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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 10:05

La manoeuvre tentée par la France pour accélérer l'inscription de la grotte Chauvet - une merveille de l'art pariétal située en Ardèche - a finalement échoué. Le 21 janvier 2012, le gouvernement français annonçait sa décision de présenter la candidature de la grotte Chauvet - et celle des vignobles de Bourgogne - au comité du patrimoine mondial de l'Unesco (voir notre article ci-contre du 23 janvier 2012). Les délais habituels d'instruction des dossiers font que ces deux candidatures devaient être examinées par le comité lors de sa session de l'été 2013.
Mais, dès le 1er mars 2012, le Centre du patrimoine mondial informait la France que le dossier d'inscription avait été jugé incomplet. Le gouvernement a alors tenté une manoeuvre pour faire non seulement passer la candidature, mais aussi avancer la décision à 2012. Dans sa réponse, la France a en effet affirmé que les conditions climatiques à l'intérieur de la grotte constituaient une telle menace imminente sur sa conservation que le dossier pouvait prétendre à la procédure de proposition d'inscription en urgence, prévue par les textes régissant le Comité du patrimoine mondial. Un classement dès 2012 était supposé permettre à la France de mobiliser la communauté scientifique mondiale pour traiter le problème.
L'Icomos - qui assure l'expertise des candidatures pour le compte de l'Unesco - a trouvé la ficelle un peu grosse. Dans leur rapport sur l'évaluation de cette demande de classement en urgence, les experts laissent d'ailleurs percer une certaine ironie : "Du point de vue de l'Icomos, les conditions climatiques et biologiques de la grotte Chauvet sont restées pratiquement inchangées depuis 20.000 ans, y compris les concentrations de CO2 et de radon." Dans ces conditions, la notion d'urgence - à un an près - ne semble pas franchement convaincante et le rapport de l'Icomos "considère que les conditions requises [...] ne sont pas pleinement remplies, car aucun dommage grave ou danger sérieux et précis menaçant la grotte Chauvet n'a été démontré" et "recommande que la grotte ornée Chauvet-Pont-d'Arc [...] ne soit pas inscrite sur la liste du patrimoine mondial sur la base d'un traitement en urgence".
Plutôt que de persister et de s'exposer à un rejet public lors de la 36e session du Comité du patrimoine mondial - qui se tient à Saint-Pétersbourg du 24 juin au 6 juillet 2012 -, la France a préféré retirer le dossier de la grotte Chauvet. Daniel Rondeau, l'ambassadeur de France auprès de l'Unesco, a ainsi indiqué à l'AFP que la France renonçait à l'inscription en urgence de la grotte Chauvet au titre de 2012. L'ambassadeur a toutefois confirmé que le dossier serait présenté à nouveau, selon la procédure normale, en 2013. Dès lors que le dossier aura été dûment complété et que les recommandations de l'Icomos auront été suivies, l'inscription de la grotte Chauvet ne fait guère de doute.
En attendant, seule la candidature du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sera examinée au cours de la session 2012.

Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le vendredi 22 juin 2012 par localtis

 

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263872466&cid=1250263870668

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 09:53

En Ille-et-Vilaine, le comité départemental du tourisme et le conseil général ont mis en place des chasses au trésor des temps modernes. Le geocaching (1) est une activité originale et ludique pour découvrir la Haute-Bretagne.

C’est une tendance qui se renforce : les touristes mais aussi les habitants, et notamment les familles avec jeunes enfants, ont souvent envie de mieux connaître le territoire de leurs vacances et de leurs loisirs. Le comité départemental du tourisme de Haute-Bretagne propose depuis 2009 une nouvelle manière de découvrir des lieux culturels ou naturels, grâce au geocaching. Le CDT et le conseil général ont choisi de placer l’habitant au cœur de la stratégie touristique. Ainsi des actions telles le geocaching ont pour but de les sensibiliser à l’offre touristique du département pour qu’ils en deviennent des consommateurs, puis ensuite, des ambassadeurs auprès des hôtes et amis qu’ils reçoivent. 
Concrètement, les visiteurs munis d'un GPS ou d’un smartphone partent à la chasse au trésor, chaque parcours étant le prétexte à la découverte d'un ou plusieurs sites d'intérêt touristique. A titre d'exemple, le parcours de Bécherel permet de découvrir le château, un lavoir, des maisons médiévales et des sites naturels.

