Il existe aujourd'hui, en matière d'
entrepreneuriat féminin, un écart important entre la France et d'autres pays industrialisés. Le Ministère de l'Economie des Finances et de
l'Emploi et l'APCE ont souhaité réaliser une étude pour dresser un état des lieux précis de l'entrepreneuriat féminin en France et mieux en cerner les potentialités.
Des écarts importants existent aujourd'hui entre les hommes et les femmes dans le monde entrepreneurial :
28 % seulement des entrepreneurs de TPE/PME sont des femmes, alors qu’elles représentent 46% de la population active. Pourtant 71% des entrepreneurs femmes considèrent qu'il n'est pas plus
difficile pour elles de diriger une entreprise que pour les hommes et 75 % se relanceraient dans l'aventure si c'était à refaire.
Suite à ces travaux, Hervé Novelli, a annoncé
l'étude de l'élargissement des critères d'accès à l'aide au chômeur créateur ou repreneur d'entreprise (
ACCRE), pour les
femmes créatrices ou
repreneuses d'entreprise : formations à l'entrepreneuriat (ou à la création ou reprise d'entreprise) spécifiques aux femmes,
mobilisation et soutien des réseaux d'accompagnement en faveur de l'entrepreneuriat féminin.
Principales conclusions de l'étude :
• Dans le parcours professionnel des entrepreneures, avant de diriger une entreprise, 62% des femmes interrogées étaient salariées, 13% femmes au foyer, 12% étudiantes, 10% étaient déjà chef
d'entreprise :
• Avant de diriger leur entreprise, 49% des femmes travaillaient dans le même secteur, contre 48% dans un secteur différent et 3 % n'avaient jamais travaillé.
Spécificités des entreprises dirigées par les femmes
• Leurs entreprises sont de plus
petite taille que celles des hommes (30% n'ont pas de salarié, 18% ont entre 20 à 49 salariés, 11% ont de 100 à 249 salariés) • Les
entrepreneures sont très présentes dans le secteur des
services aux particuliers (38% de dirigeantes femmes)• Elles sont dans une moindre mesure que les hommes propriétaires
majoritaires de leur entreprise (12% des femmes interrogées détiennent personnellement plus de 50% du capital de l'entreprise contre 37% d'hommes interrogés).
Pour mieux apprécier ces constats, il est important de retenir que 72% des entrepreneures ont 50 ans et plus contre 27% qui ont moins de 50 ans. L'ancienneté des entreprises
des entrepreneures est aussi à considérer : 73% de 20 ans et plus (dont 39% 30 ans et plus).
Les difficultés rencontrées par les femmes
• Elles ne sont que 29% à considérer qu'il est plus difficile pour une femme que pour un homme de diriger une entreprise, mais 71% pensent le contraire, dont 41% qui jugent que ce n'est pas du
tout plus difficile. • Pour 70% la difficulté principale est de
concilier vie familiale et vie professionnelle • 43% trouvent plus délicat pour une femme de se sentir en
sécurité • 19% trouvent plus compliqué d'accéder aux marchés et à la clientèle.
• Elles ne sont en revanche que 16% à trouver plus difficile d'obtenir des financements. Si c'était à refaire, 75% referaient le même choix en terme de carrière • Enfin, elles sont 64% à avoir le
sentiment que les entrepreneures sont ni mieux ni moins bien reconnues que les entrepreneurs.
On est rassurés, mais comment mesurer la part de l'entreprenariat féminin et des initiatives femmes dans les TPE de couple ?
étude présentée fin novembre 2007 ; informations, chargement des 5 fiches cadrage et de l'enquète TNS sofres
sur le site de l’APCE :
Agence Pour La Création d'Entreprises:
http://www.apce.com/cid69926/l-entrepreneuriat-feminindans-les-pme-et-tpe-francaises.html?pid=266&espace=4