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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:18

L'édition 2011 de l’atlas de la démographie médicale réalisé par l’Ordre des médecins est désormais disponible et consultable en ligne. Pour la première fois les analyses sont réalisées au niveau du bassin de vie et l’atlas constitue un véritable outil de pilotage pour définir des politiques d’accès aux soins. Il met en effet en relief les grandes tendances médicales telles que l’attractivité des régions, les disparités entre départements au sein d’une même région ou encore l’analyse des effectifs par spécialité médicale et par mode d’exercice.

Les atlas indiquent une densité moyenne de 4,4 médecins généralistes pour 5 000 habitants, qui masque une grande disparité des situations : ainsi avec une densité quasiment identique (4,6) la région Limousin dénombre 28% de bassins de vie en danger alors que la région Rhône-Alpes en identifie 50%. L’analyse des données relatives aux spécialistes en accès direct (ophtalmologiste, gynécologue, pédiatre, psychiatre) montre que de nombreux bassins de vie comptent 100% d’ophtalmologistes de plus de 60 ans sans aucun renouvellement en perspective. La région Basse-Normandie dont la population est la plus jeune de France (40 ans en moyenne) ne dispose elle d’aucun pédiatre libéral.

L’analyse des flux migratoires permet également de mesurer l’attractivité des régions : la Franche Comté se caractérise par le fait de former et de conserver la majorité de ses médecins à l’opposé de la Bourgogne qui n’en garde que 47%. Au niveau national 44% des nouveaux inscrits au conseil de l’Ordre ont obtenu leur diplôme hors de France, un tiers d'entre eux est diplômé du Maghreb et un autre tiers de la Roumanie. A titre d’exemple dans l’Aisne, ce taux s'élève à 79%. Si on observe que moins d’un médecin sur dix nouvellement inscrit choisit une activité libérale, ceux qui ont franchi le pas se déclarent satisfaits et prêts à recommander à leurs jeunes confrères de s’installer.

Armelle Laperriere, publié le 21/11/2011 par Projet de territoire, le site de ETD

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Services-a-la-population/Actualites/Demographie-medicale-quels-sont-les-bassins-de-vie-fragileslogo_etd_nls.gif

 

 

Vous pouvez consulter les atlas régionaux de la démographie médicale en suivant ce lien :

http://www.conseil-national.medecin.fr/node/1128/

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 10:00

Une boulangerie dans un village, c'est indispensable ! Les élus de la petite commune de Brecé, en Mayenne, ont fait ce qu'il fallait pour préserver et moderniser la leur. En 2005, ils avaient déjà su trouver les fonds nécessaires à la reprise d'un café-restaurant dont l'activité a démarré en avril 2006. Le coût pour la commune est raisonnable, compte-tenu des gains en qualité de vie et des emplois créés.

Brecé est un village de 840 habitants, au nord de Laval, point de départ de splendides randonnées dans le bocage mayennais. C'est aussi un village fragile qui, pour rester attractif, doit garder ses commerces. Il y a cinq ans, le café-restaurant avait bien failli disparaître faute de repreneur. Les élus s'étaient alors mobilisés et, pour qu'il puisse se maintenir, la commune avait acquis les murs et le fonds de commerce. Depuis, le restaurant est en croissance, il sert 80 repas par jour, et emploie huit personnes. Cette expérience réussie donna des idées au boulanger du village, dont le commerce périclitait. Un four trop grand, chauffé au fioul, trop de distance entre le fournil et le magasin, pas d'accès handicapé... l’activité était vouée à disparaître. Le boulanger sollicite alors la commune.
     Le financement des projets

Les élus montent un nouveau dossier et, comme pour le café-restaurant, font appel au Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac), qui peut subventionner les dépenses d'investissement (30% au maximum). Pour le restaurant, le montage financier avait fait intervenir les aides du Fisac aux côtés de subventions du conseil régional, du conseil général, tandis qu’un parlementaire apportait en "réserve parlementaire" (1) 10% de l'investissement. La commune avait complété sur ses fonds propres et en empruntant.
Le schéma est le même pour la boulangerie. "Nous avons envoyé notre dossier au Fisac en août 2010, il a été validé, la subvention ne devrait plus tarder", précise Robert Goussin, maire de Brecé. "Il s'agit de 70.000 euros, une somme très importante dont dépend l'équilibre du projet. Nous avons calculé qu'une fois cette subvention perçue, le maintien de la boulangerie coûtera 7.000 euros par an à la commune, pendant 20 ans c'est-à-dire moins de 2% du budget de fonctionnement." La commune, propriétaire du bâtiment, a racheté le fonds de commerce, et le boulanger lui verse, en 2011, un loyer mensuel de 450 euros HT.
        Une boulangerie moderne et aux normes

La nouvelle boulangerie du village de Brecé a ouvert ses portes le 8 février 2011. Implantée dans le bâtiment municipal, fonctionnelle, accessible aux handicapés, elle est dotée d’un four électrique. Ainsi modernisée, le boulanger peut à nouveau lever son pain. C'est le plus grand souhait des élus car, pour un village comme Brecé, le café-restaurant et la boulangerie sont des lieux de vie irremplaçables.

