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Le blog d'Odile Plan

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 10:40
Apprentissage :
nouvelle contribution de 50 millions d'euros pour les régions


Une enveloppe de 50 millions d'euros supplémentaires va être répartie entre les vingt-six conseils régionaux au titre de la contribution au développement de l'apprentissage (CDA).
C'est ce que prévoit l'arrêté du 22 décembre 2008, publié au Journal officiel du 1er janvier 2009.
La CDA, qui a été instituée par la loi de finances de 2005, est versée par les entreprises en fonction de leur masse salariale 2007, sur la base d'un taux de 0,18% pour l'année 2007. Elle alimente les fonds régionaux de l'apprentissage et de la formation professionnelle continue et doit remplacer progressivement, sur trois ans (2005, 2006 et 2007), la dotation budgétaire, de 594 millions d'euros en valeur 2005, qui leur était destinée au titre de l'apprentissage.
Une première répartition a été fixée par un arrêté du 23 septembre 2008, publié au Journal officiel du 10 octobre 2008. Elle portait sur 650 millions d'euros.
Dans cette deuxième répartition de 50 millions d'euros, les régions qui vont recevoir les montants les plus importants sont encore une fois l'Ile-de-France (7,04 millions d'euros), Rhônes-Alpes (3,69 millions), Provence-Alpes-Côte d'Azur (3,38 millions) et les Pays-de-la-Loire (2,82 millions). Celles qui recevront une part moindre sont le Limousin (574.493), la Guyane (383.089) et la Corse (301.384 euros).

Emilie Zapalski, publié le 05 janvier 2009 dans Localtis

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1230701320962
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 10:57
Nièvre : scepticisme des entrepreneurs

La Maison départementale de l'emploi et de la formation de la Nièvre (MDEF) estime pouvoir lever des obstacles en matière de formations ciblées, à condition de pouvoir fédérer les acteurs locaux.
C’est pourquoi, selon le Journal du Centre (30/10/2008), son directeur Jacques Planchon prend son bâton de pèlerin pour « vendre » sa structure, mais il fait souvent face au scepticisme des entrepreneurs.

Ainsi, il était le 29 octobre 2008 devant le club des entrepreneurs du bassin de Cosne à Cosne sur Loire.
« On est surtout venus vous écouter » annonce Jacques Planchon, fin connaisseur du petit monde de l'emploi et de la formation, qui « sait que trop de bavardage ennuie vite le chef d'entreprise. »

Après un an d'existence, la Maison départementale de l'emploi et de la formation pense avoir franchi une étape en allant rencontrer individuellement les petites entreprises pour mieux appréhender les problèmes qu'elles rencontrent en terme d'emploi et de formation et voir comment lever des obstacles. Une enquête a débutée il y a quelques mois à l'échelle des trois Pays nivernais.

Écouter ne suffit pas cependant à convaincre. Le Journal du Centre remarque que « la légitimité de cette MDE interpelle les entrepreneurs craignant de se perdre dans le maquis des services de l'emploi et de la formation. Eux qui assurent courir après le temps. Ou se lamentent du manque de réactivité de leurs interlocuteurs. »
Publié le Mardi 30 décembre 2008 par Benoit Willot sur son blog "Emploi et Crtéation"
http://www.emploietcreation.info/article-24625472.html
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 10:51
Rallye pour l'emploi : un coup de pouce pragmatique et efficace

Chaque année, en octobre, une soixantaine de demandeurs d'emploi du Gapençais démarchent des entreprises de Gap et des huit communautés de communes qui composent le Pays Gapençais. Cette initiative "collective et solidaire" baptisée Rallye pour l'emploi n'est pas une fin en soi.

 La 5e édition du Rallye pour l'emploi dans le Pays Gapençais a eu lieu le 16 octobre 2008. Portée par le plan local pour l'insertion et l'emploi (Plie) intercommunal du Gapençais (1) présidé par Pascal Lissy, adjoint au maire de Gap, cette initiative est devenue un rendez-vous régulier car les résultats sont au rendez-vous. Le concept est calqué sur le Markethon : des demandeurs d'emploi vont eux-mêmes démarcher des entreprises et cherchent à ramener des offres d'emplois. Celles-ci sont mises ensuite dans un pot commun.  Mais si "le recueil des offres d'emploi et le placement est un des aspects importants, la dimension des politiques territoriales pour l'emploi est au cœur de ce dispositif", insiste Pascal Lissy, président du comité de pilotage du Plie.