     Partenariat étroit avec les vingt offices de tourisme du département

Aujourd’hui, sur le département d’Ille-et-Vilaine, cinquante-deux parcours sont proposés avec au bout de chacun un trésor à découvrir. "La création de parcours et l’entretien des caches ont été largement facilités par un partenariat étroit avec les vingt offices de tourisme du département qui ont une bonne connaissance de leur territoire", précise Sophie Morche, responsable de la promotion du geocaching au comité départemental du tourisme. Sur www.tresorsdehautebretagne.fr, le "chasseur de trésor" a la possibilité de choisir son parcours geocaching en fonction de son niveau de difficulté, de sa durée ou de sa thématique. "Il est en effet indispensable de créer des parcours adaptés aux différents types d’usagers."

      Règle du jeu

Pour découvrir les trésors, il existe deux types de parcours : avec énigmes (multi-cache) ou sans énigme (cache traditionnelle). La cache renferme des petits objets (porte-clefs, crayons…) que le "geocacheur" peut récupérer à condition d’en remettre un de même valeur à la place. Un carnet permet de laisser un commentaire. L’expérience ne s’arrête pas là puisqu’une fois rentré chez lui, le geocacheur peut partager son expérience sur le site internet avec la communauté en ligne, en déposant son témoignage. Pour jouer, il suffit d’avoir un GPS ou un smartphone, des chaussures de marche et un bon sens de l’observation. Pour ceux qui n’en possèdent pas, le CDT et les offices de tourisme proposent des GPS gratuitement ou en location à la journée contre une caution.

      Conditions de la réussite : communiquer, bien cibler, relayer et entretenir

"En plus de la diffusion de flyers, d’affiches dans les sites touristiques, de panneaux ludiques, du site internet et de jeux-concours lors de salons, nous essayons en permanence d’innover pour faire connaître ces parcours, raconte la responsable de la promotion geocaching. Un partenariat avec les Gîtes de France a été conclu à cet effet. Autre facteur de réussite : le fait de disposer de personnes relais sur place permet de réagir vite en cas de dégradation d’une cache ; d’où l’importance du partenariat avec les offices de tourisme. Nous avons d’ailleurs dispensé une formation de trois heures au personnel des offices afin de leur expliquer la manière de présenter le geocaching aux touristes et habitants, le fonctionnement des GPS ou encore comment créer un parcours."

        Premier bilan très encourageant

Quant au succès du geocaching : "Nous n’avons pas la possibilité de recenser tous les usagers du geocaching mais nous observons que le nombre de personnes inscrites sur notre site internet est passé de 400 début 2011 à 1.000 aujourd’hui et que le nombre de commentaires déposés sur internet est croissant, environ deux commentaires par jour depuis le lancement du nouveau site internet en mars dernier", se félicite la responsable de la promotion geocaching qui précise aussi que d’autres départements intéressés peuvent la contacter pour en savoir plus.

Xavier Toutain / Agence Traverse, Lundi 11 Juin 2012, pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263747296


Le concept de geocaching d'origine américaine, est apparu pour la première fois en France en 2001 et à ce jour près de trente mille caches sont actives sur tout le territoire national.

 


CONTACTS

Comité départemental du tourisme Haute-Bretagne Ille-et-Vilaine

5 Rue du Pré Botté - BP 60149
35101 Rennes cedex 3
Nombre de communes : 353Nombre d'habitants : 977 000
Nom de la commune la plus peuplée : Rennes , 212 000 hab.

Richou François, Président

Morche Sophie, Assistante développement et promotion geocaching ,

tél. : 02.99.78.50.38, s.morche@bretagne35.com

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 10:03

Les contraintes imposées par l’inscription d’un secteur au patrimoine historique et le classement en zone de protection architecturale ne sont pas toujours bien vécues par les habitants. En Gironde, du côté de Saint-Emilion, un maire s’est mobilisé pour que les habitants se réapproprient leur patrimoine culturel et ses contraintes. Lancée en 2009, l’initiative a été ensuite reprise par la communauté de communes.

Élue maire de Saint-Pey-d’Armens (276 habitants), Véronique Marchive constate que les habitants de sa municipalité et de la communauté de commune de la Juridiction de Saint-Emilion (8 communes, 5.200 habitants) vivent mal les contraintes imposées par l’inscription du territoire au patrimoine mondial de l’Unesco et le classement en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). "Ils ne comprenaient pas pourquoi les habitants des villages voisins, hors de la zone concernée, pouvaient construire ou modifier leur habitation beaucoup plus librement", précise l’élue. Après avoir publié quelques articles dans le bulletin municipal, l’idée lui vient d’imaginer une manière plus originale de convaincre les habitants de l’intérêt de ces règlements.