Luc Blanchard, publié le lundi 25 juillet 2011, dans la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info 
(1) La réserve parlementaire est une somme d'argent allouée aux parlementaires pour leur permettre d'aider des projets dans leurs départements comme la construction d'une salle de sport, la réfection d'une église ou des travaux de voirie. Elle ne peut servir qu'à des travaux n'ayant pas encore commencés, ne peut excéder 50% du montant total et ne peut se combiner avec celle d'un autre parlementaire du département.

 

Contacts

Mairie de BRECÉ, rue du Bocage , 53120 BRECÉ

Goussin Robert, maire, maibrece@wanadoo.fr

Source : http://journaldunassistant.typepad.fr/lejournal/2007/07/la-rserve-parle.html

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262113138

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 09:52

Plutôt que de continuer à se passer de l'analyse de leurs besoins sociaux, deux petites communes de la Meurthe-et-Moselle ont décidé en 2010 de mener ensemble cette démarche, en partageant un outil adapté à leur taille.

Si l’analyse des besoins sociaux (ABS) est obligatoire et doit être annuelle, son coût est un frein majeur pour les petits CCAS, qui hésitent à se lancer dans la démarche. Les communes de Thil (9.692 habitants) et Villerupt (1.643 habitants) ont trouvé ce qui leur manquait pour oser se lancer : le CCAS de Thil a partagé la démarche avec la commune voisine de Villerupt, et ensemble, ils se sont appuyés sur un outil pensé pour les communes de moins de 10.000 habitants, moins chronophage et coûteux qu'une ABS classique.

     L’habitude de travailler ensemble

"Nous avions contacté l'Union des CCAS pour savoir s'il existait une solution à la mesure de nos moyens, explique Fabrice Krystof, directeur du CCAS de Villerupt. L'Unccas nous a proposé en retour d'expérimenter l'outil Phare à destination des petites communes, mis au point en partenariat avec un cabinet spécialisé". Très intéressé, le directeur du CCAS propose à la commune voisine de Thil d'être partenaire de cette opération. Celle-ci accepte sans hésitation, car comme l'explique Emmanuel Mittaut, chargé de développement à la mairie de Thil, "le CCAS (sans salarié) de cette commune n'aurait jamais eu les moyens de réaliser seul une ABS." Surtout, les deux communes et leurs CCAS ont déjà l’habitude de travailler ensemble, par exemple pour le portage de repas ou l'instruction des dossiers RSA. La professionnalisation de leurs actions justifiait de se passer à l’étape de l’ABS. "C’est un outil nécessaire dès lors que l'on veut adapter, orienter, améliorer une politique sociale à court et plus long terme", indiquent les deux interlocuteurs. Le coût de l'ABS (près de 9.000 euros) a été partagé entre les deux CCAS, au prorata du nombre d’habitants.

       4 mois et 150 indicateurs

L'ABS s'est déroulé sur un temps relativement court : de mai à septembre 2010. Les CCAS et les communes ont été mis à contribution pour compléter les données à caractère social récupérées auprès de l'Insee, de Pôle Emploi, de la CAF, du Trésor public, et pour apporter des éléments plus qualitatifs (qualité de l'offre de santé, éducation, etc.) grâce à des questions ouvertes offrant des possibilités de commentaires. "Nous avons souhaité ajouter des indicateurs supplémentaires à ceux proposés par l’outil Phare, expliquent les deux interlocuteurs. Soit pour mieux "coller" aux particularités de notre territoire, en nous penchant, par exemple, sur les flux migratoires (la frontière du Luxembourg est à 5 km). Soit pour affiner certaines questions, par exemple, la dépendance des personnes âgées", Au final, le document prend en compte environ 150 indicateurs. "Le risque était d’être submergé par des chiffres à qui l’on peut faire tout dire", reconnaît le directeur du CCAS de Villerupt. Ce risque a été surmonté, grâce à une mise en forme et une présentation des données très élaborées : "Les schémas, histogrammes, commentaires et explications permettent à un non-statisticien de comprendre les données présentées", constate le chargé de développement de la commune de Thil.