Montrer que les entreprises sont accessibles
Si le Plie a monté cette action et l'a reconduite, c'est pour valoriser l'investissement en amont et en aval des demandeurs d'emploi eux-mêmes. "La mission du Plie est de faciliter l'accès à l'emploi durable de personnes en difficulté économiques et sociales. Cet exercice permet de mobiliser les demandeurs d'emploi dans une méthode de recherche qui doit, ensuite, leur ouvrir des perspectives", explique Vincent Ravalli, chargé de mission Plie sur les relations entreprises. Et cela grâce à la dynamique de groupe (une motivation pour oser), aux contacts créés qui permettent d'élargir son réseau et à d'autres méthodes de recherche d'emploi que l'envoi de CV. Le Rallye repose sur le covoiturage, afin que les demandeurs d'emploi s'organisent eux-mêmes et puissent éventuellement reproduire l'opération à plus petite échelle.

500 entreprises démarchées
La présélection des participants s'effectue en partenariat avec la mission locale, l'ANPE, le conseil général, la maison de l'emploi départementale, les chantiers d'insertion, l'Afpa, la maison des services aux publics du Buech, les communautés de communes et la commune de Gap. "Nous prescrivons des personnes pour qui cette action doit permettre de débloquer des freins", précise Vincent Ravalli. Un groupe de travail composé des chargés de relation entreprise ou développement économique des EPCI, de la mission locale, de l'Union pour l'entreprise du 05, de l'Adecco et de la maison de l'entreprise des Pays du Buech a ciblé les entreprises sollicitées en amont. "Nous en avons contacté 500 en 2008, en prenant soin de toucher tous les secteurs d'activité et de coller à la réalité du marché local de l'emploi car l'implication des entreprises est déterminante", souligne Pascal Lissy. Au passage, les acteurs de l'insertion se font connaître, fidélisent leur réseau d'entreprises et nourrissent leurs connaissances des besoins locaux.

Porte-à-porte
Le jour J, soixante-dix personnes en recherche d'emploi, réparties en groupes de trois, sont allées à la rencontre de chefs d'entreprise. Chaque groupe avait un planning de cinq rendez-vous. Le groupe ayant tout loisir, entre deux rendez-vous, d'aller prospecter d'autres entreprises... A chaque rendez-vous, il s'agit de recueillir des informations sur l'entreprise et les opportunités d'emploi qu'elle peut offrir, à plus ou moins long terme. "Le groupe dispose d'une fiche à remplir pour les guider dans leur entretien, mais ils sont autonomes", ajoute Vincent Ravalli.
Quelques jours plus tard, les groupes sont réunis dans les locaux de l'Afpa de Gap. Cette journée est consacrée à l'exploitation des informations et offres collectées (validées auprès des entreprises entretemps) mais surtout à la poursuite du processus de recherche d'emploi pour les participants qui, tout au long de la journée, pourront en savoir plus sur un secteur d'activité, des formations, rédiger une lettre de motivation, faire des simulations d'entretien d'embauche...
Lancé au départ sur Gap et quatre communautés de communes, le Rallye s'est élargi à quatre autres communautés (2). 155 entreprises avaient été visitées lors de l'édition 2006 (le Rallye se déroule tous les deux ans). Sur les quarante-six participants, trente-trois étaient en emploi ou en formation six mois après. "Ce ne sont pas forcément des emplois directement liés aux prospections faites pendant le rallye, mais une chose est certaine, les participants ont fait un bond en avant qui les a aidés dans leurs recherches. Ces résultats militent à la faveur de la défense de ces dispositifs dans le contexte de la dégradation économique", conclut Pascal Lissy.

