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Le blog d'Odile Plan

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:56

Le Conseil d’analyse stratégique, CAS, qui a succédé au Plan et est en quelque sorte le bureau d’étude et de prospective des pouvoirs publics, vient de publier une étude sur la participation des salariés et la performance sociale des entreprises.

http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1324

La démarche de l’étude est le croisement des effets de la participation financière avec d’autres formes de participation non financières sur la performance sociale de l’entreprise. La performance sociale est mesurée par le taux d’absentéisme. Ce taux est considéré comme indicateur de l’effort des salariés et reflétant le climat social et les conditions de travail.

L’apport essentiel de l’étude est de montrer qu’isolées les différentes formules de participation financières ou non financières ont moins d’impact sur la performance sociale que lorsqu’elles sont combinées. C’est le mixage qui est le plus performant.

L’étude prend en compte dans la participation financière les plans d’épargne d’entreprise, l’intéressement, la participation financière et l’actionnariat. Pour ce qui est de la participation non financière l’étude prend surtout en compte l’autonomie dont dispose les salariés. (autonomie horizontale, fixation d’objectifs et non de tâches précises, autonomie verticale, les salariés pouvant régler eux-mêmes incidents.)

Ainsi :

- L’autonomie dans le travail et le plan d’épargne d’entreprise améliorent chacun la performance sociale, mais lorsqu’ils sont associés la performance sociale augmente davantage.

- L’actionnariat des salariés n’est un atout dans la performance sociale que si une représentation des salariés au conseil d’administration est mise en place. Et la performance grandit encore en cas d’association des salariés actionnaires.

- Les différentes techniques de communication (boite à idée, journal d’entreprise, journées portes ouvertes, charte d’entreprise, etc.) n’ont d’impact que si les salariés peuvent les relier à l’existence d’un plan d’épargne d’entreprise.

- Les discussions avec les représentants des salariés ont d’autant plus d’effet qu’un plan d’épargne permet de montrer que ces échanges se traduisent par du concret.

On pourra regretter que la négociation dans l’entreprise ne soit pas prise en compte pour en mesurer l’impact sur la performance sociale en lien avec d’autres dispositifs. Pas plus d’ailleurs que la place faite aux organisations syndicales.

Reste que ce travail encourage à ne pas regarder les différents dispositifs existants, financiers ou non, séparément les uns des autres.

Il devrait aussi inciter à ce que les représentants des salariés discutent de ces questions avec les salariés. Il doit aussi les pousser à utiliser l’absentéisme comme un indicateur d’alerte qui appelle des solutions et intervenir de façon préventive.

L’étude se conclut par la suggestion de création d’un indice de participation sociale, rejoignant en cela les propos des sénateurs ayant réalisé un rapport récent sur l’entreprise. Voir article sur le site.

Clin d’œil historique :

Il y a quarante ans, le 17 août 1967, le général de Gaulle signait l'ordonnance sur « la participation des salariés aux fruits de l'expansion des entreprises. »

mis en ligne au 12/02/2011 sur « Clés du social »

http://www.clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/04-entreprise/participation-des-salaries-et-performance-sociale.htm
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 09:46

Depuis qu’elle s’est séparée physiquement en 2010 des Boutiques de gestion (devenues BGE), dont elle a longtemps été un « organisme associé », l’Union des couveuses d’entreprises, dirigée par Catherine Torterat, affirme son identité.

Le réseau, qui accompagne la maturation des projets entrepreneuriaux prend ses quartiers dans un lieu symbolique, le Palais Brongniart à Paris – au moment même ou l’expression « Bourse de Paris » risque de perdre tout sens, avec l’intégration de la place financière au sein d’un conglomérat basé à New-York et Francfort.

La ville de Paris a accordé la licence d’exploitation de l’ancien antre des agents de change au groupe GL events depuis juillet 2010. Il veut en faire un site de référence « dédié à l’innovation sociale, solidaire, financière, technologique et durable. »

Outre vocation événementielle, l’ex-palais de la Bourse veut donc attirer des acteurs de l’entrepreneuriat. Il a ainsi accueilli Camping, une sorte d’incubateur de l’association Silicon Sentier. L’Union des Couveuses devient le second locataire mi-février 2011. L’ouvrage de l’architecte Brongniart, dont la construction fut lancée en 1807, démarre donc une seconde vie.

L’Union des couveuses, qui aime les symboles, assure qu’elle est « première association labellisée sur ses pratiques en développement durable ». La fédération regroupe 55 adhérents qui ont développé une pratique autour du contrat d’accompagnement du projet entrepreneurial (CAPE), un dispositif permettant de tester son projet d’activité autonome.

Pour son président, Jean Pierre Martin, plus que le changement de lieu, ce qui importe, c’est l’évolution des méthodes : « Pour devenir entrepreneur, les possibilités deviennent de plus en plus multiples. Le parcours du créateur n’est plus forcément linéaire. L’accompagnement doit donc s’adapter ». Il plaide pour « des synergies et un renforcement de la coopération entre les acteurs », citant BGE, France initiative, France Active, Réseau entreprendre et l’APCE.

