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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 09:53

Les taux de chômage des pays frontaliers de l'Alsace sont très faibles et les départs à la retraite dans les régions frontalières vont être importants dans les années à venir. De nombreuses opportunités se présentent donc, qui ont conduit le conseil régional et l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) en Alsace à mettre sur pied des formations franco-allemandes. Cinq formations ont ainsi été mises en oeuvre en 2009 : techniques comptables, secrétariat commercial, façadier-peintre, tourneur-fraiseur, technicien supérieur en maintenance industrielle. Trois d'entre elles (techniques comptables, secrétariat commercial, façadier-peintre) sont terminées.

Plusieurs des stagiaires qui ont suivi ces formations se retrouvent maintenant employés en Allemagne. "A l'issue de la formation, trois personnes sur neuf de la formation comptable travaillent en Allemagne, une sur douze pour le secrétariat commercial, et deux sur dix pour les façadiers-peintres, explique Marie-André Chappaz, coordinatrice des projets à l'Afpa-Alsace. Le but n'est pas forcément que les personnes travaillent en Allemagne mais qu'elles puissent aussi utiliser leurs connaissances de la langue et de la culture allemandes dans des entreprises en France."

Le parcours de formation dure en moyenne de 800 à 1.000 heures avec des cours d'allemand (sept heures par semaine) proposés pendant dix semaines, un apprentissage technique pendant quatre semaines et un stage de trois semaines en moyenne au sein d'une entreprise allemande. "Le fait d'occuper un poste en Allemagne dans le cadre de leur formation donne aussi aux stagiaires beaucoup de confiance en eux. C'est un gros atout pour les entretiens d'embauche", précise la responsable de l'Afpa.

Le conseil régional d'Alsace, conscient du potentiel d'emplois dans les régions transfrontalières et des besoins en main d'oeuvre à venir en Alsace, est partie prenante dans ces formations. C'est lui qui a demandé à l'Afpa de mettre en place ces formations dans des secteurs où il y a un fort potentiel de recrutement. En 2009, 57 personnes ont profité de ces formations, pour un coût de 600.000 euros pris en charge par le conseil régional. Pour 2010, le budget prévisionnel atteint 1,4 million d'euros pour financer 140 parcours sur neuf formations (agent d'accueil touristique, conseiller en rénovation énergétique, électricien d'équipement, cuisinier, mécanicien auto, vendeur spécialisé en magasin, secrétariat, comptabilité et soudage). "C'est quelque chose de tout à fait essentiel. Les retours sont bons, on va continuer", assure Martine Calderoli-Lotz, vice-présidente du conseil régional en charge de la formation professionnelle, même si elle voit quelques modifications à apporter à ce nouveau type de formations transfrontalières. "Les formations linguistiques sont un peu trop courtes, il faut les faire évoluer", précise-t-elle.

Emilie Zapalski, publié le 02 août 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260188859

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 10:13

 

La France possède l’un des plus beaux arsenaux conventionnels et réglementaires de la formation continue. Mais comment s’en sert-on ? Une enquête de l’Observatoire CEGOS auprès de 2 200 salariés de quatre pays (Espagne, Allemagne et Angleterre, en plus de la France) permet de questionner le lien entre les dispositifs et les pratiques, de manière comparative avec ces trois voisins.

On repère des points communs entre les quatre pays :

- les jeunes et les cadres sont en tête des bénéficiaires de la formation,

- la concertation avec les managers est limitée, sauf en Angleterre,

- les formations techniques dominent,

- les contenus des formations souhaités en priorité portent sur l’efficacité professionnelle, la communication et les langues,

- les salariés espèrent tirer de la formation de meilleurs revenus, un épanouissement personnel et professionnel et une évolution professionnelle,

- ce sont les entreprises moyennement grandes (250 à 1 000 salariés) qui forment le plus leurs salariés, et non les plus grandes…

Mais les réponses des salariés français dessinent aussi des différences avec les autres pays.

