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Le blog d'Odile Plan

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 09:55
Auto-entrepreneur : effets sur l’artisanat

On sait que les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) ont souvent dénoncé le statut de l'auto-entrepreneur.

La CMA du Finistère a cherché à chiffrer l’impact de ce nouveau statut estimant qu’elle provoque une baisse d’un tiers du nombre d’artisans inscrits. Le quotidien régional Le Télégramme (17/06/2009) rend compte des chiffres et des interrogations ou indignations des responsables de l’artisanat.

Au 31 mai 2009, 639 auto-entrepreneurs se sont enregistrés dans le Finistère. Dans le même temps, le nombre d'inscrits au Stage préalable à l'installation (SPI) a baissé de 435 en 2008 à 313 en 2009 (-28%), le nombre d'inscrits au registre des métiers est passé à 465 en 2009 contre 669 sur la même période en 2008 (-33,5%).

La baisse du nombre d’inscrits aux Stages préalables à l'installation a également un impact économique. Leur coût est variable, la CMA du Finistère affichant un tarif de 295 € ; sur les cinq premiers mois de l’année, on constate donc 36 000 euros de recettes en moins pour l’activité de formation de la CMA.

La baisse du nombre d’inscriptions au registre des métiers a également un poids économique non négligeable, les frais étant généralement supérieurs à 220€ par nouvel artisan (je ne connais pas le tarif finistérien). L’impact serait donc ici une baisse de recette de l’ordre de 45 000 euros.

Mais Yannick Le Moigne, chef du service économique de la CMA 29 remarque que « dans le même temps, de plus en plus de gens viennent nous voir. Les auto-entrepreneurs sont extrêmement demandeurs d'information, car ils n'en ont pas. »

Selon Le Télégramme, lors de l’assemblée générale de la CMA du Finistère, le 12 juin 2009, des critiques très dures ont été formulées : du « black déguisé », la « mort de toutes les entreprises structurées », « concurrence déloyale, intolérable», « retour en arrière incroyable ». Une motion, votée à l'unanimité par les adhérents consulaires invite « le gouvernement à reconsidérer un statut qui constitue une mauvaise réponse à un problème réel, qui concourt à déstabiliser les entreprises artisanales, à nuire à l'image des professions et à tromper les consommateurs ». Dans une autre délibération, la CMA, présidée par Michel Guéguen, stipule que « les auto-entrepreneurs ne peuvent se prévaloir, en aucune manière, ni de près ni de loin, de la qualité d'artisan et du titre de maître artisan».

Pour Albert Quénet, secrétaire national de la Capeb (première fédération des artisans du bâtiment), « il est extrêmement dangereux de faire croire à des gens qu'ils peuvent s'installer avec le minimum, c'est le début de la précarité. »

La CMA du Finistère constate également une forte augmentation des radiations, +22%, dont 73 liquidations judiciaires, contre 24 en 2008.


Par Benoit Willot - Publié le vendredi 24 juillet 2009 sur son blog emploi et création
 dans : auto-entrepreneurs
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 10:15

Trophée de l’Accueil

 

Pilote Adie de  Développement Rural Economique (programme PADRE)

 

Des Agences mobiles pour le Microcrédit en Creuse, Corrèze, Cantal et Sud Poitou – par l’ADIE

 

Le développement du Microcrédit sur les territoires ruraux doit permettre le maintien et la création des activités économiques dans les campagnes et ainsi pouvoir conserver un territoire attractif avec ses commerces et services de proximité. Dans le cadre de ce projet expérimental, lADIE cherche les méthodes adéquates pour que ses services, le microcrédit et laccompagnement, puissent être accessibles à tous, aussi bien en milieu urbain que sur des zones à très faible densité. Elle développe aujourd’hui un projet pilote, car ce programme a vocation à se dupliquer sur de nouvelles zones rurales en fonction des besoins des collectivités locales.

 

-      Les objectifs poursuivis,

L’ADIE a souhaité s’engager fortement dans un pilote de développement de ses activités en milieu rural afin de permettre l’accès aux initiatives économiques à tous et de rapprocher ses services aux habitants du monde rural.

 

-      Laction engagée,

Le principe de base du projet repose sur lidentification et le financement de clients nouveaux ayant des besoins de crédits non ou mal couverts par ailleurs, pour la création, le maintien ou le développement dactivités génératrices de revenus. La stratégie commerciale repose sur « aller au devant » des clients potentiels dans des lieux de la vie quotidienne pour susciter lintérêt en rompant avec les circuits traditionnels de la création dactivité et de laccompagnement social.

Plusieurs problématiques sont spécifiques aux territoires ruraux : lhabitat est dispersé ; il existe de vrais problèmes de mobilité, il existe une réelle pauvreté cachée ; certaines pratiques sont particulièrement développées : autoproduction, troc,…

Dans ce cadre, lAdie sest fixé les objectifs spécifiques suivants : créer un bouche-à-oreille ACTIF ; faire émerger une demande latente ; susciter linitiative par lexemple.

