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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 09:57

par notre prix Goncourt, agro de surcroit

"Les habitants des zones rurales sont en général inhospitaliers, agressifs et stupides" - Michel HOUELLEBECQ

Venant de : http://www.lamontagne.fr/editions_locales/creuse/ michel_houellebecq_fantasme_la_creuse@CARGNjFdJSsGEBIDBR8-.html

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 09:57

 

A l’aube de négociations qui s’annoncent pour le moins houleuses autour de la future politique agricole commune (PAC) 2013, les contributions au projet se multiplient. Auditionnés par les commissions des affaires européennes de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que par la commission des affaires économiques et la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat le 3 novembre, plusieurs parlementaires européens ont émis de nouvelles idées.

   Parmi les sujets déterminants, celui de la régulation semble faire l’unanimité du côté français. Pour l’eurodéputé Michel Dantin, il faut maintenant aller plus loin car "la Commission a laissé le pouvoir pendant dix ans à une seule école de pensée selon laquelle le marché devait tout régler et, en conséquence, aucun crédit n’a été dépensé pour étudier de nouveaux outils de régulation". Il faut donc, selon lui, déterminer quels outils de régulation pourraient être mis en oeuvre dès 2013. Une crainte que ne partage pas le député européen Stéphane Le Foll pour qui "il y aura une majorité au parlement européen en faveur de la régulation". Parmi les mécanismes à inventer, "il y a aujourd’hui des pistes évoquées par la France qui ne sont pas assez relayées au niveau européen, comme la contractualisation [des relations commerciales entre agriculteurs et industriels, ndlr] qui ne pourra participer à la régulation que s’il y a un cadre européen"

Stéphane Le Foll est en revanche plus prudent sur la compensation : "Il doit y avoir un vrai débat sur les handicaps naturels et les zones défavorisées. La nécessité du maintien d’un certain nombre d’aides couplées [à une obligation de production, ndlr] doit être reconnue pour servir les objectifs d’occupation de l’espace et du territoire. Là-dessus, il n’est cependant pas certain qu’il y ait une majorité au parlement européen." Le soutien de l’aménagement du territoire fait en effet partie des prérogatives de la future PAC, selon le député Jean Gaubert, qui rappelle que cette notion est "plus forte en France qu’ailleurs parce que nous avons des surfaces plus importantes et l’ambition de les occuper complètement". Hervé Gaymard inscrit même ce débat au premier rang des priorités de la future PAC.

      Développement rural

Selon le corapporteur du groupe de travail de l’Assemblée nationale sur la PAC, la question majeure est celle du "développement rural et des voies et moyens pour parvenir à ce que l’agriculture soit présente et maintenue sur l’ensemble des territoires ruraux". Autre point qui inquiète l’auteur du rapport sur l’agriculture de l’Union européenne et le changement climatique, Stéphane Le Foll : la rémunération des agriculteurs. Il est, selon lui, "impératif de justifier, vis-à-vis des citoyens européens, les aides agricoles par la production de biens publics". Un défi qui passe par de nouveaux enjeux : "Il faut promouvoir le rôle de l’agriculture en matière de protection de l’environnement, de biodiversité, de préservation des ressources naturelles et également en matière de photosynthèse et d’énergie solaire." Le sénateur Jacques Muller semble totalement en accord sur ce sujet. Selon lui, pour relégitimer la PAC, il faut "une vraie prise en compte de l’environnement, notamment de la notion de production de biens publics, trop marginale pour l’instant". Mais cet enjeu environnemental fait débat en France, notamment depuis la publication du projet "Pour une politique agricole durable en 2013" par le ministère de l’Ecologie, qui préconise un verdissement de la PAC au prix d’une redistribution des aides en créant trois niveaux distincts de paiements. Sur la base des 10 milliards d’euros annuels perçus par la France au titre de la PAC, le ministère propose la répartition suivante : 3 milliards d’euros garantissant une base de revenus aux agriculteurs, 4 milliards d’euros rémunérant les services environnementaux, 2 milliards d’euros soutenant la transition agro-écologique vers la durabilité, 0,5 milliard d’euros sur le volet alimentaire et 0,5 milliard d’euros sur les filets de sécurité. Un projet qui a suscité de vives réactions début novembre. A tel point que le ministère de l'Ecologie a jugé bon de retirer le texte de son site internet. Un tollé qui est sans doute lié aux questions de financement. Le budget de la PAC reste d’ailleurs un point sensible dans les débats. Selon Stéphane Le Foll, "au parlement européen, il y aura une large majorité pour donner à la PAC un budget à la hauteur de ses besoins". Depuis le traité de Lisbonne, le parlement européen est codécideur avec le Conseil pour le budget de la PAC. A cet effet, le président de la commission des budgets du parlement européen, Alain Lamassoure, a adressé une proposition au Conseil et à la Commission "en vue de la mise en place d’une conférence financière européenne comprenant des représentants du Conseil, de la Commission européenne, du parlement européen ainsi que des parlements nationaux". Il s’agira de savoir comment financer durablement les politiques communautaires proprement dites, dont la PAC.

