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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 10:14

Une semaine de mobilisation du 21 au 24 février, une pétition de l'Afpa Limousin... les gestes de mobilisation de la part des syndicats et personnels de l'Afpa se multiplient pour dénoncer une situation jugée critique.

Rien ne va plus à l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Les personnels et syndicats sont très remontés face à une situation qu'ils jugent critique, alors que les comptes sont au rouge. En 2010, ils font apparaître un déficit de 11,4 millions d'euros et le projet de budget 2011 tablent sur un déficit de 8 millions d'euros. "La situation est très compliquée, l'Etat s'étant désengagé de l'Afpa ; on est en train de payer les charges du patrimoine et on paie aussi la facture des départs des psychologues de l'association vers Pôle emploi", explique Jacques Coudsi, secrétaire général de la CGT Afpa. L'association vit depuis plusieurs mois un réel bouleversement avec l'ouverture à la concurrence sur fond de rigueur budgétaire. Auparavant subventionnée par l'Etat, l'Afpa doit maintenant gagner ses marchés par elle-même à travers des appels d'offres, au même titre que n'importe quel organisme de formation. Autre changement : le transfert de son activité orientation à Pôle emploi (913 psychologues du travail) depuis le 1er avril 2010, qui était prévu par la loi du 24 novembre 2009, et le transfert à l'association des biens mis à sa disposition par l'Etat. Un transfert qui a été jugé inconstitutionnel par le Conseil constitutionnel le 17 décembre 2010. Les syndicats réclament à l'Etat de "payer ses dettes". D'après l'intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, l'Etat est ainsi redevable à l'association de 160 millions d'euros : la moitié au titre de l'entretien de ce patrimoine immobilier et foncier, dont le sort n'est pas encore réglé suite à la décision du Conseil constitutionnel, et l'autre moitié au titre du dernier contrat de progrès de l'Afpa. Les organisations syndicales contestent aussi le projet stratégique 2010-2014 qui a été validé par la direction de l'Afpa malgré l'opposition des instances représentatives du personnel.

    "Grand ménage"

"On a une volonté de la direction de favoriser le passage à la concurrence mais aussi d'accélérer la réduction des postes. On a déjà perdu 2.000 emplois en 2010, en incluant les psychologues, et la direction continue à maintenir le blocage sélectif des emplois", détaille Jacques Coudsi. "Ce contexte a pour conséquence une aggravation de la situation des personnels. De plus, la direction sent qu'elle a de plus en plus de mal à mettre en œuvre son plan stratégique et plutôt que de chercher des solutions, elle a décidé de forcer les choses", poursuit-il.
L'inquiétude est tout particulièrement perceptible au sein de l'Afpa Limousin que le délégué interrégional souhaite mettre "en ordre de marche", comme le laissait entendre un récent courrier. S'en est suivie quelques jours plus tard, le 20 janvier, la mise à pied du directeur régional, Philippe Bonnot. Une situation dénoncée par une large majorité de salariés de l'Afpa Limousin dans une pétition du 7 février, lancée à l'initiative de l'intersyndicale CGT-FO-CFDT. Objectif : adresser un avertissement contre la mise en place "d'une politique destinée à mater, à mettre la pression et à faire le grand ménage" sur l'Afpa Limousin. "Les Hauts commandeurs exigent des résultats tout en étranglant l'Afpa et en la privant des moyens pour les atteindre (moins d'effectifs, plus de charges à assumer, des moyens "techniques" en perpétuel réorganisation et dysfonctionnement…)", détaille le communiqué des syndicats qui craignent restructurations et suppressions d'emplois. Les agents de l'Afpa Limousin dénoncent aussi des "remontrances sévères" et convocations à entretien (y compris entretien préalable à sanction) dont ils feraient l'objet. Mais les salariés font bloc. "Ils ne se laisseront pas flinguer les uns après les autres", peut-on lire dans la pétition, et exigent des réponses quant à la situation économique réelle de l'Afpa Limousin et au plan d'action de la nouvelle direction régionale.

