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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 09:50

Verra-t-on bientôt des permanences de Médecins du monde au coeur de certains territoires ruraux afin de lutter contre les effets des déserts médicaux ? La question est ouvertement posée, non sans quelque rapport avec l'approche des échéances présidentielles et législatives.

L'association organisait ainsi, ce 28 mars, un colloque au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Sciences-Po Paris, intitulé "La santé pour tous : innover contre les inégalités de santé". Au-delà de la question récurrente de l'accès aux soins des plus démunis et des populations précaires, ce colloque a en effet abordé aussi des questions plus larges, comme la planification de la santé ou les politiques à mettre en oeuvre pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé.
Cette initiative prolonge la campagne engagée par Médecins du monde depuis le début du mois de mars sur le thème "2012, votez santé !". Avec ses visuels chocs à tête de Marianne publiés dans de nombreux supports et son accroche dubitative "Le meilleur système de santé du monde ?" celle-ci n'est pas passée inaperçue. Elle rappelle notamment que 85% des personnes soignées dans les consultations de l'association n'ont aucune couverture maladie, qu'un quart vient se faire soigner trop tardivement, que 70% des enfants accueillis ne sont pas à jour de leurs vaccinations et que 68% des femmes enceintes n'ont pas accès aux soins prénataux et pour plus de la moitié présentent un retard dans le suivi de la grossesse.
Ces insertions dans la presse se doublent d'une campagne de sensibilisation sur le terrain, au fil de déplacements et de manifestations dans les principales villes de France programmés entre le début du mois de mars et le mois de juin. Lors de son passage à Marseille, dans l'une des régions présentant la plus forte densité de professionnels de santé libéraux, le docteur Olivier Bernard, président de l'association, a ainsi indiqué que son organisation avait engagé une réflexion sur une "démarche nouvelle pour Médecins du monde" afin de répondre "aux besoins et aux interrogations des médecins de terrain". L'association envisage ainsi de mettre en place dès cette année des programmes d'accès aux soins dans les zones rurales. Olivier Bernard a notamment évoqué l'Auvergne et "des zones reculées d'Alsace".
Si elle devait se concrétiser, et surtout se pérenniser, cette initiative constituerait une véritable révolution pour Médecins du monde, centré jusqu'à présent, pour ses activités en France, sur les zones urbaines. Il n'est pas sûr en revanche qu'elle puisse constituer une réponse efficace et durable à la question de l'accès aux soins en zone rurale, où la solution passe sans doute plutôt par le regroupement pluridisciplinaire des professionnels de santé - notamment dans les maisons de santé - et par le développement de nouvelles formes de pratiques médicales.

Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le mercredi 28 mars 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263463420&cid=1250263457232

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 09:27

Depuis 2004, des communautés de communes voisines développent entre elles un partenariat original pour que les parents puissent bénéficier de places "hors territoire communautaire”. Exemple avec la communauté de communes du pays d'Agout. Une solution qui accompagne une politique de développement des solutions d’accueil.

Les élus de la communauté de communes du pays d’Agout (Tarn) souhaitaient élargir le service d’accueil de la petite enfance afin de répondre aux besoins de parents qui recherchent un lieu en dehors du territoire communautaire, soit pour raisons professionnelles, soit suite à des situations familiales particulières. D’où l’idée de l'échange de places “petite enfance” qui se pratique depuis plusieurs années entre la communauté de communes du pays d'Agout (15 communes, 8.085 habitants), la communauté de communes voisine de Sor et Agout (13 communes, 11.636 hab.) et la communauté du pays de Cocagne (11 communes, 5.047 hab.). Cette alternative, proposée aux parents qui ont des besoins particuliers hors territoire, est soumise à l’accord des deux collectivités concernées. Concrètement, les coordinatrices des deux territoires examinent la demande, avant de la soumettre à leurs élus respectifs qui font alors part de leur décision.

      Les heures d’accueil échangées encadrées par conventions

Des conventions signées entre les EPCI encadrent ces échanges, au regard d'un nombre d'heures totales sur lesquelles les communautés de communes s'engagent. Par exemple, la communauté de communes du pays d’Agout prévoit 5.000 heures d’accueil sur les crèches de l'EPCI de Sor et Agout et la réciproque est établie sur les mêmes bases. Une dizaine de familles sont concernées sur ces deux territoires, tandis que 3.000 heures d’accueil sont prévues sur les structures multiaccueil du pays de Cocagne. Au-delà, toute demande supplémentaire nécessite un avenant. La participation financière au fonctionnement des crèches se calcule en référence aux documents budgétaires de l'année précédente, remis à la caisse d’allocations familiales du Tarn, et varie d’un territoire à l’autre. En 2011, elle était de 1,30 euro par heure et par enfant inscrit dans des structures de la communauté de communes Sor et Agout, et de 1,55 euro pour ceux fréquentant des structures de la communauté de communes du pays de Cocagne.

     Une solution transitoire ?