Deux agences mobiles (financées par la Fondation RTE) ont alors été aménagées pour permettre aux conseillers de se rendre de manière hebdomadaire sur les lieux de vie des villages (les marchés principalement), et ainsi vivre au cœur des villages. LADIE a développé 13 points de rencontres avec ses agences mobiles sur la Creuse et la Corrèze. Des points relais ADIE ont été développés dans les villages du Cantal et du Sud Poitou. Autour de ces points relais, des cafés-débats sont animés, des réunions avec les clients sont organisées…

Ces deux formes daction répondent à la mise en place dune démarche de proximité qui se développe en 5 points : Etude territoriale : « Découvrir son territoire daction » - Intégration territoriale : « Se faire connaître, faire connaître ses outils » - Lors de cette phase, les conseillers ont rencontré un grand nombre dacteurs de la vie locale, les maires, mais aussi les commerçants, le placier du marché, la presse - Prospection : « Trouver les premiers clients » - réalisée par la présence sur les lieux de vie, mise en place de cafés débats… - Satisfaction : « Un client satisfait devient un ambassadeur » - Bouche à Oreille : « Susciter linitiative par lexemple ».

La mise en œuvre de PADRE a commencé avec son avant-projet en 2007, les équipes travaillant sur ce programme ont été recrutées en juillet 2007, les agences mobiles aménagées en décembre 2007, les premiers clients en janvier 2008. Actuellement le programme est dans une phase de vérification de la méthode, lADIE a par ailleurs décidé au vue des résultats détendre ce programme sur de nouvelles zones rurales.

 

-      Les résultats obtenus et ceux à venir,

Depuis 2008, le programme PADRE a financé plus de 250 personnes dans le cadre de leur maintien, création ou développement dactivités sur les zones sélectionnées (avant lADIE ne finançait quune personne sur ces zones par année). Les conseillers se sont intégrés dans la vie locale et appartiennent à la vie économique locale.

35 % des personnes financées étaient des travailleurs indépendants en activité dont leur besoin de financement nétait pas couvert par les banques.

En 2009, le programme devrait financer plus de 350 personnes et ainsi maintenir ou permettre la création dautant demplois dans des zones où il est difficile de trouver un emploi à plein temps.

 

-      En quoi cette action est-elle remarquable ?

L’ADIE ne fait quaccomplir sa mission qui est de permettre à chacun de créer son emploi et de vivre avec ses moyens. Permettre la création de son emploi, ou conserver les activités existantes en milieu rural a pour objectif principal de maintenir les lieux de vie, les services de proximité dans les villages et par là même les habitants. Les petites activités deviennent la force du milieu rural, et beaucoup de petites activités peuvent représenter léquivalent dune belle PME. Enfin maintenir les habitants sur les territoires, cest la première pierre pour pouvoir développer des politiques daccueil par la suite.

 

Contact : ADIE, Association pour le Droit à l’Initiative Economique - Thomas Tignon - Tél. : 06 73 88 73 65

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 10:56

Création d’un réseau départemental d’épiceries solidaires

« Développement Solidaire Périgord » 

Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC)


qui a obtenu le Trophée de l’Accueil Mention « Encouragement du jury »
aux journées "Projets en Campagne" à Limoges

 

La Dordogne est un territoire fortement rural générateur de facteurs de difficultés multiples : faibles revenus, problèmes de mobilité, peu de potentiel d’emplois... Le Plan d’Action Départemental a ainsi précisé une des priorités : « besoin de structures et d’actions nouvelles d’insertion par l’activité économique». Pour remédier à ces difficultés, le Conseil Général de la Dordogne est aujourd’hui à l’initiative de la création d’un réseau d’épiceries solidaires constitué en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Mireille Bordes, Vice présidente du Conseil Général, à l’origine de ce projet, estime que « le but est double : proposer une source d’approvisionnement satisfaisante à des personnes en difficultés en créant une vraie mixité sociale, et parallèlement générer du développement économique sur le territoire.»

 

-          Les objectifs poursuivis,

La volonté principale est d’une part de permettre une égalité d’accès à une alimentation de qualité et d’autre part d’établir un approvisionnement local et ainsi soutenir les productions du territoire : agriculture, artisans, Structures de l’Insertion par l’Activité Economique (SIAE).

 

-          L’action engagée et ses modalités de mise en œuvre,

Le Conseil Général, initiateur de ce projet, ne pouvant en être le gestionnaire, le choix a été fait de créer une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) en tant que structure porteuse. Ce statut répond à l’ensemble des finalités établies et pourrait faire l’objet d’un agrément « Entreprise d’Insertion (EI) ». Les épiceries fonctionneront avec les composantes suivantes :

            Des personnes en difficultés (bénéficiaires) sont orientées vers l’épicerie grâce à différents prescripteurs (services sociaux, associations...). Les personnes payent partiellement les achats (soit entre 10 et 30 %), avec un accès de 3 mois renouvelable jusqu’à 1 an afin de conduire l’usager vers l’autonomie. L’objectif est qu’à la caisse, aucune distinction ne permette d’identifier les publics aidés. Le dispositif sera accessible à des catégories de personnes jusque là non bénéficiaires d’aides alimentaires : travailleurs pauvres, étudiants, familles endettées, étudiants... Les prescripteurs auront aussi pour objectif d’amener les bénéficiaires à s’engager bénévolement dans l’organisation de l’épicerie. Dans un double objectif de mixité sociale et de soutien financier de la structure, les épiceries s’ouvrent également à une clientèle non-bénéficiaire par un système d’adhésion. Les non-bénéficiaires paieront leurs achats au prix du marché.

