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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:55

Le Thiernois-Ambertois :

Repenser la cohésion du territoire

pour trouver un équilibre démographique et économique

Un bel exemple d'étude INSEE pour les projets des territoires face au viellissement…

Situé à proximité de Clermont-Ferrand et aux portes du département de la Loire, le Thiernois-Ambertois forme un territoire de moyenne montagne aux vastes espaces forestiers qui a forgé son identité autour des villes de Thiers, capitale française du couteau, et d'Ambert. Il a développé de longue date des activités liées à ses ressources : le travail des métaux, le textile ou encore l'industrie du bois et du papier.

Suite aux crises successives, le territoire poursuit le processus de mutation de son tissu productif, où l'industrie conserve malgré tout un poids et des spécificités fortes. Le recul de l'emploi local rend le territoire fragile. Si le tourisme ne génère pas actuellement une forte activité, l'appartenance d'une large partie du territoire du Parc naturel régional du Livradois-Forez ouvre des perspectives économiques dans ce domaine.

La traversée autoroutière place la partie nord au carrefour de deux espaces économiques majeurs - Clermont-Ferrand et Lyon - et constitue un autre atout. Cette accessibilité a favorisé l'installation de nombreux habitants sur la frange nord-ouest, qui prolonge désormais l'espace résidentiel clermontois.

À l'inverse, les reliefs montagneux continuent de se dépeupler. Si le départ des jeunes et l'absence de renouvellement de sa population perdurent, la stabilisation récente pourrait n'être qu'un répit dans le déclin démographique que connaît le Thiernois-Ambertois depuis les années 1960. Celui-ci devra se préparer au vieillissement de ses actifs qui risque de générer des tensions importantes dans certains secteurs. La faiblesse démographique devrait également rendre difficile le maintien de certains services et équipements dans les zones rurales déjà âgées.1999-2006 : un simple répit démographique ?

- La population : tendances démographiques

Entre 1962 et 2006, la population du Thiernois- Ambertois a diminué de 12 % alors que celle de la région a progressé de 5 %. Depuis le début des années 2000, après quatre décennies de baisse, la population du Thiernois-Ambertois se stabilise. Cette tendance, portée par une amélioration de l'attractivité, résulte d'une croissance démographique ciblée sur la frange nord-ouest gagnée par la périurbanisation clermontoise.

Au 1er janvier 2006, la population du Thiernois- Ambertois est de 82 400 habitants, soit 150 de moins qu'en 1999. De 1982 à 1999, la population du Thiernois-Ambertois diminuait en moyenne de 0,3 % chaque année, soit une perte trois fois plus importante que celle enregistrée en Auvergne. Entre 1999 et 2006, le nombre d'habitants reste à peu près stable dans le Thiernois-Ambertois, tandis qu'il progresse de nouveau en Auvergne (+ 0,3 % par an) et dans le référentiel rural (+ 0,6 %). Cette évolution démographique est uniquement due à un regain d'attractivité, les décès restant toujours plus nombreux que les naissances.

Depuis 1999, les personnes venant s'installer dans le Thiernois-Ambertois sont plus nombreuses que celles qui le quittent. Cependant l'augmentation annuelle de population due au solde migratoire apparent (+ 0,2 %) reste encore

- Une démographie fragile et contrastée

À l'intérieur du territoire, les évolutions démographiques s'opposent. Les communes qui offrent un accès rapide et aisé à l'agglomération clermontoise bénéficient d'une poussée démographique, tandis que le Thiernois et les zones rurales plus isolées continuent de perdre leurs habitants.

La croissance de la population se concentre au nord-ouest, sur la plaine de la Limagne. Elle est soutenue par un net excédent migratoire lié à l'étalement des centres urbains. De nombreux jeunes ménages viennent ainsi habiter dans ces communes alliant cadre rural, offre foncière et proximité du principal espace économique auvergnat où ils travaillent. Dans ces communes pavillonnaires du nord-ouest, la population a augmenté de 1,6 % en moyenne chaque année depuis 1999, soit trois fois plus rapidement qu'au cours de la décennie précédente. Cette croissance traduit aussi le dépeuplement de Thiers au profit de sa proche banlieue.

Le contraste est important avec le reste du territoire. Dans la zone de Thiers Montagne, la population ne cesse de diminuer depuis 1982. Entre 1999 et 2006, elle accuse une baisse annuelle moyenne de 0,4 %. La ville de Thiers a perdu à elle seule 1 160 habitants sur la période soit 8,7 % de sa population. Enfin l'Ambertois continue de se dépeupler malgré un regain d'attractivité. Les arrivées n'y sont pas suffisantes pour résorber un important déficit naturel lié au vieillissement de la population rurale.