  Au-delà de la vérification des constats, une aide à la décision et des arguments auprès de partenaires

La restitution des résultats, en septembre 2010, a été organisée sur une journée. Outre l'ensemble des élus des deux communes, tous les partenaires traditionnels (conseil général, CAF, etc.) et les acteurs locaux ont été conviés. "Ils ont assez bien répondu à l'invitation", assure le directeur du CCAS de Villerupt, surpris notamment du nombre de techniciens qui ont participé à au moins une partie de cette journée.
L'ABS a permis de vérifier et d’affiner un certain nombre de constats (faible niveau de qualification, paupérisation des familles monoparentales, manques de l'offre de santé, etc.) et de perspectives (augmentation de la dépendance des personnes âgées en 2020 surtout sur Villerupt, etc.). Après une présentation de la "photographie sociale" du territoire, dès l’après midi des groupes de travail ont commencé à utiliser ces données pour discerner des nouvelles hypothèses de travail. Depuis, l’ABS est couramment utilisée pour apporter des arguments auprès de partenaires. "Il nous est désormais plus facile de convaincre de l'intérêt et la légitimité de certains projets", se félicite le chargé de développement de Thil.

Les deux communes envisagent de mener des analyses plus ciblées. "L'ABS que nous avons réalisé nous offre le socle qui nous manquait. Nous ne pouvons pas nous en contenter si nous voulons aller plus loin sur certaines questions", concluent les deux interlocuteurs.

Emmanuelle Stroesser / Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.infon lundi 17 octobre 2011

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262559563

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:37

A partir de 2012, La Poste va accueillir des supérettes Casino dans des locaux inoccupés dans les communes de moins de 12.000 habitants.

Le groupe La Poste a signé le 19 octobre 2011 un accord de partenariat d'une durée de cinq ans avec la branche proximité du groupe Casino. Objectif : installer des commerces alimentaires à côté des bureaux de poste dans des communes de moins de 12.000 habitants. Depuis plusieurs années, La Poste a installé ses plates-formes de préparation de courrier en périphérie des villes, laissant vacants les locaux près des bureaux de poste, qui abritaient auparavant ces centres de distribution. Lancé avant l'été via sa filiale immobilière Poste Immo, l'appel d'offres a été gagné par le groupe Casino, face à Carrefour et Super U et un opérateur étranger. Il permettra à Casino d'ouvrir une cinquantaine de supérettes dès 2012 dans ces locaux, voire davantage à terme en fonction des surfaces qui se libèrent. Des supérettes qui disposeront d'une entrée séparée et de 200 mètres carrés de surface. 
     Tout le monde trouve son compte dans l'opération.

D'un côté, La Poste, qui gère un parc immobilier de 12.533 immeubles et de 8 millions de mètres carrés, va pouvoir abaisser ses coûts immobiliers, tout en favorisant l'attractivité des centres-ville. "C'est d'abord une mesure de bonne gestion de notre parc immobilier, et ensuite une façon de redynamiser les commerces de centre-ville", explique ainsi Christian Cléret, directeur de l'immobilier du groupe La Poste et directeur général de Poste Immo. L'opération devrait rapporter au groupe entre 500.000 et un million d'euros. De l'autre côté, Casino profite d'une occasion rêvée pour renforcer sa présence dans les petites villes. Le groupe dispose à l'heure actuelle de près de 6.700 magasins de commerce de proximité (Petit Casino, Spar, Vival) implantés dans les villes et en zones rurales. "On va commencer par une dizaine de milliers de mètres carrés avec 50 supérettes dans l'espoir d'augmenter cette surface louée, avec 100 ou 200 centres de ce type à terme", précise Christian Cléret. De quoi redonner un peu de souffle à un commerce de proximité qui peine à se redéployer en centre-ville face à la concurrence des surfaces en périphérie.
D'après les données de l'Insee, au 1er janvier 2008, le nombre de commerces de proximité est en légère augmentation depuis 2002 mais en diminution dans les territoires ruraux, où une commune sur deux ne dispose pas de ce type de commerce.

Emilie Zapalski, Publié le jeudi 20 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262606803&cid=1250262603291

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 10:23

Appel à contribution : recherche d'expériences "services marchands et territoires"

Vous avez mené des actions de promotion, de maintien et de développement d'une offre commerciale (épicerie, points multi-services, boulangerie,...) de proximité sur votre territoire, garant des services quotidiens de base de la population ? 