         "L’Unesco Rallye Tour" de la Juridiction de Saint-Émilion

C’est ainsi qu’est né l’Unesco Rallye Tour de la Juridiction, réservé aux habitants de la communauté. "Au départ, mes collègues maires, pas très enthousiastes, m’ont laissée organiser le rallye avec l’aide des services de la communauté, avec qui j’ai élaboré un parcours qui traverse chacune des huit communes de la Juridiction", se souvient la maire de Saint-Pey d’Armes." Conçu comme une chasse au trésor - avec des énigmes historiques dont la résolution exige une connaissance du patrimoine local -, la journée s’achève avec l’intronisation de deux viticulteurs de Saint-Pey d’Armens par la Jurade de Saint-Émilion(1), un événement qui ne s’était plus produit dans la commune depuis un demi-siècle. Le rallye qui a eu lieu en septembre 2009 a attiré 260 participants - revêtus d’un tee-shirt avec le logo de l’Unesco et le nom de leur commune -, qui ont achevé le parcours par un repas à Saint-Pey-d’Armens. "Faute de place, nous avons dû refuser du monde", indique l’élue. Le budget de l’opération, dont la plus grosse part est consacrée à la location d’un chapiteau et à la fabrication des tee-shirts, s’élève à 5.000 euros, financés par une ligne spécifique au budget de la commune.

      La communauté de communes prend le relais

Vu l’engouement suscité par le rallye et après de nombreux échanges au bureau des maires, la communauté de communes s’approprie le projet et son financement. La deuxième édition, organisée à Saint-Sulpice-de-Falernes en 2011, sur le thème du vin avec un parcours des propriétés viticoles, obtient tout autant de succès. La troisième se tiendra à Saint-Émilion en 2013. Ces événements étant assez lourds à organiser, le rythme d’un rallye tous les deux ans a été retenu.

Reste à savoir si les contraintes générées par l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des paysages culturels et par la ZPPAUP sont mieux vécues par les habitants. "Les contraintes sont toujours des contraintes, mais désormais les habitants savent mieux pourquoi elles sont imposées. L’Unesco a été très séduit par ce projet qui fait des habitants les acteurs et les garants du territoire exceptionnel sur lequel ils vivent", conclut Véronique Marchive.

Victor Rainaldi, publié le mardi 29 mai 2012 dans la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

(1) La Jurade est une confrérie des vins de Saint-Émilion instaurée en 1199. 

Contacts : Communauté de communes de la Juridiction de Saint-Émilion, tél. : 05 57 55 21 60
contact@juridiction-saint-emilion.org
Nombre de communes : 5 ; Nombre d'habitants : 5 200
Nom de la commune la plus peuplée : Saint-Émilion , 2 194 hab.

Marchive Véronique, Maire de Saint-Pey-d'Armens ; mairie-de-st-pey-d-armens@wanadoo.fr

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250263664497

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 09:35

Du 23 au 27 mai 2012 à Ville-sur-Yron (54)

14ème édition du Festival International du Film Documentaire sur la Ruralité :

Caméra des champs

La 14ème édition du Festival International du Film Documentaire se tiendra à Ville-sur-Yron du 23 au 27 mai 2012 autour du thème de la solidarité et de la coopération. L’objectif du festival Caméras des Champs est de montrer la ruralité dans sa grande diversité en prenant comme support la diffusion de films documentaires initiant débats avec le public. Chaque année, Caméras des Champs convie aux projections de nombreux réalisateurs et spécialistes .
Le thème choisi cette année, la solidarité et la coopération dans le monde rural, sera décliné autour de plusieurs soirées proposant des films hors compétition dont un suivi d’une table ronde.
La rédaction de l'Acteur Rural, via le magazine L'Esprit Village, est partenaire de cet incontournable festival, qui montre la ruralité d'aujourd'hui dans sa grande diversité et instaure le débat après les projections. Réalisateurs, habitants, férus de documentaires et acteurs du monde rural y partagent leurs regards. Le cadre est bucolique, l'ambiance conviviale, le débat citoyen et la restauration est locale, préparée par des producteurs du secteur.
Pour en savoir plus : http://www.villesuryron.com

http://village.tm.fr/acteur-rural/?2012/05/27/1971-du-23-au-27-mai-2012-a-ville-sur-yron-54