         Côté approvisionnements, les filières courtes solidaires seront privilégiées. Quant aux employés des épiceries, ils seront recrutés parmi des personnes éloignées du marché de l’emploi.

         Enfin, l’animation de ce réseau, à la fois élément d’attractivité, et d’information, est essentielle : divers événements seront organisés (ateliers, rencontres, journées festives...) sur des sujets de consomm’action (mieux se nourrir, consommer autrement, gérer son budget...), en partenariat notamment avec les acteurs associatifs locaux.

 

-          L’état d’avancement et les résultats à venir,

Pour l’heure, le recrutement d’un responsable chargé des approvisionnements est lancé et la SCIC est en cours de création. A ce titre, dans le cadre d’une démarche participative, l’ensemble des acteurs du projet et de la société civile sont associés ; ainsi, ce sont autant les adhérents-clients, que les fournisseurs, les associations,  les salariés, ou les collectivités et institutions locales qui seront impliqués dans la gouvernance et l’animation de cette structure composée de 7 Collèges.

Les différents partenaires financiers et institutionnels sont les suivants : CG Dordogne, CR Aquitaine, DDTEFP, CAF, CPAM, MSA, les 3 Chambres Consulaires (Agriculture, Métiers, Commerce et Industrie), Mairies,  Fondations, Europe.

Le développement d’une dizaine d’épiceries et d’une trentaine d’emplois est prévu sur 3 ans ; ce grâce à une convention pluriannuelle de financement et à un engagement de consolidation du projet à 5 ans. Des retombées indirectes en matière d’emploi et de développement économique local en découleront également. Une évaluation annuelle quantitative et qualitative sera effectuée auprès de tous les acteurs engagés.

3 épiceries ouvriront à Périgueux, Coulounieix-Chamiers et Boulazac dès 2009. Le budget annuel de cette première phase est d’environ 1 million d’euros ; cependant il est attendu une augmentation progressive des capacités d’autofinancement basée sur l’adhésion forte d’adhérents-clients.

 

-          En quoi cette action est-elle remarquable ?

Une première en France à plusieurs niveaux : l’ensemble du territoire départemental sera couvert par ce réseau, le statut de SCIC – lequel n’a jamais été utilisé dans le cadre de ce type d’initiative -, le croisement de besoins sociaux et économiques, et un approvisionnement quasi-intégralement d’origine locale.

Ce projet se qualifie également par une très forte transversalité :

  • dans sa conception : mobilisations de compétences économiques et sociales, responsabilisation sociale de tous les acteurs (institutions, citoyens, collectivités, entreprises, associations),
  • dans sa mise en œuvre : partenariats financiers divers au titre de l’économique et du social, multiplicité des filières locales de production concernées, mixité de publics concernés, participation des citoyens au dispositif, ancrage territorial fort.

 

Contact : Conseil Général de Dordogne - Mireille BORDES, Vice-Présidente – ou Shirine JOSSET, Chargée de Mission Economie Solidaire - Tél. : 06 77 99 86 93


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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 11:49
En Val d'Ill, une pépinière pour l'économie sociale et solidaire