Muriel Weiss, publié le 15 novembre 2010 par localtis

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/artVeille/artVeille&c=artVeille&cid=1250260709276

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:50

Des éleveurs, des maraîchers et des consommateurs se regroupent autour d’une équipe de salariés pour vendre des paniers de produits locaux ; des agriculteurs et des élus s’organisent pour créer des emplois en fournissant en bois énergie un réseau de chaleur communal… Aujourd’hui, de nouvelles pratiques coopératives émergent où les producteurs et les consommateurs mettent en place et gèrent ensemble des filières courtes sur les territoires.

Lundi 29 novembre 2010, au CISP Maurice Ravel - 6 Avenue Maurice Ravel – 75012 PARIS, la Fédération Nationale des CUMA et la Confédération Générale des SCOP organisent un colloque pour valoriser les initiatives et les pratiques coopératives innovantes qui relient producteurs et consommateurs.

Alternant ateliers et séances plénières, cette journée s’organisera autour d’échanges avec des porteurs de projet, des dirigeants et membres de coopératives, d’élus locaux et de chercheurs.

Ce colloque ouvert à tous s’inscrit dans le programme des manifestations du Mois de l’Economie Sociale.

Inscription obligatoire et gratuite sur les sites www.france.cuma.fr, www.scop.coop, www.scic.coop à partir du 11 octobre 2010.

Vos contacts : 

- CGSCOPAlix MARGADO - amargado@scop.coop

La CG Scop accompagne la création, le développement, la reprise ou la transmission d'entreprises en coopératives de production au travers de trois fédérations professionnelles et de treize Unions Régionales réparties auprès des 1 900 coopératives existantes sur le territoire national et les DOM.

- FNCUMAFranck THOMASfranck.thomas@cuma.fr

La FN Cuma anime le réseau des Cuma qui mettent à disposition des agriculteurs les moyens nécessaires à leurs exploitations (matériels agricoles, main d’oeuvre). Le réseau comprend 12 500 coopératives et 120 fédérations.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 10:22

séminaire national du réseau rural français

les 16 et 17 décembre 2010 à Agen

Après deux années de travaux, le réseau rural français (prévu et co-financé par l'Europe dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural – FEADER) permettra à l’ensemble des acteurs concernés, élus, représentants de l’économie rurale et réseaux associatifs, d’apporter des propositions concrètes. Deux ans après le séminaire de lancement du réseau rural et un an après les Assises des territoires ruraux, le séminaire d’Agen valorisera les travaux réalisés et proposera des pistes d’amélioration des politiques publiques.

    Un nouveau contexte

Le monde change, de nouvelles demandes sociétales apparaissent. Les territoires ruraux constituent un excellent lieu d’observation des dynamiques contemporaines, à la fois par les enjeux alimentaires, par la révolution des mobilités ou par la recomposition sociale. Quelles sont les réalités et contraintes auxquelles les territoires ruraux et leurs acteurs doivent faire face ? Comment prendre en compte les logiques actuelles et à venir qui guident les évolutions des comportements de la population et comment anticiper leurs conséquences sur les territoires. De quels moyens d’actions disposent les élus et acteurs locaux pour répondre aux difficultés générées par les mutations en cours ?

