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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 09:46

Les petits-enfants ont remis en service les gabarits et les vieilles machines des années 60. Pour redonner de l'oxygène après un trou d'air...

    L'histoire

« L'économie faite au détriment de la qualité n'est qu'un leurre. » Le slogan somnolait dans un catalogue des années 50, dans les placards de la brosserie Julio, à La Chapelle-sur-Erdre. Il vient de reprendre du service sur une carte publicitaire de la gamme « Andrée Jardin » destinée aux particuliers. Résurgence.

1999 et sa crise. Des clients de la petite entreprise réduisent la voilure. L'avenir de Julio, spécialiste des brosses et balais industriels, se plombe d'un point d'interrogation. Malgré un atout maître. Elle propose quelque 5 000 produits fabriqués à la demande pour des missions variées « dans des bassins de décantation, des centrales de fabrication de béton, des exploitations maraîchères et même des voilures d'aéronef », énumère François-Marie Julio, l'un des jeunes cogérants, en rendant hommage à son père, qui a gagné ces marchés.

     Les petits-enfants explorent de nouvelles pistes

1999, c'est aussi l'heure du coup de tabac chez Bénéteau. Jean-Baptiste, 33 ans ingénieur depuis dix ans chez le constructeur de bateau, opte pour le départ volontaire et rejoint le bercail à un moment où on a besoin de lui.

Julio s'est taillé une sacrée réputation avec ses doreuses en soie de porc ou en soies synthétiques qui assurent le joli fini des biscuits. « On les regarnit régulièrement lorsqu'elles sont usées », détaille Loïc Birien, 33 ans de maison, qui n'a pas son pareil pour sentir que l'agrafe n'a pas accroché dans le moyeu comme elle le doit. « Monter, étriller, laver... c'est quatre heures de boulot », précise ce puriste.

En succédant à leur père, les frères Julio vont aussi explorer de nouvelles pistes. Tout près, dans un coin de l'atelier, des gabarits de balais, de brassins (1), de rochelais s'entassent comme des reliques attendant le musée.

       Des pistes vers l'export

« Nous nous sommes dit que tout cela pouvait reprendre vie », résume Jean-Baptiste. La vieille machine allemande du grand-père fondateur, Georges-René, repart pour un tour. Il faut dénicher un tourneur à La Ferrières-aux-Étangs, dans l'Orne, à même de faire des manches de hêtre à l'ancienne.

Pousser la porte de « Ressources », marchand de couleur nantais, pour disposer de pigments typés années 50. La gamme « Andrée Jardin », du nom de la grand-mère, va naître. Déclinée dans plusieurs collections. « Des balayettes, époussettes ou balais, vendus de 18 € à plus de 50 €, mais garantis à vie. »

Julio s'est aussi lancé dans une production d'objets, tabouret ou miroirs conçus avec des designers lyonnais et rennais. « Nous avons repris la forme, au point de penser embaucher un neuvième salarié puis d'autres », assure Jean-Baptiste.

En septembre Julio doit exposer au salon « Maison et objet » porte de Villepinte. Il est aussi sur la piste de l'export au Japon et en Amérique du Nord... « L'idée c'est d'assurer 50 % du chiffre d'affaires avec Andrée Jardin. » Merci grand-mère.

(1) Brosses aux formes particulières. Les rochelais sont des brosses rondes utilisées par les peintres au bout d'un long manche ; elles permettaient d'intervenir dans des endroits difficiles d'accès.

Thierry BALLU ; Publié le lundi 02 avril 2012 dans Ouest France -entreprises

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/chez-julio-nantes-balai-grand-pere-rajeunit-catalogue-02-04-2012-50638

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:55

Diversité en entreprises : le bilan annuel de l’application de la Charte de la diversité. La charte de la diversité [aller sur le site de la La Charte de la diversité] http://www.charte-diversite.com/charte-diversite-texte-engagement.php), lancée en 2004, est un texte qui engage les entreprises qui la signent à « sensibiliser et former les dirigeants et collaborateurs impliqués dans le recrutement, la formation et la gestion des carrières aux enjeux de la non-discrimination et de la diversité.  » Les entreprises signataires de cette Charte décident d’y adhérer unilatéralement, c'est-à-dire sans négociation. Ce bilan n’en est pas pour autant sans intérêt. Il montre qu’un certain chemin a été parcouru…et qu’il reste beaucoup à faire tant dans la qualité des politiques que dans le nombre des entreprises impliquées.

       Des progrès et des ombres

La Charte de la diversité et Inergie – Pôle Opinion viennent de présenter les résultats du « Bilan Diversité 2011 », une étude réalisée auprès d’un millier de PME et de grands groupes tous signataires de la Charte de la diversité. A noter que les PME représentent 64% des sondés et les grandes entreprises 28%.

Du 28 juin au 8 septembre 2011, le cabinet Inergie - Pôle Opinion a adressé un questionnaire en ligne à ses 3 194 signataires. 942 entreprises ont répondu, soit 29,5% des signataires (contre 793 sur 2 535 en 2010, soit 31,3%). Plus des deux tiers des signataires ont donc signé une Charte sans s'être senti l'obligation de rendre compte, une fois dans l'année, des résultats de leur engagement, en répondant à l’enquête. Les enseignements concernent une minorité des entreprises concernées.