Emmanuelle Stroesser, pour les sites Mairie-conseils et Localtis
 
(1) Le Plie intercommunal Gapençais couvre le territoire du Pays Gapençais : la ville de Gap, les huit communautés de communes de Tallard-Barcillonnette, de la Vallée de l'Avance, des Deux Buëch, du Champsaur, du Haut-Champsaur, du Valgaudemar, du Pays de Serre-Ponçon et du Dévoluy.

(2) Ce projet est également soutenu par l'Etat, le conseil régional Paca, le conseil général, le Pays Gapençais et s'inscrit dans le programme opérationnel national du Fonds social européen 2007-2013.

Contact : PLIE Intercommunal Gapençais
3 rue Colonel Roux- BP 92, 05000 Gap, Tel : 04 92 53 24 37
Ravalli Vincent, Chargé de mission, vincent.ravalli@ville-gap.fr

Publié le mercredi 12 novembre 2008 dans la lettre bimensuelle de Mairie Conseil
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 10:47
De nouvelles règles pour l'enregistrement des contrats d'apprentissage dans les chambres consulaires



Depuis 2005, la procédure d'enregistrement des contrats d'apprentissage a été transférée de l'administration aux chambres consulaires (chambres des métiers, chambres de commerce, chambres d'agriculture).
Un décret du 1er décembre 2008 apporte quelques modifications aux conditions d'enregistrement de ces contrats. La déclaration préalable de l'employeur à l'engagement d'apprentis est transmise par les chambres consulaires aux DDTEFP (directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) "lorsque le contrat est enregistré", indique le texte. L'organisme territorialement compétent est celui du lieu de l'exécution du contrat, précise-t-il.

Le texte revient également sur l'indemnité compensatrice forfaitaire versée aux employeurs d'apprentis par les conseils régionaux. Cette indemnité est fixée à 1.000 euros, pour chaque année du cycle de formation. Le montant est déterminé en fonction de la durée effective du contrat. Le décret modifie également les dispositions relatives au reversement de l'indemnité par les employeurs aux conseils régionaux. Ainsi, "l'indemnité compensatrice forfaitaire n'est pas due et, si elle a été versée, l'employeur est tenu de la reverser", en cas de rupture du contrat par l'un ou l'autre des parties dans les deux mois.

Le décret précise les qualifications requises pour les enseignants en centre de formation d'apprentis (CFA). Ils doivent ainsi justifier "soit du niveau de qualification exigé des candidats à un emploi d'enseignement dans un établissement public d'enseignement, soit d'un diplôme ou d'un titre de même niveau que le diplôme ou le titre auquel prépare l'enseignement professionnel dispensé et d'une expérience professionnelle minimum de deux ans dans la spécialité enseignée au cours des dix dernières années".

Référence : décret n° 2008-1253 du 1er décembre 2008 relatif à l'apprentissage, JO du 3 décembre 2008.

M.T.
 
publié le 04 décembre 2008

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&ci   
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 19:14
Scic en Rhône-Alpes

Les entreprises coopératives de Rhône-Alpes proposent courant novembre 5 journées évènements en Rhône-Alpes pour découvrir ces nouvelles entreprises à dimension territoriale que sont les Scic.

Au programme sur chaque territoire :

→ Une matinée d’échanges, à destination des professionnels du développement économique, autour de la thématique "les SCIC : un outil innovant au service du territoire" organisée en partenariat avec l’Association de professionnels du développement économique en Rhône-Alpes (ARADEL).
→ Un après-midi portes ouvertes dans une SCIC du territoire pour permettre au grand public de découvrir une entreprise, son métier et ses particularités, à travers une visite guidée.

voir le détail du programme : http://rhone-alpesolidaires.org/la-societe-cooperative-d-interet-collectif-ou-scic-vous-connaissez

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 09:26
Le Mans : des cafés métiers