Cela peut intéresser l'Association pour le Développement en REseau desTerritoires et des Services (Adrets) qui agit en régions Rhône-Alpes Paca (voir http://adrets.asso.fr).

En vue d'une journée sur "les services marchands de proximité et les territoires ruraux ou de montagne", courant octobre 2011, l'ADRETS recherche des expériences de terrain sur cette thématique.

N'hésitez pas à leur signaler une expérience par mail (adrets@adrets-asso.fr) dont vous avez connaissance.

Info venant de l’acteur rural du 30 Août 2011

http://village.tm.fr/acteur-rural/?2011/10/10/1744-courant-octobre-2011

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 09:37

 

Le groupe d'experts chargé de suivre l'étude du ministère des Sports consacrée durant l'année 2011 aux équipements sportifs des territoires ruraux (lire ci-contre notre article du 9 mai 2011) a arrêté la liste des cinq EPCI qui vont faire l'objet d'un portrait de territoire. Ce choix s'est appuyé sur plusieurs critères.

Tout d'abord, le groupe d'experts, composé de représentants d'élus, du mouvement sportif, des ministères des Sports et de l'Education nationale ainsi que d'universitaires, a souhaité retenir des EPCI de plus de 5.000 habitants, une taille qui devrait permettre d'anticiper toute reconfiguration de certains territoires jugés trop petits. Un autre critère important était la dotation en équipements sportifs. Les EPCI choisis devaient en effet faire preuve d'un certain dynamisme en la matière, c'est-à-dire présenter un taux d'habitants par équipement inférieur à 177,8 habitants par équipement, moyenne nationale du monde rural. Plus ce taux est faible, mieux le territoire est doté.

     Autres pistes de travail imposées pour la représentativité : 

- les territoires devaient être composés à plus de 90% de communes appartenant à l'espace rural ;

- une seule commune à vocation touristique serait retenue pour ne pas fausser la représentativité du monde rural ;

- les territoires de montagne ne devaient être oubliés ;

- certains territoires pourraient avoir l'une des deux compétences sports ("activités sportives" ou "construction, aménagement, entretien et gestion d'équipements ou d'établissements sportifs") ou aucune ;

- un territoire devait se situer dans un parc naturel régional (PNR) ;

- au moins un EPCI devait faire partie d'une zone de revitalisation rurale (ZRR).

- Enfin, les experts ont pu constater sur la carte de France des équipements sportifs qu'il apparaissait un vide en termes d'équipements autour des pôles urbains, comme si ceux-ci dépossédaient le reste du territoire les entourant. Ils ont en conséquence choisi d'inclure un territoire rural situé près d'un pôle urbain de façon à observer les logiques à l'œuvre : offre-t-on vraiment des équipements spécifiques sur le territoire rural ou les habitants se tournent-ils vers ceux du pôle urbain à proximité ?

Par ailleurs, la société Agate, prestataire de l'étude, spécialisée dans l'aménagement du territoire et l'analyse spatiale, ayant démontré que les communautés de communes du littoral représentaient moins de 2% des communes rurales, cette catégorie a été écartée.

     Témoignage des élus locaux

Le prestataire va rencontrer les présidents d'EPCI d'ici la mi-juillet et leur soumettre un questionnaire établi avec le groupe d'experts. Il va également recueillir le témoignage des élus locaux, des usagers et des représentants des clubs sportifs afin d'établir une monographie de la pratique sportive dans chaque territoire. Les difficultés rencontrées ou non en matière d'équipements ainsi que les forces et faiblesses des politiques sportives de ces territoires ruraux seront recensées. Deux focus thématiques sont également prévus :

- Le premier porte sur la distance et le temps d'accessibilité des équipements.

- Le second sur le nombre de bassins aquatiques couverts dans un rayon de vingt minutes autour des communes rurales possédant une école ou un collège.

Le groupe d'experts doit se réunir une dernière fois fin septembre afin de prendre connaissance des résultats de l'enquête menée par le prestataire. Au-delà des portraits des cinq EPCI, l'étude globale porte sur la moitié des communes françaises. Elle permettra d'en savoir plus sur la répartition des équipements sportifs et sur les raisons des réussites ou échecs des territoires ruraux dans ce domaine. La synthèse sera publiée par le ministère des Sports en novembre.

Jean Damien Lesay, publié le mardi 5 juillet 2011 parlocaltis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250262058074

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 10:06

On ne peut trouver d’emploi sans donner une adresse. Les loyers sont de plus en plus chers, les petits logements sont en nombre insuffisants, beaucoup de bailleurs ne souhaitent pas des locataires débutants, peu argentés, souvent très mobiles dans les premières années de leur vie active. Beaucoup de jeunes rencontrent ainsi des difficultés pour trouver un logement.

