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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 10:06

Comment se situe la France sur le plan de l'emploi des seniors à la veille de la réforme des retraites ?

La question n'a cependant de sens que si on observe parallèlement la situation des moins de 55 ans. Dans un certain nombre de pays de l'est et du sud de l'Europe, comme l'Espagne, l'Italie, la Grèce ou encore la Pologne, les taux d'emploi sont plus faibles que la moyenne à la fois pour les 25-54 ans et chez les 55-64 ans. A contrario, dans un autre groupe de pays rassemblant à la fois l'Allemagne, les pays scandinaves et le Royaume-Uni, les taux d'emploi sont élevés tant chez les 25-54 ans que chez les 55-64 ans. La France, en compagnie de la Belgique et de l'Autriche, se trouve dans une situation intermédiaire : contrairement au premier groupe de pays, son taux d'emploi des 25-54 ans est supérieur à la moyenne européenne, mais à l'inverse du second, le taux des 55-65 ans est inférieur. C'est le résultat d'une politique qui a poussé les salariés les plus âgés vers la sortie au nom de la lutte contre le chômage.

Cette page est en train de se tourner, et le taux d'emploi des 55-64 ans a commencé à augmenter : il était de 39,7 % au second trimestre 2010, contre 38,7 % en 2005. Maintenir l'emploi des plus âgés implique cependant, entre autres choses, de réduire la pénibilité du travail. Les pays nordiques, qui affichent les meilleurs taux d'emploi des plus de 55 ans, l'ont compris depuis longtemps.

Reporter l'âge du départ à la retraite n'a également de sens que si cela n'entraîne pas une dégradation de la situation des moins âgés. Si ce n'est pas le cas, cela se traduit certes par une diminution des pensions à verser, mais aussi par un développement du chômage. Un chômeur coûte moins cher qu'un retraité, mais le but aurait quand même été largement raté en matière de restauration des équilibres financiers de la protection sociale. Tout en ayant accru la désespérance sociale liée au chômage de masse. Dans le contexte actuel, il convient manifestement d'être prudent sur ce plan…

Guillaume Duval | Article Web - 17 septembre 2010 pour Alternatives économiques logo alternatives économiques

http://www.alternatives-economiques.fr/la-voie-etroite-de-l-emploi-des-seniors_fr_art_633_50462.html

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 09:50

"C'est une très mauvaise idée ; en 2003-2004, le gouvernement a fait machine arrière, et là c'est ce qui va se passer : on aura un coup de balancier de l'autre côté dans neuf mois ou un an…" L'annonce par le gouvernement de la réduction des contrats aidés a fortement fait réagir Gilles de Labarre, le président de l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), qui accompagne les demandeurs d'emploi.

L'information, qui a été publiée dans le document budgétaire paru le 6 juillet 2010, est claire : "le volume des contrats aidés sera calibré en fonction des perspectives d'amélioration de la situation de l'emploi. Il est prévu respectivement 340.000, 270.000 et 200.000 nouveaux contrats non marchands en 2011, 2012 et 2013", soit une réduction de 140.000 en trois ans, et "les taux de subvention par l'Etat seront revus à la baisse". Le gouvernement a pourtant misé sur ces emplois aidés dans le cadre du nouveau plan Rebond, pour aider les chômeurs en fin de droit à retrouver une situation professionnelle. La mise en œuvre de 170.000 contrats aidés (120.000 dans les collectivités territoriales et les associations et 50.000 dans le secteur marchand) a ainsi été prévue, des contrats rebaptisés "contrats rebond". Ces contrats aidés, qui bénéficient donc de subventions de la part de l'Etat, permettent aux personnes les plus éloignées de l'emploi de se réinsérer socialement. Ils ont connu depuis le début de l'année 2010 des modifications : le contrat unique d'insertion (CUI) regroupant le contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) et le contrat initiative-emploi (CIE) sous le même cadre juridique ; le contrat d'avenir (CA) et le contrat insertion-revenu minimum d'activité (Cirma) ayant disparu.