Depuis le début de l’année 2008, la maison de l’emploi et de la formation Le Mans métropole (Sarthe)

a inauguré le concept de Café métiers. Une bonne idée qui fait ses preuves

Les Cafés métiers consistent en des rencontres entre les demandeurs d'emploi et des chefs d'entreprises ou des responsables d’organismes dans un lieu convivial afin de permettre à chacun de multiplier les contacts professionnels, d'échanger sa carte de visite et d'aboutir à des entretiens ouvrant sur un emploi.
Les Café Métiers déjà organisés ont été centrés sur des thèmes :
- les métiers de l’environnement en mars 2008,
- l’industrie début avril, les emplois d’été pour étudiants fin avril,
- les métiers de la police et l’armée en mai, la création d’entreprises début juin,
- le bâtiment et les travaux publics fin juin.
- Celui d’octobre est consacré au commerce et de la grande distribution

Les Cafés Métiers sont organisés gratuitement pour les personnes inscrites et se déroulent de la façon suivante :
18h00 : accueil des participants ;
18h30 - 19h00 : présentation rapide des cafés métiers et brève prise de parole tour à tour des intervenants ;
19h00 - 20h00 : échanges autour d'une collation entre les participants et les intervenants.

La maison de l’emploi et de la formation Le Mans métropole a démarré son activité en 2007 sur le territoire des zones urbaines sensibles de l’agglomération à Allonnes, Coulaines et l'Université. En septembre 2008, elle a ouvert des relais au Centre social des Quartiers sud et dans des communes du pays : Changé, Ecommoy, Ballon, Champagné et Arnage.

info venant du blog emploi et création de Benoît Willot, le 10 octobre
http://www.emploietcreation.info/article-22205804.html
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:45
Portage salarial : Doute sur la qualité de salariés des « portés »

La Cour des comptes a indiqué « douter de la qualité de salariés » des travailleurs employés par des sociétés de portage salarial. Les informations sur ce sujet se retrouvent dans le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, présidé par Philippe Seguin (mars 2008)  sur "Les prélèvements obligatoires des indépendants".
On remarquera cependant que le texte ne prend pas en compte la loi de modernisation du marché du travail, adoptée par le parlement en juin 2008, qui modifie de manière substantielle la position juridique et sociale du portage salarial.
Voici cependant, avec toutes les réserves exprimées ci-dessus quant à son caractère encore pertinent au regard de la nouvelle législation, le texte concernant le portage salarial que l’on retrouve en page 128 du rapport sur "Les prélèvements obligatoires des indépendants". 

   « Le portage salarial peut être défini comme étant une « technique d’organisation de l’emploi permettant à un professionnel autonome, par le biais d’une structure intermédiaire, d’effectuer des prestations de travail auprès de clients qu’il a lui-même démarchés, sous statut salarié plutôt que sous statut de travailleur indépendant[1] ». La société bénéficiaire de la prestation rémunère la société de portage qui rétrocède un salaire au travailleur porté[2]117.
Il existe aujourd’hui environ 200 sociétés de portage salarial et 15 000 « salariés » pour un chiffre d’affaires global estimé à 200 millions d’euros. La forme du portage salarial permet à d’anciens travailleurs indépendants de continuer à travailler dans un cadre identique, tout en étant rattachés au régime général, ou bien à des salariés de travailler sous une forme indépendante tout en conservant leur statut au regard du droit du travail et de la sécurité sociale. Dans les deux cas, ce phénomène n’est pas sans rappeler la situation de sociétés dans lesquelles la propriété du capital était partagée dans le but de permettre l’affiliation du dirigeant au régime général (gérant minoritaire).
« Pour autant, de nombreux éléments permettent de douter de la qualité de salariés de ces travailleurs « portés ». En effet, la qualification de salarié « implique nécessairement l’existence d’un lien de subordination du travailleur à la personne qui l’emploie » (Cour de cassation, Bardou, chambre civile, 6 juillet 1931). Le comportement de la société de portage laisse difficilement entrevoir un lien de subordination (elle n’est pas le bénéficiaire final du travail, elle n’impose pas un lieu et des horaires de travail, elle ne fournit pas de matériel, elle ne contrôle pas le travail).
« La Cour de cassation ne confère pas au lien de subordination une dimension extensive (cf. Partie I, 1, 1.2), ce qui limite la possibilité de déceler un lien de subordination lorsque le travail est exercé de manière autonome[3]. En outre, le critère de « service organisé » ne constitue un indice de subordination que si « l’employeur détermine unilatéralement les conditions d’exécution du travail » (arrêt Société générale c/ URSSAF de Haute-Garonne précité). La notion de « service organisé » ne peut concerner le salarié de l’entreprise de portage puisque celui-ci travaille directement pour le compte d’un client.
« De plus, la loi n’a pas assimilé les travailleurs portés à des salariés comme cela a pu être fait pour certains travailleurs indépendants (article L. 311-3 du code de la sécurité sociale, livre VII du code du travail).
« L’application de la notion de « dépendance économique » qui a pu assimiler des travailleurs indépendants à des salariés trouverait difficilement à s’appliquer dans le cas du portage. Enfin, il semble bien que le travailleur porté soit en quelque sorte propriétaire de sa clientèle[4].
« En définitive, seule une conception très extensive de la subordination (et pour des sociétés de portage qui assument des fonctions d’employeur[5] et non seulement d’intermédiaires) pourrait justifier que l’on confère aux travailleurs portés la qualité de salariés. En droit, celle-ci n’a pas cours aujourd’hui.
« Le développement du portage salarial répond incontestablement à une demande des salariés souhaitant développer une activité individuelle sans épouser le statut d’indépendant. Pour autant, ce phénomène pose un problème de principe pour les régimes d’indépendants. Ni le législateur ni la jurisprudence n’ont encore fixé de cadre au portage salarial. Or, il apparaît indispensable d’éviter qu’un phénomène semblable à celui des gérants minoritaires (même d’une ampleur plus limitée) ne se reproduise.

