enfin affronter des difficultés de toutes sortes, psychologiques comme matériels. Elle ne peut le faire seule… Pour que la femme puisse oser franchir la porte d’un commissariat, il lui faut la bienveillance de l’opinion publique, le soutien de son entourage, le courage des témoins, la compréhension des professionnels et l’aide de l’Etat.

En chiffres…

- Les violences conjugales

  • En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
  • 410 000 femmes majeures ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d’un conjoint ou ex-conjoint en 2005 ou 2006
  • L’estimation du coût des violences au sein du couple est d’au moins 1 Md d’euros

- Les violences au travail

  • 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d’agressions verbales.
  • 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d’ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme…).

- Les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés

  • 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être.
  • 70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en IDF et dans six départements à forte population immigrée, Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône (estimation du GAMS, Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles)

- Les viols, les agressions sexuelles

  • 260 000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage en 2005 ou 2006,
  • On estime que 130 000 femmes ont été victimes de viols en 2005 et 2006

- Aller sur le site de la campagne www.stop-violences-femmes.gouv.fr

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 10:47
Un Clefe à Saint Brieuc : femmes, épargne, entreprises

L’agence de développement économique (ADE) et la Maison de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’insertion du Pays de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), ont fait le constat d’obstacles spécifiques pour les femmes voulant se mettre à leur compte : poids du contexte familial et social, disponibilité moindre mais aussi des problèmes de financement de leurs projets.

C’est pour répondre en partie à ce dernier aspect qu’a été décidé la constitution d’un Clefe, club local d’épargne pour les femmes qui entreprennent. Le but est de proposer à des citoyens de constituer volontairement un fonds d’épargne solidaire pour ensuite investir l’argent collecté dans des prêts accordés à des femmes qui veulent créer leur entreprise.

Les Clefe sont un concept développé par l’association RACINES, Réseau d'Accompagnement des Créations et Initiatives avec une Nouvelle Epargne de Solidarité, créée en 1989 par Yvonne Jourd’hui.

S’il existe une cinquantaine de Clefe en France, la majorité se situe, en fait, dans la pays basque. Il n’en existait qu’un seul, par exemple, en Bretagne jusqu’ici. Celui de Saint Brieuc sera donc le second.

info venant du site "emploi et création "de Benoît Willot

Depuis 1989, l'association RACINES se mobilise sur l'égalité des chances entre hommes et femmes dans la vie économique en général et l'accès à la finance en particulier. RACINES a créé un outil financier original : le CLEFE (Club Local d'Epargne pour les Femmes qui entreprennent.)
Le site de RACINES
: www.racines-clefe.com

Voilà ce que disait
Yvonne Jourd’hui, à propos de la loi de modernisation de l'économie, le vendredi 16 mai 2008 sur ce site.
 "Le ministère des finances et celui du travail ont organisé un colloque le 6 décembre 2007, ou des chiffres concernant l'entrereunariat au féminin ont été annoncés, et des constats faits. On aurait pu penser que ce colloque aurait aidé à ce que le projet de loi reflète cette réalité. Or dans ce projet de loi le mot femme n'est même pas évoqué une seule fois ! aucune remarque, aucune suggestion n'est reprise dans ce projet de loi qui veut moderniser l'économie. Sans doute la modernité sans les femmes !!! C'est sans doute celà le changement ! Alors à quoi bon faire des colloques si ils doivent rester lettre morte !
Le projet de loi est visible sur le site du ministère des finances, visitez le et fites des suggestions et propositions à Racines, qui elle en tiendra compte dans ces interventions auprès des pouvoirs publics."

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 10:12

Entreprendre et reprendre en couple

Il est tentant de se lancer avec son épouse ou son compagnon. Reste que les questions à se poser sont nombreuses. Certaines relèvent de la pure rationalité, comme la préservation du patrimoine familial, ou la protection sociale et fiscale du conjoint si vous décidez de choisir un statut. D’autres sont plus personnelles, voire intimes. Il convient de savoir, dès lors, quelles sont les raisons profondes qui motivent ce choix.
Ce dossier réalisé pour les commercants peu évidemment servir de base de réflexion pour toutes les entreprises qui sont tenues par un couple et pour toutes les conjointes de travailleur indépendant.

