Les femmes, qui représentent à peine 30% des créateurs d'entreprise, ont dans 70% des cas pour objectif de créer leur propre emploi. Aussi, peuvent-elles être intéressées par le nouveau statut
d’auto-entrepreneur, mis en place depuis le 1er janvier 2009 qui vise à multiplier le nombre de Très Petites Entreprises (TPE).
A qui s'adresse ce statut ?
Fin mars, on comptait 120 000 auto-entrepreneurs déclarés, 70% étant des hommes en moyenne âgés de 40 ans. Ce statut est accordé à toute personne souhaitant exercer une activité commerciale,
artisanale ou de service : chômeurs, salariés, étudiants, fonctionnaires ou même retraités. Ce statut s’adresse en particulier aux personnes qui souhaitent pouvoir débuter ou arrêter facilement
leur activité indépendante.
Un chiffres d'affaires limité
Pour bénéficier de ce statut, il faut réaliser moins de 80 000 € de chiffre d'affaires pour une activité commerciale ou moins de 32 000 € pour les prestataires de services. Le statut
d'auto-entrepreneur s'acquiert par une simple déclaration soit sur le site www.lautoentrepreneur.fr, soit auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE). Si l’auto-entrepreneur décide
d’interrompre son activité, il peut le faire au moment où il le souhaite, sans être soumis à des formalités ou obligations administratives et fiscales. Aujourd'hui, on constate que plus des 2/3
des auto-entrepreneurs relèvent des activités de service non artisanales et de commerce.
Un régime fiscal assoupli
Pour devenir auto-entrepreneur, il faut être soumis au régime fiscal de la micro entreprise. L'auto-entrepreneur bénéficie d'un système d'imposition très souple : il ne supporte qu'un seul
prélèvement fiscal et social, mensuel ou trimestriel. Le principe : si vous ne faîtes pas de chiffre d’affaires, vous ne payiez pas de charges sociales ou fiscales. L'auto-entrepreneur ne facture
pas de TVA et dont est soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Il bénéficie de la même couverture sociale que les professions indépendantes.
A noter que dès le 1er mai, « il sera possible de cumuler le bénéfice de l'ACCRE [ndlr : l’aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une
entreprise qui consiste en une exonération de charges sociales pendant un an], et le régime de l'auto-entreprise », selon Hervé Grall, de la
Planète auto-entrepreneur.
Les conseils des professionnels :
Avant de se lancer, les professionnels de l’aide à la création d’entreprise recommandent un accompagnement, car même si le statut est souple, il faut que le projet soit viable et étudié. Ils
préconisent également d'utiliser de préférence ce statut en complément d'un emploi salarié. Prenez contact avec ces professionnels, comme les Boutiques de gestion, pour vous aider à réaliser
votre projet !
Christine Gomez, le 5/4/2009 sur Femmes Emploi, le site de l’égalité professionnelle