« En outre, la clarification par l’administration s’impose d’autant plus qu’il est permis de penser que ce point ne sera pas tranché par le juge de l’assiette. En effet, les URSSAF peuvent difficilement prendre position dans un tel débat et porter le différend au contentieux, dès lors que les cotisations sociales sont bien payées par la société de portage. »

[1] Lise Casaux-Labrunée, « Le portage salarial : travail salarié ou travail indépendant ? », Droit social, n° 1, janvier 2007, pages 58-71.
[2] On peut d’ores et déjà s’interroger sur le fait de savoir dans quelle mesure la société de portage ne déduit pas du montant qu’elle rétrocède sous forme de salaire les cotisations sociales qu’elle doit payer à l’URSSAF en qualité d’employeur. Auquel cas, le travailleur indépendant acquitterait de fait la totalité des cotisations dues aux URSSAF. Il paierait la totalité des cotisations à des taux supérieurs et sur des assiettes plus larges.
[3] L’attendu de principe de l’arrêt Société générale est très net à cet égard : le lien de subordination est « caractérisé par l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné ».
[4] C’est la raison pour laquelle un avocat collaborateur (rémunéré par rétrocession d’honoraires) est considéré comme indépendant car il peut disposer d’une clientèle personnelle.
[5] Ce qui suppose que c’est bien l’entreprise qui fournit un travail au salarié (et pas seulement un service) et non le travailleur indépendant qui fournit à la société de portage le travail lui permettant d’être artificiellement traité comme un salarié. C’est bien la différence entre les entreprises de travail temporaire et les sociétés de portage.

Il y aurat encore bien des débats sur le sujet !!!
publié le 24 septembre sur le site de Benôit Willot : emploi et création
http://www.emploietcreation.info/article-20688317.html
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 10:45
Pérenniser une plateforme d’appui aux transitions professionnelles par le
PACTE : "Plateforme d’Acteurs du Travail et de l’Employabilité".


Les résultats du projet EQUAL ETAPE :
"Entreprendre Transmettre Accompagner Pour l’Emploi"
sont diffusés au cours de la rencontre du 16 OCTOBRE 2008
au centre de Conférences de Poitiers (86)

ETAPE, projet ÉQUAL en Poitou-Charentes, c'est 3 ans de travail en partenariat et un double objectif :
    - Mutualiser les compétences des prestataires et globaliser leurs interventions.
    - Rendre plus accessibles la notion de parcours, la sécuriser en responsabilisant et en donnant confiance aux bénéficiaires.
Conduit par Ciste, "ETAPE" a rassemblé en Poitou-Charentes CMA 79, CRGE , UR SIAE et le Relais, IRIS 79, IPCA, CREDES, IFREP, ARACT, CIBC, GETI, GIP-QF.... à partir du constat que les organisations partenaires laissaient sur le bord de la route près de 30% de ceux et celles qui sollicitaient leurs services.