Pour lui, le palais Brongniart peut devenir « une plateforme des nouvelles formes entrepreneuriales ». L’Union des couveuses veut être « force de proposition dans l’évolution des politiques dédiées à la création d’entreprises. »

Ø      L’Union des couveuses : www.uniondescouveuses.eu

Ø      Le palais Brongniart: www.palaisbrongniart.com

Publié le jeudi 17 février 2011 dans Emploi et Création, le Blog de Benoît Willot

http://www.emploietcreation.info/article-la-bourse-ou-la-seconde-vie-67371622.html

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:32

Une étude détaille tout l'intérêt des "initiatives économiques solidaires" prises par certains jeunes. Encore faut-il que les collectivités territoriales apprennent à faire confiance à ces entrepreneurs de moins de trente ans.

Un cabaret culturel ouvert en rase campagne auvergnate, deux boutiques de chocolat équitable à Paris, une coopérative de services à domicile en Seine-Maritime, une SARL de nettoyage écologique en banlieue bordelaise… Vingt-neuf "initiatives économiques solidaires" menées par des jeunes ont été scrutées à la loupe, à l’initiative du Réseau des territoires pour l’économie solidaire (RTES). Son étude, présentée mardi 14 décembre à Paris, souligne tous les avantages que ces jeunes entrepreneurs sociaux peuvent apporter à leurs territoires ; elle indique aussi comment les collectivités locales peuvent les encourager.
L’ouvrage, intitulé Jeunes et initiatives économiques solidaires, permet déjà de découvrir plusieurs traits communs à ces entreprises sociales. Si elles ne se rattachent pas toujours explicitement à l’économie sociale et solidaire (ESS), beaucoup oeuvrent pour l’environnement et s’efforcent de fonctionner de manière souple et démocratique. La plupart sont aussi fortement ancrées à leur territoire, qu‘elles y trouvent leurs clients, leurs fournisseurs, leurs soutiens financiers ou même leurs copilotes.

     Réticences

De fait, la plupart des entreprises observées ont décroché un soutien précieux de collectivités territoriales et en premier lieu de leur région. Cependant,"la volonté de nouer des liens avec les pouvoirs locaux ou avec les organisations de l’ESS qui habite les porteurs [de projet] s‘affronte assez fréquemment, en tout cas dans un premier temps, à des réticences", rapportent les auteurs. De plus, les municipalités et les intercommunalités ont été peu nombreuses à soutenir les projets étudiés. "La créativité économique solidaire n’est pas, ou pas encore, intégrée par la grande majorité des collectivités locales comme un facteur de développement qui compte", note l‘étude.
Ces vingt-neuf initiatives s’avèrent pourtant précieuses pour leurs territoires. Nombre d’entre elles sont novatrices, et apportent des biens ou des services utiles aux habitants et à l‘environnement, tout en créant des emplois. Beaucoup offrent aussi du lien social, notamment en proposant des lieux de rencontre à leurs riverains.

      Faire "davantage confiance"

Mais comment faciliter cet entrepreneuriat social chez les jeunes ? Pour Henri Arévalo, vice-président du RTES, l’essentiel pour les élus est de faire "davantage confiance aux jeunes". Il importe également "d’adapter [les] dispositifs encourageant les entreprises solidaires". La durée des accompagnements mériterait notamment, selon Henri Arévalo, d’être rallongée. L’ouvrage du RTES avance encore d’autres suggestions : former "les porteurs à la réponse à appel d’offres ou appel à projets" ou encore "favoriser les formations visant à développer l‘entrepreneuriat des jeunes dans l‘ESS"
L’une des dernières initiatives prises par Marc-Philippe Daubresse au ministère de la Jeunesse et des Solidarités actives devrait également encourager les jeunes à créer leur entreprise sociale. Lancé en octobre, le fonds Jeun’ESS doit ainsi être doté de 1,2 million d’euros par l‘Etat et des acteurs de l‘ESS. Piloté par l’Avise, il doit notamment soutenir les entreprises, par appels à projets. Les candidatures pourraient bien affluer : d‘après un sondage mené parCSA en janvier 2010, 62 % des jeunes seraient prêts à créer leur propre entreprise sociale.

Olivier Bonnin, Publié le jeudi 16 décembre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250260929065&jid=1250260941644

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 10:19

Une nouvelle classification des entreprises en fonction de leur taille par l’INSEE
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1321/ip1321.pdf

Quatre catégories d’entreprises sont distinguées en fonction de critères économiques :
- Les micro entreprises : elles sont 2,7 millions (sur un total de 2,9 millions). Elles emploient 3,2 millions de salariés, soit 21% du total (58% n’ont aucun salarié, 25% seulement  en ont 2 ou plus). Elles ont un chiffre d’affaire moyen de 183000 euros. Elles se répartissent entre les services aux particuliers (28%), le commerce (25%), la construction (18%), l’artisanat commercial, le plus souvent alimentaire. Elles contribuent pour un cinquième à la valeur ajoutée des entreprises.