    Dans leur 2è accord sur les jeunes, les partenaires sociaux ont finalisé toute une série de mesures pour faciliter le logement des jeunes:
- par une enquête faite par tous les CIL (comités interprofessionnels du logement, qui gèrent la participation des employeurs au logement des salariés), sur les besoins locaux des jeunes en logements ;
- par la mobilisation de la Participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC, appelée souvent « 1 % logement ») ;
- par une priorité dans les réservations locatives et les aides financières des CIL ;
- par la création d’un portail sur le logement des jeunes rassemblant aides, offres et actions locales avant le 1er juillet 2012.
     Des engagements précis en résultent :
- la construction de 15 000 logements de plus par an (2012-2014), de petite surface, pour l’accès de jeunes à un logement ;
- la simplification et la diffusion de la Garantie des risques locatifs (GRL), qui fournit, à la place du candidat à un logement, les garanties exigées par le propriétaire ;
- le développement de la colocation dans les logements sociaux, pour 10 000 logements ;
- l’augmentation de la location aux jeunes dans le parc existant : en montant progressivement à 8 000 de plus par an en 2014, soit 35 000 en tout ;
- l’appel aux aides sociales de la CAF, des caisses de retraites complémentaires et des organismes de prévoyance.
     Des mesures concrètes, dont il faudra suivre la réalisation.

En signant cet accord, les partenaires sociaux réaffirment l’objectif de ce financement spécifique au logement des salariés.
Or, quand on consulte la banque des accords nationaux que le Medef a mise en ligne, on voit que cet accord sur le logement des jeunes est une première, en liant la question du logement et celle du travail, et en en faisant un objet de négociation entre partenaires sociaux.
De plus, si ce n’est qu’un élément dans la négociation et l’action pour l’emploi des jeunes, c’est un plus et une facilitation à leur arrivée dans l’emploi. Le thème suivant sur l’alternance s'est montré plus ardu à conclure…

mis en ligne au 16/06/2011 par Clés du social

http://clesdusocial.com/france/fr14-societe-civile/Accord-national-logement-jeunes.htm

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:27

Deux ex-salariés d'associations de service à domicile de la Sarthe ont créé en 2010 une structure de services à la personne sous la forme d'une société coopérative d'intérêt collectif, la première des Pays-de-la-Loire. Une expérience qui répond à quelques questions concernant ce statut, et qui ouvre des pistes pour l'avenir des services liés au vieillissement des populations.

"Pignon sur Rue" est une nouvelle structure de services à la personne, installée à Fresnay-sur-Sarthe, au coeur de la communauté de communes des Alpes Mancelles (11 communes, 8.800 habitants). Habilitée pour intervenir sur un territoire plus large, elle propose sur les territoires du pays de la Haute-Sarthe et sur le Pays d'Alençon une large palette d'activités : télé-assistance, garde d'enfants à domicile, portage de repas, aide à la toilette, aide ménagère, etc. Comme toute association ou entreprise de services à la personne, “Pignon sur Rue” a obtenu les agréments nécessaires. Avec la particularité d'être une société coopérative d'intérêt collectif (Scic). La Scic ayant pour objet “la production ou la fourniture de biens et de services d'intérêt collectif, qui présentent un caractère d'utilité sociale”.

Un modèle économique équilibré

Les deux créateurs, Laurent Giroux, directeur administratif, et Christophe Godet, directeur des ressources humaines, anciens salariés d'associations œuvrant dans le même secteur d'activité, ont fait le choix d'une Scic à capital variable et à but non lucratif, en raison des divers avantages qu’offre à leurs yeux cette structure. Dans une Scic, tout salarié peut acheter une ou plusieurs parts sociales - mais quelqu’en soit le nombre, il n’aurat qu’une  seule voix-. Les deux protagonistes, convaincus des atouts du système coopératif - notamment parce qu’il repose sur le partage équilibré du profit- ont souhaité aller plus loin, en décidant par exemple que 100% des réserves sont impartageables (au-delà donc du minimum de 57,5% imposée par la loi). Autrement dit, la totalité des bénéfices est réinjectée dans le projet. Laurent Giroux ne cache pas qu'il s'agissait aussi, face aux critiques possibles, de mettre toutes les cautions de leur côté.

