La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (Fnsea), http://www.fnsea.fr, principale organisation d’employeurs de la profession, s’intéresse à la gestion prévisionnelle de l'emploi. Dans ce cadre elle
souhaitait disposer d'éléments sur les maisons de l'emploi dans des contextes et bassins différentes plus ou moins urbanisés et avec un poids de l'agriculture plus ou moins variable.
Elle a donc demandé une étude sur les maisons de l'emploi à sa fédération départementale du Finistère (Bretagne) et à sa fédération régionale de l'Ile de France. L'objectif était de faire un état
des lieux de la situation des maisons de l'emploi, et de comprendre le rôle que le monde agricole peut jouer au sein de ces structures, afin de déterminer l'intérêt et les possibilités pour les
structures agricoles de l'emploi à travailler en partenariat avec les maisons de l'emploi.
La première partie de l’étude, publiée en novembre 2008, met l’accent sur les difficultés propres à la profession agricole et les leviers d’un partenariat avec les maisons de l’emploi.
L’étude, coordonnée par l’équipe « gestion prévisionnelle de l'emploi » de la Fnsea et par Nancy Génin, pointe « un manque de coordination et de communication entre les différents organismes agricoles (FDSEA, AREFA, ADEFA, Chambre d’Agriculture, MSA…). »
Pour les rédacteurs, « nouer un partenariat avec les maisons de l’emploi permettrait de développer des liens efficaces (meilleure connaissance du réseau
d’entreprises locales, partage des expériences…) et d’avoir plus de moyens (humains et organisationnels) à l’échelon local. »
Les secteurs agricoles auraient plus de difficultés que d’autres secteurs à déterminer leurs besoins quantitatifs et qualitatifs en main d’œuvre. Par ailleurs, ils craignent que l’agriculture,
qui emploie peu de salariés, ne soit pas considérée comme une priorité de la part du service public de l’emploi. Le secteur agricole serait, selon eux, « en
concurrence avec des secteurs qui développent des campagnes « racoleuses » de communication auprès des publics jeunes. »
Pour l’équipe de la Fnsea, « les maisons de l’emploi permettraient au monde agricole de s’insérer plus aisément dans les actions portées par une volonté
politique locale ». Les entreprises agricoles auraient un avantage relatif, en offrant des emplois dans des zones excentrées où la demande est forte, entraînant des problèmes de
transport et de logement.
Selon les syndicalistes agricoles, « la cohérence territoriale des maisons de l’emploi règle le problème de la distance ». C’est pourquoi ils prônent
« le développement de contacts entre les organismes agricoles et le rapprochement avec les maisons de l’emploi » considérant qu’il s’agit des
« solutions les plus pertinentes pour améliorer l’efficacité des politiques publiques d’emploi en agriculture. »
La Fnsea met en avant certains atouts de la profession agricole. Les organisations professionnelles sont bien structurées. Les exploitations sont nombreuses et bien réparties
géographiquement. Les exploitants sont traditionnellement impliqués.
Les rédacteurs de l’étude considèrent que le « bon fonctionnement des maisons de l’emploi est très variable d’un bassin à un autre, en fonction de la force de la
volonté politique locale et des relations qui existent entre les instances politiques et les professionnels. »
Voir le travail de synthèse de l’étude de la Fnsea http://www.fnsea.fr/sites/webfnsea/dossiers/emploi/gpe/081118mvi_houses.aspx
info venant de Benoit Willot publié dans www.emploietcreation.info/article-27176084.html
Éléments de l'étude F.N.S.E.A. : Gestion
Prévisionnelle de l’Emploi
Les difficultés propres à la profession agricole
et les leviers d’un partenariat avec les Maisons de l’Emploi
- Il y a un manque de coordination et de communication entre les différents organismes agricoles (FDSEA, AREFA, ADEFA, Chambre d’Agriculture, MSA…).
•• Organiser des rencontres entre les organismes.
•• Nouer un partenariat avec les MDE permettrait de développer des liens efficaces (meilleure connaissance du réseau d’entreprises locales, partage des expériences,…) et d’avoir plus de moyens
(humains et organisationnels) à l’échelon local.
- Il faut noter des difficultés pour les secteurs agricoles par rapport à d’autres secteurs à déterminer les besoins quantitatifs et qualitatifs en main d’oeuvre.
- L’agriculture emploie peu de salariés pour être une priorité des services publics à l’emploi. Les MDE permettraient au monde agricole de s’insérer plus aisément dans les actions portées par une
volonté politique locale.
- Les entreprises agricoles offrant des emplois sont excentrées des zones où la demande d’emplois est forte, entraînant des problèmes de transport et de logement.
•• La cohérence territoriale des MDE règle le problème de la distance.
- Le secteur agricole est en concurrence avec des secteurs qui développent des campagnes « racoleuses » de communication auprès des publics jeunes.
Le développement de contacts entre les organismes agricoles et le rapprochement avec les Maisons de l’Emploi semblent être les solutions les plus pertinentes pour améliorer l’efficacité des
politiques publiques d’emploi en agriculture.
Les atouts de la profession agricole
Au-delà de ces éléments négatifs, la profession agricole a des atouts qui, combinés aux moyens et compétences des MDE, permettrait d’apporter un certain nombre de solutions aux problèmes
récurrents du secteur :
- Les organisations professionnelles agricoles sont volontaires et bien structurées
- Les exploitations agricoles sont bien réparties géographiquement : nombreuses et dans les bassins de compétences
- Les exploitants agricoles sont traditionnellement impliqués et volontaires.
Le bon fonctionnement des MDE est très variable d’un bassin à un autre, en fonction de la force de la volonté politique locale et des relations qui existent entre les instances politiques et les
professionnels.
L’agriculture connaît des difficultés tant au niveau des moyens que de son image et de son attractivité…. Ces problèmes récurrents peuvent trouver leur solution par la construction de projets
avec les Maisons de l’Emploi. Des partenariats avec ces dernières peuvent être véritablement efficaces dès lors que l’on se trouve sur des bassins d’emploi où les professionnels du monde agricole
savent exprimer leurs réels besoins d’emplois et de compétences.
et maintenant, au boulot…