- C’est la France qui est le pays où l’initiative des salariés en matière de formation est la plus faible (52 % contre 67-68 % en en Espagne ou en Allemagne) ;

- Un plus grand nombre de salariés n’ayant pas eu de formation depuis au moins trois ans acceptent de ne pas faire partie des personnes habituellement formées ;

- Les salariés français sont moins disposés à se former sur leur temps (60 %) et leur financement (35 %) propres (est-ce parce qu’ils peuvent utiliser le CIF et le DIF ?)

- La France est le pays où les modalités de formation sont les moins diversifiées : peu de e-learning, peu de nouvelles méthodes de formation collaborative (blog, forum, podcast…) et les salariés français sont ceux qui exposent le moins de souhaits de formation et restent peu friands de ces innovations ;

--Les salariés français sont ceux qui apprécient le moins l’action de leur entreprise. Cette critique porte sur l’identification des besoins, la possibilité d’expression des attentes et besoins personnels, l’information sur l’offre de formation, le rôle accordé à leur manager dans ce domaine et pour la construction et la sécurisation de leur parcours professionnel.

L’image qui se dégage de cette enquête est qu’on en reste en France à une conception traditionnelle de la formation. Elle peine encore à s’imposer comme une démarche dynamique, tant pour l’entreprise comme investissement dans les hommes et son propre développement que pour les salariés comme acteurs revendiquant leur part d’initiative. Même si ce sont les non formés français qui font le plus appel à l’argument de la crise pour expliquer l’état de la formation, ce motif est loin d’être suffisant pour expliquer des pratiques critiquées depuis longtemps. L’utilisation des possibilités créées en France par la négociation et la réglementation est loin d’être optimale. La réglementation est importante, les accords collectifs sont nombreux. Mais tout cela ne parvient pas à modifier suffisamment les pratiques du management et celle des salariés.

Enquête Cegos, publié dans « les clefs du social »du 6 juin 2010 

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/08-formation/Formation-francais-a-la-traine.htm

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 10:38

Le gouvernement a présenté ce 23 juin au Centre national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), un projet de décret relatif à l'application du Dima ou "dispositif d'initiation aux métiers en alternance".

Ce nouveau dispositif a été introduit dans la loi du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie. Son originalité : il permet aux élèves ayant atteint l'âge de 15 ans de rejoindre un centre de formation d'apprentis (CFA) et d'y suivre une formation en alternance, sans attendre l'âge minimum légal pour la fin de la scolarité (16 ans) et tout en gardant le statut scolaire.

"A tout moment du parcours, le jeune pourra retourner dans le système scolaire (…). Le dispositif exercerait une fonction de sas à une période charnière pour l'adolescent et devrait contribuer à lutter contre le décrochage à seize ans, en préparant en amont la fin de la scolarité obligatoire et l'entrée en apprentissage", expliquait Jean-Claude Carle, sénateur UMP rapporteur de la loi, lors des débats au Sénat en septembre 2009. Un dispositif dans lequel l'opposition parlementaire voyait plutôt un abaissement déguisé de l'âge minimum obligatoire pour la fin de la scolarité. "Vous avez beau prévoir la possibilité d'un retour à un cursus scolaire, vous savez très bien que ce retour s'effectuera dans de mauvaises conditions, puisque les élèves concernés ne maîtriseront pas les connaissances normalement enseignées lors de l'année qu'ils n'auront pas suivie au collège (…). Ces jeunes en difficulté se trouveront donc un peu plus 'enfoncés' dans leur situation d'échec", répondait Anne David, sénateur PCF de l'Isère, à Jean-Claude Carle.

Chacun s'accordait cependant à reconnaître un progrès par rapport au contrat dit d'apprentissage junior, voté en mars 2006 à la suite des émeutes en banlieue. Celui-ci prévoyait un sas de transition, entre l'école et le CFA, dès l'âge de 14 ans, un abandon de la scolarité et une entrée en apprentissage à 15 ans. L'apprentissage junior avait été finalement suspendu par Nicolas Sarkozy, en juin 2007, sous la pression des syndicats de parents, d'élèves et d'enseignants. Il a donc été remplacé par le Dima, dont le récent projet de décret précise les garanties et les modalités :

- l'élève demeure sous statut scolaire ;

- il peut à tout moment reprendre sa scolarité dans un collège ou un lycée ;

- sa formation comporte obligatoirement des enseignements généraux, pour la moitié du temps de formation ;

- il ne peut signer un contrat d'apprentissage, une fois atteint l'âge de 16 ans, que si la scolarité de la classe de 3e a été effectuée.

