L'économie résidentielle et les pays :
l'exemple de la région Midi-Pyrénées
Le SGAR Midi-Pyrénées organisait une journée d'échange, en partenariat avec la DIACT, le 25 avril 2008, consacrée à l'économie résidentielle.
Constatant la transformation profonde des territoires ruraux, marqué par un repeuplement des campagnes et un rôle accru des revenus importés de l'extérieur dans l'économie locale, la
préfecture de région de Midi-Pyrénées a confié une étude sur ce sujet au cabinet Acadie.
Cette journée avait pour objectif de présenter les résultats de ces travaux
« L'économie résidentielle et le développement local, conséquence ou levier ? »
en présence de nombreux représentants de territoires de la région, notamment de pays.
Une approche quantifiée :
L'étude du cabinet Acadie est l'une des premières portée à la connaissance d'un public large qui propose une approche quantifiée de l'impact de l'économie résidentielle sur les
territoires ruraux. L'ensemble des pays de Midi-Pyrénées ont ainsi été analysés à partir d'une typologie qui les différencie en fonction de l'origine des ressources dominantes sur le
territoire.
Quatre grands types se détachent :
- pays « productifs », tirant leur richesse principalement d'activités industrielles et agricoles (pays périphériques de la région - par exemple pays de Gascogne),
- pays « péri-urbains » où dominent les revenus des salariés des agglomérations proches (autour de Toulouse et Rodez),
- pays « touristiques » (pays pyrénéens)
- et enfin pays « de retraités » (Val d'Adour, Albigeois etc.).
Une notion mal connue :
Au-delà de cette analyse, l'étude aborde la façon dont les acteurs des pays prennent en compte cette nouvelle réalité économique dans leur stratégie. Elle montre que dans la plupart des cas, cela
passe d'abord par des efforts pour améliorer la connaissance du phénomène - la notion d'économie résidentielle restant encore souvent insuffisamment comprise et parfois objet de méfiance.
Mais certains pays ou intercommunalités vont plus loin ; par exemple en aidant les TPE à s'adapter à ces nouveaux marchés ou en montant des projets ciblés (lotissements
résidentiels pour personnes âgées d'origine étrangère, aménagement de friches pour artistes, tourisme « commercial » etc .).
La journée a ainsi permis d'entendre les témoignages d'« entrepreneurs résidentiels » engagés dans de telles démarches d'offre de services.
En conclusion, la notion d'économie résidentielle tend progressivement à sortir d'un cadre théorique et macro-économique pour se frotter aux réalités du terrain. Ceci passe par un examen précis
des opportunités que représentent les activités induites par l'attractivité résidentielle mais aussi des risques, tout particulièrement pour un développement durable des ces
territoires : habitat dispersé avec étalement urbain, pression sur l'immobilier, accroissement de la mobilité « motorisée » etc.
Pour en savoir plus :
voir rapport préfecture de région Midi-Pyrénées :
http://www.projetdeterritoire.com/s...
compte-rendu de la journée prochainement sur le site ACADIE
: http://www.acadie-reflex.org
voi numéro de mars 2008 d'"Intercommunalités" n : 121 : interview de Laurent Davezies
information relevée le 14 mai 2008 sur le site de ETD, que vous devriez plus souvent consulter, c'est une mine : http://www.projetdeterritoire.com/spip/article.php3?id_article=3026