Dans le cadre d'une politique de développement durable, la communauté de communes du Val d'Ille (Ille-et-Vilaine) a créé une pépinière d'entreprises de l'économie sociale et solidaire.
Dix-huit mois après sa création, elle accueille cinq projets liés au commerce équitable, à l'éco-construction ou au transport des personnes âgées. "Depuis quelques années, les initiatives de l'économie sociale et solidaire (coopératives, associations, etc.) se multiplient dans les domaines de la solidarité, de l'environnement, de l'aide à la personne...", souligne Daniel Cueff, président de la communauté de communes du Val d'Ille (dix communes, 18.700 habitants) et maire de Langouët. "Ces structures passent pour être peu autonomes car subventionnées. Or, elles le sont moins que les entreprises de l'économie marchande."
Pour donner un coup de pouce aux acteurs de cette économie sociale et solidaire, la communauté du Val d'Ille a ouvert en septembre 2007 une pépinière d'entreprises qui leur est réservée. Installée sur la commune de Langouët, elle peut accueillir dix entreprises et met à leur disposition des locaux, une logistique, des équipements bureautiques et un réseau de spécialistes auprès desquels elles peuvent solliciter une expertise financière ou juridique. Et cela pendant deux ou trois ans, le temps nécessaire pour consolider un projet d'ordre social, environnemental, d'éducation populaire ou de solidarité internationale. Une économie plus humaine, participative, et créatrice d'emplois La commune de Langouët a fourni le local : une ancienne école qui a été aménagée pour un coût de 304.819 euros (acquisition du bâtiment, maîtrise d'œuvre, travaux, équipement informatique). Ce budget a été abondé par des subventions de l'Etat au titre de la dotation de développement rural (80 000 euros), du conseil régional de Bretagne dans le cadre du programme régional d'aménagement du territoire du pays de Rennes (65.145 euros), du conseil général d'Ille-et-Vilaine (51.400 euros) et d'un contrat de territoire (50% de l'achat des ordinateurs : 1.237 euros). Le solde (95.000 euros) a été pris en charge par la communauté du Val d'Ille. "Les coûts de fonctionnement sont faibles, souligne Daniel Cueff, car le bâtiment est chauffé par la chaudière bois-énergie centrale de la commune et consomme très peu d'électricité." Dix-huit mois après sa création, la pépinière abrite cinq projets : l'association "Nouvel Air" dédiée à la création d'éco-hameaux, une association de commerce équitable (avec l'Inde), le groupe de pédagogie et d'animation sociale (GPAS) Val d'Ille, association de l'éducation populaire qui travaille en direction des jeunes, une association impliquée dans le transport des personnes âgées dépendantes... Les entreprises doivent s'acquitter d'un loyer symbolique de vingt euros par mois, car "l'objectif est d'aider ces entreprises, pas de faire des recettes", rappelle Daniel Cueff. Les projets sont sélectionnés par un comité d'agrément qui réunit des "personnes ressources" du pays de Rennes. Il vérifie que les projets relèvent bien de l'économie sociale et solidaire et en étudie la faisabilité. "Le fait d'être ensemble pour les entreprises est stimulant et les met dans une dynamique de promotion de leur projet. En outre, un agent de la communauté est chargé de faciliter les médiations entre ces entreprises et un réseau de partenaires (boutique de gestion, chambre des métiers, CAF, DDAS, etc.)." Au-delà du soutien particulier à quelques entreprises, la création de cette pépinière correspond pour les élus du Val d'Ille a la volonté de participer à l'émergence d'une économie plus humaine et plus participative, explique Daniel Cueff : "Les activités de l'économie sociale et solidaire ne sont pas prises en compte par le PIB, or cette économie est créatrice d'emplois et porteuse de valeurs essentielles que nous nous devons de soutenir."
Maryline Trassard, publié le 01 juillet 2009, pour les sites Mairie-Conseils et Localtis
http://www.localtis.fr/servlet/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1246422532002
Contacts : Communauté de communes du Val d'Ille
Avenue du phare du Grand Jardin, 35520 La Mézière,
tél : 02 99 69 86 86 Mairie-de-langouet@wanadoo.fr
* Cueff Daniel, Président
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:10
Aménagement du statut d’auto-entrepreneur

L’Union professionnelle artisanale (UPA) a obtenu d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, la promesse (25/06/2009) que les créateurs d’entreprises artisanales devront s’immatriculer au répertoire des métiers même s’ils relèvent du statut d’auto-entrepreneur.

C’est un changement conséquent, puisque l’absence d’immatriculation était la définition même du statut. Elle aura un effet important, selon l’UPA : la vérification de la qualification des auto-entrepreneurs lors de leur immatriculation. Pour les métiers qui le réclament, les entrepreneurs devront attester de leur qualification en présentant soit un diplôme, soit une attestation de trois années d'expérience professionnelle, soit encore une validation des acquis de l'expérience
Pour Hervé Novelli, qui s’exprimait devant l’UPA : « Le régime de l’auto-entrepreneur a suscité un réel espoir parmi les créateurs d’entreprise. Mais pour qu’il puisse perdurer, ce régime doit être accepté par tous. »
La mesure devrait s’appliquer à partir de 2010 pour les nouveaux auto-entrepreneurs ayant une activité artisanale « à titre principal », ce qui représente environ un tiers des 200.000 auto-entrepreneurs recensés depuis janvier 2009.
La déclaration initiale se fera toujours sur Internet, mais devra être assortie des pièces justificatives. L'immatriculation auprès des chambres sera gratuite « pendant les trois premières années à compter de la création d'activité ». Ce qui laisse entendre qu’elle devrait donc être payante à partir de la quatrième année ; la cotisation est généralement supérieure à 200 euros.
Selon le quotidien économique Les Echos (26/06/2009), les chambres de métiers s'attendent à subir en 2009 entre 9 et 10 millions d'euros de manque à gagner au titre des frais d’inscription non versés par les nouveaux entrepreneurs.
S’agit-il là d’un premier pas vers l’affirmation du caractère transitoire du statut d’auto-entrepreneur ? C’est ce que réclamaient plusieurs organisations patronales et les parlementaires socialistes.
Pour Jean-François Roubaud, président de la CGPME, qui s’exprimait dans Le Figaro (25/06/2009), « l'auto-entrepreneur est une très bonne idée, mais il me parait important de s'assurer de la qualification des créateurs. Il faut, pour exercer, une base nécessaire. Nous allons attendre pour mesurer tous les effets de ces ajustements, puis nous demanderons probablement que le statut soit limité dans le temps. Il pourra permettre de se lancer dans une activité, par exemple pour deux ou trois ans, avant que le créateur ne rejoigne le parcours classique de la micro entreprise par exemple. »

Ben ça alors, ça change la donne !!!