En 2012, la communauté de communes du pays d'Agout prévoit d'accueillir sept familles des deux autres communautés, tandis qu’une petite dizaine de familles de son territoire bénéficieront de places hors de la communauté. "Ce n'est pas énorme, et même marginal, reconnait Valérie Séon-Lassalle, coordinatrice Petite Enfance de la communauté de communes du pays d'Agout, mais c’est primordial pour ces familles qui peuvent ainsi avoir une réponse qui leur facilite la vie."
Ces demandes s’avèrent toutefois moins nombreuses depuis deux ans, observe la coordinatrice : “Les parents trouvent désormais plus facilement une réponse sur notre territoire grâce à la volonté politique des élus d’accompagner le développement de la capacité d’accueil individuel et collectif pour la petite enfance”. En effet, ce territoire rural propose à sa population deux crèches pour 35 places (profitant à quelques soixante-dix familles) et un nombre d'assistantes maternelles toujours en hausse (150 places sur le pays d'Agout).

Emmanuelle Stroesser / Agence Traverse, publié lundi 12 mars  dans  la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info
http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263302179

Contacts

Communauté de communes du pays d'Agout

Le Moulin, 81220 Serviès, tél. : 05 63 70 52 67
Nombre de communes : 15, Nombre d'habitants : 8085
Gardelle Raymond, Président , cc.pays.agout@wanadoo.fr

Séon-Lassalle Valérie, Coordinatrice Petite Enfance, ram.pays.agout@wanadoo.fr

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 10:21

Thouaré-sur-Loire, Brains et Les Sorinières avaient chacune besoin d’un terrain de football en pelouse synthétique. Avec l’aide de la communauté d’agglomération de Nantes, elles ont passé un appel d’offres commun et une commande groupée.

Le terrain de foot de la commune de Brains était hors d’usage, et compte tenu de la nature du sol, un terrain en pelouse synthétique était la meilleure solution : la plus durable bien que l’investissement soit supérieur à un simple engazonnement. D’autres élus de l’agglomération lui ont fait part d’un projet similaire. Le maire de Brains, Jean-Pierre Legendre, a donc lancé un appel à toutes les communes de l’agglomération pour leur proposer un appel d’offres commun. Deux ont répondu favorablement : Thouaré-sur-Loire et Les Sorinières. Avant de se lancer dans la démarche, les élus ont pris le temps de demander conseil en s’adressant à la communauté urbaine de Nantes dont elles sont membres.

     Appui de la communauté urbaine et de la ville centre

"La réglementation en vigueur sur les marchés publics, raconte Jean-Pierre Legendre, autorise des communes d’une collectivité intercommunale à utiliser les services compétents de la ville centre. Nous avons donc consulté le service des marchés publics de Nantes Métrople qui nous a conseillé, non seulement de lancer un appel d’offres commun pour mutualiser le coût de la maîtrise d’ouvrage, mais au-delà, de créer aussi un groupement d’achat pour commander les travaux en commun. Il nous a fourni un texte type de convention. Puis nous avons contacté le service des espaces verts de la ville de Nantes qui gère plusieurs terrains, et qui nous a apporté une aide technique précieuse pour la commande des travaux. Plusieurs types de revêtements étaient possibles, à des prix différents, selon la nature et la configuration du terrain de chaque commune.”

        Une procédure groupée : depuis l’appel d‘offres jusqu’à la commande

Les trois communes ont visité des terrains du même type, comparé les différentes qualités de revêtement existantes, et ont donc lancé un appel d’offres commun pour l’aménagement de trois terrains synthétiques. Le coût de la maîtrise d’ouvrage s’en est trouvé divisé par deux. Par ailleurs, le groupement d’achat leur a permis de négocier les prix de façon très significative : Brains a obtenu 12% de réduction. Thouaré-sur-Loire 16%, Les Sorinières 14%. Enfin, le coût de la maîtrise d’œuvre a été réduit de moitié.

    Trois facteurs de réussite

“C’est un résultat très appréciable, commente Jean-Pierre Legendre. Trois éléments importants nous ont aidé : d’abord l’aide technique de Nantes Métropole ; ensuite l’habitude de travailler ensemble que les communes de l’agglomération ont acquise ; enfin, le fait qu’une commune, Brains en l’occurrence, ait pris l’initiative de proposer cette collaboration aux autres.” 

Jean-Luc Varin, Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info, paru le lundi 05 mars 2012
 http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263299350

 en partenariat avec l' ADGCF

Contacts

Mairie de Les Sorinières, Couturier Christian, Maire,

49 rue Georges Clémenceau, 44840 Les Sorinières, tél. : 02 40 13 00 00
Mairie de Brains ,
Legendre Jean-Pierre, Maire,

2 Place de la Mairie, 44830 Brains, tél. : 02 40 65 51 30 , maire@mairie-brains.fr
Mairie de Thouaré-sur-Loire,
Chesneau Bernard, Maire

3 rue de Mauves, 44470 Thouaré-sur-Loire, tél. : 02 40 68 09 70

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 09:27

Quelle perception les Français ont-ils de leurs services publics locaux ? Comment cette perception évolue-t-elle dans le temps ? Que savent-ils de la gestion déléguée et quel regard portent-ils sur ce mode de gestion par rapport à la gestion directe ? Comme tous les deux ans depuis 1997, l'Institut de la gestion déléguée (IGD) et l'Institut BVA ont dévoilé le 30 janvier les résultats de la nouvelle édition de leur baromètre "Les Français et les services publics locaux", qui permet d'en savoir un peu plus sur ces questions.
Basé sur un sondage réalisé en décembre dernier auprès d'un millier de personnes, ce baromètre (disponible  en téléchargement) permet en premier lieu d'identifier les services publics locaux jugés prioritaires par la population (cf page 6).