Sauf contretemps, le Dima s'appliquera dès la rentrée scolaire 2010-2011.

Paul Arguin, publié le 22 juin 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260022768

    * Consulter le projet de décret, Téléchargeable sur localtis

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:55

Le bilan 2008, publié par la DARES en avril 2010, confirme le développement de l’apprentissage : 299 000 nouveaux contrats (contre 278 000 en 2007).

L’apprentissage se trouve toujours majoritairement dans les secteurs de la construction, du commerce, de l’agro-alimentaire, dans les très petites entreprises (59 % des embauches dans celles de moins de 10 salariés), toujours très masculin (31 % des entrants sont des jeunes filles)

 Cependant, on rencontre une plus grande diversité d’entreprises utilisatrices, grâce à l’essor de secteurs récents comme le service aux entreprises, les industries de biens d’équipement et de biens de consommation. La part des entreprises de plus de 250 salariés augmente (12 % des entrées). De plus en plus d’ apprentis ont déjà une qualification à l’entrée (+ de 60 %) et préparent de diplômes de niveaux IV à I (plus de 40 %) :  de plus en plus prennent un deuxième contrat après une première qualification acquise par l’apprentissage (25 % des entrants). Ces évolutions modifient chaque année un peu plus l’image traditionnelle de l’apprentissage. L’apprentissage est reconnu de plus en plus comme un dispositif favorable à l’emploi au sortir du contrat d’apprentissage.

La crise a fait baisser très brutalement le nombre de contrats d’apprentissage signés au début de l’année 2009 (- 20 %). Le plan d’urgence pour l’emploi des jeunes (24 avril 2009) a renforcé les aides. Actuellement, les employeurs bénéficient d’exonérations de cotisations sociales (du 24 avril 2009 au 30 juin 2010, exonération de toutes les charges) et d’aides de la Région et de l’État (indemnité compensatrice forfaitaire de 1 000 € par apprenti et par année d’apprentissage ; et, pendant la période indiquée ci-dessus, 1 800 € pour l’embauche du premier apprenti ou d’un apprenti de plus et crédit d’impôt de 1 800 € par apprenti). De juin 2009 au 15 avril 2010 (Bilan d’étape du Sommet social), l’existence de cette prime a  été utilisée dans la signature de 103 000 contrats. Et le nombre de contrats signés en 2009 est remonté à 288 000.

La crise est loin d’être finie. Il faut donc espérer que cette politique incitatrice sera maintenue au-delà du 30 juin, comme a semblé le confirmer le souhait du chef de l’État exprimé au récent Sommet social.

Publié dans les Clés du Social du 11 juin 2010

http://www.clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/08-formation/apprentissage-2008.htm

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 10:09

Raphaël Wintrebert, sociologue, enseignant à l’université René Descartes (Paris V) a lancé, en mai 2010, la publication d’une série d’articles sur ses propositions pour une réforme du système de formation professionnelle continue, qui sont publiés sur le site de l'Observatoire Jeunes et Travail  (Ob-jet, Saint Ouen), dont il est le directeur. Ces réflexions font suite à une étude sur le système de formation professionnelle qu’il a conduit.

Pour le chercheur, « le modèle de protection sociale français est fondé sur une logique bismarckienne, c’est-à-dire sur la centralité du statut professionnel dans l’acquisition des droits sociaux. Or si ce modèle semblait globalement efficace dans le cadre d’un développement économique industriel, d’un noyau familial relativement stable et d’un Etat national fort, il paraît moins adapté aujourd’hui en raison d’un nouveau mode d’organisation caractérisé par des entreprises de services, des situations familiales diversifiées (et davantage précaires) et un Etat national inscrit dans un processus de mondialisation qui le dépasse et qui, à bien des égards, le contraint. »

Il propose d’aller vers une personnalisation de la formation, plaçant les individus au cœur du système. Son deuxième article, daté du 25 mai 2010, propose une « nouvelle architecture politique et organisationnelle ». Il propose de passer d’une gestion par de la formation professionnelle continue (FPC) par branche professionnelle ou nationale à une gouvernance territoriale confiée aux conseils régionaux et aux partenaires sociaux.

