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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:28

Frédéric Lefebvre a présenté, le 30 juin, le bilan de l'activité touristique du premier semestre 2011 et les perspectives de la saison estivale. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, chargé notamment du tourisme, s'est félicité "que l'été s'annonce au beau fixe pour le tourisme français".

Cet optimisme s'appuie sur un premier semestre marqué par une nette progression de l'activité, après les premiers frémissements de 2010. Sur les cinq premiers mois de l'année, les dépenses des touristes français sur le territoire national seraient en hausse de 6,8%, selon le baromètre TNS-Sofres. Ceci représente une dépense moyenne de plus de 190 euros par séjour et de plus de 50 euros par nuitée. Sur le premier trimestre 2011, les voyages des touristes français en France progressent de 2,7% et leurs nuitées de 2,0%. Sur les cinq premières nationalités de visiteurs européens, la hausse des dépenses sur la même période est de 3,9%, soit plus de 350 euros par séjour et 85 euros par nuitée. La croissance de l'activité monte même à 4,6% si l'on considère l'ensemble des clientèles étrangères sur le premier trimestre 2011. Cette croissance de la dépense compense la légère baisse des arrivées de touristes étrangers sur la période (-1,3%). A noter également : la forte progression des touristes originaires de pays émergents (+25,2% pour la Russie, +29,5% pour le Brésil), alors que l'Asie ralentit sa progression : +5% pour les touristes chinois et un net recul pour le Japon à partir de février (le tsunami et la catastrophe de Fukushima datant du 11 mars).

     Le grand retour des touristes étrangers

Sur la lancée de ce début d'année, la saison estivale s'annonce très prometteuse. Toujours selon le baromètre TNS Sofres, le mois de juin a déjà connu une nette augmentation de la fréquentation de la clientèle française (+10%) et de celle des cinq principales clientèles européennes (+12%). Pour juillet et août, la fréquentation des estivants français (nombre de nuitées) est attendue en hausse de 2% et de 7%. Le retour des étrangers devrait également être spectaculaire, la combinaison de l'augmentation des arrivées et de celle de la durée des séjours aboutissant à une progression attendue des nuitées de touristes étrangers de 8% en juillet et 13% en août. En termes géographiques - selon le cabinet Protourisme -, les hausses de réservations bénéficieraient au littoral (+6%) et au tourisme urbain (+4%), alors que la montagne et les zones rurales seraient en recul (-3% et -2%). Les régions les plus avantagées seraient le Languedoc-Roussillon et le Centre Atlantique (+7%) et Paca et le Sud Atlantique (+6%).

Pour expliquer cette très nette progression d'ensemble, le secrétariat d'Etat chargé du tourisme invoque "un effet de convergence de plusieurs éléments" : la météorologie très favorable du printemps, l'augmentation du niveau de vie dans les pays émergents, une parité euro/dollar plus favorable et les révolutions dans les pays touristiques du Maghreb, qui ont dissuadé nombre de touristes français et européens de s'y rendre.

        Une tendance mondiale

Au-delà de cette communication du secrétariat d'Etat chargé du tourisme, toutes les autres études confirment cette tendance très positive. C'est le cas des enquêtes semi-officielles traditionnelles du début de l'été -Atout France et RN2D (le réseau national des comités départementaux du tourisme), les offices de tourisme de France, l'Association nationale des maires de stations de montagne et SKI France -, qui s'appuient sur les remontées du terrain par les professionnels du tourisme. Mais c'est aussi le cas de celles des cabinets d'études privés. MKG Hospitality, spécialisé dans l'hôtellerie, annonce ainsi une progression de plus de 6,5% du RevPAR (revenu par chambre disponible) sur le premier semestre 2011 et s'attend à une progression supplémentaire de cet indicateur clé de 5 à 6% en juillet-août. Même son de cloche chez Deloitte, qui indique que les taux d'occupation des hôtels parisiens ont dépassé 82% - toutes catégories confondues - au mois de mai.

Le phénomène n'a toutefois rien de spécifiquement français, même si l'Hexagone tire particulièrement bien son épingle du jeu. Dans un communiqué du 30 juin, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) annonce en effet que le nombre de touristes internationaux a progressé de 4,5% au cours des quatre premiers mois. Ceci représente 12 millions de touristes internationaux supplémentaires, soit un total de 268 millions sur la période. Toutes les zones géographiques sont à la hausse, à l'exception du Moyen-Orient (-14%) et de l'Afrique du Nord (-11%). Enfin - une fois n'est pas coutume - on retiendra que l'Europe sert de locomotive à la reprise mondiale de l'activité touristique, avec une progression de 6% sur l'ensemble de la zone.