Nombreux sont les commerçants à avoir choisi de travailler avec leur conjoint. Reste que l’alchimie, perceptible par le client, n’est pas toujours facile à obtenir. La question essentielle est de savoir si c’est un atout, ou au contraire une source de tensions, de travailler avec l’être aimé. Il est important de mesurer l’engagement : en choisissant de vous lancer ensemble, vous vous apprêtez à passer tout votre temps avec votre conjoint.
Souvent, les deux protagonistes exerçaient une activité salariée, garantissant au foyer deux rentrées d’argent. En mutualisant leurs savoirs et énergies autour d’un seul projet, ils prennent le risque de tout miser sur l’affaire rachetée. Pour Hélène Vennettilli, juriste en droit social à la CCIP, il convient d’être prudent : “Il faut savoir qu’il n’y a pas forcément de rentrées financières immédiates quand on reprend une activité. C’est peut-être plus prudent de conserver une activité salariée sur les deux pour subvenir aux besoins du foyer. Un échec peut être lourd de conséquences.”
Achats, mise en place, accueil, comptabilité… à deux les choses sont plus faciles, à condition de bien répartir les tâches.
Il s’agit, en outre, pour les tourtereaux de songer à préserver leur patrimoine, en cas de décès, séparation ou faillite, surtout s’ils se sont déjà juré fidélité devant Monsieur le maire. Trop d’époux optent encore pour le régime matrimonial de la communauté alors que c’est le régime de la séparation de biens qui convient au couple commerçant pour que les biens personnels ne soient pas saisissables.
Il convient également de savoir comment le couple a l’intention de procéder. Pendant longtemps, les conjoints, essentiellement des femmes, travaillaient de manière non officielle dans l’entreprise. Depuis le 4 août 2006, l’époux participant de manière régulière à une activité professionnelle doit être déclaré sous l’un des statuts suivants : conjoint associé, salarié ou collaborateur. Avec ce dernier statut, le conjoint cotise pour les droits personnels à la retraite.
Pour mettre toutes les chances de son côté, il est préférable d’avoir bien balisé le champ d’intervention de chacun dans un respect et une compréhension mutuels. Les rôles doivent être très bien répartis : “La pire des choses est d’être deux pour réaliser la même mission”, prévient Yves-Pierre Fouchet, avocat.
L’autre écueil majeur, qu’il faut à tout prix éviter, est de laisser les tracas inhérents à l’activité envahir la sphère privée. Idéalement, il ne faudrait pas aborder le business à la maison, de même que les affaires de famille devraient s’arrêter sitôt la porte du magasin franchie. Plus facile à dire qu’à faire…

Ce dossier, illustré par les témoignages de commerçants et d'experts fait le point sur les différents aspects à prendre en compte quand on envisage de créer ou reprendre un commerce avec son conjoint. Au sommaire :
- Le rêve et… la réalité !
- Quelques règles à respecter

Source : Dossier réalisé par Jean CoudercICF – juin 2008
http://www.cession-commerce.com/actus/dossiers/reprendre-en-couple-34.html

La question des droits personnels de conjointes n'est pas encore totalement satisfaisante ; mais maintenant les épouses sans statut qui travaillent font du "travail au noir'. Ces nouveaux droits ne sont accessibles que pour les couples mariés, alors qu'en agriculture ces statuts sont accessibles aux concubins et aux pacés.....
Encore un petit effort pour les profesionnels et les législateurs  ...


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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 17:52
Rencontres parlementaires pour l'égalité Femmes-Hommes
et le respect de la diversité

le 17 JUIN 2008 à la Maison de la Chimie

Le mardi 17 juin 2008, Louis Schweitzer, Président de la HALDE, et Marie-Jo Zimmermann, Présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, co-président les premières "rencontres parlementaires pour l’égalité hommes-femmes et le respect de la diversité".
Organisées à la Maison de la Chimie, à Paris, ces rencontres seront l’occasion de débats sur l’égalité salariale, l’embauche des femmes et leur égal accès aux responsabilités ou encore sur la diversité au travail.

pour toute information complétaire, se renseigner sur :
http://www.halde.fr/Rencontres-parlementaires-pour-l.html

La HALDE a pour mission d’aider toute personne à identifier les pratiques discriminatoires, à les combattre, de conseiller pour les démarches juridiques, et contribue à établir la preuve de la discrimination. Elle dispose de pouvoirs d’investigation pour instruire les dossiers. Elle peut exiger des documents et des preuves que la victime n’a pas pu obtenir, aller vérifier sur place et entendre des témoins….
La HALDE répond à des saisines. Seules 6 % concernent l’égalité Femmes–Hommes (qui émanent pour moitié des hommes se sentant discriminés !!!). Ces quelques saisines concernent le salaire, la grossesse, le retour de congé parental, le harcèlement sexuel…
Des possiblités nouvelles d’action sont ouvertes par l’
« inversion de la charge de la preuve » (Vive l’Europe ).
La notion de discrimination française « universaliste »(déductive et pénale), est remise en question par la vision européenne de la discrimination, qui fait passer de l’interdiction de la discrimination à la lutte contre les discriminations, lutte exigeant la mobilisation des acteurs.
Si la HALDE peut se saisir directement de toute pratique discriminatoire dont elle a connaissance, elle ne l’a pas encore fait ou n’a pas eu connaissance de discriminations relevant du sexe. Il faudrait sans doute avancer sur la question de la discrimination multiple et aussi de la discrimination indirecte…
la connection avec les textes et accords sur la "diversité"sont de beaux sujets de débat !!!
affaire à suivre par BIPLAN
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 09:21