- Les PME : 163000 entreprises. Ce sont celles qui occupent moins de 250 salariés et ont un chiffre d’affaire inférieur à 50 millions d’euros. Elles emploient 4,4 millions de salariés (29%) ; 61% emploient moins de 20 salariés, 11% atteignent ou dépassent 50 salariés. On les rencontre dans les activités de service (hôtellerie, nettoyage, activités juridiques, gestion, conseil) mais aussi dans l’industrie (métallurgie, mécanique, textile), la construction, le commerce de gros. Elles sont indépendantes à 82%, et ne réalisent que 13% des exportations françaises.

- Les entreprises de taille intermédiaire. (4600). Ce sont les entreprises qi n’appartiennent pas à la catégorie des PME, emploient moins de 5000 personnes (en moyenne 650), et ont un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliards d’euros. Au total, elles emploient 3 millions de salariés (20%). Plus de la moitié d’entre elles emploient entre 250 et 700 salariés. Elles sont fortement présentes dans l’industrie et le commerce. Cela va de pair avec une organisation en groupe (un dixième seulement des ETI étant constitué d’une seule unité juridique), la place des groupes étrangers (un tiers des salariés des ETI dépendent d’un groupe étranger), elles sont plus tournées vers l’internationale avec un taux d’exportation de 22%.

- Les grandes entreprises (240) emploient 4,4 millions de salariés. Elles réalisent un tiers de la valeur ajoutée, plus de la moitié du chiffre d’affaires à l’exportation. Elles sont fortement présentes dans les services aux entreprises, les transports, le commerce et l’industrie (1/3). Elles sont toutes organisées en groupe (les 2/3 français). La concentration est importante : dans l’industrie automobile, six grandes entreprises emploient les ¾ des salariés du secteur. Il en est quasiment de même dans construction navale, aéronautique ou ferroviaire (7 entreprises, 78% des salariés). Cela est encore plus vrai dans l’énergie, les transports, les télécommunications. Cette concentration se retrouve dans le commerce (38 GE emploient plus de 670000 salariés) ou les activités financières : 23 GE (sur 42000 entreprises !) emploient 80% des salariés des activités.

 La note fournit d’autres données sur les immobilisations et investissements, les dépenses de R&D, etc. Cette nouvelle classification permet d’affiner l’approche économique des entreprises et de sortir de discours globalisants et donc peu pertinents.

 

 

Nombre

Nombre de salariés

Chiffre d’affaires moyen

Micro entreprises

2,7 millions

3,2 millions

183 000 euros

PME (moins de 250 salariés)

163 000

4,4 millions

Inférieur à 50 millions d’euros

Taille intermédiaire

250 à 700 salariés

4 600

3 millions

Inférieur à 1,5 milliard d’euros

Grandes entreprises

240

4,4 millions

 

 

mis en ligne au 16/12/2010 par Clefs du social

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/04-entreprise/entreprises-nouvelle-classification.htm

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:46

79% des dirigeants de petites entreprises (TPE) interrogés estiment que leurs préoccupations et contraintes n’ont pas été prises en compte par le gouvernement. 69% d’entre eux pensent que Nicolas Sarkozy a peu de chances d’être réelu en 2012

Le 40ème baromètre de conjoncture des Très Petites Entreprises, réalisé par l’Ifop pour Fiducial, (qui fête son 10ème anniversaire) souligne que l’année 2011 verra une situation tendue dans l’emploi.

    L’emploi pâtit d’un équilibre financier précaire et d’un manque de visibilité pour 2011

Alors que le niveau des embauches sur les trois derniers mois est élevé (14%, soit +5 points par rapport au précédent baromètre), tendance traditionnellement observée pendant l’été et en septembre, les prévisions pour la fin de l’année sont pessimistes. La création nette* devrait être négative (-2,5%), particulièrement dans le secteur des services, que ce soit à la personne (-4%) ou aux entreprises (-5%).

Les prévisions pour 2011 ne sont pas meilleures. Seuls 9% des patrons de TPE envisagent d’augmenter leurs effectifs au cours de l’année prochaine. Il s’agit du niveau le plus bas depuis la mise en place de cet indicateur en 2007 (-16 points par rapport à janvier 2007 et 5 points par rapport à octobre 2009).

Ces résultats s’expliquent en partie par une situation financière des TPE qui s’avère toujours difficile avec un indicateur** négatif (-18) sur les trois derniers mois pour le 12ème trimestre consécutif. Bien que la prévision de croissance pour 2011 soit positive (+2,4%) il faut nuancer ce résultat car 49% des TPE n’ont pas dévoilé de prévisions, déclarant n’avoir aucune visibilité à ce jour leur permettant de s’exprimer sur l’année à venir.

   Patron de TPE : pas toujours facile

Les principales raisons citées par les patrons interrogés pour s’être lancés dans l’aventure entrepreneuriale sont : le souhait de ne pas avoir à rendre de comptes à un supérieur (48%) et la passion pour le métier ou le domaine d’activité (42%).