    Des pistes d’actions concrètes

A partir d’expériences concrètes et d’initiatives locales, de la Bretagne à la Franche-Comté, du Nord-Pas-de-Calais à l’Aquitaine, ce séminaire doit aboutir à une série de propositions : amélioration des services à la population, développement d’une économie de proximité, accueil et maintien de population, création de circuits courts alimentaires, gestion de l’espace…

    La participation de l’ensemble du réseau rural

Depuis deux ans émergent ainsi des outils, des méthodes utiles aux porteurs de projet et aux élus ruraux. Des groupes de travail réunissent les membres du réseau rural, tant au niveau national que régional. Le séminaire d’Agen est l’occasion de leur donner la parole et de valoriser leurs contributions : analyse d’initiatives locales exemplaires, guides méthodologiques, diffusion de bonnes pratiques… Les groupes de travail nationaux et les

réseaux régionaux sont pleinement associés à la préparation de ce séminaire. Des représentants des réseaux ruraux des autres Etats membres de l’Union seront présents et pourront également communiquer leur expérience.

Contact Médias : Echos de Villes - Marie-Christine Decoox, Sophie Prévost

Tél. 01 42 21 12 18 mcdecoox@echosdevilles.com , sprevost@echosdevilles.com


C’est quoi le réseau rural français ?

Le réseau rural français fédère les acteurs du monde rural pour échanger et travailler ensemble, analyser et valoriser les expériences exemplaires (contenus des projets, méthodes employées), échanger les savoir-faire, améliorer la qualité des projets… Le réseau rural français est issu de l’application d’un règlement européen, il est copiloté par le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche (MAAP) et la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (Datar). Le règlement de développement rural 2007-2013 prévoit la mise en place, au niveau européen et dans chaque Etat-membre, d’un réseau rural. En France, le réseau est structuré à deux niveaux : un réseau national et 26 réseaux régionaux (21 dans l’hexagone, un en Corse et 1 dans chaque Département d’Outre Mer). Au niveau régional, ce sont les présidents de Conseils Régionaux et les Préfets de Région qui sont chargés de piloter ce

réseau. A titre indicatif, il est prévu de mobiliser un montant de l’ordre de 20 millions d’euros sur le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) durant la période 2007/2013, qui sera complété par autant de crédits français (Etat, collectivités…).

Les missions du réseau

- faciliter sur les territoires la réalisation de projets associant l’agriculture, la forêt, l’artisanat, le commerce, le tourisme, l’environnement, la formation, les entreprises … ;

- améliorer concrètement la qualité des projets financés par le FEADER et favoriser leur valorisation au niveau régional, national, européen ;

- promouvoir le développement durable et le développement territorial équilibré.

Le réseau est ouvert à tous les acteurs nationaux, régionaux et locaux du monde rural : agriculteurs, forestiers, acteurs environnementaux, élus, chefs d’entreprises, responsables d’associations et de groupes d’action locale Leader, territoires de projets, experts… Chacun est appelé à participer à la construction de ce réseau, lui apporter son expérience, ses connaissances, ses savoir-faire et participer à l’échange de données et

d’informations.

Au niveau national, le réseau rural c’est

- une assemblée qui regroupe des organismes nationaux et des représentants des régions et des actions décidées et menées en commun sur des thèmes intéressant l’ensemble des régions ;

- une commission permanente, émanation de l’assemblée, qui est l’organe décisionnel du réseau ;

- une cellule d’animation

au niveau régional, dans chaque région, un regroupement des acteurs régionaux et locaux concernés par le développement rural, des actions permettant aux acteurs de terrain d’échanger autour de visites, de séminaires, de groupes de réflexion, de visites de terrain…

En savoir plus sur le réseau rural français  : www.reseaurural.fr

Contact Médias : Echos de Villes - Marie-Christine Decoox, Sophie Prévost

Tél. 01 42 21 12 18 mcdecoox@echosdevilles.com  sprevost@echosdevilles.com



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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:11

"La demande de travail salarié permanent et saisonnier dans l'agriculture familiale : le cas du secteur français des fruits et légumes".

