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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:37

Le Comité central d'entreprise (CCE) de l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a déclenché une procédure de droit d'alerte.

Objectif : saisir la nouvelle gouvernance de l'Afpa "au moment où celle-ci doit définir les orientations pour l'association". Dans sa saisine du Conseil d'administration et du Conseil d'orientation de l'Afpa, le CCE, qui avait déjà déclenché une telle procédure le 10 février 2011, rappelle son opposition au plan stratégique 2009-2014. "Aujourd'hui, l'ampleur, le rythme et l'accompagnement du changement nous semblent inconséquents, avec des effets désastreux sur le personnel, et par la suite les performances de l'Afpa", signale ainsi le CCE dans sa saisine, tout en relevant des "distorsions dommageables entre les priorités affichées et les moyens mis en place, en particulier en matière de développement du chiffre d'affaires et d'alimentation du dispositif".
Principale inquiétude : la capacité d'investissement de l'association, qui est aujourd'hui trop faible et le risque latent d'un démantèlement de l'association. "Le risque maximum pourrait être que les conseils régionaux, considérant que la formation professionnelle des demandeurs d'emploi leur a été transférée par l'Etat sans l'ensemble des moyens nécessaires, estiment que l'Afpa doive se plier le plus rapidement possible à l'addition des politiques régionales, quitte à devoir passer par un démantèlement. Ce risque n'est pas aujourd'hui écarté", signale ainsi le CCE. Suite à cette saisine, le comité attend de voir la nouvelle gouvernance proposer une véritable politique de développement et "non de repli" avec les moyens permettant à l'association de construire son autonomie. 

Emilie Zapalski, Publié le mardi 22 novembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262774094&cid=1250262766145

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:00

Les élèves et étudiants des zones rurales ont des ambitions plus modestes que les citadins. Une étude met notamment en cause l'offre de formation, plus réduite à proximité de leurs domiciles. Les collectivités peuvent pourtant faciliter leur mobilité.

L'observation surprendra-t-elle les élus des campagnes ? Les jeunes des zones rurales tendent à mener des études plus courtes que ceux des aires urbaines. Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq) vient de le rapporter dans une récente publication, consacrée à la "course d'orientation des jeunes ruraux".
Les deux auteures, Yvette Grelet et Céline Vivent, ont exploré diverses sources nationales ainsi que le cas de la Basse-Normandie pour corroborer leur constat. Selon elles, "vivre dans un territoire rural n'est pas pénalisant pour la scolarité", mais "c'est lors de l'orientation après la troisième que les parcours des ruraux et des urbains commencent à diverger notablement". D'une part, l'offre s'y distingue : "Les formations suivies dans les établissements ruraux sont plus souvent à visée professionnelle, en particulier pour les garçons." Mais la demande des élèves se démarque également. "Les jeunes ruraux ne se voient pas entreprendre des études de longue durée : l'âge considéré comme souhaitable pour arrêter les études augmente avec la taille de la commune de résidence." De fait, 47% des bacheliers originaires des campagnes choisissent des filières technologiques courtes, telles que le DUT ou le BTS ; ils ne sont que 38% parmi les citadins. Et "globalement, les niveaux de sortie sont moins élevés pour les jeunes d'origine rurale que pour les jeunes des milieux urbains".

         "Actionner les leviers de l'aide à la mobilité et au logement"

Il est vrai que les études supérieures impliquent une certaine mobilité. Les bacheliers ruraux qui s'y engagent "le font, plus souvent que les urbains, en quittant la région (22% contre 17% pour les urbains)", dans le cas de la Basse-Normandie. "Outre les préférences personnelles, la mobilité s'explique par le choix d'une formation qui n'existerait pas à proximité." Et une fois achevés, les cursus les plus longs favorisent aussi l'exode rural : en France, "trois quarts des jeunes faiblement qualifiés sont toujours à la campagne trois ans après la fin de leurs études, pour seulement la moitié des diplômés du supérieur", note l'étude du Céreq. Rien d'étonnant, comme le précise Yvette Grelet : "D'autres recherches ont déjà montré que dans les zones rurales, les plus qualifiés occupent beaucoup plus souvent qu'en ville des emplois déclassés par rapport à leurs formations."
   Que peuvent donc les élus pour permettre un meilleur accès des jeunes ruraux aux hautes qualifications ? "Il faudrait actionner les leviers de l'aide à la mobilité et au logement", répond Céline Vivent. "Le conseil régional d'Aquitaine, par exemple, organise un système de logements chez des particuliers pour que les baux ne soient pas pénalisants pour ces étudiants." De son côté, le conseil régional du Limousin a institué plusieurs aides à la mobilité : une carte à 30 euros permet aux étudiants de bénéficier de 50% de réduction sur les TER, et quel que soit leur âge les stagiaires en formation professionnelle peuvent louer des cyclomoteurs à bas coût pour se déplacer. Mais les élus peuvent également "aider ces jeunes diplômés à revenir, en développant les emplois qualifiés dans les zones rurales", ajoute Céline Vivent. Les centres de télétravail, les lieux d'accueil des jeunes enfants, les transports régionaux, peuvent y aider, selon la chercheuse. Il reste à savoir si les élus ruraux en ont toujours les moyens. 