Selon cette étude, les entreprises ont fait progresser de manière concrète leurs pratiques en matière de ressources humaines, aussi bien au niveau des recrutements que de la gestion de carrières. Ce mouvement concerne l’ensemble des entreprises, PME comprises. Les plus petites peinent toutefois sur le sujet, par manque de ressources dédiées.

Voici les principaux enseignements de l’étude :

     Politique globale.
La gestion de la diversité va de pair avec la professionnalisation des ressources humaines de l’entreprise. 1/3 des entreprises signataires (contre 1/4 l’an dernier) ont formalisé l’ensemble de leur démarche diversité en s’attaquant aux « fondamentaux » RH de la lutte contre les discriminations. Seuls 20% des PME de 10 à 50 collaborateurs l’ont fait.

     Recrutement : lutte contre les discriminations.
Près de trois-quarts des entreprises ont mis en place au moins un outil contribuant à la lutte contre les discriminations à l’embauche comme par exemple des grilles d’évaluation des compétences, traces écrites des réponses aux candidats refusés, etc. Les PME sont aussi avancées sur ces outils que les grandes entreprises.

      Recrutement : actions proactives.
Près de la moitié des entreprises ont mis en place une ou plusieurs actions spécifiques pour développer la diversité dans leurs effectifs : partenariat avec des intermédiaires de l’emploi spécialisés dans les publics discriminés (41%), participation à des forums de recrutement (33%), proposition de stages ou d’alternances à des publics susceptibles d’être discriminés, parrainage, etc. Quant aux PME de 10 à 50 collaborateurs, elles sont 34% à avoir mis en place des partenariats avec des intermédiaires de l’emploi spécialisés.

     Évolution de carrières.
Près de trois-quarts des entreprises ont déjà mis en place au moins un dispositif pour mieux gérer le développement de carrières de leurs salariés. 71% des entreprises (mais 52% seulement des TPE) évaluent désormais de façon formalisée leurs salariés pour gérer leur développement professionnel. Elles n’étaient que 57% à le faire en 2010.

    Sensibilisation.
36% des grandes entreprises de plus de 1 000 salariés incitent leurs fournisseurs et leurs clients à mettre en place une politique diversité sur le dernier exercice, alors qu’elles étaient 25% en 2010. Elles sont de plus en plus motrices sur l’engagement diversité de leurs partenaires. Elles sont également de plus en plus nombreuses à s’investir plus en amont en soutenant l’égalité des chances dans l’éducation. 37% des grandes entreprises s’y sont engagées sur le dernier exercice, contre 28% en 2010.

     Dialogue social.
La diversité est progressivement intégrée au coeur du dialogue social. 1/3 des entreprises associent les représentants du personnel aux décisions actées dans les plans d’actions diversité, contre 1/4 en 2010.

    Communication.
Les entreprises valorisent toujours peu leurs actions pro diversité à travers leur communication, même si le chiffre 2011 a évolué de 6 points par rapport à 2010. Elles communiquent avant tout sur leur engagement en faveur de la diversité (signature de la Charte de la diversité, implication de la direction, etc.), et non sur leurs actions. Seules 15% des PME de 10 à 50 salariés communiquent sur leurs actions en faveur de la diversité.

     Évaluation.
De 2010 à 2011, la part des entreprises qui suivent leurs actions à travers des tableaux de bord et communiquent sur leurs indicateurs a évolué de plus de 6 points, passant au global à 29% en 2011. Un chiffre largement porté par les grandes entreprises, qui sont 60% à disposer de tableaux de bord. La moitié des entreprises répondantes ont mis en place des indicateurs de quantification selon l’âge et le genre, et un quart des PME de 10 à 50 salariés. 4 entreprises sur 10 le font sur handicap. Ce sont également sur ces trois critères que l’action des entreprises se focalise, les minorités visibles constituant toujours le public sur lequel les efforts se concentrent le moins.

    Enjeux.
L’engagement des entreprises est de moins en moins lié à la seule conviction personnelle du dirigeant (baisse de 5 points par rapport à 2010). Il repose avant tout sur la politique de responsabilité sociale et des convictions éthiques. L’entreprise s’y engage de plus en plus parce qu’elle souhaite améliorer sa gestion des ressources humaines. L’engagement en faveur de la diversité devient progressivement un enjeu RH. En revanche, la promotion de la diversité n’est pas encore perçue comme un enjeu marchand par les entreprises.

Parmi la minorité des entreprises répondantes, seules 22% ont mis en place des «formations spécifiques diversité » lors du dernier exercice : l'effort de sensibilisation passe plus volontiers par des réunions d'information internes, qu'elles sont néanmoins moins de la moitié à avoir mis en œuvre. 64% des entreprises répondantes utilisent une grille d'évaluation des compétences lors des entretiens d'embauche.

