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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 09:55

Les trois régions françaises membres du réseau des régions périurbaines « Purple », à savoir la région Ile de France, Nord Pas de Calais et Rhône-Alpes ; le Programme national d’assistance technique géré par la  DATAR et le réseau des acteurs locaux de l’agriculture périurbaine « Terres en Villes », se sont réunis pour produire ce nouveau guide des aides européennes, dans le but de favoriser le développement des projets en faveur des espaces ouverts périurbains et de leur agriculture, et d’aider les acteurs locaux à construire leurs coopérations européennes.Ce guide est à destination de tous les porteurs de projet dans le domaine de l’agriculture périurbaine et la gestion des espaces ouverts périurbains, qu’ils soient techniciens de collectivité, d’intercommunalité ou de chambre d’agriculture, représentants de la profession agricole ou encore membres d’une ONG à caractère environnemental.

Le "Guide des aides européennes pour la gestion des espaces agricoles, naturels et forestiers et l’agriculture périurbaine" - Terres en villes - 2010,

est téléchargeable sur le site Internet de Terres en Villes à l’adresse suivante :

http://www.terresenvilles.org/upload/pubdoc/pdc_20081128040039_guideeucomplet.pdf

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 10:16

Après 15 années de progression quasi continue, le marché des forêts a reculé de 21% en 2009 en nombre de transactions et sa valeur (860 millions d'euros) est repassée sous la barre du milliard d'euros pour la première fois depuis trois ans. Ces chiffres proviennent de l'étude annuelle réalisée par la Fédération nationale des Safer avec la Société forestière, filiale de la Caisse des Dépôts, qui a été présentée le 20 mai dernier.

Selon cette enquête, qui s'appuie sur les notifications des projets de ventes adressées par les notaires aux Safer, seuls 93.000 hectares de forêts ont été échangés en 2009 contre 118.000 en 2008. Les biens de plus de 50 hectares ont été les plus affectés avec une chute de 32% du nombre de transactions et de 36% des surfaces échangées alors que le recul a été respectivement de 8% et de 9% pour les biens de moins de 50 hectares. Les biens comportant une forêt et un bâtiment ont pour leur part mieux résisté que les biens non bâtis : ils enregistrent une baisse deux fois moins forte en nombre (-4% contre -9%) et en surface (-12% contre -24%).

En euros courants, l'indice du prix moyen biennal (2008-2009) des forêts est de +0,9% alors qu'il était de +7,1% pour 2007-2008 et de +8,5% pour 2006-2007. "La contraction du marché est à replacer dans le contexte de crise économique et financière qui a notamment entraîné en France une régression du secteur de la construction de plus de 17% par rapport à 2008", a commenté Robert Levesque, de Terres d'Europe-Scafr, le département études de la FNsafer. Les ravages causés par la tempête Klaus dans le grand Sud-Ouest fin janvier 2009 encore accentué les effets de la récession.

Les premiers acquéreurs sur le marché des forêts sont aujourd'hui les personnes morales - institutionnels, groupements forestiers, et dans une moindre mesure collectivités locales. Toutes catégories confondues, ils ont acheté en 2009 44% des surfaces et leur patrimoine s'est renforcé de 10.000 hectares. Leur présence est particulièrement forte sur le marché des biens de plus de 100 hectares où ils ont réalisé 64% des ventes et acheté 71% des surfaces. De 2007 à 2009, le secteur public - Etat, collectivités territoriales et établissements publics - a acquis 9.600 hectares. Ces achats sont en repli de 25% par rapport 2006-2008 et de 33% par rapport à 2005-2007. Mais avec 2.900 hectares acquis et 1.600 hectares vendus en 2009, les personnes morales publiques ont encore accru leur patrimoine de 1.300 hectares l'an dernier.

Les communes déjà propriétaires de forêts dans le quart nord-est ont été particulièrement actives mais des acquisitions importantes (supérieures à 200 hectares) ont aussi été réalisées en Aquitaine, en Franche-Comté, dans le Loiret, la Somme, en Côte-d'Or, en Lozère et dans trois départements du littoral méditerranéen (Gard, Bouches-du-Rhône, Var).