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le lundi 4 juillet 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250262084194

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:54

Le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement soumet à la consultation publique un projet de décret portant adaptation des dispositions du Code de l'urbanisme relatives aux terrains de camping et aux parcs résidentiels de loisirs. Ce texte tire les conséquences des évolutions apportées en la matière par la loi du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques et par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement.

Le premier texte a totalement revu le classement des campings, comme celui de l'ensemble des hébergements hôteliers. Le second a notamment introduit des dispositions contre la "résidentialisation" des terrains de campings et la "sédentarisation" de l'habitat mobile de loisirs (voir nos articles ci-contre du 18 juin 2009 et du 11 octobre 2010). Il instaure également une mise en conformité des terrains de camping avec les normes d'urbanisme.

     Lutter contre la sédentarisation

Le projet de décret prévoit ainsi, dans son article Ier, qu'"en dehors des emplacements prévus à l'article R.111-32 [du Code de l'urbanisme, NDLR], l'implantation des habitations légères de loisirs est soumise au droit commun des constructions". Curieusement, cette disposition figure déjà dans l'actuelle rédaction de l'article R.111-32 (dernier alinéa : "En dehors de ces emplacements, leur implantation est soumise au droit commun des constructions"). Les implantations autorisées d'habitations légères de loisirs concernent ainsi les parcs résidentiels de loisirs spécialement aménagés à cet effet, les terrains de camping classés (sous réserve que le nombre d'habitations légères de loisirs soit inférieur à 35 lorsque le terrain comprend moins de 175 emplacements ou à 20% du nombre total d'emplacements dans les autres cas), les villages de vacances classés en hébergement léger et les dépendances des maisons familiales de vacances agréées. Autre restriction introduite par le décret : sont également soumises au droit commun de la construction les habitations légères de loisirs implantées dans un camping, dans un village de vacances ou dans les dépendances d'une maison familiale de vacances, mais qui ont fait l'objet d'une cession - quel qu'en soit le mode - ou d'une location supérieure à deux ans (un moyen de lutter contre la sédentarisation). Toujours dans le même esprit, le projet de décret prévoit des mesures similaires pour les résidences mobiles de loisirs (les "mobil homes").
Des dispositions sont toutefois prévues afin ne pas porter atteinte aux situations existantes, notamment pour les emplacements de terrains de campings, de villages de vacances ou de dépendances de maisons familiales de vacances ayant fait l'objet de cession, quel qu'en soit le mode, avant la publication du décret. Il en est de même pour les locations d'emplacements d'une durée supérieure à deux ans, jusqu'au terme prévu par le contrat.
Un autre article soumet à déclaration préalable l'installation des caravanes en dehors d'un village de vacances ou d'une dépendance d'une maison familiale de vacances, dès lors que la durée de l'installation est supérieure à trois mois par an. Jusqu'à présent, cette disposition existe uniquement pour les installations en dehors d'un parc résidentiel de loisirs ou d'un terrain de camping. Il en est de même, "afin de lutter contre le phénomène des bidonvilles", si les emplacements en cause ont fait l'objet d'une cession ou d'une location supérieure à deux ans renouvelables.
Enfin, le décret crée un permis d'aménager adapté à la mise aux normes des terrains de camping. L'article en question précise la composition du dossier de demande de permis, allégée par rapport à celle d'un permis classique en vue d'aménager un terrain de camping. Les autres articles du projet de décret se contentent de précisions rédactionnelles ou de mises en cohérence avec le nouveau contexte législatif.

Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le mardi 31 mai 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261906190&cid=1250261902370

Référence : projet de décret portant adaptation des dispositions du Code de l'urbanisme relatives aux terrains de campings et aux parcs résidentiels de loisirs.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 10:29

Michel Magras, sénateur de Saint-Barthélemy, a déposé, le 24 mai, un rapport d'information - fait au nom de la commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire - sur la situation du tourisme aux Antilles. Comme l'indique le rapporteur lui-même, "la problématique du tourisme en outre-mer a donné lieu, au cours des dernières années, à plusieurs rapports, notamment du Conseil économique, social et environnemental", ainsi qu'à plusieurs plans de relance plus ou moins efficaces.

