Les Etats généraux des Pays se sont tenus à à Caen
les 27 et 28 Octobre 2008
Le compte rendu est disponible sur le sitewww.apfp.asso.fr Le contexte assez tendu, suite au rapport qui préconise de « supprimer progressivement les pays, en prévoyant un transfert
de leurs activités aux intercommunalités. » Claude Grivel, président de l'Unadel, qui organisait la rencontre veut s'appuyer sur les 64 présidents de pays qui sont aussi parlementaires pour écarter les menaces, mettant en
avant que les pays sont des « facilitateurs. » La rencontre a lancé un projet de manifeste : « Les pays, des outils
pour la simplification et le Grenelle de l’environnement » On y lit que « les pays constituent un outil de concertation et de coopération entre
intercommunalités, de contractualisation commune avec les échelons supérieurs, et de participation des acteurs socio-économiques au sein de conseils de développement. » Mais surtout
les pays « sont ainsi un échelon pertinent pour conduire un certain nombre de politiques territoriales hors de portée des intercommunalités ou se situant à une
échelle territoriale plus large qu’une seule intercommunalité en matière d’aménagement spatial, de portage de projets, de développement économique et d’emploi (maisons de l’emploi), de
coordination des politiques touristiques à une échelle intra-communautaire… » info piquée le 2 nov.08 sur le site de Benoît Willot : http://www.emploietcreation.info/article-24255687.html
Quelques commentaires additionnels de Jean Pierre Pellegrin,
président de l'AEIDL(Odile Planfait partie de
L'AEIDL-on vous en reparlera).
500 participants ; ambiance très sympathique (beaucoup d’affinités, de liens et d’empathie entre les participants, qui partagent des engagements communs ; beaucoup de jeunes techniciens et
des (moins jeunes) élus. Accueil de très grande qualité par la région et la ville et forte impression (personnelle) du Président de région et du maire dont les discours n’étaient pas
convenus.. Pour mémoire : 16 ateliers d’échanges très riches par les témoignages d’expériences , mais qui portaient davantage sur
Leader + que sur les autres missions des Pays. L’essentiel : Les interventions et débats en plénière –dont 2 tables rondes – ont été tous fortement marqués par cette crainte de disparition des pays,
proposée ces derniers mois –vous le savez- par divers rapports parlementaires, pondus en ouverture du « grand chantier » de simplification de notre « mille feuilles administratif et
politique » lancé par le Président et sur lequel la commission Balladur doit se pencher (en espérant qu’elle ne tombera pas ou ne fera pas de faux pas, en trop se penchant…). Pour y répondre, les organisateurs ont proposé un Manifeste de 4 pages : la Table ronde finale a consisté à en discuter- afin de répondre à cette menace (réelle ou
fantasmée ?) de disparition. Tous les témoignages vidéo (de Président de Pays –dont 80sont des parlementaires des 2 bords politiques) ainsi que ceux des intervenants aux tables rondes –qui
incluaient des représentants des assemblées des Communautés et des Régions de France,- ont été des exposés élogieux sur la contribution des Pays au : - aux progrès de l’intercommunalité « ils ont fait bouger les terr. administratifs » ; - à l’implication de la société civile (via les Conseils de dév) et à la mobilisation de nouveaux acteurs; - au nouveau maillage territorial ; « ils nous font repenser les Terr » ; - au dialogue territorial ; lieux à de concertation « ou l’on se parle », ou on « pense » les projets. - lieux qui aident à s’approprier l’urgence écologique, - les régions s’appuient sur eux ; - etc., etc. Bien sûr il existe des faux pays, des pays –alibis, des Pays (et intercom) trop petits, des CD-potiches et des CD d’amis/ clients politiques, etc. Et ils souffrent
d’un défit d’ingénierie.. Il faut être ouvert à une simplification du 1000 feuilles, avoir des intercom plus grandes ; Mais les arguments selon lesquels ; « ils existaient avant les lois et donc ils existeraient sans elles » ; « ils sont victimes
de leur succès », « c’est la fin d’un cycle, il faut en lancer un nouveau », etc. ont été jugés dangereux. Ce que j’ai retenu : Il faut donc, dans cette nouvelle étape ( 3 ou 4 ème) de la décentralisation et de l’autonomie locale, conforter les Pays –et les C de
dev- avec les arguments du Manifeste, dire que les Pays ne sont pas une tranche du 1000 feuilles, car ils ne sont pas des structures, mais ont des missions. Et s’impliquer activement
dans le débat qui s’ouvre sur la réforme, avancer des argumentaires, garder le contact, ne pas ouvrir une guerre ou n’adopter qu’une stratégie de défense, mais « exprimer ce en quoi on croit » et
affirmer nos convictions et nos capacités ». PS. A noter parmi les stands d’exposition, celui de la librairie des territoires qui vend (via internet) tous les ouvrages sur
ce vaste sujet : www.lalibrairiedesterritoires.org voir sur cette
librairie l'info du 24 avril de BIPLAN :
DES LIVRES ET VOUS, "LA LIBRAIRIE DES TERRITOIRES", dans la rubrique Territoires, pays, ..