     Une structure complémentaire à l’offre existante

Les deux porteurs du projet ont présenté leur démarche aux élus, ainsi qu'aux structures existantes sur ce territoire, comme l’ADMR. L’accueil de ces dernières est d’abord réservé, face à une initiative qui leur apparait de prime abord concurrente, qui plus est sous un statut peu connu. “Nous avons fait un point en novembre 2010 pour dresser notre premier bilan et avons montré que seuls 10% de nos clients ont quitté une structure pour venir vers nous”, observe Laurent Giroux. Cette démarche d’information avait été saluée par le président de la communauté de communes, Jean-Louis Clément. Au départ, aucune collectivité locale n'avait pris de parts sociales dans cette Scic. Jean-Louis Clément entend bien en prendre dès 2011 pour sa commune de Saint-Ouen de Mimbré : “une année de fonctionnement nous confirme que le projet tient la route, et l’ approche moderne et coopérative qui est intéressante. Le fait que cette structure puisse être pérenne est rassurant, car les habitants de notre canton vieillissent et nous savons que la demande est là”.

En prenant une ou plusieurs parts sociales (100 euros la part, limitées à 20% du capital), une commune ou la communauté de communes figurera dans l'un des six collèges prévus par les statuts de Pignon sur Rue. “Une Scic doit avoir a minima trois collèges, nous en avons prévu six : pour les salariés, les usagers, les bénévoles, les investisseurs, les collectivités ou leurs groupements et les porteurs de projet”, précise Laurent Giroux. Ce dernier insiste sur les avantages pour une collectivité d’investir dans une part sociale : "A la différence d’une subvention, la part sociale est récupérable. Au bout de cinq ans, le sociétaire peut reprendre son capital."

      Un départ prometteur

Début 2011, la Scic compte 20 salariés (y compris les deux directeurs et un comptable), dont une majorité frôle le temps plein. Elle a facturé l'an dernier près de 27.000 heures pour plus de 13.000 missions, en grande partie auprès de personnes âgées ou handicapées, mais aucune sur la garde d'enfants. Le portage de repas va vraiment démarrer en 2011, la Scic a décidé pour cela de faire appel à des traiteurs locaux avec lesquels les personnes âgées ont déjà des relations de confiance...

Emmanuelle Stroesser, publé le lundi 21 mars 2011, pour le site de Mairie conseil www.mairieconseils.net

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250261423926

Contacts : Communauté de communes des Alpes Mancelles

Maison de Pays - 2, rue Abbé Lelièvre, 72130 FRESNAY SUR SARTHE

tél : 02 43 34 34 59, ccam72.secretariat@wanadoo.fr

- Clément Jean-Louis, Président, clement.jly@orange.fr

SCIC "Pignon sur rue", 57 Grande Rue, 72130 Fresnay-sur-Sarthe : tél : 02 43 311 310

- Giroux Laurent,* co6fondateur et directeur administratif, contact@pignon-sur-rue.coop

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:36

La Mutualité sociale agricole (MSA) et Groupama ont présenté un premier bilan de l'expérimentation sur les "pays de santé", lancée il y a deux ans pour améliorer la couverture médicale des zones rurales (voir notre article ci-contre du 9 février 2009). L'expérience a été menée sur deux territoires : trois cantons en Dordogne autour de Nontron et cinq cantons au sud de la Thiérache dans les Ardennes. Le premier territoire n'est pas vraiment un désert médical, puisqu'il compte onze médecins généralistes pour 16.500 habitants et deux maisons de santé en cours d'installation, mais plutôt un espace rural fragilisé, avec deux départs de médecins en 2009 qui n'ont pu être remplacés. Le second territoire s'apparente davantage à un désert médical avec seulement dix médecins généralistes pour 22.000 habitants, sur un territoire plus étendu.
Conçue à partir des attentes exprimées par les acteurs locaux - élus, professionnels de santé, population - l'expérimentation s'est notamment traduite par la création d'un "conseil Pays de santé", ouvert à tous les habitants. Mais le coeur du projet repose surtout sur la mise en place, à partir de janvier 2010, d'une "conseillère Pays de santé", infirmière coordinatrice de territoire et "véritable clé de voûte du pays de santé", chargée notamment d'animer l'expérimentation, de faciliter la collaboration entre les professionnels de santé et le secteur social et de mettre en place les différents services proposés.