      Une semaine d'action prévue fin février

Pour l'heure, la direction par intérim tente de calmer les esprits. "Actuellement, aucune fermeture de site n'est prévue, assure Gilles Gaillard, le responsable régional communication à l'Afpa Limousin, qui parle de "rumeurs folles". "On est dans une zone de turbulences : d'une logique de subvention, on passe à une logique d'appel d'offres, on entre dans le champ de la concurrence, ce qui nous change la vie", explique-t-il. Pour autant, selon le comité régional d'établissement (CRE), les chiffres sont là pour témoigner de la situation, avec 60 emplois perdus depuis dix ans et 40 suppressions d'emplois prévus d'ici 2014… "C'est une période de prudence et de fragilité... l'objectif au niveau national est de réduire la masse salariale mais il n'y pas de plan social prévu, peut-être des fonctions qui seront déplacées géographiquement mais pas de mutations forcées. Il y aura un accompagnement, chacun sera reçu", tempère Gilles Gaillard.
En attendant, la mobilisation se renforce au plan national. Une semaine d'action est programmée du 21 au 24 février par l'intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, avec des assemblées générales du personnel, des initiatives dans les centres et les régions et des débrayages. Estimant que les informations dont il dispose sur la situation économique et financière "font apparaître des risques majeurs pour l'association", le comité central d'entreprise (CCE) de l'Afpa a voté, le 10 février, le déclenchement d'une procédure de droit d'alerte. Il va mandater son secrétaire pour obtenir de la direction une réponse détaillée.

Emilie Zapalski, publié le mercredi 16 février 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261250927&cid=1250261234649

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:40

Le secteur de l’aide aux personnes est en pleine expansion mais peine souvent à recruter. Comment mieux faire connaître ces métiers, les valoriser aux yeux du public et les rendre attrayant ?

C’est l’objectif du documentaire « Au cœur de l’essentiel » réalisé par Christophe Gernez (Dans le champ) qui donne la parole à des résidents d’établissements et à leurs professionnels au cours d’une journée rythmée par les activités et les rencontres.

Chaque professionnel interrogé exprime ce que ce métier lui apporte, pourquoi il l’a choisi. Sont ainsi traités les métiers d’aide soignante, d’agent de service hospitalier, aide médico-pédagogique, éducateur, moniteur d’atelier, infirmière, cadre de santé, psychologue, directeur d’établissement, médecin psychiatre.

Dans le pays Midi-Quercy, les établissements médico-sociaux emploient près de 700 personnes qui interviennent dans le domaine de l’accueil des personnes âgées ou handicapées et au cours des cinq prochaines années devront recruter environ 120 personnes. Le secteur de l’aide aux personnes correspondant environ à 20% de l’emploi local.

Pour parvenir à cet objectif, une dizaine d’établissements se sont regroupés pour mettre en œuvre une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans le cadre d’une ADEC (Actions de développement des emplois et des compétences), signée entre les responsables de neuf établissements médico-sociaux, la direction régionale du travail, de l’emploi et des formations ainsi que le pays.

La réalisation de ce documentaire constitue une première étape pour mieux faire connaître ces métiers, favoriser des plans de formation adaptés et pourquoi pas susciter des vocations. Le pays a depuis la sortie du DVD organisé des projections réunissant salariés d’établissement, professionnels du secteur sanitaire et social, élus locaux, représentants de pôles d’emplois, etc. afin de montrer la variété des emplois, les qualifications nécessaires et les exigences de ces métiers. Il est par ailleurs utilisé par les établissements partenaires du projet comme support de présentation pour les nouveaux salariés car selon le mot de l’un d’entre eux, ce DVD offre de véritables « fiches de poste audiovisuelles » traduisant de manière très parlante les savoir-faire exigés dans ces métiers.

Le syndicat mixte du pays de Midi-Quercy, producteur du documentaire, le diffuse à prix coûtant et le met à disposition de toutes les structures confrontées à des problématiques similaires.

Armelle Laperriere , publié le 08/02/2011 dans Projetdeterritoire.com, la newsletter de ETD

en savoir +

Un coffret composé de 2 DVD : DVD 1 : le film une entrée par métier , DVD 2 : une entrée par établissement Prix unitaire : 13 euros, pour 5 exemplaires 11.5 l’unité

télécharger le bon de commande sur Projet de Territoire :

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Emploi-Formation/Actualites/Pays-Midi-Quercy-un-documentaire-pour-valoriser-les-metiers-du-medico-social

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:52

En 2009, 60% des jeunes sortis des écoles de la deuxième chance destinées aux élèves ayant décroché du système scolaire avaient trouvé un emploi, une formation, un contrat en alternance ou un contrat aidé, a annoncé le 26 octobre Alexandre Schajer, président du Réseau de ces écoles.