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:57

Plusieurs décisions et initiatives récentes donnent à penser que le rapport de forces entre les promoteurs des éoliennes et les défenseurs du patrimoine est en train d'évoluer. Deux avis défavorables ont ainsi été émis sur deux projets de parcs éoliens de cinq et huit appareils qui doivent être implantés respectivement à 8,5 kilomètres et à 12 à 15 kilomètres du centre de Provins (Seine-et-Marne), inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses remparts et son ensemble architectural exceptionnel.
En novembre dernier, c'est la préfète de la région Bourgogne qui - s'appuyant notamment sur un avis défavorable du responsable du service territorial de l'architecture et du patrimoine (Stap) - avait rejeté le permis de construire d'un parc de neuf éoliennes qui devaient être implantées à moins de 5.000 mètres de l'abbaye de Fontenay, également inscrite au patrimoine mondial. Parmi les considérants de l'arrêté, on relèvera notamment "que le lieu d'implantation de l'abbaye de Fontenay correspond à la recherche par les moines cisterciens d'un lieu autarcique et isolé, propice au recueillement au fond d'un vallon, à l'intérieur d'un massif boisé" et que le classement par l'Unesco "traduit la valeur exceptionnelle de ce lieu sacré et qu'il ne doit pas être remis en cause par l'implantation à sa proximité d'éléments en contradiction avec l'esprit des lieux".
Mais le dossier le plus emblématique reste bien sûr celui des projets d'éoliennes dans la baie du mont Saint-Michel, le comité du patrimoine mondial ayant très clairement laissé entendre qu'il était prêt à déclasser le site si ce projet voyait le jour (voir article localtis du 30 juin 2011).

     Le ministre de la Culture change de ton

De leur côté, les associations de défense du patrimoine restent également très mobilisées. Ce 27 janvier à Toulouse, par exemple, une quarantaine d'associations organisent une manifestation intitulée "Non au massacre de la région Midi-Pyrénées par 800 éoliennes". Elles protestent contre le schéma régional climat-air-énergie (SRCAE), élaboré par la région et qui prévoit l'implantation de 800 éoliennes à l'horizon 2020, dont une partie dans des parcs naturels. Bon nombre de ces éoliennes doivent être installées dans l'Aveyron, l'un des quatre départements à avoir bénéficié, le 28 juin dernier, de l'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial.
Ces prises de position ne doivent rien au hasard. Après avoir longtemps semblé passif sur le sujet, le ministre de la Culture - qui a eu le sentiment d'avoir été quelque peu trompé par les explications fournies dans le dossier du mont Saint-Michel - a adopté une attitude beaucoup plus ferme. Lors de la réunion des préfets de région, le 15 décembre dernier, Frédéric Mitterrand s'est ainsi dit "souvent très inquiet de voir à quel point notre cadre de vie se dégrade, que ce soit par le biais de champs d'éoliennes anarchiques, visibles à des kilomètres à la ronde - alors que beaucoup de schémas départementaux cohérents avaient été établis avec les services territoriaux d'architecture et du patrimoine -, ou par des abords de ville dénaturés et bardés d'enseignes et de constructions sans ambition esthétique" (voir article localtis du 19 décembre 2011). Il a donc fait "solennellement appel" aux préfets pour qu'ils tiennent compte de la préservation des paysages dans l'ensemble des décisions qu'ils sont amenés à prendre. Lors de ses voeux à la presse, le 17 janvier, Frédéric Mitterrand a rappelé qu'"a [sa] demande, les schémas régionaux éoliens seront ainsi désormais soumis aux commissions régionales du patrimoine et des sites, qui en mesureront l'impact visuel". Il a également indiqué qu'il travaillait "ardemment" à l'étape suivante : faire en sorte "que ce passage par nos commissions soit suivi d'avis obligatoire".

Jean-Noël Escudié / PCA , publié le mardi 31 janvier 2012 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263138579&cid=1250263117578
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 09:42

La Haute-Provence est de longue date une terre d’accueil pour les éditeurs, les graphistes, les illustrateurs, les imprimeurs. La communauté de communes Pays de Forcalquier-Montagne de Lure a su entendre les besoins des acteurs de cette filière pour la réorganiser autour d’une Maison des métiers du livre.