Conférence d’Aurélie Darpeix, du bureau des Politiques commerciales et extérieures communautaires du ministère de l'Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. Le 15 octobre, cette conférence ouvre le Séminaire José Rey "Economie de la production agricole "

"Le salariat agricole a toujours été invisible, socialement et politiquement. Pourtant, bien que son poids se soit réduit au XXe siècle, son rôle reste encore important dans l’agriculture familiale française. Sa place se renforce et sa nature se modifie : le travail saisonnier se développe. Dans un contexte d’exacerbation de la concurrence, la compréhension des déterminants de ces mutations et de leurs implications est au centre d’un double enjeu : social et de compétitivité. Selon nous, la distinction faite en économie agricole entre famille et salariat est insuffisante pour saisir ces évolutions et leurs impacts sur la performance des exploitations. Nous analysons, théoriquement puis économétriquement, les déterminants de la demande de travail des exploitations familiales en distinguant les salariés permanents des saisonniers. Nous montrons qu’une telle distinction permet de mieux comprendre le comportement des exploitants, de révéler des phénomènes de substitution entre les deux types de salariés et d’expliciter les mécanismes sous-jacents à ces phénomènes. Nous étudions, de plus, le lien entre la main-d’oeuvre des exploitations et leur performance. En estimant une fonction de production, nous montrons que les trois types de travail sont inégalement productifs et que la composition de la main-d’oeuvre influence la productivité des exploitations. Enfin, par l’analyse qualitative d’un contrat saisonnier particulier et de la flexibilité du travail qu’il offre, nous montrons que les formes d’emploi en agriculture sont plus complexes que la dichotomie permanents-saisonniers et qu’elles invitent à revenir sur le dualisme des formes de flexibilité du travail de la littérature"

Françoise Brugière, Cheffe de la mission Prospective à FranceAgriMer, sera la discutante de cette conférence.

La séance est prévue le vendredi 15 octobre de 14h15 à 17h15

en salle Ebène de l'Arborial

12, rue Henri Rol-Tanguy, Montreuil / bois, M° St Mandé, ligne n°1.

Vous pouvez retrouver les annonces des conférences José Rey sur le site Agreste à l'adresse suivante :

http://agreste.agriculture.gouv.fr/evenements/

Contact :  dominique.desbois@agriculture.gouv.fr

 





 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 09:55

Située dans le Bas-Rhin entre Nancy et Strasbourg, la communauté de communes de la Haute-Bruche est un territoire rural et montagneux. Depuis bientôt trente ans, l'intercommunalité a mis en place plusieurs mesures en faveur de l'entretien du paysage. Ces actions ont permis de redonner du dynamisme à l'activité agricole locale. Aujourd'hui le territoire compte vingt-cinq exploitants de plus qu'à la fin des années 1980.

La communauté de communes de la Haute-Bruche (25 communes, 19 200 habitants) est un territoire certes rural, mais qui reste marqué par son passé industriel et par le déclin du secteur textile dans les années 1970 et 1980. « La crise du textile a entraîné un exode rural massif et a eu un fort impact sur l'attractivité locale. Les élus de la communauté de la Haute-Bruche se sont mobilisés, à partir des années 1980, pour donner une nouvelle dynamique au territoire en s'appuyant sur deux leviers : l'activité agricole et l'entretien du paysage », explique Jean-Sébastien Laumond, agent de développement chargé de l'espace et de l'environnement à la communauté de communes de la Haute-Bruche. Pour cela, ils ont élaboré un projet paysager intercommunal, qui définit un programme d'actions de vingt-et-une mesures spécifiques, et précise le niveau d'intervention de l'intercommunalité. Parmi les actions phares : la création d'associations foncières pastorales et la réalisation de deux corps de ferme.