vous aurez accès à cette étude sur le site du Cereq : http://www.cereq.fr/index.php/actualites/La-course-d-orientation-des-jeunes-ruraux

Olivier Bonnin, Publié le mardi 22 novembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262774094&cid=1250262742983

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 09:53

L'éducation est le thème d'ouverture du 94e Congrés de l'AMF. Les maires réaffirment leur attachement à l'école mais veulent être consultés sur les changements qui s'annoncent : fermetures de classes, modification des rythmes scolaires, équipements numériques. Le ministre de l'Education nationale promet une meilleure concertation.

"L'éducation c'est une charrette qu'il faut tirer à deux ; mais pour ce faire, il faut une large concertation !" Cette exclamation de Pierre-Yves Jardel, maire d'Orbais-l'Abbaye et président du groupe de travail éducation à l'Association des maires de France (AMF), illustre bien l'ambiance de la séance plénière du 94e Congrès des maires intitulée "Réussite scolaire : quelle ambition des maires pour l'école de demain ?", ce 22 novembre. La concertation est donc une fois encore revenue comme un leitmotiv tout au long des interventions, tant au moment d'aborder l'organisation territoriale actuelle de l'école que lors de la séquence consacrée à l'offre scolaire (rythmes scolaires et numérique à l'école).
Les maires tiennent à leur école, ils l'ont redit, ont répété que l'éducation était le premier poste budgétaire des communes, qu'ils "étaient toujours prêts à faire des efforts" (Pierre-Yves Jardel) et ont expliqué à nouveau que les fermetures de classes – en particulier dans les territoires ruraux - peuvent conduire à des fermetures d'école condamnant ainsi la commune. Sans surprise, la question des suppressions des postes d'enseignants et les méthodes d''élaboration de la carte scolaire ont été au centre de la première partie de cette plénière. C'est une concertation avec les inspections d'académie qui est réclamée "pour avoir un minimum de visibilité à moyen terme, nous voulons une convention pluriannuelle sur l'évolution de la carte scolaire et non plus une réunion annuelle comme actuellement", a expliqué Christian Montin, maire de Marcolès (15), dont la priorité affichée est le maillage du territoire. "Une école fermée est une perte de vitalité. Pour nous, l'école est un enjeu fondamental pour la dynamique du territoire", a renchéri Françoise Cartron, maire d'Artigues-près-Bordeaux (33), sénatrice de Gironde. Egalement auteure de la proposition de loi sur la scolarité obligatoire à trois ans (lire notre article du 7 novembre), elle a de nouveau plaidé en faveur de la scolarisation avancée "outil de lutte contre l'échec scolaire et donc contre l'inégalité sociale".
Concertation nécessaire également pour Jean-Claude Carle, sénateur de la Haute-Savoie et rapporteur de la mission commune d'information sur le système scolaire (lire notre article du 22 juin), qui a estimé indispensable de passer "d'une gestion de la circulaire à une gestion de contrat avec les collectivités territoriales" et recommande plus de concertation avec les élus.