Sur ce point, guère de surprise : viennent en tête la distribution d'eau et d'électricité et la collecte des déchets, suivies par les télécoms et le haut débit puis les transports. Le taux de satisfaction globale vis-à-vis de ces services peut sembler correct : 78%. Pourtant, il connaît "une dégradation constante", a souligné le 30 janvier Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, venu commenter ces résultats à l'occasion de la soirée des vœux de l'IGD et du Cercle du Grenelle. Le taux de satisfaction était par exemple de 90% il y a quatre ans. "En fait, on obtient le deuxième taux le plus faible depuis 1997, juste après le record de 2001", a-t-il précisé.
De même, "l'évolution perçue" de la qualité des services publics locaux (mesurée par la question "par rapport à il y a quelques années, diriez-vous que globalement la qualité des services publics locaux s'est plutôt améliorée, plutôt détériorée ou qu'elle n'a pas changé ?") fait elle aussi apparaître un sentiment de dégradation : 33% des sondés parlent de détérioration (contre 10% en 2006) tandis que 24% seulement évoquent une amélioration (soit deux fois moins qu'en 2006). En notant toutefois que les réponses varient parfois sensiblement d'un territoire à l'autre. Pour la première fois en effet, BVA a scindé l'Hexagone en neuf grandes "régions UDA" (telles qu'utilisées par l'Union des annonceurs) et présenté les résultats à travers ce prisme. On constatera ainsi, par exemple, un écart de 15% entre le territoire le plus satisfait (Centre-Est) et le territoire le plus râleur (Normandies et Centre). Si les Franciliens figurent eux aussi parmi les grands insatisfaits, "on sait que traditionnellement, ils expriment un haut niveau d'exigence", a commenté Gaël Sliman.

        La gestion déléguée et le syndrome nimby (not in my back yard)

S'agissant des questions centrées sur la gestion déléguée, là encore, le premier constat ne surprendra guère : "le niveau de connaissance des Français reste faible"… 44% des sondés disent savoir – y compris "plus ou moins" - ce qu'est la gestion directe et ce qu'est la gestion déléguée d'un service public local. C'est toutefois bien mieux qu'en 2008 (30%) ou même qu'en 2010 (38%). Une fois qu'une définition sommaire de ces deux notions leur a été fournie (cf page 19), une petite majorité des sondés affirment que la gestion déléguée est "plutôt une bonne chose". En tout cas sur le principe… puisqu'en revanche, dès lors qu'on les interroge sur les bons choix pour leur commune de résidence ("préférez-vous que les services publics locaux soient gérés directement par votre commune ou que leur gestion soit déléguée à des entreprises privées ?"), c'est cette fois la gestion directe qui est élue par 58% des administrés.
BVA liste ensuite une série de conditions susceptibles de faire changer d'avis les personnes s'affirmant réfractaires à la gestion déléguée : étude comparative démontrant l'intérêt économique de ce choix, réel contrôle exercé par la collectivité, possibilité pour la collectivité de dénoncer le contrat, mise en concurrence loyale, etc. On constate alors que les opinions se retournent facilement puisque 83% des "anti" gestion déléguée en accepteraient le principe dès lors qu'au moins l'une de ces conditions serait remplie.
On constate aussi l'efficacité de deux grands types d'arguments pour recueillir l'adhésion en faveur du transfert de la gestion d'un service public local à une entreprise privée : la perspective d'une meilleure continuité de service (moins d'interruption et/ou d'absentéisme) et l'enjeu de la fiscalité locale…
Au final, 64% de l'échantillon se dit favorable à une mise en concurrence entre les deux modes de gestion, y compris lorsqu'il s'agit de sa propre commune. Une telle intervention de la concurrence est toutefois diversement perçue selon le type de services concernés : d'accord quand il s'agit de réseaux (télécoms, électricité, gaz…), beaucoup moins d'accord s'il s'agit, par exemple, des services culturels ou sportifs municipaux…
Face à ces diverses réponses, Gaël Sliman a principalement conseillé aux élus présents de "mieux communiquer" sur ces sujets en direction de leurs administrés, y compris par des communications ciblées en fonction des publics, et de réfléchir à de vraies mises en concurrence entre gestion directe et gestion déléguée.
Mais il faudrait pour cela disposer de données comparées sur les différents modes de gestion, notamment sur leurs coûts. Or force est de constater que ces données manquent souvent. "Les élus n'ont pas toujours envie d'entrer dans une logique de benchmark", a reconnu lundi Claude Martinand, le président de l'IGD, en encourageant pour sa part la création d'un véritable observatoire. Ce qui permettrait entre autres selon lui de sortir de certaines visions "manichéistes" et des "débats tronqués" autour de la question du choix du mode de gestion.