 

La crédibilité d'une démarche de signature volontaire d'une Charte sans vérification ni contrôle est donc sujette à caution. De l'aveu même de Claude Bébéar, son président, beaucoup d’entreprises signent le texte « pour se donner bonne conscience, pour se vanter de l’avoir fait ». De quoi alimenter la thèse des contempteurs d'une « diversité » décrite comme un pâle substitut néolibéral à des politiques d'égalité réelle. Ce qui ne rend pas justice aux actions de formation et de sensibilisation menées par quantité d'acteurs associatifs ou privés dont, précisément, le secrétariat de la Charte de la diversité. Néanmoins, pour Claude Bébéar, co-initiateur de la Charte de la diversité et président d’IMS-Entreprendre pour la Cité, « ces résultats traduisent un réel mouvement de fond en faveur de la diversité, mais nous devons encore mieux nous mobiliser pour donner également la chance aux plus petites entreprises de prendre le train en marche ».

 

 
 

mis en ligne au 20/11/2011 par « Clés du social »

http://clesdusocial.com/france/fr08-inegalites/bilan-annuel-application-charte-diversite.htm

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 09:47

Les Scop pourraient changer de nom et voir leur modèle simplifié. La proposition de loi Warsmann contient des mesures dans ce sens. Adoptée à l'Assemblée nationale le 17 octobre, elle doit maintenant passer entre les mains des sénateurs.

Le modèle des sociétés coopératives ouvrières de production (Scop) devrait être prochainement simplifié. Des dispositions dans ce sens sont incluses dans la proposition de loi de Jean-Luc Warsmann, député UMP des Ardennes, relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives. Un texte qui a été validé le 17 octobre 2011 par l'Assemblée nationale et qui attend maintenant une date pour son passage au Sénat, avec pour rapporteur Jean-Pierre Michel, sénateur PS de Haute-Saône. Objectif de ces mesures, détaillées aux articles 23 et 24 de la proposition de loi : fluidifier le modèle et le fonctionnement des Scop. Ces entreprises, qui désignent à la fois les Scop (sociétés coopératives de production) et  les Scic (sociétés coopératives d'intérêt collectif), sont un peu particulières puisque leurs salariés sont associés majoritaires. Disposant d'au moins 51% du capital et de 65% des voix, ils prennent part aux décisions stratégiques de l'entreprise. Depuis plus de dix ans, ces structures connaissent un développement régulier en France, passant de 1.426 fin 2000 (32.247 salariés) à 1.959 fin 2010, dont 117 Scic (39.107 salariés). Présentes dans tous les secteurs d'activité, leur chiffre d'affaires, qui atteint 3,5 milliards d'euros, leur valeur ajoutée et leurs fonds propres ont presque doublé en dix ans. Les nouvelles mesures votées par l'Assemblée nationale, destinées à simplifier ces structures, devraient leur permettre de se développer davantage. Parmi elles : des dispositions concernant les salariés, et plus particulièrement les dirigeants, les accords de participation et la nomination de ces sociétés.

    "Sociétés coopératives et participatives"

Ces nouvelles mesures permettent ainsi de "positionner la notion de salarié au cœur du système", explique Lionel Orsi, directeur juridique de la Confédération générale des Scop. "Elles précisent que tout le monde dans une Scop est salarié, y compris le dirigeant, et elles clarifient la position du dirigeant." Concernant les accords de participation, les Scop ont un fonctionnement un peu particulier. La part des profits qui revient aux salariés, soit au moins 25%, fait le plus souvent l'objet d'un accord de participation. Cet accord permet de ne pas soumettre ces sommes à cotisations sociales et à l'impôt. En contrepartie, les sommes sont bloquées pendant cinq ans. Si dans les entreprises classiques de moins de 50 salariés, la participation est facultative et plafonnée dans son montant, les Scop, qui pour plus de 90% d'entre elles comptent moins de 50 salariés, disposent toutes d'un accord de participation. Une participation qui représente en moyenne 40 à 45% des bénéficies selon les années, contre 2 à 5% pour une entreprise classique. Le texte précise que "les accords de participation conclus au sein des Scop peuvent prévoir l'emploi de la totalité de la réserve spéciale de participation en parts sociales ou en comptes courants bloqués".
Autre changement proposé : le nom des Scop. Jusqu'à présent, ces sociétés étaient des "sociétés coopératives ouvrières de production". Le texte de Jean-Luc Warsmann propose de les nommer "sociétés coopératives et participatives" pour plus de simplicité. "Tout ce qui relève de la simplification et de la facilitation de la vie de nos Scop est bienvenu", se félicite Caroline Naitt, secrétaire générale du Groupe national de la coopération (GNC)*, qui espère que ces nouvelles mesures vont contribuer à augmenter le nombre de Scop et à faciliter la vie de leurs créateurs.

     L'éligibilité des Scic au mécénat non retenue

En revanche, certaines mesures, auxquelles la confédération tenait n'ont pas été adoptées par l'Assemblée nationale. C'est le cas de la suppression de l'agrément préalable, nécessaire pour constituer les Scic. Cette disposition devrait être rediscutée dans le cadre des débats sur le projet de loi de finances 2012. L'éligibilité des Scic au mécénat n'a pas non plus été retenue. Une éligibilité accordée aux associations, dont sont souvent issues les Scic. "Aujourd'hui, quand un projet associatif veut évoluer en Scic, il perd cette éligibilité au mécénat", explique Lionel Orsi. Or un quart des Scic sont issues d'une transformation d'association. La confédération attend le passage au Sénat pour rediscuter de ces points. Pour le moment, aucune date n'a été communiquée.