Publié le Samedi 27 juin 2009 par Benoît Willot sur le blog emploi et création :
http://www.emploietcreation.info/article-33123825.html
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 13:57

Microfinance : polémique télévisuelle

La diffusion d'un reportage sur la microfinance sur la chaîne France 2 a suscité de nombreuses réactions, qu'elles proviennent du grand public ou d'acteurs du secteur. L'équipe du Portail de la Microfinance se propose de rassembler les éléments marquants.

 

Le 14 mai 2009, l'émission Envoyé Spécial sur la chaîne France 2 diffuse un documentaire intitulé Banquiers des pauvres. A travers une enquête menée en Inde et au Bangladesh, le reportage se propose d'analyser le "seul secteur financier qui résiste à la crise" (France 2). Plus précisément, il entend se pencher sur la question bien connue de la morale et de l'éthique de la microfinance, surtout lorsqu'elle permet aux IMF de réaliser des profits. Ainsi, l'introduction du reportage pose la question suivante (Les IMF) "Sont-elles vraiment fidèles à leur vocation sociale, ou ont-elles trouvé parmi les démunis, de plus en plus nombreux, un marché à conquérir ?"

Voir la 1ère partie et la 2ème partie de ce reportage sur le site de partage de vidéos Dailymotion.

L'équipe du Portail de la microfinance a sélectionné quelques extraits de points de vue du grand public ou de spécialistes exprimés sur des sites internet, blogs ou forums suite à la diffusion de ce reportage.

Les premiers billets sont parus dès le 14 mai après la diffusion du documentaire sur le forum de l'émission.

C'est d'abord un sentiment d'indignation qui se dégage de ces réactions. Ainsi, un téléspectateur semble choqué par la banalisation de la pauvreté et par le fait que ces banques réalisent des profits au détriment des pauvres jugés "très rentables".  Un autre va jusqu'à se demander si M. Yunus a obtenu le Prix Nobel "pour avoir aidé les pauvres ou pour l'ingéniosité dont il a fait preuve pour améliorer les revenus des banques ?". Et de poursuivre "Les micro-crédits n'ont rien à envier aux crédits revolving !". Enfin et sur le même ton, une réaction dénonce la microfinance en tant qu'instrument concourant à la paupérisation.

Un internaute moins extrême considère que le secteur est utile à la lutte contre la pauvreté même s'il connaît des dysfonctionnements, avant de conclure "Il est temps de mettre au grand jour ce décalage comme l'a fait cette émission et de rechercher des solutions au plus vite !!!"

En réponse à ce message, un autre téléspectateur se livre à une longue analyse en quatre points : le surendettement, le niveau des taux d'intérêts, l'utilisation des crédits pour des objectifs autres que des activités génératrices de revenu et l'enrichissement des riches (du Nord) "sur le dos des pauvres" (du Sud). Pour lui ces problèmes sont essentiellement liés aux banques centrales dont "les fonctionnaires (...) ne font pas leur travail en légiférant pour encadrer le microcrédit". Il propose quelques pistes afin d'éviter ces dérives : le recours aux centrales de risques, l'obligation légale pour les IMF de communiquer les taux réels annualisés, une meilleure analyse des activités du micro-entrepreneur, et la mise en place de politiques favorables au développement de la concurrence dans le domaine.

Face à ces critiques, certains acteurs du secteur ont eux aussi réagi. Ainsi la société suisse BlueOrchard, spécialisée dans l'investissement en microfinance et l'ONG française PlanetFinance ont publié chacune un communiqué de presse.

Tout en confirmant la réalité de certains problèmes liés à l'essor du secteur, BlueOrchard se montre critique vis-à-vis du documentaire et regrette que l'émission se permette "à travers un éclairage partiel et réducteur, de donner une image si négative de la microfinance en général" (lire le communiqué de BlueOrchard).

Planet Finance, nommément cité dans le documentaire, "dénonce les erreurs, mensonges et raccourcis du reportage d’Envoyé Spécial", et "proteste contre le dommage causé à son image..." De plus, l'ONG française rappelle sa contribution à la lutte contre les dérives soulignées par le reportage (lire le communiqué de PlanetFinance).

D'autres acteurs ont souhaité prendre position sur le sujet. L'ONG française Entrepreneurs du Monde (EdM), elle aussi, confirme que "le reportage pointe du doigt un phénomène réel". Le directeur exécutif affirme "Oui, la tendance, depuis plusieurs années, est de mettre la priorité sur la viabilité des IMF plutôt que sur celle des emprunteurs !". Mais dans le même temps, il met en garde contre toute conclusion hâtive et généralisation, et rappelle les pratiques prônées et appliquées par EdM pour s'assurer de la réalisation de la mission sociale (lire le communiqué de EdM).