Claire Mallet, publié le mardi 31 janvier 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263138579&cid=1250263134352
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:21

Après les nombreux changements intervenus dans l'univers postal, l'Etat et la Poste ont signé, le 14 février, un avenant à leur contrat de service public 2008-2012. Le texte reprend le maintien de 17.000 points de contact et renforce les objectifs de qualité de service.

Beaucoup de changements sont intervenus dans l'univers postal depuis la signature du contrat de service public de la Poste 2008-2012 : fin de l'exclusivité de la distribution du livret A en 2009, transformation de l'entreprise en société anonyme à capitaux 100% publics en 2010, ouverture totale à la concurrence des marchés postaux en 2011, sans parler de la baisse des volumes des courriers et des colis avec le développement des échanges numériques et du commerce électronique. Bref, un toilettage s'imposait. C'est le sens de l'avenant à ce contrat passé entre l'Etat et l'opérateur. Dans ce contexte en pleine évolution, le texte signé le 14 février 2012 réaffirme l'impératif de qualité qui s'impose aux quatre grandes missions de service public définies dans la loi du 9 février 2010 relative au changement de statut de la Poste : service universel postal, transport et distribution de la presse, accessibilité bancaire, aménagement du territoire. L'avenant mentionne ainsi clairement le maintien d'au moins 17.000 points de contact sur l'ensemble du territoire (bureaux de plein exercice, agences postales communales et intercommunales ou relais-poste commerçant). Un maillage désormais inscrit dans la loi de 2009 mais qui ne figurait pas dans le contrat de 2008. De plus, l'avenant reprend en détail l'engagement pris par l'entreprise dans le cadre du contrat triennal de présence postale territoriale signé en 2011, à savoir le maintien du nombre de points de contact dans les zones rurales, les zones de montagne et les zones urbaines sensibles de chaque département ainsi que dans les DOM, indique un communiqué du gouvernement. L'Etat s'engage quant à lui à maintenir les financements pour le maintien de ces points de contact à travers le fonds national de péréquation territoriale. Un montant de 170 millions d'euros par an pour la période 2011-2013 avait été prévu dans le cadre du contrat de présence postale territoriale.
L'avenant actualise également les objectifs de qualité du service postal. Pour 2012, dans les 1.000 plus grands bureaux, l'attente pour les opérations simples devra ainsi rester inférieure à 4 minutes et le taux moyen d'attente dans l'ensemble des bureaux inférieur à 7 minutes.

       De nouveaux objectifs de qualité de service

Concernant la mission de service universel postal, l'avenant précise les objectifs de qualité de service du courrier et du colis. Le taux de distribution de la lettre prioritaire doit passer de 83 à 85% à J+1. Des objectifs concernant les délais excessifs pour la lettre prioritaire et le colis ont aussi été ajoutés. La Poste devra aussi communiquer auprès de ses clients sur l'ensemble des offres du service universel postal, en particulier sur les offres économiques. 
S'agissant du transport et de la distribution de la presse, l'avenant reprend les engagements pris dans le cadre de l'accord tripartite (Etat, Poste et éditeurs) signé le 23 juillet 2008 et couvrant la période 2009-2015 : mise en oeuvre de l'évolution prévue des tarifs de transport et distribution de la presse, poursuite de l'aide financière apportée par l'Etat, y compris la compensation du report de la hausse tarifaire d'un an décidée en 2009 suite aux états généraux de la presse écrite, et réduction par la Poste des coûts liés au transport et à la distribution de la presse.
En matière d'accessibilité bancaire, les partenaires fixent à 250 millions d'euros pour 2012 la rémunération de la Poste pour ses actions spécifiques (gratuité des opérations de retrait et dépôt dès 1,5 euro, acceptation de domiciliation de certains virements et prélèvements, ouverture à toute personne en faisant la demande) menées dans le cadre de la distribution du livret A. En 2011, le montant était de 260 millions d'euros. 

Emilie Zapalski, Publié le vendredi 17 février 2012par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250263250792

 

 

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 10:23

Au sein de la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes-Métropole, les élus de la commune de Veurey-Voroize ont favorisé la création d’un commerce multiservice relais-poste, qui a ouvert ses portes en janvier 2010.

"Il y a quatre ans, La Poste nous avait fait savoir qu’elle ne pouvait pas maintenir sa présence sur notre commune, jugeant insuffisant le nombre d’usagers. Sur sa proposition, nous avons opté pour la création d’un relais-poste commerçant", raconte Yves Ballu, premier adjoint au maire de Veurey-Voroize (1.380 habitants).

           Montage du projet et choix du gérant

L’ancien local de La Poste a été rénové pour accueillir également la nouvelle activité de boulangerie-épicerie. Propriétaire du bâtiment, la commune a investi 150.000 euros pour les travaux concernant l’accueil du public, les présentoirs, le stockage des marchandises. Le projet a bénéficié d’une aide du conseil général et de l’Etat via le Fisac (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce). La prestation pour l’étude de marché et la sélection des candidats à la gérance ont été assurées par la chambre de commerce et d’industrie. La MCAE Isère Active - association loi 1901 créée en 1998 par des élus et des acteurs économiques locaux - a accordé un prêt à taux zéro. Quant aux gérants, ils ont investi dans du matériel frigorifique et paient un loyer modéré à la commune. Concernant le choix du gérant, après un premier échec, la commune, avec l’appui de la CCI, a trouvé un couple d’origine chinoise qui se révèle d’excellents commerçants : accueillants, disponibles et innovants. Sur leur initiative, une activité de boulangerie et de plats cuisinés a été créée et rencontre un franc succès.