Pour Laurent Piermont, président-directeur général de la Société forestière, le repli du marché de la forêt ne remet pas en cause son attractivité, bien au contraire. "On retrouve sa qualité de valeur refuge, moins risquée que d'autres placements, estime-t-il. Par ailleurs, l'essor croissant de la filière bois-énergie et tout particulièrement du marché du granulé bois offre de nouvelles perspectives de développement". Reste à s'inspirer des autres pays européens comme l'Allemagne qui ont su organiser des filières bien structurées pour développer cette énergie renouvelable.

Selon André Thévenot, président de la FNSafer, cela passe aussi en amont par une restructuration du parcellaire forestier, qui souffre d'un trop grand morcellement. Résultat : "30% de la production forestière française est aujourd'hui inexploitée, a-t-il rappelé. La restructuration est la pierre angulaire d'une meilleure valorisation de la ressource et nous menons des actions en ce sens avec les collectivités en Franche-Comté, en Lorraine et en Aquitaine, notamment."

Anne Lenormand, publié le 20 mai 2010, par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259889466

Aller plus loin sur le web

* Le site de la Société forestière : http://www.forestiere-cdc.fr/

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:30

 

EUROPE et PAC

Depuis deux ans maintenant, les Etats membres ont l'obligation de publier la liste des bénéficiaires de la politique agricole commune (PAC) et le montant de leurs aides. Transparence oblige. Au total, la France a ainsi touché 11 milliards d'euros en 2009, selon les chiffres communiqués par le ministère le l'Agriculture vendredi et accessibles sur son site. C'est 600 millions d'euros de plus que l'année passée. Pour le reste, pas beaucoup d'évolution : le montant se répartit entre le premier pilier de la PAC (9,8 milliards) et le second, à savoir l'aide au développement rural (1,2 milliard) qui reste elle-même nettement dominée par l'agriculture.

Ce sont les industries agro-alimentaires, les associations caritatives et les sucriers qui se taillent la part du lion. La coopérative sucrière Tereos et la société Saint Louis Sucre ont respectivement touché 178 et 143,7 millions d'euros, ce qui en fait les premiers bénéficiaires. Le groupe laitier Lactalis a perçu 22,8 millions d'euros pour le stockage du lait en poudre, afin de calmer le marché. Quant au groupe volailler breton Doux, il bénéficie de 56,3 millions d'euros. Parmi, les associations caritatives, figurent les Banques alimentaires (30,4 millions d'euros), les Restaurants du coeur (près de 20 millions d'euros).

     Côté exploitants, les aides restent concentrées entre les mains d'une minorité. En effet, 400.365 agriculteurs ont reçu 8,5 milliards d’euros d'aides directes du fonds Feoga, soit 21.218 par bénéficiaire. Mais 10,7% ont reçu plus de 50.000 euros d’aides, soit 40% des aides. 32% des agriculteurs ont reçu moins de 5.000 euros d'aides, soit 2,4% des aides.

     En matière de développement rural (mesures agro-environnementales, indemnités compensatoires de handicaps naturels, installation des jeunes…), 212.360 agriculteurs ont perçu 1,3 milliard d'euros répartis entre les aides du Feader et les contreparties nationales, ces opérations faisant l'objet de cofinancements. Cela représente un montant moyen de 6.084 euros par bénéficiaire. Les collectivités, elles, ont perçu quelque 35 millions d'euros au titre du développement rural. Un montant noyé dans la masse des aides et qui fait demander aux régions l'intégration de la part non agricole du Feader dans la politique de cohésion. Ce sera l'un des enjeux de la réforme de la PAC après 2013, dont le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos, a récemment lancé les débats.

L'an prochain, la donne devrait être différente : le bilan de santé de la PAC (la réforme à mi-parcours) commencera à produire ses effets. Il vise notamment à réorienter une partie des aides (1,4 milliard d'euros) qui profitent largement aux céréaliers, vers des types de productions et de territoires fragiles comme les prairies et l'élevage ovin. Par ailleurs, d'ici fin 2013, la France bénéficiera d'une rallonge de 979 millions d'euros supplémentaires pour le développement rural.