Emilie Zapalski, Publié le mardi 8 novembre 2011par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250262694100&cid=1250262672582

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 09:34

Les principales entreprises européennes devraient augmenter leurs investissements en faveur de l’innovation de 5 % par an.

Les 1000 entreprises de l’Union européenne qui investissent le plus dans la recherche et le développement (R&D) devraient augmenter de 5 % par an leurs investissements globaux dans ce domaine au cours de la période 2011 2013.

Ces chiffres, publiés à la mi-août dans le cadre de la sixième enquête de l’UE sur les tendances des entreprises en matière d’investissements en R&D, sont plus de deux fois supérieurs aux prévisions de l’année dernière et traduisent un revirement de situation important par rapport à la réduction de 2,6 % des investissements en R&D appliquée par ces entreprises en 2009. Les entreprises interrogées ont également indiqué qu’en moyenne, 27 % de leur chiffre d’affaires annuel provenait des produits innovants mis sur le marché au cours de ces trois dernières années, ce qui démontre à nouveau que l’innovation est la clé de la réussite commerciale et de la création d’emplois.

Mme Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science, précise : « Cette enquête fournit des informations économiques positives et encourageantes ainsi que des raisons de faire preuve d’un optimisme prudent à moyen terme, étant donné que la R&D dans les entreprises est un élément moteur de la croissance durable et de l’emploi. Mais si nous voulons réaliser les objectifs d’Europe 2020, notamment que les investissements en R&D dans l’UE atteignent jusqu’à 3 % du PIB, il faudra que les investissements envisagés pour 2011-2013 se concrétisent. Nous devrons également, au cours des années suivantes, augmenter davantage le taux de croissance des investissements privés en R&D, qui sont effectués aussi bien par les grandes entreprises répertoriées dans cette enquête que par les PME. Nous devrons également mettre en place une Union pour l’innovation en Europe de sorte que les investissements en R&D y soient plus attrayants qu’ailleurs. »

Les entreprises interrogées prévoient d’augmenter de 3 % par an leurs investissements en R&D à l’intérieur de l’UE au cours des trois prochaines années. Ce taux est inférieur à la croissance prévue pour leurs investissements en R&D dans d’autres régions du monde ; toutefois les entreprises devraient continuer à effectuer 75 % de leurs investissements dans l’UE. L’augmentation du pourcentage des investissements en R&D devrait être la plus marquée en Chine (25 %), suivie par le Japon (17 %), d’autres pays européens (8 %), l’Inde (8 %) ainsi que les États-Unis et le Canada (5 %).

Cette tendance, identique dans trois des quatre enquêtes précédentes, montre que les entreprises établies dans l’UE souhaitent tirer parti de la croissance des économies émergentes sans toutefois perdre de vue l’UE. Les chiffres des entreprises relatifs aux montants nominaux investis dans la R&D le confirment. Ces derniers devraient augmenter, au cours des trois prochaines années, de 2,2 milliards € dans l’UE et de 2,7 milliards € en dehors de l’UE.

La disponibilité de personnel qualifié et d’aides publiques, sous la forme de bourses et d’incitations fiscales, figure parmi les principaux facteurs qui ont un effet positif sur l’innovation. La collaboration avec d’autres entités, telles que les établissements d’enseignement supérieur, était également considérée comme importante.

Pour tous les secteurs, les coûts liés au contrôle de l’application des droits de propriété intellectuelle (DPI) et le temps nécessaire pour obtenir la protection des DPI sont perçus comme des facteurs négatifs. Cela montre combien il est important de favoriser un système de DPI propice à l’innovation. La proposition d’instaurer d’un brevet unitaire dans l’UE représentera un grand pas en avant dans ce domaine.

Enquête réalisée par le Centre commun de recherche (CCR), service scientifique interne de la Commission européenne, et la direction générale de la recherche et de l’innovation. Les résultats de l’enquête se fondent sur les 205 réponses communiquées pour l’essentiel par les grandes entreprises figurant parmi les 1 000 entreprises établies dans l’UE répertoriées dans le tableau de bord 2010 de l’UE sur les investissements en R&D industrielle. Les investissements en R&D de ces 205 entreprises réunies s’élèvent à environ 40 milliards €, ce qui représente approximativement 30 % de l’investissement total en R& D des 1000 entreprises du tableau de bord de l’UE et constitue une part importante des investissements des entreprises européennes dans ce domaine.

publié par Place Publique septembre 2011

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6329logoPP-reduit

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 10:14

Au niveau européen, les coopératives résistent mieux à la crise que les autres entreprises : rapport annuel du CECOP-CICOPA

CICOPA est l’Organisation Internationale des Coopératives de Production Industrielle, d’Artisanat et de Services, une organisation sectorielle de l’Alliance Coopérative Internationale. Beaucoup de ces coopératives sont des coopératives de travail associé, c’est-à-dire, des coopératives où les membres sont les travailleurs de l’entreprise, dénommés également membres-travailleurs

CECOP-CICOPA Europe est l’organisation régionale de CICOPA pour l’Europe, dont la CGSCOP est  la branche française.

Elle publie un rapport annuel résultat d’une concertation avec les structures coopératives dans 33 pays d’Europe

 “Les résultats de cette consultation montrent entre autres que la situation est meilleurs en terme de performance économique, d’emploi et de taux de survie pour les coopératives de travail associé et les coopératives sociales par rapport aux entreprises conventionnelles.”