Pour 60% des patrons de TPE, leur situation actuelle correspond aux objectifs et aux ambitions qu’ils avaient au moment où ils ont créé ou repris leur entreprise. Pour les autres, ce n’est pas le cas, et la plupart du temps (79%), le décalage entre le projet et la réalité s’avère un peu décevant.

Parmi les entreprises qui existent depuis plus de 10 ans, seules 14% ont connu une augmentation de leurs effectifs alors que 34% ont vu les leurs diminuer. Leur situation générale s’est détériorée pour 36% d’entre elles, a progressé (14%) et stagné (50%). Cela conduit 75% de ces patrons à considérer qu’il est plus difficile d’être chef d’entreprise maintenant qu’il y a 10 ans.

En tout état de cause, une forte proportion de patrons de TPE retenterait l’aventure (73%) si c’était à refaire ou conseillerait même à ses enfants et petits-enfants de devenir chef d’entreprise (63%).

Pour l’avenir, 51% des patrons de TPE souhaitent maintenir la taille actuelle de leur entreprise au cours des dix prochaines années quand 20% ambitionnent de l’augmenter (dont 8% de ces derniers envisagent de la porter à plus de 20 salariés). 49% prévoient une diversification de leurs activités et 19% pourraient créer ou reprendre une nouvelle entreprise.

    Les dirigeants de PME, les réformes et le gouvernement

Avant même l’annonce du remaniement, la cote de confiance du Premier ministre regagnait 8 points en un trimestre (41% d’opinions positives). 56% des patrons de TPE jugent la réforme des retraites acceptable mais elle est injuste pour 43% des dirigeants. Le consensus s’opère tout de même sur un point à propos de cette réforme, 79% des dirigeants interrogés estiment que leurs préoccupations et contraintes n’ont pas été prises en compte. Lorsqu’on les interroge sur les chances de Nicolas Sarkozy d’être réélu à la présidentielle de 2012, 69% répondent par la négative. 83% des dirigeants déclarent être très inquiets sur le déficit et la dette publique de la France, 27% sont même « très inquiets » à ce sujet. 65% des patrons de TPE invitent le gouvernement à aller plus loin dans la réduction et la suppression des niches fiscales, et ce, alors que selon eux elles désavantageraient plutôt, comme les hausses d’impôts, les actifs (49 %) et les entreprises (17 %).

Comme le souligne Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial : « Les prévisions d’emploi pessimistes pour l’année 2011 reflètent une inquiétude des patrons de TPE, qu’une croissance trop molle ne réussit pas à infléchir. Le manque de visibilité nuit à l’investissement et à l’emploi. Et le gouvernement ne semble pas leur envoyer de signaux clairs. A ce titre, la nomination d’un nouveau secrétaire d’Etat à la 30ème place protocolaire des ministres (sur 31) n’est pas de nature à restaurer leur confiance en l’avenir ».

Place Publique, Magazine Décembre 2010

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6019logoPP-reduit

http://www.place-publique.fr/spip.php?page=forum&id_article=6019

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:20

En 2007, la communauté de communes du Pays de Pévèle a lancé, avec le soutien du Fisac, un programme de revitalisation en faveur du commerce, de l’artisanat et des services.

Après avoir réalisé en 2006 un diagnostic sur les services, l’artisanat et le commerce, qui révélait la nécessité de redynamiser ces secteurs d’activités, les élus de la communauté de communes du Pays de Pévèle (19 communes, 36.600 habitants, dans le département du Nord) ont décidé de lancer un programme de revitalisation en s’appuyant sur les financements du Fisac (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et les commerces), qui sont obtenus dans le cadre d’un programme de six ans divisé en tranches de deux ans.

     Première étape, la constitution d’une fédération commerciale

Lors de la première étape, indispensable pour prétendre aux aides du Fisac, les élus ont établi un programme d’actions et d’investissements pour la période 2007-2009, "avec pour objectif que les artisans se connaissent entre eux et se fassent mieux connaître à leur tour", expose Odile Sevin, qui occupe le poste d’animatrice Fisac créé par la communauté en septembre 2009. Pendant deux ans, l’intercommunalité a soutenu les commerçants dans la création d’une fédération, dont les premiers statuts ont été signés en novembre 2008. Parallèlement, elle a édité et distribué à 16.000 exemplaires un guide recensant l'ensemble des commerçants et des artisans du territoire. Elle a également lancé une étude sur l’identification et l'attractivité du territoire, mené des actions de soutien aux unions commerciales, des formations et des actions de sensibilisation aux nouvelles techniques de communication ainsi qu'aux différentes démarches qualité. Au final, les dépenses pour cette période de deux ans s’élèvent à 148.000 euros (HT). Les subventions de l’Etat (67.400 euros) versées à la fin de cette tranche ont notamment permis de financer le poste d’animation.
"Le bilan de cette période a montré que les unions commerciales étaient en bonne voie, malgré un manque de professionnalisme. Nous souhaitons maintenant mieux faire connaître la fédération pévéloise du commerce. Aujourd’hui elle ne compte que 80 adhérents sur un potentiel de plus de cinq cents", poursuit l’animatrice.