     Concertation promise

En réponse, une concertation promise par le ministre de l'Education Luc Chatel. "J'ai demandé aux inspecteurs d'académie de ne pas se fixer de règles trop rigides dans leurs discussions avec les élus locaux sur les ouvertures et les fermetures de classes", a-t-il affirmé. "Les réalités et les solutions ne sont pas forcément les mêmes d'un département à l'autre et les inspecteurs ont une marge de manœuvre sur le terrain pour adapter la carte des établissements aux réalités démographiques locales", a-t-il poursuivi.
De concertation, il a été aussi question dans le deuxième temps de la plénière et  particulièrement sur le sujet des rythmes scolaires. Les élus sont manifestement encore traumatisés par ce qu'ils appellent "l'épisode Darcos" (rentrée 2008, NDLR). "Le plus désagréable, c'est de recevoir des circulaires, sans avoir été averti", s'est exclamé Pierre-Yves Jardel. "La concertation a lieu et nous prenons notre temps", lui a répondu le ministre. "Les partenaires sociaux sont actuellement consultés", a précisé Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire qui annonce les "premiers impacts pour la rentrée 2013".
Pas de concertation cependant sur le sujet des écoles numériques rurales, et pour cause : l'expérimentation ne sera pas reconduite. Jean-Michel Blanquer l'a confirmé "ce plan était exceptionnel" et "l'équipement des écoles est du ressort des communes" .  Au grand regret des communes "recalées" qui, pour beaucoup d'entre elles, ont des équipements informatiques obsolètes comme l'a expliqué Roger Chassagnard, maire de Laguenne (19). Destiné à l'origine à 5.000 communes, avec une dotation initiale de 50 millions d'euros, puis étendu à 6.700, à la demande de l'Association des maires ruraux de France, avec une rallonge de 17 millions d'euros, le plan ENR (école numérique rurale) a enregistré plus de 8.000 candidatures.
Une dernière réflexion/recommandation de Pierre-Yves Jardel s'adressant à ses collègues élus : "Nous avons nous aussi besoin de partager entre nous sur toutes ces questions..."
 

Catherine Ficat, Publié le mardi 22 novembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262774094&cid=1250262775093

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 09:42

Les missions locales s'engagent à permettre à 50.000 jeunes d'accéder cette année à un emploi en alternance. Quant aux chambres de commerce, elles accueilleront 33.000 apprentis supplémentaires dans les CFA entre 2012 et 2015.

Missions locales et chambres de commerce et d'industrie (CCI) se mobilisent pour permettre au gouvernement d'atteindre son objectif de 800.000 alternants d'ici à 2015, dont 600.000 apprentis. Le Conseil national des missions locales (CNML) a ainsi signé avec l'Etat, le 28 septembre 2011, une charte d'engagement pour permettre à 50.000 jeunes d'accéder cette année à un emploi par la mobilisation des contrats en alternance, comme elles l'avaient elles-mêmes proposé au gouvernement en début d'année. "Cela ne marche pas partout pareil dans les missions locales", a déclaré Nadine Morano, ministre en charge de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, pour expliquer la démarche, à l'occasion de la journée nationale de l'apprentissage organisée le 29 septembre par l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI). Avec cette charte, les missions locales s'engagent aussi à mettre en place au moins un guichet unique dédié aux formations en alternance dans chaque territoire, à l'image de celui que vient de créer la mission locale du bassin carcassonnais.
De son côté, l'ACFCI a signé le 29 septembre 2011 avec l'Etat un accord-cadre concernant l'apprentissage. Cet accord fixe les objectifs de développement en termes d'accueil d'apprentis dans les centres de formation d'apprentis (CFA) des chambres de commerce et d'industrie. Ces dernières s'engagent ainsi à accueillir 33.000 apprentis supplémentaires dans les CFA entre 2012 et 2015. A l'heure actuelle, elles en forment près de 100.000. L'accord renouvelle aussi jusqu'au 31 décembre 2012 la convention sur les développeurs de l'apprentissage, qui avait été signée fin 2009. Depuis 2009, les 100 développeurs de l'apprentissage ont contacté 80.000 entreprises et permis la signature de près de 15.000 contrats d'apprentissage, majoritairement dans des entreprises qui n'utilisaient pas encore l'alternance. 6,15 millions d'euros issus de l'Etat sont consacrés à ces développeurs de l'apprentissage, dont 1,7 million pour l'année 2012. Leur objectif : atteindre 25.000 contrats nouveaux signés en tout et 150.000 entreprises contactées. Ils cibleront en priorité les entreprises n'employant aucun apprenti.

Emilie Zapalski, Publié le vendredi 30 septembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262487073&cid=1250262477398

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:36

La réforme de la formation de 2009 vient s'ajouter à la liste des précédentes réformes non abouties, juge l'Institut Montaigne dans un rapport très critique. Les auteurs proposent de supprimer l'obligation légale et de remettre à plat le maquis des offres.