Ces écoles, dont la première a été créée en 1997 à Marseille, s’adressent aux jeunes de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme, sans qualification et sans emploi, pour une formation de huit à dix mois en alternance. Elles ont pour objectif de parvenir à la maîtrise des savoirs de base tout en proposant des stages dans des entreprises de la région pour découvrir le monde du travail.

« En 2009, nous avions 59% de sorties positives » pour ces jeunes, 22% étaient « en formation », 22% « à l’emploi », 11% « en alternance » et 4% « en contrat aidé », a déclaré Alexandre Schajer  Selon lui, sur les 41% de « sorties négatives » dans l’immédiat, six mois plus tard, la moitié étaient soit en emploi, soit en formation.

A l’entrée dans ces écoles, la moyenne d’âge était de 20 ans, 93% n’avaient pas validé de formation niveau V (certificat d’aptitude professionnelle, brevet d’étude professionnelle), 44% venaient de quartiers relevant de « politiques de la ville », 21% étaient « demandeurs d’emploi depuis plus d’un an », a-t-il détaillé.

Ceux qui trouvent un emploi vont pour 40% dans les services, pour 10% dans la restauration et pour sept à huit pour cent dans les métiers du bâtiment.

Le Réseau des E2C compte actuellement 24 écoles sur 63 sites, dans 14 régions et 33 départements, soit 7.800 jeunes en formation fin septembre. 7.900 sont attendus fin 2010, et 10.000 à 11.000 l’an prochain. Des projets d’ouverture sont « à l’étude » dans une grosse vingtaine de villes.

La formation, gratuite pour les jeunes (coût moyen de 7.500 euros par jeune), est financée par la taxe professionnelle (6% du budget des écoles) et les collectivités locales (en particulier les régions, pour au moins 30%).

mis en ligne au 12/12/2010 sur Clefs du Social

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/08-formation/Ecoles-deuxieme-chance.htmEarth--Clouds-.gif

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:52

blog de Michel Abhervé

En reprenant, à propos du “prélèvement” sur le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels par le Gouvernement repris le terme de hold-up formulé par l’UNSA (voir sur le blog de Michel Abervhé : Formation professionnelle : un hold up légalisé).

C’est au tour de Force Ouvrière d’employer ce même terme (voir Jour après Jour du 16 Décembre  : Le  hold-up du Gouvernement) http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/semaine/index.asp?id=2103&2010/12/16/Formation-professionnelle-Le-hold-up-du-gouvernement

La parution prochaine de la Loi de Finances donnera à ce hold-up un caractère légal. Mais rien n’empêchera que cela soit considéré comme un très mauvais coup porté par le Gouvernement à une démarche, dont il était pourtant totalement partie prenante, de réorientation d’une partie des fonds de la formation professionnelle vers les publics qui ont bénéficient le moins, et ont pourtant le plus besoin.

Encore plus grave, en ne respectant pas sa signature de la convention pluriannuelle qu’il avait signée, le Gouvernement s’affaiblit dans la perspective de la négociation qu’il attend pour l’emploi des jeunes et des seniors. A moins, qu’au fond, et contrairement aux discours tenus, il n’attende pas grand chose de cette négociation.logo alternatives économiques

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2010/12/17/803/ 

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 09:55

Beaucoup de formations ont maintenant intégré des stages dans leur cursus pédagogique, afin de permettre aux étudiants d’apprendre sur le terrain et également pour mieux les préparer au marché de l’emploi : un ou plusieurs stages sur un CV sont un plus dans une candidature. Selon le Conseil économique, social et environnemental, il s’en effectue 1,5 million chaque année.

Mais plus le marché de l’emploi est difficile d’accès pour les jeunes, plus les dérives se multiplient : beaucoup d’entreprises se sont mises à proposer des stages hors cursus aux jeunes diplômés, qui en sont venus à les accepter, faute d’emploi, pour au moins compléter leur CV. Certaines grandes entreprises s’en sont donné à cœur joie, même de très grandes ayant en principe des relations sociales et des accords d’entreprise…

Or, en ces temps de crise, nombreux sont les jeunes qui cherchent en vain un emploi. Selon, l’APEC, à peine 2/3 des jeunes diplômés (64 %) de 2009 occupent un emploi 8 mois après, contre 77 % en 2007. Et d’autre part, les conditions d’embauche sont moins bonnes, avec de nombreuses déqualifications et seulement 47 % de CDI. Les jeunes font particulièrement les frais de la crise, même si l’APEC croit déceler une récente éclaircie !