     Autres actions réalisées en tranche 2 : l’organisation d’une foire commerciale et l’ouverture d’un forum dédié à la création et à la transmission d’entreprise.

Le programme de soutien agit à tous les niveaux du territoire et auprès de ses différents acteurs
Dans cette lutte contre le risque de désertification, les communes ont également bénéficié des aides du Fisac qui leur a apporté 300.000 euros de subventions entre 2007 et 2009. Les travaux ont essentiellement porté sur le stationnement et l'aménagement à proximité des commerces. Pour la période 2009-2011, la commune de Wannehain prévoit l'achat d'un bâtiment en vue d’y créer des cellules commerciales. Quant aux commerçants, l'aide accordée par leFisac, calculée en fonction du projet, peut atteindre jusqu'à 3.000 euros. Une enveloppe de 45.000 euros d’aides directes est d’ores et déjà prévue pour la période 2009-2011 pour des travaux de modernisation, de sécurisation ou de mise aux normes.

Pour l’animatrice Fisac, l’opération de revitalisation favorise une dynamique économique plus large : "L’opération réunit des partenaires comme la chambre de commerce et d’industrie du Grand Lille, la chambre des métiers et de l’artisanat du Nord, les unions commerçantes de Templeuve et de Cysoing… Nous avons ainsi pu constituer un réseau avec lequel nous menons des actions complémentaires. Le commerce et l’artisanat restent une préoccupation et une priorité pour les élus de notre territoire".

Elisa Dupont / PCA pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net, lundi 22 novembre 2010

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250260728404

 

Contacts : Communauté de communes du Pays de Pévèle,

85, rue de Roubaix- BP 18 , 59242 Templeuve tél : 03 20 79 20 80
Sevin Odile,  animatrice Fisac à la communauté de communes du Pays de Pévèle,

tél : 03 20 79 20 80 osevin@cc-paysdepevele.fr

Melon Francis, vice-président en charge du développement économique, du commerce et de l'artisanat, maire de Mérignies, tél : 03 20 41 53 00, contact@merignies.fr

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:16

Par rapport à 2009, les créations d'entreprises en France ont augmenté de 16,7 % en septembre 2010, hors auto-entrepreneurs, et de + 31,4 % lorsqu'on y adjoint les créations d'auto-entrepreneurs en données brutes, selon les données publiées par l'INSEE. L'institut a recensé 57 820 créations d'entreprises le mois dernier, dont 31 224 auto-entrepreneurs. La construction et l'immobilier sont les activités qui ont le plus contribué à cette hausse.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le nombre des créations d'entreprises atteint 473 892 en données brutes, un chiffre en hausse de 11 % sur un an. La progression atteint 19,8 % pour les auto-entrepreneurs, à 276 010, soit 58 % de ce total.

Le statut d'auto-entrepreneur a toujours le vent en poupe. Il a séduit 322 000 personnes l'an dernier et le gouvernement en attend autant cette année, un objectif qui devrait être aisément atteint au rythme actuel.

A la fin du deuxième trimestre 2010, le nombre d’autoentrepreneurs dépassait les 500 000. Le chiffre d’affaire frôlait les 600 millions d’euros. Mais la part des auto-entrepreneurs déclarant avoir réalisé un chiffre d’affaires n’est que de la moitié d’entre eux. Prendre le statut n’enclenche pas automatiquement une activité. Soit certains ont cédé à une envie, un rêve, mais ne le mettront pas en œuvre. Le projet n’étant pas réaliste ou l’auto-entrepreneur pas assez efficace. Soit, il faut du temps à l’autoentrepreneur qui ne lâche pas pour autant son projet.

Les artisans voient toujours dans ce dispositif une concurrence déloyale et le secrétaire d’Etat aux PME se dit disposé à revoir le dispositif. A suivre.

Au-delà de ces questions de déclaration d’activité et de chiffre d’affaires, les chiffres révèlent l’envie d’entreprendre qui sommeille chez de nombreux Français et Françaises et en même temps le rejet des formes collectives de travail ou d’un management stressant ou humiliant.

Le secrétariat d’Etat chargé du commerce et de l’artisanat a présenté le 20 octobre 2010 une évaluation qui dresse un portrait des auto-entrepreneurs.

La majorité sont des hommes et les 25-34 ans sont les plus nombreux. 34% des auto-entrepreneurs sont des artisans, 32% des commerçants, 31% des professions libérales. Deux secteurs dominent : celui du commerce, transports, hébergement, restauration et celui des services aux entreprises. Ensuite viennent les services aux particuliers, la construction, l’enseignement, la santé, l’action sociale. Un an après sa création, seulement 12% de ceux qui ont créé leur entreprise au cours des trois premiers trimestres 2009 ont abandonné.