Une réforme "en trompe-l'oeil". C'est ainsi que l'Institut Montaigne, un laboratoire d'idées créé et présidé par Claude Bébéar, qualifie la réforme de la formation professionnelle lancée avec la loi du 24 novembre 2009, dans un rapport qui propose d'"en finir avec les réformes inabouties". S'appuyant sur les études réalisées sur le sujet, comme le rapport de la Cour des comptes ou celui du Sénat, les auteurs du rapport, Pierre Cahuc, André Zylberberg et Marc Ferracci, critiquent fortement la réforme en cours. Premier point : le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), créé en mars 2010. Si la création de ce fonds, en remplacement du fonds unique de péréquation (FUP) était censé réduire les inégalités d'accès à la formation et améliorer l'employabilité des travailleurs les plus vulnérables, "plus d'un an après sa création, les craintes liées à une complexification des circuits de financement semblent se confirmer". Autre critique : le relèvement du seuil de collecte (de 15 à 100 millions d'euros) des OPCA, qui a permis de réduire leur nombre (de 65 à 20 au 1er janvier 2012), n'induira pas forcément une économie de moyens "dans la mesure où le plafond des frais de gestion des OPCA reste inchangé".

        Remplacer le principe du "former ou payer" par des subventions

Et la loi se base toujours sur une obligation légale pour la formation, un principe de "former ou payer" fortement remis en cause par les auteurs du rapport, et considéré comme le "véritable nerf de la guerre". Cette obligation légale "revient à taxer les entreprises dont les besoins se situent au-dessous du seuil légal, et à ne donner à celles dont les besoins de formation sont importants aucune incitation à se former au-delà de ce seuil", explique le rapport. Les auteurs proposent de supprimer cette obligation légale pour la remplacer par des subventions à travers des déductions fiscales. Une cotisation sociale spécifiquement dédiée à la formation professionnelle pourrait ainsi être créée, se substituant à l'obligation légale et collectée par les Urssaf. Les rapporteurs avancent aussi l'idée d'un chèque-formation pour les demandeurs d'emploi, financé par cette cotisation spécifique. Le montant du chèque serait modulé en fonction de la "distance à l'emploi" du chômeur. "Les chômeurs présentant le plus fort risque de chômage de longue durée bénéficieraient des chèques les plus importants et d'un accompagnement renforcé vers l'emploi", détaille-ils.
Les critiques de l'Institut Montaigne se tournent enfin vers l'offre de formation, qui s'apparente à un maquis et dont la qualité n'est pas suffisamment analysée. "En 2008, l'appareil de formation comptait 58.450 prestataires, parmi lesquels 14.545 ont comme activité principale l'enseignement et la formation. Ils ont dégagé un chiffre d'affaires de 11,3 milliards d'euros, soit 9% de plus qu'en 2007, explique le rapport. Le secteur affiche donc une croissance à la chinoise qui s'explique par une offre pléthorique et incontrôlée, sans rapport avec son efficacité." Pour remédier à cette situation, les trois auteurs proposent d'évaluer et de certifier les formations, via des labels accordés par des agences, publiques ou privées.

Emilie Zapalski, Publié le lundi 3 octobre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262495821&cid=1250262494335

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 10:02

Dans une circulaire transmise le 25 juillet 2011 aux préfets et Direccte, la DGEFP précise le rôle et le fonctionnement des Carif-Oref et détaille les missions que ces organismes ne doivent plus remplir, comme l'animation de l'aide à la création d'entreprise ou le conseil juridique.

Clarifier le rôle et le fonctionnement des Carif (centres d'animation, de ressources et d'information sur la formation) et des Oref (observatoires régionaux emploi formation). C'est l'objectif de la circulaire n°2011-20 du 25 juillet 2011 transmise par le délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle aux préfets de région et directeurs régionaux des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte). Au centre des préoccupations de la DGEFP : faire en sorte que les financements accordés à ces structures soient utilisés à bon escient. La circulaire cite ainsi les activités que ces structures ne doivent plus prendre en charge, telles que l'animation des projets d'aide de création d'entreprise, le conseil juridique ou tout autre prestation orientée vers le grand public, l'observation de l'égalité hommes-femmes ou encore l'émission d'avis techniques sur des sujets relevant de l'instruction d'autorités compétentes (ouverture d'une section d'apprentissage ou label "orientation pour tous", par exemple). "Les Carif-Oref n'ont pas pour vocation à se substituer aux organismes chargés du suivi des dispositifs mais à proposer des actions de soutien et d'accompagnement des professionnels en lien direct avec ces publics afin de faciliter leur activité et les rendre ainsi plus efficaces", précise ainsi la circulaire. En revanche, la note précise bien que cette clarification des rôles et fonctionnement n'entame en rien leur financement. Ces structures, qui ont été mises en place dans les années 1980, sont généralement cofinancées par l'Etat et les conseils régionaux dans le cadre des contrats de projets Etat-régions (CPER) et "les financements attribués dans le cadre du CPER jusqu'en 2013 n'ont pas vocation à être rediscutés", précise la circulaire.