Vous pouvez trouver le rapport (seulement en anglais, hélas) sur le site http//www.cicopa.coop

: REPORT_ON_CRISIS_EN.pdf

 Et à l’occasion, un rappel de la définition des coopératives selon la Recommandation 193/2002 de l’OIT

Une coopérative est « une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement»

Michel Abhervé, pour « Alternatives Économiques », le 17 Août 2011.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2011/08/17/au-niveau-europeen-les-cooperatives-resistent-meiux-a-la-crise-que-les-autres-entreprises/logo alternatives économiques

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:19

Dans le Gers, le dispositif  "Soho Solo" destiné à encourager et faciliter l'installation de "net-entrepreneurs" (télétravailleurs, télésalariés) en milieu rural, a pris son rythme de croisière sur tout le département. Il s'appuie sur un réseau de "communes d'accueil". Exemple avec la communauté de communes de Savès.

Une à deux fois par semaine à Lombez, petite commune de 1.700 habitants, membre de la communauté de communes du Savès, l’un des adeptes de "Soho Solo" vient prendre la clé du local réservé à ces travailleurs à domicile. Ils trouvent là un espace de travail avec ordinateur, téléphone, imprimante et connexion internet haut débit. Il s'agit d’un des huit télécentres mis en place dans le cadre du dispositif Soho Solo, piloté par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Gers. Tiré de l’expression anglaise "Small Office Home Office", qui signifie "petit bureau chez soi", Soho Solo a d’abord été une expérimentation européenne amorcée en 2006, avec la participation de la CCI du Gers et du Centre européen d'entreprises et d'innovations Gers Gascogne (CEEI)*. Devenu un dispositif pérenne il s’appuie sur les télécentres et le réseau de communes et de groupements de communes partenaires, avec le soutien du conseil général et du conseil régional.

     Un réseau de huit télécentres


Romain Bilowus, chargé de développement économique à la CCI décrit les deux grands types de services offerts par le dispositif. "Soho Solo, c’est d’une part le réseau des huit télécentres, répartis sur le territoire, où les indépendants peuvent travailler, et recevoir des clients ou fournisseurs. Un intranet est également mis à leur disposition pour créer et entretenir les relations entre eux : échanges d'expériences, forums, animations, etc. Outre son côté pratique, le dispositif rompt l'isolement des travailleurs à domicile, qui peut être parfois source de découragement", estime le chargé de développement. Concrètement une convention a été passée entre la CCI et les intercommunalités qui accueillent sur leur territoire ces télécentres. "La CCI prend en charge le coût des télécommunications et nous mettons à disposition le local dans le bâtiment de la communauté de communes situé à Lombez", explique Christine Picamilh, directrice générale de la communauté de communes du Savès.

52 communes d'accueil engagées


Plus globalement, Soho Solo joue le rôle d’un guichet unique pour les entrepreneurs indépendants qui souhaitent s'installer en milieu rural, en offrant des services d'accompagnement sur mesure. La personne doit pouvoir trouver les réponses et les conseils en fonction de sa demande, insiste le chargé de développement. Pour cela, Soho Solo s’appuie sur les 52 communes membres du réseau "communes d'accueil". Chacune ayant pris l'engagement d'accompagner au mieux les "prospects" dans leur installation professionnelle et personnelle. Des comités d'accueil de bénévoles sont chargés de prendre le relais avec les candidats pour les aider à concrétiser leurs projets, comme à Samatan (1.700 hab.), autre commune membre de la communauté de communes du Savès. Un site internet (http://www.soho-solo-gers.com) décrit et compile toutes les informations utiles sur les aides à l'installation (réseau d'appui et d'accueil auprès des communes), à la création d'entreprise, l'assistance aux télésalariés. Une carte interactive (http://www.soho-solo-gers.com/fr/installation/territoire.php) permet de localiser les 52 communes membres du réseau "communes d'accueil".

      Bilan positif : 350 nouveaux Gersois ces trois dernières années


"Aujourd’hui nous travaillons à consolider la qualité du dispositif et à accompagner les communes d’accueil. Tous les mois, la CCI organise des téléréunions à destination des comités d’accueil pour soutenir la mobilisation des bénévoles et favoriser les échanges sur leurs bonnes pratiques. De plus, chaque année, nous présentons le bilan en organisant une rencontre dans plusieurs communes d’accueil", explique le chargé de développement de la CCI. A la communauté de communes du Savès, on salue l'initiative "simple et pratique" : "Ceux qui utilisent le télécentre en sont satisfaits. Car ils sont certains d'avoir accès au haut débit quand ailleurs les connexions peuvent être difficile...", observe Christine Picamilh. Pour la CCI, le bilan est positif. En 2008, 19 Soho Solo se sont installés, 32 en 2009 et 41 en 2010. Soit au total, 350 nouveaux Gersois ces trois dernières années, en incluant les membres des familles de chaque travailleur. Webmaster indépendant, infographiste, journaliste, informaticien, comptable, secrétaire... telle est la palette des activités de ces nouveaux habitants venus chercher là le moyen de concilier vie active et qualité de vie dont le Gers se fait une réputation...