   Les effets de la crise sociale de 2009 n'expliquent pas tout

Déjà en situation difficile, le tourisme a subi de plein fouet "l'impact dévastateur de la longue crise sociale de 2009" en Guadeloupe et, dans une moindre mesure, en Martinique. Celle-ci a sérieusement écorné l'image touristique des Antilles et plusieurs grands groupes hôteliers ou de loisirs ont menacé de quitter purement et simplement les deux îles. Les conflits sociaux n'ont toutefois fait qu'aggraver une tendance de fond, à l'œuvre depuis une dizaine d'années. Le rapport donne ainsi l'exemple de la Martinique qui, alors que l'activité touristique progressait partout en France, est passée de 1,03 million de touristes en 1998 - un record à ce jour - à 639.000 en 2005 et 577.000 en 2009. Dans le même temps, la capacité hôtelière était divisée par deux. Autre exemple : alors que le transport aérien mondial croît de 4 ou 5% par an, celui à destination des Antilles est en régression, avec un niveau en 2010 inférieur à celui de 2004. Seule lueur d'espoir : les derniers plans de relance semblent porter quelques fruits, puisque l'activité est en légère hausse en 2010 et au début de 2011.
Intitulé "Guadeloupe et Martinique : d'un tourisme subi à un tourisme intégré", le rapport ne prend pas de gants pour expliquer les raisons d'une telle situation. Outre les conflits sociaux à répétition, il évoque "un parc hôtelier totalement obsolète", mais aussi la question identitaire. Pour Michel Magras, "la population antillaise a en effet longtemps été réfractaire au développement du tourisme. Pour reprendre une formule souvent utilisée, le service a longtemps été assimilé à la servitude". Autre faiblesse du tourisme antillais : il "n'est pas encore la véritable priorité des Antilles en matière de développement économique", alors qu'il représente toujours 9,2% du PIB en Martinique et 12% en Guadeloupe (part directe et indirecte). Le rapport pointe également un dispositif de défiscalisation mal adapté à l'hôtellerie, une mauvaise prise en compte de la saisonnalité, un déficit d'accueil et de formation et une incapacité à profiter de l'essor des croisières.

    Sortir d'un tourisme franco-français

Mais l'une des principales faiblesses du tourisme antillais est d'être beaucoup trop franco-français : la part des touristes originaires de métropole est en effet de 93% en Martinique et de 94% en Guadeloupe. Une bonne part de ces touristes - 38% en Guadeloupe et 13 à 20% en Martinique - sont d'ailleurs des touristes affinitaires (Antillais installés en France et revenant pour les vacances). En revanche, le rapport estime que "les Antilles tournent aujourd'hui le dos à l'Amérique du Nord", malgré des atouts évidents. Dans la décennie 1975-1985, les touristes américains représentaient pourtant 35% des arrivées mais, aujourd'hui, la Martinique et la Guadeloupe sont - avec Cuba - les seules îles des Caraïbes à ne plus avoir de liaison directe avec les Etats-Unis.
Face à cette situation désastreuse, le rapport estime néanmoins qu'il est encore possible d'inverser la tendance. Tout en se félicitant des décisions annoncées par le chef de l'Etat lors de son déplacement aux Antilles au début de l'année (voir notre article ci-contre du 10 janvier 2011), il formule une douzaine de propositions. Celles-ci consistent notamment à refaire du tourisme "la priorité des Antilles en matière de développement économique", à renforcer la sensibilisation de la population à l'intérêt de cette activité, à lancer un grand plan de formation des salariés du secteur, à diversifier les produits touristiques et les clientèles, à faire évoluer le dispositif fiscal en faveur de l'hôtellerie vers une "défiscalisation de projet" ou encore à prendre des initiatives pour attirer les touristes nord-américains (par exemple en jouant sur la sécurité et sur la "french touch").
Mais la principale originalité du rapport est de plaider fortement pour un positionnement des Antilles sur le "tourisme vert". Selon une étude sur l'éco-tourisme forestier, la Martinique disposerait, par exemple, d'un potentiel de 300 000 écotouristes par an. Ceci suppose, bien sûr, de "préserver et valoriser le patrimoine naturel des Antilles" - à travers en particulier la réalisation d'un inventaire des sites naturels remarquables -, mais aussi de régler des problèmes plus terre à terre qui nuisent fortement à l'image de la destination : la gestion des déchets et de la propreté et la réglementation de l'affichage publicitaire.