Il suggère de définir deux instances d’orientation stratégique. D’abord des Agences régionales pour l’orientation, la professionnalisation et l’apprentissage afin d’articuler enseignement (scolaire, universitaire, professionnel) et entreprises. Ensuite des Agences pour la formation professionnelle (elles aussi régionales), qui deviendraient la seule instance prescriptive de formation, aussi bien pour les salariés que pour les demandeurs d’emploi.

Enfin la déclinaison locale des politiques de formation pourrait se faire par l’intermédiaire de Maisons de l’Orientation, de la Formation et de l’Emploi (MOFE). Raphaël Wintrebert insiste sur l’importance de « scinder clairement, dans les modes de prescription du moins, ce qui relève de la formation de ce qui relève de la recherche d’emploi. »

Il faut, selon l’universitaire, « distinguer clairement, au niveau politique, le champ de la FPC du Service Public de l’Emploi (SPE), et en même temps d’inscrire, au niveau opérationnel, la FPC dans des Maisons de l’emploi élargies et rebaptisées « Maisons de l’Orientation, de la Formation et de l’Emploi » (MOFE). »

Raphaël Wintrebert plaide donc pour des processus de formation qui aillent de l’individu (avec sa demande de formation plus ou moins bien formalisée) aux instances décisionnelles qui valident les projets individuels et, à un niveau plus général, définissent les politiques de FPC.

http://www.emploietcreation.info/article-personnaliser-la-formation-continue-51367712.html

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:16

                                à propos d'une enquête allemande

 « Nous, nous avons la connaissance, des hautes qualifications, bref, une culture technique et sociale ». Cet argument est souvent utilisé pour rassurer les Européens face au dynamisme des pays émergents. Ce capital intellectuel est censé nous assurer un meilleur rapport de force dans la compétition mondiale.

 

Est-ce si vrai ? Un sondage de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie allemande et cité par planetlabor.com, site d’informations sociales européennes, révèle une situation inquiétante. Les apprentis allemands, dont on connaît l’importance dans le système allemand de formation et de qualification, peinent à calculer, à s’exprimer clairement par oral comme par écrit. Leurs connaissances de base sont lacunaires. Leur maturité, leur comportement social (manque de discipline et de motivation) laissent à désirer.

 

Ainsi la moitié des entreprises allemandes se voient obligées d’organiser des cours de soutien pour combler ces graves déficits.

 

Cette situation est-elle allemande ou européenne ? Les chiffres sur l’ampleur de l’illettrisme en France doivent nous amener à penser que nous affrontons un problème général. Les partenaires sociaux français semblent d’ailleurs avoir intégré cette question puisqu’un des objectifs du Fonds de sécurisation des parcours professionnels est le financement d’un socle de base pour l’ensemble des actifs, et en particulier pour lutter contre l’illettrisme.

Il y a longtemps, les salariés trouvaient dans les Bourses du travail des services dont celui d’apprendre à lire et écrire. Les Bourses ont disparu, pas le besoin. N’y a-t-il pas avec l’aide de comités d’entreprise et d’association, un espace à occuper et nouer ainsi un partenariat syndicats-associations-entreprises? L’accord européen sur l’inclusion sociale qui vient d’être signé pourrait ainsi trouver un débouché concret.