    Une collecte sous un format unique homogène

Le rôle des Carif et Oref est détaillé.

Les Carif constituent pour leur part "un réseau d'opérateurs auprès des professionnels de la formation en relation avec les partenaires sociaux et les acteurs de la formation professionnelle". Leurs principales missions : l'accompagnement à la professionnalisation et à l'échange de bonnes pratiques des acteurs des réseaux de l'Accueil-Information-Orientation (AIO) et du champ emploi-formation, l'information sur l'offre de formation, l'accompagnement des réseaux lors de la mise en place du service public de l'orientation. Au passage, le DGEFP pointe du doigt les faiblesses des Carif en matière d'information sur l'offre de formation."La collecte de l'offre de formation par les Carif, en ne permettant la prescription en ligne que dans de très rares cas, n'est pas aujourd'hui pleinement mise au service de l'usager". Et de proposer des principes sur lesquels se baser pour recueillir l'information comme la collecte sous un format unique homogène permettant de connaître la disponibilité et les lieux des sessions relatifs aux formations achetées, une saisie systématique des données par l'organisme lui-même, une prescription en ligne par tout acheteur public (Pôle emploi, missions locales, etc.) et la maintenance de la base confiée à un opérateur national selon un mode de gouvernance associant les utilisateurs et bénéficiaires.
Côté Oref, leur rôle principal concerne l'observation, l'analyse et la prospective sur les évolutions de l'emploi, des compétences, des qualifications, de la formation et de la relation emploi-formation ainsi que sur les évolutions des besoins et attentes des publics en prenant en compte les mutations économiques, démographiques et sociales. "Ils doivent ainsi constituer pour les décideurs régionaux Etat et conseil régional, un appui et une aide indispensable à l'élaboration des politiques régionales de formation professionnelle", précise le DGEFP. Les Oref ont aussi une mission d'appui au Comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle (CCREFP) dans le cadre du suivi des contrats de plan régionaux de développement de la formation professionnelle (CPRDFP).
Enfin, la circulaire détaille les méthodes de financement. Une convention d'objectifs et de moyens doit être établie par la Direccte avec les Carif-Oref. "Le financement de ces structures doit être déterminé par le niveau et la nature des prestations définies tant sur le plan quantitatif que qualitatif", indique sur ce point la circulaire. 

Emilie Zapalski, publié le vendredi 2 septembre 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262331141&cid=1250262319162

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 10:10

Il existait deux dispositifs de reclassement des salariés licenciés économiques, l’un dépendant de l’Etat, le contrat de transition professionnelle, expérimenté dans certains bassins d’emploi en difficulté, l’autre créé par les partenaires sociaux, la convention de reclassement professionnel ; tous deux étaient gérés selon avec des procédures différentes. Ils visaient à accélérer le retour à l’emploi des salariés licenciés qui ne bénéficiaient pas d’un congé de reclassement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Un rapport d’évaluation par l’IGAS avait suggéré leur fusion. Celle-ci est décidée par un accord des partenaires sociaux du 6 juin 2011 qui crée le contrat de sécurisation professionnelle et sera signé par tous les partenaires sociaux.

Il prévoit un accompagnement d’insertion individualisé avec 80 % du salaire journalier de référence, quasiment le maintien du dernier salaire net, sur un an. Il vise à pourvoir des métiers pour lesquels les besoins en main d’œuvre ne sont pas satisfaits ou des métiers qui recrutent. Destiné aux salariés ayant au moins une ancienneté d’un an (au lieu de deux), il est élargi aux salariés disposant de droits à l’assurance-chômage, même s’ils n’ont pas un an d’ancienneté dans l’emploi concerné ; à titre expérimental, il pourra concerner des fins de CDD, de mission d’intérim ou de contrat de chantier sur un bassin d’emploi donné.