En 2009, 480.000 contrats aidés ont ainsi été prescrits  (380.000 dans le secteur non marchand et 100.000 dans le secteur marchand). D'où la désagréable surprise des acteurs du secteur d'apprendre la réduction à venir du nombre de ces contrats. "La décision est totalement à contre conjoncture car elle nous ferait croire que le chômage est en baisse", insiste ainsi Gilles de Labarre. Et si le président de la SNC est conscient que l'Etat doit être plus vertueux sur ses finances, il demande à ce que la politique de mise en place des contrats aidés ne soit pas conjoncturelle. "On aimerait que les conditions d'activation de ces contrats fassent l'objet d'un vrai débat public et que ça ne relève pas seulement d'une décision gouvernementale", explique-t-il. Car si les statistiques sont encore difficiles à avoir dans ce domaine, Gilles de Labarre assure que le taux de réussite, à savoir le retour des demandeurs d'emploi à une situation professionnelle positive (contrat à durée indéterminée ou déterminée), qui atteint 65% dans son association, repose pour beaucoup sur ces contrats aidés. Des contrats d'autant plus importants à conserver, que "le coût financier d'une personne qui bascule dans l'exclusion sociale est beaucoup plus élevé que le coût de ces contrats aidés". L'association demande donc que le dispositif soit maintenu et insiste sur la suppression du dispositif exonérant les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales, une suppression qui permettrait, grâce à une réorientation des budgets de financer les 140.000 contrats aidés manquants pour les années à venir… Reste que le gouvernement souhaite faire des économies sur tous les plans. La SNC n'est pas le seul organisme à supporter les répercussions des coupes budgétaires envisagées. Les missions locales et les maisons de l'emploi sont déjà confrontées au même problème.

Emilie Zapalski, publié le 30 juillet 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260175412

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 09:47

Imaginé dès les années 80 dans un contexte de démarrage du chômage des cadres et de difficultés pour retrouver un emploi salarié, le portage salarial s’est développé depuis cette date, mais il n’avait pas, pendant longtemps, de statut juridique. Il fournit une solution à des demandeurs d’emploi, le plus souvent très qualifiés, souvent seniors, pour réaliser des missions, en se trouvant dans une situation intermédiaire entre le travail indépendant et le salariat, mais dans une grande insécurité juridique. Il représenterait entre 5 000 et 20 000 emplois temps plein : l’imprécision du chiffre selon les sources témoigne de la consolidation nécessaire de cette forme d’activité.

L’accord « modernisation du marché du travail » du 11 janvier 2008, repris par la loi du 25 juin 2008, a inscrit dans son article 19 l’objectif de « sécuriser le portage salarial » et a donné 2 ans à la branche de l’intérim (Prisme, syndicat patronal de l’intérim) pour négocier un accord dans ce sens avec les organisations syndicales de salariés.

L’accord de 2008 constitue une définition du portage salarial :

« Le portage salarial se caractérise par :

- une relation triangulaire entre une société de portage, une personne, le porté, et une entreprise cliente,

- la prospection des clients et la négociation de la prestation et de son prix par le porté,

- la fourniture des prestations par le porté à l'entreprise cliente,

- la conclusion d'un contrat de prestation de service entre le client et la société de portage,

- et la perception du prix de la prestation par la société de portage qui en reverse une partie au porté dans le cadre d'un contrat qualifié de contrat de travail ».

L’article L1251-64 du code du travail en a repris la définition comme « un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l'entreprise de portage ».

La négociation a duré plus de 18 mois pour en organiser la mise en œuvre. Les débats ont porté en particulier sur la définition du contrat liant le porté à la société de portage, les syndicats voulant un contrat de travail de salarié, les entreprises souhaitant se rapprocher du statut indépendant. Également très discutés la rémunération minimale conventionnelle et les types acceptés de sociétés de portage.