     Des associations foncières pastorales (AFP) pour lutter contre les friches

La vallée était composée d'une multitude de petites parcelles, dont certaines à l'état de friche. Ce manque d'entretien et les boisements dispersés contribuaient à la fermeture du paysage. Les AFP ont été créées pour lutter contre ces friches. Leur intérêt est de permettre d’associer l'ensemble des parties prenantes et d’être rapidement opérationnelles sur des zones bien définies. Instituées à l'initiative des communes dans le cadre de leur projet paysager, ces associations regroupent une assemblée de propriétaires fonciers possédant des périmètres laissés à l'abandon et susceptibles d'être réexploités, ainsi que des terrains boisés présentant un intérêt paysager. Chaque AFP de la haute vallée de la Bruche a mis en place un groupe de travail réunissant l'ensemble des personnes impliquées dans le projet d'aménagement d’une ou de plusieurs zones, propriétaires, exploitants potentiels et élus. « Le projet doit être validé a minima par 50% de l'assemblée des propriétaires. En cas de délaissement d'une parcelle par un des propriétaires, en Haute-Bruche, la commune s'engage à se porter acquéreur », précise l’agent de développement. Quant à la communauté de communes, elle participe aux réflexions des groupes de travail en apportant une vision territoriale élargie, et accompagne les propriétaires tout au long des travaux : recherche de financements, montage administratif des dossiers, ou encore maîtrise d'œuvre des travaux pour le compte des AFP. Les travaux sont généralement subventionnés à hauteur de 80% grâce aux aides du département du Bas-Rhin, de l’Etat et de la région Alsace, et des fonds européens.

Aujourd'hui, la communauté compte 20 associations foncières pastorales, regroupant 1500 propriétaires et 3500 parcelles, soit l'équivalent de 500 hectares reconquis. Résultat : un paysage ouvert, une revalorisation des espaces naturels et, surtout, la pérennisation des activités de culture et d'élevage avec l'installation de nouveaux exploitants ou la reprise d'exploitations (50 agriculteurs pluriactifs contre 25 dans les années 1980).

     La création de deux corps de ferme

La première ferme, située à Wildersbach (300 habitants), est constituée de trois bâtiments progressivement construits entre 2000 et 2008 pour l'élevage de vaches et de moutons, la transformation des produits de la ferme (lait et viande) et l'accueil de touristes (restauration, vente directe). La commune a acquis et viabilisé le terrain (eau et enfouissement des réseaux), tandis que l'intercommunalité a financé la construction des locaux. L’investissement total a été d’un million d'euros, financé à 75% par des subventions. Les deux collectivités, qui restent propriétaires de leurs acquisitions respectives, sont liées par une convention annexée au contrat de bail de fermage tripartite, qui porte la signature de l'exploitant et des bailleurs associés (c'est-à-dire la commune et l'intercommunalité). Le loyer, partagé entre les deux collectivités, leur est versé directement : la partie correspondant au corps de ferme revient à la communauté de la Haute-Bruche, celle correspondant au terrain revient à la commune. Le deuxième corps de ferme, construit sur la commune de Plaine (900 habitants) pour un investissement un peu supérieur (1,3 millions d’euros), accueille un couple de jeunes agriculteurs depuis 2004.

« Si le principe de ferme-relais est intéressant, ces deux projets représentent des investissements importants pour les collectivités. Aussi restent-ils exceptionnels. Nous incitons les agriculteurs à s'installer ou à s'agrandir de manière indépendante, notamment grâce aux actions paysagères engagées par les AFP », indique l’agent de développement.

Laura Henimann / PCA, puyblié le mercredi 28 juillet 2010, sur le site Mairie-conseils

Contacts : Grandadam Pierre, Président, pgrandadam@wanadoo.fr

Communauté de communes de la Haute-Bruche

114, Grande Rue, 67130 Schirmeck, tél : 03 88 97 86 20

http://www.hautebruche.fr

* Laumond Jean Sébastien, Agent de développement chargé de l'espace et de l'environnement

* js.laumond@hautebruche.com

http://www.localtis.fr/cs/ContentServer?pagename=Mairie-conseils/MCExperience/Experience&cid=1250260166382

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 09:23

De la fin des paysans au retour de la question agricole

Un ouvrage de  Bertrand Hervieu, Nonna Mayer,Pierre Muller, François Purseigle, Jacques Rémy

Henri Mendras annonçait, en 1967, « la fin des paysans ». De fait, en cinquante ans, le poids des agriculteurs dans la population active est passé d'un tiers à 3,4 %. Pourtant, l'agriculture n'a jamais été aussi puissante et au centre des enjeux d'avenir.