Référence : Sénat, commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, rapport d'information n°547 "Guadeloupe et Martinique : d'un tourisme subi à un tourisme intégré" (déposé le 24 mai 2011).

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le lundi 30 mai 2011 par localtis dans la catégorie Tourisme

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261899785&cid=1250261893456

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 10:04

 

Lancée en novembre 2009, la collection de guides touristiques Michelin « Patrimoine de France » -comprenant déjà « Découvrez nos plus beaux châteaux » et « Découvrez nos plus belle églises et abbayes »- compte désormais un nouvel ouvrage consacré aux plus beaux lieux du Patrimoine industriel français. Une idée de guide originale pour parcourir la France sous un nouvel angle d’approche ! 336 pages et 200 sites répertoriés.

 

Depuis quelques années déjà, les Français montrent un fort engouement pour le tourisme patrimonial. Le succès croissant des Journées du Patrimoine en est une illustration.
Plus de douze millions de personnes se sont en effet pressées au mois de septembre 2010 pour visiter les 15.000 sites ouverts -souvent exceptionnellement- au public ce jour-là. Architecture, savoir-faire, machinerie : tous ces domaines passionnent aujourd’hui les visiteurs, et notamment les seniors.
Grâce à un savoir-faire presque centenaire en matière d’informations touristiques, à la richesse de ses sélections et de son expérience du terrain, Michelin peut ainsi publier un nouveau guide recensant les plus beaux lieux du patrimoine industriel français, dont certains sont encore peu connus (comme les filatures des Cévennes ou la vallée des Usines à Thiers) et d’autres bénéficient d’une reconnaissance internationale avec leur inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme la Saline Royale d’Arcs-et-Senans).
Sur 336 pages, les auteurs ont effectué une large sélection de plus de 200 sites, classés en trois catégories :
- Des sites industriels en activité, comme la bonneterie Claude et Duval de Le Corbusier à Saint-Dié-des-Vosges, les entrepôts de champagne Vranken-Pommery à Reims, la fonderie de cloches Cornille Havard à Villedieu-les-Poêles, l’usine d’embouteillage d’Evian, Airbus Visit à Toulouse…
- Des sites industriels, reconvertis et remarquables pour leur architecture, comme l’usine de chocolat Menier à Noisiel, les docks de la Joliette à Marseille, l’ancien entrepôt Laîné à Bordeaux, la Cité internationale de la bande dessinée à et de l’image à Angoulême…
- Des musées évoquant une activité industrielle, comme la Cité de l’Automobile à Mulhouse, la Cité de la Céramique à Sèvres, la corderie Royale à Rochefort, la Cité internationale de la dentelle et de la mode à Calais, l’Aventure Michelin (forcément !) à Clermont-Ferrand…
Tous ces sites sont classés par zone géographique puis par ordre alphabétique de ville. Ils sont accompagnés d’une description et d’informations pratiques pour y accéder ou les visiter. Ils bénéficient également du classement par étoiles, spécificité des guides Michelin depuis plus de cent ans.
De plus, des circuits thématiques, avec des cartes, sont proposés au lecteur lorsqu’une activité est largement implantée dans une région : la route des Gueules Noires autour de Lens, les filatures de Cévennes, etc.
Enfin, plus de 300 belles photos agrémentent la lecture ; les sommaires sont également illustrés, pour inciter à la découverte ou à la re-découverte de ces lieux symboles du patrimoine industriel français.
Guide Michelin « Les Plus beaux lieux du Patrimoine industriel »
336 pages. , Prix de vente : 17 euros

http://www.senioractu.com/Michelin-premier-guide-touristique-sur-le-Patrimoine-Industriel-francais_a13488.html?TOKEN_RETURN

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 09:42

Comme annoncé fin janvier, un protocole d'accord pour la constitution d'un fonds "Tourisme social investissement" (TSI), destiné à rénover et réhabiliter les équipements du tourisme social, a été signé le 28 mars par le secrétaire d'Etat chargé du tourisme, Frédéric Lefebvre, le directeur général de la Caisse des Dépôts, Augustin de Romanet, et le directeur général de l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), Philippe Kaspi. "Je me réjouis du lancement de ce fonds qui permettra à de nombreux équipements anciens nécessitant une rénovation de mieux satisfaire les attentes de leurs publics en modernisant leur offre", a indiqué le secrétaire d'Etat.
Le parc d'hébergement du tourisme social est évalué à environ 1.500 structures et plus de 256.000 lits (villages de vacances, auberges de jeunesse, colonies de vacances, etc.). Le TSI vise à soutenir dans la durée un parc significatif de lits susceptibles "d'accueillir les populations à revenus modestes et les populations fragilisées (personnes handicapées, âgées, jeunes en difficulté...) dans un cadre de mixité sociale", précise le communiqué du secrétariat d'Etat. Il s'agit à la fois "de maintenir dans le marché un patrimoine très implanté en zone rurale et en montagne, important pour les économies locales, et de permettre à leurs opérateurs de continuer d'appliquer des prix les plus accessibles possibles", ont rappelé les signataires.

