Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : BIPLAN
  • : Territoires, réseaux, formation
  • Contact

Le blog d'Odile Plan

Ce blog est animé par Odile Plan         créatrice de BIPLAN

envoyez vos réactions et informations à :

biplan46@wanadoo.fr

undefined









Recherche

territoires-réseaux-formation

BIPLAN, un blog de partage et d’échange d'informations,sur les initiatives participatives des territoires,les partenariats et les réseaux,la création d'activité, l'égalité de chances pour un développement durable et un monde solidaire...

Articles Récents

  • Bertrand Schwartz est parti, un grand monsieur nous a quitté
    Bertrand Schwartz est parti, la nuit de vendredi à samedi, calmement dans son sommeil. Il était très mal depuis plusieurs jours, veillé par Antoinette, mais il souriait toujours. C’était attendu, mais ça fait un grand vide, nous lui devons tant que ce...
  • Les billets suspendus ne tiennent qu’à un fil…à Pamiers –Midi Pyrénées- 09 -
    A Naples il est de tradition, quand on entre dans un café, d’en commander un et d’en payer deux. Le café ainsi ‘’suspendu’’ sera offert à une personne dans le besoin qui viendra le réclamer. Cette initiative a poursuivi sa route à travers l’Europe et...
  • Des plateformes de services pour promouvoir une "mobilité inclusive"
    Les rencontres de la mobilité inclusive ont réuni, le 28 janvier 2016 à Paris, des acteurs associatifs de la mobilité solidaire, des collectivités locales et des entreprises. L'objectif : amplifier la prise de conscience sur cet enjeu et structurer davantage...
  • Territoires ruraux : comment sauver les cafés ?
    Avec la disparition des bistrots, les habitants ont le sentiment que le lien social se délite dans les territoires ruraux, comme le montre une étude de l'Ifop pour France Boissons, présentée le 20 janvier à l'occasion du lancement de la nouvelle édition...
  • E-rando : Bourgogne - 58 -
    Le pays Nivernais Morvan propose depuis l’été 2015 seize e-randos numériques, comme autant d'histoires à découvrir au rythme de la marche. Des circuits aussi variés que les territoires des neuf communautés de communes engagées dans l'aventure ! Les e-randos...
  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
    Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs… C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer...
  • Jean Le Monnier a quitté nos chemins de traverse…
    Sur nos chemins de traverse, Jean a été pendant très longtemps un compagnon de route qui ne s'est jamais trompé sur la direction à prendre, au GREP comme ailleurs… C'était une oreille attentive aux gens, aux questions émergentes, aux innovations… Repérer...
  • En 2016, la métamorphose…
    La lune était pleine cette nuit de Noël, maintenant, elle est gibbeuse. Puisse-t-elle éclairer ces périodes sombres… Pour l'année nouvelle, nous vous proposons ce texte écrit en 2010 par Edgar Morin ; c'est un peu long, mais cela en vaut la peine. Eloge...
  • Un séjour à la ferme pour aider à la réinsertion - CIVAm et Accueil Paysan -
    Accueil paysan et le CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) organisent des séjours de rupture à la ferme, allant de quelques jours à quelques semaines, pour des personnes en difficultés. Les profils sont multiples...
  • Réfugiés : En Bretagne, plusieurs dizaines d'offres d'hébergement
    Plusieurs dizaines d'offres d'hébergement de réfugiés en Bretagne ont été reçues par le dispositif CALM ("Comme à la maison") mis en place par l'association Singa d'aide aux demandeurs d'asile. Dans les grandes villes (Brest, Rennes, Nantes, Lorient,...
2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 17:06

Dans la Marne, un titre de transport innovant

Depuis février 2009, deux services du conseil général de la Marne testent une carte de transport en commun "impersonnelle" qui permet aux agents travaillant à Châlons-en-Champagne d’utiliser le bus au lieu des voitures de service. Dès 2010, l’expérience doit s’étendre à Reims.

Afin de proposer à ses agents une alternative aux déplacements professionnels en voiture, le conseil général de la Marne s’est rapproché des compagnies de bus qui desservent les deux agglomérations principales du département : Reims Métropole (218.900 habitants) et Cités en Champagne (65.230 habitants). Dans ces agglomérations, les réseaux de bus sont importants et peuvent permettre de limiter les déplacements automobiles. C’est pourquoi il a été proposé de créer un titre de transport utilisable par plusieurs agents, une carte impersonnelle.

Les transports urbains rémois proposeront une carte de transport impersonnelle en 2010

La Sitac Bus, opérateur de transport de la communauté d’agglomération Cités en Champagne, fut la première à pouvoir fournir un titre de transport adapté. Ce sont donc deux services départementaux, implantés à Châlons-en-Champagne, qui effectuèrent le premier test avec quatre titres de transport impersonnels. Jean-Yves Stéphan, chef du service Vie au travail, revient sur les premiers mois d’expérimentation : "Les habitudes ont parfois la vie dure, les agents utilisent encore massivement les voitures de service. La plupart craignent que les bus ne soient pas assez fréquents, parfois sans même avoir vraiment regardé. Nous étudions toutes les réticences, tous les freins, de façon à affiner notre communication et accompagner les changements de comportements." En 2010, les Transports urbains rémois (TUR) seront à leur tour en mesure de proposer une carte de transport impersonnelle et l’expérimentation s’étendra à Reims Métropole. Les agents des services du conseil général de la Marne, implantés dans le centre de Reims, sont très demandeurs de solutions alternatives à la voiture individuelle. Forte de l’expérience de Châlons-en-Champagne, une communication renforcée va être mise en place autour d’un large panel de solutions : bus, covoiturage, vélo… Ainsi le plan de déplacement de la collectivité se construit sous la bannière du développement durable.