- Des échanges migratoires, principalement avec la métropole clermontoise

Le Thiernois-Ambertois bénéficie, au jeu des migrations, d'un excédent de 1 180 personnes avec le reste de la France sur une période de cinq ans. Entre 2001 et 2006, 9 260 habitants se sont installés dans le Thiernois-Ambertois tandis que 8 080 personnes l'ont quitté. La région parisienne est celle qui contribue le plus à l'excédent migratoire. L'Île-de-France a attiré 335 ex-résidents du Thiernois- Ambertois entre 2001 et 2006, alors que 855 Franciliens ont emprunté le chemin inverse. Les mouvements migratoires avec les régions Provence- Alpes-Côte-d'Azur et Rhône-Alpes sont aussi favorables au Thiernois-Ambertois, et se soldent par un gain de 200 personnes avec chacune d'elles sur cette même période.

Le territoire réalise l'essentiel de ses échanges migratoires avec l'Auvergne. Ces derniers sont équilibrés : 4 920 arrivées pour autant de départs. Ainsi,en 2006, plus de la moitié des nouveaux habitants du Thiernois- Ambertois résidaient en Auvergne cinq ans auparavant. Le secteur de Lezoux accueille de nombreux Clermontois venus rechercher de l'espace tout en restant proches de l'offre en commerces et en services. L'Ambertois, quant à lui, draine plutôt de jeunes retraités en provenance des aires urbaines lyonnaise et stéphanoise, notamment dans la vallée de l'Ance. Les départs les plus nombreux s'effectuent vers les aires urbaines de Clermont-Ferrand (2 990 personnes) et Vichy (520 personnes).

- Un territoire délaissé par les jeunes, mais attractif pour les classes moyennes et les retraités

Les migrations se traduisent par des apports dans toutes les classes d'âge, hormis celle des 15-25 ans pour laquelle le Thiernois-Ambertois accuse un déficit très net. À l'image de tous les espaces ruraux, le Thiernois-Ambertois peine à retenir ses jeunes. Faute d'offre universitaire mais aussi d'emplois qualifiés, ils quittent le territoire, souvent au profit de la capitale régionale. Entre 2001 et 2006, le Thiernois-Ambertois a ainsi perdu 1 420 jeunes âgés de 15 à 25 ans. À l'opposé, deux vagues positives contrebalancent ce déficit. Le solde migratoire est excédentaire pour les jeunes ménages accompagnés de leurs enfants, ainsi que pour les personnes autour de l'âge de la retraite (55-65 ans).

Cependant, les nouveaux résidents sont le plus souvent de jeunes actifs : 40 % d'entre eux ont entre 25 et 39 ans. Cette classe d'âge est en effet marquée par des changements professionnels et familiaux (premier emploi, mise en couple, naissance d'enfants...) qui l'appellent à être davantage mobile.

L'approche par catégorie socioprofessionnelle confirme ces tendances : solde fortement négatif pour les étudiants et élèves (- 1 080) ; solde positif pour les retraités (+ 755) ainsi que pour les professions intermédiaires (+ 435) ; déficit pour presque toutes les catégories sociales avant 25 ans mais excédent au-delà. Seuls les ouvriers non qualifiés connaissent un solde migratoire positif quel que soit leur âge.

- Le vieillissement pèse sur l'avenir démographique

Les apports migratoires ne pourront toutefois pas enrayer durablement la baisse de population, ni infléchir son vieillissement. Alors que le nombre de jeunes va diminuer, celui des personnes âgées va encore progresser au fur et à mesure de l'avancement en âge des générations des papy boomers nées après 1945. Les seniors sont déjà plus représentés que dans la moyenne régionale et rurale : en 2006, 28 % des habitants du Thiernois-Ambertois ont plus de 60 ans, soit respectivement 2 et 3 points de plus que dans la région et dans l'ensemble des bassins de vie centrés sur un bourg ou une petite ville.

Si l'on se fonde sur les projections démographiques réalisées à l'échelle du Parc naturel régional Livradois-Forez, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus pourrait augmenter d'environ 40 % d'ici 2030 selon le scénario central. Les seniors représenteraient alors près de 38 % de la population du Thiernois-Ambertois. Outre les problèmes que cela pourrait poser en termes de renouvellement des générations, la zone devrait développer des services spécifiques à cette population âgée. De plus, cette tâche serait rendue plus difficile par la dispersion de cette population dans de petites communes parfois isolées.