        Un succès qui interroge

Quelle explication donner à ce mouvement de créations d’entreprise et d’adoption du statut d’auto entrepreneur ? Même s’il y a des abus, du travail noir, des pressions d’entreprise sur des salariés, la croissance de ces créations est réelle et ne s’explique que par le choix des individus. Alors, envie d’être autonome ? Rejet des formes actuelles de subordination et de management ? Le salariat, passerait-il de statut désiré à statut rejeté ?

mis en ligne au 01/12/2010  par Clés du Social

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/04-entreprise/creation-dentreprise-auto-entreprenariat.htm

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:13

Le conseil d’administration de France Initiative, le réseau de plateformes de prêts d’honneur pour les créateurs et repreneurs d’entreprises, a désigné le 27 octobre 2010 le sociologue Jean-Pierre Worms comme son nouveau président, en remplacement de Bernard Brunhes, qui a dû renoncer à ses responsabilités pour des raisons personnelles.

Ancien parlementaire (il fut député Ps de Saône-et-Loire) et chercheur au Centre de sociologie des organisations du CNRS), Jean-Pierre Worms a exercé de nombreuses responsabilités associatives, dont la présidence du Comité d'information et de mobilisation pour l'emploi (Cime) ou de la Fonda. Il a beaucoup travaillé sur la notion de capital social.

Il avait, en 1989, déjà accepté une première fois la présidence de France initiative, qui rencontrait alors de graves difficultés cinq ans après sa création. Il continuera à assumer cette fonction ensuite, en alternance avec Michel Pinton, polytechnicien, député européen de centre-droit (UDF) et maire de Felletin (Creuse). Michel Pinton reste toujours vice-président de France initiative.

À leurs côtés, un nouveau vice-président a été désigné. Édouard de Penguilly est président de Plaine Initiatives, la plateforme basée à Saint Denis (Seine Saint-Denis). Dirigeant d’un groupe immobilier, il enseigne à l’université Paris 8 et exerce des responsabilités au Medef de Seine Saint-Denis.

Parmi les premiers chantiers qui attendent la nouvelle équipe figure la reconnaissance d’utilité publique, que le mouvement souhaite obtenir et la création d’un fonds collectant l’épargne solidaire.

Le développement de l’action internationale, conduite par l’ancien délégué général de France initiative, Jean-François Gaudot, est également un des thèmes qui prend de l’importance dans l’action du réseau, qui a notamment appuyé la création de plateformes de prêt d’honneur au Maroc.

Dirigé par Anne Chatauret, le réseau France initiative fédère 245 plateformes locales, qui ont financé en 2009 plus de 15 000 créations d’entreprises, un chiffre en hausse de 10%.

http://www.emploietcreation.info/article-jean-pierre-worms-reprend-l-initiative-61129109.html

www.france-initiative.fr/

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:34

Innovation plutôt qu’expansionnisme, réconciliation plutôt qu’opposition, principes plutôt que statuts : le président du Groupe Crédit Coopératif livre sa vision d’une économie sociale moderne et ancrée dans le réel.

un interview de Jean-Louis Bancel, président du Groupe Crédit Coopératif :

Propos recueillis par Muriel Jaouën

MJ : On pointe souvent une incapacité de l’économie sociale et solidaire à s’inscrire franchement dans une dynamique de développement économique

JLB : Je suis assez mitigé par rapport à cette critique. D’abord, faut-il nécessairement conquérir tout le monde ? Je n’en suis pas sûr. Lorsqu’on s’oppose dans ses principes à un modèle à tendance monopolistique, ça n’est pas pour avoir les mêmes pratiques. Dans des sociétés de liberté, tous les outils doivent avoir leur chance. Ce qui ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur notre capacité de convaincre. Pourquoi avons-nous tant de mal à faire mieux valoir nos idées et nos arguments - même si, dans nos pays, nous n’y arrivons finalement pas trop mal ?

- Le monde de l’économie sociale peut-il grandir sans perdre son âme ?

C’est une question majeure. En France, on pense que dès que l’on devient gros, on n’est plus dans la vraie coopération ou la vraie mutualité. C’est faux. En revanche, le changement de taille change nécessairement la donne. On ne fonctionne pas de la même manière à 300 et à 3 millions. Ne négligeons pas non plus les effets de renaissance. Regardez ce qui se passe chez nos voisins Britanniques, qui avaient pris de plein fouet un mouvement brutal de démutualisation. Aujourd’hui, on assiste à un “revival” très intéressant. D’autant plus intéressant qu’il semble encourager l’émergence de concepts inédits comme des coopératives de services locaux, qui consistent à confier à des coopératives privées des services de proximité jusqu’alors exercés par la sphère publique.

- Quitte à abonder dans le sens d’une certaine critique sociologique, qui assimile le développement de l’économie sociale et solidaire à un désinvestissement des missions publiques ?

L’une des missions de l’économie sociale, c’est de penser le monde que nous fabriquons et dans lequel nous agissons. C’est un monde en mouvement. Au niveau de l’Alliance coopérative internationale, j’ai proposé que l’on étudie ces coopératives de services d’utilité publique. Les Etats-Unis disposent de coopératives de production d’énergie. Pourquoi ne pas investir ces champs-là, en créant par exemple des coopératives d’utilité publique ? Pourquoi EDF ne deviendrait pas un jour une coopérative ? On peut tout au moins réfléchir à tout cela. On peut également réfléchir aux évolutions du monde associatif. On ne pourra pas rester éternellement sur un modèle associatif financé par la subvention. Il serait quand même regrettable de voir disparaître le tissu associatif du seul fait d’une baisse significative des ressources publiques. Or, dans d’autre pays que la France, il y a des associations aussi vivaces et qui vivent avec très peu d’aides publiques. Le Crédit Coopératif a ici son rôle à jouer, notamment dans le développement de produits solidaires.