À partir d’une nouvelle mouture patronale en réponse au refus syndical des propositions jusque-là sur la table et reprenant les contre-propositions syndicales, l’accord a finalement pu être signé le 24 juin par la CFTC, la CFDT, la CFE-CGC, et dernièrement la CGT …mais avec un refus de FO qui n’avait pas participé aux contre-propositions et dénonce les risques d’un CDI aménagé au portage en raison de la responsabilité du porté pour la prospection et le niveau du salaire minimum.

L’accord limite l’usage du portage salarial aux tâches occasionnelles ou aux tâches ponctuelles sans présence de compétences en interne. Il le limite également aux cadres ; pendant deux ans de transition, il sera cependant ouvert aussi aux non cadres, notamment formateurs, avec un bilan au bout de cette période. Selon la durée de la mission et leur succession, le contrat de travail pourra soit être un CDD, jusqu’à 18 mois, soit un CDD à objet défini, pour une mission de 18 à 36 mois, soit un CDI ; les trois formules permettant l’accès ensuite à une allocation chômage, si nécessaire. Le salaire minimum mensuel brut sera de 2 900 € et 5 % d’apport de missions.

Le dernier compromis concerne les sociétés de portage. Il en existe déjà, mais le patronat voulait pouvoir y intégrer les agences d’intérim, alors que les deux formes d’activité sont différentes (dans l’intérim, l’intérimaire est subordonné dans l’entreprise où il travaille et ce n’est pas lui qui trouve la mission) ; les syndicats ne voulaient pas la confusion des deux. Au final, les entreprises d’intérim, si elles veulent développer cette activité, devront en faire une activité exclusive, dans une filiale, hors de leurs agences habituelles.

Les nouveautés contenues dans cet accord supposent une adaptation législative sur plusieurs points. Dans la mesure où cette forme d'activité répond à un besoin social en permettant le retour à l'emploi de certaines catégories de demandeurs d'emploi, notamment des seniors, espérons que cette transcription n’attendra pas.

Publié dans « Clés du social » du 5 août 2010

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/02-droit-du-travail/portagesalarial.htm
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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 10:24

Pionnière parmi les maisons de l’emploi, et parmi les premières à mettre en œuvre le nouveau cahier des charges, la Maison de l’emploi et de la formation de Mulhouse a présenté pour son assemblée générale du 24 juin 2010 un bilan de quatre années d’activités de la MEF entre 2006 et 2009.

En fait, plus qu’un décompte des actions conduites, c’est l’illustration concrète de la construction d’un instrument d’intervention et d’une stratégie territoriale de l’emploi qui sont la matière de ce document.

Car si la MEF du Haut-Rhin n’a pas a rougir de ce qu’elle a fait concrètement, on est d’abord impressionné par le volume des matériaux mis à disposition du public, sans même parler de leur qualité technique. Les 13 responsables et chargés de projets de la structure, dirigée par Dominique Huard, ont en effet décidé d’étudier, débattre et publier.

Ainsi, constatant qu’il n’existait pas de temps d’information et de travail collectif, malgré une demande des partenaires locaux, après avoir organisé des universités d’été, la MEF a lancé une série de réflexions sur des thématiques ciblées. Ouvertes aux professionnels, et parfois au public, les sessions « Parlons-en ! » se tenaient toujours dans des lieux confortables et valorisant.

Cinq rencontres ont été organisées sur

- les nouvelles formes de travail (septembre 2008),

- l’épargne solidaire (octobre 2008),

- les clauses sociales et la commande publique (mars 2009),

- la gestion territoriale des ressources humaines (juin 2009),

- entreprises et associations (octobre 2009).

Une base documentaire est accessible à tous en ligne depuis 2007. Elle est aujourd’hui composée de plus de 1 100 références.