     Une première tranche de 75 millions d'euros

Une étude du cabinet KPMG a évalué à 500 millions d'euros sur 10 ans les besoins de modernisation de ces hébergements, dont certains "sont à la limite de la dignité", a souligné le secrétaire d'Etat. La création de ce fonds a mis plus de 10 ans ce qui est "trop, beaucoup trop", a insisté Frédéric Lefebvre, qui a demandé de "rattraper ce retard". Doté à terme de 150 millions d'euros, le fonds TSI sera donc alimenté par la Caisse des Dépôts et l'ANCV mais également par des investisseurs institutionnels tels que mutuelles, caisses de retraites et banques. Il permettra, par effet de levier l'obtention de crédits bancaires par les structures bénéficiaires (collectivités territoriales, associations...) quand elles veulent réhabiliter ou agrandir leur patrimoine immobilier pour le financement de 300 millions d'euros de travaux. Une première tranche de 75 millions d'euros sera mobilisée en cinq ans.
Philippe Kaspi a rappelé que l'ANCV a permis le départ de vacances de 175.000 personnes en difficulté en 2010, grâce à l'excédent de gestion des chèques vacances. Selon lui, la création du fonds TSI est d'autant plus importante que "depuis 2006, le volume des investissements des acteurs du tourisme social a été divisé par deux".
Ce fonds aura une gouvernance fondée sur deux organes de droit commun : un conseil de surveillance et un directoire de plein exercice. "Un comité d'orientation composé de représentants du secteur et un comité de sélection, présidé par l'ANCV, qui garantira l'orientation sociale des interventions du fonds sont en outre mis en place", a précisé le secrétariat d'Etat au Tourisme.

Catherine Ficat, publié le 29 mars 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261501766&cid=1250261496847

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 09:45

L’UNAT, Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air, a organisé à l’occasion de ses 90 ans un colloque réunissant adhérents et décideurs publics issus de l’ensemble du territoire. Objectif : faire valoir l’action du tourisme associatif à vocation sociale. Alors que la France fêtera en 2011 les 75 ans des congés payés, près de la moitié des Français (46%) ne partent toujours pas en vacance. Le Tourisme Associatif, né dans les années 60, ne cesse depuis de se mobiliser :

  • pour faire en sorte que les vacances soient possibles pour le plus grand nombre, en assurant la mixité sociale la plus complète possible.
  • pour le développement des territoires, avec une présence dans des zones où les grands opérateurs capitalistes du tourisme sont absents.
  •  pour développer l’économie sociale, un secteur qui utilise les potentialités du marché pour servir l’intérêt général.

 

Vous pouvez télécharger le communiqué de presse résumant les débats en allant sur le site de la CPCA  http://cpca.asso.fr

Pour plus d’information sur le tourisme associatif, rendez-vous sur le site de l’UNAT.: www.unat.asso.fr

Source : colloque de l’UNAT, 

Le 30 novembre 2010 dans la lettre d'information du siteCPCALa voix du mouvement associatif

http://cpca.asso.fr/spip.php?article2222

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 10:24

Dans l'optique de qualifier et de sécuriser l'emploi saisonnier dans tous les secteurs concernés, au premier rang desquels on trouve le tourisme, l'État et la Région Rhône-Alpes ont lancé un dispositif accessible à ces catégories de travailleurs : la VAE (Validation des acquis de l'expérience) pour les saisonniers. La coordination et la promotion de ce dispositif sont assurées par PERIPL (Pôle d'échange, de ressources et d'information sur la pluriactivité et la saisonnalité). Antoine Fatiga, conseiller régional et spécialiste du dossier des saisonniers, et Antoine Bel, chargé de mission à PERIPL, commentent ce dispositif.