        Bien cadrer le partenariat avec La Poste

Quant à La Poste, elle a maintenu 80% de son activité antérieure, y compris le retrait d’argent et le service des recommandés. Selon le premier adjoint, le grand avantage de cette formule relais-poste intégré dans un commerce est de profiter de l’amplitude des horaires d’ouverture de ce dernier. En revanche, La Poste n’assume pas certains investissements qui restent à la charge du gérant : pas de machines à timbrer, ni terminal carte bleue propre aux transactions liées à l’activité postale. En outre, ce sont les gérants qui prélèvent sur leur propre compte pour faire des avances en cas de retrait d’argent. "Nous sommes en discussion avec La Poste afin que celle-ci assume mieux sa mission", précise Yves Ballu.
Pour l’élu, réussir une telle opération nécessite que le bâtiment commercial soit visible et facilement accessible, qu’une enquête préalable sérieuse démontre la faisabilité du projet, que les élus soient assistés par des services techniques compétents et surtout que les candidats choisis pour la gérance aient toutes les qualités requises.

Xavier Toutain / Agence Traverse, pour les sites www.mairieconseils.net et www.localtis.fr 
paru le lundi 30 janvier 2012 dans localtis

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263100386

Contacts

Commune de Veurey-Voroize

2 rue Gilbertière, 38113 Veurey-Voroize, tél. : 04 76 85 16 80

Jullien Guy, Maire

Ballu Yves , Premier adjoint , tél. : 04 76 85 16 80, balluaverey@free.fr

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:49

Dans le Pays Tarentaise Vanoise, au carrefour des routes qui mènent aux stations de ski, un centre héberge des travailleurs saisonniers. Sa réhabilitation est au cœur d'un montage complexe.

Le grand séminaire de Moûtiers (4.641 habitants) en Savoie, bâti au dix-neuvième siècle, est un immense bâtiment de 3.650 m2, stratégiquement situé en centre-ville et au carrefour des routes menant aux stations de ski. En 2006, il n'abritait plus que des logements de prêtres retraités, une association diocésaine, ainsi qu’un centre d’hébergement. Les locaux du centre, ainsi que des deux autres entités, ne satisfaisaient plus aux normes de salubrité et de sécurité. Le diocèse, structure de gestion d'un évêché, voulait procéder à la réhabilitation nécessaire, tout en conservant la propriété de ce bâtiment. Il fallait donc trouver un montage adapté. "Le centre d'hébergement accueille des saisonniers qui viennent travailler dans les stations mais qui, lorsqu'ils arrivent à la gare, n'ont aucun point de chute pour se loger. Soit environ 200 personnes et 400 nuitées par saison d'hiver. La question de sa réhabilitation se posait donc à l'échelle du Pays Tarentaise Vanoise qui compte 43 communes sur lesquelles sont implantées une vingtaine de stations de ski", explique Brigitte Mercanti, responsable de l'urbanisme à la mairie de Moûtiers.
        Trois baux pour trois entités distinctes

D’un commun accord, l'économe du diocèse et la mairie de Moûtiers ont décidé de confier à la société Savoisienne Habitat la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’opération de réhabilitation de l’ancien séminaire. Le but étant de réaliser trois entités distinctes au sein de ce bâtiment, avec trois baux également distincts.

- Une partie supérieure du bâtiment est dévolue au logement locatif destiné aux prêtres retraités et à des familles, soit 23 appartements du studio au T3.

- Une autre partie accueille le siège de l’association diocésaine, comportant une bibliothèque, des salles de réunion et une salle de restauration.

- Enfin 273 mètres carrés sont confiés par un bail emphytéotique de 25 ans à la mairie de Moûtiers pour le centre d’hébergement, qui comprend sept chambres, une laverie et une cuisine collective.

Ce projet de centre d’hébergement et de son intégration dans la réhabilitation du séminaire a été présenté en 2008 à l'assemblée de Pays Tarentaise Vanoise qui l'a validé. En 2010, le conseil municipal de Moûtiers a délibéré tout à la fois sur le montage du projet et sur le mode de gestion. "Nous n’avons pas souhaité multiplier les structures de gestion, indique Philippe Nivelle, maire de Moûtiers. Pour décider du financement du centre d’hébergement, comme de son fonctionnement, il a suffi d'une convention passée entre partenaires : les communes, le conseil général et les associations caritatives comme la Croix-Rouge ou la banque alimentaire. Cette convention définit aussi bien les tâches dévolues aux différents intervenants qu'un ratio de participation des communes qui tient compte du nombre d’habitants et de la quantité de lits touristiques."
Le fonctionnement du centre d’hébergement est confié à une association, l’Oiseau bleu, qui emploie deux salariés mis à disposition par le collectif de partenaires. L'investissement a été de 350.000 euros HT dont, grâce à la validation par l'assemblée de Pays, 40% sont pris en charge par la région Rhône-Alpes et le département de Savoie, le solde par les communes.