L’accord devrait entrer en application du 1er août 2011 au 31 décembre 2013, après avoir été intégré dans la proposition de loi Cherpion. Une convention financière devrait être élaborée avec l’Etat qui y participerait pour 50 millions, les partenaires sociaux apportant 150 millions.

article mis en ligne le 18/08/2011 par « clés du social »

http://clesdusocial.com/france/fr03-emploi/contrat-securisation-professionnelle.htm

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 10:10

39% des salariés qui n'ont aucun diplôme n'ont jamais été formés dans leur entreprise, selon une enquête Afpa-Ipsos, réalisée quarante après la création d'un droit à la formation en France.

La loi sur la formation professionnelle de novembre 2009 n'a pas réussi à inverser la tendance. La formation professionnelle ne profite toujours pas à ceux qui en ont le plus besoin. Si 67% des salariés ont été formés ces cinq dernières années, ce sont surtout les plus qualifiés qui en ont bénéficié, révèle l'Afpa (Association nationale pour la formation des adultes) dans son enquête Ipsos "Formation professionnelle et mutation de l'entreprise", réalisée auprès de 4 395 salariés et 400 chômeurs du 26 avril au 12 mai 2011. Un véritable état des lieux de la formation, 40 ans après la création, en France, d'un droit à la formation, une première au monde. Le nombre de salariés formés a même eu tendance à diminuer au cours des dernières années, puisqu'ils étaient 71% en 2006. Sans doute un effet de la crise. Dans le même temps, la proportion de salariés déclarant n'avoir jamais reçu de formation est passée de 20 à 26%, soit un salarié sur quatre.
Mais si l'on forme moins, on forme peut-être mieux, si l'on en juge par les taux de satisfaction. L'enquête montre en effet que les formations sont plébiscitées par les salariés. Parmi ceux qui ont suivi une formation, ils sont 78% à considérer qu'elle leur a été utile dans l'exercice de leur métier et 60% à juger qu'elle a facilité leur évolution professionnelle. Un taux de satisfaction qui atteint même les 91% lorsque la formation est qualifiante et qu'elle a donné lieu à un titre ou un diplôme. L'enquête montre aussi que les formations qualifiantes sont efficaces dans le retour à l'emploi. 30% des salariés qui ont été au chômage ont suivi une formation pendant cette période et 61% d'entre eux considèrent qu'elle leur a été utile pour rebondir.

     Déficit d'information

Reste le gros défaut du système de formation à la française : il ne profite pas à ceux qui en ont vraiment besoin. L'enquête révèle ainsi trois facteurs d'inégalité face à la formation : la taille de l'entreprise, le niveau de formation et l'âge. Les salariés travaillant dans les TPE de moins de 20 salariés sont de loin les moins formés. 58% n'ont jamais reçu de formation. Paradoxalement, ce sont les salariés de ces entreprises qui jugent leur formation la plus utile. "On forme donc moins, mais peut-être mieux dans les TPE", estime l'Afpa. Par ailleurs, si 63% des 25 à 40 ans ont suivi une formation dans les trois ans, ils ne sont plus que 56% passé 40 ans. L'Afpa y voit une "discrimination par l'âge" combinée à une difficulté à évoluer. Enfin, les non ou peu diplômés. 39% des salariés qui n'ont aucun diplôme n'ont jamais été formés dans leur entreprise. A peine mieux lotis, les employés ventes et services et les ouvriers sont respectivement 37% et 35% à n'avoir jamais été formés.
Le déficit d'information apparaît comme l'un des principaux handicaps à l'essor de la formation. Seuls 56% des salariés se déclarent bien informés sur leurs droits, 52% bien informés sur l'offre de formation et 51% sur les dispositifs en place. Les salariés les moins bien informés sont aussi les moins formés. Là aussi, la loi de 2009 n'a pas encore rempli son objectif.

Michel Tendil, Publié le mercredi 15 juin 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261980915&cid=1250261979152

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:51

"S'il apparaît que le développement durable va créer des emplois dans le domaine de l'environnement, il va aussi et surtout impacter d'autres secteurs ainsi que des métiers traditionnels qui vont devoir s'adapter et faire évoluer leurs compétences", prévient l'Inter Carif-Oref*.