Les saisonniers, qui par définition occupent plusieurs emplois dans l'année, ont un statut qui ne leur permettait peu jusqu'à présent d'avoir accès à la VAE (Validation des acquis de l'expérience). C'est donc dans l'optique de qualifier et de sécuriser l'emploi saisonnier dans tous les secteurs concernés (hôtellerie, restauration, tourisme, commerce, agriculture, BTP, services à la personne, sport) que l'État, par l'intermédiaire de DIRECCTE Rhône-Alpes, et la Région ont lancé cette année, un dispositif spécifique, la VAE pour les saisonniers, un dispositif accessible à ceux d'entre eux qui travaillent dans la région. Cette formule, expérimentée sur la période 2010-2012, est adaptée aux caractéristiques de la saisonnalité et répond aux besoins de qualification professionnelle de chaque secteur d'activité.

Un dossier qu'Antoine Fatiga, conseiller régional et vice-président de Rhône-Alpes Tourisme pour le tourisme associatif et social, connaît parfaitement bien. « À la fin des années 80, à la suite de plusieurs hivers sans neige, nous nous sommes rendus compte qu'on se préoccupait des saisonniers venant de loin mais peu des locaux. Il faut dire qu'à l'époque on vivait assez bien d'une activité saisonnière hivernale avec un peu d'agriculture ou de BTP à côté alors qu'aujourd'hui on vit moins bien de l'activité saisonnière et plus du tout de l'agriculture. Pour la branche remontées mécaniques et domaines skiables, les partenaires sociaux ont a alors réfléchi à un accord permettant de vivre et travailler au pays. Il s'agit de l'Accord de sécurisation des parcours des travailleurs saisonniers que nous interrogeons pour savoir ce qu'ils font l'été et voir de quelle manière on peut les aider à accéder à un emploi local l'été dans une entreprise implantée sur le territoire. D'où le concept de gestion territorial de l'emploi et des compétences pour sécuriser le parcours des personnes concernées mis en place avec la Direction de l'emploi en Rhône-Alpes en 2007 qui a testé ce dispositif dans le Parc naturel régional des Bauges. Par exemple, les entreprises de la filière bois acceptaient d'embaucher des saisonniers des remontées mécaniques à condition que les collectivités locales se fournissent chez elles ».

La VAE pour les saisonniers est en quelque sorte issue de ces expériences de terrain. « Et c'est là que PERIPL intervient sur une partie du processus, note Antoine Fatiga. De mon point de vue, le concept doit rester aux mains des partenaires sociaux et des élus. Les partenaires sociaux ont mis en place, d'autres dispositifs complémentaires pour la VAE comme le dispositif Diapason qui est financé par la Région et qui fait intervenir les CIBC (Centres institutionnels de bilan de compétences). De notre point de vue, la VAE est un concept intéressant qui demande beaucoup de travail, le taux de réussite se situant entre 10 et 20%. PERIPL, les CIBC mais aussi le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) et d'autres opérateurs font une partie de ce travail d'accompagnement. Pour un saisonnier, faire une VAE est compliqué surtout lorsqu'on sait qu'il touche moitié moins qu'un salarié permanent lorsqu'il se retrouve au chômage. C'est la raison pour laquelle est organisé les 3, 4 et 5 décembre à Aubagne, le Forum social des saisonniers, l'objectif étant de leur donner la parole et de mener des actions pour qu'ils soient des salariés à part entière ».

Pour sa part, Antoine Bel, chargé de mission à PERIPL, structure basée à Annecy-le-Vieux, revient sur le dispositif de la VAE lancé par la préfecture de la Haute-Savoie. « L'expérimentation de la VAE pour les saisonniers s'est faite entre 2006 et 2009 et le dispositif a été repris cette année par la Région et la DIRECCTE. L'originalité du dispositif est qu'il est accessible à tous les saisonniers quelle que soit leur région d'origine pourvu qu'ils puissent justifier d'une saison de travail en Rhône-Alpes. En juin, on nous a demandé de porter ce dossier qui passe par un important travail de sensibilisation auprès des employeurs et de communication à destination des travailleurs saisonniers, principalement lors de forums de l'emploi comme celui qui s'est tenu à Albertville le 21 octobre. Plus de 4 000 saisonniers étaient présents et nous sommes déjà à une vingtaine d'inscrits pour s'engager dans une VAE sachant que c'est complètement gratuit. Pour s'inscrire, il suffit d'aller sur le site http://www.vae-saisonnier.fr/. La VAE valide des acquis d'expérience et permet d'obtenir un  diplôme. Nous assurons le suivi du saisonnier du début à la fin et nous l'assistons à chacune des étapes, notamment grâce à la mise en place d'un partenariat avec une centaine de structures locales pour un service d'information-conseil de proximité. En général, les saisonniers font leur VAE à l'intersaison et nous les motivons pour qu'ils aillent au bout du processus. Il y a quatre étapes : trouver un diplôme officiel correspondant au parcours professionnel de l'intéressé ; faire une demande de recevabilité ; préparer l'entretien avec le jury ; réaliser cet entretien, le jury étant composé de professionnels du secteur concerné ou de représentants de l'Éducation nationale ». 