François Poulle, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Publié le lundi 12 décembre 2011 par localtis

 http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262861416

Contacts

Mairie de Moûtiers BP 23 , 73601 Moûtiers Cedex, tél. : 04 79 24 06 66

Nivelle Philippe ; maire , maire@moutiers-savoie.com

Mercanti Brigitte, responsable urbanisme, aménagement et environnement,

tél. :04 79 24 38 43 ; brigitte.mercanti@moutiers-savoie.com

Assemblée du Pays Tarentaise Vanoise, Mairie de Moûtiers-BP 23, 73601 Moûtiers cedex
tél. : 04 79 24 00 10, aptv@tarentaise-vanoise.fr
Nombre de communes : 43, Nombre d'habitants : 47836
Nom de la commune la plus peuplée : Bourg-Saint-Maurice , 7749hab.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 09:41

Depuis 2008, le parc naturel régional du Luberon aide les communes qui le désirent à approvisionner leur cantine scolaire en produits de proximité, bio si possible. Trois ans plus tard, elles sont 25 à suivre la démarche. Leurs cuisiniers fonctionnent en réseau et les coûts n’ont pas sensiblement augmenté.  

Sur le territoire du parc naturel régional du Luberon (77 communes, 168.000 habitants), de nombreuses professions de foi des candidats lors des élections municipales de 2008 avaient affiché la volonté d’améliorer la qualité des cantines scolaires grâce à leur approvisionnement en produits locaux. Cette volonté était également inscrite dans la charte du parc naturel régional (PNR). Dès la rentrée 2008, ce dernier décide de constituer un partenariat avec les chambres d’agriculture des deux départements concernés par le parc (Alpes-de-Haute-Provence et Vaucluse), l’association des agriculteurs du parc, deux associations de producteurs locaux et les deux centres permanents d’initiatives pour l’environnement (CPIE), en vue de mener une expérimentation financée par le programme Leader Haute Provence Luberon. L’accompagnement du PNR a été déterminant pour qu’un réseau se constitue et puisse perdurer.

       Elus et cuisiniers forment un comité de pilotage

L’opération repose sur un réseau de communes pilotes. Un appel à candidature a été lancé par le PNR auprès des communes qui avaient une cantine scolaire primaire et maternelle en régie directe, et 14 municipalités se sont portées volontaires. La chargée de mission Agriculture du PNR, Mylène Maurel, a réuni les élus et leurs cuisiniers pour constituer un comité de pilotage du projet. Dès sa création, celui-ci a organisé, avec l’aide du PNR, une formation des cuisiniers sur trois jours, avec une visite d’exploitation agricole locale, une journée sur les produits du Luberon et une journée sur le thème “cuisiner les produits du terroir”, avec des chefs locaux. Parallèlement, a été constitué un catalogue des producteurs locaux, bio et AOC.

      Animer pour sensibiliser le grand public, les associations et les élus

Dès 2009, alors que les 14 premières communes commencent à proposer un repas 100 % local trois fois par an à chaque saison, des agriculteurs organisent des interventions dans les écoles et des animations à la sortie des classes pour sensibiliser les parents à l’opération. En octobre 2010, le PNR organise un forum pour rendre compte de l’action engagée, avec des témoignages de cuisiniers scolaires et de producteurs. Y étaient présents des élus et les associations partenaires, soit plus de 100 personnes au total.

     Un développement soutenu par la formation des cuisiniers et de nouveaux outils

Depuis 2009, 25 communes du PNR (ce qui représente 5.000 repas/jour, soit 1 million sur l’année) sur 77, participent de façon diverse à l’opération. Certaines, qui servent 200 à 300 repas par jour, utilisent 80 % de produits locaux en permanence (on ne peut pas bannir les bananes, tout de même !). La commune d’Apt, qui sert un millier de repas par jour, atteint 20 à 30% de produits locaux toute l’année et d’autres préparent un repas 100% local une fois par semaine.
La formation des cuisiniers a été intégrée dans les programmes du CNFPT et ils ont pris l’habitude de se réunir pour échanger des pratiques, des adresses, des recettes… Le catalogue des fournisseurs –plus d’une centaine en 2011- s’est enrichi, un site web est en gestation qui permettra, aux cuisiniers de passer des commandes en ligne. En 2012, un projet de livre de recettes locales se concocte.

     Un réseau qui a trouvé son autonomie

Grâce au dynamisme du réseau ainsi constitué, la chargée de mission du PNR n’a plus besoin de suivre son fonctionnement au quotidien. “C’est un succès, expliqueFlorence Dibon, adjointe au maire de Pierrevert, parce que nous avons su trouver la méthodologie qui a permis un accompagnement des communes et de leurs cuisiniers, jusqu’à ce qu’ils soient autonomes. Ca ne coûte pas beaucoup plus cher puisque l’achat des denrées n’entre que pour un tiers dans le prix d’un repas. Et cela permet une vraie politique du goût avec les enfants. Je vous assurent qu’ils se régalent !”
Jean-Luc Varin, Agence Traverse pour les sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Info parue sur le site de Mairie conseil, le lundi 16 janvier 2012

Contacts

Parc naturel régional du Luberon

Maison du parc - BP122 - 60 place Jean-Jaurès ; Apt 84404 cedex
tél. : 04 90 04 42 00 ; contact@parcduluberon.fr
Nombre de communes : 77 ; Nombre d'habitants : 170000
Nom de la commune la plus peuplée : Cavaillon , 25000hab.