Organiser, présenter et transférer les résultats dans une perspective d'offre de services auprès des acteurs  de l’emploi des territoires.


L'objectif de la journée du 16 octobre est de :

  - Présenter et adapter les outils d’accompagnement des transitions professionnelles
  - Mettre en avant et valoriser les résultats afin de faire d '« ETAPE » un outil d’information et de formation pour les publics discriminés.
  - Maintenir et développer le fonctionnement de la mise en réseau avec la recherche des partenaires qui oeuvrent sur les mêmes thématiques.

C'est de montrer comment les politiques et les mesures, de l’Etat, des Collectivités Locales, des Partenaires Sociaux peuvent être connectées les unes aux autres pour être plus efficaces



C'est la présentation et la diffusion  des produits, des méthodologies, des outils pour :


ENTREPRENDRE

 - Outil d’évaluation de capacité à entreprendre.
 - Document synthétique reprenant les rôles, compétences et coordonnées des différents acteurs intervenant sur l’accompagnement à la création d’entreprise et les différentes sources de financement.
 - Méthodologie du suivi post-création.
TRANSMETTRE
 - Méthodologie pour la mise en place d’un portefeuille de cédants.
 - Etude et synthèse sur la transmission des savoirs et compétences pour les élus de CE.
 Mallette du nouvel élu de CE.
ACCOMPAGNER

 - Outil coaching comprenant la fiche de candidature « coach » et « senior », le guide du coach et le contrat d’engagement.
 - Outil d’évaluation et de suivi de parcours pour un public en insertion.
 - Plaquette de communication sur les bilans de compétences en direction des + de 45 ans.

Programme de la journée :
 9h30 Ouverture de la journée par Jean-Nocquet du CESR, administrateur du Ciste
10h00     Intervention de Marie-Andrée Ruault, Vice Présidente de la Région Poitou-Charentes
                et Hartmann TAHRI, Directeur Régional DRTEFP Poitou-Charentes
10h35 : Conclusions du projet ETAPE  : Entreprendre Transmettre Accompagner Pour l’Emploi
« Du collectif d’acteurs à l’acteur collectif »
11h30 : « La plateforme prend forme ». Du projet virtuel à la réalisation.
Une plateforme sans les murs. La plateforme déclinée régionalement et dans les pays, maison de l’emploi…Plateforme des Acteurs du Contrat de Travail et de l’Employabilité (PACTE)
Débat avec les participants
12h15 :  Intervention de Nicole MONNEREAU, Directrice de la MACIF COA
Repas
14h00  : La plus value du projet EQUAL ETAPE , dans le service public de l’emploi
- Hartmann TAHRI, Directeur Régional DRTEFP Poitou-Charentes
- Carmen VANNOBEL, Directeur ASSEDIC Limousin Poitou-Charentes
-
Dominique MORIN, Directeur Régional de l’ANPE Poitou-Charentes
- Des partenaires du programme ETAPE
Débat
15h30 Dans un avenir transnational : Quelles perspectives pour l’emploi et la cohésion sociale en Europe 
- Tino CASTAGNA, ACLI partenaire italien ETAPE
- Claude BAPST  - RACINE : La transnationalité des projets
16h00 Dans une économie « Une autre économie est possible »
Intervention Martine THEVENIAUT, Sociologue, Participation Pactes Locaux/ETAPE Lux’09
16h20 Dans un agenda social « Une nouvelle vision sociale pour l’Europe du XXIème siècle »
Intervention Maryse HUET, Experte auprès de la Commission Européenne, Ddirection Jérôme VIGNON
Débat
16h45 : Clôture de la journée


Mettre en place une PACTE, c'est une démarche qui demande de l'énergie, parceque la réalisation
de la plateforme d’acteurs du travail et de l’employabilité sous tend :
  - La connaissance et la reconnaissance de l’existant.
  - L’horizontalité.
  - Une action collective vers laquelle tout le monde converge  avec trois entrées : entreprendre, transmettre accompagner.
  - L’échange pour chaque organisation de son amont et de son aval. On ne peut plus travailler seul.
  - La possibilité de réaliser à la fois de la prospection et de l’innovation.
  - De s’occuper des perdants et des laissés pour compte.