Deux sessions sont programmées chaque année au printemps et à l'automne et plus de 7 000 diplômes sont accessibles. L'examen ressemble à un entretien d'embauche et dure environ une heure. Pour mener à bien sa mission, PERIPL disposait cette année d'un budget de 80 000 € financé à hauteur de 60% par l'État et de 40% par la Région. Antoine Fatiga estime qu'il y a entre 100 000 et 200 000 emplois saisonniers (tourisme, agriculture, BTP) équivalents temps plein en Rhône-Alpes. Et, en comptant les emplois indirects, son évaluation va de 200 000 à 400 000 équivalents plein temps, un tiers de ces emplois étant occupés par des locaux, un tiers par des Français d'autres régions et un tiers par des étrangers !

Publié le 26/11/2010 dans Rhône Alpes Tourisme

http://pro.rhonealpes-tourisme.com/articles/les-saisonniers-beneficient-de-la-vae-1357-1.html

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 10:11

J-4, plus que quelques places disponibles

Rendez-vous sur l'espace Tourisme Rural

pour consulter le programme et vous inscrire en ligne

Quest ce que linnovation ?

Pourquoi et comment innover ?

En quoi linnovation répond-elle aux enjeux du développement du tourisme rural et de moyenne montagne ?

Quels en sont les ressorts ?

Autant dinterrogations au cœur des débats de cette 20e édition de lUniversité dété du tourisme rural, qui se tiendra les 29, 30 septembre et 1er octobre à Bourg-en-Bresse (Ain) autour du thème « Oser linnovation dans loffre ».

Le programme a été conçu pour favoriser au maximum les rencontres, les échanges et les mises en situation.

Les temps forts de ces trois jours :

Conférence d'ouverture Qu'est ce que l'innovation touristique en espace rural ? avec un plateau d'invités à découvrir dans le programme détaillé ;

Rétrospective 20 ans d'Universités d'été, l'occasion de revenir sur vingt années de rencontres organisées partout en France ;

Mini-conférences avec des partages d'expériences concrètes d'innovation en espace rural, qui seront l'occasion de proposer de nouveaux éclairages pour renouveler son offre ;

Journée de terrain avec des visites, des rencontres avec les acteurs touristiques locaux et des ateliers de créativité, qui amèneront les participants à réagir, réfléchir et imaginer de nouvelles offres innovantes pour le territoire d'accueil ;

Rencontres professionnelles cibléespour prolonger l'Université d'été l'après-midi du dernier jour, qui permettront aux participants de découvrir initiatives et actions des partenaires organisateurs ;

Et tout un programme d'animations...: célébration du 20e anniversaire de l'Université d'été, soirée conviviale, visite « décalée » de Bourg-en-Bresse, spectacles...

Organisée par Source, centre national de ressources du tourisme et du patrimoine rural, initiateur de la manifestation, Rhône-Alpes Tourisme, Aintourisme, Bourg-en-Bresse Agglomération et son Office de tourisme, la Fédération départementale des Offices de tourisme et Syndicats d'initiative de l'Ain, et le Syndicat mixte de développement du Bassin de Bourg-en-Bresse Cap3B, cette édition anniversaire rassemblera 450 participants venus de la France entière, acteurs du développement touristique en espace rural, opérateurs privés ou publics, agents de développement, élus, consultants, formateurs, représentants de réseaux.

Plus que quelques places disponibles, inscrivez-vous !

Consultez le programme détaillé des trois jours, inscrivez vous

http://pro.rhonealpes-tourisme.com/universite-d-ete-du-tourisme-rural-programme-176-1.html?id=176&id_version=1&type=page

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 10:18

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Source, Centre national de ressources du tourisme et du  patrimoine rural, consacre la 20e édition de l'Université d'été du tourisme rural, au thème Oser l'innovation dans l'offre touristique, les 29, 30 septembre et 1er octobre à Bourg-en-Bresse (Ain).