Dès 2005, les élus de la communauté de communes de Pays de Forcalquier-Montagne de Lure constataient que nombreux étaient les acteurs du livre, associatifs ou professionnels, à solliciter son soutien pour organiser leurs manifestations, partager des locaux ou bâtir des relations à la fois économiques et culturelles autour de leurs métiers.
Dans les années 60, Giono avait fait beaucoup pour la réputation de la région et a attiré nombre de professionnels, écrivains ou éditeurs : non seulement à Forcalquier, mais au-delà, autour de Manosque et de Sisteron, et sur la commune de Lurs où un séminaire de graphistes du monde entier se réunit chaque année depuis 60 ans. Afin de renforcer cette dynamique, les élus ont décidé de réaliser une étude sur le potentiel de valorisation de la filière du livre.

     Soutenir la filière par la création d’un hôtel d’entreprises

Le diagnostic, réalisé sur trois mois en 2006, met en lumière les attentes des professionnels locaux de la chaîne du livre : un besoin de mutualiser pour se développer, de partager des services et des emplois - par exemple pour la gestion des relations presse -,  mais avant tout de partager des locaux. En raison des coûts élevés de l’immobilier d’entreprise sur le territoire, nombreux en effet sont ceux qui travaillent à domicile, souvent dans de mauvaises conditions. La création d’un hôtel d’entreprises constitue donc l’objectif prioritaire. Le projet a pu bénéficier de deux opportunités : des crédits d’animation du programme "Leader +" ont permis d’embaucher la personne qui avait réalisé le diagnostic pour piloter le projet ; tandis que la communauté de communes, retenue lors de l’appel à projets gouvernemental sur les pôles d’excellence rurale, a pu bénéficier de crédits d’investissement pour la construction de l’hôtel d’entreprises, baptisé Maison des métiers du livre. Installée au centre de Forcalquier, dans l’ancienne gendarmerie réhabilitée, elle a été inaugurée en septembre 2010. Sur 1.200 m2, le bâtiment propose 15 modules en location - bureaux ou ateliers - et offre une série de locaux mutualisés : salles de réunion, stockage, cafétéria, salle polyvalente... Le coût total de construction s’élève à 1, 65 million d’euros financés à 25% par l’Etat, à 13% par la région Paca, à 15% par le conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, à 25% par le Feder et à 20% par la communauté de communes elle-même.

     Un réseau hors les murs et des partenariats élargis

En 2011, un an après son ouverture, la Maison des métiers du livre accueille 9 entreprises locataires (60% de ses capacités) tout en s’affirmant comme un point de rendez-vous pour d’autres acteurs de la filière qui n’y sont pas forcément domiciliés. Y sont installés deux éditeurs, un graphiste, un illustrateur, deux imprimeurs, une association de formation à la communication écrite et une société d’édition numérique qui développe des applications pour smartphones.
Parallèlement, la filière s’organise au-delà de ses murs : un bibliothécaire a été embauché en décembre 2010 pour monter un réseau de lecture publique et travailler à la programmation d’une médiathèque. De plus, la communauté de communes a établi des partenariats au-delà de ses frontières : l’un avec la communauté voisine Luberon-Durance-Verdon pour la valorisation du "pays du livre et de l’écriture" (extension du réseau d’acteurs, signalétique des lieux et des produits, etc.) ; l’autre, avec la région Paca (Prides Livres & Disques), pour la structuration au plan régional et la labellisation et le financement de projets privés de la filière.

     Partir de la réalité du terrain

Christophe Castaner, président de la communauté de communes ne veut donner qu’un seul conseil : "Il faut partir de la réalité du terrain. Les petits éditeurs sont des entreprises très fragiles. Si le projet a réussi, c’est que leur activité est profondément ancrée dans le territoire et participe au développement global de celui-ci. Un hôtel d’entreprises ordinaire, à l’entrée d’une autoroute comme on peut en faire partout ailleurs, n’aurait pas convenu à Forcalquier." Il fallait que le projet soit porteur de sens pour les professionnels, et pour le territoire.

Jean-Luc Varin, Agence Traverse pour la rubrique Expériences des sites www.mairieconseils.net et www.localtis.info

Publié le lundi 23 janvier 2012 site de Mairie Conseils
http://www.mairieconseils.net/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250262977785

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 10:00

Suite au projet culturel mené par les Parcs naturels régionaux du Massif-central    

« Vivre ensemble à la campagne» (accueil en résidences de cinéastes sur six territoires en 2011), l’IPAMAC, en collaboration avec le Collectif VilleCampagne, a souhaité proposer des journées d’échanges en complément de la restitution de cette action.