Les clés du social du 18/04/2010

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/08-formation/Inculture-en-Europe.htm

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:16

C'était l'un des objectifs du plan d'urgence pour l'emploi des jeunes lancé par le chef de l'Etat le 24 avril 2009 : former 50.000 jeunes en contrats accompagnement formation (CAF) entre 2009 et 2010. Alors que le chômage des jeunes reste à un niveau très élevé en France et que la situation s'est aggravée avec la crise (25% contre une moyenne de 20% en Europe), le dispositif a connu un démarrage timide : 9.900 contrats avaient été signés fin janvier, comme l'indique une instruction de la Direction générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) aux préfets. Ce dispositif de crise, dont le coût est de 330 millions d'euros sur deux ans, a été précisé par une circulaire du 12 juin 2009. Il est piloté par Pôle emploi et les missions locales ; Nicolas Sarkozy avait également sollicité l'aide des régions. "Du fait du calendrier de passation des marchés, les premières entrées de jeunes en contrat d'accompagnement formation n'ont souvent débuté qu'en novembre 2009", indique l'instruction. L'objectif de 50.000 contrats est maintenu, "ces entrées devront se poursuivre à un rythme soutenu d'ici l'été", insiste la DGEFP.

L'instruction présente un état des lieux région par région. Les plus gros pourvoyeurs de CAF sont l'Ile-de-France (2.172), la Haute-Normandie (865), Rhône-Alpes (859) ou encore le Nord-Pas-de-Calais (712). En revanche, la région Paca, qui a enregistré une hausse de 28% du nombre de jeunes chômeurs en 2009, n'a passé que 40 contrats ! Le contrat d'accompagnement formation s'adresse aux 16-25 ans sans qualification jusqu'à bac +3 qui peuvent faire des stages rémunérés pour compléter leur formation (parcours "certifiant") ou l'adapter aux conditions du marché (parcours "d'adaptation"). Ils bénéficient dans le même temps de la protection sociale.

Le plan d'urgence pour l'emploi des jeunes ne doit pas être confondu avec la plan "Agir pour la jeunesse" présenté par le chef de l'Etat à Avignon, le 29 septembre 2009. Inspiré par le livre vert de la commission Hirsch, ce second plan a notamment lancé le service civique volontaire créé ensuite par la loi du 10 mars 2010.

 Michel Tendil, publié le 19 mars 2010 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259639584


 La fondation Dexia et les missions locales lancent un nouvel appel à projets

"Solidarité et culture dans vos communes." C'est le thème du huitième appel à projets lancé par la Fondation Dexia France dans les 400 missions locales du pays. L'objectif est de permettre au jeune public des missions locales de lancer des projets liés à la solidarité ou à la culture dans leur commune, avec à la clé une dotation pouvant aller jusqu'à 8.000 euros, après décision du comité exécutif de la fondation. Les candidats devront présenter des projets portant sur le logement, le transport, le cadre de vie, la lutte contre les discriminations ou l'éco-citoyenneté. La fondation souhaite aussi encourager l'accès à la culture à travers des actions dans les institutions culturelles ou des chantiers valorisant le patrimoine. Les projets seront sélectionnés par un jury mixte composé de salariés de la fondation et des représentants des missions locales. La clôture des candidatures aura lieu le 31 mai 2010. Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site  http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259639584link  Depuis 2002, 25.000 jeunes ont bénéficié de ce soutien.

M.T.

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:35

« La mixité est de fait dans les établissements scolaires, pour autant les stéréotypes restent présents y compris dans l'image de l'autre qu'ont les jeunes garçons et les jeunes filles », souligne Marie-Jeanne Philippe, rectrice de l'académie de Besançon, sur www.surlechemindelamixite.fr, un nouveau site internet lancé par l'Onisep. Cette plateforme, inaugurée lundi 8 mars 2010 à l'occasion de la journée de la femme, se veut « au service du comité de pilotage de la convention interministérielle pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif [présidé par Marie-Jeanne Phillippe] », explique Pascal Charvet, directeur de l'Onisep. Le site propose des vidéos et des témoignages de jeunes femmes occupant des postes « dits masculins » mais aussi de suivre « l'actualité nationale et régionale des actions menées en matière de mixité », précise Pascal Charvet . « Il est destiné à être largement ouvert aux contributions des ministères, mais aussi fédérations professionnelles et des associations », souligne-t-il.