Aussi les stages hors cursus se sont multipliés. La signature d’une Charte des stages en avril 2006 par les ministères, les organisations patronales et étudiantes ainsi que par les conférences de l’enseignement supérieur, même si elle instituait des règles : existence d’une convention, non remplacement d’un salarié,  non emploi saisonnier ou lié à un surcroît d’activité d’entreprise – non contraignantes – et création d’un suivi statistique et qualitatif – non mis en œuvre -. Cela n’a pas  fin aux abus. Aussi la loi du 24 novembre 2009 sur la formation prévoit-elle (article 30) que « ces stages sont intégrés à un cursus pédagogique, selon des modalités définies par décret ». On attendait donc le décret. Il est paru le 26 août, pour une application au 1er septembre.

Ce décret confirme la nécessité d’une convention tripartite (université, entreprise, étudiant) et définit les conditions d’intégration d’un stage dans une formation : définition d’un objectif pédagogique du stage dans la formation, restitution et évaluation en fin de stage.

Mais ce décret est très critiqué. D’une part, car il met les universités dans l’obligation de s’assurer de la cohérence du stage et de son intégration dans la formation suivie, minimum négligé jusque là par les professeurs, ce qui donne lieu à des interprétations différentes, parfois jusqu’au gel des conventions, mais met fin aux inscriptions fantômes en université dans le seul but de décrocher une convention : la rigueur qui leur est demandée gêne les dérives.

Mais surtout, la crainte d’emplois non rémunérés persiste – car ils ne donneront lieu qu’à une « gratification » (30 % du SMIC)  obligatoire au bout de 2 mois de stage en prévoyant 3 exceptions possibles à l’interdiction des stages hors cursus :

- dans le cadre d’une réorientation,

- d’une formation complémentaire dans un projet d’insertion professionnelle

- ou pour une « période pendant laquelle l’étudiant suspend temporairement sa présence pour exercer d’autres activités… ».

C’est vague ! Et cela peut permettre beaucoup d’interprétations…

Les craintes d’emplois à bas prix et l’incertitude sur l’interprétation de ces  exceptions sont telles que la communication gouvernementale cafouille, se contredit… Le ministère de l’Enseignement supérieur a dû annoncer la préparation d’une circulaire afin de préciser le texte, qui donne lieu à des "interprétations erronées".

À surveiller de très près dans les jours prochains et dans les entreprises, en particulier avec les DP et CE.

Publié dans Clefs du Social du 20 novembre 2010

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/08-formation/stages-nouvelle-donne.htm
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 10:29

Un nouveau dossier de Pour la revue trimestrielle du GREP, n° 207, Octobre 2010

Coordonné par Joseph Gauter, Christiane Brissé, Laurent Duclos, Jean-Marie Marx et Yves Raoul 


Pour207

 

S’il n’est plus guère question d’éducation permanente, l’utopie est toujours présente sous son appellation ordinaire, la formation professionnelle continue, ou récente et plus européenne, la formation tout au long de la vie. Depuis la loi du 16 juillet 1971, beaucoup de réformes se sont succédé comme autant d’aménagements et dans une grande continuité vis-à-vis des fondamentaux.

Les coordonateurs du dossier ont choisi trois clés d’entrée : l’analyse des textes, l’approche par les acteurs et les usagers, l’approche par les territoires comme cadre structurant les politiques. Les articles montrent des préoccupations nouvelles : l’intégration de plus en plus forte aux politiques de l’emploi et la modernisation de la gouvernance.

- Le lien avec l’emploi a toujours été un déterminant fondamental avec d’autres comme la démocratisation du savoir et de la culture. Aujourd’hui, il est devenu la référence unique engagée dans la volonté de sécuriser les parcours professionnels en rassemblant, dans un même effort, des acteurs divers et des actions distinctes dans leurs objets.

- La question de la gouvernance, elle aussi, est ancienne. Depuis la loi fondatrice, chaque financeur est libre de sa politique. La contribution des entreprises est organisée dans le cadre des branches et des Opca et, depuis la décentralisation, les fonds publics sont gérés par les Conseils régionaux.