Les dirigeants des 2 plateformes de microcrédit en ligne Veecus et Babyloan ont eux aussi réagi via des blogs. Arnaud Poissonnier, fondateur de Babyloan explique que dans la majorité des cas, "le niveau élevé (des taux d'intérêts) s’explique par différents facteurs et n’entache en rien la vocation et l’objet social des IMF : la réduction de la pauvreté". Plus loin il donne un peu plus de détails sur ces facteurs explicatifs notamment sur la structure des coûts opérationnels et financiers des institutions de microfinance. Enfin, il rappelle qu'"aujourd’hui 90 % des IMF perdent de l’argent" (lire le communiqué de Babyloan). Via un communiqué, un(e) représentant(e) de Veecus explique également pourquoi les taux d'intérêts généralement constatés en microfinance sont relativement élevés (lire le communiqué de Veecus).

D'autres réactions sont disponibles dans un article publié par le journal suisse Le Temps relayé par le Portail. Son titre est sans équivoque : Attaques contre le microcrédit. On trouvera dans cet article, outre les réactions de Planet Finance et de BlueOrchard mentionnées plus haut, le point de vue de la société suisse d'investissement en microfinance Symbiotics, du professeur Jean Michel Servet et de Vipin Sharma, directeur d'une faîtière de 111 IMF indiennes nommée Access

Pour le Portail www.lamicrofinance.org
Publié par Benoît Willot sur son blog, le 13 juin 2009 : http://www.emploietcreation.info/article-32458839.html
tous les liens sont dans l'article sur son site
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:50
Portage salarial et autoentrepreneurs


Avec 62 000 autoentrepreneurs qui se sont déclarés en janvier et dans les quinze premiers jours de février, le succès du nouveau statut est évident. Il pose un problème évident aux sociétés de portage salarial, qui va se renforcer lorsque les consultants libéraux pourront y prétendre.

Une importante société de ce secteur, Ad’Missions a mis en place un « contrat de portage autoentrepreneur » sans s’inquiéter de la curieuse opposition des termes entre eux.

Un site internet spécifique a été lancé destiné spécifiquement aux autoentrepreneurs réalisant des prestations intellectuelles  baptisé « Ad’Missions auto-entrepreneur .»

Admissions propose aux autoentrepreneurs « de prendre en charge leurs obligations déclaratives et administratives inhérentes à leur statut et de leur faire profiter de son expérience confirmée du portage salarial, de sa notoriété et de son image de marque. »

La société fait valoir, auprès des formateurs, qu’elle dispose en son nom d’un numéro de formateur – je ne comprends d’ailleurs pas comment elle peut en faire bénéficier un autoentrepreneur. Elle assure regrouper un réseau de 4500 consultants. Elle suggère également que des autoentrepreneurs puissent répondre à des appels d'offre sous couvert de la société de portage.

Remarquant que « l’autoentrepreneur aura à titre individuel quelques difficultés pour s’assurer auprès d’une compagnie », Ad’Missions leur proposera d’être couverts par une assurance RCP (responsabilité civile professionnelle) dont le prix varierait entre 700 et 5000 € par an en fonction du métier.

Le coût de la prestation complète (administrative et commerciale) a été fixé à 6 % du chiffre d’affaires, qui s’ajouteront donc aux charges sociales (21,3%) et aux impôts (1,7%), portant donc le prélèvement global à 29%. Le coût de l’assurance RCP s’y ajoute.

Ad’Missions est une société de portage créée en 1997 dont les 3 500 salariés à temps généralement très partiel ont réalisé un chiffre d’affaires global d’envrion 40 millions d’euros en 2008. Elle a 8 agences en France.

Info publiée le 1° mars sur le site  emploi et création de Benoit Willot
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 22:26
Médiation du crédit pour créateurs et repreneurs

Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du commerce, de l'artisanat, des Pme, du tourisme et des services, René Ricol, médiateur du crédit aux entreprises, et 7 réseaux professionnels d'accompagnement ont signé le 30 avril 2009 la charte des Tiers de confiance de la médiation pour la création et la reprise d'entreprises.

Le document se situe dans le prolongement de l’accord signé le 23 janvier 2009 avec les chambres de commerce et d’industrie, les chambres de métiers et de l’artisanat ainsi que les organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA).

L’accord signé ouvre la qualité de « Tiers de confiance de la médiation » aux réseaux d’accompagnement des créateurs et des repreneurs d’entreprises pour un appui individualisé et de proximité aux porteurs de projets confrontés à des difficultés de financement par les banques.
Ces tiers de confiance interviennent en amont de la médiation, sans s’y substituer. Ils doivent accueillir les créateurs ou repreneurs, étudier le projet et de donner un avis qualifié sur sa pertinence et sa viabilité, mettre en œuvre les outils dont ils disposent pour trouver la meilleure solution dans l’intérêt du créateur/repreneur et si aider le porteur de projet à déposer un dossier de médiation.

Le numéro national 0 810 00 12 10 diffuse les coordonnées des Tiers de confiance de la médiation pour la création et la reprise d’entreprise.