M.T. avec AFP, publié le 03 mai 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259825066

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:08

Michel Godet : "Il faut cesser d'arroser l'arbre qui tombe"

Colporteur de bonnes nouvelles : par les temps qui courent, le métier se fait rare. C'est pourtant le parti pris de Michel Godet, auteur d'un rapport intitulé "Créativité et innovation dans les territoires", remis au ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, mardi 18 mai. "Nous sommes à l'aube d'une troisième vague d'innovations, indubitablement aussi forte que les deux précédentes, la Renaissance et la Belle Epoque", estime le professeur du Cnam qui a présidé ce travail commun au Conseil d'analyse économique (CAE), à la Datar et à l'Académie des technologies. Alors, pour ne pas louper le coche, l'auteur invite à endosser le costume du naturaliste en comparant les territoires à des écosystèmes où, en gros, ne s'en sortent que ceux qui en ont la volonté. "Ce sont bien les hommes et leurs projets qui font la différence entre les territoires !", affirme l'auteur, qui égrène les "success stories" comme le Bressuirais (Vendée) qui connaît un taux de chômage à 4% en sortie de crise (3% avant). "A Bressuire, il n'y a pourtant pas de TGV et la desserte SNCF se fait par autocar." En revanche, si les infrastructures ne font pas tout, l'atmosphère de l'écosystème joue à plein : confiance, sécurité, richesse de la vie sociale et associative, qualité des services publics, absence d'inégalités trop criantes… "Les territoires gagnants du futur sont ceux qui seront capables de développer harmonieusement à la fois des pôles de compétitivité et des pôles de qualité de vie", considère-t-il.

Le rapport souligne aussi que l'innovation ne peut pas être seulement technique (high tech) et donne de l'importance au low tech. Sociale, organisationnelle, financière, marketing, commerciale : "80% de l'innovation est non-technique", a insisté Michel Godet, lors de la présentation du rapport à la presse, mardi. Et puisqu'on est dans les anglicismes : le bottom-up doit être privilégiée sur le top-down. En clair, l'initiative doit venir du bas. Dès lors, le rôle des acteurs locaux est davantage d'accompagner, de favoriser la créativité grâce au droit à l'expérimentation désormais inscrit dans la Constitution mais dont "l'application est rendue quasiment impossible". Au lieu de cela, "les politiques s'intéressent plus à l'arbre qui tombe qu'à la forêt qui pousse". "Il faut plutôt arroser les plantes qui poussent naturellement et ne pas s'évertuer à planter un arbre exotique qui ne prendra pas racine", souligne le "naturaliste".

Au rang des propositions, le rapport suggère la désignation de "sous-préfets à l'expérimentation" qui seraient chargés de lever les obstacles juridiques, règlementaires et administratifs aux innovations locales. Il préconise aussi la création d'un "revenu minimum territorialisé" pour retenir les habitants sur leur territoire. "Les gens fuient l'Ile-de-France à cause du coût de la vie", a encore expliqué Michel Godet. De la même façon, des incitations fiscales type zones franches viendraient soutenir les territoires dépeuplés ou à forte proportion de logements sociaux, comme Le Havre. Autre idée originale : la création d'un "baromètre de l'innovation" à partir d'un système d'évaluation de la RSI (responsabilité sociale de l'innovation).

Pour Michel Mercier, certaines de ces propositions, comme les sous-préfets à l'expérimentation, pourraient trouver une application rapide avec le plan d'actions en faveur des territoires ruraux présenté lors du Ciadt de la semaine dernière.

Michel Tendil, publié le 18 mai 2010 par Localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259876562

vous pourrez télécharger sur localtis le rapport "Créativité et innovation dans les territoires"

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:49

Comment bien prendre en compte l’agriculture dans les Schémas de cohérence territoriale (les SCoT)? - Journée nationale le 8 juin 2010 à Paris 

Les Schémas de Cohérence Territoriale, outils de mise en cohérence des politiques publiques d’urbanisme sont l’outil majeur de la planification stratégique territoriale. Ils ont été confortés par le Grenelle de l’environnement et ils conditionneront plus que jamais l'avenir de la ville et de son agriculture.