- Le paysage et le pilotage sont ainsi émiettés et construire une politique d’ensemble est une gageure. La réforme engagée introduit des procédures de coopération comme les conférences de financeurs et les contrats de programme. Elle donne aussi à l’État un rôle d’ensemblier.

Vous souhaitez en savoir plus ou commander la revue, allez sur le site : www.grep.fr

  


Sommaire :

Introduction

   Analyse générale

Paul Santelmann - Les finalités oubliées de la politique de formation des adultes

Jean-Marie Luttringer, Jean-Pierre Willems - La loi du 24 novembre 2009 portant réforme de l’orientation et de la formation tout au long de la vie

Christian Viet - La montée en compétence des Régions dans le champ de la formation professionnelle

Yves Raoul - Les usages de la formation professionnelle

   Acteurs et usagers

Patrick Boulte - L’accès des demandeurs d’emploi à la formation professionnelle

David Mazurelle - Le Fongecif au service de la mobilité choisie

Philippe Dole - Sécurisation des parcours professionnels : regards croisés

Jean-Marie Marx - Vers des mobilités sécurisées et une continuité professionnelle ?

Yann Auvray - S’adapter aux exigences des Parcours de professionnalisation, un enjeu stratégique pour les organismes de formation

   Territoires

Laurent Duclos - Les modalités de la conférence des financeurs

Daniel Jamme - Une stratégie régionale pour sécuriser la mobilité professionnelle des personnes

Pascale Gérard - Mise en place d’un fonds de sécurisation régional en région Paca

    Gouvernance

Jean-Paul Denanot - Le rôle des Conseils régionaux : bilan et propositions

Françoise Bouygard - La gouvernance ou l’accès (la bourse ou la vie) !

Jean-Louis Dayan - Comment gouverner la sécurité professionnelle ?

Françoise Amat - Gouvernance de la formation professionnelle et évaluation : qu’en feront les acteurs ?

Dominique Balmary (interview de Françoise Amat et Joseph Gauter) - La gouvernance de la formation professionnelle continue dans la loi du 24 novembre 2009

Christiane Lambert (interview de Françoise Savy) - La sécurisation des parcours professionnels pour les exploitants agricoles

Jérôme Despey (interview de Jérôme Lachaux) - La Sécurisation des parcours professionnels des salariés d’exploitations agricoles

 

 

 



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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 10:32

La Plateforme des Métiers du Développement Territorial, animée par l'UNADEL, relaie une enquête auprès des professionnels du développement territorial, réalisée par le délégué à la recherche du CNFPT, Bernard Fath.

Cette enquête a vocation à fournir une base de travail pour mieux connaître les besoins en formation des agents des collectivités intervenant dans l'élaboration ou la conduite de projets de territoire.

Structurée en quatre grandes parties (profil du répondant, place dans l'élaboration du projet de territoire, environnement relationnel, conditions de travail), elle propose une soixantaine d'assertions à noter de 1 à 5.

Les réponses sont à adresser à la plateforme des métiers avant le 30/11/2010.

Contact : kellenberger.unadel@orange.fr

Vous pourrez télécharger l’enquête sur la page de Projet de territoire@

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Espaces-thematiques/Conduite-de-projet-Ingenierie/Actualites/Enquete-Metiers-2010

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:47

Par la voix du président de sa commission formation professionnelle, l’Association des régions de France (ARF) s’oppose fermement au décret du 25 août 2010 de réglementation des stages.

Dans une interview accordée à Localtis, Jean-Paul Denanot exprime son désaccord : "Il faut avoir la certitude que les stages ne soient pas des contrats à durée déterminée (CDD) déguisés." Selon l’ARF, le décret ouvre en effet la porte aux stages hors cursus, "pudiquement rebaptisés complémentaires". Pourtant, dans son discours d’Avignon en septembre 2009, le président de la République avait clairement pris position : "Hors cursus, pas de stage", avait-il déclaré (voir article localtis du 29 septembre 2009). Le décret pourrait sembler aller dans ce sens puisqu’il précise que les stages "doivent être intégrés à un cursus pédagogique". Cependant, selon ce texte, "ces stages sont considérés comme intégrés à un cursus pédagogique lorsqu’ils répondent aux conditions suivantes : leur finalité et leurs modalités sont définies dans l’organisation de la formation". Une formule qui ne convainc pas le président du conseil régional du Limousin pour qui "le décret n’est pas assez précis. Tous les stages doivent se faire dans le cadre des formations". "Les régions pourront, sur leurs financements propres, refuser les stages hors cursus, prévient Jean-Paul Denanot. En outre, elles peuvent conditionner leurs aides sur les critères qu’elles souhaitent." Un moyen de contrer ces stages hors cursus, même si le décret reste inchangé."