Outre les organismes consulaires, les 7 réseaux sont l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie), l’association nationale pour la transmission d’entreprise (CRA, Cédants et Repreneurs d’Affaires), France Active, France initiative, le Réseau des Boutiques de Gestion, le Réseau Entreprendre, l’Union des couveuses.
Chaque réseau s’engage à mobiliser au moins dix opérateurs locaux en qualité de TCM-CRE pour constituer des « forces d’accompagnement locales ». Il devra avoir au moins un Tiers de confiance pour les entrepreneurs dans chaque département.

L’Agence pour la création d’entreprises (Apce) est investie d’un rôle particulier. Outre une fonction d’information générale, elle « s’assurera avec les organisations signataires que les TCM-CRE [Tiers de confiance] désignés présentent un profil conforme aux besoins de leur mission ; assurera la liaison administrative entre les TCM-CRE et l’équipe nationale de la Médiation du crédit ; assurera la centralisation des récapitulatifs mensuels des TCM-CRE et communiquera les données au Médiateur du crédit ; mettra à jour régulièrement le fichier des coordonnées des TCM-CRE et informera l’équipe nationale de la Médiation du crédit de toute modification. »

  * Télécharger ici la chartre des tiers de confiance de la médiation pour la création et le reprise d’entreprises http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/01/04/01/aides-creation/CharteTCMCRE3004.pdf
   * Voir le site du médiateur du crédit : www.mediateurducredit.fr

par Benoit Willot publié le 15 mai 2009 dans : financement de la création d'entreprises communauté : Emploi, territoires, insertion
http://www.emploietcreation.info/article-31276675.html


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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 12:24
France Initiative, 31.300 emplois "non délocalisables" en 2008

"En cette période de crise économique, on a un rôle citoyen à avoir et on est d'autant plus utile que les banques sont fragilisées." C'est ainsi que Bernard Brunhes, président de France Initiative voit l'intervention de son réseau, dédié à la création et à la reprise d'entreprises.
En 2008, France Initiative a permis de financer 13.600 créations ou reprises d'entreprises, avec quelque 13.200 prêts d'honneur accordés, des prêts à la personne, sans intérêt ni garantie personnelle exigée, pour un montant global de 104 millions d'euros de prêts engagés, soit 7.850 euros par personne en moyenne. "Mais auparavant on augmentait plus vite en termes de nombre de prêts d'honneur, a signalé Bernard Brunhes lors de la présentation du bilan 2008 de France Initiative le 5 mai 2009, il y a eu un tassement des demandes à l'automne, au moment où la crise a explosé dans l'esprit des gens ; maintenant l'activité reprend." Et bonne nouvelle, les entreprises créées ou reprises avec l'aide de France Initiative perdurent. "87% des entreprises aidées fêtent leur troisième anniversaire", a fièrement annoncé le président du réseau. Elles créent aussi davantage d'emplois que les autres entreprises : 31.300 emplois générés ou maintenus en 2008 dès la création ou la reprise, "près de 50.000 au bout de trois ans" en extrapolant. Des entreprises qui se développent principalement dans trois secteurs d'activité : le commerce (28%), les services aux particuliers (22%) et la construction (18%), et des projets qui émergent dans le développement durable (500 entreprises créées dans ce domaine) et les innovations technologiques (112 entreprises technologiquement innovantes aidées).

Acteur de l'économie locale
Côté financement, les collectivités territoriales sont les principaux financeurs des fonds de prêts et du budget d'accompagnement des créateurs d'entreprises. A elles seules, elles fournissent la moitié du budget en ce qui concerne les fonds de prêts : 23% de la part des conseils régionaux, 15,3% de la part des conseils généraux et 12,4% pour les communes et EPCI. "Cela traduit notre situation d'acteur de l'économie locale, a expliqué Bernard Bruhnes, nous sommes en effet très axés sur le développement territorial, nous cherchons à être le moteur du dynamisme économique local". Intérêt de ce positionnement : "Face aux drames sociaux actuels, on fait émerger sur un territoire de l'emploi non délocalisable, les pouvoirs publics se tournent vers nous pour ça", a assuré François Gaumet, directeur de Périgord Initiative et d'Aquitaine Initiative. Le réseau a en effet été interpellé par le gouvernement pour intervenir sur plusieurs dossiers liés à la crise, dont la mise en place du dispositif Nacre, destiné aux chômeurs créateurs d'entreprises, qui remplace Eden et les chéquiers conseil, la revitalisation des territoires, le tiers de confiance de la médiation du crédit ou encore le plan CO-RAIL pour l'outre-mer, dont une des mesures concerne les prêts d'honneur aux entreprises ayant des difficultés suite à la crise sociale survenue aux Antilles. Au-delà de ces nouvelles missions, le réseau souhaite réfléchir à l'implication des grandes entreprises dans le domaine. Une implication jugée encore "insuffisante" par le président de France initiative, qui compte aussi tout mettre en œuvre pour "se préparer à la sortie de crise" : "Tout ce qu'on peut faire en matière de croissance locale, ou endogène, est bon à prendre et il faut le faire en ce moment ; la création d'entreprises qui s'appuient sur les acteurs locaux peut être intéressante, nous sommes un des acteurs qui peut la favoriser."