Pour inaugurer le nouveau site internet, un 'chat' destiné à renseigner les jeunes sur la « mixité des parcours scolaires » était animé aujourd'hui par Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire du ministère de l'Éducation nationale et Marie-Jeanne Philippe. « Les stéréotypes sexués sur les métiers et les formations sont encore trop présents. Notre action doit permettre de donner des représentations plus égalitaires dès l'école primaire, afin de les éradiquer », explique la rectrice de Besançon, à l'occasion de cette discussion. « Le lien renforcé entre le lycée et l'enseignement supérieur, doit permettre aussi de renforcer l'ambition des élèves pour poursuivre des études », ajoute Jean-Michel Blanquer. « Or, nous savons que les filles qui ont souvent de bons résultats dans le domaine scientifique, ne sont pas toujours suffisamment portées par leur milieu familial pour pousser plus loin dans l'enseignement supérieur. » --

info venant de Catherine HUGONET

Déléguée Régionale aux Droits des Femmes

et à l'Égalité pour la région Bourgogne

Tél. : 03.80.44.67.28 - Fax : 03.80.44.69.84

 catherine.hugonet@bourgogne.pref.gouv.fr

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 10:14

Le SIAS de Maîche a inventé

le centre d'hébergement et de réinsertion sociale "éclaté"

Les problèmes de logement et d'hébergement ne sont pas réservés au monde urbain. Le syndicat mixte d'action sociale de Maîche (dix-neuf communes de la communauté de communes du Pays de Maîche et trois communes voisines, 13.000 habitants) en a fait le constat plusieurs années auparavant.

En accord avec les travailleurs sociaux du Conseil Général un “atelier logement” a été créé en 1996 afin de réunir tous les partenaires concernés par les questions de logement pour trouver ensemble, au cas par cas, des solutions.

L’atelier-logement en question implique le centre médico-social du conseil général, le dispositif logement du Haut Doubs – DLHD (1), le syndicat mixte d'action sociale de Maîche (SIAS), les bailleurs sociaux et des associations tel le Secours Catholique. “Nous sommes parvenus, grâce à cet atelier, à mieux traiter un certain nombre de situations en terme de préventions de l’expulsion locative, de recherche et de maintien dans le logement, explique Renée Bailleux, présidente du SIAS de Maîche, mais pour certaines personnes en marge, un accompagnement et un suivi de proximité, du type centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)” s’imposait. Aux alentours, les centres sont ceux de Pontarlier, Montbéliard ou Besançon qui s’avèrent, trop loin et impliquent un déracinement, pour des personnes fragiles souvent chevillées à leur environnement natal, rural. Compter sur la création d'un CHRS sur la seule commune de Maîche était une hypothèse complètement irréaliste, les partenaires ont donc imaginé une alternative.

Un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) mutualisé au secours de chômeurs et de sans-logis

D’où l'idée d'un “CHRS éclaté”, à savoir des appartements (en l'occurrence trois), dans lesquels des personnes en mal de logement et d'insertion professionnelle sont hébergées tout d’abord six mois, puis six autres mois si besoin, voire un peu plus dans quelques cas. A l’instar de ce qui se passe dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), un travailleur social assure le suivi et l'accompagnement quotidien de ces résidents. Son rôle, souligne Renée Bailleux, est indispensable pour “travailler la capacité à vivre dans un logement autonome, s'occuper de soi, reprendre confiance, bref, régler un certain nombre de problèmes préalables avant d'envisager l'insertion”.

Le projet a demandé du temps, au moins deux ans pour “convaincre les financeurs, État et conseil général” relate Renée Bailleux. Deux types de financement croisés ont permis de réaliser l’opération un financement Ddass dont dépendent les CHRS d’une part et un financement du conseil général d’autre part, à travers les aides au logement transitoire (dispositif ALT), en particulier.