Luc Blanchard, pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils, mercredi 16/12/ 2009

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250259245872

Contacts : Conseil général de la Marne, 2 bis rue de Jessaint, 51038 Châlons-en-Champagne cedex

tel : 03 26 69 52 17- Stéphan Jean- Yves, chef du service Vie au travail, stephanjy@cg51.fr

Repost 0
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:26

Mobilimousin : une centrale de mobilité à échelle régionale

 

Depuis plusieurs années diverses enquêtes ont mis en évidence un déficit d’information sur les transports dans le Limousin alors même que l’offre de transports collectifs couvre largement le territoire régional. Avec l'objectif de répondre à ce besoin mais également d'inciter les habitants à mieux utiliser les différents réseaux et à limiter l'usage de la voiture, le conseil régional du Limousin a souhaité créer une centrale de mobilité.

 

« Nous avons voulu d’emblée fédérer l’ensemble des autorités organisatrices de transports (AOT) et même au-delà pour la cohérence de notre projet et l’exhaustivité de l’information sur les transports en commun » explique Jacques Gangler, chef du service infrastructures et transports au conseil régional du Limousin. Une convention pour la mise en œuvre de la centrale a ainsi été signée par la Région, les Départements de la Haute-Vienne, de la Creuse et de la Corrèze, les agglomérations de Brive et de Limoges, la ville de Tulle et la SNCF. Cette convention définit les engagements financiers entre les partenaires et prévoit l’organisation fonctionnelle de l’exploitation du système d’information multimodale. Dans ce cadre, il a fallu établir un référentiel pour permettre aux partenaires de rendre leurs données homogènes. Des interfaces d’échanges ont donc été mises en place pour que les partenaires diffusent leur information de façon exploitable. Par ailleurs, même s’ils ne sont pas signataires de la convention, des partenaires privés, comme les gestionnaires de parkings, les aéroports (CCI) ou les taxis sont également associés au projet. Leur implication est une des clés de la réussite de la centrale de mobilité qui permet de diffuser une information exhaustive aux voyageurs quelle que soit leur mode de transport.

Pour les voyageurs, ce partenariat se traduit par un accès simplifié aux informations sur les horaires et les recherches d’itinéraires, les évènements ayant un impact sur le réseau, les tarifs ou encore des informations touristiques, la localisation des parkings, les coordonnées des taxis. Depuis le 12 novembre 2009, c’est la centrale téléphonique [ 0800 87 23 19 ] qui répond aux questions des voyageurs. Elle sera complétée à partir d’avril 2010 par un site internet dédié.

Le conseil régional du Limousin a réussi le premier pari de ce projet : réunir l’ensemble des partenaires compétents pour proposer une information exhaustive aux voyageurs sur tous les bassins de vie et d’emploi de la région. Second pari à réussir : l’utilisation effective et l’appropriation de l’outil par les limousins eux-mêmes. Les travaux en cours sur la charte graphique et la campagne de communication sur Mobilimousin devraient y contribuer.

 

Annabelle Zimmermann, 06/12/2009 pour projet de territoire de ETDlogo_etd_nls.gif


http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Politiques-regionales-et-departementales/Actualites/Mobilimousin-une-centrale-de-mobilite-a-echelle-regionale

 

 BIPLAN dit Bravo !!!


 

Repost 0
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 10:34

Des bus gratuits pour les habitants

de l'agglomération de Castres-Mazamet

Depuis le 1er octobre 2008, les bus du réseau de transports publics de Castres et Mazamet (Tarn) sont gratuits. La communauté d'agglomération a lancé l'expérience afin d'inciter ses administrés à modifier leurs modes de déplacement journaliers. Au vu d'une hausse de fréquentation surprenante et de l'amélioration qualitative du service rendu, l'agglomération pourrait décider de rendre la gratuité des bus permanente.


Dans la communauté d'agglomération de Castres-Mazamet (seize communes, 85.000 habitants), les bus Libellus sont gratuits pour tous. Le territoire communautaire comprend deux réseaux urbains : le maillage historique à Castres avec six lignes de bus ainsi que celui de Mazamet mis en place en 2004 et doté de deux itinéraires. Les enjeux de cette initiative ne relèvent pas uniquement du développement durable, mais sont aussi tournés vers un volet social. "Par le biais du CCAS, les populations les plus démunies bénéficiaient déjà de la gratuité, mais nous restions plutôt dans une logique captive : l'essentiel des usagers restaient les scolaires et les personnes âgées, les adultes privilégiant leurs voitures", explique Grégoire Boyer, directeur de la régie des transports Libellus à la communauté d'agglomération de Castres-Mazamet. Par soucis d'équité, le service mobi-libellus destiné aux personnes à mobilité réduite a également été rendu gratuit. Votée pour une durée de quinze mois en conseil communautaire, l'expérimentation a débuté le 1er octobre 2008. La perte des recettes de 300.000 euros de la régie Libellus est compensée par les deux communes : 280.000 euros pour Castres, 20.000 euros pour Mazamet.