Emilie Zapalski, publié le 05 mai 2009 par Localtis
http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&cid=1241498053694&pagename=Localtis/artVeille/artVeille
Consulter le rapport annuel de France Initiative su le site : www.france-initiative.fr/

France Initiative a inscrit dans son projet stratégique le développement de l’intervention des plateformes en zones rurales comme prioritaire. Depuis  2007 un groupe « experts rural » à été mis en place et des travaux ont été engagés. L'approche développement territorial des territoires ruraux est déjà mise en pratique dans certaines plates formes rurales, complétant ainsi la démarche entreprenariale sectorielle.
Les contacts sont pris au ministère de l’agriculture et de la pêche sur les questions liées à la ruralité, concernant par exemple la diversification des activités des exploitations agricoles.
Une convention entre France Initiative et le Collectif Ville Campagne est en cours d'élaboration.
France Initiative estime qu’il existe une réelle opportunité pour faire connaître l’intervention du réseau en faveur des territoires ruraux, et formuler des propositions aux différents ministères compétents pour favoriser le développement économique des territoires ruraux.
BIPLAN



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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 09:39
La communauté d'agglomération du Marsan
soutient les jeunes entreprises innovantes


En 2006, la communauté d'agglomération du Marsan (Landes) a mis en place un dispositif d'appui aux projets innovants, en collaboration avec l'incubateur régional d'Aquitaine. En plus d'accompagner les porteurs de projets potentiels dans leurs démarches, l'agglomération propose une aide financière de 5.000 à 15.000 euros.

A défaut d'accorder des subventions directes aux acteurs privés et de disposer d'outils juridiques pour leur donner des conseils, la communauté d'agglomération du Marsan (CAM 18 communes autour de Mont-de-Marsan et 52.000 habitants) a fait appel à l'incubateur régional d'Aquitaine (IRA) pour apporter un soutien aux porteurs d'idées ou de technologies nouvelles. "Grâce à notre statut d'association, nous pouvons financer directement les sociétés ou les personnes physiques", explique Béatrice Greno Da Silva, chargée d'affaires responsable de l'antenne Adour à l'IRA. "En tant que structure locale d'aide à la création d'entreprises, nous disposons d'outils d'accompagnement efficaces pour les porteurs de projets inexpérimentés." Monter un business plan et définir une stratégie marketing, trouver des fonds, définir les statuts et s'initier à la comptabilité... : autant de freins à la création d'entreprises que l'IRA et la communauté d'agglomération du Marsan veulent lever grâce à leurs compétences complémentaires.

Investir dans les jeunes talents du territoire
Pour rompre avec la tradition d'activité administrative de son territoire et insuffler du dynamisme, le service économique de la CAM compte profiter des jeunes ingénieurs diplômés de l'institut universitaire de technologie (IUT) des Pays de l'Adour, spécialisé dans trois domaines innovants : biotechnologie et agroalimentaire, administration des réseaux et télécommunications, sciences et génie des matériaux. En 2005, un de ses élèves a bénéficié du dispositif croisé de l'IRA et de la CAM pour monter une société à partir d'un projet de table de mixage pour DJ : "incubé" courant 2006, le projet a donné naissance à une entreprise. "En plus d'un suivi régulier, l'agglomération a accordé un crédit de 10.000 euros à l'incubateur pour financer l'étude de faisabilité du projet, explique Béatrice Greno Da Silva. Aujourd'hui, la jeune société est en difficulté car son produit de niche n'a pas encore trouvé de pertinence économique, mais l'outil est performant et trouvera son marché."

Cinquante entreprises soutenues depuis 2000
Association de quatorze établissements d'enseignement supérieur et de recherche, l'IRA est à l'origine de la création de cinquante entreprises depuis sa création en juin 2000. L'agglomération entend s'appuyer sur son expertise et son réseau pour compléter ses propres dispositifs en matière de développement économique (exonération de la taxe sur le foncier bâti et de la taxe professionnelle pour les jeunes entreprises innovantes). Fort d'une croissance démographique dynamique, le territoire du Marsan va également bénéficier d'infrastructures attractives d'ici  à 2020 (un axe autoroutier et une ligne ferroviaire à grande vitesse). Outre le développement des disciplines universitaires de haut niveau (nouveau laboratoire pour l'IUT) et l'amélioration des structures existantes (création prochaine d'une antenne de l'IRA à Mont-de-Marsan), la CAM réfléchit actuellement à la création d'un technopôle et d'une pépinière d'entreprises sur le territoire de l'agglomération d'ici à 2011.

Laura Henimann / PCA, mardi 14 avril 2009, pour les sites Mairie-conseils et Localtis

Contact : Incubateur régional d'Aquitaine, Domaine du Haut Carré- 351, cours de la Libération,
33405 Talence cedex, Tel : 05 40 00 33 33 - Fax : 05 40 00 33 30
Greno Da Silva Béatrice, Chargée d'affaires responsable de l'antenne Adour à l'IRA
Tel : 05 59 57 74 21, beatrice.dasilva@univ-pau.fr

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