Une conseillère à la double "casquette", financée par le syndicat intercommunal sur fonds propres

Pour combiner les sources de financement indispensables au projet, le syndicat intercommunal de Maîche a dû user de patience et de conviction. Ce syndicat n’est pas habilité à recevoir directement l'aide au logement transitoire (ALT) parce qu’il n’est pas doté d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale en soi. Pour surmonter cet obstacle, le SIAS de Maîche a passé une convention avec le dispositif logement du Haut Doubs (DLHD). Les logements, mis à disposition par un bailleur social, sont gérés par le dispositif logement du haut-Doubs qui s’est chargé d’obtenir l’agrément pour ces trois places d’hébergement supplémentaires, dans le cadre du centre d’hébergement qu'il gère déjà à Pontarlier. Ces places sont désormais pérennes.

La conseillère en économie sociale et familiale qui suit les bénéficiaires est mise à disposition par le SIAS de Maîche qui finance son poste sur ses fonds propres. La présidente, Renée Bailleux, précise “Nous l'avions recrutée pour le suivi du RSA et elle partage son temps entre cette mission et le suivi des personnes concernées par le centre d’hébergement partagé.

Résultat, après deux ans d'activité : “La majorité des personnes ont pu à l'issue de leur hébergement se repositionner et trouver place dans un logement autonome, entrer dans un parcours d'insertion en vue d’un emploi. Certaines ont finalement rejoint une autre structure en ville ou sont retournées chez leurs parents. Ce ne sont pas ce que l'on appelle des sorties positives, mais l’expérience du centre d’hébergement leur a fait prendre conscience qu'elles n'étaient pas prêtes à vivre de façon autonome, mais elles ont aussi pris conscience de leur capacité à rebondir”, estime Renée Bailleux.

Emmanuelle Stroesser pour le site Mairie-Conseils, jeudi 04 février 2010

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250259424893

 (1) Structure spécialisée dans l'accompagnement social lié au logement, de l'Association départementale du Doubs de sauvegarde de l'enfant à l'adulte (ADDSEA)

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:37

Rapport Marx :

18 préconisations pour améliorer la formation des demandeurs d'emploi

 

La formation professionnelle a été l'objet de nombreux rapports. Cette fois-ci, c'est la formation professionnelle des demandeurs d'emploi qui est spécifiquement ciblée dans le rapport réalisé par le groupe de travail présidé par Jean-Marie Marx et établi à la demande de Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi. Le groupe s'est réuni à huit reprises entre octobre et mi-décembre 2009 pour aboutir à des préconisations devant permettre d'améliorer le fonctionnement général du système.

- Première recommandation : satisfaire les besoins de compétences des entreprises. "Dans un contexte de niveau élevé du chômage et de baisse des recrutements, la priorité doit être de satisfaire les besoins de recrutements des entreprises, et plus largement de l'ensemble des employeurs, y compris publics", signale ainsi le rapport, justifiant ce choix stratégique : "Gagner cinq jours sur la satisfaction de trois millions d'offres d'emploi est équivalent à l'occupation de 75.000 emplois à l'année". Pour ce faire, le groupe de travail estime nécessaire d'améliorer les dispositifs d'orientation des demandeurs d'emploi et préconise de revoir les politiques d'achat pour mieux les articuler aux besoins des demandeurs d'emploi et favoriser des dispositifs intégrant la différenciation des parcours plutôt que des stages normés.

- Autre idée : créer des programmes nationaux ciblés et contractualisés avec les régions, dans le cadre des futurs contrats de plans régionaux de développement des formations (CPRDF) pour les emplois de demain. "Les formations liées aux services aux personnes et aux emplois potentiels liés à la croissance verte pourraient rentrer dans ce cadre", explique le rapport, estimant que "le développement de ces actions repose sur des interventions et politiques conjointes de l'Etat et des collectivités locales (régions, conseils généraux principalement)".

- Autre axe de travail : satisfaire les besoins de compétences des demandeurs d'emploi, et en premier lieu les compétences de base, en doublant le nombre de bénéficiaires de programmes d'acquisition de ces compétences et de lutte contre l'illettrisme, préparer la sortie de crise en formant à des compétences transverses et favoriser les démarches de validation des acquis de l'expérience (VAE).

 


Emilie Zapalski, publié le 03 février 2010 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259423881

 
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