75% d'augmentation de fréquentation à Castres et 206% à Mazamet

La régie a équipé six bus d'un comptage par cellule afin de dénombrer le nombre d'entrants. "Au départ, les conducteurs comptaient manuellement, mais devant l'afflux d'usagers, cela devenait impossible. Ils ont tout de suite remarqué le bond de fréquentation, mais nous avons souhaité le quantifier, afin de montrer l'impact de la gratuité sur les comportements", indique Grégoire Boyer. D'une année sur l'autre, l'augmentation est surprenante : 75% de plus pour Castres et 206% pour Mazamet, soit un total de 1,9 million de passagers en 2009. Le directeur de la régie est particulièrement satisfait de l'évolution constatée à Mazamet : "Depuis l'ouverture du réseau, on comptait 25.000 à 35.000 usagers par an. La fréquentation exceptionnelle de 2009, 105.000 passagers, traduit certes un effet d'aubaine, mais montre la volonté des habitants de changer leurs habitudes et leurs modes de déplacement". En plus d'attirer de nouveaux usagers, la mesure a permis d'évaluer l'efficacité du réseau car malgré cette hausse brutale, la régie n'a ni augmenté ses effectifs en termes de contrôle et de chauffeur, ni ses fréquences de bus. "Il s'est avéré que le réseau actuel suit un parcours de desserte satisfaisant et dispose d'une capacité d'accueil correcte. Les épisodes d'engorgement en période de pointe restent anecdotiques", souligne Grégoire Boyer. "En revanche, avec seulement un véhicule, le service mobi-libellus est relativement saturé car il répond à un besoin réel de déplacement des usagers." Par ailleurs, la population d'usagers s'est diversifiée et compte davantage d'adultes actifs. L’évolution vers la gratuité n'a pas connu d'obstacles particuliers, hormis la réticence de certains chauffeurs et contrôleurs quant au risque de perturbation possible du service. "Leurs craintes se sont vite dissipées et les représentants syndicaux sont aujourd'hui à nos côtés pour discuter d'une pérennisation du dispositif", souligne Grégoire Boyer. En effet, la qualité des rapports entre conducteurs et passagers s'est améliorée ainsi que la sécurité dans les bus. "On a constaté une diminution des incivilités et les services de police mobilisés ne sont pas plus intervenus que d'habitude", précise le directeur de la régie. Le maintien de la gratuité sur Castres et Mazamet semble sur la bonne voix et sera à l'agenda dans les prochains mois.

Laura Henimann / PCA, pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils, mardi 13 octobre 2009

 http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250258963420

Contacts

Communauté d'agglomération Castres-Mazamet, Le Causse Espace Ressources,

81115 Castres Cedex, tél : 05 63 73 50 01, franck.rigolle@castres-mazamet.com

* Boyer Grégoire, directeur de la régie des transports Libellus

tél :05 63 71 80 06, gregoire.boyer@castres-mazamet.com

Repost 0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 10:29
Mobilité professionnelle et mobilité géographique
vont de plus en plus souvent de pair


La mobilité des Français est en hausse. C'est ce que confirme le rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) sur les trajectoires et les mobilités professionnelles rendu public le 16 septembre.
Ainsi "le taux annuel de mobilité des ménages, après avoir décru au début des années 1990, est remonté en 2002 à un taux significativement supérieur à celui qui prévalait en 1984", assure le rapport, chiffres à l'appui : de 6,6% en 1984, et jusqu'à 6,2% en 1992, ce taux est passé à 7,4% en 2002. Les statistiques sur les changements de résidence confirment cette analyse. Entre 1999 et 2004, 19,5 millions de personnes ont ainsi changé de logement en France métropolitaine, et parmi elles, 3,8 millions ont changé de région. "Près de deux individus sur cent ont changé de région chaque année, soit le taux le plus élevé atteint depuis cinquante ans", indique le rapport du COE. Globalement, les Français feraient même partie des travailleurs les plus mobiles en Europe. D'après une enquête Eurobaromètre réalisée en 2005, 25% des actifs français déclaraient avoir eu, au cours de leur carrière, une expérience professionnelle dans une région autre que celle de leur emploi actuel. En moyenne, en Europe, ils ne sont que 15% dans ce cas. "Par ailleurs, les Français étaient les plus nombreux à se déclarer prêts à déménager dans une autre région ou un autre pays s'ils étaient au chômage", ajoute le rapport. Un point important si l'on en croit le COE qui fait le lien entre la mobilité géographique et le retour à l'emploi ou l'accès à une promotion professionnelle. "Le taux de promotion professionnelle des salariés est toujours plus élevé pour ceux qui changent de lieu de résidence, et ce quel que soit le critère de mobilité retenu : changement de région, de département, de zone d'emploi ou d'aire urbaine. Réciproquement, le taux de mobilité résidentielle des salariés est toujours plus fort pour ceux qui ont obtenu une promotion", détaille le document.
S'agissant des trajets domicile-travail, le rapport indique que la majorité des salariés travaillent désormais dans une commune différente de celle de leur domicile. La proportion de personnes dans ce cas est ainsi passée de 46,1% en 1982 à 52,3% en 1990, et à 60,9% en 1999. "Si les changements de résidence sont légèrement plus fréquents aujourd'hui, les actifs travaillent également de plus en plus loin de chez eux", précise le COE dans son rapport. La distance domicile-travail moyenne était de 25,9 kilomètres en 2004.
Le rapport aborde aussi la question des transitions professionnelles sur le marché du travail, qui ont globalement augmenté, plus particulièrement pour les jeunes et les salariés peu qualifiés. Il fait enfin la synthèse d'une étude TNS-Sofres sur la mobilité vue par les salariés (voir article localtis du 5 juin 2009) réalisée en avril 2009. Etude qui révèle que 46% des salariés du privé âgés de plus de trente ans ont connu au moins une mobilité professionnelle au cours des cinq dernières années.