Dès janvier 2010, la MEF, présidée par Philippe Maitreau, adjoint (divers gauche) au maire de Mulhouse, a adopté de nouveaux statuts conformes aux règles qui s’appliquent désormais aux maisons de l’emploi. Un conseil d’orientation a ainsi été mis en place, succédant au conseil de la stratégie territoriale de l’emploi et rassemblant les partenaires de la structure ou les acteurs économiques et sociaux.

Emploi et création reviendra, à l’occasion sur les actions concrètes conduites par la MEF et note cependant deux originalités de l’année 2009 : le lancement d’une démarche de gestion territoriale des ressources humaines baptisée « TransverS’Al », à laquelle sont associées deux autres maisons de l’emploi du sud de l’Alsace. Et une convention d’affaires des créateurs d’entreprise, baptisée, « Créaffaire »

Publié début août par Emploi et création , le blog de Benoît Willot

http://www.emploietcreation.info/article-mulhouse-strategie-territoriale-de-l-emploi-53918545.htm

BIPLAN a eu la chance de participer au "Parlons en" "entreprises et association", et c'était fort bien intéressant !!

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 10:00

Des salariés français sont nombreux à changer de fonction, de poste, d’entreprise, mais c’est le plus souvent le résultat de la flexibilité croissante des emplois : le nombre des emplois temporaires et intérimaires a fortement crû ces dernières années alors que les mobilités positives, choisies restent en nombre limité.

    La flexibilité sans la sécurité

En effet, les salariés en contrats temporaires sont  passés de 6,6 %  des emplois en 1982 à 9,6 % en 1990 et à 15,3 % en 2007. La part des CDD dans les entrées dans l’emploi atteint presque les trois quarts, 72,6 % exactement. Le nombre d’intérimaires a atteint un pic historique de 668 400 au premier trimestre 2008, avec 4,4 millions de contrats conclus. De plus, ces contrats sont de plus en plus courts, avec une rotation de plus en plus rapide de ces salariés.

Au contraire, les transitions entre emplois n’ont que peu évolué. Même s’il y a eu des créations dans ce sens à partir de l’accord sur la modernisation du marché du travail, avec la portabilité du DIF (et la création de la rupture conventionnelle). La rapide remontée du chômage depuis le début de la crise atteste de cet accroissement de la flexibilité.

Pourtant, le rapport du CAE insiste sur les conséquences négatives de la mobilité subie : « La dégradation de la qualité des emplois pèse sur la productivité ». « La flexibilité, sans « outillage des salariés » leur permettant d’être mobiles, peut conduire à une détérioration des conditions de travail et du capital humain, à une baisse de la productivité et annuler ainsi les effets positifs sur l’emploi de la flexibilité. ».

     Peu de mobilité

Entre 2007 et 2008, seules 5 % des personnes en emploi auraient changé d’entreprise, dont la moitié avaient moins de deux ans d’ancienneté. Et 4 à 4,5 % des salariés changent de métier chaque année, essentiellement avant 40 ans. La mobilité est plus fréquente dans les PME que dans les grandes entreprises. La mobilité résidentielle (10 % par an), plus élevée que la moyenne européenne (7%), a augmenté chez les plus jeunes (moins de 30 ans) mais baissé chez les plus âgés (à partir de 40 ans).

Au contraire, 25 % des salariés n’ont jamais changé d’employeurs (moyenne européenne : 20 %). La France se situe par ce pourcentage entre les pays à fort changement d’emploi, où l’on retrouve tant les pays scandinaves de flexisécurité que le Royaume-Uni où la flexibilité est grande et les pays du Sud où la réglementation des marchés du travail est forte (Grèce, Portugal, Malte). Et si la durée moyenne française en emploi (+ de 7 ans) est proche de la moyenne européenne, c’est par le dualisme du marché de l’emploi et l’accroissement du nombre de salariés en contrats temporaires.