Six journées ouvertes aux élus et acteurs du développement rural et culturel sont organisées de février à juin 2012, pour permettre d’aller à la rencontre de projets et structures culturels dynamiques. Ces journées seront également l’occasion de restituer les observations menées par chercheurs et acteurs sur cette question du lien social mais également du rôle de la culture dans le développement territorial et les politiques d’accueil.
La première formation, à laquelle vous êtes conviés, est élaborée avec le collectif artistique Pixel, installé en territoire urbain (Marseille, Friche Belle de Mai) et plus récemment en territoire rural, qui nous accueille pour l’occasion dans son Quartier Général à Busséol.

 

JOURNEE D’ÉCHANGE et DE FORMATION, projet culturel et développement des territoires ruraux
2-3 FÉVRIER 2012, BUSSÉOL, Auvergne, Puy-de-Dôme,
30 mn sud/est de Clermont-Ferrand

Pré-programme
Journées co-animée par le Collectif Ville Campagneet le collectif artistique Pixel
Jeudi 2 février
14h/16h : Accueil et retour sur la démarche de Pixel à Busséol
16h30/18h30 : Restitution/formation : Quel ‘vivre ensemble’ à la campagne ?
La culture comme ressource pour les territoires ruraux
En soirée : Repas collectif et projections vidéos. Nuit sur place.
Vendredi 3 février
9h30/11h30 : Echanges en ateliers :
At. 1 : Quel sens donner à l’accueil d’équipe artistique sur un territoire ?
At. 2 : Comment articuler les différentes temporalités artistiques ?

12h/13h : Retour sur les ateliers et conclusions de la journée

 
Formulaire d’inscription en ligne, avant le vendredi 20 janvier
Contact : Julia Steiner / 04 74 59 71 70 julia.steiner@parcs-massif-central.com
Information : http://reseauculture21.fr/plateformeipamac/

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:00

Deux ans après l'opération 'Parcs en Résidences', l'IPAMAC (Inter Parcs du Massif Central) a mené un nouveau projet artistique, culturel et social : 

'Vivre ensemble à la Campagne' dans 6 Parcs naturels régionaux du Massif Central.

De janvier à juin 2011, deux réalisateurs ont parcouru ces territoires, à la rencontre de leurs habitants, des initiatives et dynamiques à l'oeuvre dans ces campagnes.

Un film est né de tous ces échanges, projeté lors de ces journées de restitution.

Sociologues et acteurs du développement rural ont suivi chaque étape de la démarche artistique et ont réfléchi aux côtés des Parcs aux thématiques liées à l'accueil de nouveaux habitants, à l'importance du lien social et des échanges culturels sur les territoires.

Venez échanger avec eux sur ces thèmes, les 17 et 18 novembre 2011

 

à Millau dans le Parc des Grands Causses.

 

Pour toute question, le programme + le bulletin de participation pour

contacter Emilie Giroux : contact@parcs-massif-central.com

Tél : 04 74 59 71 70 / Fax : 04 74 59 72 32rogramme


Programme : VIVRE ENSEMBLE A LA CAMPAGNE

  séminaire animé par Claire Lelièvre, de l’Acteur Rural et l’Esprit Village.

- 17 novembre :

13h : Accueil des participants

13h30-16h30 : Plénière

Ouverture du séminaire par Christian Audouin, Président d’IPAMAC, un représentant du PNRdes Grands Causses et un représentant des Régions du Massif central.

« L’accueil, ça se cultive ! » par Jean-Philippe Caumont, Directeur du PNRdu Morvan ; Nils Brunet, PNRCausses du Quercy.

« L’accueil en campagne : construire ensemble un nouveau monde ? » par André Micoud, sociologue.

Introduction suivie d’une table ronde avec la participation de : Lorraine Chenot, Présidente du PNRdes Monts d’Ardèche ; Jean-Yves Pineau, directeur du Collectif Ville Campagne ; Anne-Laure Avizou, Région Limousin ; Bertrand Cazal, DATARMassif central ; Réseau RELIER.

Cette table ronde permettra de présenter les enjeux des politiques d’accueil dans le développement des territoires ruraux et plus spécifiquement le rôle de la culture, vecteur d’attractivité et de lien social. Elle associera à la fois des apports théoriques, à travers l’intervention de sociologues, et pratiques, à travers notamment un éclairage sur les politiques mises en place par les Régions du Massif central, et les projets de RELIER, association nationale d’éducation populaire, et des Parcs naturels du Massif central. Un débat sera engagé avec la salle.

18h-21h : De l’élaboration du projet… au concret !