Emmanuelle Stroesser, Lundi 09 Mai 2011, pour la rubrique Expériences du site www.mairieconseils.net

CEEI, Centre européen d'entreprises et d'innovations, organisme de soutien aux PME et aux entrepreneurs innovants

CONTACTS :

° Communauté de communes du Savès

37  v. de la Gaillane
32220 Lombez
tél : 05.62.62.68.70


Picamilh Christine,  Directeur Général, ccsaves@wanadoo.fr

° Chambre de commerce et d'industrie du Gers / CEEI

ZI de l'Hippodrome- 6 rue Roger Salengro
32000 Auch
tél : 05 62 60 16 12


Bilowus Romain, chargé de développement économique, r.bilowus@gers.cci.fr

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 09:49

Nouvellement nommée à la tête de l'Adie, Catherine Barbaroux ne manque pas d'ambition pour l'association qu'elle veut hisser en tant que marque de référence de l'entrepreneuriat social.

"Nous avons l'intuition que nous pouvons doubler le nombre de microcrédits d'ici 2015." La nouvelle présidente de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie), Catherine Barbaroux, qui succède à la charismatique Maria Nowak depuis le 16 mars 2011, a une forte ambition pour l'association. "Notre volonté est d'occuper une place encore plus forte et plus centrale dans le microcrédit", a-t-elle affirmé le 31 mai 2011, lors de la présentation de la semaine du microcrédit, qui aura lieu du 7 au 11 juin. Et de vouloir "installer l'Adie comme la marque de référence de l'entrepreneuriat social". L'association a, selon elle, de quoi réussir le challenge avec plus de 100.000 microcrédits accordés et des créations d'entreprise (plus de 80.000) qui ont généré plus de 100.000 emplois ; la moyenne d'emplois créés par entreprise se situant à 1,38 contre 1,20 il y a cinq ans. Une activité qui n'a pas faibli pendant la crise, même si les responsables de l'Adie ont été plus prudents, le taux d'impayés ayant augmenté.
"Il y a un gros potentiel, de 145.000 à 150.000 personnes qui sont dans notre cible chaque année, dont une sur quatre va se lancer sans crédit, soit avec très peu de chance de réussir", a souligné la présidente "en apprentissage". D'où la nécessité d'aller à la rencontre des publics cibles et de mieux faire connaître l'Adie, à travers des événements comme la semaine du microcrédit en autres, mais aussi une campagne de communication prévue (affichage, spots radios et film). L'association souhaite par ailleurs renforcer ses partenariats avec des acteurs incontournables comme Pôle emploi, qui est un fort prescripteur, mais aussi les missions locales "avec lesquelles nous ne travaillons pas assez", a précisé Catherine Barbaroux.

       "Les régions ont plutôt bien assumé leur rôle de chef de file"

"Nous souhaitons aussi développer de nouvelles filières de création, a-t-elle précisé, indiquant que la mesure serait présentée en conseil d'administration en novembre 2011, les microentreprises se créent à 60% dans le commerce, à 20 à 30% dans les services à la personne, or il y a aujourd'hui plein de secteurs comme les services à la personne liés à la dépendance ou le secteur du développement durable, dans lesquels nous pouvons nous développer." Enfin, dernier cheval de bataille de la nouvelle présidente : le rétablissement des dispositifs qui permettaient de soutenir les petits créateurs d'entreprise, comme Eden qui facilitait l'accès au crédit bancaire aux jeunes et aux bénéficiaires des minima sociaux, ou les autres fonds de prêts d'honneur, au-delà de ceux mis en place par les conseils régionaux qui "heureusement ont créé des dispositifs pour renforcer les fonds des petits créateurs". Un fonds de prêts d'honneur pour les jeunes serait ainsi en préparation. "Il y a peu de dispositifs publics d'aide aux fonds propres pour les petits créateurs d'entreprise, il faut maintenant refaire du plaidoyer auprès des instances politiques, notamment nationales, car les régions ont plutôt bien assumé leur rôle de chef de file en matière de développement économique compte-tenu de leurs moyens", a conclu Catherine Barbaroux.

Emilie Zapalski, Publié le mercredi 1 juin 2011 par Localtis


La semaine du microcrédit du 7 au 11 juin 2011
A l'occasion de la 7e édition de la semaine du microcrédit, qui aura lieu du 7 au 11 juin 2011, l'Adie propose des forums d'information dans six grandes villes (Paris, Lille, Nantes, Lyon, Bordeaux et Marseille) ainsi que des journées portes ouvertes dans près de 80 antennes Adie en métropole et en outre-mer


http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261914699&cid=1250261905832
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:49

En 2010, France Initiative a financé 16.960 projets de créations ou de reprises d'entreprises, un chiffre en progression de 13%. Cette année, le réseau se donne un nouveau défi en se lançant dans l'épargne salariale solidaire.

