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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:55

Dans le livre de mémoires qu’il vient de publier aux Editions Flammarion, Michel Rocard consacre quelques paragraphes à l’économie sociale dans un chapitre qu’il a titré " Le Placard que j’ai su décorer ". Paragraphes dans lesquels il rappelle le rôle moteur qu’il a joué dans la « revigoration » (pour reprendre sa formule) au début des années quatre-vingt de l’économie sociale.

En ces temps de crise où les pouvoirs publics semblent s’intéresser de nouveau à l’économie sociale et solidaire après l’avoir superbement ignorée en supprimant la Délégation interministérielle à l’Economie sociale, il n’est pas inutile de citer ce passage dans lequel Michel Rocard évoque son rôle et la création du Conseil supérieur de l’économie sociale qui vient d’être réactivé. On s’y souviendra que le manifeste politique du PSU dont Michel Rocard, fut un temps, la figure de proue et le candidat à l’élection présidentielle de 1969, comportait, lui aussi, quelques paragraphes sur l’économie sociale à un moment où peu nombreux étaient ceux qui connaissaient son existence.

L’histoire est ainsi faite d’allers - retours et de périodes de surplace, de temps perdus et d’occasions manquées.

On ne sera évidemment pas surpris par le caractère de plaidoyer pro-domo de l’ancien Premier ministre qui avait déjà préfacé l’un des ouvrages de Thierry Jeantet sur l’économie sociale et qui travaille aujourd’hui sur la question du réchauffement climatique, de la taxe carbone, du développement durable et... de la gouvernance des zones polaires.

 


Extraits ;

« Vu ma popularité dans les sondages, François Mitterrand, élu la Présidence de la République face à Valéry Giscard d’Estaing le 10 mai 1981, se voit obligé de me proposer un poste ministériel. Il me nomme ministre d’État, chargé du Plan et de l’Aménagement du Territoire, autrement dit un placard, même pas doré, dans le gouvernement Mauroy du 25 mai. J’ai, en plus, demandé et obtenu d’être chargé de l’économie sociale mais le Conseil d’État, dans sa sagesse, annule mon décret d’attribution avec une remarque imparable : « L’économie sociale, cela n’existe pas. Il convient de la créer d’abord. Puis trouver un ministre ne pourra se faire qu’après ! » En désespoir de cause, je sollicite, au moins, d’être chargé du Plan, de l’Aménagement du Territoire et de la tutelle du Conseil supérieur de la coopération, organisme vénérable en charge du mouvement coopératif. On me l’accorde. Le placard ne manque pas d’activités intéressantes même si moins en première ligne que mes amis et moi l’aurions souhaité. Ainsi va la vie politique.

Mettre en œuvre l’économie sociale

c’est ainsi que tout commence, avec l’indéfectible soutien de Pierre Mauroy et de son cabinet, et notamment de Pierre Roussel, militant actif de la Mutuelle Générale de l’Education nationale. Nous avons pu, en deux ans, créer le Conseil supérieur de l’économie sociale, la Délégation interministérielle à l’économie sociale placée sous mon autorité, l’Institut de développement de l’économie sociale, qui serait la banque du secteur, et définir enfin le concept juridique de « groupement d’économie sociale ». Ce devrait être pour le non lucratif ce qu’est le groupement d’intérêt économique pour l’entreprise capitaliste, le support juridique des opérations conjointes, fusions, création de filières communes, etc.

Le vocable d’économie sociale se voit très vite accepté, reconnu et employé. Au point que, quelques années plus tard, Jacques Delors, très complice de ce projet et qui m’a soutenu depuis son ministère des Finances, créera, une fois devenu président de la Commission européenne, à Bruxelles, au sein d’une des directions économiques, un bureau de l’économie sociale. Concepts et vocables se répandent en Europe, les mouvements multiplieront les rencontres communes, et il existera à Bruxelles un « comité de liaison des coopératives, mutuelles, associations et fondations ». L’une des préoccupations majeures de cette mouvance de niveau européen sera bien sûre de provoquer la naissance d’un statut européen de la coopérative, pour permettre ensuite la mise au point de celui des mutuelles. Il fallait, dans ce domaine, pouvoir se raccrocher au statut européen de l’entreprise. Or, ce dernier est resté bloqué trente ans... Et n’est sorti qu’il y a quelques années. Le chantier européen du statut de coopératif est rouvert : il faut du travail et du consensus mais d’abord une volonté politique, aujourd’hui largement absente. C’est en tout cas ainsi que s’esquissa la revigoration de l’économie sociale en France et en Europe. Les mouvements l’ont tout à fait acceptée, se sont inscrits dans cette perspective, mêlant insuffisamment relayée.

Pour autant, le secteur de l’économie sociale en France se porte plutôt bien : occupant largement plus d’un million de salariés, constamment créateur d’emplois sur longue période, il est leader de première importance dans quelque domaines significatifs, tels la commercialisation agricole, la santé ou l’assurance, et, dans une moindre mesure, le bâtiment ou le commerce de détail. Il a vocation à progressé beaucoup plus. »


Alain Goguey, publié dans Nord Social de mars

http://www.nord-social.info/spip.php?article546

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