 Emilie Zapalski, publié le 18 septembre 2009 sur Localtis
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250258867691


* Consulter le rapport du COEet  la synthèse du rapport du COE sur le site http://www.coe.gouv.fr/

Repost 0
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 12:59
Le PNR du Pilat veut infléchir le "tout-voiture"

Imaginer un système de transports collectif pour pallier l'utilisation croissante de la voiture individuelle semble illusoire dans le Pilat, territoire de moyenne montagne. Le parc naturel régional n'a d'ailleurs ni la compétence ni le souhait de s'investir dans cette voie. En revanche, il s'est penché sur les problèmes de mobilité des actifs, des retraités, des jeunes, des touristes, pour infléchir les attitudes centrées sur la voiture vers des pratiques multimodales et notamment le covoiturage. 

Depuis février 2009, le parc naturel régional (PNR) du Pilat dispose d'une centrale de mobilité. Une sorte de "boutique" chargée d'organiser, coordonner et animer le développement de modes de déplacement conciliant mobilité et développement durable. Avec un axe majeur, la multimodalité et la combinaison covoiturage avec les autres approches alternatives (pédibus, vélobus, auto-partage, plans de déplacements des entreprises et des administrations / PDE-PDA).... "Il y a quelques années encore, l'entraide et le fait d'aller à l'école à pied ou en vélo étaient naturels. On ne réinvente rien, mais on essaye de redonner à cette alternative une réalité pragmatique", explique Anne de Beaumont, élue référente "mobilité" au PNR.

Un élément stratégique mieux pris en compte
"Il est impossible d'aborder le développement durable sans tenir compte de la question des déplacements et notamment de la voiture individuelle", énonce Jean Lavallez, responsable de la direction économie durable du PNR. L'implication du parc sur cette problématique répond donc à un souci de cohérence avec son projet de territoire. Mais il aura fallu l'insistance de l'Ademe, pour que le parc intègre cette réflexion comme un élément stratégique et s'engage dans une démarche Energie plus volontariste en 2007. Cela a commencé par une étude, pour connaître la réalité de la problématique dans ce territoire de moyenne montagne, aux portes des agglomérations Lyonnaise et stéphanoise.
En automne 2007, le cabinet d'études, l'agence régionale Energie et l'Ademe concluent que les enjeux sociaux sont aussi importants que les enjeux environnementaux. "Dans le Pilat, le transport est le premier poste de dépense, avant le logement ... C'est donc un sujet très sensible", pose Anne de Beaumont. La population active du PNR travaille surtout dans les agglomérations de Lyon, Saint-Etienne, Vienne et cela entraîne des migrations journalières importantes et des coûts conséquents. "Il y avait jusque là une sorte de non-dit et d'acceptation du mode de transport individuel comme le seul possible. L'actualité (hausse du prix du carburant, notamment) et l'étude ont montré le challenge qu'il y avait à sortir de cela", commente Jean Lavallez. Et pour en sortir, de miser notamment sur le développement du covoiturage.

Agence de mobilité et covoiturage
"L'étude nous a montré que le covoiturage était une réelle solution, à condition de l'organiser, avec des aires de covoiturage, une communication efficace, une signalétique adaptée, etc.", explique Jean Lavallez. Ce choix été facilité par l'expérience de l'association Pilatitude, qui a commencé à mettre en place un réseau de covoiturage. "C'est une base incontournable", insiste Anne de Beaumont. Avec un positionnement original : le réseau de Pilatitude s'appuie sur des relais locaux (des particuliers) plutôt que le seul support internet souvent de mise, ce qui permet de toucher, à priori, un plus large public (personnes âgées, touristes, etc.). Dans une petite commune, on trouve déjà quarante covoitureurs !  Le PNR a confié à l'association l'animation de "l'agence centrale de mobilité". "L'appui sur une association est intéressant car on travaille ainsi avec la société civile, ce dont nous avons peu l'habitude. Or, c'est un levier important pour que la population s'approprie l'action", estime Jean Lavallez. Après "beaucoup de concertation" pour faire se rencontrer le projet de l'association et celui du parc, une convention a été signée. Celle-ci porte le poste du chargé de mission de l'agence ; son financement est pris en charge pour la première année à 100% par le ministère de l'Environnement (appel à projets sur la thématique du climat) et dans les années à venir, sans doute par la région Rhône-Alpes.

Lever les freins...
"Il y a beaucoup de freins à lever pour que le covoiturage se développe", reconnaît Odile Proust, présidente de la commission "performance environnementale-énergie" du PNR. "Il faut avoir une offre suffisante pour que les gens ne se sentent pas dépendants les uns des autres. On a généralement peur des retards, des imprévus, or c'est une prise de conscience à mûrir. Moi-même, je sais qu'en passant par le covoiturage, je vais perdre en souplesse dans mon emploi du temps, c'est finalement une autre organisation à trouver", défend-t-elle.
Lever ces freins, développer la communication, animer le covoiturage, promouvoir de nouveaux produits (notamment sur le champ touristique), former des réseaux de proximité, repenser le transport des jeunes (pédibus), et encourager d'autres modes de déplacements professionnels dans les entreprises et administrations (PDE et PDA) : voilà donc le travail nouvellement confié à la centrale de mobilité. Comme le souligne Anne de Beaumont, il doit reposer sur une prise en compte globale des problèmes et associer tous les acteurs concernés. "La mobilité ne doit surtout pas s'envisager sous un seul angle en saucissonnant les réponses car les situations vécues par les ménages sont complexes, il faut donc les traiter globalement", soutient-elle. "Il y a des liens très forts entre un pédibus et un plan de déplacement d'une entreprise. Parce que les parents ne peuvent covoiturer s'ils doivent déposer ou récupérer les enfants à l'école. Il faut parvenir à concilier tout cela", évoque-t-elle. Cette complexité rend nécessaire l'approche transversale, l'interdépendance des politiques menées au niveau du parc ou des collectivités, de l'urbanisme aux services à la personne en passant par le tourisme.
C'est pourquoi le comité de pilotage de l'étude (commission Energie du PNR, conseil régional, Ademe, agence régionale Energie, autorités organisatrices des transport des départements de la Loire et du Rhône) vient de décider la création d'un "conseil en mobilité", instance de suivi permanent qui doit rassembler les élus des différentes commissions du parc, mais aussi des communautés de communes et d'acteurs clés (travailleurs sociaux, parents d'élèves, entreprises, etc.). L'enjeu est que chacun s'approprie cette démarche "mobilité" et participe à sa généralisation !