 

Ces rencontres conviviales, au service de la dynamique de l’espace rural, s’adressent aux professionnels du tourisme acteurs du développement touristique en espace rural, opérateur privé ou public, agent de développement, élu, consultant, formateur. Avec des témoignages d'opérateurs, de visites sur le terrain, différents questionnements seront abordés :

- Pourquoi et comment innover ?

- Quels sont les ressorts de l'innovation et en quoi répondent-ils aux enjeux du développement du tourisme rural et de moyenne montagne ?

- Quelles sont les étapes nécessaires à la mise en œuvre d’une démarche d’innovation ? Les évolutions à imaginer…
Cette édition anniversaire est organisée par Source, en partenariat avec Rhône-Alpes Tourisme, Aintourisme, l’Office de tourisme de Bourg-en-Bresse Agglomération et le Syndicat mixte de développement du bassin de Bourg-en- Bresse Cap3b.
Le programme < http://www.ue-tourisme-rural.fr/index.php?id=28> est en ligne

les inscriptions sont à faire au 04 73 98 13 16

ou par courriel : ue2010@source.asso.fr

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:54

L'article 12 de la loi du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques a revu en profondeur la procédure de classement des différents modes d'hébergement touristique. Un décret du 23 décembre 2009 est ensuite venu préciser les modalités de mise en oeuvre de cette réforme (voir nos articles ci-contre du 7 et du 11 janvier 2010). Si le nouveau classement le plus médiatisé est celui des hôtels - avec en particulier la création de la cinquième étoile -, tous les modes d'hébergement touristique sont en réalité concernés par la réforme.

Un arrêté du 4 juin 2010 fixe ainsi les normes et la procédure de classement des résidences de tourisme, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2010. Il précise notamment que l'exploitant d'une telle résidence qui souhaite obtenir le classement de son établissement doit s'adresser à un organisme évaluateur accrédité, dont la liste figure sur le site d'Atout France. La démarche se déroule en deux temps. Tout d'abord, l'exploitant transmet à l'organisme évaluateur un prédiagnostic, établi sur la base d'un modèle annexé à l'arrêté. Une fois réalisé cet exercice d'autoévaluation, prend alors place la visite d'évaluation, effectuée par l'organisme évaluateur accrédité. Celui-ci établit un certificat de visite comprenant un rapport de contrôle et une grille de contrôle dûment complétée, qui doivent tous deux répondre à un modèle type annexé à l'arrêté. Tout au long de la démarche, il doit également se conformer à un "Guide de contrôle du tableau de classement des résidences de tourisme", qui mis en ligne sur le site d'Audit France pour le 1er juillet. L'organisme évaluateur dispose d'un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle s'est achevée la visite de l'établissement pour remettre à l'exploitant, en deux exemplaires (dont un sous forme numérique), le certificat de visite.

La décision de classement, prise par le préfet du département d'implantation, "indique le nom, l'adresse, le numéro Siret de la résidence, la catégorie de son classement et sa capacité exprimée en nombre de personnes susceptibles d'être accueillies". La liste des résidences de tourisme classées est diffusée gratuitement sur le site d'Atout France. Elle comprend le nom et les coordonnées de l'établissement (y compris courriel et site internet), la capacité de l'établissement, le nombre d'étoiles et la date d'attribution du classement.

Le plus intéressant de l'arrêté du 4 juin 2010 réside dans ses annexes qui comprennent plusieurs documents. Le premier d'entre eux est le tableau de classement des résidences de tourisme, avec pas moins de treize pages et 175 critères, valant chacun de un à cinq points. Ces critères portent à la fois sur les équipements, sur le service au client et sur l'accessibilité aux personnes handicapées et le développement durable. Un certain nombre de points correspondent à des critères obligatoires, tandis que d'autres correspondent à des "critères à la carte". En fonction du résultat obtenu, le classement va de une à cinq étoiles. Le second document annexé à l'arrêté est le modèle de prédiagnostic, à remplir par l'établissement lui-même. Enfin, les deux autres documents sont le modèle de rapport de contrôle à produire par l'organisme évaluateur accrédité et le modèle de grille de contrôle, qui sert de trame au rapport de contrôle.

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le 24 juin 2010, par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260031975

Référence : arrêté du 4 juin 2010 fixant les normes et la procédure de classement des résidences de tourisme (Journal officiel du 22 juin 2010).

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