Soutenir un peu plus les projets jugés "remarquables". C'est l'idée de base qui a amené le réseau France Initiative à se lancer dans l'épargne salariale solidaire. Louis Schweitzer, qui vient d'être nommé président du réseau, a annoncé ce nouvel axe de développement à l'occasion de la présentation du bilan de l'année 2010 le 5 mai 2011. "L'assemblée générale a approuvé le principe à l'unanimité", a-t-il souligné. Un principe qui consiste à faire appel à l'épargne salariale pour soutenir des projets solidaires, "porteurs d'une économie remarquable", a précisé Edouard de Penguilly, vice-président de France Initiative. "L'idée est que les entreprises qui vont se créer via ces fonds soient innovantes au sens économique, social, sociétal, environnemental", a ainsi détaillé Edouard de Penguilly, précisant que les projets qui seront soutenus de la sorte seront choisis à partir des propositions des plateformes régionales de France Initiative, par un comité de pilotage national. Des projets qui, au-delà des prêts d'honneur proposés par le réseau (8.000 euros en moyenne), bénéficieront de prêts supplémentaires autour de 15.000 euros, en moyenne, de la part de la structure nationale, et la même somme de la part de la plateforme à l'origine du projet. "Les plateformes ont un coup de coeur, alors on donne à ce projet un coup de pouce supplémentaire", a expliqué pour sa part Jean-Pierre Worms, vice-président de France Initiative. Au départ, aucune grille de critères ne sera utilisée pour sélectionner ces projets "remarquables". "Ca se construira par l'exemple", a expliqué Louis Schweitzer. Et des exemples, le réseau n'en manque pas, comme cette entreprise créée par un informaticien pour mesurer la rentabilité d'un équipement photovoltaïque avant son installation (mesure de la surface, orientation de la maison, etc.). Autre exemple de projet remarquable, selon les termes du réseau : un créateur de baskets qui conçoit sa chaîne de production, qui est réalisée en France, en répondant aux problématiques de responsabilité sociale et sociétale. Les objectifs du réseau sont ambitieux mais raisonnables. France Initiative espère ainsi représenter 10% de la masse des fonds disponibles en matière d'épargne salariale solidaire, soit 20 millions d'euros par an sur les cinq prochaines années. Et ce développement pourrait démarrer dès le mois de juin.

16.960 projets de créations ou de reprises d'entreprises financés

Outre cet axe de développement, le réseau France Initiative a présenté son bilan pour l'année 2010. 16.960 projets de créations ou de reprises d'entreprises ont été financés, soit une augmentation de 13% par rapport à 2009. Des projets qui ont généré ou maintenu 37.134 emplois dès la création ou la reprise de l'entreprise. Si en 2008, le réseau a vu son activité ralentir, la courbe redevient croissante dès 2009. "En 2008, il y a eu un creux, mais on croît un peu plus vite que ce qu'on imaginait", a souligné Louis Schweitzer, qui constate toutefois qu'"on ne converge pas encore vers l'objectif". Le réseau souhaite doubler son activité entre 2007 et 2013, soit soutenir 24.000 projets en 2013, contre 12.200 en 2006. Mais si l'objectif reste encore difficile à atteindre, le nouveau président n'a pas manqué de souligner les points très positifs du réseau : le coût d'un emploi qui, avec 1.231 euros, reste très inférieur au coût d'autres dispositifs publics, et la pérennité à trois ans des entreprises soutenues, qui s'élève à 98%, "20 points de plus que la moyenne au niveau national". Côté financeurs, on retrouve les mêmes acteurs dans les mêmes proportions. Les collectivités territoriales arrivent en tête. Elles financent 51% du fonds de prêts d'honneur et 47% du budget d'accompagnement des créateurs d'entreprises.

Emilie Zapalski, Publié le jeudi 5 mai 2011 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250261749720

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:47

Amoureux de 2CV, Jean-Pierre Touly, créateur d'entreprise, retraité, sait que 2011 sera l'année pour recruter. En septembre 2009, pour tester son idée de garage spécialisé dans la restauration de 2CV, il opte pour le statut d'autoentrepreneur et crée son activité en Bourgogne, 2CV Services. Tel un collectionneur, il parcourt la région, fouine, trouve et rachète des vieilles 2CV pour leur donner une seconde jeunesse et les revendre. Il restaure aussi à la carte, selon les budgets, les « deuch » qui lui arrivent de partout. 

Après une année d'activité, en novembre 2010, son local ne suffit plus. Pour faire passer son espace de travail de 150 à 350 m2, il déménage et s'installe dans la zone d'activités de la Grande Corvée, à Avallon (Yonne). Le succès de l'entreprise l'amène rapidement à s'adjoindre les services d'un carrossier, un autre autoentrepreneur qu'il paye en honoraires. « La faiblesse de la 2CV, c'est la corrosion. J'avais besoin d'aide pour les soudures », explique-t-il. Mais « avec six à sept mois de travail d'avance, en 2011 on devra être trois, je vais devoir embaucher. L'année dernière on a loupé des ventes car les voitures n'étaient pas prêtes », affirme-t-il.