Parce qu'ils occupent toujours plus de 50 % du territoire national, parce que leur rôle reste essentiel non seulement pour la qualité des paysages, de l'eau et des sols, mais aussi évidemment pour les produits que nous mangeons et la capacité, demain, à nourrir la planète, les agriculteurs continuent d'avoir un poids économique, social et politique sans commune mesure avec leur nombre.

Quatrième ouvrage d'une série initiée en 1958 par le chercheur Henri Mendras et Jacques Fauvet, alors chef du service politique du Monde, Les Mondes agricoles en politique invite à revisiter les appartenances et les trajectoires de ce groupe professionnel singulier.

Cet ouvrage collectif, qui réunit politologues et sociologues, montre comment cette réduction du groupe, loin de provoquer son homogénéisation, s'accompagne d'un éclatement des identités professionnelles, sous le coup de la spécialisation des exploitations. Même le recours à la science, à la technique, fait débat et provoque aujourd'hui des clivages.

Moins les agriculteurs sont nombreux, plus ils sont stigmatisés. Et plus leurs intérêts divergent. Le céréalier a les yeux rivés sur le marché à terme de Chicago, quand le producteur de lait est suspendu à la « fiche de paye » que lui envoie sa coopérative ou l'industriel qui collecte son lait. « Il y a cinquante ans, les agriculteurs étaient majoritaires et divers, mais ils formaient un monde unifié face aux sociétés urbaines, alors qu'aujourd'hui, ils sont minoritaires, segmentés et constituent définitivement des mondes pluriels », relève Bertrand Hervieu.

Et malgré leurs efforts pour maintenir cette unité, les syndicats majoritaires FNSEA et Jeunes Agriculteurs sont de plus en plus malmenés par des organisations comme la Confédération paysanne ou la Coordination rurale. Mais aussi bousculés par l'irruption sur la scène militante de mouvements spontanés, comme en témoigne la grève du lait de l'été 2009.

Même leurs comportements électoraux, s'ils restent largement ancrés à droite, se révèlent très hétérogènes. 73 % des agriculteurs ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007, mais la proportion va de 91 % chez les sympathisants de la Coordination rurale à 39 % chez ceux de la Confédération paysanne ; de 63 % dans les exploitations de moins 20 hectares à 88 % au-delà de 100 hectares, de 82 % chez les producteurs de lait à 58 % chez les autres éleveurs.

Groupe social en déclin démographique, les électeurs-agriculteurs ne compteraient-ils plus ? Nicolas Sarkozy a, un temps, entretenu cette illusion. Avant de finir par reconsidérer son jugement et de se lancer, depuis quelques mois, après l'échec de la droite aux régionales, dans une opération de reconquête de cet électorat.

Laetitia Van Eeckhout, Article paru dans l'édition du Monde du 24.08.10Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

ouvrage édité par les presses de SciencesPo : http://www.pressesdesciencespo.fr/fr/livre/?GCOI=27246100667010&fa=author&person_id=846#content

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:37

Le nombre d'exploitations a progressé de 23,7% en 2009 par rapport à 2008, portant leur total à 16 446, soit 2,45% de la surface agricole utile. Après la stagnation des années 2002-2008, la filière semble repartir. Il serait temps: l'objectif du Grenelle de l'environnement était de faire passer de 2% à 6% la surface en bio avant 2012.