Le vieillissement aura aussi des répercussions sur la population active, celle qui a ou recherche un emploi. D'ores et déjà, les jeunes actifs entrant sur le marché du travail ne compensent plus les nombreux départs à la retraite. En Auvergne, on estime que 38 % des actifs en emploi en 2005 devraient quitter définitivement le marché du travail d'ici 2020.

Le Thiernois-Ambertois devrait connaître une baisse encore plus prononcée du fait de la forte inertie de sa pyramide des âges. Pour atténuer ces tendances, une politique d'accueil de nouveaux actifs sera nécessaire mais devra s'accompagner d'un développement des activités. En effet l'installation de ménages dans les communes proches de Clermont- Ferrand n'a pas empêché le non-renouvellement des ressources en main-d'œuvre du Thiernois-Ambertois. Ces arrivées ne traduisent pas non plus une progression du nombre d'emplois endogènes. Sur la période récente, la population active habitant le territoire a augmenté tandis que l'emploi offert localement s'est réduit.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=10&ref_id=15771&page=dossier/dossier23/dossier23_chp3.htm#img10

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 10:34

La précarité en milieu rural, peu visible, mais bien réelle

Rédigé conjointement par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et le Conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux (CGAAER), le rapport "Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural" traite d'une question encore peu explorée. La lettre de commande du ministre de l'Agriculture et du haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté demandait d'ailleurs de "mettre à la disposition du gouvernement un état complet des connaissances sur les phénomènes de pauvreté en milieu rural [...]", ainsi que de formuler "des propositions pour adapter les politiques publiques susceptibles de donner à la solidarité nationale une pleine efficacité en milieu rural [...]". Des enjeux qui concernent les onze millions de Français (18% de la population) vivant dans "l'espace rural", au sens statistique du terme (60% du territoire national).

Les cinq auteurs du rapport ont répondu à la commande, avec un document riche en informations. Ils font notamment ressortir le cumul de handicaps dont souffrent nombre de zones rurales :

- population plus âgée (27% de plus de 60 ans contre 21% dans les zones urbaines),

- prédominance d'emplois faiblement qualifiés (32% d'ouvriers, 27% d'employés contre seulement 7% de cadres),

- revenus inférieurs à la moyenne (taux de pauvreté monétaire de 13,7% contre 11,3% en milieu urbain)...

Les zones rurales ne forment pas, pour autant, un paysage uniforme. Si certains espaces peuvent être considérés comme de "véritables territoires de relégation", d'autres affichent des dynamiques locales d'intensité plus ou moins forte. De plus, les prestations sociales devraient corriger en partie les écarts de situation. Pourtant, leur part dans le revenu moyen est plus faible en zone rurale qu'en zone urbaine (28,1% des revenus avant impôts des ménages du premier décile, contre 35,3%). Un écart surprenant, que les auteurs expliquent par une plus grande difficulté d'accès aux droits, mais aussi par les "attitudes 'taiseuses' de personnes ou de familles qui supportent sans se manifester de très mauvaises conditions de vie, se replient sur elles-mêmes ou se protègent du qu'en dira-t-on". Dans ce contexte, le rapport souligne l'atout décisif que peut représenter la présence sur le terrain d'élus ou de décideurs "capables de jouer un rôle d'entraînement et de s'appuyer sur des professionnels de bon niveau".

Sur ce point, le rapport désigne clairement le niveau intercommunal comme le seul véritablement adapté. Il insiste également sur deux facteurs essentiels : le décloisonnement de l'action des organismes sociaux  et l'implantation ou le renforcement d'une ingénierie du développement économique et social en milieu rural.

En termes d'outils, les auteurs plaident notamment pour le développement d'une intercommunalité de projets comportant des volets sociaux (en particulier à destination des publics les plus fragiles), pour la prise en considération des surcoûts de certains services sociaux en milieu rural (comme les coûts de transport pour la formation ou les actions d'insertion), ou encore pour une prise en compte de "la situation préoccupante" des adolescents et des jeunes ruraux sous qualifiés (mobilité, accompagnement vers l'emploi, logement...).

Enfin, le rapport consacre un long développement à la mise en oeuvre du RSA en milieu agricole. Les auteurs craignent en effet que les groupements d'employeurs ou les organismes de gestion du remplacement cèdent à la tentation de favoriser le temps partiel, en comptant sur le RSA activité pour compléter les ressources. Ils suggèrent donc de procéder à une évaluation spécifique de cet aspect du RSA.