Pourquoi ? En dehors de l’appétence à la mobilité, les auteurs pointent surtout le déficit de formation, en raison d’un inégal accès, comme principal frein à la mobilité.

      Les propositions pour une mobilité choisie

Pour le rapport, il faut donc aller au-delà du concept de flexisécurité et développer les incitations aux employeurs à l’amélioration qualitative des emplois.

Pour cela, il propose :

* de renforcer les compétences générales plutôt que spécifiques (au poste de travail) en augmentant le nombre de formations diplômantes, qui facilitent la mobilité, et de créer des incitations pour que les employeurs aient intérêt à les développer,

    * de mettre en route un système de bonus-malus sur les cotisations chômage et les obligations de reclassement, selon leur action en matière de formation et de qualification des salariés,

    *  d’inciter et impliquer salariés et employeurs à un effort qualitatif de formation et à le faire en amont, notamment en rendant obligatoire le bilan d’étape professionnel et la création de chèques formation,

    * de créer des aides à la mobilité comme des salaires d’appoint lors de changement géographique ou de métier et la capitalisation des droits à la formation selon l’ancienneté dans l’activité et non l’entreprise,

    * d’intensifier les interventions publiques en faveur des publics en grande difficulté,

    * d’ouvrir les CTP (contrats de transition professionnelle) aux salariés ayant des contrats temporaires, sur tout le territoire, pour garantir une garantie d’égalité d’accès et enfin de coordonner l’action des ministères.

Pour les auteurs, « les travailleurs temporaires n’ont que peu accès aux dispositifs d’amélioration de leur employabilité ».Et le dualisme du marché du travail induit des pertes d’efficacité économique en même temps qu’une détérioration du capital humain et de mauvaises conditions d’emploi et du stress pour les intéressés.

Le rapport met bien en relief que la sécurisation des parcours professionnels et l’essor de la mobilité choisie vont de pair. Les partenaires sociaux ont commencé à construire plusieurs dispositifs dans ce sens par leurs accords de ces deux dernières années. L’essor de leur application et l’adhésion des entreprises sont indispensables afin de réduire les mobilités forcées à base de contrats courts au profit de mobilités choisies, meilleures pour les personnes comme pour les entreprises.

article mis en ligne le 11/06/2010 dans Clés du social

Source : Conseil d’analyse économique. Les mobilités des salariés.

http://clesdusocial.com/mois-social/mois-social-10/03-emploi/mobilites-professionnelles.htm

Service des droits des femmes et de l’égalité
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:17

  Agréée Scic depuis le 1er juillet 2009, cette coopérative a pris le relais d'une régie autonome pour gérer l'abattoir de Chalais.

      * L'abattoir a augmenté son activité de 30 %

L'abattoir communal devenu société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) a, non seulement sauvé sa peau, mais s'inscrit dans la pérennité avec un outil très adapté.

«En 2007, l'abattoir de la commune de Chalais, géré en régie municipale, a bien failli fermer. Un gros déficit devenait récurrent. Il était lié à la volatilité des usagers. » Jean-Yves Ambaud, président du Pays Sud-Charente se souvient qu'à cette époque, la structure qui employait tout de même douze salariés, n'avait pas su fidéliser sa clientèle. « Les gens considéraient l'abattoir comme un prestataire de service. » C'est-à-dire un outil qu'on utilise quand ça arrange. « C'est vrai, les gens venaient parfois à Chalais, mais allaient tout autant à Montguyon ou Ribérac. »

La fermeture n'était donc plus très loin. Heureusement, Jean-Claude Maury, nouveau maire de Chalais, a pris le dossier à bras-le-corps, cherché des partenaires et fait des plans. Constituer une SCIC, une Société coopérative d'intérêt collectif, pouvait paraître utopique, sinon une gageure. « Moi-même, en tant que président du Pays, je me suis tout de suite impliqué dans cette démarche et j'avoue que j'étais un peu sceptique quant à la SCIC. Aujourd'hui, nous voyons que c'était le bon choix. »