PCA, mardi 05 mai 2009, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

(1) Etude financée par conseil régional et l'Aeme. Soutient technique de l'Ademe et de l'agence régionale Energie pour le montage et déroulement de l'étude.

Contact : Parc naturel régional du Pilat
Moulin de Virieu- BP 57, 42410 Pélussin, Tel : 04 74 87 52 01
info@parc-naturel-pilat.fr
Lavallez Jean, responsable direction économie durable, javallez@parc-naturel-pilat.fr
Proust Odile, Présidente de la commission performance environnementale-énergie
odile.proust@laposte.net
de Beaumont Anne, élue référent transport, adebeaumont@free.fr
Repost 0
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 09:30
Développer le covoiturage sur un territoire

Le compte rendu de la journée organisée par l’ADRETS en févier 2009 sur l’organisation du covoiturage sur un territoire est désormais en ligne. Après un rappel des enjeux de la mobilité en milieu rural il fournit des éléments d’information sur les méthodes de réalisation d’un diagnostic des besoins en déplacements sur un territoire (sources de données, méthodes d’enquêtes) puis présente les différentes composantes d’un système de covoiturage. Il s’agit du rapprochement entre l’offre et la demande, de l’animation et de la communication, des aires de covoiturage, de la définition des règles de fonctionnement et des incitations telles que le parking gratuit ou les offres combinées de transports collectifs. Ces recommandations sont illustrées par des expériences comme celles du site de covoiturage du pays voironnais, de la centrale de mobilité de Trévoies, de GESTER, de l’automobile club aixois, le bureau d‘information jeunesse de Gap, le PDE de Savoie technolac, Planète Champsaur, qui font également l’objet d’une fiche de présentation. Enfin, une bibliographie et un annuaire du covoiturage dans les Alpes complète utilement ce riche document.

Info venant de « projet de territoire » de ETD, le 20/04/2009

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Services-a-la-population/Actualites/Developper-le-covoiturage-sur-un-territoire

consulter le compte rendu sur le site de l’ADRETS
 http://adrets-asso.fr

Repost 0
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:30
Après le Finistère,
la région Lorraine lance son plan en faveur du covoiturage


Le 4 mars, le conseil régional de Lorraine a lancé un plan d'actions en faveur du développement du covoiturage. A l'instar d'autres collectivités territoriales telles que le département du Finistère, qui a inscrit dès 2003 la promotion de cette pratique dans son schéma départemental des déplacements et dans son Agenda 21 local, la Lorraine lance pour l'occasion un portail internet dédié. Selon Patrick Hatzig, vice-président de la région délégué aux transports, "le principal frein au développement du covoiturage était en effet la multiplication de sites indépendants qui, de fait, divisaient le potentiel de covoitureurs". En fédérant les sites existants, et donc les initiatives de mise en relation des conducteurs et des passagers prêts à covoiturer, la région envoie donc un signal fort, qui vise à donner plus de corps et de lisibilité à cette pratique.

Pour l'heure, le portail en question fédère les deux principaux sites utilisés tant du côté lorrain (www.karzoo.fr) que du côté luxembourgeois (www.covoiturage-luxembourg.com). Il se développera dès les prochains mois en s'associant et relayant d'autres initiatives publiques ou privées de covoiturage. Hormis ce portail, le plan covoiturage de la région Lorraine affiche surtout la particularité de viser plus particulièrement les travailleurs frontaliers. En effet, l'emploi frontalier est en progression en Lorraine et représente déjà plus de 10% de la population active. Parmi eux, plus de 60.000 salariés travaillent quotidiennement au Luxembourg. Dès lors, l'appui du covoiturage peut être décisif pour faciliter leurs déplacements sur des axes par ailleurs encombrés. "C'est bien dans ce sens que le développement du covoiturage est devenu l'une de nos priorités", confirme Jean-Pierre Masseret, président de la région Lorraine. Reste que les infrastructures dédiées au covoiturage faisaient jusqu'alors défaut. Une enveloppe d'un million d'euros a donc été débloquée pour cofinancer aux côtés des communes et des intercommunalités lorraines la création sur leurs territoires de parkings de covoiturage. A terme, le portail régional recensera l'ensemble de ces aires de stationnement servant de lieux de rendez-vous aux covoitureurs.


Morgan Boëdec / Victoires éditions, publié le publié le 06 mars 2009 par Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1236317326208
Aller plus loin sur le web : le site de covoiturage de la région Lorraine
http://www.lorraine.eu/jahia/Jahia/pid/2488
Repost 0
25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 16:23
Concilier travail, famille et vie personnelle, un rêve à la mode

La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle est une aspiration qui monte partout et concerne au plus haut point les stratégies des ressources humaines au sein des entreprises.
Julien Damon, dans les échos, analyse 3 ouvrages d'une sélection de travaux anglo-saxons sur le sujet.           