Jean-Noël Escudié / PCA, publié le 15 janvier 2010, par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259347357

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 11:57

L'avenir du café-tabac en question...                       

"Les café-tabac resteront-ils demain le premier commerce de proximité ?" A l'occasion de la journée débat organisée le 15 janvier 2010 au Sénat sous le haut patronage du ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire et du secrétaire d'Etat chargé du commerce, représentants de la profession, sénateurs, députés et entreprises ont posé la question de l'avenir du café-tabac et du bistrot du coin. Des commerces qui présentent de véritables atouts économiques résumés par Anne-Marie Escoffier, sénateur de l'Aveyron : "Ils assurent une proximité géographique, affective et fonctionnelle." Autre force de ces commerces : le maillage territorial, "en particulier dans les zones rurales où les cafés sont des lieux de vie intergénérationnels", a précisé pour sa part Gérard Bohelay, président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France. "Ce sont, après les enseignants, les derniers survivants, ceux qui partent les derniers du village", a aussi détaillé Etienne Wery, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles. Mais si leur attrait est manifeste, la profession a du mal à tenir le coup. "Notre profession a perdu 5.000 établissements en moins de dix ans, a souligné Gérard Bohelay, et depuis 2007, le chiffre d'affaires est en baisse de 16%, les plus petits établissements, en zone rurale, étant les plus touchés." En cause : la nouvelle réglementation sur la cigarette qui a fait chuter la consommation. "Mais je pense que le bistrot a une utilité publique et qu'il faut le sauvegarder, a encore affirmé le président de la Fédération des buralistes de Paris Ile-de-France, beaucoup de maires y sont attachés, car ils y puisent la vérité du terrain, les 'cancans' du voisinage, et ce que les gens pensent d'eux-mêmes et en direct." Une des solutions avancées : développer de nouvelles activités, sources de marges financières. D'autres pays européens n'ont pas attendu pour se lancer dans ce genre de démarches. En Belgique par exemple, 680 points postes ont été mis en place dans des cafés (l'équivalent à l'échelle française de 30 à 35.000 points) proposant de plus en plus de services : envoi et réception de recommandés, bornes de paiement. Des points postaux qui ressemblent à ce qui est en train de se développer en France, les relais poste commerçants (RPC), en remplacement des bureaux de poste de plein exercice. On recense 1.750 RPC en France, dans des commerces, épiceries, presse, ou cafés. En Italie, ces points proposent des services encore plus larges : vente de produits bancaires, dans le cadre d'activités liées à la banque postale, ou bien possibilité d'ouvrir ou de fermer un compte bancaire.

Bornes de services interactifs

Autre exemple de service développé dans les cafés en Europe : la mise en place de bornes de services interactifs, comme en Suède ou en Allemagne, permettant d'effectuer des démarches administratives (demander un acte de naissance, de décès, obtenir un permis de pêche ou de chasse…). Etienne Wery, qui a étudié ces exemples étrangers, estime qu'il y a encore bien d'autres services qui pourraient être proposés par les cafés : services liés à la communication (vente de cartes téléphoniques ou internet prépayées, vente d'abonnements), services financiers (remise des cartes bancaires), services liés au commerce électronique, avec notamment une fonction de "consigne" créée au sein du village pour récupérer les colis commandés sur internet, services liés au commerce traditionnel (contrat énergie, gaz, eau…). "Nous souhaitons valoriser cette notion de services au public, avoir un lieu unique pour tous ces services qui disparaissent en ce moment, soit permanents, soit organisés par des rendez-vous", a expliqué Anne-Marie Escoffier, qui estime que l'on peut imaginer faire venir jusqu'au café du village la caisse locale de sécurité sociale, la caisse d'allocation familiale ou même la préfecture pour les questions de carte grise ! Une réflexion qui va dans le sens des travaux engagés à l'occasion des Assises des territoires ruraux organisées d'octobre 2009 à janvier 2010. Travaux qui doivent aboutir à une nouvelle charte des services publics en milieu rural, avec l'idée de mettre en place des socles de services au public et de les mutualiser. "Mais il va falloir être polytechnicien pour être cafetier si on veut assurer tous ces services", s'est toutefois interrogé Jean-Yves Pineau, directeur de Collectif Ville Campagne, une association qui lutte depuis quinze ans contre la désertion du monde rural. "On a des clients, des consommateurs, mais il ne faut pas être dupe ; aujourd'hui, à force de tirer sur la corde, elle risque de se rompre, a-t-il souligné, estimant quant à lui qu'il faut surtout "que le politique décide d'une posture : comment on construit la société, comment on organise la vie sur ces territoires ? Dans ce domaine, il nous faut un projet, un dessein…"

Emilie Zapalski, publié le 18 janvier 2010 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259352951

bon, nous en attendant, on vat aller boire un coup…


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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:54

PAYS/SCoT
La prochaine Journée-Rencontre de l'Association de promotion et de fédération des Pays (APFP) a pour thème : Pays / SCoT : quelle mise en œuvre ? 