Le président de la commission formation professionnelle de l’ARF va même plus loin en rappelant que "les régions souhaitent développer les formations en apprentissage, tout au moins dans leur qualité". Reste donc les contraintes financières des régions qui pourraient peser sur le développement de ces formations. Sur ce point, le président du conseil régional du Limousin reste confiant : "J’attends de connaître la position du gouvernement sur les questions budgétaires."

Autre attente du président de la région Limousin : la remise en cause du système actuel de la taxe d’apprentissage. Récemment, l’institut Montaigne proposait de la supprimer (voir article localtis du 7 septembre 2010). Une idée qui ne choque pas Jean-Paul Denanot car il se dit "opposé au système actuel de la taxe d’apprentissage dès lors que ce sont les entreprises qui décident de l’attribution de ces taxes alors que ce sont les régions qui devraient être collecteurs de la taxe d’apprentissage". La revalorisation de l’apprentissage souhaitée par l’ARF passe aussi par une discussion sur son financement.

Muriel Weiss, publié le 10 septembre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis/artVeille/artVeille&cid=1250260321076

A lire aussi sur Localtis.info du 07/09/2010 : Les recettes de l'Institut Montaigne pour généraliser l'alternance passent par la suppression de la taxe d'apprentissage

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 09:42

Sauf si l'autorité organisatrice le décide, la réglementation concernant les transports scolaires n'oblige à aucun encadrement. Le conseil général de Savoie a prévu des accompagnateurs dans ses cars scolaires, et la communauté de communes de Haute Tarentaise complète cette mesure par une formation.

Dans le canton de Bourg-Saint-Maurice, en Savoie, la communauté de communes de Haute Tarentaise (8 communes, 16.000 habitants) organise la trentaine de circuits journaliers de transports scolaires pour les 1.500 élèves de son territoire, de la maternelle au lycée. Néanmoins, le conseil général de Savoie reste l'autorité compétente en matière de transports scolaires. La convention signée entre le département et la communauté de communes prévoit un accompagnateur par circuit, dès qu'au moins sept enfants de maternelle l'empruntent. Au total, ce sont douze accompagnateurs qui chaque jour encadrent certains des trajets de transports scolaires dans le canton

       Un module de formation spécifique en direction des accompagnateurs

La réglementation ne prévoit pas de qualification ou de formation particulière des accompagnateurs lorsqu’un encadrement a été décidé par l’autorité organisatrice. "Reste qu’on ne transige pas avec la sécurité dans les transports scolaires", estime Matthieu Fournet, conseiller communautaire délégué aux transports scolaires, souvent interpellé sur ces questions par les parents. D’où la décision de mettre en place une formation appropriée pour les accompagnateurs : "Nous avons fait appel à l'ANATEEP (Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public), avec laquelle nous travaillons depuis quelques années pour des séances d'éducation des élèves aux consignes de sécurité, et qui dispose d'un module de formation spécifique en direction des accompagnateurs. Nous avons donc pris contact avec les communes pour savoir si elles seraient intéressées", explique l'élu. Ce sont en effet les communes qui mettent les accompagnateurs scolaires à disposition de la communauté : il leur revenait donc de faire la proposition aux accompagnateurs, qui sont le plus souvent des ATSEM (agent technique spécialisé des écoles maternelles). La première session s'est déroulée en janvier 2010, sur une journée, avec pour objectifs de sensibiliser les stagiaires à leurs responsabilités (devoirs de l’accompagnateur, législation, place dans l’organisation du transport scolaire…), ainsi que de transmettre les consignes nécessaires à la sécurité des passagers et au bon fonctionnement du service (procédures d’évacuation, positionnement dans le véhicule, montée et descente des jeunes, accidentologie, prévention et gestion des comportements conflictuels…).

       Une formation à renouveler tous les deux ou trois ans

La formation ayant été jugée utile et complète, les élus ont décidé de la programmer régulièrement. "Il n'est pas nécessaire de le faire chaque année, car la rotation des accompagnateurs est faible. En revanche, cela peut être justifié tous les deux à trois ans, pour toucher les nouveaux accompagnateurs et assurer des "piqûres de rappel" aux plus anciens", estime Matthieu Fournet.