     * L'implication de tous

Une SCIC, par définition, associe des salariés de l'entreprise, des usagers, des collectivités, même des bénévoles. Pour la société de l'abattoir, 62 personnes se sont engagées : huit salariés sur les 15 (qui représentent 10 % des parts sociales) ; deux grossistes (33 %) ; 15 éleveurs (10 %) ; 23 bouchers (10 %) deux collectivités : Chalais et la Communauté de communes du Pays de Chalais (27 %) et deux personnes qualifiées (10 %). « J'étais tellement concerné, avoue Jean-Yves Ambaud, président du conseil d'administration, que je suis moi-même actionnaire sans être concerné professionnellement ». Ce qui va dans le sens de l'état d'esprit dans lequel fonctionne la société : « Les salariés sont beaucoup plus responsabilisés. Ils participent eux-mêmes à la gestion. De fait, la nouvelle structure a permis de développer sensiblement l'activité. C'est de l'ordre de 30 % en 2009. » L'abattoir qui a traité 1 779 tonnes de bêtes en 2008 est tout de suite passé à 1 867 tonnes.

       * Un outil plus performant

Dès cette année s'est posée la question de traiter les eaux usées, charge que supportait jusqu'à présent la station d'épuration de la commune. « Nous avons investi 75 000 € dans une station de prétraitement. »

Jean-Claude Maury sait qu'il peut maintenant plancher sur son projet de réalisation d'une nouvelle station qui s'annonce de l'ordre de 2,5 à 3 M€, sans se soucier de l'abattoir, désormais aux normes. Idem pour les déchets. Après dégrillage, toujours selon les exigences sanitaires, c'est un organisme spécialisé qui les récupère.

Au final, ce sont 400 000 € qui ont été investis. « Nous avons reçu, rappelle Jean-Yves Ambaud des aides financières de la Région Poitou-Charentes (7,91 %), du Département (12 %), de l'agence Adour Garonne (5,57 %), en particulier pour la station de prétraitement et du Feder, fonds européen (4,97 %).

Mercredi 9 juin, à la salle des fêtes de Chalais, la SCIC a tenu son assemblée générale et montré qu'elle a de beaux jours devant elle. « C'est facile à résumer, observe Jean-Yves Ambaud. On a maintenant des bouchers, par exemple, capables de dire qu'un beefsteak vient de telle ferme et que la bête a été tuée à l'abattoir de Chalais. La traçabilité est un gage de confiance. »

La communauté de Blanzac va rejoindre la SCIC. Nicolas Larignon, éleveur de porcs à Saint-Médard, a été élu administrateur pour trois ans.

Journal Sud Ouest du 10 juin 2010 (Charente · région Poitou-Charentes · Chalais)

www.sudouest.fr/.../l-abattoir-a-augmente-son-activite-de-30-113122-4620. php

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 10:13

Les accords de Grenelle : 25-27 mai 1968

 Les années qui précèdent mai 68 voient monter les motifs de mécontentement des salariés. Les augmentations salariales ralentissent, le SMIG horaire est de 2,22 F (2,50 € environ) à la veille des évènements de mai. Les conventions collectives sont très inégales. Entre 1964 et 1967 les négociations sont bloquées à tous niveaux. Le chômage, surtout celui des jeunes, commence à monter, de 300 000 en début 1967 il passe à 450 000 en avril 68 (G. Pompidou pensait que le seuil dangereux était à 500 000 !)… Pendant le même temps, les entreprises et les postes de travail commencent à connaître de grandes mutations technologiques (les machines à commandes numériques, par exemple) et le besoin de qualifications s’élève, avec l’arrivée des techniciens supérieurs. Les conflits du travail se multiplient, avec des grèves dures, parfois très longues, qui se heurtent à l’intransigeance patronale et souvent ne débouchent sur aucun résultat, générant l’amertume.