« Vivre ensemble à la campagne » : témoignages d’élus et de chargés de mission des Parcs.

Histoire de résidences et création d’un livre-film par Camille Plagnet et Jeanne Delafosse, réalisateurs, Association Son et Image.

Diffusion du film en avant-première !

Débat ponctué des interventions de Fanny Herbert, sociologue, Ninon Bardet, Collectif Ville-Campagne et des réalisateurs.

Dîner et prolongation des discussions au bar du Domaine Saint-Estève

 - 18 novembre

9h-12h : 3 ateliers au choix

ATELIERn° 1 : « Projets culturels et participation des habitants »

Animateur : François Pouthier, Culture et Départements

Parole d’élue : Marie-Thérèse Foulquier, maire de Saint-Jean Saint-Paul (12)

Expériences présentées : Derrière le Hublot par Fred Sancerre ; Les Articulteurs par Marco Félez et Alban Cogrel ; la Fanfare Larzaco Poet Poet par Séverine Fel et Elise Chatelain.

Les projets culturels tendent à impliquer les habitants au processus de création, l’idée étant de faire « avec les gens » et de ne plus seulement les cantonner au rôle de spectateurs-consommateurs. La question de la mobilisation des habitants se pose : comment impliquer la société civile ? Comment conduire un projet participatif et quels impacts mesurer sur un territoire ? Comment les artistes s’approprient la commande et comment la collectivité accepte la démarche artistique proposée ?

ATELIERn°2 : « Des lieux pour être ensemble »

Animateur : Claire Lelièvre, directrice adjointe de l’Acteur Rural

Parole d’élu : Laurent Moles, maire d’Escamps (46)

Expériences présentées : Fédération des Cercles de Gascogne par Alain Crenca et Sébastien Carlier ; « Quartier général » du collectif Pixel (sous réserve).

Les projets « Parcs en Résidences » et « Vivre ensemble à la campagne » menés par les Parcs naturels du Massif central, ont révélé le besoin de partages d’espaces et de moments de convivialité. Un des principaux enjeux des territoires ruraux est donc bien de créer les conditions nécessaires à l’interconnaissance des populations. Cette question sera soulevée au travers d’expériences similaires : quels sont les outils, les dispositifs mis en oeuvre pour favoriser le lien social ? Comment s’instaurent et se développent les réseaux sociaux dans les territoires ruraux ?

ATELIERn°3 : « Des territoires inventifs »

Animateur : Jean-Yves Pineau, directeur du Collectif Ville Campagne

Parole d’élu : David Daroussin, adjoint au maire de Felletin (23)

Expériences présentées : Le Nombril du Monde par Yannick Jaulin ; Quartier Rouge par Pomme Boucher ; Fédurok (sous réserve).

Le film réalisé dans le cadre du projet « Vivre ensemble à la campagne » témoigne de la modernité des territoires ruraux, terres d’innovations sociales et culturelles. Comment soutenir ces innovations pour qu’elles participent à l’attractivité des territoires et conduisent à l’installation de nouvelles populations ? Comment un projet artistique amène à changer l’image et le regard porté sur un territoire ?

12h-13h : Clôture des journées

« Les ressources culturelles dans le développement des territoires ruraux » par Pauline • Scherer, sociologue et Vincent Guillon, politologue.

Clôture des journées par Alain Fauconnier, Président du PNRdes Grands Causses ; Jean-Yves • Bechler, Commissaire du Massif central.

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 09:36

 Le parcours À ciel ouvert ! < http://www.bethune2011.fr/blog/evenement/a-ciel-ouvert/> grâce à des interventions artistiques contemporaines, met en valeur les sites remarquables du Patrimoine minier d’Artois.< http://www.artoiscomm.fr/> , jusqu'au 25 septembre (Pas-de-Calais).
 