Dans la foulée des récents travaux du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) et du Conseil d'analyse stratégique (CAS), le réseau des centres de formation régionaux estime ainsi que "la croissance verte ne créera pas massivement d'emplois", dans un rapport sur l'impact de la croissance verte sur l'emploi, les métiers et les formations. Ou plus exactement elle pourra le faire, "mais sous certaines conditions", c'est-à-dire une offre de formations adaptées aux besoins décuplés sous l'effet du Grenelle.
Si les chiffres du Boston Consulting Group, qui considérait que la croissance verte allait permettre de créer ou de sauver 600.000 emplois entre 2009 et 2020, sont aujourd'hui accueillis avec scepticisme, en revanche "l'effort de formation sera de grande ampleur dans tous les secteurs", soulignent les Carif.
Selon ce rapport, l'effort sera plus grand encore pour la formation continue que la formation initiale qui couvre peu ou prou l'ensemble des besoins, même si elle tarde à s'adapter. L'un des enjeux réside dans la qualification des formateurs. Le réseau invite ainsi à "professionnaliser" la commande publique. "La formation des donneurs d'ordre s'avère indispensable afin de suivre l'évolution des normes et des techniques nouvelles", souligne-t-il. Alors que les PME constituent l'une des cibles prioritaires, la batterie d'outils tels que les Edec (engagement de développement des emplois et des compétences), la VAE et la formation ouverte à distance "offrent des possibilités diverses et suffisamment souples". Le réseau se félicite par ailleurs de l'initiative de Pôle emploi qui a mis en ligne sur son site un dossier entièrement dédié à la croissance verte .
Le rapport se termine par un état des lieux des avancées réalisées dans chacune des onze filières stratégiques définies par le Grenelle de l'environnement. Il sera prochainement complété d'informations régionales, présentant les enjeux du développement durable dans les territoires.

Michel Tendil, Publié le mercredi 16 mars 2011 par localtis, rubrique Croissance verte.

* CARIF :   Centres d'animation, de ressources et d'information sur la formation  et observatoires régionaux de l'emploi et de la formation

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261427884&cid=1250261423491

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 10:26

Changer de métier, se lancer dans un projet personnel ou rejoindre une entreprise à taille humaine, associer qualité du travail et de vie dans une activité qui contribue à la préservation de notre environnement... voilà des motivations de plus en plus rencontrées. Devenir ébéniste, charpentier utilisant un bois local non traité, vigneron bio, fabricant de produits cosmétiques bio ou encore décorateur créateur de peintures naturelles ... de plus en plus de français recherche des métiers en adéquation avec les enjeux environnementaux actuels. Mais avant de se lancer dans des démarches longues et coûteuses, pourquoi ne pas expérimenter le métier dont on rêve, pourquoi ne pas partager idées, interrogations avec des professionnels de talent ?
  Plus de 50 métiers passion, écologiquement et socialement responsables, sur des secteurs d’avenir, sont à portée de main avec Savoir Faire et Découverte.
L’association propose à tous ceux qui s’interrogent sur leur future vie professionnelle de venir tester un métier, L’objectif est de confronter le participant à la réalité du métier envisagé ou imaginé, de tester sa motivation et également d’acquérir (ou d’approfondir) ses connaissances théoriques et pratiques, en bénéficiant de l’expérience et du savoir faire des professionnels du réseau. Plus de 50 métiers sont proposés, pratiqués par 60 professionnels, dans plusieurs régions de France.
Il s’agit d’une immersion individualisée de 3 à 5 jours, sur le terrain, avec un professionnel (artisan, agriculteur, artiste, entrepreneur de l’économie sociale et solidaire) sélectionné pour la qualité de son savoir faire, ses qualités pédagogiques et son engagement environnemental.
  Un encadrement personnalisé
Dans les conditions réelles d’exercice du métier, les candidats à la reconversion plongent au cœur du savoir faire. Ils pratiquent, avec le professionnel, les différentes étapes du métier. Et bénéficient des explications techniques et théoriques nécessaires à la bonne compréhension du savoir-faire : maniement des outils, gestes précis, recherche de solutions pratiques mais aussi fonctionnement économique de l’entreprise, organisation du temps, etc.
  Un réseau de professionnels qualifiés
Des artisans, des agriculteurs, des responsables de projet, des créateurs, des artistes...en activité et motivés pour partager leur passion. Ils sont tous qualifiés par « Savoir Faire et Découverte » pour leurs compétences professionnelles et pédagogiques, ainsi que leur engagement dans des pratiques écologiques.
  Témoignages de candidats au changement de métier
Caroline, 31 ans, a testé le métier de Producteur cueilleur de plantes aromatiques ou médicinales
et de Vannier.
« Jusqu’ici, j’ai travaillé dans l’enseignement et dans l’accompagnement de projets ruraux, mais je restais derrière mon ordinateur. Cela ne me satisfaisait pas. J’avais une certaine habileté manuelle. Et puis je voulais être en adéquation avec mes valeurs : profiter de ce que la nature nous offre et transmettre des savoir-faire perdus. J’ai commencé par participer à des chantiers solidaires en agro-écologie pour me confronter au terrain. J’ai appris des choses mais je me posais encore des questions. Avais-je besoin d’une formation plus longue ? Comment m’organiser au quotidien dans une ferme ? Quelle était la viabilité économique de ce type d’activité ? J’ai pu rencontrer des artisans qui avaient vraiment l’envie de partager et j’ai vu comment ils vivaient au quotidien. Avec la vannière, on a pu discuter de nos parcours, de mes attentes. Je l’ai suivie lors d’une animation pédagogique avec une classe d’enfants handicapés. Quant au producteur de fruits et plantes, j’ai pu participer à ses activités de transformation, à la préparation du marché et à la vente. Lors de mon entretien d’évaluation, je me suis rendu compte que j’ai également acquis des techniques pour créer mes propres paniers en vannerie mais aussi pour reconnaitre et transformer les plantes aromatiques et médicinales. Cela a confirmé ce que je pensais. Ces professionnels ont fait avant tout un choix de vie en choisissant ces métiers. Ils assument le fait d’avoir un mode de vie modeste. Cela m’a confronté à ces réalités. »