COMMENT FAIRE DANS LES ENTREPRISES

Steven A.Y. Poelmans, Paula Caligiuri (dir.) :« Harmonizing Work, Family, and Personal Life. From Policy to Practice », Cambridge University Press, 2008, 328 pages.

Les organisations ne peuvent plus considérer que l'employé idéal est un homme à temps plein, dégagé de toute responsabilité en dehors de ses activités professionnelles. Avec la progression de l'activité féminine et de la proportion des couples biactifs, la demande de flexibilité (on dirait, en France, de souplesse) s'accroît. Les attentes à l'égard du travail et des carrières ne sont plus les mêmes. L'argent et la réussite ne sont plus que des dimensions parmi d'autres d'une vie « complète ». C'est ce que rapporte une équipe internationale de chercheurs et de praticiens (en psychologie et en management) emmenée par Steven Poelmans et Paula Caligiuri.
Cet ouvrage collectif s'intéresse aux politiques et pratiques de conciliation dans les entreprises. En s'appuyant sur un grand nombre de cas, avec des échecs et des succès, il se veut guide pratique, alliant théorie, recherches empiriques et évaluation un peu partout dans le monde.
Des enquêtes réalisées sur trois continents ressortent partout beaucoup d'attentes des employés et de grandes déclarations des dirigeants. L'essentiel des efforts, selon nos observateurs, devrait porter sur le management intermédiaire, qui doit adhérer aux objectifs et disposer d'instruments pour mettre en oeuvre les objectifs. Tout le monde est d'accord, mais il faut savoir comment faire. Les ressources humaines ne doivent plus envisager travail, famille et vie personnelle comme des temps et des institutions en conflit. Toutes les entreprises doivent, sans recette générale magique, devenir « responsables familialement ».
Les auteurs s'intéressent surtout aux employés à haute productivité, en faveur desquels ils appellent au développement de services, d'activités récréatives, de prestations complémentaires au salaire. Mettant ainsi l'accent sur les hauts potentiels, c'est un guide, relativement fourni, pour les DRH de multinationales.

CADRE HEUREUX, CADRE FLEXIBLE

« Harvard Business Review on Work and Life Balance »,
Harvard Business School Press, 2000, 232 pages.


Les entreprises sont de plus en plus attendues sur un point précis de management : les arbitrages entre vie privée et investissements professionnels. Une collection de papiers publiés dans la « Harvard Business Review » (« HBR » pour les intimes) montre qu'il en va de leur productivité comme de la santé de leurs salariés. Les auteurs sont des enseignants, mais certains exercent aussi dans les grands cabinets de conseil, ou encore les cabinets ministériels et présidentiels américains.
Dans la plupart des entreprises, assurent nos auteurs, travail et vie personnelle sont habituellement envisagés comme une compétition de priorités. Un investissement dans l'un des deux domaines implique une perte dans l'autre. Une nouvelle génération de responsables fait le pari qu'une conciliation des dimensions professionnelles et personnelles des activités peut être bénéfique à tous.
La majorité des cadres interrogés adhère au cliché selon lequel le succès professionnel a un prix. Or cette réalité est très inégalement distribuée. Des cadres professionnellement très performants ont des vies privées qu'ils estiment passionnantes. D'autres paient un prix très élevé pour leur carrière.
Les individus qui gèrent avec succès la tension entre travail et vie privée s'adaptent mieux au changement dans leur travail et trouvent le travail qui leur convient. Ces cadres « heureux » arrivent à prendre plus facilement sur eux les éventuelles déceptions professionnelles.

Le slogan de Pékin était " le progrès pour les femmes, c'est le progrès pour tous" rappelle BIPLAN

LE MARCHÉ PLUS FORT QUE LA FAMILLE

Neil Gilbert : « A Mother's Work. How Feminism, the Market, and Policy Shape Family Life »,
New Heaven, Yale University Press, 2008, 240 pages.


Neil Gilber
t, professeur à Berkeley, reprend dans un vif essai l'ensemble des thèmes et problématiques. Il revient aux « fondamentaux » :
- Avoir des enfants est-il économiquement fondé ?
- La division sexuelle du marché du travail est-elle rationnelle ?
- Qui bénéficie réellement des services extrafamiliaux de prise en charge de la petite enfance ? I
- ll veut mettre au jour les intérêts qui sont vraiment servis.
Que les changements majeurs (contraception, droits civiques, marché du travail) qui ont affecté les relations sexuelles, sociales et familiales depuis les années 1950 soient positifs ou négatifs relève de l'opinion. Ce qui est certain, c'est que la famille était beaucoup plus stable. Ce qui est également certain, c'est que les femmes au- jourd'hui contrôlent les phases de leur existence plus que jamais auparavant. Elles peuvent, en théorie, arbitrer entre maternité et emploi rémunéré.
Gilbert soutient que les normes qui prévalent sont dictées par une élite relativement déconnectée des réalités et des contraintes du quotidien. Il formule trois assertions :
1. La « culture capitaliste » dévalue le travail domestique.
2. Les principes féministes surévaluent généralement l'intérêt psychologique et social du travail.
3. Les politiques de conciliation renforcent en réalité les normes et les valeurs capitalistes et féministes.
Gilbert observe que ce sont les femmes les plus aisées et les plus diplômées qui suivent des carrières et des profils de vie correspondant aux canons de la conciliation (des enfants, du travail, mais avec des services pour les aider). Les autres femmes, moins favorisées, cherchent dès qu'elles le peuvent à sortir du marché du travail (comme les hommes d'ailleurs). Mais elles y demeurent en raison des prestations qu'elles trouvent pour « concilier ». La thèse est claire : les politiques de conciliation en place sont plus favorables au marché qu'à la famille !