À l'occasion de Béthune, « Capitale Régionale de la Culture <http://www.ville-bethune.fr/cap_2011_menu.html>  », les œuvres, créées in situ par neuf artistes, projettent dans l’univers créatif du XXIe siècle, sites symboliques du passé, visiteurs et habitants, sur une trentaine de kilomètres reliant six communes. Avec Les Pas Perdus <http://www.lespasperdus.com/> et le Jardin des souhaits bricolés, il est même possible de se promener dans les intérieurs et les extérieurs des corons de la Cité des Électriciens de Bruay-La-Buissière. L'entrée est gratuite. Pour accompagner le public, des médiateurs sont présents et un guide du visiteur est téléchargeable, en format pdf, <http://www.bethune2011.fr/wp-content/uploads/presse/guide_visiteur_acielouvert.pdf> ou sur smartphone <http://itunes.apple.com/fr/app/a-ciel-ouvert-bethune-2011/id440690213?mt=8> .
 Contact
: Renseignements auprès du Lab-Labanque (03 21 63 04 70 – www.lab-labanque.fr<http://www.lab-labanque.fr/> ) <http://www.lab-labanque.fr/> .link

information venant de "Complément d'objet"
Ministère de la Culture et de la Communication
Lisbeth Berger  01 40 15 78 52 – lisbeth.berger@culture.gouv.fr  

Raphaël Loison (01 40 15 78 94 - raphael.loison@culture.gouv.fr
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/co-ddat/index.htm

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:52

La Fondation du patrimoine - organisme semi-officiel chargé d'accompagner la politique nationale de sauvegarde et de promotion du patrimoine - met en place un "fonds pour l'insertion, la formation et la transmission des savoirs".

Doté d'un million et demi d'euros, ce fonds a pour vocation "de mener à bien des actions d'insertion sociale et professionnelle en direction de publics en difficulté, et de renforcer son action en faveur de la transmission des savoir-faire traditionnels et de la formation des jeunes aux métiers du patrimoine". Il s'agit en l'occurrence d'une mise en oeuvre du dispositif des chantiers d'insertion, financés notamment par les départements. S'il ne s'agit pas là d'une première dans le champ du patrimoine, les chantiers d'insertion sont plutôt, jusqu'à présent, orientés vers le développement durable (à l'image de l'entretien des berges de rivières, par exemple).

La fondation entend financer des projets de sauvegarde et/ou de valorisation du patrimoine, organisés dans le cadre de chantiers d'insertion de publics en difficulté (jeunes chômeurs, chômeurs de longue durée, personnes sous main de justice...). Elle financera aussi des actions de formation et de sensibilisation des jeunes aux métiers du patrimoine : chantiers écoles, ateliers du patrimoine organisés par des établissements scolaires... Les chantiers pourront concerner le patrimoine bâti, mobilier ou naturel, priorité étant donnée aux projets relatifs au patrimoine non protégé. Chaque projet retenu par le comité de sélection bénéficiera d'une subvention pouvant aller jusqu'à 30.000 euros, le financement étant versé au maître d'ouvrage du projet : collectivités, associations, entreprises d'insertion, établissements publics locaux d'enseignement ou centres de formation.

Forteresses, locomotives et autocars

Pour concrétiser cet engagement, les deux premières conventions ont été signées le 28 avril 2011, en Alsace. La première concerne la restauration et l'ouverture au public du fort de Mutzig à Dinsheim-sur-Bruche, construit entre 1893 et 1916 alors que l'Alsace faisait encore partie de l'empire allemand et qui fut, avec une superficie de 254 hectares et un équipage de 7.000 hommes, l'ouvrage le plus puissant de la Première Guerre mondiale. Le chantier est piloté par l'association du fort de Mutzig. A noter : le chantier accueillera aussi une dizaine de jeunes Allemands, condamnés à des peines de prison et en cours de réinsertion. La seconde convention porte sur la restauration d'un autocar Citroën par l'association Autocars anciens de France, située à Betschdorf. Le chantier bénéficiera à des jeunes non diplômés et à des chômeurs en fin de droit, avec pour objectif "de former des personnes en grande difficulté au monde du travail, en leur inculquant un savoir-faire lié aux métiers du transport : mécanicien, carrossier, tôlier, électricien poids lourds...".

D'autres projets ont également été sélectionnés et devraient très prochainement faire l'objet d'une convention permettant la libération des financements :

- restauration de la grande archère et d'un mur du château de Châtel-sur-Moselle (Vosges),

- restauration d'une locomotive et de son wagon (classé monument historique) dans la Meuse (véhicules ayant servi sur la "Voie sacrée"),

- chantier école de restauration de peintures murales à Senozan et à Semur-en-Brionnais (Saône-et-Loire), -

- restauration du patrimoine de Fontevrault-l'Abbaye (Maine-et-Loire)

- remise en état de l'accès à la chapelle de la commune de Brantes, sur les pentes du mont Ventoux (Vaucluse).

Jean-Noël Escudié / PCA, Publié le mercredi 4 mai 2011 parlocaltis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&cid=1250261736966

http://www.fondation-patrimoine.org



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