La demande est croissante. M. Touly occupe une niche, celle des passionnés du mythe 2CV. « C'est une voiture plaisir qui m'assure une clientèle sur plusieurs générations », explique-t-il. On pourrait croire ce public fragile en période de restriction budgétaire. Pourtant, 2CV Services n'a rien vu de la crise. « Pour leur passion, les gens trouvent toujours l'argent dont ils ont besoin, estime-t-il. Beaucoup de nos clients âgés de 50 à 60 ans achètent par nostalgie. »

       Activité complémentaire

2CV Services s'annonce prospère en 2011. Alors que le plus gros volume se fait normalement de mars à septembre, et que janvier est toujours un mois creux, 2CV Services a, sur le premier mois de l'année, sept véhicules en commande - contre un en janvier 2010. A raison d'un prix de vente moyen de 6 000 euros par voiture, le statut d'autoentrepreneur de M. Touly appartiendra bientôt au passé. Le chiffre d'affaires qui conditionne l'éligibilité à ce statut est plafonné à 80 300 euros hors taxes pour ce type d'activité (achat-revente, en 2010). 2CV Services, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 72 000 euros en 2010, devrait crever le plafond dès le premier trimestre 2011. M. Touly fait partie de ces rares autoentrepreneurs qui changent de statut d'entreprise pour pouvoir embaucher. En 2010, à peine 2 % de ceux-ci ont changé de statut pour développer leur entreprise, selon l'Observatoire des autoentrepreneurs.

La première ambition de M. Touly était de développer une activité complémentaire en satisfaisant sa passion. Aujourd'hui, à 63 ans, il pense en termes de développement et de recrutement. « Je sais que bientôt, je ne toucherai probablement plus ma retraite, mais c'est prévu. Ma passion est devenue un commerce », résume-t-il. 

                                                                      Anne Rodier, Article publié le 02 Février 2011 dans  Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

 

http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=6bd1268835250e1741d69e48ecbc683c39e6ddf3900284c0&print=1

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:37

Grâce à un cofinancement du conseil régional, une formation continue encore unique en France est proposée à Montpellier aux dirigeants et cadres des entreprises de l'économie sociale. L'initiative languedocienne fait des émules sur d'autres territoires et pourrait même déboucher sur la création d'une école nationale.

Ce mardi 22 février, les candidats ne se bousculaient pas pour intégrer l'Ecole de l'entrepreneuriat en économie sociale. Seuls deux curieux sont venus à la réunion d'information organisée dans l'ancienne cave coopérative de Montpellier, transformée depuis peu en "Hôtel de la coopération". Mais la quatrième promotion qui leur est présentée a encore le temps de trouver ses élèves : elle ne démarrera qu'en octobre 2011, pour 55 journées, réparties sur près de 18 mois. Et cette formation continue, encore unique en France, a déjà su séduire depuis son lancement en 2009.
La région Languedoc-Roussillon a fait partie des premiers conquis. "Son rôle a été déterminant", salue la directrice, Claire Laget. "Elle a accepté de soutenir l'école en cofinancement avec le Fonds social européen, à hauteur de 30.000 euros chacun durant trois ans. L'idée était de nous permettre un lancement ambitieux dès le départ."

Marketing et apport aux territoires

La formation s'adresse, prioritairement, aux dirigeants et aux cadres déjà en poste dans l'économie sociale et solidaire (ESS). Peu importe qu'ils travaillent en association, en coopérative ou en mutuelle, "leurs compétences sont les mêmes", remarque Claire Laget. L'école entend s'appuyer notamment sur leurs problématiques concrètes, au sein de leurs entreprises, afin de développer leurs capacités - tant économiques que sociales. "On ne dissocie jamais les deux", souligne la directrice. "Le social nourrit l'économique, et inversement." Le cycle aborde donc aussi bien la démarche marketing que la gestion des ressources humaines, ou encore l'apport des entreprises de l'ESS à leurs territoires. Autre spécificité, la formation se fait "hors les murs", afin de faire découvrir aux stagiaires différentes entreprises de la région. Les étudiants peuvent se faire financer le cycle entier - ou un simple module - par l'intermédiaire d'un organisme paritaire collecteur agréé (OPCA). Les trois premières promotions ont été suivies par 40 stagiaires : "Une excellente expérience", témoigne à Montpellier, au terme de la première session, Jean-Claude Senneville, directeur de l'association Solidarité Dom-tom. "L'école a fait l'interface entre mon bagage théorique initial et mon expérience pratique de dirigeant associatif."
Et en près de deux années, cette initiative d'acteurs locaux de l'ESS a rencontré un certain écho au-delà du Languedoc-Roussillon. "Nous sommes sollicités au niveau national pour mettre en place des formations avec la Confédération générale des Scop (1) ou encore la Mutualité française", relève Claire Laget. "En outre, la chambre régionale de l'économie sociale et solidaire (Cress) de Franche-Comté veut créer une école similaire ; nous allons nous mettre en réseau, voire même fusionner nos deux initiatives en une grande école nationale". De fait, le Conseil national des Cres (CNCres) considère lui-même que "l'un de ses chantiers pour 2011 est de voir comment les Cres peuvent travailler en réseau en matière de formation initiale et continue", selon la chargée de mission Coralie Faure, "car les initiatives sont nombreuses". Au conseil régional de Champagne-Ardenne, Patricia Andriot, vice-présidente en charge de l'ESS, se dit elle-même intéressée par l'initiative : "Désormais, les outils classiques d'aide à l'ESS sont installés dans notre région ; ce type de dispositif pourrait nous permettre d'aller plus loin." En attendant de composer sa quatrième promotion à Montpellier, l'Ecole de l'entrepreneuriat en économie sociale semble donc déjà faire des émules à travers le pays.

Olivier Bonnin, publié fin février par localtis

(1) Les sociétés coopératives et participatives (Scop) correspondent, dans la législation française, aux coopératives de travail.

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261304325&cid=1250261293381

 

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