Dibon Florence ; déléguée suppléante de la commune de Pierrevert (04)

tél. :06 88 55 70 58 ; flodibon@hotmail.fr

Maurel Mylène , chargée de mission agriculture et tourisme durable ; mylène.maurel@parcduluberon.fr

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 09:34

Dans cette commune située dans la deuxième couronne de Limoges, la municipalité a décidé de créer un véritable lieu de vie associatif, à la fois épicerie, magasin de produits locaux, bar et lieu d’animation. La bonne solution, après deux tentatives infructueuses de réouverture du commerce.

Lorsque la nouvelle équipe municipale fut élue en 2008 à Saint-Priest-Ligoure (680 habitants), l’épicerie était fermée depuis trois ans, après un premier essai de réouverture. Les élus ont très vite aménagé un bâtiment communal et recherché un couple de gérants pour que l’épicerie-bar fonctionne à nouveau. Mais cette deuxième tentative fut également un échec. Les habitants de Saint-Priest ont peu fréquenté une boutique dont ils ne connaissaient pas le personnel et dans laquelle les produits étaient plus chers qu’ailleurs. L’équipe municipale en a conclu que, pour rendre vraiment service, cette boutique devait devenir un lieu de rencontres entre les habitants, pas seulement un "lieu de dépannage".

  Création d’une association soutenue par la commune, la région et la communauté de communes

Une association de bénévoles, Lie en Goure, s’est créée pour gérer ce qui s’appelle depuis avril 2009, le Comptoir, à la fois épicerie et bar associatifs. La mairie a passé convention avec l’association, et la première année a apporté un soutien financier de 3.000 euros. Le Comptoir est ouvert en semaine de 8 heures 30 à 10 heures 30 et de 16 heures 30 à 19 heures 30, le samedi de 10 heures à 13 heures et de 16 heures 30 à 19 heures 30 et le dimanche matin, par des bénévoles, de 10 heures à 13 heures. “Ces horaires, observe Bernard Delomenie, maire de la commune, répondent à notre souci, non pas de servir le plus d’apéritifs possibles, mais de rendre service aux habitants qui travaillent, pour certains à plusieurs dizaines de kilomètres." Dès l’ouverture, l’association a embauché une habitante de la commune en contrat emploi avenir (CEA) financé par l’Etat. Lui a succédé une personne en emploi associatif à temps plein, dont les charges sont remboursées à 50% par la région Limousin. Depuis 2011, la communauté de communes de Nexon aide le Comptoir à hauteur 6.000 euros, pour un chiffre d’affaires en 2010 de 95.000 euros. En 2011 également, la mairie, a provisionné 3.000 euros pour le remboursement des frais liés aux animations. Bernard Delomenie n’est pas certain que tout sera dépensé.

      Services, animations et producteurs locaux

Aujourd’hui, on trouve au Comptoir un point internet rend service à ceux qui n’ont pas suffisamment de débit à domicile ou à des gens de passage. Le bar-épicerie est aussi devenu un lieu d’animation que la municipalité utilise pour organiser des activités pour les personnes âgées. C’est également le lieu où les élus invitent les nouveaux habitants pour leur présenter la commune. Enfin, des contacts ont été pris avec des producteurs locaux qui fournissent des fromages, des légumes, du miel, du jus de pommes, de la viande en caissette sur commande et des produits artisanaux. Chaque année une journée d’animation en présence de ces producteurs est organisée.
“Ce lieu fonctionne désormais, et il progresse : parce que c’est un lieu de vie, parce qu’il appartient aux habitants, commente le maire. En 2011, l’association compte 230 adhérents qui paient une petite cotisation annuelle de 7 euros. Cela les incite à y venir et à y revenir."

Jean-Luc Varin, Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Publié le lundi 19 décembre 2011 sur le site de Mairie Conseils

http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262864311

Contacts

Mairie de Saint-Priest Ligoure

2 rue des Écoliers, 87800 Saint-Priest Ligoure, tél. : 05 55 00 62 17
Nombre d'habitants : 680

Delomenie Bernard, Maire ; stpriestligoure.mairie@wanadoo.fr

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 10:01

Congrès AMF Le milieu rural français métropolitain bénéficie d'un bon taux d'équipements sportifs mais la qualité et la diversité de ces équipements posent problème. C'est ce qui ressort de l'enquête sur l'offre d'équipements sportifs dans les territoires ruraux dont les premières conclusions ont été présentées le 23 novembre au Salon des maires.