- Lorsque de grands acteurs de l’économie marchande accompagnent des initiatives de micro-développement local, font-il de l’économie solidaire ?

Ca n’est pas parce que Danone fait des choses bien que l’on va en faire une entreprise d’économie sociale. On ne va pas tout baptiser économie sociale au motif qu’il faudrait que l’on soit partout. Bill Gates et Warren Buffet sont-ils de notre monde ? Certes, nous ne vivons pas dans des mondes totalement étanches, et le risque de contagion de l’économie sociale et solidaire n’est pas nul. C’est la question lancinante et délicate de nos propres frontières. Où est la limite ? Ma réponse est qu’il faut refuser tout ce qui peut être assimilable au trafic d’indulgences. Il faut maintenir un lien profond entre le fonctionnement au quotidien de la structure et sa finalité. Cette question des frontières, nous la retrouvons dans le débat sur l’entrepreneuriat social, où Hugues Sibille, président de l’Avise et également vice-président du Crédit Coopératif a joué un rôle d’impulseur. Je ne nie pas que le débat soit par endroits assez aigu, mais il est utile. Il faut encourager l’émergence de nouvelles formes d’entrepreunariat.

- Justement, ce débat n’est-il pas bridé par le tropisme statutaire ?

Les structures de l’économie sociale sont régies par des principes. Nous sommes en ce qui nous concerne attachés aux principes coopératifs. Quant à leurs traductions circonstancielles, elles peuvent varier dans le temps et dans l’espace. Le Crédit Coopératif a joué un rôle très important dans le respect mutuel entre économie sociale et économie solidaire. En tant que banquier historique de l’une et de l’autre – commerce équitable, produits de partage, produits financiers solidaires- nous avons toujours voulu dépasser les frictions existant entre les deux sphères.

- Le tiers secteur serait-il victime d’une tendance au protectionnisme ?

Pour moi, le problème n’est pas tant celui du protectionnisme que celui d’une perte de repères face aux grandes mutations sociologiques. L’économie sociale du XIXe était fondamentalement un outil au service d’une vision de progrès dans un monde qui comptait sur la dynamique des classes sociales. C’est parce que vous apparteniez à une classe sociale, un syndicat, une structure, que vous utilisiez les outils en place. Ainsi, les coopératives en Europe du Nord étaient des prolongements des syndicats. C’est parce que vous étiez dans le syndicat que vous pouviez avoir les services de la coopérative. Même schéma en ce qui concerne nos grandes mutuelles, MGEN, Maif, Mutualité agricole… C’est la détermination par le statut socioprofessionnel - très révélateur d’une époque.

- Et aujourd’hui ?

Dans la France du XXIe, les catégories sociales ne sont plus aussi figées. Que l’on s’appelle Macif, Matmut, Crédit Coopératif ou Crédit Mutuel, on peut s’adresser à tout un chacun. Et les motifs d’adhésion des sociétaires ont évolué. Quel est l’élément de différence qui fait que l’on va aller à la Macif ou à la Matmut ? Pour 80% des gens, ce sera d’abord une question de tarif. Mais ensuite, que dire à eux que l’on veut vraiment rallier en tant que sociétaires ? Les structures de l’économie sociale n’ont pas d’autre choix que de créer leur propre affectio societatis. Tout cela peut être très désarçonnant pour les dirigeants de l’économie sociale. Il faut se remettre en cause, créer, innover, forger, façonner un projet d’entreprise.

- Quelles sont les limites à cette remise en cause ?

Les limites nous sont imposées par nos métiers. Nous sommes des banquiers, nous faisons notre métier de banquiers. On ne peut pas être plus loin qu’à côté de nos clients. Parfois, nous souhaiterions qu’ils soient plus intrépides, mais nous ne pouvons pas aller plus vite qu’eux, encore moins nous substituer à eux.

En revanche, nous devons nous interroger nous-mêmes sur la manière dont nous pouvons exercer au quotidien notre métier de banquier. C’est ce que nous avons choisi de faire au Crédit Coopératif avec notre projet d’entreprise “Coopération 2015, banque utile”. Ces réflexions, toutes les structures de l’économie sociale les engagent. La Maif a donné un bel exemple en termes de communication avec sa signature d’“assureur militant”. C’est une manière de dire : « Je suis assureur, mais je suis plus qu’un assureur”.

- L’économie sociale et solidaire peut-elle être un frein à la mondialisation ?