Voilà pourquoi, une petite équipe d’horizons variés – Terres en Villes, Certu (Centre d'études sur les Réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques), Rennes Métropole, chambres d’agriculture, association pour le développement de l’agriculture dans l’Y grenoblois et agence d’urbanisme de la région nantaise ont produit un ouvrage et un premier guide « Comment bien prendre en compte l’agriculture dans le ScoT ?», en privilégiant une méthode interactive qui combine la collecte de données, la mise au débat de premières hypothèses et l’analyse approfondie de huit SCoT approuvés.

La présente journée, co-organisée par l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) et Terres en Villes, vise à présenter et à mette au débat la démarche proposée par Terres en Villes et ses partenaires, démarche approfondie dans le cadre du projet AgriSCoT.

A cette occasion sera également présenté le module de formation AgriSCoT qui sera testé au deuxième semestre en partenariat avec l’APCA.

 

Pour obtenir le pré-programme et la fiche d'inscription, merci de contacter Freddy Nervesa par mail  : freddy.nervesa@terresenvilles.org

http://www.terresenvilles.org/

Info venant de l’Acteur rural, 30 avril 2010 :

http://village.tm.fr/acteur-rural/?2010/06/08/1214-le-8-juin-2010-a-paris

Service des droits des femmes et de l’égalité

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 10:58

Peu représentée en France, la filière laine connaît un véritable déclin depuis plusieurs années. Effets de la crise mais aussi mondialisation et délocalisations : de nombreux facteurs sont à l'origine de cette décroissance du marché. Des obstacles pointés du doigt lors de la huitième Conférence mondiale Mérinos et des entretiens de Rambouillet, organisés par la Bergerie nationale, du 3 au 6 mai. Réunissant des acteurs venus du monde entier, ces rencontres étaient, pour Christine Lang, l'occasion de "valoriser les projets qui existent". La directrice adjointe de la Bergerie nationale rappelle que "ce qui sauvera la laine européenne, c'est la qualité. Or, comme le font remarquer les entreprises, en France, toute la transformation de la laine a disparu. En outre, les savoir-faire ne sont plus enseignés". Les activités de peignage et de lavage s'effectuent désormais en Chine ou au Bangladesh et la concurrence des fibres synthétiques est coriace. Certaines initiatives méritent donc d'être partagées. Ainsi, la relocalisation du Tricotage des Vosges. L'entreprise ayant perdu sa licence Dim en 2009, son activité était réduite à néant jusqu'à ce qu'elle décide de relocaliser la production de chaussettes en laine à Vagney, sauvant ainsi de nombreux emplois. Autre réussite : la société coopérative de production Ardelaine qui a mis en place, dès 1982, des circuits courts en Ardèche. Comme le souligne son fondateur, Gérard Barras, "nous optimisons un maximum avec des bêtes de qualité mais je pense que la France est en phase de déstructuration industrielle depuis plus de 30 ans, comme de nombreux autres pays européens. Nous devons donc nous battre pour peser, au moins au niveau national". Un pari réussi puisqu'Ardelaine produisait 54 tonnes de laine en 2006. Cependant, ces succès ne sont pas nombreux. Comme l'explique Hubert du Potet : "Avec 7,8 millions de moutons pour une production d'environ 22.000 tonnes de laine brute, la filière de la laine française ne représente qu'un faible intérêt économique pour les régions." Le délégué général de la Fédération française des industries lainière et cotonnière espère pourtant une reprise : "Si tous les secteurs étaient en baisse de 17 à 33% en 2009 par rapport à l'année précédente, le retour vers les fibres naturelles ainsi que l'ouverture au marché des textiles techniques nous laissent un espoir pour 2010." Ainsi, la race du mérinos d'Arles, présente en région Paca mais aussi dans les départements de la Drôme, l'Isère, les Pyrénées-Atlantiques et la Corse, pourrait reprendre du poil de la bête. Reste tout de même un point déterminant pour Hubert du Potet : "L'Union européenne doit reconnaître la laine comme un produit agricole afin de faire bénéficier les producteurs des aides de la politique agricole commune (PAC)." Le "Merinoscope" a donc été l'occasion d'exercer une pression sur le ministre de l'Agriculture alors que les discussions sur la future PAC ont démarré à Bruxelles. Car le cheptel lainier français, éparpillé sur l'ensemble du territoire, fait partie du patrimoine national.