Julien Damon, professeur associé à Sciences po (master d'urbanisme).

Publié le 08/01/09 dans les échos :link http://www.lesechos.fr

Julien Damon est responsable du département Questions sociales au Centre d’analyse stratégique et professeur associé à Sciences Po (cycle d’aménagement et d’urbanisme). Ancien responsable du département Recherche et prospective de la Caisse nationale des Allocations familiales, il est notamment l’auteur de La question SDF (Paris, PUF, 2002) et de Les politiques familiales (Paris, PUF, 2006). Il a aussi pas mal écrit sur la pauvreté.

Il reste encore à travailler sur les conjointes de travailleur indépendants, et pour corser l'affaire, les TPE en territoire rural…sur le thème, on a du pain sur la planche, tant en sujet d'étude qu'en action -BIPLAN-
Repost 0
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 10:16
Le Pays de Sainte-Odile organise le covoiturage
d'Obernai à Strasbourg


La communauté de communes du Pays de Sainte-Odile, dans le Bas-Rhin, a mis en place un système gratuit de covoiturage, par l'intermédiaire de son site internet.
A peine un an après l'inauguration, plus de 450 personnes sont inscrites au service.

Beaucoup d'habitants du pays d'Obernai travaillent à Strasbourg et les rocades de la capitale régionale, aux heures de pointe, sont saturées. Entre autres raisons parce que la plupart des usagers sont seuls dans une voiture qui comporte quatre ou cinq places...
Le syndicat mixte de gestion du Scot local avait réalisé une étude, en 2002, sur les déplacements des habitants du Pays de Sainte-Odile. Il en résultait que plus de 70% de ceux qui quittent Obernai vont vers Strasbourg. Sitôt ces résultats connus, Bernard Fisher, maire d'Obernai et président de la communauté de communes, a demandé à Valérie Heyd, qui avait une expérience en la matière, de travailler sur une solution concrète pour Obernai et sa région.
Sur un site dédié, les usagers peuvent s'inscrire comme participants. Ils y apprennent que "50 km par jour représentent au minimum 900 euros de carburant par an", qu'"une voiture moyenne dégage 153g de CO2 par kilomètre, soit 7,65 kg pour 50 km, et environ 3 tonnes par an". Le site explique que ce service de covoiturage "permet de trouver des partenaires et de se réunir à plusieurs pour aller à la gare, aller travailler à plusieurs dans une même voiture, partir en week-end ou en vacances à moindre frais", et qu'il s'adresse donc "aux automobilistes souhaitant partager leurs frais de transports, et aux personnes sans voiture et éloignées des transports en commun."  Sur le site, les derniers trajets enregistrés sont signalés et la procédure d'inscription pour trouver une voiture ou proposer un trajet est très simple.
Pour la communauté de communes, l'investissement est minime. Un prestataire privé gère le système sur le site de la communauté ainsi que la mise en relation des individus. L'investissement informatique représente 4.000 euros.
Plus important a été l'investissement en communication pour informer les habitants de l'existence de ce service. Pour 10.000 euros, la communauté a édité et distribué des "flyers", des dépliants, des affiches, dans les entreprises du territoire, dans les abribus d'Obernai et elle a publié de l'information dans le magazine trimestriel du Pays de Sainte-Odile. Cette communication est régulièrement renouvelée.
L'évaluation de l'action est délicate à réaliser car les statistiques sont impossibles à obtenir de façon exhaustive, en particulier pour ce qui concerne les déplacements privés de la population. Cependant, 450 personnes sont inscrites au service, 75% des habitants du territoire sont informés, et les pages consacrées au covoiturage attirent 2.000 visites par mois. 300 trajets mensuels sont enregistrés par le site au départ d'Obernai ou en direction d'Obernai.
Ces chiffres indiquent que l'opération, pour une agglomération de moins de 20.000 habitants, est une vraie réussite, et qu'elle pourrait sans gros risque être étendue à des dizaines d'autres agglomérations du même type, c'est-à-dire des petites agglomérations proches des  grandes villes.

Jean-Luc Varin, publié le mardi 06 janvier 2009 pour les sites Mairie-conseils et Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis%2Fexperience%2Fexperience&cid=1230701321303

Contact : Communauté de communes du Pays de Sainte-Odile
38, rue du Maréchal Koening, 67210 Obernai, Tel : 03 88 95 53 52

Nombre de communes : 6, Nombre d'habitants : 18000
Heyd Valérie, Chargée de mission, valerie.heyd@ccpso.com
Fischer Bernard, Maire d'Obernai, président