     Une articulation avec le secteur médicosocial

Près d'un an et demi après la mise en place effective de l'expérimentation, le premier bilan semble largement positif. Tous les professionnels de santé de ces deux territoires ont accepté de s'impliquer dans le dispositif. Conformément au principe du pays de santé, un certain nombre de collaborations et de services aux professionnels de santé ont été développés depuis le lancement de l'expérience, dont le dossier de présentation du bilan à mi-parcours fournit plusieurs exemples.
En matière d'accompagnement des patients, des groupes d'éducation thérapeutique - animés par la conseillère, formée pour l'occasion - ont été mis en place pour les patients atteints de diabète ou de pathologies cardiovasculaires. Desactions de prévention de l'obésité ont également été lancées, sous la forme de séances de consultation individuelle avec une diététicienne, de même qu'un dépistage de la rétinopathie diabétique et un protocole de dosage des médicaments anticoagulants oraux. Plusieurs initiatives ont concerné la collaboration entre les professionnels de santé et le secteur médicosocial. Les actions engagées à ce titre portent en particulier sur la détection des situations de précarité médicosociale (sous forme de diffusion de guides d'entretien et d'informations sur les conduites à tenir) ou sur l'harmonisation locale des dossiers de pré-admission en Ehpad.
Enfin, plusieurs aides ont été mises en place à destination des professionnels de santé pour les aider dans la gestion de leur cabinet : création d'une centrale d'achat des consommables professionnels des généralistes (qui devrait être ouverte prochainement aux infirmières, dentistes, kinésithérapeutes...), aide à la gestion de la filière des déchets d'activité de soins à risques infectieux (Dasri), accompagnement et "coaching" des médecins nouvellement installés (deux médecins roumains, à raison d'un sur chaque territoire), organisation de formations pour les médecins (sur les systèmes d'information et la gestion des dossiers) et les secrétaires médicales...
Seuls regrets au vu du dossier très complet présenté par la MSA et Groupama : celui-ci ne donne aucune information sur le coût de l'expérimentation et, par conséquent, sur la possibilité de généraliser une telle initiative. La plaquette de présentation de lancement du projet, en 2009, se contentait d'indiquer qu'"au terme des trois ans, l'objectif est que le projet Pays de santé dispose d'un financement propre et soit piloté par le conseil Pays de santé".

Jean-Noël Escudié / PCA, publié le lundi 30 mai 2011 par localtis,  catégorie   http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261899785&cid=1250261894436


 Les ARS ne ferment pas toujours les petites maternités
Soupçonnées de programmer systématiquement la fermeture des petites maternités, les agences régionales de santé (ARS) prennent parfois des décisions différentes. C'est le cas, par exemple, pour la maternité de l'hôpital local de Decazeville (Aveyron, 19.000 habitants). Celle-ci, classée au niveau 1 (sans accueil de grossesses à risques, ni néonatologie) et qui réalise un peu plus de 300 accouchements par an (322 en 2010), devait en principe fermer dans le cadre du schéma régional d'organisation des soins (Sros) en vigueur. Les parturientes devaient être dirigées vers le centre hospitalier général de Rodez - plus important - et vers l'hôpital de Villefranche-de-Rouergue. Devant la mobilisation locale, le directeur général de l'ARS de Midi-Pyrénées a toutefois accepté la réalisation d'un audit sur la sécurité de la maternité, mené conjointement par ses services et par une société spécialisée. A l'issue de ce dernier, il a finalement annoncé, à la mi-mai, une prolongation de cinq ans de l'autorisation de la maternité de l'hôpital de Decazeville. Ce renouvellement est toutefois assorti d'un certain nombre de mesures : mise en place d'un rapprochement avec les maternités des hôpitaux de Rodez et de Villefranche-de-Rouergue, création d'une équipe territoriale de périnatalité, adoption par la commission médicale d'établissement (CME) et le conseil d'administration de l'hôpital de Decazeville d'un "véritable projet d'établissement" en phase avec les besoins de la population ou encore remise aux normes du bloc opératoire.
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:34

Pour répondre aux difficultés de logement rencontrées par les jeunes en formation ou en insertion professionnelle, la région Aquitaine a testé l'hébergement chez des particuliers.

     Méthodes et bilan.

Conseillère régionale déléguée à la jeunesse et à la vie étudiante, Émilie Coutanceau voulait offrir une solution nouvelle aux apprentis qui, ne pouvant payer un double logement lorsqu'ils sont en entreprise ou au centre de formation loin de chez eux, risquent de renoncer à leur cursus ou de l'interrompre en cours de route. Certes, il existe des foyers de jeunes travailleurs, mais ils ne répondent que partiellement à ces demandes atypiques, et ont souvent des problèmes de gestion "car ils ont du mal à gérer la rotation et la vacance que cela entraîne”, explique-t-elle. D’où la décision de la région Aquitaine d’expérimenter, en 2010, un nouveau mode d'hébergement mieux adapté aux contraintes des apprentis.