  Bernard, 48 ans, a testé le métier de constructeur de maison écologique et le métier de maçon spécialiste des enduits naturels.
« 
Je suis cadre dans un organisme de recherche public et je sens que je ne mène pas une vie qui me correspond totalement. En particulier, je suis frustré de ne pas utiliser mes capacités manuelles dans mon activité quotidienne. En mars dernier, j’ai vraiment eu un déclic en visitant le salon « éco habitat » sur Paris. Depuis, je sens une véritable passion pour l’éco construction et j’ai envie de réaliser des choses dans ce domaine qui fait sens pour moi.
Ma problématique de départ n’était pas d’acquérir des compétences mais de tester mon envie de changer de vie professionnelle. De me rendre compte si cette envie résisterait à l’épreuve de la réalité. Et puis, je voulais savoir si je me sentais capable d’exercer un métier manuel. J’ai bâti un demi-pavillon, je sais que je suis adroit et que j’apprends vite ; mais de là à construire des maisons pour les autres !
L’éco construction, c’est vaste. Je me suis surtout passionné pour les maisons en ossature bois et l’isolation en paille. La personne de « savoir faire et découverte » qui a réalisé mon entretien d’orientation a donc choisi de me faire découvrir le banchage chaux-chanvre. Mais comme elle a aussi détecté chez moi une fibre artistique, elle m’a proposé de découvrir la réalisation d’enduits décoratifs. J’estime que j’ai été conseillé intelligemment.
Avec le premier j’ai pris la mesure de ce que ne voulais pas entreprendre, en termes de rythme de travail ou de relations avec les autres corps de métiers. J’ai réalisé que je ne souhaitais pas me retrouver à longueur de journée à l’extérieur, exposé aux intempéries, ou à faire des tâches trop répétitives, pénibles, dangereuses. Par contre, j’ai énormément appris sur sa façon de gérer son entreprise, les fournisseurs dans ce milieu, l’établissement d’un devis ou comment concilier cette aventure professionnelle avec sa vie de famille. Avec le second, ça a plutôt été de l’ordre de la révélation : j’ai découvert un plaisir que je ne soupçonnais même pas dans le geste, la matière, les possibilités créatives.
En fait, il a suffi de ces deux immersions, respectivement de 4 et 2 jours pour que je sente mes motivations s’éclairer. »
  Comment financer le test métier ?
Le Test Métier est éligible aux dispositifs de formations professionnelles* 
(Droit Individuel à la Formation, plan de reconversion, bilan de compétences...).
* Pour les demandeurs d’emploi Bas-Normands, possibilité de financement dans le cadre du dispositif Espoir.

* Pour les personnes ayant le souhait de s’installer en région Limousin, des facilités sont accordées 
aux demandeurs d’emploi quelle que soit leur origine géographique.

  Plus d’informations : Savoir Faire et Découverte La Caillère 61100 La Carneille Tél : 02 33 66 74 67
  
contact@lesavoirfaire.frwww.lesavoirfaire.fr

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