Pour tout renseignement  contacter CISTE, Carrefour de l'Innovation Sociale et du Travail et de l'Emploi,
Les Ruralies BP 80004 -79231 Prahecq cedex,
Tel : 05 49 77 18 59 - Fax : 05 49 75 86 52

E-mail : ciste@wanadoo.fr / Web : ciste-pc.com


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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 10:15
La région Poitou-Charentes précurseur
de la sécurisation des parcours professionnels


La région Poitou-Charentes élargit encore sa palette de services en matière de sécurisation des parcours professionnels.
En juillet dernier, elle expérimentait le "compte formation universel régional" (Cfur) qui permet de garantir à chacun un temps de formation suffisant pour acquérir une qualification à toute étape de sa vie.
Cette fois-ci, elle se lance dans un autre dispositif : le "contrat régional de sécurisation des parcours professionnels" (CRSPP). Ce nouveau contrat est destiné aux salariés victimes d'un licenciement pour motif économique. Il leur garantit une indemnisation représentant 90% du salaire brut annuel qu'ils percevaient l'année précédant leur licenciement, dans la limite d'une fois et demi le Smic. En contrepartie de cette aide, les salariés nouvellement licenciés doivent s'engager à "participer activement aux actions de formation et de reclassement qui leur sont proposées".
En se lançant dans un tel dispositif, la région cherche à sécuriser les parcours professionnels des salariés licenciés pour motif économique, renforcer les modalités d'accompagnement de ces salariés en mobilisant toutes les ressources nécessaires (formation, conseil professionnel, démarche de VAE, etc.), encourager les salariés licenciés à engager immédiatement les démarches nécessaires à leur reconversion professionnelle, limiter au maximum l'impact social des licenciements et préserver et développer le tissu économique local, en adaptant les compétences des travailleurs présents sur les territoires.
Ce contrat ne cherche pas à se substituer aux dispositifs existants. Il vient en complément de ceux-ci, la région décidant d'apporter une "aide individuelle directe" aux salariés licenciés pour motif économique. Au-delà de cette aide individuelle, la région s'engage aussi à mettre à la disposition des signataires les services d'une plateforme de reconversion, en complément des dispositifs de reclassement professionnel de droit commun gérés par l'Etat, l'ANPE, l'Assédic et/ou l'ancien employeur. Elle garantit également aux bénéficiaires la qualité des services qui leur sont proposés et leur ouvre un Cfur. A l'issue du contrat, les salariés sont censés obtenir une qualification reconnue sur le marché du travail.

Emilie Zapalski, publié le 22 septembre 2008, rubrique Emploi, de Localtis

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1222057627466link
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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 10:59
Un groupement d'employeurs pour offrir aux artisans
des services administratifs partagés


Installé sur un territoire marqué par un fort taux de chômage et une faible qualification, le groupement d'employeurs Valemploi Ardennes a permis de créer ou de consolider une trentaine d'emplois, tout en confortant l'activité d'entreprises qui ont pu par ce biais s'offrir des compétences. Il développe depuis la fin de l'année 2007 une nouvelle offre, cette fois en direction des artisans, grâce aux soutiens du conseil général des Ardennes et de la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse.

Sur un territoire où le taux de chômage est supérieur à la moyenne départementale, elle-même supérieure aux moyennes régionales et nationale, toute initiative en faveur de l'emploi est une aubaine. C'est ce qui avait conduit la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse (alors district) à soutenir la création, il y a sept ans, d'un groupement d'employeurs (subvention pour l'étude et le démarrage de l'association pendant deux ans), Valemploi Ardennes. La communauté de communes vient de lui renouveler sa confiance pour la création d'un nouveau dispositif, cette fois destiné aux seuls artisans.

