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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 09:18

Questions à Cécile Van de Velde, sociologue et spécialiste de la jeunes

 

 

  Le "RSA jeunes" est un dispositif destiné à ceux qui ont déjà travaillé deux ans. Est-ce le public qui en a le plus besoin ?

Les mots nous trompent : l'expression "RSA jeunes" relève davantage d'un affichage que d'une réalité, car la grande majorité de la jeunesse est exclue de ce système. Cette extension de la couverture du RSA ne concerne que les jeunes actifs de moins de 25 ans ayant déjà une expérience de deux ans de travail sur les trois années écoulées, donc les plus employables. Elle ne touche ni les étudiants, ni les chômeurs de longue durée, ni les jeunes en situation de précarité prolongée.

Au regard des effets massifs de la crise sur les nouveaux entrants, qui sont d'emblée exclus de l'aide, l'objectif cible de 160000 jeunes actifs – effectif déjà très réduit – ne sera d'ailleurs sans doute même pas atteint. Saluons cependant une première brèche, si minime soit-elle, dans un paradoxe français: notre politique sociale exclut les jeunes actifs avant 25 ans, alors même que ceux-ci condensent à l'extrême les problématiques de pauvreté, de chômage ou de temps partiel.

Au fond, en l'état actuel, le "RSA jeunes" ne constitue pas une politique de jeunesse, encore moins une politique d'insertion, mais une politique sociale ciblée, destinée à couvrir le chômage frictionnel des jeunes travailleurs.

  Pourquoi la France a-t-elle fait ce choix ?

Aider, certes, mais de façon segmentée pour ne pas se substituer à la famille. Cette formule hybride découle d'une tension toute française entre le principe d'une solidarité d'Etat face à la pauvreté et le fait d'éviter l'assistance étatique universelle des jeunes. Dans nos représentations politiques, ces derniers sont censés se tourner prioritairement vers leurs parents.

La France marque encore sa singularité : on se retrouve à la fois éloignés d'un système social de type nordique qui ouvre le revenu minimum à tous les actifs, et d'un système libéral, également universel dès la majorité mais moins généreux en termes financiers.

  Quels peuvent être les dangers de ce nouveau dispositif ?

Un des plus grands effets pervers du "RSA jeunes" serait de faire croire que la jeunesse est désormais couverte par l'Etat, alors que la protection sociale des jeunes Français, en situation de pénurie marquée d'emplois, reste un point aveugle de notre modèle.

Les politiques des pays d'Europe du Nord privilégient l'autonomie de la jeunesse.

  Quels enseignements en tirer ?

On croit souvent que l'autonomie plus précoce et plus complète des jeunes du nord de l'Europe est assurée exclusivement par l'Etat, alors qu'elle l'est également par l'emploi. Ils bénéficient non seulement d'une couverture généreuse et universelle, cumulant aides étudiantes et revenu minimum pour les jeunes actifs, mais aussi d'un accès plus précoce à l'emploi dès les études.

Les risques de maintien prolongé dans un statut de formation, de chômage ou de précarité sont ainsi plus limités que pour les jeunes Français. Les sociétés nordiques nous montrent qu'une politique de jeunesse efficace ne peut se limiter à un seul levier : une piste fructueuse serait, en France, de poursuivre également l'objectif d'une meilleure imbrication formation-emploi.

Propos recueillis par Benoît Floc'h et par Catherine Rollot

LEMONDE.FR :  publié le 25.08.10 Logo-Le-Monde-N-B-.jpg

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