C’est dans ce contexte social qu’éclate la révolte étudiante, à partir de mars 68, ayant pour origine tant des craintes pour un emploi futur qu’un rejet de la société traditionnelle. Le mouvement prend de l’ampleur : universités bloquées, manifestations… La répression des « barricades » crée l’indignation et rapproche les syndicats étudiants et salariés. La grève générale débute le 13 mai, et au fil des jours atteint 7 à 8 millions de grévistes, soit plus de la moitié des salariés. La France est arrêtée.

Alors que le gouvernement n’avait rien dit ni noué le dialogue jusque-là, le Premier ministre Georges Pompidou accepte alors de discuter avec les syndicats et convoque le 25 mai une réunion tripartite entre gouvernement, patronat et syndicats. Les négociations durent plus de 25 heures, sur 2 jours et aboutissent le 27 mai au matin à des décisions positives sur des points essentiels :

- une augmentation du SMIG de 35 %, qui passe à 3 F (3,50 € environ),

- celle des salaires, de 10 % (7 % au 1er juin et 3 % en octobre),

- une réduction du temps de travail (objectif de ramener réellement la durée du travail à 40 heures, maximum abaissé de 2 heures à 48 heures),

- un engagement sur le droit syndical qui se traduit dans la loi du 27 décembre 68 par la création de la section syndicale d’entreprise et du délégué syndical dans les entreprises de 50 salariés et plus,

- un traitement des jours de grève par une possibilité de récupération dans l’année, avec une avance de 50 % du montant, acquis au 31 décembre en cas de non récupération.

Les salariés de Renault en grève, auxquels les leaders CGT et CFDT présentent dans la journée les acquis obtenus, trouvent les résultats insuffisants. La grève continue dans tout le pays. Le pouvoir politique semble évanescent, mais aucune alternative ne s’impose. Le général de Gaulle, après une phase de doute, reprend la main par la manifestation du 30 mai et dissout l’Assemblée. Progressivement, dans la première quinzaine de juin, le travail reprend. Les élections législatives de juin redonnent une forte majorité au pouvoir en place.

Quel bilan des accords de Grenelle ?

Les mesures de Grenelle entrent toutes en application, apportant une amélioration des conditions salariales, mais aussi créant de nouvelles possibilités de relations sociales dans les entreprises. Des négociations de branche, nombreuses, se déroulent durant les mois suivants, débouchant sur des accords sur la ligne des accords de Grenelle et la révision des conventions collectives. Le patronat a accepté également une réunion avec les syndicats salariés sur l’emploi. C’est une relance généralisée de la négociation, qui va se maintenir pendant presque 10 ans, jusqu’au retournement économique de 1977 et à la montée du chômage de masse. C’est aussi les accords de Grenelle qui lancent des groupes de travail, dont l’un, qui se réunit pendant 2 ans, débouche sur l’accord du 9 juillet 1970, instituant la formation professionnelle continue dans toutes les entreprises de 10 salariés et plus.

Dans clefs du social du 16 mai 2010

http://clesdusocial.com/mailinglist/index.htm

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:34

 L’Observatoire national de la délinquance (OND) a publié fin 2009 une étude sur le travail illégal en France. En cinq ans, il a plus que doublé en France.

L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) est un département de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la Justice.

Entre 2003 et 2008, le nombre d’infractions pour travail illégal est passé de 8 467 à 19 400. L'enquête s’appuie sur les données de la Direction générale du travail (DGT), qui collecte les procès-verbaux de travail illégal dressés par les services de police, de gendarmerie, de la douane et des impôts.

- Travail clandestin : 72% des infractions

Travail dissimulé, travail clandestin peuvent se traduire par la dissimulation de salariés ou de la dissimulation d’activité.

L'étude montre que cela représente 72% des motifs d’infraction sur la période.