     Structurer et encadrer une pratique existante

"Lors des enquêtes préparatoires au schéma régional du logement étudiant, nous avions constaté que certains apprentis se débrouillaient très bien en faisant jouer les réseaux familiaux, ou bien en trouvant un particulier acceptant de louer une chambre. Cette pratique, sans doute assez répandue, s'adapte bien aux contraintes de ces jeunes qui ont besoin d'un hébergement de courte durée, fractionnée, par exemple une semaine par mois ou une semaine toutes les trois semaines”, explique Émilie Coutanceau. Mais elle s’effectuait souvent “sous le manteau”, avec des propriétaires qui n'étaient pas au courant par exemple de leurs droits et des règles fiscales (lorsque le loyer dépasse un certain un plafond par exemple). L'idée a donc été de structurer et d'encadrer cet hébergement chez des particuliers. Tant pour assurer une qualité d'accueil et une offre plus importante et plus facile d'accès pour ces jeunes, que pour rassurer des propriétaires qui n'osaient pas se lancer isolément dans ce type de démarche.

     Choix d’un prestataire en gestion locative qui sécurise les particuliers

La région a choisi de sélectionner quatre territoires tests, avec des marchés immobiliers aux caractéristiques différentes : la communauté urbaine de Bordeaux (hyper urbain), le Blayais (rural), le Bergeracois (ville moyenne) et le bassin d'Arcachon (zone touristique). Un travail de concertation important a été mené pendant un an dans ces quatre territoires avec les acteurs concernés : groupement de communes, bureau information jeunesse, mission locale, organismes de formation, UNPI, etc. Cette mobilisation a été rendue possible notamment parce que la région a décidé d’avoir recours à un prestataire choisi sur appel d’offres pour aider au montage technique et juridique du projet (rédaction du contrat d'hébergement, etc.), puis pour la prise en charge de la gestion au quotidien. C’est le Sires Aquitaine, une structure spécialisée dans la médiation et la gestion locative et émanant de l'union régionale des Pact, qui a été choisi. “Leur expertise nous a été précieuse pour rendre le projet à la fois séduisant et sécurisant pour les propriétaires, tout en étant suffisamment souple pour répondre aux besoins des jeunes”, souligne la conseillère régionale. Au-delà de la mise en place du dispositif, le Sires prend en charge la vérification de la décence des chambres, la mise en relation de l'offre et de la demande, la signature du contrat d'hébergement...

     Pas de tarif imposé, mais des prix plafonds

Ne pouvant, d'un point de vue légal, fixer de tarif, la région a toutefois imposé le prix plafonds de 15 euros par nuitée. Le tarif est dégressif suivant le nombre de semaines et, au mois, ne dépasse jamais 250 euros (soit 110 euros une fois déduites les aides que la région accorde). S'ajoutent à la note mensuelle, des options pour le coût des petits déjeuners (2 euros) et dîners (3 euros). Il s’avère que 60 % des jeunes ont préféré la chambre sans option.

     Après la phase test, la généralisation en 2011

Les résultats du bilan, effectué mi-décembre 2010, ont convaincu la région de généraliser le projet. En six mois, 60 jeunes ont été hébergés chez des particuliers. Sur les 60 "binômes", seuls deux ont échoué et se sont soldés par une rupture du contrat d'hébergement avant terme, pour non-respect des jeunes sur l'utilisation des parties communes. "Nous avons redonné sa chance à l'un des jeunes, cette fois avec succès", précise la conseillère régionale.

Plus de 6 sur 10 ont été logés d'une à trois semaines par mois, dont 35% une seule semaine. "Ce dispositif est donc particulièrement adapté pour eux", commente l’élue, également satisfaite de constater que leur profil correspond au public ciblé à l'origine : apprentis (56%), stagiaires de la formation professionnelle (15%), élèves du paramédical et social (13%) et jeunes salariés. Parmi eux, une majorité de garçons (67%) et de majeurs (68%). "Le fait qu'un tiers d’entre eux soit mineurs nous indique que le projet est suffisamment rassurant pour les parents."

Emmanuelle Stroesser, lundi 14 mars 2011, pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250261378408

 


Contacts

Conseil régional d'Aquitaine, 14 rue François-de-Sourdis, 33077 Bordeaux cedex, fax : 05 56 56 38 45

Coutanceau Émilie, conseillère régionale déléguée à la jeunesse et à la vie étudiante

emilie.coutanceau@aquitaine.fr

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