Elle se tiendra le 9 février au Conservatoire national des arts et métiers à Paris
Cette journée fait suite à celle du 30 novembre 2009, relative aux articulations des périmètres et des structures, et précède une troisième journée qui sera organisée en mars prochain sur les questions de gouvernance et d'évaluation.
Au programme :
Le SCoT – Lancement et procédure d'élaboration de la démarche SCoT

Les mutualisations techniques Pays / SCoT à opérer

Les articulations Pays / SCoT / Intercommunalités

La prise en compte des enjeux environnementaux dans les territoires de projets Rhône-Alpins

Les Pays et les SCoT : expériences de territoires

Pays / SCoT : démarches mutualisées
.
Le programme et le bulletin d'inscription sont sur le site de l'APFP
http://www.pays.asso.fr/spip.php?article744> .

Rappelons, pour information, que :
Le SCoT -schéma de cohérence territoriale- a pour objet de favoriser le développement équilibré et durable du territoire sur lequel il s'applique (en général, un bassin d'activités et d'emploi).
Le Pays est un territoire de projet sur lequel les acteurs locaux (élus, socio-professionnels, acteurs associatifs) définissent eux-mêmes un projet de développement global et prospectif.

Contact : Association de promotion et de fédération des Pays/APFP, Technopolis, 165, rue Jean-Jacques Rousseau, 92130 Issy-les-Moulineaux (01 46 62 07 26 – apfp@yahoo.com – www.pays.asso.fr <http://www.pays.asso.fr/> )

http://www.cnam.fr/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&amp;RUBNAV=&amp;CODE=36392593&amp;LANGUE=0&amp;RH

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:43

Douai : terre d’accueil des 6e rencontres nationales des SCoT

C’est l’équipe du SCoT du Grand Douaisis qui a été retenue pour relever le défi d’organiser les 6° rencontres après les très riches 5èmes rencontres nationales de Narbonne. Chaque édition des Rencontres est organisée par le Club des SCoT et un territoire d’accueil. Le 10 décembre dernier, l’équipe lauréate a accueilli une délégation du SCoT de la Narbonnaise pour une cérémonie de passage de relais en présence du maire de Douai, Jacques Vernier et du président du Club des SCoT, Cédric Lejeune. A cette occasion Bernard Géa, président du SCoT de la Narbonnaise et Lionel Courdavault, président du SCoT du Grand Douaisis ont exprimé leur point de vue dans le contexte des réformes législatives issues du Grenelle 2. Pour Bernard Géa, il existe un risque de voir le SCoT devenir plus technique et prescriptif et perdre son « âme » d’outil politique souple ouvrant « un espace de négociation » dans sa mise en œuvre. Pour ce président d’un des premiers SCoT approuvés, « le SCoT c’est la force des hommes contre la force des choses » une façon de rappeler que l’horizon de toute planification durable doit rester l'épanouissement de l'Homme (et de la femme, même si l'Homme a un grand H!.ndlr). Un état d’esprit partagé avec Lionel Courdavault, pour qui les futures rencontres nationales seront « un lieu privilégié de travail et d’échanges conviviaux entre tous les acteurs impliquées dans la réalisation et la mise en œuvre des SCoT ». A partir de l’expérience du territoire du Grand Douaisis, il évoque les enjeux d’articulation entre les SCoT issus du Grenelle et les Plan Climat Energie et insiste sur la nécessité de conduire un travail pédagogique et partenarial avec les élus du territoire pour mettre en œuvre le SCoT. L’existence d’un « inter-SCoT » actif à ses yeux constitue une autre dimension du partenariat entre élus et techniciens. Des pistes de réflexion aptes à nourrir le programme des futures rencontres nationales qui se dérouleront également avec l’objectif de réduire l’empreinte écologique de la manifestation.