Après les bassins de natation en 2009 et les schémas directeurs des équipements sportifs en 2010, le ministère des Sports avait choisi les territoires ruraux comme objets d'une étude approfondie pour l'année 2011 (lire notre article du 9 mai 2011 ci-contre). L'étude, réalisée avec le concours du cabinet Agate, s'est appuyée sur le recensement national des équipements sportifs, espaces et sites de pratique (RES). A partir de cet outil, des indicateurs et des typologies de communes rurales ont été déterminés. Une analyse de l'accès aux équipements sportifs a encore été réalisée. Enfin, une approche territoriale qualitative a choisi d'observer plus particulièrement cinq EPCI. L'objectif était de mieux connaître les forces et faiblesses des territoires ruraux en matière d'équipements sportifs pour enrichir les politiques publiques. En effet, pour le ministère des Sports, les équipements sportifs ont des implications fortes dans des domaines variés : sports, loisirs, tourisme, enseignement, insertion, cohésion sociale, économie, etc. Ils peuvent constituer un atout face à l'isolement des populations, la distension du lien social, le manque d'attractivité. Loin d'être une fin en soi, le développement du sport devient ainsi un facteur de développement territorial.

     Plus d'un quart des équipements en zones rurales

Selon le découpage Zauer (zonage en aires urbaines et en aires d'emploi de l'espace rural) de l'Insee, la France compte 18.533 communes rurales, soit 50% des communes (pour 60% du territoire). Celles-ci regroupent 67.221 des 249.938 équipements sportifs de France métropolitaine, soit 27%. Ces équipements se retrouvent dans 11.784 communes, soit 63,6% des communes rurales. Un peu plus d'un tiers de ces communes sont donc dépourvues d'équipements (contre 22,3% en milieu périurbain et 1,4% en milieu urbain). La moyenne nationale de 9,45 équipements par commune équipée descend en milieu rural à 5,7. Les communes rurales équipées présentent toutefois une situation proche des communes équipées en milieu périurbain. En termes géographiques, l'ouest (Bretagne et littoral atlantique notamment), le massif des Alpes et le littoral méditerranéen sont les espaces ruraux les mieux équipés.
Le ratio nombre d'habitants par équipement fait apparaître une moyenne de 166 habitants par équipement en milieu rural quand l'indice moyen pour l'ensemble du territoire est de 247. Au regard de la population, le milieu rural est donc mieux doté, la pression sur les équipements y est plus faible.
Il existe par ailleurs un fort clivage selon la taille de la commune rurale. Ainsi plus de 85% des 2.962 communes de moins de 100 habitants n'ont aucun équipement. Pour les 5.783 communes de 100 à 249 habitants, 58,5% ne possèdent pas d'équipement. Ce sont donc les communes de plus de 500 habitants qui bénéficient le plus de l'implantation des équipements. De 500 à 1.000 habitants, elles possèdent en moyenne cinq équipements. Cet indice s'élève à neuf pour les communes de 1.000 à 2.000 habitants.

    A chaque taille de commune rurale son type d'équipement

Au-delà du nombre d'équipements par commune, c'est le type de ces équipements qui diffère le plus en fonction de la taille des communes. Ici, le seuil de 2.000 habitants sépare, d'un côté les communes équipées de façon "générique" de celles possédant des installations "spécifiques". On retrouve 80% des salles non spécialisées dans les communes de moins de 2.000 habitants, lesquelles regroupent également un grand nombre de terrains de grands jeux, de courts de tennis ou de plateaux d'éducation physique et sportive. A l'inverse, les communes de plus de 2.000 habitants sont mieux équipées en piscines, salles multisports, salles spécialisées ou installations d'athlétisme.
Au-delà des taux et des types d'équipements, l'étude s'est focalisée sur la problématique des temps d'accès aux équipements. Il en ressort que les bassins de natation et les salles spécialisées se situent à plus de dix minutes pour 50% des communes rurales et que les salles multisports sont à plus de dix minutes pour 26% des communes rurales. En revanche, la couverture du territoire rural par les terrains de tennis, les terrains de grands jeux et les salles non spécialisées est très bonne : ces équipements se trouvent à moins de dix minutes pour 90% des communes rurales. Les régions les moins favorisées en la matière sont les régions de montagne où l'accessibilité peut s'avérer difficile de façon temporelle.

     Déficit d'équipements couverts

L'étude conclut que le milieu rural est relativement bien équipé au regard de sa population avec notamment une bonne couverture pour les équipements génériques et les équipements polyvalents. Elle constate aussi une capacité à répondre aux nouvelles demandes de la population (construction de terrains de tennis dans les années 80, city-stades, skate-parc, etc.). En revanche, elle met en lumière une qualité et une diversité d'équipements plus faibles qu'en milieu urbain et périurbain, avec seulement 20% d'équipements couverts et un déficit de certains équipements (salles de remise en forme, bowling, salles spécialisées). Pour les auteurs de l'étude, les freins pour l'espace rural sont le déficit de jeunes de 15 à 24 ans, souvent absents pour cause d'études, et l'inégale répartition des équipements qui engendre des déplacements. Mais l'espace rural dispose également d'atouts pour le développement de l'activité sportive grâce à l'importance des sites de sports de nature qui viennent compléter l'offre, des espaces peu peuplés pouvant accueillir des équipements consommateurs d'espace ou permettre l'organisation de grandes manifestations. Les conclusions définitives de cette étude seront publiées en janvier 2012. Elles comporteront notamment les portraits de cinq territoires-témoins.

Jean Damien Lesay, publié le vendredi 25 novembre 2011par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262803344&cid=1250262796356

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