Pour en savoir plus, allez voir : 

"Les Chiffres de la bio sont au vert", dossier de presse  : www.agencebio.org/upload/actu/fichier/DPPtpsBIOval190510.pdf

  

logo alternatives économiques  Info venant d’Alternatives Économiques de juillet 2010 :   http://www.alternatives-economiques.fr/agriculture-biologique--bonne-cuvee-2009_fr_art_940_49978.html

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:56

 

Les métropoles consomment encore et toujours leurs terres de proximité au détriment de ceux qui les exploitent. Vieux combat du pot de fer contre le pot de terre ? Pas si simple. La frontière entre consommation et considération traverse villes et campagnes. De nouvelles manières de développer la ville la pensent dense et fertile. Un nouvel intérêt pour les origines géographiques, environnementales et sociales des produits alimentaires remet par ailleurs en question l’agriculture industrielle dominante dont le modèle agro-économique paraît aussi épuisé que les sols qui le portent.

En Île-de-France, la relative maîtrise de l’étalement urbain (encore considérable), et un nouvel attachement, notamment associatif, pour ces espaces et ces paysages hier perçus comme dépourvus d’identité, leur donnent une légitimité qui les fait parfois exister politiquement et culturellement comme territoire. Permettent-ils de vivre et travailler au pays, notamment dans les secteurs les plus remarquables, comme les Parcs naturels régionaux ? Quels outils pour pérenniser une agriculture en ceinture verte et au-delà ?

En parallèle avec cette réappropriation territoriale, un regain d’intérêts et  d’interrogations vis-à-vis de la question alimentaire place une fois de plus l’agriculture au cœur d’une dynamique qu’elle n’a pas initiée. Après un recul phénoménal de l’agriculture vivrière en Île-de-France, des dynamiques nouvelles réinvestissent les circuits courts et réinventent, à la marge, une agriculture de proximité. Comment le monde agricole s’ouvre-t-il aux installations ou aux évolutions alternatives ? Au-delà des niches commerciales et sociales, comment rapprocher la majorité des consommateurs de leur alimentation ?

Dans une région aussi urbaine, quel enseignement agricole spécifique ? Les cantines scolaires, les Amap sont-elles des lieux efficaces pour à la fois éduquer à l’alimentation, sensibiliser aux filières courtes et les dynamiser ? Quelles initiatives en faveur d’une meilleure connaissance de l’agriculture et des agriculteurs ? Que penser des prolongements de l’agriculture dans la ville ?

L’étude des cas pratiques montre que le rapport à la terre est plus que jamais contrasté, est-elle réserve agronomique et foncière ou ressource alimentaire et sociale ?



Vous souhaitez en savoir plus ou commander la revue, voyez le sommaire et consultez le site www.grep.fr

Le GREP est né il y a 40 ans. Ses fondateurs, Edgard Pisani et Paul Harvois lui ont donné pour mission d’accompagner voire d’initier les mutations du monde rural et agricole par l’éducation permanente et la prospective.
Depuis 1965 la revue POUR se veut un outil à l’usage des formateurs et des praticiens, permettant la mise en commun d’expériences et de réflexions qui concernent des champs divers : formation permanente, production agricole et alimentaire, monde rural et environnement, développement local, sociologie des organisations, citoyenneté…


Sommaire

L’agriculture au cœur de la réappropriation des territoires et de l’alimentation par les Franciliens-

Collectif  : Une campagne dessinée par la ville. Une ville née de sa campagne

- L’agriculture au cœur de la réappropriation des territoires par les Francilien

Jean-Marie Stephan -  Espaces remarquables, espaces ordinaires : de la sanctuarisation des sites à la fonctionnalité des territoires

Mireille Ferri - Le Schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif) et la protection des espaces agricoles et des espaces naturels

Monique Poulot - L’agriculture comme composante de l’identité périurbaine francilienne : entre (re)connaissance et innovation

Côme Molin, Serge Bonnefoy - Le rôle des associations dans l’émancipation des territoires périurbains franciliens

Claude Loiseau (interview de Louis Marie Voisin) - Les combats d’Île-de-France Environnement

Marie-Odile Heitz - Construire un projet de territoire agri-urbain sur le plateau de Rougeau

Ségolène Darly - Agriculture et patrimoine identitaire des parcs naturels régionaux en Île-de-France : des situations contrastées