Muriel Weiss, publié le 11 mai 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250259853026

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:44

<http://www.agricultures-alternatives.org/>

Biologique, durable ou encore paysanne, les formes d’agriculture dites « alternatives » ne manquent pas. Ces différents systèmes de production et d’organisation agricole et ruraux ont comme caractéristique commune de se poser comme des alternatives au modèle dominant représenté par une agriculture intensive, réduite à sa seule fonction de production et parfois qualifiée d’industrielle.

Depuis plus de 20 ans, nos réseaux expérimentent et accompagnent sur le terrain une agriculture au service des territoires et des producteurs, une agriculture durable, capable de nourrir et d’employer des hommes et des femmes dans le respect de l'environnement, en utilisant très peu d’intrants, et qui tente de s’affranchir du modèle productiviste dominant.

Ce site collectif témoigne de cette urgence. Agriculteurs, environnementalistes et collectivités locales doivent s’associer dans un but commun : que l’agriculture durable devienne la norme.

Site portail d'informations sur les agricultures alternatives, il propose des ressources en téléchargement (publications, vidéos,…), présente la problématique de l’installation en faisant le lien vers les sites de références qui proposent des offres/demandes d’installations alternatives et présente le collectif d'associations porteuses.

Ce site créé par la FNCIVAM – Fédération Nationale des Centres d'Initatives pour Valoriser le Milieu Rural, en lien avec le collectif InPACT – Initiatives pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale, a été réalisé avec le soutien financier du Ministère de l'Alimentation de l'agriculture et de la pêche et de WWF-France.
Le pôle InPACT « Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale » National est une plateforme associative issue du rapprochement de 6 réseaux associatifs agricoles : l’AFIP, l’InterAFOCG, la FADEAR, la FNAB, la FNCIVAM et le RAD. L’ensemble de ces réseaux se sont regroupés afin de promouvoir une agriculture plus durable et de proposer des alternatives concrètes aux agriculteurs sur leur exploitation. L’ensemble de nos réseaux touche environ 50 000 agriculteurs et emploie 400 animateurs et chargés de missions..

FNCIVAM <http://www.civam.org>
Revue TransRural Initiatives <http://www.transrural-initiatives.org/>
voir aussi : http://www.pouruneautrepac.eu>
Découvrez notre nouveau site agricultures-alternatives.org <http://agricultures-alternatives.org

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 09:59

En 2007, la communauté de communes du Pays de Salers (Cantal) s'engage dans la mise en place d'un pôle d'excellence rurale avec "La maison de la Salers" pour promouvoir la race Salers et la construction d'une nouvelle station d'évaluation pour la race bovine. En s’appuyant sur ces réalisations, la communauté de communes souhaite faire connaître sa richesse gastronomique, son terroir et son patrimoine.

Située au coeur des Monts du Cantal, la communauté de communes du Pays de Salers compte parmi ses vingt-sept communes des villages classés parmi les beaux villages de France. Ce territoire est également connu pour la race bovine Salers, le fromage "Salers", la pâtisserie "le carré de Salers" et, enfin, un apéritif à base de gentiane. Pour valoriser l'emblème local la Salers, les élus engagent ainsi des actions. En 2004, en vue de la mise en place d'un pôle d'excellence rurale (PER), ils s'associent au groupe Salers Evolution qui réunit l'ensemble des acteurs impliqués dans la sélection et la promotion de la race, dont les associations d'éleveurs. Le projet commun consiste à créer "La maison de la Salers", une sorte de pôle agro-touristique pour promouvoir toutes les activités liées à la Salers : viande, fromage, restauration... "La communauté et les instances qui défendent la Salers ont trouvé un intérêt partagé à monter ce projet : l'intercommunalité pour le volet touristique, le groupe Salers Evolution pour le volet professionnel avec la construction d'un nouveau bâtiment hébergeant une station d'évaluation", explique Bruno Faure, président de la communauté de communes du Pays de Salers. La station d'évaluation a pour fonction de recruter des veaux issus de différents élevages, de les accueillir pendant six mois pour procéder à la sélection des animaux à fort potentiel. Présenté dans un catalogue pour les éleveurs, le bétail sélectionné est ensuite proposé à une vente aux enchères.