Rendez-vous est donc pris pour les premières rencontres nationales « post Grenelle 2» les 17 et 18 juin 2010.logo_etd_nls.gif

Christopher de Laburthe, publié le 07/01/2010 dans Projet de territoire de ETD

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Gestion-de-l-espace/Actualites/Douai-terre-d-accueil-des-6e-rencontres-nationales-des-SCoT

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:57

Une étude conclut à l'inefficacité des ZRR

sur l'emploi et la création d'entreprises

Les zones de revitalisation rurale (ZRR) créées en 1996 pour doper l'économie des territoires ruraux n'ont eu "d’effet significatif ni sur l’emploi, ni sur la création d’établissements dans les zones rurales défavorisées". C'est la conclusion à laquelle parvient Adrien Lorenceau, chercheur de l'Ecole d'économie de Paris, à partir d'une nouvelle méthode dite de "discontinuité de la régression".

Alors que le bilan du dispositif prévu par la loi de développement des territoires ruraux de 2005 pour l'année 2009 est toujours en attente, le chercheur s'étonne du peu d'études consacrées au sujet malgré son ampleur : le classement en ZRR concerne environ un tiers des municipalités françaises, regroupant 8% de la population sur 39% du territoire et près de 11% des établissements de moins de 50 salariés. Pour autant, le dispositif n'a pas eu le succès escompté. "En 2000, seuls 7.100 établissements ont bénéficié des exonérations en ZRR. Cela semble bien peu (3,7%) au regard des 193.047 établissements de moins de 50 salariés présents dans les ZRR", rappelle le chercheur. Malgré un nombre d'établissements concernés dix fois supérieurs à ceux des ZFU (zones franches urbaines), les exonérations de charges en ZRR sont en volume deux fois moins importantes que dans les zones urbaines. Parmi les raisons de ce manque d'engouement, Adrien Lorenceau pointe "la complexité du dispositif, le manque de publicité ou le fait que le dispositif ne soit pas cumulable avec d’autres aides de l’Etat". Pour l'auteur, le choix des entreprises d'embaucher ou de s'installer dans un territoire donné sont moins tributaires des exonérations que d'autres critères tels que la qualité de la main d'œuvre et des infrastructures ou les opportunités sur les marchés visés. Enfin, les exonérations des salaires entre 1,3 et 2 fois le Smic n'ont peut-être pas l'effet recherché. Au lieu de "favoriser l’emploi de travailleurs qualifiés", elles se seraient traduites "par une augmentation du niveau des salaires au détriment de l’emploi". Par une méthode nouvelle, le chercheur conclut au même constat d'échec qu'une précédente étude de 2007 (Lofredi), la seule menée à ce jour, en dehors des travaux réguliers de la Dares (ministère du Travail).

Lire l’érude sur : www.pse.ens.fr

M.T., publié le 12 janvier 2010 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259335107

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:42

Des défis pour un territoire rural attractif en Pays Midi-Quercy


Le pays Midi Quercy a été l'objet d'un diagnostic de territoire par  l'Adefpat et l'Insee Midi-Pyrénées, en associant le Pays Il vise à décrire les évolutions sociodémographiques et économiques à l'oeuvre, pour aider les acteurs locaux dans leurs décisions et les petites entreprises dans leur adaptation à ces mutations. L'étude met en perspective le Pays avec des zones de référence. Le Pays est comparé à l'espace rural de Midi-Pyrénées et à un ensemble de six pays des régions limitrophes, aux configurations proches : Monts et Lacs du Lévézou en Aveyron, Périgord noir en Dordogne, Uzège-Pont-du-Gard dans le Gard, Jeune-Loire et ses rivières en Haute-Loire, Combrailles dans le Puy-de-Dôme et Sidobre-Monts de Lacaune dans le Tarn.

En voici quelques points essentiels (vous pouver télécharger les 6 pages sur le site de lINSEE) :

Une croissance démographique à accompagner

Les nouveaux arrivants sont attirés par la qualité de vie, l'espace et un coût de l'immobilier et du foncier moindre qu'en ville. Les logements vacants sont peu nombreux dans l'ouest du Pays et le développement démographique s'appuie sur la construction de logements neufs. Depuis 1999, celle-ci s'est accélérée : 265 résidences principales ont été bâties en moyenne chaque année entre 1999 et 2003. Quatre résidences principales sur dix ont été construites depuis 1975 et même une sur deux dans les CC Terrasses et Vallée de l'Aveyron et du Quercy‑Vert. La maîtrise de ce développement pavillonnaire constitue un enjeu pour le territoire en termes d'aménagement et d'impact paysager et architectural, voire de conflits d'usage avec l'activité agricole....................