« Une démarche qui rouvre le dossier de l'inégalité des sexes »

un interview de Geneviève Fraisse
,

paru dans L'Humanité du 31 mai 2008
Ancienne députée de la Gauche unitaire européenne, la philosophe Geneviève Fraisse analyse cette décision de justice sans précédent. Présidente du comité scientifique de l'Institut Émilie-du-Châtelet,recherches sur les femmes, le sexe et le genre, créé en 2006, Geneviève Fraisse a publié centre de notamment "Du consentement" (Seuil, 2007) et "le Privilège de Simone de Beauvoir "(Actes Sud, 2008).

Comment réagissez-vous à la décision du tribunal de grande instance de Lille ?
Geneviève Fraisse : On nous propose un grand bond en arrière, vers le temps de la répression sexuelle, vers un temps où les femmes étaient « en charge » d'une sexualité socialement « pure », vers le temps d'une asymétrie entre les sexes. Le mari, lui, était-il puceau ? Mauvaise question apparemment ! On imagine qu'il n'y a aucune raison de s'arrêter en si bon chemin : après la virginité, pourquoi pas la fertilité. Souvenons-nous que l'absence de descendance a pu entraîner jadis l'annulation d'un mariage... De même, le « consentement mutuel » a été une conquête dans l'histoire du mariage (se choisir et non pas être choisie) comme du divorce : ne plus donner la cause du divorce, avec son lot de faits, de preuves, de culpabilités, mais décider de rompre un lien en gardant par-devers soi les réalités de la désunion, c'est accepter un formalisme démocratique respectueux de l'égalité des individus. Ici, au contraire, cette démarche rouvre le dossier de l'inégalité des sexes.

La notion de « consentement » n'est-elle pas ici dévoyée ?

Geneviève Fraisse. La construction juridique de cet acte de nullité du mariage est tordue : c'est parce qu'elle a menti qu'il y a « une erreur déterminante dans le consentement » du mari. Pourquoi aller chercher une « erreur » ? Il y a donc une vérité de la personne, de la femme, intangible, univoque. La virginité serait-elle de l'ordre d'« une qualité essentielle de la personne », comme le dit l'article invoqué du Code civil ? Mais que sait-on de l'histoire de la perte de cette virginité ? Au total, on passe d'un consentement où priment la liberté et la volonté (et pourquoi pas le désir) à un consentement contractuel, repris ici au nom de la morale, où il ne faut pas faire d'erreur sur la marchandise. On nous invite donc à apprécier le « contenu » du consentement. Il n'y a plus de sujet autonome.

S'agit-il selon vous d'une résurgence anecdotique ou de l'expression d'un retour en arrière plus inquiétant ?

Geneviève Fraisse. S'il y a anecdote, elle est un symptôme. Symptôme d'un marquage des sexes qui se fait toujours au détriment de l'égalité des hommes et des femmes. Nous vivons désormais dans un double discours, égalité des sexes et liberté des femmes du côté de nos démocraties contemporaines, mais aussi respect de dynamiques dites culturelles ou religieuses, obsédées par la séparation des sexes (ne pas être semblables, ne pas se mélanger) et la hiérarchie. Dans ce contexte, la régression générale n'est jamais loin. Les droits des femmes sont réversibles, on le constate à propos de l'avortement en Italie ou en Lituanie. D'ailleurs, nul besoin de regarder hors de nos frontières : en France, l'égalité salariale n'est toujours pas conquise, pas plus que la parité dans les lieux de pouvoir (y compris intellectuel) ; et que dire d'un gouvernement qui supprime le « service du droit des femmes » dans son administration et décide de revenir sur la mixité à l'école ?

Les deux ex-conjoints sont de confession musulmane. S'agit-il selon vous d'une affaire religieuse ?

Geneviève Fraisse. Question intéressante : la religion musulmane impose-t-elle la virginité ? Apparemment, non. Impose-t-elle le port du foulard ? Autorise-t-elle la polygamie ? Rien n'est sûr. Toutes ces questions font l'objet de discussions savantes, et de polémiques sérieuses. Pour ma part, je constate que la religion a bon dos. C'est vrai, aucune religion n'a pensé l'égalité des sexes - même s'il y a toujours des croyants pour plaider l'égalité dans la « complémentarité ». Mais surtout, la religion est de mon point de vue une magnifique couverture pour laisser la régression s'installer...


Entretien réalisé par Alexandre Fache, publié dans l'Humanité du 31 mai 2008 :
http://www.humanite.fr
Transmis pour info par le service du droit des femmes de Bourgogne
 no comment... affaire à suivre..
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