Le conseil général prend en charge la totalité du coût de la formation.

Emmanuelle Stroesser / agence Traverses, lundi 16 août 2010 pour le site Mairie-conseils

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250260193917

Contacts: Communauté de communes de Haute Tarentaise

Maison de l'Intercommunalité de Haute Tarentaise- BP 1, 73707 Seez cedex

* Fournet Matthieu, Conseiller communautaire délégué aux transports scolaires

tél : 04 79 41 01 63,  transports@hautetarentaise.fr

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 09:50

Pour les enfants de la communauté de communes du Chablisien (Yonne, 12 communes, 5000 habitants), la pratique du sport ne se limite pas aux deux heures hebdomadaires assurées pendant le temps scolaire. Grâce à son école multisports, la communauté donne la possibilité à une centaine d'enfants de découvrir des activités sportives à travers une approche originale.

Le projet est né en 2003 à l'initiative de la commune de Chablis, avec le soutien du conseil général, engagé à l’époque dans un important programme en faveur de l'initiation sportive des jeunes enfants. Le département crée une école multisports qui intervient auprès d’une trentaine d’établissements scolaires du territoire. L'objectif : proposer un temps de découverte et d’initiation pour développer chez les enfants une motricité spécifique aux activités sportives, et contribuer également à leur épanouissement physique et mental.

     L’école multisports devient communautaire

En 2004, la communauté de communes reprend l'initiative à son compte, et les activités qui ne se déroulaient qu’à Chablis sont désormais déployées dans les communes membres. "L’école multisports est réservée aux enfants âgés de six à onze ans et fonctionne en période périscolaire, soit le mercredi, le soir après l'école et durant les petites vacances", précise Olivier Farama, responsable de l’école multisports de la communauté de communes du Chablisien. A raison d'une heure par semaine, une quinzaine d’enfants s'initient à des sports ou à des activités physiques sous la surveillance de l'un des deux éducateurs sportifs, titulaires du brevet d'Etat d’éducateur sportif des activités physiques pour tous (BEESPT). En période scolaire, les communes qui les accueillent mettent à leur disposition le stade municipal, ou tout simplement la salle des fêtes ; en revanche, pendant les petites vacances, les activités se déroulent uniquement à Chablis.

     Une approche ludique du sport

"Nous fonctionnons par cycles d'activités. La même discipline est proposée durant trois ou quatre séances avant de passer à la suivante. Cela correspond bien à l'idée de découverte et d'initiation. Nous privilégions une approche ludique, laissant l’esprit de compétition aux clubs sportifs ". Cette démarche favorise la diversité de l’offre, en proposant la pratique d'une douzaine de disciplines très différentes au cours de l'année. En plus des activités traditionnelles (football, basket, gymnastique…), l'école propose de nombreuses initiations telles que l'escalade, le roller, le hockey, le bicross, ou encore le cirque. Les enfants intéressés par la pratique régulière d'un sport qu’ils ont découvert sont orientés vers l’association sportive adéquate. D'un montant de 30 euros – afin de permettre l'accès au plus grand nombre –, l'adhésion permet une participation sans limitation aux activités proposées par l'école. Le succès est au rendez-vous, avec une centaine d'inscriptions chaque année.

    Budget de fonctionnement

En 2009, l’école multisports disposait d'un budget annuel de fonctionnement de 10.500 euros. Sur ce total, 4.000 euros sont à la charge de la communauté de communes, 2.700 proviennent des inscriptions, et 3.800 sont apportés par le conseil général. Indépendamment de cette subvention – révisée chaque année en fonction du nombre de communes bénéficiant des animations de l’école et du nombre d’inscrits –, le conseil général prête gratuitement le matériel le plus coûteux (mur d'escalade gonflable, VTT, trampoline…).

Pascal Clouet / PCA, lundi 16 août 2010, pour la rubrique Expériences du site Mairie-conseils

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250260193704

Contacts : Communauté de communes du Chablisien

Cour Bernier- BP 65, 89800 Chablis, tél : 03 86 18 91 16

* Farama Olivier, Responsable de l'école multisports

* tél :03 86 18 91 16, ccom@chablis.net

Y'a pas que le Foot !!!

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