D'une économie agricole à une économie résidentielle

 

Le Pays a une vocation résidentielle de plus en plus marquée. Avec 19 100 actifs résidants pour 12 600 personnes qui ont un emploi sur place, il est très dépendant des territoires environnants, notamment de Montauban. Quatre actifs en emploi sur dix travaillent ainsi en dehors du Pays, la commune de Montauban en attirant à elle seule 26 %. Ce phénomène s'amplifie : 57 % des nouveaux arrivants travaillent en dehors du Pays et 35 % à Montauban même............

 Dans le Pays, l'emploi se développe depuis 1999. Un dynamisme nouveau s'affirme ......qui fait suite à une longue période de déclin économique,  .....

....Désormais, plus de deux emplois sur trois sont au service de la population. Les emplois ayant le plus progressé sont ceux de la santé et de l'action sociale, dont le poids a doublé en 16 ans, ainsi que ceux des services de proximité. L'agriculture a perdu moins d'emplois sur la période récente que par le passé et représente encore 15 % des emplois du Pays en 2006 : ce poids est plus important que dans l'espace rural régional et dans les pays de référence (11 %). Les emplois dans le bâtiment y sont plus nombreux aussi. Ce n'est pas le cas des emplois industriels, même si quelques activités industrielles sont plus présentes que dans l'espace rural régional (composants électriques, industries mécaniques et habillement). Les industries agroalimentaires, notamment, n'occupent pas une place plus importante que dans les territoires comparables.

 ........ très petits établissements, de moins de 20 salariés (TPE), répartis sur tout le territoire .....

.....Avec 12 % des emplois en 2006, l'économie sociale est un peu moins présente que dans l'espace rural régional (14 %). Les associations, particulièrement développées dans le secteur social, emploient 11 % des salariés du Pays..........

Chômage et faibles revenus fragilisent le territoire

Les ménages ont en Midi-Quercy un revenu plus faible que dans l'espace rural régional et les disparités y sont plus fortes. En 2005, le revenu médian par unité de consommation est inférieur de 6 % à celui de l'espace rural régional. L'écart est plus important encore pour les revenus les plus bas : 23 % de la population de moins de 65 ans couverte par la Caisse d'allocations familiales (Caf) et la Mutualité sociale agricole (MSA) disposent de ressources inférieures au seuil de bas revenu, contre 19 % dans l'espace rural régional. Les ménages à bas revenu sont plus fréquemment qu'ailleurs des familles monoparentales et moins souvent des personnes isolées. Pour autant, le parc HLM n'est pas plus développé que dans l'espace rural régional et le parc locatif non HLM est plus réduit.

Le Pays Midi-Quercy est davantage touché par le chômage ....

La population active résidant en Midi-Quercy est aussi moins diplômée et moins qualifiée ...

Ces fragilités sont accentuées à l'est du territoire. ..... Les plus démunis y sont proportionnellement plus nombreux : plus du quart des moins de 65 ans disposent d'un revenu inférieur au seuil de bas revenu (contre 16 % en Quercy-Vert).

Entretenir le dynamisme de l'emploi

Le dynamisme de l'emploi est récent et encore très relatif. Il s'appuie beaucoup sur un tissu de TPE, davantage soumis aux difficultés de transmission ou de reprise. Même si les artisans, commerçants, chefs d'entreprise et professions libérales sont moins âgés que dans l'espace rural régional, 36 % d'entre eux ont plus de 50 ans en 2006. Les PME de taille importante, en nombre limité, ne sont pas liées à des dynamiques de réseau ou de filière. L'accueil sur le territoire de services aux entreprises, aujourd'hui peu présents, pourrait faciliter de nouvelles implantations productives.

La mutation du territoire d'une économie agricole à une économie résidentielle n'est par ailleurs pas terminée.

.....des atouts touristiques (sites naturels de la vallée de l'Aveyron et des Causses du Quercy, châteaux et bastides) et à la proximité d'autres sites touristiques (vallée du Lot, bastides du Tarn et de l'Aveyron, Montauban, Albi, Toulouse),

Des polarités et des coopérations à développer

La dynamique du Pays, fondée sur l'accueil de nouveaux arrivants, dont la majorité va travailler à l'extérieur du territoire, pourrait s'enrayer avec le renchérissement du coût du carburant. ......

.....Dans sa démarche vers un développement durable, le Pays a aussi besoin de consolider son développement économique en recherchant des complémentarités avec l'agglomération de Montauban et en favorisant l'implantation et le développement de PME sur son territoire.......