Repost 0
29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 11:44

"Lila à la demande", un transport qui rend d'énormes services

La communauté de communes d'Erdre et Gesvres (Loire-Atlantique) a mis en place en 2006 un système de transport à la demande qui fonctionne trois jours par semaine et permet aux habitants des hameaux retirés de se déplacer sur le territoire de la communauté et à sa périphérie.
La communauté de communes d'Erdre et Gesvres (douze communes, 52.000 habitants et 50.900 hectares) est située au nord de l'agglomération nantaise. Le sud du territoire est de type périurbain tandis que le nord est plus rural. Et comme beaucoup d'autres lieux, il est insuffisamment desservi par les transports collectifs. "La création d'un transport à la demande (TAD) est née d'une réflexion commune des élus locaux et de ceux du conseil général sur les transports interurbains, explique Wilfried Braud, responsable des transports à la communauté. Cette réflexion a débouché sur la mise en place d'un transport à la demande sur la communauté voisine d'Ancenis en 1997, avec l'objectif de généraliser le système à tout le département."
Le TAD en Erdre et Gesvres a démarré en janvier 2006, baptisé alors Abeille, il est maintenant dénommé "Lila à la demande "(Ndlr : Lila, Lien interurbain de la Loire-Atlantique, est le nom du réseau départemental de transports collectifs). Son but est de permettre notamment aux personnes vivant dans des hameaux retirés, ou étant, pour une raison ou pour une autre, exclues des systèmes de transport collectifs classiques, de se déplacer pour des courses, des visites chez le médecin, des rendez-vous, des activités sportives... "Ne fonctionnant que trois jours par semaine et à horaires fixes (le mardi matin, le mercredi toute la journée et le vendredi matin), il n'a pas vocation à assurer les déplacements domicile-travail, souligne Wilfried Braud. Dans un contexte de vieillissement de la population, il s'agit d'accroître la capacité de mobilité des personnes." La réservation du voyage souhaité doit se faire au plus tard la veille auprès du service transport de la communauté : un agent est mobilisé pour cette fonction à raison d'un demi-temps plein. Celui-ci répercute la commande auprès du transporteur (choisi par le conseil général dans le cadre d'un marché public). Un taxi prend la personne à domicile pour la déposer à la destination de son choix dans l'une des douze communes de la communauté ou dans l'une des vingt communes limitrophes ; lorsque les usagers souhaitent se rendre à Nantes, le taxi les dépose au pôle tramway, aux abords de la ville.
 
Quatre euros le voyage, aller-retour
Le tarif de Lila à la demande est de 4 euros par voyage et par personne, aller-retour, quelle que soit la destination. Des réductions sont possibles en cas de regroupement (3,50 euros si deux personnes prennent le même taxi ensemble, 3 euros pour trois personnes et 2,50 pour quatre personnes). Il existe une tarification pour les jeunes de moins de 18 ans, le mercredi et pendant les vacances scolaires (1,50 euro A/R). Une aide au transport à la demande est possible, notamment auprès des CCAS, qui peuvent délivrer des titres de transport prépayés. En outre, le service est accessible aux personnes handicapées, aux mêmes tarifs, en commandant un véhicule adapté au moment de la réservation.
Pour la première année de fonctionnement du TAD, l'objectif de fréquentation avait été fixé à 1% de la population, soit 500 voyages par an. Il a été dépassé avec 654 voyages dès 2006. 783 voyages ont été réalisés en 2007. Le service a davantage été utilisé par les habitants des communes du nord du territoire, les moins desservies par des transports collectifs. Deux tiers des utilisateurs ont plus de 60 ans et 47% des voyages se font vers l'extérieur de la communauté.
Le coût de Lila à la demande s'est élevé en 2007 à 18.000 euros (pour 31.000  km, soit 58 centimes par km), assumé à parité par le conseil général et la communauté.
Une communication sur le fonctionnement du TAD a été faite sous forme de dépliants dans les salles d'attente des cabinets des professions médicales et à travers des réunions avec les CCAS, les services pour l'emploi et surtout les mairies (pour utiliser le transport à la demande, les usagers doivent être munis d'une carte d'utilisateur gratuite mise à disposition dans les mairies).
 
Plus d'autonomie pour les personnes habitant dans des zones reculées
"Nous n'avons pas rencontré de difficultés insurmontables pour mettre en place ce nouveau service, car il avait déjà été largement expérimenté par la communauté de communes d'Ancenis et était bien maîtrisé par le conseil général", rappelle Wilfried Braud. "S'agissant d'une jeune intercommunalité, le plus difficile a été de faire respecter notre identité en tant que communauté de communes car au départ, le conseil général souhaitait que le transport à la demande soit mis en oeuvre par un regroupement de trois communautés de communes. Ceci a été refusé par nos élus. Nous recherchions une meilleure identification de la part des administrés et notre territoire est suffisamment vaste pour obtenir la taille critique nécessaire à ce type de service. Au final, Lila à la demande rend un énorme service aux personnes confrontées à de sérieuses difficultés de mobilité. Bien sûr, sans vouloir nous substituer à l'entraide et au covoiturage classique de hameau, elles peuvent être plus autonomes et se déplacer aisément sans forcément être dépendantes des voisins ou de la famille. Par ailleurs, la particularité de notre Lila à la demande tient au fait que nous avons accès à la métropole. Nous sommes donc un maillon supplémentaire pour assurer la desserte du réseau de transports urbains. Ainsi, nous avons été contraints d'instaurer un contrôle d'opportunité des courses car certains usagers faisaient appel au TAD alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une ligne régulière de transport interurbain. Ce contrôle est désormais systématique, car le TAD n'a pas vocation à concurrencer le transport en commun classique. Le TAD constitue une "niche" de service public qui se situe aux interstices entre le taxi, l'ambulance et le transport interurbain par car."
Lila à la demande pourrait se déployer encore un peu plus à partir de janvier 2009 : une demi-journée de fonctionnement supplémentaire est en discussion avec le conseil général. Enfin, une étude qualitative sera conduite auprès des utilisateurs à la fin de l'année 2008.

Maryline Trassard, rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis, le mardi 21 octobre 2008

Contact :
Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
1, rue Marie Curie- Parc d'activités de la Grande Haie, 44119 Grandchamp des Fontaines
Repost 0