Soulager les artisans des tâches administratives
Ce dispositif, baptisé "Arti'aire" et lancé fin 2007, reste fidèle au principe même du groupement qui consiste à mettre à disposition de ses membres des salariés liés au groupement par un contrat de travail, sur le concept du temps partagé. L'innovation est qu'il s'agit là de clients et de métiers particuliers, à savoir des assistants administratifs. "C'est un projet spécifique d'accompagnement des artisans car il est plus difficile pour un artisan de partager quelqu'un. Notre objectif est de pouvoir créer trois CDI qui travailleraient pour une trentaine d'artisans sur des taches administratives (relance de devis, préparation de documents comptables, etc.). L'enjeu est de les décharger de ces taches chronophages pour qu'ils consacrent plutôt leur temps au développement de leur activité", explique Virginie Caniaux, directrice de Valemploi Ardennes.
Cette idée a germé au sein du groupement d'employeurs en analysant les raisons de la faible présence des artisans parmi les adhérents. Elle a séduit le conseil général des Ardennes et la communauté de communes qui ont accepté de la subventionner pour que les artisans payent moins chères les heures facturées de ces mises à disposition. "Les artisans n'acquittent que 25% du coût de la mise à disposition. 50% étant pris en charge par le conseil général et 25% par la communauté de communes", précise Virginie Caniaux. En mai 2008, Arti'aire comptait déjà une dizaine d'artisans adhérents (avec un coût moyen de 75 euros par mois). Ce qui a déjà permis de pérenniser un emploi à temps plein.

Diminuer la précarité de l'emploi
"Même si le développement économique n'entrait pas dans les compétences du district à l'époque du lancement de Valemploi Ardennes, les élus avaient la volonté d'agir pour la création d'emplois dans de nombreux domaines et, à l'époque, ce groupement  semblait une action intéressante", souligne Claude Wallendorff, directeur général de la communauté de communes. L'intérêt ne s'est pas démenti puisque le groupement compte actuellement un peu plus de quarante entreprises adhérentes (industrie, services, commerce, BTP, restauration...) et salarie vingt-sept personnes, soit vingt-deux équivalents temps plein.
"Le personnel est salarié de l'association et est mis à disposition dans une entreprise ou plusieurs, ce qui est l'idéal car cela permet de construire des temps plein à partir de plusieurs morceaux d'emplois ", précise Virginie Caniaux. Le regain d'intérêt pour les groupements d'employeurs ces dernières années n'est d'ailleurs pas anodin : Cette solution permet de concilier les desiderata et contraintes des entreprises (flexibilité, saisonnalité), sans augmenter la précarité des salariés (qui bénéficient d'un contrat, d'un parcours professionnel, de formations).
L'extension de ce groupement par une offre plus ciblée en direction des artisans ne pouvait donc que séduire les élus. "Les artisans sont la plus grosse entreprise de France", rappelle Claude Wallendorff. "Sur notre territoire, ce sont deux grosses entreprises qui sont les premiers employeurs mais l'artisanat reste un secteur essentiel auquel nous sommes très attachés. Arti'aire nous semble une bonne idée pour aider les artisans à développer leur chiffre d'affaires et ainsi créer des emplois." Toute bonne nouvelle en la matière est ici bonne apprendre, alors que la collectivité vient d'apprendre, par ailleurs, la fermeture en 2009 d'un centre d'entraînement militaire qui drainait 160 emplois et 3.500 stagiaires par an...

Emmanuelle Stroesser, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis Contact

Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse
29 rue Méhul, 08600 Givet, Tel : 03 24 41 50 90 - Fax : 03 24 41 50 99

president@ardennesrivesdemeuse.com
Nombre de communes : 17, Nombre d'habitants : 24000
Wallendorff Claude, Directeur général

Groupement d'Employeurs Valemploi Ardennes
Sur le site de la Centrale, 08600 Chooz, Tel : 03 24 42 67 72 - Fax : 03 24 42 31 72

valemploi.ardennes@wanadoo.fr, Caniaux Virginie, Directrice

Publié dans la lettre de Mairie Conseil de 02 10 2008.(le mardi 23 septembre 2008)
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