C'est un diagnostic pour le territoire, vous pouvez le saisir sur le site de l'INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=7&ref_id=15711&page=six_pages/6p_n121/6p_n121page2.htm

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 19:08

La nouvelle DATAR est arrivée

Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire avait annoncé le 7 octobre dernier, lors de la présentation de son programme « Une nouvelle ambition pour les territoires », qu’il avait demandé à ce que la DIACT reprenne sa précédente appellation DATAR. C’est chose faite avec le décret, présenté en Conseil des ministres le 9 décembre et paru au Journal officiel du 15 décembre 2009 (Décret n° 2009-1549).

En reprenant son sigle d'origine, la DATAR adopte un nouvel intitulé : Délégation interministérielle à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale. Le compte rendu en conseil des ministres précise notamment que ce décret met l’accent sur les actions de la DATAR en matière de mutations économiques, de revitalisation des territoires et de pôles de compétitivité. Par ailleurs, en Conseil des ministres du 16 décembre, Pierre Dartout, préfet hors cadre, a été nommé délégué interministériel à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale sur proposition du Premier ministre.

Retrouver le texte sur Légifrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=25EB98260C868D18D1F2BABE478BAF4C.tpdjo12v_2?cidTexte=JORFTEXT000021480709&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:54

L'Adels et de l'Unadel se mobilisent en faveur

des conseils de développement

L'Adels et l'Unadel, dans un communiqué de presse, attirent l'attention des pouvoirs publics sur les conséquences de la suppression des pays, prévue dans le projet de loi de réforme des collectivités territoriales [1], qui entraîne de facto la suppression des conseils de développement qui les accompagnent. L'Association de promotion et de fédération des pays (APFP) était déjà montée plusieurs fois au créneau pour défendre l'existence des pays et permettre leur survie malgré la réforme des collectivités.

Au moment où le Grenelle de l’environnement prévoit de donner une place non négligeable à la démocratie participative, notamment à travers « la gouvernance à 5 », le projet de loi de réforme des collectivités territoriales fragilise considérablement les conseils de développement dans les territoires ruraux, alors même qu’ils peuvent constituer des acteurs clefs des stratégies locales de développement durable.

 Pour les deux signataires, les conseils de développement participent à la construction de la décision publique et permettent de construire une véritable démocratie participative en complément de la démocratie représentative. Ils appellent donc les parlementaires, les élus locaux et les acteurs à soutenir quatre propositions

ETD, projet de territoire du11/12/2009

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Organisation-territoriale/Actualites/L-Adels-et-de-l-Unadel-se-mobilisent-en-faveur-des-conseils-de-developpement

[1] Article 25 du projet de loi « l’article 22 de loi 95-115 du 4 février 1995 est abrogé ».


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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:13

Un site internet pour les Assises des Territoires Ruraux


Michel Mercier, ministre de l’Espace Rural de l’Aménagement du territoire donne le coup d’envoi de la consultation du grand public. Le site Internet participatif dédié à ces Assises a été ouvert le 30 novembre à minuit :logo-l-Europe-s-engage.jpg

http://www.assises-territoires-ruraux.gouv.fr


Ce site informatif et participatif est à disposition des internautes pour recueillir leurs contributions sur les trois thématiques suivantes :

- développer les activités économiques et valoriser les atouts des territoires,

- faciliter la vie quotidienne des populations,

- organiser et animer les territoires.

Il est enrichi de documents, de vidéos de reportages et d’interviews.

La synthèse des contributions déposées sur le site ainsi que celle des travaux départementaux et nationaux, permettront d’élaborer un plan d’action dont le ministre annoncera la teneur début 2010.

L’ensemble des acteurs vivant dans les espaces ruraux, les grands opérateurs publics, les ministères concernés mais aussi tous les Français qui le souhaitent, sont associés aux Assises des territoires ruraux . L’objectif de ces Assises est de mieux identifier les besoins et les attentes des habitants de notre pays, puis d’établir sur cette base un plan d’action apportant des réponses concrètes, favorisant l’attractivité des territoires ruraux aux plans économique, social et patrimonial.

 Des consultations ont lieu au niveau départemental et régional sous l’égide des préfets. Ces rencontres réunissent les élus, les associations, les représentants des filières ou des professions, les chambres consulaires…

Trois groupes de travail nationaux réunissent des experts de la société civile, des parlementaires, des représentants des collectivités, des forces socio-économiques et des administrations concernées.

 

Acteur rural, par administrateur, vendredi 04 décembre 2009

 

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