Les autres infractions sanctionnent du prêt illicite de main d’œuvre ou de l’emploi d’étrangers sans titre de travail.

- Les employeurs fautifs

Le secteur du bâtiment arrive en tête avec plus de 35% des infractions, devant l’hôtellerie-restauration (21%), le commerce (15%), l’industrie (6%), les services aux entreprises (5,6%), les services à la personne (4,6%).

65% des contrevenants employeurs présumés sont Français, 7,3% Turcs, 3,3% Chinois.

Côté victimes, 36,5% sont de nationalité française, 6,9 de nationalité turque et 4,2% de nationalité chinoise.

- Coût des fraudes : 1,7% à 2,3% du PIB

A coté des “petits boulots” domestiques, le travail illégal peut relever de modèles très organisés, voire de la grande criminalité précise le rapport.

Un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires de 2007 situe le coût des fraudes entre 1,7% et 2,3 % du produit intérieur brut. Le travail illégal représenterait ainsi une perte de 29 à 40 milliards d’euros de recettes par an pour l’État.

Info publiée dans AGEVILLAGE le 19/04/2010

http://www.agevillagepro.com/actualite-4763-1-domicile-augementation-travail-au-noir-service-personne-rapport-observatoire-delinquance.html

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 09:02

La Maison de l'emploi et de l'entreprise du Pays Vidourle-Camargue a été inaugurée à Vauvert (Gard) le 1er février 2010.

Portée par le pays, elle dispose de deux autres antennes à Sommières et Aigues Mortes, et s’est fixé quatre missions :

- observation économique du territoire,

- contribution au développement local et économique,

- gestion territorialisée des emplois et des compétences

- travail saisonnier.

Chaque antenne assure un accueil et du conseil de proximité à destination des demandeurs d'emploi, des porteurs de projets de reprise ou de création d'entreprises, des entreprises, des partenaires de l'emploi, de l'insertion, de la formation professionnelle

La maison du travail saisonnier à Aigues-Mortes, se veut un lieu d'accueil, d'information et de conseil pour les employeurs ou les travailleurs saisonniers. Elle intervient sur les conditions de vie des saisonniers ainsi que sur leur professionnalisation.

Comme le pays, la maison de l’emploi est présidée par Jean Denat, conseiller général (divers gauche) de Vauvert. Elle avait été labellisée en février 2007.

Le pays compte 34 communes et 71 000 habitants.

Publié le mardi 6 avril sur le blog de Benoît Willot, emploi et création.

http://www.emploietcreation.info/article-vidourle-camargue-l-emploi-et-l-entreprise-48078205.html

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 10:31

 

 

ETD a animé, entre novembre 2008 et juin 2009, quatre journées de réflexion sur la gestion territoriale des emplois et des compétences. Ces rencontres ont réuni une cinquantaine de personnes, directeurs de Maisons de l’emploi et de comités de bassins d’emploi, représentants syndicaux, représentants d’entreprises, acteurs de l’insertion par l’activité économique, association de DRH, consultants.

La question des ressources humaines est en effet un enjeu important pour le dynamisme et l’attractivité des territoires. Face à l’impact sur l’emploi des mutations économiques, les acteurs locaux mettent en œuvre des stratégies visant à répondre aux besoins en compétences des entreprises et à accompagner les parcours professionnels des salariés.

Ce focus est la capitalisation de ces échanges, complétée par les travaux d’observation et des articles sur ce thème. Il s’adresse aux élus et agents de collectivités, de pays, aux agents de structures spécialisées sur l’emploi (Maisons de l’emploi, CBE, PLIE…), aux entreprises, organisations professionnelles, représentants syndicaux, aux acteurs du monde de la formation et de l’insertion qui souhaitent initier ou développer une action partenariale sur le thème de l’emploi et des compétences dans leur territoire.

http://www.projetdeterritoire.com/index.php/Focus/%28focus%29/24377logo_etd_nls.gif

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