Il ne s’agit pas d’être anti-mondialisation, mais bien plutôt d’apporter une vision d’une mondialisation respectueuse de l’homme. Ce qui renvoie d’ailleurs à un autre type de débat : comment ce concept d’économie sociale et solidaire est-il compris d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre ? En septembre 2010, je participais à Pékin au conseil d’administration de l’Alliance coopérative internationale, saisi par l’Organisation internationale du travail pour travailler sur le sujet de l’économie sociale et solidaire. J’ai mis en garde les représentants de l’Alliance contre des débats, certes importants, mais qui peuvent devenir délétères. Prenez seulement l’un des principes de l’Alliance coopérative internationale, la liberté d’adhésion… Qu’est ce qu’elle signifie dans des pays qui pratiquent la symbiose entre le monde politique et les structures coopératives ? Alors si l’on commence à reproduire les débats que nous connaissons en France sur l’articulation économie sociale/économie solidaire, ou sur la manière dont les coopératives doivent se situer par rapport aux mutuelles…

- Donc, oui au débat, à condition qu’il ne prenne pas toute la place ?

Le développement de l’économie sociale est aussi et surtout dans l’action. Il est en tout cas davantage dans l’innovation, le défrichage de nouveaux modèles, que dans les guerres d’école ou dans un expansionnisme à tout crin. Il est fondamental de connaître son histoire, mais veillons à ne pas nous y enfermer. Nous ne sommes pas des gardiens de musée.                         logoPP-reduit

Interview venant de Place Publique d'octobre 2010

http://www.place-publique.fr/spip.php?article5944

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 09:52

En France, une personne sur deux est membre d’une ou plusieurs coopératives. A elles seules, les 100 premières entreprises coopératives représentent 2,8% de l’emploi salarié en France et un chiffre d’affaires cumulé équivalent à 9,3% du PIB français . Les entreprises coopératives sont des acteurs économiques incontournables. Le TOP 100 édition 2010, assorti d’un panorama sectoriel, en est une illustration.

Méthodologie

Le TOP 100 édition 2010 actualise l’édition 2007 des 100 premières entreprises coopératives françaises. Il se base sur les chiffres d’affaires 2008 consolidés des entreprises coopératives afin de prendre en compte les filiales de coopératives, qui font partie intégrante du périmètre coopératif. Il intègre également les nouvelles coopératives issues de fusions ou d’acquisitions et les entreprises emblématiques du secteur qui n’apparaissaient pas dans l’édition précédente. Il considère les groupes coopératifs constitués d’un ensemble de coopératives comme une seule coopérative. Les données ont été récoltées sur les sites internet des différentes entreprises ainsi que dans les différents rapports annuels qu’elles publient. Des informations complétées et validées par les différentes fédérations de coopératives.

Un chiffre d’affaires cumulé en hausse

Les 100 premières coopératives font 70% du chiffre d’affaires de la coopération en France. L’évolution du chiffre d’affaires des 100 premières entreprises coopératives est régulière depuis plusieurs années. Avec un chiffre d’affaires cumulé de 181 milliards d’€, les entreprises coopératives réalisent une augmentation de 33% depuis 2005. Entre 2007 et 2008, le chiffre d’affaires des coopératives du TOP 100 a augmenté en moyenne de 16%. Les marques et enseignes des 100 premières entreprises coopératives sont connues et reconnues : de la banque, aux titres restaurant, au panier de courses en passant par les hôtels, fournitures de bureau, ou encore les supermarchés… Les coopératives accompagnent les Français dans leur vie de tous les jours.

Des employeurs majeurs dans leurs territoires

Dans de nombreuses régions et départements, les coopératives sont parmi les principaux employeurs privés. Les coopératives du TOP 100 emploient près de 674 000 personnes, soit 3,5 fois l’industrie automobile et environ 2,8% de l’emploi salarié en France . Les entreprises coopératives sont implantées dans toute la France. 75% des coopératives du TOP 100 ont leur siège social implanté en région, à l’inverse plus de 90% du TOP 100 des entreprises françaises ont leur siège social en Ile-de-France.

Des entreprises au service de leurs membres et de la communauté

Derrière le succès des coopératives du TOP 100 il y a des hommes et des femmes : des sociétaires de banques coopératives, des exploitants agricoles, des commerçants indépendants, des consommateurs sociétaires de leur coopérative, des artisans, des transporteurs, des pêcheurs, des locataires et des propriétaires, des salariés associés de leur Scop (Société coopérative et participative), soit près de 22 millions de sociétaires. Entre 2006 et 2008, le sociétariat a augmenté de 3%. Une nette évolution se dessine depuis 2003, passant de 18,6 à 22 millions de sociétaires individuels au sein des 100 premières entreprises coopératives en 2008. Présentes dans les principaux secteurs de notre économie, les 100 premières entreprises coopératives sont leaders sur de nombreux marchés, des services aux entreprises aux services aux particuliers, en passant par l’agriculture, l’agroalimentaire et le commerce.

Dans Entreprises.coop, le site du Groupement national de la coopération.

http://www.entreprises.coop/UPLOAD/article/pages/644_article.php

 

 vous pourrez, en PDF, y télécharger le TOP 100 des entreprises coopératives édition 2010

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