En 2004, la communauté de communes achète un terrain de 14 hectares avec un corps de ferme situé à Saint-Bonnet-de-Salers. En 2005-2006, l'association des éleveurs élabore le projet technique. De son côté, l'intercommunalité travaille sur le volet touristique et l'aménagement d'un espace grand public. En 2007, La maison de la Salers est reconnue pôle d'excellence rurale (8 PER dans le Cantal) et bénéficie ainsi d'un financement d'environ 1,8 million d'euros.

 

     Une nouvelle station d'évaluation ouverte en 2008

Pour les promoteurs de la race, la construction d'une nouvelle station d'évaluation répond à plusieurs objectifs : rassembler le personnel sur un même site (9 personnes), rationaliser les moyens de fonctionnement, aménager une vitrine destinée à mieux identifier la Salers et élargir la période de sélection des animaux avec l'accueil de deux groupes de veaux par an. "Une partie de la structure accueille la station d'évaluation avec un ring, une salle de ventes et une stabulation (bâtiment agricole pour l'élevage des veaux). Pour la communauté de communes, cette activité promet des retombées économiques car les trois ventes de taureaux organisées chaque année rassemblent chacune jusqu'à 1.000 personnes. Cela représente près de 2.000 euros de chiffre d'affaires supplémentaire pour les restaurateurs et, pour les hôteliers, les recettes liées à la visite des délégations avoisinent 50.000 euros", précise Bruno Faure. La communauté de communes est propriétaire du terrain, mais elle est liée à l'association des éleveurs par un bail à construction sur les 1,5 hectares occupés par le bâtiment. "Aujourd'hui, les éleveurs paient un loyer, mais ils deviendront propriétaires du foncier au bout de 24 ans. Nous leur avons aussi concédé 11 hectares pour le foin via une convention pluriannuelle et enfin, nous finalisons actuellement les termes d'une convention de mise à disposition pour utiliser le parking existant pour l'accueil des touristes", explique le président de la communauté de communes du Pays de Salers.

 

      "La Grange" un lieu d’animation et d’exposition ouvert à tous

La Grange est l’espace grand public dédié à la race Salers qui ouvrira ses portes au printemps 2010. "Le rez-de-chaussée met en scène un ensemble d'animations sur la race et son histoire", in dique Sabine Vielzeuf, directrice de l'office de tourisme du Pays de Salers. "A l’'étage un espace d'exposition de la gastronomie locale avec des animations quotidiennes assurées par des professionnels et un coin boutique pour la vente de produits du terroir." Près de trente professionnels sont séduits par ce projet, mais il reste aujourd'hui à finaliser l'organisation des animations et un planning de fonctionnement. "On peut imaginer des démonstrations différentes autour de la gastronomie locale : une recette par un restaurateur, la découpe de la viande par un boucher… Le but de ce lieu est de faire connaître tous les produits autour de l'emblème Salers et d'inciter les touristes à se rendre sur les lieux de production", précise Bruno Faure. Le président attend 15.000 touristes pour l'été 2010 et estime entre 20.000 et 25.000, le nombre d'estivants chaque année. En tant que maître d'ouvrage, la communauté assure l'animation de cet espace de promotion. Cependant, elle en confiera la gestion à l'office intercommunal de tourisme en 2011.

"Nous allons déposer un nouveau dossier pour la deuxième génération des PER", explique Bruno Faure. "Ce projet sera davantage orienté vers la production laitière et le fromage Salers."

Laura Henimann / PCA, mardi 30 mars 2010, pour la rubrique Expériences des sites Mairie-conseils et Localtis

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250259661155

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:34

Etd a le plaisir de vous inviter le 20 mai prochainlogo_etd_nls.gif

à une Journée Territoires consacrée à la problématique :

Circuits courts alimentaires et restauration collective :

quel rôle pour les collectivités ?

 

Un nombre croissant de collectivités – villes, agglomérations – cherche à développer un approvisionnement de la restauration collective en circuits courts ; en attestent les projets intégrés par exemple dans les agendas 21 locaux ou plus globalement dans des démarches de commande publique responsable.

Deux préoccupations au moins sont sous-jacentes : contribuer au maintien d’une agriculture locale de qualité et améliorer la qualité des repas servis.