Brigitte Bouvier - Le projet du Triangle Vert : quand l’agriculture réoriente le projet urbain

Pierre Clavel, François Huart, Jacques Lorain, Nathalie Madrid, Jean-Pierre Pioger, Nicolas Rodriguez - Les espaces agricoles : des territoires stratégiques pour la région Île-de-France

Loïc Lorenzini - La place de l’agriculture dans les territoires ruraux et le risque de coupure entre la Ceinture verte et la Grande couronne

François Huart - L’Île-de-France, une métropole face au quart-espace

Roland Vidal - Territoires ruraux franciliens et paysage

Michel Desvigne - Épaissir les lisières

Damien Prost-Romand  - L’agriculture dans le Grand parc Miribel-Jonage : la construction d’un dialogue

- L’alimentation au cœur de la réappropriation des territoires par les Franciliens

Monique Poulot - L’agriculture francilienne dans la seconde moitié du XXe siècle : vers un post-productivisme de proximité ?

Collectif - Au pays du blé-roi, les paysans se font rares

Pascale Hébel - Attentes des consommateurs en Grande et en Petite Couronne. Liens entre les Franciliens, leur agriculture et leur alimentation

Antoine Lebel - Utopie et réalité de l’approvisionnement de masse en produits locaux

Jean-Baptiste Traversac - Innovations institutionnelles dans le système alimentaire de l’Île-de-France

Marie Richard - Le Cervia, un outil économique au service des filières et des consommateurs

François Hallepee - Quelques éléments pour la sauvegarde des filières animales en Île-de-France

Valérie Rosenwald - En réponse à la demande sociale, un nouveau type d’agriculteurs en Île-de-France

Christian Bourdel - Des urbains vignerons : une expérience innovante à Mareau-aux-Prés

Bastien Fitoussi - L’agriculture biologique en Île-de-France et l’exemple d’une filière organisée : le Pain bio d’Île-de-France

Denis Sargeret (interview de Louis Marie Voisin) - De l’orge à la bière du Vexin : histoire d’une diversification

Emmanuel Vandame (interview de Louis Marie Voisin) - Des grandes cultures au pain bio : la mutation d’une exploitation du Plateau de Saclay

- Les lieux d’éducation à l’agriculture et à l’alimentation

Jean Sift (interview de Louis Marie Voisin) - L’enseignement agricole en Île-de-France

Sylvain Petit (interview de Louis Marie Voisin) - Des agriculteurs à l’école

Christian Bourdel - Les actions de sensibilisation dans les cantines scolaires : l’exemple du 2e arrondissement de Paris

Véronique Habrias - Adhésion à une Amap et apprentissage des consommateurs

Didier Chrétien - Jardins en partage

Vincent Daniel - La Bergerie nationale, vers une cité du développement durable

Xavier Guiomar - Éveiller le regard du marcheur sur l’agriculture : les sentiers d’interprétation agricole en Île-de-France

- Un cas concret : le devenir des terres agricoles de la base aérienne de Brétigny

Pierre Champion (interview de Louis Marie Voisin) - Val d’Orge : concilier maintien de l’agriculture et développement économique

Ademub et Le Pic Vert - Nouvelles menaces sur nos terres agricoles

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 09:25

Face au risque de banalisation du label "Agriculture biologique", des acteurs du secteur lancent un label complémentaire et plus exigeant : "Bio Cohérence"…

Vous connaissiez AB, le label de l'agriculture biologique. Préparez-vous dès l'an prochain à découvrir Bio Cohérence, un label complémentaire mais plus exigeant, lancé à l'initiative notamment de la Fédération nationale des producteurs de l'agriculuture biologique (FNAB) et du réseau Biocoop. Les promoteurs de ce nouveau label national reprochent en effet au label AB, désormais aligné sur un règlement européen moins strict, d'autoriser par exemple jusqu'à 5% d'ingrédients non bio dans les produits transformés ou des traces d'OGM (jusqu'à 0,9%).

En savoir plus ;

www.alternativebio2009.fr

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