Pourtant la traduction opérationnelle de la volonté exprimée par les collectivités se heurte à plusieurs écueils : juridique (comment favoriser les ressources agricoles locales dans un marché public ?), technique (quelle adéquation entre demande de quantité et qualité de la restauration collective et offre de produits locaux ?) et organisationnel (comment accompagner la structuration des producteurs agricoles locaux ?).

Objectifs :

Le but de la journée sera – à partir de l’intervention d’un universitaire spécialiste de cette thématique et du témoignage d’une collectivité engagée dans l’approvisionnement de la restauration collective en circuits courts – de clarifier les enjeux de telles démarches, d’identifier les difficultés et de proposer des pistes d’actions.

 

La participation à cette journée est gratuite pour les adhérents d'Etd et s'élève à 70 euros pour les autres participants (déjeuner compris).

 

Programme et inscription en ligne sur www.projetdeterritoire.com

 

vous pourrez y télécharger le programme détaillé de la journée

Lieu : Etd, 30 rue des favorites, 75015 Paris

Etd | le centre de ressources du développement territorial

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:25

Produire local, manger local : ces exemples qui essaiment :

    Echange de bonnes pratiques. L'association "Terres en villes" est un réseau réunissant des élus et des représentants des chambres d'agriculture d'une vingtaine d'agglomérations françaises. Ensemble, ils mettent en place des politiques locales en faveur de l'agriculture périurbaine. Chaque année, des séminaires sont l'occasion d'échanger sur les problèmes rencontrés. L'an dernier, une rencontre s'est tenue à Saint-Etienne sur le thème des circuits courts en milieu urbain.

Une alternative à la grande distribution. Né de la rencontre entre l'association Echoppe, acteur du commerce équitable, et d'un groupe d'agriculteurs souhaitant valoriser les productions locales, "Terre et Terroirs", supermarché de 300 m2, a ouvert ses portes en septembre 2007 aux Ponts-de-Cé, dans l'agglomération d'Angers (49).

    Cantines scolaires. Depuis douze ans la communauté de communes du Séronais, en Ariège,

sert des produits locaux dans les cantines de ses six écoles : plus de 300 repas sont ainsi servis chaque jour. Elle s'est appuyée sur la Fédération régionale des Civam.

    Une parade à la déprise agricole. En 2005 la communauté d'agglomération du Grand Besançon a monté un projet baptisé Sauge dans le cadre d'un appel d'offres européen sur l'agriculture périrubaine. L'objectif : soutenir les exploitations fragilisées. Un marché fermier a ainsi été créé à Pugey, une commune de l'est de Besançon. Un "Guide des produits fermiers près de chez vous" a été édité. Une Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne), système d'abonnement à des paniers frais produits par des maraîchers de proximité, a été créée.

    Favoriser l'installation de jeunes agriculteurs. Dans le Queyras, la réintroduction de la pomme de terre, à l'initiative du parc naturel régional, permet à une poignée d'agriculteurs de produire 20 tonnes de pommes de terre chaque année, l'équivalent de ce qui était importé chaque année. A Abriès, l'Association foncière pastorale résoud le problème du foncier en mettant dans un pot commun toutes les terres : surfaces cultivées et alpages. C'est la seule AFP des Alpes à procéder de la sorte. Elle les gère ensuite pour le compte des propriétaires, répartit les surfaces et signe les baux avec les agriculteurs. Ce modèle a vocationà être étendu à toutes les AFP du parc, dans le cadre de la nouvelle charte. Par ailleurs, en partenariat avec la chambre d'agriculture des Hautes-Alpes, le parc met des bâtiments aux normes à disposition des jeunes agriculteurs. Il favorise l'écoulement des produits sur le marché local.

    Force de propositions. Les parcs naturels régionaux obt été chargés par le gouvernement de faire des propositions sur les circuits courts dans les cadre des Assises des territoires ruraux. Elles seront présentées à l'occasion du prochain Ciadt de mai. Parallèlement, 8 parcs ont été retenus par le ministère de l'Agriculture pour mesurer les impacts de ces circuits sur trois ans (2010-2012), et trouver des solutions innovantes. Un colloque national se tiendra au printemps 2010.

M.T.

Retrouver toutes les expériences de Mairie-conseils sur les circuits courts.

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artJour&pagename=Localtis/artJour/artJour&cid=1250259713377


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